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le Lun 31 Déc 2012 - 12:18

    Suite de : Châtiment céleste

    En Terre des Dragons et cela depuis bien longtemps, l’Empereur est censé ne rien faire. Son activité est davantage spirituelle qu’économique, politique ou militaire… car en effet, si l’Empereur devait agir pour résoudre quelques problèmes, ce serait reconnaître qu’il y a des problèmes. Au contraire, si l’Empereur ne fait rien, c’est qu’il ne s’inquiète pas… et s’il ne s’inquiète pas, et bien c’est qu’il n’y a pas de problèmes.
    Alors un général vient à l’Empereur et lui demande son autorisation pour agir, pour mener une guerre ou une nouvelle politique. Et c’est précisément là que se joue tout le rôle de l’Empereur… s’il consent à donner cette autorisation à son ministre ou général, alors son général devient plus puissant que n’importe qui. Il a la confiance de son Empereur et dans sa nation, plus personne (pas même l’Empereur) ne peut lui retirer ce nouveau pouvoir.
    Dans la Terre des dragons, le pouvoir n’est pas à l’Empereur mais à ses généraux, à ceux qui mènent les armées.


    « C’est un juste retour des choses… Notre planque a été consumée par les flammes, il est juste que Dieu ait choisi d’incendier leur château. »

    Ils étaient là… les Généraux des hommes sans roi… des hommes chassés, persécutés… ou tout simplement les Généraux des insurgés.
    Tous à cheval, tous masqués par de longues capes… Il y avait le Commandant Primus, silencieuse, les yeux masqués par l’ombre de sa capuche. Sa petite taille, sa jument et sa robe palomino, et finalement ses cheveux argentés qui tombaient sur ses épaules… tout cela la distinguait de ses compagnons. Il y avait Robin qui n’avait rien retrouvé de sa fougue… Petit Jean qui n’avait rien perdu de sa bonne humeur et finalement le vrai shérif, toujours ronchon, sérieux, solennel.

    De l’orée de la forêt, sur le haut d’une jolie colline, ils contemplaient le château de Nottingham sous la brume et les nuages de l’Angleterre. Ce dernier était silencieux, triste… des tâches noires, des sillages de poussière prouvaient que les flammes avaient rongé vainement ses parois de roche.


    « Ainsi, le Prince Jean est mort. »

    « Frappé par la foudre, c’est ce que l’on dit. Commandant, vous reniez cet acte mais que Dieu vous bénisse. »

    Le shérif ne montrait aucune joie en prononçant ces paroles, il ne la regardait même pas… mais il était sincère. Ravness soupira et baissa la tête.

    « Un déluge de flammes et d’éclairs s’est abattu sur ce château… et je suis très loin d’avoir le pouvoir de commettre un tel acte. »

    « Pourtant vous l’avez utilisé ! Il y a quatre jours, contre Alpha et ses hommes. »

    Le Shérif lui avait parlé brièvement d’Alpha et des autres… Il ne les connaissait pas bien, c’est logique. Il n’était que shérif et eux étaient des gardes personnels du défunt roi.

    « J’ai utilisé un pouvoir que vous ne comprenez pas… et je l’ai fait en-dehors de la forêt. Je n’aurais jamais pris le risque d’invoquer le tonnerre dans les bois de Sherwood, sinon quoi j’en aurais brûlé le reste ! »

    La tension montait méchamment… Ces deux derniers jours avaient été particulièrement pénibles pour Ravness que l’on bénissait d’avoir commis un acte qui n’était pas de son ressort.

    « Du calme, mes amis ! »

    Mais non, elle ne pouvait pas se calmer. Si d’extérieur elle paraissait de glace… elle était en colère. Personne ne la croyait. Ils ne lui faisaient donc pas tant confiance que cela.

    « Personnellement, que ce soit vous ou non, je suis content qu’il soit mort. Plus jamais nous n’aurons à subir son règne fou. Et même si le régent est encore plus dangereux… Si nous sommes vaincus, je préfère nettement vivre sous le règne d’un criminel que sous celui d’un imbécile ! »

    Petit Jean ponctua sa phrase d’un rire victorieux. Ravness répondit directement, froide, austère.

    « Si nous sommes vaincus, nous ne vivrons pas. Nous serons tous pendus par un imbécile ou un criminel, peu importe… tout sera fini. »

    Elle tira sur ses rênes… faisant tourner Beth sur elle-même et s’enfonçant dans la forêt, suivie des autres… Ils retournèrent au pas vers la planque, parlant des dernières nouvelles.

