(Hope Estheim)
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Feuille de personnage
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le Lun 3 Aoû 2009 - 16:34
Arrivée Nocturne~~

Hope Estheim - Sella Nox Fleuret




    Le paysage circulait dans tous les sens, tout autour de lui, une spirale infernale dont il en était devenu le centre. Un bourdonnement bien plus assourdissant qu’un essaim entier d’abeille, accompagné des battements d’un cœur à vive allure, un cœur pris de panique. Sa respiration ne se faisait que de manière empirique, de plus en plus forte, chaque souffle d’air glacial qu’il pouvait inhaler lui couper la gorge, écorcher la paroi de ses poumons. Une douleur physique atroce, insupportable, un véritable supplice mêlé à celle de chacun des muscles de son corps qui étaient à présent littéralement paralysé. e paysage circulait dans tout les sens, tout autour de lui, une spirale infernale dont il en était devenu le centre. Un bourdonnement bien plus assourdissant qu’un essaim entier d’abeille, accompagné des battements d’un cœur à vive allure, un cœur pris de panique. Sa respiration ne se faisait que de manière empirique, de plus en plus forte, chaque souffle d’air glacial qu’il pouvait inhaler lui couper la gorge, écorcher la paroi de ses poumons. Une douleur physique atroce, insupportable, un véritable supplice mêlé à celle de chacun des muscles de son corps qui étaient à présent littéralement paralysé. A cet instant encore, rien ne parvenait, ne s’afficher à l’intérieur de l’esprit du jeune garçon. Non, rien. Il était conscient et gisant sur le sol depuis plusieurs minutes déjà, minutes qui semblaient être des heures, même des jours. Pourtant, il n’arrivait plus à penser, à réfléchir, à agir, paralyser des muscles et glacé de l’intérieur. Le gout du sang se faisait sentir dans sa gorge, celui-ci s’engouffrer en elle et bientôt il l’étoufferait. Ses grands yeux bleus qui semblaient noir à la lueur lunaire fixaient ce qu’ils pouvaient voir dans son angle de vue, un sol pavé, des enseignes, des écriteaux, cloués sur des murs de pierre tout aussi grisâtre et noir que celle du sol.
    Non, tout ceci n’avait vraiment rien de commun où encore même, vraiment rien de connu. Cependant, la simple idée, la moindre petite illusion que tout ceci soit issue d’une imagination débordant et soit le fruit d’un mauvais rêve, pire encore, d’un cauchemar, cette banale illusion s’était dissipé aussitôt la prise de conscience acquise. Toute cette douleur aussi bien physique que mental ne pouvait être imaginable et la sensation, plutôt la souffrance bien trop forte ne pouvait ne pas être réelle. Cela paraissait être pur folie, il s’en rendait compte, tout ce qu’il était en train de vivre et avait vécu, dans ce qu’il semblait être les dernières minutes qui ont passés, bien que cela faisait plusieurs heure à présent qu’il avait littéralement quitté son univers, tout ceci n’était que démence, délire et psychose. Cet effroyable spectacle était pourtant si réel, tellement vrai.

    La panique commencée à s’engouffrer, pénétrant son corps, son sang elle se faisait de plus en plus forte, de plus en plus haletante, son cœur semblait se rapprocher de l’explosion, ses pensées défilées dans sa tête à une vitesse vertigineuse, rien ne se dessinait parfaitement, ce n’était que de simples images, négligeaient, qui filaient aussitôt apparu. Le sentiment de peur qui était né lors de la « catastrophe » se faisait à nouveau sentir, la peur se transformer en terreur, en horreur, en frayeur, de plus en plus forte elle se faisait sentir, s’accaparant de chaque partie du corps du jeune Hope, qui au bout de quelques instants se mit à se débattre contre la paralysie puis à cracher le sang qui lui obstruait la gorge enfin dans un dernière élan d’énergie qu’il avait puisé tout au fond de lui, au travers de son âme, il se mit à hurler aussi fort qu’il ai pu, pendant quelques secondes qui lui parurent une demi éternité.
    La voix cassée, plus aucun son ne pouvait sortir de son corps, la respiration se faisait difficile et atrocement douloureuse, le jeune Hope tentait avec le peu d’énergie, aussi infime soit-elle, qu’il pouvait lui rester de se tenir accroupi. Cependant, peu à peu, la peur se dissipa, lentement, elle laissait place à la peine et au désespoir. Ses pensées étaient tournées vers lui, vers ses parents, sa famille, son monde… Que sait-il donc passé ? Il n’en savait rien, n’avait pas la moindre idée et n’avait pas les forces suffisantes pour se mettre à réfléchir, de plus, il était bien trop plongé dans la panique et l’angoisse pour être capable de la moindre réflexion et de pouvoir faire preuve de calme. Soudainement, les larmes commencèrent à se faire ressentir tout en lui un chagrin de tristesse, entrelacé à une affliction de colère. Ses membres tremblaient et s’enfonçaient dans la mélancolie. Alors que ses yeux s’emplirent de désolation, les sanglots se firent alors entendre, s’en suit alors des lamentations puis des gémissements. Le petit garçon aux cheveux d’argents sentait son cœur pesait si lourd dans sa poitrine, la plus lourde de toutes les enclumes… Un cœur qui semblait s’effriter et partir avec les larmes. La tête baissée contre le sol, Hope était perdu, complètement égaré dans l’inconnu, noyé dans la peur et la tristesse, c’est tout ce dont il était capable de ressentir. Ni compassion, ni haine, ni violence, ni amour… Tandis que ses pensées s’envolaient et que ses émotions gagnaient les enfers et le poids de la souffrance, Hope était là, au milieu de cette route, complètement seul, personne n’était près de lui, personne ne viendrait le chercher. Pis encore, personne ne le connaissait. Qui pouvait bien se soucier d’un jeune adolescent perdu dans se « monde » ? Et d’ailleurs, existait-il quelqu’un d’autre à part lui ? Sur qui pouvait-il tomber ?
    L’inconnu faisait si peur. Le noir, ce ciel sombre.

