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Matriarche Écarlate

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le Mer 14 Aoû 2019 - 13:36
L’été a vu une avancée de nos plans d’urbanisation.

L’appel d’offres pour les projets du futur Temple des Arts a bien fonctionné. J’ai d’office éliminé les plans qui me paraissaient soient complètement hors de portée, soient complètement fantaisistes. L’Art n’excuse pas tout et je ne ferai pas construire n’importe quoi dans Chengdu.

Ce qui compte maintenant, c’est que j’ai sélectionné un projet qui reste original au niveau de l’arrangement des bâtiments mais qui reste globalement fidèle à l’architecture traditionnelle des Hans. Autant dire que ce sera magnifique et suffisamment glorieux pour que tout être qui se trouve devant pareil merveille ne puisse que rester bouche bée.

Les travaux pour dégager le centre-ville ont donc commencé et les familles déplacées ont été dédommagées ou relogées en fonction de leurs souhaits. Les négociations ont coûté cher au Trésor mais d’un autre côté, c’est payé par le Consulat donc je ne m’en fait pas trop. Nous avons déjà commencé à envoyer les factures au Jardin Radieux, je suis certain que les comptables de notre organisation seront ravis de voir que nous traitons la population avec tous les égards financiers qui lui sont dus.

Chengdu est en grande transformation. De toutes les provinces voisines, des ouvriers, des artisans et des prisonniers condamnés aux travaux forcés viennent en masse pour participer aux travaux titanesques qui sont en cours. Le centre-ville, c’est-à-dire à côté de ma résidence actuelle, le palais du gouverneur, est en cours de destruction pour faire place nette à la future grande bâtisse des Arts. Au nord-est, un vaste terrain est aménagé pour construire le futur bastion qui servira de commanderie aux armées de l’Empereur sous le commandement de mon frère Gao -et aussi à nos forces personnelles, mais ça, c’est un point de détail-, tandis que le champ de bataille laissé par la sorcière Jiawei abrite les nouveaux quartiers résidentiels construits pour les nouveaux arrivants et les relogés du centre-ville.

Les murailles de la ville seront ensuite agrandies pour englober le nouveau quartier sud et le tout sera renforcé autour du bastion militaire. Ce grand projet urbain a commencé sur les chapeaux de roues, il ne tient qu’à moi et mes conseillers que cela fonctionne aussi bien que ce que nous attendons. Avec toutes ces nouvelles constructions, Chengdu sera encore plus belle ! Encore plus glorieuse ! Encore plus méritante ! L’ancienne capitale du Royaume de Shu ne peut échapper à son brillant destin.

Et qui plus est, mes jardins ont réussi à être réhabilités. Ce qui fait que ce n’est plus un vaste chantier poussiéreux où on ne sait ce qui s’y passe qu’en entendant les hurlements du contremaître submergé par ses ouvriers incompétents. Mais bon, plus de peur que de mal au final et je peux désormais courtiser mes sympathiques consuls dans ce bel endroit calme et loin de tout vacarme.

Nombreux sont les consuls de la Terre des Dragons être venus, j’attends cependant particulièrement la visite de l’un d’entre eux, Jiahao Consul du Taiji Quan, particulièrement influent auprès de nos confrères et consœurs dans l’Empire du Milieu. Cependant, ce n’est pas ce qui doit me préoccuper aujourd’hui.

J’ai ouïe dire que je vais peut-être recevoir la visite d’une Consule d’importance du Jardin Radieux ces jours-ci. C’est une récente recrue de l’organisation, comme moi, qui a pour particularité d’être l’incarnation de la Danse en quelque sorte. Une telle personne doit être intéressante à rencontrer et je serai d’ailleurs ravie de bavarder avec elle. Je crois que son nom indique que c’est une femme. Cela ne fera que rendre la discussion plus vivante. J’ai toujours tendance à vite faire le tour avec les hommes étrangers. J’ai peut-être rencontré les mauvais aussi. C’est une question à étudier.

Sous un petit pavillon au bord d’un étang, je m’affaire à lire différents rapports me rapportant la situation dans les différents chantiers de la ville. Je suis plus à l’aise ces temps-ci, les corbeaux et nos agents ne nous ont rien communiqué d’alarmant. Je m’attendais à résurgence de la secte de Jiawei, mais manifestement ils ont compris qu’il ne fallait pas venir courir sur mes haricots.

J’arrive presque à la fin de cette session de travail, et je m’accorde quelques instants pour observer mes fleurs et toute cette nature fleurit autour du pavillon. C’est si plaisant. Je me passerai bien de la chaleur, mais les plantes sont des choses si belles et élégantes. Impossible de s’en passer.

Enfin bon, je ne peux guère m’y attarder trop longtemps, je dois rédiger un rapport pour Sa Majesté l’Empereur. J’entretiens une correspondance régulière avec lui, je crois qu’il apprécie notre travail à Chengdu et il se décrit comme « impatient de voir le nouveau Chengdu ». C’est plutôt encourageant.

Alors que je suis en cours de rédaction, un corbeau s’approche et se pose sur la rambarde en bois du pavillon, du côté de l’étang. Je lève les yeux vers lui, lui intimant de parler tandis que je continue d’écrire mes caractères.


« Une étrangère a été repérée près de votre résidence, ma Dame. Elle n’a pas l’air d’avoir une attitude agressive ou dangereuse. Elle semble jeune et a les cheveux noirs.
- Continuez de la surveiller jusqu’à nouvel ordre. Si elle se présente au palais, elle s’identifiera auprès des gardes qui sauront quoi faire en fonction.
- Bien, ma Dame. »

Sans attendre, l’oiseau noir décolle et disparaît dans le ciel à vive allure.

