Général Primus
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Le Drapeau Blanc

Feuille de personnage
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le Lun 22 Aoû 2011 - 4:46
    « Oui, ils sont déjà au courrant et nous attendent. Nous devrons faire vite. »

    « D’accord. Mais si vous voulez mon avis, Commandante, ça ne devrait pas être difficile à nous trois. »

    Ravness leva les yeux vers Fiona qui, toujours aussi rayonnante, la regardait avec un grand sourire encourageant. La Commandante rendit un sourire, bien plus que petit, et moins assuré que celui de la lieutenante. Juste à côté de Fiona, il y avait Tristan, un caporal à qui elle avait elle-même accordé une promotion… Ou du moins, elle s’était arrangée auprès du Maître Yen Sid, il y a des mois pour que lui et des autres passent au grade supérieur. Il était silencieux, calme et sérieux mais cela n’empêchait pas sa force et sa confiance en lui-même. Lieutenant Fiona et Caporal Tristan, elle les savait solides et les avait choisis pour cela… Car pour cette mission, il lui faudrait être solide. Elle y serait probablement arrivée toute seule mais ces supports lui permettaient d’être certaine que tout se passerait bien.

    C’était une mission de garde… Elle avait confiance en eux.

    Ils étaient dans une des voitures d’un train parti du château de la lumière et roulant sur des rails suspendant comme par magie dans l’espace. Le paysage qu’elle pouvait voir de la fenêtre était tout simplement magnifique mais le voyage touchait à sa fin… Le train s’engouffra dans une sorte de vortex… Il y eut après cela un klaxon de train et le train sortit du tunnel, arrivant dans une chambre d’enfants en faisant un vacarme improbable… Mais ce qui servait de gare n’était pas plus grand qu’une maison de poupée dans cette chambre et le décor de la gare n’étaient qu’un tunnel en papier maché et des arbres en plastiques.

    La Commandante de la lumière sortit de la voiture du train par une porte tout ce qu’il y avait de plus normale avant de se retourner vers les deux autres gardes. Tout comme elles, ils étaient maintenant des poupées de tissu et fait de laine avec une tête, des mains et des pieds en plastique. Difficile de reconnaître la beauté du corps et des gestes de la Lieutenante Fiona et le sérieux du Caporal, ne comblait pas vraiment son ridicule. La seule chose qui était proche de la réalité, c’était le visage…

    Ils étaient dans le Monde du Jouet, rien de surprenant pour la Capitaine, elle était déjà venue. Mais pour les deux gardes, c’était comme une mauvaise surprise.

    Oui elle était déjà venue mais pas dans le même endroit… Et si elle avait bien compris, elle était dans la maison voisine à celle de Sid et c’était elle qu’elle devait protéger en repoussant les raids des sans-cœurs. Soyons honnête, ce ne serait pas une tâche facile, loin de là… Si encore elle avait une taille normale mais ici… Tous les plafonds étaient aussi grands que des maisons pour elle… Elle savait que ça leur poserait problème.

    La chambre était nettement plus joviale que celle de Sid mais il n’y avait personne, si ce n’est une tirelire en cochon rose qui les regardait impatiemment. L’escouade s’avança vers lui dans un ordre admirable et la commandante pu croiser le regard intelligent du cochon. Et elle remarqua aussi qu’il portait un kepi de militaire…
    Au moins, il s’y croyait.


    « Vous êtes enfin là ! Venez… La bataille vient bientôt commencer et Woody vous attendait ! Et moi je suis le Sergent Bayonne !! »

    Les deux choses qui se voyaient le plus chez ce personnage, c’était qu’il était un cochon, oui évidemment… Mais ensuite, qu’il voyait vraiment les gardes de haut. Mais les gardes n’étaient ni impulsifs, ni impolis… Elle avait aussi pris bien soin de prendre deux gardes avec qui elle n’avait pas besoin d’être stricte et autoritaire car ils se conduisaient toujours très bien. Bayonne les conduisit fièrement jusqu’à Woody qui était juste devant la porte de la chambre, regardant le salon de la maison du haut de l’escalier, la tête entre les barreaux de la rampe. Il se retourna avec un air stressé vers les gardes, tout de même content de les voir.

