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  Présentation de Fabrizio Valeri

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    Identité

      N o m  :  Valeri
      P r é n o m  :  Fabrizio
      S u r n o m  :  Le Pardon Enchaîné
      Â g e  :  16 ans
      C a m p :  Sanctum
      M o n d e d' O r i g i n e :  La Cité des Rêves
      R a c e  : Humain... aux dernières nouvelles, pourquoi ?

    Descriptions
    P h y s i q u e  :
      Imaginez le crépuscule, quelque chose comme ça, un léger vent qui se glace de plus en plus à mesure que la course de l’astre solaire s‘échoue derrière l‘horizon. Peut être bien assis sur un toit ou à même le sol d’herbe ou de dalles se tient un jeune homme qui, en regardant l’horizon se nimber de flammes, ne pense pas à autre chose que se qui se cache derrière cet horizon, derrière ce ciel qui deviendra d’un noir d’encre, aussi noir que ses pensées sans doute, aussi noir que son regard. Car oui son regard est une des premières choses que l’on peut remarquer en le regardant bien. Contrairement à la majorité des couleurs qu’il porte, ses yeux sont d’un vert feuille tout à fait pur, l’herbe, une pomme peut être, cela peut envoyer à ces éléments. Ils éclairent son visage fin et encore bien juvénile pour l’air sérieux qu’il porte. Ce visage est doux, on ne va pas le lui renier, c’est un beau visage à l’air grave et bien souvent rêveur ou lascif, qui arbore quelques fois un air tout à faire ironique, quelques fois encore il est alourdi de quelques cernes et de traces d‘une vie pas tout à fait calme et reposante. Ce doux visage au teint hâlé par le soleil et les voyages est encadré par des mèches d’une couleur plutôt banale quoique foncée et sans détour, un brun aussi pur que ses yeux sont verts. Légèrement longs, lui arrivant en fait aux épaules, il les attache les plus souvent à la va-vite, lui laissant une franche et des mèches de cheveux plus courts pour être eux-mêmes attachés. Bien souvent le lien fragile qui les attache rompt ou se détache tout seul, alors il se retrouve ennuyé par les mèches qui lui tombent dans les yeux. Il ne les coupe pas souvent, ne s’en occupe pas à vrai dire, il n’en a rien à faire. En détail, on peut aussi mentionner sa voix, qui est grave et calme, mais peut aisément couvrir les autres une fois que le gamin se mette à hurler et à hausser le ton, plus modérément.

      En règle générale, debout, il n’en impose pas. Il fait quoi, 1m70, à tout casser. Attrapez le donc pour vérifier, non équipé il pèse au bas-mot 60 kilos, ce n’est pas très imposant, effectivement. Il est vif et agile, n’a pas une carrure très… enfin, c’est loin d’être un ours, pour dire. Il tient plus de l’archer que du combattant qui fonce dans le tas, cependant il n‘est pas l‘assassin qui se cache pour tuer.

      Ce qui frappe également c’est sa manière de se tenir, peut importe cette manière, il est aux aguets, jamais totalement lascif peut importe le vague de ses yeux. Dans la lumière du couchant on distingue des protections de métal sur son torse, lourdes et dures. Il ne sort jamais sans s’être parfaitement équipé, passons en détail à cet équipement. La rapidité ne lui fait pas souci, alors sur une tunique de couleur sombre, souvent du brun ou du rouge, juste en dessous du plastron fait de pièces de métal, il porte une cotte de mailles. Elle lui recouvre le torse ainsi que les bras, et s’arrête un peu plus bas que ses hanches en se séparant pour ne pas l’immobiliser totalement, elle est attachée par des bandes de cuir au niveau des bras, de la ceinture et des poignets. Cela doit bien peser cinq kilos si vous vous posez la question, elle lui est extrêmement utile, pour les coups physiques, elle le ralentit énormément, certes, mais il lui doit bien la vie. Les flèches peuvent être stoppés net dans le meilleur des cas, les coups d’épée ripent sur sa surface. Cependant elle n’est que d’une efficacité moindre contre les sorts. Il lui arrive pour cela de ne porter qu’une tunique pour la remplacer, de cuir ou de tissu, dans les mêmes tons que ces cités précédemment, elle est retenue par une ceinture en cuir, bien serrée pour empêcher un réduit de mouvements encore plus important. Sur cette cotte de mailles et le plastron, au cas où, il porte parfois un manteau ou une cape en cas de vent ou de pluie, qui comporte une capuche pour le protéger d’éventuels problèmes tels que la pluie. Un pantalon large en tissu complète la partie du bas, souvent de couleur noire, ainsi que des bottes de cuir qui montent jusqu’à ses genoux. Pour terminer il porte des gants ainsi qu’une protection sur ses avant-bras, aucune raison de porter un casque, question de protection divine ? Peut être bien, allez savoir après tout.