    Il aurait continué de crier s’il en avait encore la capacité, il se serait mis à courir comme un dément s’il en avait eu la force. Seulement, il se trouvait piégé. Quelque chose continuait de presser son crane, les bourdonnements ne faisait que s’intensifier alors, que lui restait pétrifié au milieu de cet allé aux aires ténébreuses. Si tout pouvait s’arrêter à présent, s’il pouvait se réveiller, dissiper cet enchantement. Au fond de lui il voulait y croire, espérer que tout ceci n’était que pure folie et absurdité pourtant, une partie de lui-même faisait face à la réalité des faits. Son lieu de vie depuis quinze années avait été détruit par quelque chose et il s’était retrouvé ici, ailleurs, il l’imaginait, peut-être même sur une autre planète que la sienne et pourquoi pas, même dans un autre univers que le sien.

    Sans attendre plus longtemps, le petit bonhomme se mit à détaler dans la première direction qui lui était offerte, celle qui se trouve face à lui, face à son visage, dans sa ligne de mire, même si ses yeux gorgé de larmes ni voyait pas clairement au travers de la nuit, titubant et sillonnant les rues, il se mit avec accablement à la recherche d’une porte, d’une habitation, de quelqu’un, au tournant de la première des allées qu’il avait parcouru il se trouva alors, nez à nez, si l’on puisse dire, avec une porte, par laquelle une lumière s’enfuyait à travers une vitre blanchâtre. Ce fut pendant cet instant que Hope se mit pour la première fois depuis son arrivée dans ses terres à réfléchir plus ou moins calmement. Désormais, il avait peur, mais, ce n’était plus de l’inconnu qu’il avait peur mais, de la honte. D’autant plus qu’il était d’une personnalité extrêmement timide, où irait-i se cacher si, une fois encore, il se trouvait plongé dans le ridicule. Il se demandait si sincèrement on le prendrait au sérieux. Croirait-on à ses histoires à dormir ? Même lui a eu tellement de mal à réaliser tout ce qu’il s’était passé en étant aux premières loges, alors il y aurait fort à croire qu’on le prenne pour un fou, un être complètent déliré. Et même si au fond de lui, à l’heure où il fixait cette porte, cette lumière, il se disait qu’il n’avait pas le choix, non, il ne le ferait pas.
    D’un pas il se mit à reculer, de sa manche il sécha ses larmes. D’autres vinrent alors prendre leur place. Puis il se mit à courir à nouveau, à nouveau plongé dans la peine et l’effroi. Que faire à présent ? Dans son élan de fureur il s’échoua sur le sol, dans l’ombre d’une énième rue emplit d’obscurité.
    Les genoux au sol, légèrement égratigné, il se demandait que faire à présent, dans le flou de son esprit, il se mit à abandonner toutes idées et à laisser aller ses plaintes et ses gémissements comme un jeune enfant auquel on avait retiré les parents. Si seulement c’était uniquement cela, pour lui c’était toute une vie qui s’était envolé, qui avait disparu, qui s’était détruit. Difficilement, il tentait de se calmer, essuyant ses larmes, reniflant, il essayait avec désespoir de ralentir sa respiration qui paraissait être entré dans une folle course avec les battements de son corps. Stop. Il fallait arrêter tout cela et se ressaisir. Et maintenant ?

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