    « Bon, décidons-nous maintenant, Shérif. Que faisons-nous ? »

    Kefka avait annoncé l’incinération du Prince Jean dans une place publique… Quel fou. Quant à savoir si les rebelles s’en mêlent ou pas, elle ne pouvait que donner son avis… et la majorité l’emporterait.

    « Déjà, j’imagine que tout le monde a compris que c’était un piège. »

    « C’est évident. »

    « Oui… »

    « C’est certain ! Kefka s’est trahi… il a fait une énorme erreur qu’il va amèrement regretter. »

    Elle avait répondu, certaine d’elle-même, retenant difficilement un rictus.

    « Euh… J’ai plutôt l’impression qu’il nous a volontairement fait comprendre que c’était un piège… »

    « Pourquoi ferait-il ça ?! C’est stupide ! Non la vérité est beaucoup plus complexe que cela ! »

    « … Pardon ? »

    « Mais pas du tout… C’est juste qu’il sait que, piège ou pas, on est obligés de venir… A tous les coups, il pense pouvoir répondre à…

    « Vous n’y comprenez rien, ma parole ! On va l’avoir à son propre jeu… et ça va le surprendre, vous verrez ! »

    « Mais enfin c’est évident que c’est un piège !! Cessez de croire qu’il ne le sait pas lui-même ! Il fait tout pour arranger une confrontation ! »

    « Ce que vous dîtes n’a aucun sens ! Il ne pensait pas que je serais suffisamment maligne pour le comprendre ! Ah ça, je connais bien… On dit toujours « Primus est idiote », « Primus est stupide ! » Mais pas cette fois !! »

    « … »

    « Elle est sérieuse, là ? »

    « Bien sûr que je suis sérieuse ! C’est juste que… Vous n’avez pas encore compris ce que moi j’ai compris ! C’est Kefka et pas un autre qui a tué le Shérif, j’en suis certaine ! »

    « Comment ?! »

    Ils arrêtèrent leur cheval, interloqués, complètement paralysés par cette nouvelle incroyable… Hum… Diable, que Primus était un fin limier.

    « Expliquez-nous ! »

    « … Il a dit « incinéré » ! L’idiot ! Je l’ai grillé en deux secondes ! »

    « … »

    « Mais c’est évident ! Incinéré ? L’Angleterre est catholique, bon sang ! Et tout le monde sait que le Christianisme interdit totalement la crémation ! Seule l’inhumation est autorisée pour les rites funéraires ! Les Rois d’Angleterre sont toujours inhumés ! Sauf… »

    « … ? »

    « Sauf dans un cas ! »

    « … Oui ? »

    « C’est par les flammes que Dieu détruisit Sodome et Gomorrhe, enfin ! Êtes-vous donc totalement crétin !? »

    Elle les regarda avec des yeux chargés de colère et de passion !

    « La crémation ne sert que pour punir ! Si l’on brûle un mort… c’est que l’on en veut à ce mort ! Kefka a cru que je ne le verrais pas ! Mais il est en réalité très heureux de la mort du Roi ! Et pour parfaire son crime, il veut l’incinérer ! »

    Elle tourna son regard vers la route, fière d’elle-même… Mystère élucidé.

    « Ou alors… il n’est pas chrétien et votre théorie ne vaut pas un clou. »

    « Mais si, il est chrétien ! Ne soyez pas stupide. »

    Elle avait raison.

    « … Euh… D’accord ? »

    « Donc… Votons. Qui est d’avis qu’on devrait attaquer lors de cette crémation ? »

    Le shérif, Ravness et Petit Jean levèrent la main. Robin baissa la tête et prit la parole.

    « Quel est notre but dans cette attaque ? Nous ne voulons qu’une chose, tuer le Shérif, c’est la dernière chose qu’il nous reste à faire pour gagner cette guerre. Et là, il se présente pour faire un discours… Nous savons tous que nous ne réussirons pas à le tuer, précisément parce qu’il nous tend un piège. Alors ne sacrifions pas nos vies pour une tentative vaine. »

    « C’est vrai, Robin. Il est peu probable que nous réussissions à le tuer… mais une chance se présente, aussi infime soit-elle… et nous devons la saisir, pour peut-être éviter une guerre qui fera davantage de morts. »

    Robin baissa la tête… Pour une fois aujourd’hui, Ravness était d’accord avec le shérif. C’était une trop belle occasion.
    Ils passèrent au galop, tous et se séparèrent… sans un mot. Ils savaient tous où ils se rejoindraient.