      Passons à a case de l’équipement, le jeune homme possède un bien bel attirail, varié. Très varié, il n’a pas toujours toutes ses armes sur lui à vrai dire. La plus importante reste son épée, qui est longue d’un peu moins d’un mètre et lourde bien évidemment. Le style de combat qui en résulte est bien particulier. La garde est droite, et les bords de la lame tranchants, le bout est rond, sur le pommeau il n’y a aucune décoration particulière, juste une rois à quatre branches égales. Fabrizio possède un poignard, qui reste à sa ceinture, toujours, méfiance, quand tu nous tiens. Il ne fait pas vingt centimètres. Parfois, à la place de l’épée, c’est une hache qui vient compléter son attirail, ou un arc, des fois une lance, cela dépend de la mission. Il veille à ce que tout cela soit en parfait état. Il ne porte ni bijoux, ni ornement de quelque valeur. Juste un médaillon de fer au bout d’une ficelle noire autour de son cou, ornementé d’entrelacs sans réelle signification connue. Il porte pour finir, parfois lorsque les missions sont longues ou en cas de voyage, des sacs qu’il attache à sa ceinture contenant des objets divers de premiers secours, au cas où, juste… On est jamais trop prudent.

      Question vis-à-vis du Physique  :
      Avec une épée bien trop lourde pour lui, Fabrizio a vite du faire des concessions. A noter aussi que son équipement étant bien trop lourd pour lui, il a travaillé sa vitesse et sa force pendant des années pour pouvoir tenir le coup face au plus petit des sans cœurs. Il utilise l’immense lame de son épée à l’aide de la force centrifuge, le mouvement. Il n’arrête jamais cette course, se servant de son élan et de ses nombreux tours de passe-passe pour augmenter sa vitesse. Ne portant que des coups de taille, toujours avec le tranchant de l'épée, il ne se bat pas avec grâce mais avec acharnement. Il n’utilise que peu de magie, juste pour pouvoir s’enfuir en réalité, et pour épater la galerie et surprendre ses adversaires. Il n’utilise que peu d’artifices en combat, sans peur et sans reproches comme qui dirait, sans détours surtout. Il fonce dans le tas lorsqu’il ne trouve pas de solutions, avec tout son orgueil. Pareil avec ses autres armes, il frappe et frappe encore, essayant de faire en sorte que tout son art soit plus efficace que les opposants d’en face. Il use et abuse de nombreux sorts de soutient cependant, ne pouvant pas vraiment se battre longtemps comme ça.


    C a r a c t è r e :
      Question vis-à-vis du caractère :
      Pieux, fier, paranoïaque, méprisant, impulsif, protecteur, menteur, sarcastique.

      N‘allez pas chercher midi à quatorze heures, Fabrizio est et restera toujours quelqu'un sans aucune logique, peut importe le nombre de fois où il le dit et se vante de ses plans. On ne peut le résumer en quelques simples mots, on ne peut affirmer son caractère car lorsqu'on le voit à l‘opposé des descriptions que l‘on pensait justes, c‘est… triste ? Décevant ? Allons pour décevant. On peut le concevoir comme quelqu'un se passablement calme, la majorité du temps, un calme plat, silencieux, de dévotion. S‘il n‘est pas en train de prier dans un coin alors il dort ou ne se bat pas. Car il existe deux parties en lui, la première que nous passons en revue actuellement Est-ce calme plat, comme l‘attente d‘une tempête. La paranoïa convient bien à ce calme. Il est des personnes qui fouillent partout alors qu’un détail les choquent, qui se retournent dans la rue pour s’assurer qu’ils ne soient pas suivis, c’est un fait, Fabrizio est ainsi, qu’il le veuille ou non. Ce trait de caractère lie tous les autres, de son calme à sa méprise de toute autre chose. Il découvre quelque chose de suspect ? Ne cherchez même pas à le retenir, il est dans ce genre de cas totalement incontrôlable et les plans qu’il peut bien sortir de son esprit embrouillés sont aussi erronés que ses pensées en l’instant présent.