    « Ah ! Vous êtes là ! Vous… Vous n’êtes pas plus ?... Enfin on fera avec ! »

    Ravness le regarda, surprise… Plus ? Quel besoin d’être plus pour repousser quelques attaques de sans-cœurs ?

    « Je suis la Commandante Primus, voici la Lieutenante Fiona et le Caporal Tristan. »

    « Et je suis Woody, c’est moi qui dirige les opérations. Merci beaucoup d’être venus, la situation est bien pire que ce qu’on ne pensait… Venez. »

    Il se dirigea vers une autre chambre, il marchait rapidement, comme s’il était très pressé. Il monta sur un bureau près d’une fenêtre à l’aide d’un cahier et de la chaise… C’était ce qui serait le plus dur pour les gardes, apprendre à utiliser le décor pour être plus efficace. Ils firent tous de même, copiant le geste. Sur le bureau, près de l’appui de fenêtre, trois personnes étaient déjà là. Un jouet en forme de jumelles, un très petit militaire vert et un jouet trapu avec une coiffure punk mais très musclé.
    Le militaire mit sa main sur sa tempe pour les saluer alors que les autres se contentèrent de hocher ce qui leur servait de tête.


    « Regardez derrière la barrière ! »

    Elle prit les jumelles et les laissa la guider vers ce qu’il fallait regarder… C’était difficile à décrire, même lorsqu’on y voyait clairement mais des tas de sans-cœurs semblaient patrouiller autour de la maison. Elle passa les jumelles à Tristan avant de se tourner vers le militaire.

    « Quelle taille font-ils ? »

    « Chefs, ils font à peu près votre taille et celle de Woody, chef ! »

    Ils étaient donc proportionnellement plus grands que ceux qu’elle combattait tous les jours… De quoi comprendre pourquoi plus de gardes aurait été une bonne idée. Dehors, il y en avait une quarantaine, peut-être même plus… A trois, ce serait très dur.

    « Suivez moi, Commandante, je vais vous montrer les combattants. »

    Tout en le suivant, elle le questionna, bien évidemment…

    « Les combattants ? Certains des jouets se joindront à la bataille ? »

    « Une certaine partie… Oui… Ceux qui se sont portés volontaire, en fait. Les autres sont là. »

    Il se retourna et pointa d’un doigt une trappe dans le plafond… Un grenier. C’était plutôt ingénieux.
    Le Drapeau blanc ralentit un peu pour arriver à la hauteur des deux gardes, leur parlant d’une voix assez basse.


    « Nous ferions mieux d’obéir aux indications de ce Woody… Il est probablement le chef ici et il a l’air de bien connaître la situation et la maison. »

    Tristan acquiesça et prit la parole d’une voix respectueuse alors qu’ils suivaient tous le cow boy, tentant de descendre les escaliers sans tomber.

    « Oui, je pense aussi. J’ai entendu des gardes en parler une fois, la réputation de Woody le précède toujours dans les autres mondes. Il comble tous ses défauts par son esprit extrêmement ingénieux et il est bon stratège. »

    C’était bon à savoir, la commandante se sentit rassurée malgré la situation… Quand ils furent en bas des escaliers, Woody les mena jusqu’à une troupe de jouets… Il y avait peut-être une quarantaine de sans-cœurs… Mais des soldats jouets, il devait y en avoir une jolie centaine et cela même si une partie était essentiellement composée de petits militaires verts.
    Et alors que Woody présenta l’escouade de gardes à l’assemblée, un jouet cosmonaute arriva, tirant un tiroir émettant des bruits métalliques. Woody s’approcha du tiroir, songeur.
    La garde se rapprocha et vit une dizaine de couteaux et une autre dizaine de fourchettes… Probablement les armes des jouets. Woody prit une fourchette en main, la supportant difficilement de ses bras maigres.