    Une demi-heure plus tard, Ravness vit la planque. Et celle-ci était trop visible. Comme elle l’avait craint, l’Hiver ruinait leurs chances de se dissimuler ici… et c’était à elle de lutter contre ça, de faire en sorte que les chances de l’emporter soient optimales.
    En deux jours à peine, les bandits avaient fait un travail extraordinaire… Pour vous expliquer de manière simple, ils avaient décrit un cercle imaginaire d’un rayon de 500 mètres autour du campement. Ce cercle a été divisé en huit arcs de 45°… et un arc sur deux a été truffé de pièges, d’alarmes, si bien que s’y engouffrer revenait tout simplement à ne jamais en sortir vivant, si bien que chacun des rebelles avait retenu l’emplacement de ces quatre arcs, pour être bien certain de ne jamais passer par là. Les quatre autres arcs, quant à eux, sont les passages possibles pour sortir ou aller au camp… sachant que ces arcs sont truffés de bandits…

    Les cachettes allaient des plus communes aux plus originales. Certains étaient camouflés en haut des arbres, d’autres étaient cachés dans des sapins, certains dans des buissons… mais les plus efficaces étaient ceux qui se cachaient sous des tapis de feuilles, c’était tout juste incroyable. Elle galopait parmi eux sans même se rendre compte de leur présence, chose très impressionnante pour Ravness qui n’avait pas l’habitude d’être piégée !

    Elle entra dans l’une des nombreuses tentes…

    Une chose incroyable s’était produite le jour de la mort du Roi. Des centaines de gardes avaient déserté pour rejoindre l’armée des rebelles… Dans ces gardes, il y avait très certainement des espions de Kefka, elle n’était pas stupide… mais dans tous les cas, les rebelles étaient passés d’une centaine à quatre cents.

    Autant dire que les chances de remporter cette guerre étaient nettement améliorées.
    Sauf qu’elle se méfiait… vraiment de ces nouveaux venus. Elle ne l’avouait à personne mais elle suspectait le moindre d’entre eux, allant jusqu’à croire que tout était une sombre machination de Kefka.
    Quand ils étaient arrivés, elle avait refusé catégoriquement qu’ils rejoignent les rebelles. Mais à nouveau, comme avec les enfants et les femmes, ne pas les prendre avec eux équivaut à les abandonner à une mort certaine… le Shérif et Frère Tuck ne lui avaient pas laissé le choix.

    Et ce qui semblait pour tous être une véritable chance… devenait pour elle un problème de taille.


    « Nous allons planter des conifères. »

    « … Ca pourrait marcher. »

    « Ca ne va pas passer inaperçu… Mais j’ai un peu réfléchi à la question des déserteurs. S’il est vrai qu’ils ne sont pas des espions, ils n’ont déserté que parce qu’ils savaient que vous seriez assez idiots pour les accueillir ! »

    « Idiot… »

    « Et s’ils le savent… C’est parce qu’ils ont un minimum confiance en vous. »

    « Je ne vous suis pas. Quel rapport avec les conifères. »

    « Et bien… Je me suis dit que ceux qui restent avec Kefka… doivent avoir une confiance absolue en la couronne, en leur château, etc… Que ce soit des fils de nobles, de chevaliers… des personnes qui ne vont jamais dans la forêt ! »

    « Tout le monde va dans la forêt, ici. »

    « Oui mais eux… certainement beaucoup moins que vous ! Ce qui veut dire qu’avec un peu de chance, ils ne verront même pas que des centaines de sapins ont été coupés et rassemblés à un endroit. »

    « Ça me paraît un peu facile mais c’est mieux que rien… Donc… On couperait tous les sapins aux alentours et on les replanterait tout autour du campement, pour nous cacher ? »

    « Exactement. »

    « Ok… Petit Jean, rassemble tout le monde et fournis leur des haches ! »


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le Jeu 3 Jan 2013 - 18:43
Alors encore une fois, on ne décroche pas. C'est ce que je constate souvent avec Mila également. Même dans des rps où il ne se passe pas grand chose, on reste accroché sans s'ennuyer. Rien que ça, pour moi, c'est le point fort d'un rp.

J'ai beaucoup aimé Primus dans ce texte. Elle perd son sang froid, elle ne mâche plus ses mots. Elle devient encore plus autoritaire que précédemment. Là où je ne savais pas trop à quoi ça menait en lisant Kefka, ici, je veux connaître la suite. Bon, j'ai pas grand chose à dire de plus en fait, donc on va sauter directement à la note.

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