      Parlons-en justement, de ces plans. A répétition, sept jours sur sept et 24 heures sur 24, l’esprit du jeune homme est en marche. Pour éviter quelqu’un dans la rue, il prépare des stratagèmes abracadabrantesques totalement innés et impensables parfois, allant même jusqu’à l’imbuvable. Il est lui même incroyable lorsqu’il débite des tronçons entiers de stratégies guerrières (ou pas, remarquez). Cela va du plan tout simple « je tourne de ce côté, ensuite de ce côté pour l’éviter et finir derrière lui si tout va bien » au plus avancé « je grimpe cette échelle pour finir sur cette corniche et avec de la chance… non, non, de la chance c’est trop vague comme terme, alors je prend par cette rue et… » vous avez compris l’idée je pense. Notons le ’si tout va bien’ à la fin de la première phrase. Défaitiste le gamin ? Oui, car la majorité de ses plans aussi géniaux soient-ils sont voués à l’échec, le dur, cuisant et noir échec. Il peut inventer tout ce qu’il veut, il y aura toujours un évènement qui viendra contrecarrer ces magnifiques et inestimables (selon lui) plans. Les Voix de Là-haut peuvent bien l’inspirer, l’Eternel ne lui a apparemment pas donné le don des plans infaillibles. Il n’en reste pas moins un bon stratège, pour les plans auxquels il contribue et non aux plans qu’il fait en entier. Ce qui n’est déjà pas mal ! Qu’on se le dise…

      Passons à cette fierté mal placée, le jeune homme est fier… oui c’est marqué à cette ligne, celle du dessus et la description. On commence à la savoir mais, cette fierté est celle de quelqu’un qui ne veut pas se laisser avoir, ni faire par d’autres. Il n’est ni très grand ni très fort mais a une grande gueule. Disons-le comme ça. De la verve, de l’esprit et une charmante éloquence qu’il décide de montrer toujours au mauvais moment, alors qu’il ne fat justement pas la montrer. Il le dit bien souvent avec sarcasme, un sourire faux, des propos tranchants comme la lame d’un couteau Celui lui vaut énormément de coups mais il ne trouve jamais cela vain. Il parle pour ce qu’il pense être juste, sa Foi et ses pensées s’y trouvent souvent bien logées. Il dit tout haut ce qu’il pense tout bas, souvent il pourrait l’utiliser pour dérider une ambiance trop tendue lorsqu’il est de bonne humeur, mais le plus souvent , c’est pour cracher haut et fort le fond de sa pensée. Il ne garde jamais rien pour lui longtemps lorsqu’il y voue une importance moindre en tous cas. Il est bien capable de garder un secret pendant des années, ça je peut vous l’assurer. Ce tempérament de tombe à secrets va de pair avec le fait qu’il ment par réflexe, avec naturel et enclin. Mentir pour une question simple, mentir pour une raison de vie ou de mort. Cependant, il aimerait ne pas avoir à la faire, il aimerait également que l’on ne doute pas de lui, que l’on prenne ses paroles pour argent comptant. Mais cela serait malheureusement très dur, ou impossible. Il a mauvaise conscience extrêmement vite, et mentir, il n’aime pas ça peut importe ce qu’il vous dise, croyez ses yeux brillants alors qu’il vous dit qu’il n’y a rien dans cette cave, il n’y a rien dans cette cave, je vous jure. Ou pas. Ment-il ? Ou alors dit-il la vérité derrière ce mensonge ? Un mensonge à double fond ? Oh non, n’entrez pas là dedans vous vous embrouillerez, et lorsque vous aurez fini vos pensées plus ou moins intelligentes et empruntes de sociologie profonde sur « pourquoi ce gamin ment-il comme un pur petit salaud, il sera déjà parti, et ce depuis longtemps.