    « Ils sont trop lourds pour la plupart des jouets mais ça peut toujours servir… Merci, Buzz… Bon !! Tout le monde m’écoute, tout le monde s’aligne ! »

    Trentes secondes plus tard, avec une efficacité flagrante, tous les jouets étaient alignés devant Woody, secondé par Bayonne et Buzz. Légèrement décalés, il y avait les trois gardes qui écoutaient au moins autant que les jouets.

    « Alors ! Selon les soldats en plastique… Les sans-cœurs devraient attaquer d’ici dix minutes… Comme nous l’ont prouvé les petites attaques précédentes, ce que les sans-cœurs cherchent se trouve dans la chambre d’Andy ! Nous ne savons pas ce que c’est… Nous ne savons qu’une chose… C’est que nous devons tout faire pour qu’ils n’y parviennent pas ! »

    Les soldats applaudirent et on pouvait voir dans leurs yeux une grande détermination. C’était comme s’ils trouvaient la situation amusante et terriblement inquiétante à la fois. Entre la joie et la peur. En fait, tous se croyaient probablement dans un film de guerre… Ce qui devait être aussi le cas de Woody qui parlait et bougeait tel un général avisé.

    « Maintenant je rappelle la place de chacun ! Bayonne et Longue-vue, vous préviendrez des vagues ennemies dans la chambre de Molly depuis sa fenêtre ! L’unité Alpha se tiendra dans la chambre d’Andy et sortiront pour repousser les sans-cœurs dans les escaliers au signal de Bayonne ! L’unité Bêta et Delta se tiendront respectivement à leur place ! Devant la porte d’entrée, dans le salon et à proximité de l’escalier ! Cachez-vous bien et au signal de Bayonne, coincez les sans-cœurs. L’unité Delta aura comme premier objectif primordial de fermer la porte d’entrée, coute que coute ! »

    … C’était assez simple, refermer le piège sur une partie des sans-cœurs, détruire les piégés avant de s’occuper de ceux d’après… Une bonne stratégie. Woody regarda alors l’assemblée d’un air dépité.

    « Mes amis… Ce que nous ferons aujourd’hui restera dans les mémoires de tous ! Personne n’oubliera les noms des jouets qui seront démontés par les assauts des sans-cœurs… Vous connaissez les risques… Dans exactement cinq minutes… Ce sera la guerre !! »

    Ravness leva les yeux… C’était de pire en pire, le temps perdu à se mettre dans l’ambiance était du temps qui aurait pu être consacré à parfaire la stratégie initiale.

    « Rompez ! Et tous à vos places immédiatement, mes amis ! »

    La Commandante profita de la fin du discours de Woody pour se tourner en direction de ses deux gardes… Ils devaient protéger un maximum de jouets.

    « Caporal, vous allez avec l’unité Delta… Veillez bien à ce que la porte soit fermée au plus tôt… Lieutenante, vous irez avec l’unité Bêta. »

    Quant à elle, elle décida de rejoindre l’unité de Woody, l’Alpha. A première vue, les unités avaient été faites n’importe comment mais à y regarder plus en détail, c’était bien plus complexe qu’il n’y paraissait. Tous les jouets légers et incassables comme Woody allaient dans l’Alpha… Probablement pour pouvoir se jeter avec l’ennemi dans l’escalier sans risque d’être brisé. L’unité bêta était constituée des plus costauds comme Buzz, un T-Rex et le catcheur… Tandis que l’unité delta avait principalement et étrangement des membres peu faits pour la bataille comme un chien à ressort, des ouistitis rouges qui semblaient bien s’emboîter entre eux et un cheval…

    Cinq minutes plus tard… La commandante était entourée d’une dizaine de jouets dans la chambre d’Andy, derrière la porte… Woody leur marmonnait tout bas quelques indications, quelques conseils… Alors qu’elle l’écoutait mais distraitement. Bientôt, il y aurait le signal et ils devraient agir très vite et très violemment…


    « Commandante ? »

    Elle se tourna vers le cow boy avec un visage froid et impassible… On ne lisait ni la peur, ni l’excitation dans ses traits.