« Wuhan.
- 在!
- Envoie ma garde auprès de mon fils. Tu restes ici avec moi et Francis.
- Tout de suite, ma Dame. »

Inutile d’effrayer qui que ce soit avec trop de gardes après tout. Je ne risque pas grand chose à Chengdu désormais. Si c’est elle, cela annonce une jolie journée en perspective. Si ce n’est pas elle… Hé bien, j’ai hâte d’entendre ce que mes petits oiseaux me raconteront ce soir.

Bon sinon… Ce rapport impérial, où en étais-je ?

_______________________________
Les roses sont belles Signat10

"My thorns are sharp"



Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons et Dame de Chengdu


La Danseuse

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le Sam 17 Aoû 2019 - 23:05

Deux pieds au vide, battant une cadence silencieuse, accompagnant les récits du cours d’eau au sommet duquel la rêveuse s’attardait. Deux iris distraites, elle s’accaparait au reflet coulant à ses pieds à en imaginer ses absurdités. Un univers à l’envers, écho du monde dans lequel se trouvait Irelia et recelant d’aussi grandes merveilles que celles l’entourant. D’un soupir, elle chutait en arrière et s’écrasait devant le canvas qui ne changeait jamais. Au pied du ciel, elle s’autorisait un sourire avant d’écarter ses pieds du vide et reprendre le chemin de sa destination.

Enfouissant ses mains au plus profond de ses poches, elle s’invitait aux côtés de la tristesse alors que sa marche la guidait de l’autre côté du bau.

L’instant de gaîté, le plaisir des pas au travers d’une fresque nouvelle semblait s’éteindre aussi brusquement que le baisser d’un rideau. D’une navette quittant sa capitale au large d’un décor inconnu, Irelia ne se sentait plus aussi impressionné qu’à l’accoutumée.

Il y avait ces murailles gigantesque, couverte de cicatrices. Ses pas se guidaient sur les maillons d’une mémoire, encore vive, marquée des tracas d’un peuple fuyant les abords de la cité. Des champs infinis se proposaient à accueillir, une terre immonde et gorgée d’un carmin tenace. Au cœur de cette cité meurtrie, figé au sommet d’une rivière ayant vécu plus d’histoire que les contes d’un livre, elle n’avait à découvrir qu’une ville disparaissant et laissant quelque chose d’autre venir à elle.

- Humph…
Bloquée à ses pas, une bourrasque venait soulever sa chevelure relâchée et éparpillée quelques mèches à son visage. Deux yeux mornes épiaient le chantier devant lequel elle se trouvait, le palais du gouverneur à son bout et finalité de son voyage.

Le brouhaha se figeait à ses oreilles, bruit de pioche et de pelle dans une cacophonie insurmontable. Voici que le buste de la Danseuse s’élevait et se rabaissait avant qu’elle n’affronte les chantiers.Nonchalante, elle laissant son regard se perdre à la recherche d’une merveille toujours vivante au centre de cette excavation. Il n’y avait qu’agitation et une plume noire guidant ses intérêts, s’effaçant à un croassement similaire aux lyres de son frère grisonnant. D’une moue indifférente, Irelia échappait à cette distraction et s’en allait jusqu’au palais.

Loin de l’émerveillement qu’elle espérait s’accaparer, la rêveuse s’arrêtait aux pieds des marches de sa destination.

Une cadence monotone jusqu’aux portes de sa destination, elle franchissait chacun de ses pas telle une échappatoire à la monotonie jusqu’à être accueilli en son sommet. Garde par leur armure, la rêveuse se contentait de saluer par son parent avant d’être guidé aux dédales des couloirs.

Ouvrage d’un pays, bois lustré et toile jamais rencontré. Le visage de la rêveuse s’illuminait, affrontant les merveilles ou vestige à l’abri de ses murs, oubliant jusqu’à sa route en découvrant la fraîcheur d’une bourrasque et les senteurs d’un jardin en fleurs. C’est alors qu’un sourire naissait à ses traits et qu’une merveille s’offrait à elle, seule splendeur que la ville s’accordait à lui offrir depuis qu’elle d’y poser le pied. Il n’y avait que cette sensation, étouffante, d’un quadrillage trop parfait ayant étouffé la liberté de la nature.

- La Dame de Chengdu vous attend, je m’en vais vous annoncer.
- Ce n’est pas nécessaire, merci !

D’un geste de la main, la Danseuse saluait les gardes et s’avançait d’un pas leste jusqu’au pavillon ornant l’étang des jardins. Parfum de rosiers et parterres fleuris, il semblait qu’un patchwork indécis surplombait la marche des visiteurs en ses lieux. Un chemin s’insinuant jusqu’à sa destination et y découvrant un orchestre à trois membres. Dorénavant heureuse à cette vision, l’adolescente s’approchait et s’inclinait d’une brève salutation avant de se reprendre et croiser les bras.

Une dame aux apparences irréprochables, tendant à la perfection et dessinant ses imperfections. Un sourire surélevé à une extrémité, un pli indécis à sa robe, une ombre trop longue à ses paupières ou une gratte à ses ongles. Il y avant tant à exprimer que son esprit allait à s’obnubiler à la vision de l’un des compagnons, ne parvenant à compter les tâches aux vêtements du ventripotent. Irelia s’immobilisait un instant trop long jusqu’à ce que sa vision s’approche à l’hôte des lieux.

- Irelia Alishina, fille de Terpsychore et heureuse de vous rencontrer.
Un éclair de pensée, se frayant un chemin jusqu’à ses réflexes et qu’une nouvelle révérence s’invitait à sa posture. Invitant l’imagination des discussions en chemin à cette présentation.


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