      Car oui, il est lâche au possible, et, acculé à un mur, il cherchera à vous embrouiller pour avoir une chance de se faire la belle. C’est un maître de l’évasion, rapide et souple comme une anguille, vicieux comme un serpent et pénible comme un… comme ce que vous voulez tant une c’est pénible. Il est un otage pitoyable et geignard, une teigne et un beau parleur fourbe. Et en est diablement fier. Fier de lui-même et de ses conneries, imbu de sa personne. Il méprise tous ceux qui ne sont pas comme lui, les étrangers, mais est triste de ne pas plus les comprendre, il voudrait tout savoir. Il dit savoir plein de chose, être incollable, mais il est en recherche constante de nouvelles choses. Studieux et silencieux dans ces cas là, il veut tout savoir.

      Ce qui est quand même paradoxal avec lui, c’est cette foi, cette croyance en quelque chose de supérieur. Pour lui les mondes sont Sa création, mais qui est-il, ce Il ? Il a rejoint le Sanctum pour s’assurer qu’il existe, pour ne plus avoir peur d’être seul, pour croire qu’il y a quelque chose après, car même une teigne a des peurs. Il veut vivre, et protège la vie qu’il lui a donnée, selon lui, il ne peut pas la perdre. Il cherche à vivre, tout simplement. Cependant, derrière ces descriptions noires et avilissantes se cache une dernière chose, une qualité cette fois. Une lumière dans tout cet être fourbe. Le pardon. Ce pardon, qui le rend faible, ouvert aux autres. Quelqu’un le bouscule et ce sera lui-même qui s’excusera. On le poignardera, il trouvera une raison à cet assassin qui le traquait. Il n’a aucune raison de faire ça, mais veut que le monde marche à ce sens, au sens que chacun vie heureux C’est son rêve qu’il n’y ait pus de comptes, et cela doit commencer quelque part. Il n’en a rien à faire des blessures, de la peine et du sang, il exécute son Grand Œuvre, à son sens, cela commencera par lui, qui n’est qu’un maillon dans une chaîne. Idiot, peut être, fourbe sûrement, lâche à tous les coups, mais il est lui même et ne veut pas changer.


    G r a d e . v i s é :
    Archevêque (commandant)
    H i s t o i r e :
      « Mon histoire… alors, où commencer, je ne me souviens pas de tout, c‘est comme… disons, un souvenir qui vient en remplacer un autre, tout se succède et moi bein… je m‘y perds ! J‘ai naturellement une mauvaise mémoire et une propension à raconter ma vie démesurée. Alors, puisque c‘est demandé si gentiment par les instances supérieures, ok. Je me dévoue. Tout a commencé une soirée de printemps, le genre de celles où… »

      Vous avez bien compris que si cette histoire se déroule à la première personne, vous n‘avez pas fini de l‘entendre causer, l‘autre. Alors voila, on va faire simple. Fabrizio est né… où ça déjà…? Quelque part. Oui c‘est sûr, il faut bien qu'on naisse quelque part, mais inutile de l‘annoncer avec le ton mélodramatique de toutes les présentations qui fleurissent désormais de part et d‘autre du grand monde qu'est kanak. Ce monde qui…

      « Oui, c‘est vrai qui si on entend les instances qui trônent au dessus du clavier entre chips et coca, on a pas fini, alors je vais me charger de la présentation. Je suis né…. Euh, je crois bien que c‘était… attendez voir, je vais retrouver…. Il me faut quelque chose pour meubler ce silence affligeant en attendant. Vous trouvez pas que les intrigues avancent vite ici ? Moi, j‘adore, j‘ai hâte de m‘y mettre ! »