    « Oui ? »

    « Au cas où je ne m’en sortirais pas… Au cas où j’étais tué durant cette bataille…

    « Hum… A mon avis, tout ira bien, vous savez. »

    « Non ! Non je sens que… Que ça tournera mal… J’aimerais que vous preniez soin des jouets pour moi ! »

    Elle inclina la tête poliment… Si elle pensait qu’il allait mourir ? Absolument pas mais tant qu’il était dans l’ambiance, autant ne pas gâcher son plaisir et lui laisser l’adrénaline. Ils entendirent alors des bruits… Des drôles de bruits… Mais pas de signal.
    Woody monta alors sur une chaise à proximité de la porte et regarda par la serrure…


    « Il n’y en a que cinq… Ce sont des éclaireurs ! »

    « Espérons juste que Bayonne ne lance pas le signal pour si peu. »

    Woody ne regarda pas la commandante, trop occupé à regarder par le trou de la serrure.

    « Pas de risques, Bayonne connaît les consignes. »

    Et elle attendit, regardant les autres jouets dont une autre de la même espèce que Woody, une cow girl élancée et motivée… L’une des rares femmes du bataillon… Au bout de quelques minutes, le cow boy descendit de la chaise et leur fit signe de se préparer… Ils se rapprochèrent tous de la porte… Elle n’était pas sûre que l’organisation serait très ordonnée, se décidant donc à se mettre tout derrière.
    Et ils entendirent un cri propagé par un micro :


    « A l’abordage !! »

    L’un des jouets sauta prestement sur la chaise de Woody et refit un saut pour attraper la clinche de la porte et la baisser tandis que les autres jouets poussèrent. Ils foncèrent alors à l’extérieur de la chambre où les attendait quelques ombres et quelques soldats. Bayonne répèta plusieurs fois le signal avant de retourner à son poste. La bataille avait commencé violemment et déjà la plupart des ombres dégringolaient des escaliers tandis que toutes les unités se réveillaient. Avant même de se lancer dans la bataille, elle regarda le salon, envahi par une vingtaine de sans-cœurs… C’était beaucoup, elle en avait conscience mais voir tous les jouets surgir de leur cachette pour leur bondir dessus lui laissa un bon espoir. Elle fit apparaître son épée et son bouclier et chargea sur un soldat aussi gros qu’elle, d’un assaut violent, elle planta son bouclier dans le ventre d’un soldat avant de se retourner sur elle-même et de faire un ample cercle horizontale de son épée pour décapiter le soldat, net. Elle regarda autour d’elle, surprise de voir qu’il n’y avait déjà plus de sans-cœurs et presque plus de jouets. Tous étaient dans les escaliers en train d’entraîner des ennemis dans leurs chutes, ou bien certains étaient carrément tombés à travers les barreaux de la rampe, dans le salon, en essayant de repousser les sans-cœurs.
    Du haut des escaliers, il ne restait plus que Woody, la cow girl et Primus. La fille émit un petit cri en montrant un soldat qui se dirigeait vers la chambre de la sœur d’Andy, vers Bayonne et tous les deux, ils allèrent sauver le cochon. Primus était toute seule, ainsi…

    Elle fit disparaître ses armes à profit de sa hallebarde et se mit face à l’escalier, tenant fermement son arme devant elle. Trois ombres pas encore terrassées avaient réussi à échapper aux jouets et se dirigeaient vers elle… Elle fit un coup sec de sa hallebarde sur le visage de la première ombre, frappa assez violemment la deuxième pour la propulser en bas des escaliers tandis qu’elle ne put bien repousser la troisième… Cette dernière lui asséna un coup de patte qui la repoussa et lui fit perdre l’équilibre. Elle essaya alors de la frapper de sa hallebarde mais elle ne touchait que rarement et ça ne suffisait jamais pour abattre l’ennemi. L’ombre la repoussait toujours et encore… C’était bien simple, elle n’avait pas le dixième de son endurance habituelle et était vite balayée… Pour une fois, elle allait devoir privilégier l’esquive à la parade…

    Elle recula de quelques pas, le sans-cœur chargea aussitôt en tentant de lui asséner un coup de griffe, elle leva sa hallebarde et para le coup, ployant légèrement mais elle lança son arme sur l’ombre de façon maladroite, certes, mais occupant au moins quelques secondes l’ennemi. Elle s’approcha alors et quand une nouvelle griffe vint la frapper, elle fit une roulade sur le côté, fit apparaître son épée et frappa d’un coup d’estoc dans les côtes de la bête, la perforant.

    Elle respira un bon coup et ramassa ses armes alors que comme un coup de tonnerre, des cris de joie retentirent du salon… Elle regarda et avec contentement, observa que la porte était fermée. Elle put voir Tristan de là où elle était qui chargeait avec sa grande hache sur un bandit… Visiblement, il venait de perdre son bouclier… Cela lui vaudrait un entraînement supplémentaire, histoire de lui apprendre à ne pas se faire désarmer dès le début…


    « Commandante ! »

    Woody arrivait avec Jessy près d’elle, visiblement content que l’unité alpha ait pu tenir… Elle aperçut alors un objet voler dans leur direction et elle tira les deux jouets au sol, tombant sur elle- même au même moment avant de faire disparaître sa hallebarde… Un avion sans-cœur dont le pilote était bien visible et faisait la moitié de l’appareil, passa juste au-dessus des trois poupées. Elle se releva et l’observa faire sa manœuvre et se diriger à nouveau vers eux et survolant le salon, il y avait un deuxième sans-cœur du même type…

    Le deuxième avion tira une rafale de balles sur l’unité alpha dans les escaliers qui se retrouva alors brusquement surmenée par les ennemis, bien que leurs constitutions leur permettaient de ne pas mourir pour si peu… Le premier avion commença lui aussi à tirer en direction de la Commandante et des deux cow boys… Deux balles touchèrent son plastron d’acier et une troisième vint se loger dans son épaule gauche avec une précision absolue, entre son plastron et son épaulière… Elle était en tissu, aussi n’avait-elle pas mal mais elle broncha… Si elle forçait trop de son bras gauche, elle pourrait le perdre. Être un jouet, ça avait autant d’inconvénients que d’avantages. Elle regarda en direction des deux cow boys, plus rapides qu’elle et indemne… L’avion fonçait droit dans sa direction mais elle ne bougea pas, assez énervée d’avoir été touchée… Anticipant exactement la trajectoire du pilote, elle se décala d’un pas vers la gauche, brandit son épée et trancha nette l’aile droite du vaisseau. Ce dernier prit le contrôle et s’écrasa contre un mur derrière elle. Elle se dirigea alors vers les barreaux de la rampe d’escalier et s’appliqua à monter dessus en vitesse… Et ceci fait, elle attendit que le deuxième avion passe près d’elle… Et elle sauta dessus avec un bon timing. Se tenant d’une seule main, elle se contenta de planter son épée dans la machine et d’enfoncer sa lame assez profondément pour briser littéralement l’avion, le faisant alors chuter… Et à quelques secondes de l’impact avec le sol, elle fit disparaître son épée avant que le crash ne se passe dans une explosion assez violente pour sa taille.

    Elle fut projetée Dieu sait où, fit quelques tonneaux sur elle-même, trop légère et elle atterrit, bien sonnée dans une autre pièce… Il lui fallu quelques dizaines de secondes pour réussir à se lever tant sa tête lui tournait… Mais même debout, elle se sentait faillir… Au moins elle avait abattu deux des plus dangereux attaquants. Elle regarda autour d’elle, entendant très mal tout ce qui se passait… Elle était dans la cuisine où combattait des dizaines de jouets contre trois sans-cœurs… L’un était un soldat et il y avait un marteau-pilon et un pirate volant…