      Pour repartir sur une description plus sérieuse et plus concise, mieux vaut commencer d’un point de vue général. On commence par la naissance ? Ok, alors, pour faire dans la précision, Fabrizio est né en plein hiver, on ne sait plus trop quel jour, mais c’était en début de soirée, abandonné devant un porche, on ne savait pas d’où il venait ni comment il s’était retrouvé là. Ce fut un couple qui l’éleva, en faisant l’erreur de lui dire dès qu’il fut en âge de comprendre qu’il n’était pas de leur sang. Dédain pur ? Le jeune garçon ne s’en formalisa pas, il déclara lui-même que les liens du sang n’étaient pas si importants que cela, en y réfléchissant bien. A dix ans il n’était pas si con qu’il en avait là, pour tout dire, il faisait preuve d’une grande capacité de concentration, seulement, son unique défaut était de le jamais y faire attention. Il était un garçon qui faisait trente six-mille choses à la fois en résumé, c’est d’ailleurs de là que sa capacité à faire des plans naquit, il fallait bien un moyen de coordonner tout cela non ? Et bien voila. Sa famille comportait ses deux parents, lui-même, et trois frères dont il se serait bien passé. De tous, il était le plus jeune, et néanmoins celui dont on parlait le plus. Véritable poison pour les voisins et la ville entière qui ne voyait en lui qu’un emmerdeur au sens premier du terme. Sa mère cherchait à le protéger et était tout simplement exaspérée de le voir courir partout. Elle avait la craint secrète que tout ceci se finisse au palais de justice, elle essayait de lui expliquer tout cela, mais le jeune garçon ne lui en tenait pas rigueur.

      C’était ce manque d’attention qui était son principal défaut, il n’écoutait rien ni personne, sauf lui même bien sûr (ce n’était pas mieux, en fait…). Il grandissait toujours un peu plus chaque jour, gagnait en maturité à mesure que les évènements s’enchaînaient, depuis toujours son père avait cherché à faire de lui un homme fier, qui le rendrait fier à son tour, comme le devait un fils de son père et inversement. Il lui inculqua quelques bases de combat, ce qui passionna vite le gamin qui trouvait enfin un jeu qui ne l’enfermait pas chez lui. Tout était bien, et quotidien et… oui, ennuyeux pour cette description, mais c’était la vérité au moins. Les deux garçons les plus âgés de la famille partirent un beau jour, Fabrizio était encore trop jeune pour savoir clairement pourquoi. Pour lui, quelqu’un qui avait sa majorité partait, ainsi en était-il. Il ne voulait pas que cela arrive pour lui, il voulait rester chez lui, tout état bien. Il n’y avait aucune raison pour qu’il parte. Il ne pensait jamais à ses origines inconnues, se considérant comme tous les autres et comme son unique frère qui était resté avec lui.

      Nourrissant rêves et espoirs d’un jour devenir un des plus grands tous mondes confondus, il commença à gagner en force et en exubérance. Bientôt, la rue fut trop petites pour ses jeux, il allait sur les marchés se battre, à coups de poings et d’épée, avec son frère, et avec d’autres jeunes aussi férus que lui d’armes. Il espérait impressionner des gardes ou des gradés qui passaient par là. C’était la guerre entre les mondes, et de moins en moins de personnes sortaient chaque jour dans les rues. « La guerre est chose d’adultes » lui dit un jour son frère « C’est bientôt la mienne mais toi tu as encore le temps, amuse-toi, fais le con autant que possible ». Quoi qu’il en dise, le jeune homme n’aimait pas lorsque les jeux s’arrêtaient et qu’il devait bon gré mal gré obéir aux gardes, à ses parents, alors que l’ordre était donné que tout le monde rentre chez soi. La guerre, il ne la croyait pas aussi proche qu’elle était en réalité. Chaque jours les rumeurs se faisaient plus présentes et plus renseignées. Tel groupe avait attaqué tel monde, telle ville était tombée. Depuis peu également le Consulat était en ville, et régnait sans toutefois siéger permanentent dans le monde. Fabrizio rêvait d’un jour se battre et de faire avancer les évènements, entrer en lice pour se battre contre des vraies ennemis. Il rêvait de cela dans le futur, mais le futur était-il si loin ? Les années passaient et les combats se rapprochaient sans être là.