    Elle observa le marteau-pilon frapper de sa tête sur le sol, éjectant avec facilité tous les jouets trop légers qui l’attaquaient… Sans qu’elle ne puisse rien faire, elle fit apparaître son épée qu’elle tenait en tremblant… Cette secousse l’avait affaiblie plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Le sans-cœur s’approcha d’elle qui se redressa quand elle le comprit, elle devait tout donner pour pouvoir souffler deux minutes après… Le sans-cœur fit un léger bond et frappa le sol de son corps-marteau. Elle fit un léger saut, passant au-dessus de l’onde de choc et lui asséna un coup d’épée au niveau de la tête mais il para de son corps, bien plus solide que tout le reste. Il frappa une nouvelle fois le sol, l’éjectant à quelques mètres de lui et la secouant plus qu’elle ne l’était déjà. Ca devenait très dure pour la commandante de la lumière… Elle était bien moins concentrée et donc bien moins performante. Elle se mordit la lèvre inférieure, alors qu’à terre, elle lâcha son épée pour faire apparaître son bouclier. Le marteau-pilon frappa mais elle se protégea à temps. Le choc produisit alors un son sourd et elle sentit son bras trembler sous une telle force, elle changea alors de main, prenant son bouclier de la main droite et supporta une nouvelle frappe du même type, la secouant d’avantage.

    Elle observa discrètement le sans-cœur, cachée derrière son bouclier… Il fit un troisième bond, sur lui-même bien plus grand que tous les autres, probablement pour frapper beaucoup plus fort. Ne se fiant pas à sa vue, à son état ou à ses capacités, elle écouta ses réflexes et asséna un coup de pied au sans-cœur avant qu’il ne retombe, le projetant. Elle se leva alors, sauta sur le sans-cœur et frappa sa tête de son bouclier, le sonnant comme il l’avait fait… Et adoptant exactement la même stratégie que le sans-cœur, avant qu’il ne réattaque, elle prit son élan, fit un plus grand saut sur elle-même et frappa avec une très grande force l’ennemi de cette arme improvisée, le faisant disparaître dans les ténèbres.

    Elle soupira longuement… Aussi étonnamment que cela puisse sembler, l’adrénaline reçue lors des dernières secondes du combat l’avait reposée et elle se sentait de nouveau stable. Elle ramassa son épée et courut vers les deux autres sans-cœurs mais avant même qu’elle n’ait agi, un bruit énorme se fit derrière elle, celui de pneus qui crissent. Elle se retourna, assez intimidée et vit une voiture jouet télécommandée, plus grosse qu’elle et surtout verte qui fonça sur le soldat et l’écrasa sans pitié… Et derrière, lâchant la télécommande de la voiture, Buzz apparut au pas de course, fit un saut sur la voiture et se servit d’elle comme tremplin pour bondir sur le pirate volant et lui asséner sur la tête un poing karaté qui l’écrasa au sol, à la merci des autres jouets.

    Buzz regarda la scène fièrement avec un regard d’homme efficace, branché et gentleman ! Et il se tourna vers elle aussi dignement.


    « Venez mademoiselle, ils ont amené des rondouillards ! Nous devons faire vite et rejoindre Woody ! »

    Les yeux de la commandante s’écarquillèrent à l’entente du nom des sans-cœurs… Il y avait plusieurs rondouillards ? C’était beaucoup trop imprévu, pour les abattre, ils devraient tous travailler en équipe pour en éliminer ne serait-ce qu’un. Le Ranger ramassa la télécommande et monta sur le dos de la voiture, la garde le rejoignit et la voiture se mit à rouler, bien et vite, rejoignant en quelques secondes le salon. Elle aperçut les rondouillards au nombre de deux, l’un près des canapés et l’autre à côté de l’escalier, la voiture se dirigea vers le deuxième où combattaient des dizaines de jouets contre ce principal ennemi mais la Commandante de la lumière apperçut entre les canapés, menant un combat avec le rondouillard, Tristan et Fiona. Elle posa une main sur l’épaule métallisée de Buzz et demanda à descendre…

    Tristan n’était pas à son poste, elle avait comme priorité de détruire la raison à cela : le sans-cœur. Elle courut et aperçut Fiona qui réussissait à planter une de ses épées dans le dos du rondouillard, le rendant fou de colère. Une aura violette commençait à s’emparer de son corps… Aie.
    Ses gardes ne l’avaient pas vu mais ils étaient seuls contre ce monstre, les autres jouets combattaient ailleurs, contre d’autres sans-cœurs ou contre le rondouillard… Ils n’avaient pas interêt à rester là, ainsi elle leur cria d’une voix forte :


    « Courrez ! Ne restez pas là !! »

    Le sans-cœur se mit à glisser sur son ventre et foncer sur les deux gardes, Tristan fit un saut sur le côté, tandis que Fiona dut courir à toutes jambes pour ne pas se faire écraser… Il faisait près d’un mètre face aux gardes qui ne faisaient que trente centimètres… Mais sortant du cercle des canapés, Fiona amena le sans-cœur à se cogner sur un des fauteuils, le faisant tomber mais s’arrêtant de la même façon. La commandante profita de la pause du rondouillard pour crier un ordre aux gardes :

    « Poussez les fauteuils, bloquez le ! »

    Et c’est qu’ils firent, poussant et décalant les fauteuils de façon à ce que le sans-cœur soit enfermé de cette prison de canapés. Les trois gardes montèrent chacun sur un fauteuil encerclant le sans-cœur et adoptant une stratégie logique, chacun frappa dès qu’il avait le dos du rondouillard devant lui. C’était simple, légèrement ridicule mais ça marchait jusqu’au moment où le rondouillard sauta sur lui-même pour retomber sur son énorme postérieur, projetant à quelques mètres tous les fauteuils. Le sans-cœur se remit dans sa furie et fonça vers la Commandante à terre mais juste avant l’impact, elle leva ses mains en direction du sans-cœur et l’arrêta net.

    « Maintenant !! Attaquez ! »

    Elle leva légèrement ses mains, se concentrant le plus possible et par la même occasion, le sans-cœur se redressa contre son gré, mettant bien son dos à disposition. Les deux gardes, conscients qu’il fallait qu’ils dépêchent, lancèrent alors leurs armes dans le dos du sans-cœur qui disparut comme les autres.
    La Commandante se releva, satisfaite que ça ait été fait aussi aisément… Elle regarda en direction du deuxième rondouillard, se demandant si elle allait devoir intervenir mais lorsqu’elle l’observa, elle vit des dizaines de parachutes tomber du toit, lançant des cordes sur le sans-cœur et le neutralisant tandis que les jouets le rouaient de coup… Après celui-là, il ne restait plus que quelques sans-cœurs éparpillés… La bataille était gagnée d’avance, si ce n’est que quelque chose clochait dans la formation.


    « Caporal ! Retournez vite à la porte ! »

    Il parût dubitatif mais ce qui devait arriver, arriva trop tôt. Il n’y avait personne pour garder la porte et cette dernière finit par cèder face aux charges des sans-cœurs qui entrèrent alors dans la maison en toute liberté. Elle retint Tristan, lui disant que c’était trop tard et cria un ordre à Bayonne qui regardait la situation depuis le haut des escaliers.

    « Bayonne, on doit battre en retraite ! »

    Ce dernier acquiesça et propagea l’ordre de son porte-voix tandis que tous les jouets commençaient à mesurer l’ampleur de la situation et à courir vers l’escalier. Cela se faisait dans la plus grande précipitation et un peur intense… Alors que depuis dès le début, elle avait pensé que ça se passerait sans problèmes, elle commençait à croire qu’ils allaient échouer… Un assaut de sans-cœur de cette ampleur sans qu’ils n’y soient préparés avec tous les jouets mis n’importe comment ? Aucune chance de réussite, il fallait regrouper les troupes en haut. Elle ferma le repli avec Buzz, surveillant à chaque instant la progression des sans-cœurs… Une fois tout en haut, une partie des jouets était regroupée autour de Buzz qui a l’aide d’un jouet écran magique, expliquait la suite du plan… Il parlait vite, parlait fort mais avec une certaine confiance…

    Un plan… Pas mauvais mais un peu dur à réaliser. La commandante observa Woody qui surveillait les sans-cœurs d’un air dépité. Les sans-cœurs étaient au milieu du salon, on pouvait juste être contents qu’ils avancent lentement… Au bout de quelques minutes, Woody parla d’une voix forte.