      « Est-ce qu’un jour les rues seront à feu et à sang ici ? » avait-il un jour demandé à plusieurs personnes. Elles lui avaient répondu que non, que là où ils étaient, c’était sûr. Mensonges, car dans les mois qui suivirent, la ville fut bel et bien mise à sac. Des évènements dont personne n’avait entendu parler, les malfrats s’étaient soi-disant échappés du Palais de Justice. Mais comment ? Ce n’était pas vraiment le moment de répondre. C’était le genre de journée qui était tout à fait ordinaire, le soleil n’était pas encore très haut dans le ciel et l’air était froid, les dernières braises des incendies rougissaient encore quelque peu après avoir parfois brûlé toute la nuit, il ne restait rien, rien de valable et de vivant dans certaines maisons et rues. La cathédrale avait subi les assauts des bohémiens et les consuls avaient protégé tant qu’ils pouvaient leurs prises sur la ville ainsi que les habitants. Seulement il y avait eu des morts, des personnes disparues et c’était inévitable. Fabrizio était bien sûr de ceux qui s’étaient battus cette nuit là, son père n’était pas rentré, garde du Palais de Justice alors que celui-ci était à feu et à sang, le jeune garçon ne pensa pas longtemps à toutes les suppositions qui trahissaient la peur de voir son père mort. Toute la nuit il avait marché vers le Palais de Justice, en hésitant, en ayant peur. Il y avait déjà été quelques fois, c’était avec fierté que son père avait dévoilé son travail à son fils, espérant le voir emprunter le même chemin. Fabrizio avait toujours pensé qu’aux autres et non à lui, ou alors en second plan. Alors cette nuit là, il pensait aux autres, et à son père. Il ne savait pas ce qu’il se passait et voulait juste le sauver. L’aider au minimum.

      Les rues étaient telles des veines, les veines d’un corps qui tremblait. Tout s’agitait, il faisait une chaleur digne d’une fournaise. Rien n’allait, et rien ne disait au jeune homme qui courait vers son but de continuer. A tout moment il pouvait fuir, mais non. Il voulait toujours aller plus loin et continuer, pour contenter le Seigneur qui était là haut, pour qu’il sache qu’il y avait des personnes de valeur sur terre. Il ne voulait pas Le décevoir. Lui comme son père, il voulait au moins que quelques personnes le connaissant le voient capables de grandes choses, pour lui rien d’autre n’avait plus d’importance, il ne pensait plus à rien. Le stress et l’adrénaline ne lui donnaient sur le moment que quelques courtes bribes de plans qu’il exécutait, sa vie en dépendait ? Il était comme sur un fil, les personnes autour de lui avaient des armes, fourches, sabres et fléaux, lui n’avait qu’un couteau volé dans la cuisine de chez lui. Il avait peur de s’en servir. Tout explosait autour de lui, et il continuait de cheminer vers le Palais. Il y avait du monde lorsqu’il y arriva, ce fut sa cynique constatation, de vivants, des morts, des entre-deux…

      Il ne vit pas son père, et savait dès lors ce qu’il allait faire. Tout allait très bien avant que les gitans et les malfrats sortent de sous terre, où ils étaient planqués. Il suffisait de les y renvoyer ? C’est-ce qu’il tenta, en se joignant aux gardes qui gardaient les portes du Palais. Il espérait y trouver son père, et réussit, car ce dernier combattait juste à ses côtés. Aucune parole, juste des gestes, des expressions et des cris. Entre deux tentatives d’assaut, il lui donna son épée. « J’en trouverais une autre, nul doute qu’ils vont essayer de se séparer pour attaquer des rues et des commerces, va rejoindre ta mère, et aide là s’il y a un problème ! Dis-lui que je l‘aime !» durent les seuls mots qu’il lui adressa. Il ne l’avait jamais vu comme ça, comme d’égal à égal, les mains sur ses épaules en une pression forte et dure. Paternelle en fait. Il n’y avait aucune peur dans ses yeux, juste de la confiance. « Que le Ciel soit avec toi, allez vas-y ! » lui tint-il pour un au revoir, lui donnant par la même occasion le porte bonheur qu'il avait toujours gardé autour de son cou, un pendentif de fer. Hardi de cette confiance, le jeune homme y alla, cette épée était lourde, à son père. Il en était diablement fier, un large sourire se dessinait sur es lèvres, il était quelqu’un, il faisait avancer les choses en bien et aidait les gens ! A son âge… Seulement.