    « Ca ne marchera pas, Buzz ! »

    Le ranger de l’espace se leva, fronça les sourcils et parla dignement, tel un parfait américain patriote.

    « Woody, nous avons affronté bien pire que ça et on s’en est toujours sorti ! »

    « Pas cette fois… Nous avons échoué ! »

    La commandante le regarda avec un air interrogateur, à quoi pensait-il ? Tout n’était pas perdu, loin de là, les pertes en jouets étaient infimes, beaucoup étaient démontés, cassés mais aucun mort. Ils étaient encore plus d’une vingtaine en parfait état.

    « Mes amis ! Ce fut un honneur de combattre à vos côtés ! »

    Il ramassa une fourchette et sauta du haut des escaliers, à travers la rampe. Son action fut accompagnée d’une foule de cris et d’exclamations, même la commandante fut très surprise mais ce fut Bayonne qui réagit en premier en criant haut et fort :

    « Il faut sauver le soldat Woody !! »

    La Commandante se précipita sur les barreaux des escaliers et observa Woody courir vers les sans-cœurs en brandissant sa fourchette avec rage… Comment avec une fourchette, pensait-il avoir la moindre chance ? C’était suicidaire, il ne resterait plus rien de lui, juste un sans-cœur… Il n’avait qu’une fourchette contre vingt sans-cœurs groupés.
    Elle hésitait… Que faire ? Elle n’aurait pas le temps de le rattraper mais tous les jouets attendaient qu’elle agisse. Elle remarqua alors curieusement que Woody marcha sur une autre fourchette et non loin, elle aperçut un couteau…

    Plus elle regardait, plus elle remarquait qu’il y avait un grand nombre de fourchettes et de couteaux dispersés dans le champ de bataille…

    Elle ferma les yeux quelques secondes et se concentra sur elle-même… Ses pieds quittèrent alors le sol, elle passa sans ouvrir les yeux à travers les barreaux, lévitant… Et avançant à travers la pièce… Quand elle ouvrit les yeux, elle était à quelques mètres des escaliers. Elle leva les mains et toujours en se concentrant, les leva doucement alors que tous les couteaux et toutes les fourchettes de la pièce se mettaient à léviter elle aussi et ce fut aussi le cas de la fourchette de Woody… Elle les ramena toutes vers elle lentement alors que les sans-cœurs la regardaient comme des bêtes… Et menaçant cette troupe, elle dirigea tous les couteaux et les fourchettes dans leur direction… Elle attendit cinq secondes et brusquement, projeta tous les couverts, transperçant une grosse moitié des ennemis, même des plus coriaces… La puissance était telle qu’elle aurait pu transpercer un bouclier.

    Une grande partie des sans-cœurs avaient disparu… Il en restait à peine quatre, des ombres, qui plus est. Toujours en lévitant, elle se tourna vers les jouets.


    « A l’abordage !! »



    A peine cinq minutes plus tard, tous les jouets étaient au rez-de-chaussée, dans le salon, mesurant l’ampleur des dégâts… Mais plus qu’il ne semblait, la commandante était fatiguée, elle se dirigea vers les deux gardes et leur fit signe de se préparer à partir… Elle salua assez froidement Woody, Buzz, Bayonne, Jessy et d’autres sur sa route et se dirigea à nouveau vers la chambre d’Andy… Ce fut une pénible mission… Mais au moins les gardes avaient assisté, en quelque sorte, à une vraie guerre.

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le Mar 23 Aoû 2011 - 2:39
Les grands de ce monde disent ce qu'ils pensant dans ces cas là.. Moi ce que j'ai pensé de cette mission c'était : waw. Honnêtement, oui j'ai cherché les défauts, mais j'en ai pas vraiment trouvé... C'est une superbe mission du début à la fin, j'ai bien aimé le côté stratégique des choses... les ordres, tout ça x) y'a eu des problèmes, des victoires, et finalement tout finit bien :3 La classe de la Lumière quoi.

Mission de rang difficile, 35 points d'expérience + 350 munnies + 4 PS, deux en force, un en défense et le dernier en psychisme.
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