      Alors qu’il arrivait à destination, il ne vit plus rien que du feu, et il ne bougea plus jusqu’au matin, agenouillé à même le sol, les larmes dévorant ses joues. Trop tard, ces deux mots comme uniques à son esprit, il était arrivé trop tard. Tout ce qu’il restait de la maison où il avait vécu ces seize années de vie était cendres, plus aucune vie en son sein. Il n’y croyait tout simplement pas. Il pleurait comme un gamin, ne voulant pas lâcher son épée, qui n’avait finalement servi à rien à part lui donner rêves et chimères. Jamais plus il n’entendrait la voix de sa mère, jamais plus. Quand au soleil levé parfaitement il entendit les décomptes des morts, il y lut le prénom de sa mère, ainsi que celui de son père. Il n’en savait rien, avait encore des frères quelque part, son dernier frère étant parti quelques semaines avant, de part le monde sans doute, perdus depuis longtemps, mais il ne voulait pas les revoir. Il n’avait rien fait pour aider ses deux parents, il n’avait rien fait ! Absolument rien !! Il levait le yeux au ciel, se demandant pourquoi, pourquoi le Seigneur lui avait ri au nez, ne lui donnait pas la vitesse d’arriver à temps. Il avait laissé ses deux parents mourir, il les avait vus, juste avant, sa mère dans sa douceur, qui lui avait dit de faire attention à lui, et son père dans son courage et sa foi. Pour la justice, pour l’honneur et pour Dieu. Dieu justement, le voulait-il, ce qui se passait en ce moment même ? Il ne savait, pas ce Dieu là, il s’était moqué de lui. Mais il avait entendu, quelque part, un endroit où il pourrait se faire pardonner, par le Ciel, quelque chose de réel cette fois, une force qu’il ne comprendrait jamais, qui agissait pour Lui, pour la foi et Sa volonté. Le Sanctum, il ne l’apprit que plus tard en les rejoignant.

      Les jours s’annonçaient sanglants, les guerres étaient bien là, il écrivait l’histoire en compagnie de ceux qui comme lui portaient les armes et se battaient pour leur foi. Ils étaient tous particuliers, mais se battaient. Fabrizio ne voulait pas rester sur le passé, certes il vivait avec ces lourdes peines, ces peines qui alourdissaient son cœur, des remords, comme une chaîne qui lui saturait la poitrine, mais il souriait, toujours, inutile de vouloir faire partager cette peine aux autres qui avaient déjà la leur. Il cherchait à les aider, point barre.

      A la ligne, car cela ne faisait que commencer.





    Les Questions
    Q u e s t i o n s  :

      1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

      Bien entendu, il est tout à fait normal et sain d’esprit (ouioui, sérieusement) alors il devrait -normalement- pouvoir. Cela sera long, à mesure du temps que sa confiance doit mettre pour s’installer. Mais il peut bien entendu.

      2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

      Un chat, qui regarde toujours derrière lui, toujours en étant faussement lascif, prêt à vos sauter dessus ou s'enfuir sans que l'on sache sa réelle intention. C'est un animal assez inaccessible, souvent perché en haut d'un mur à regarder fixement quelque chose, le ciel ou Dieu sait quoi, et à partir dès qu'il entend un bruit.

      3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

      Il est comme tout homme avec un tant soit peu de valeur, capable d’être juste et fidèle envers son camp, seulement, il a énormément de mal à nouer une relation amicale durable. Mais lorsqu’elle est nouée, vous pouvez y aller, il ne lâchera jamais et ne vous haïra qu’en cas de crise grave.

      4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

      Son amitié est fondée le jour où il a confiance… mais tout dépend après tout.

      5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

      Dieu le veut. (N’allez pas chercher plus loin.)

      6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points fort et points faibles?

      Mon point fort serait ses sentiments, ça va faire longtemps que je sais comment ce personnage fonctionne, pense, agit, comment dans quel désordre il fait ses conneries et ses plans. Mon défaut serait dans le sens que je le joue bien trop grave, je ne veut pas d’un perso dépressif, tapez-moi s’il le devient.

      7) Pourquoi incarner ce personnage ?

      Ça allait faire un an et demi que je l’avais créé et je l’adorais, l’idée m'est venue par Axio de le jouer ici, j’ai pas dit non. Son côté paranoïaque, toujours sur ses gardes avec l’antithèse calme et pieux, la balance qui penche d’un côté ou de l’autre et le fait qu’il soit complètement décalé avec un croisement de Jack Sparrow, de Dr House et de Sherlock Holmes, j’espère savoir l’incarner, et l’incarner longtemps ^^




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Commentaire en ultra-vitesse.

Très bonne fiche, aussi bien pour le caractère que pour le physique.

L'Histoire est encore au-dessus du lot. Assez émouvante.

Commandant.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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Fabrizio Valeri [ finie ~ ] 01
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