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Le Chien noir

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le Mer 31 Juil 2019 - 14:07
Encore un pas… et puis un autre… et encore un autre… et encore ; Jack est retenu par le poids qui résiste au bout de sa chaine tendue. Ce satané sans-cœur en forme de coffre est imposant, suffisant pour que trois types puissent s'asseoir dessus en étant proche mais pas si serré que ça. Sans compter que la créature bouge, gigote et résiste lorsqu'on essaye de la tirer. Heureusement, la chaine est longue… entre quatre et cinq mètres ? Bof, un truc comme ça, l'intendant n'a pas d'outil de mesure sur lui mais ça ne change rien.
A chaque fois, c'est un peu plus rébarbatif… a chaque fois, c'est un peu plus la corvée… et à chaque fois, c'est un plus frustrant de devoir stopper son avancé.

Se saisissant de la chaine tendue à deux mains, les jambes fléchies, Jack tire ! Et une main après l'autre, ramène la chaine à lui en même temps que la sombre créature qu'il traine jusqu'à lui comme un boulet. Encore heureux que jusqu'ici, il y ait des "chemins" pour gravir la montagne à pieds, sans forcément avoir besoin d'escalader. Des petites vallées herbeuses, décorés d'oliviers et de quelques plateaux s'échappant des falaises abruptes. Le vent s'y engouffre, rafraichit vaguement et secoue tranquillement les plantes ; des ruisseaux jusqu'à des fleuves traversent la montagne.
Désireux de s'économiser pour son voyage qui risque de durer, l'intendant ne chasse pas et ne se nourrit que d'olives ou baies trouvés ici et là. Après le manque, de ne plus ni fumer ni boire de café… ? De manger si léger et de simplement boire ?

Ca semble l'aider. Et il faut se motiver, avancer à pas de fourmis ou à sauts de puces mais encore et toujours avancer. Pas besoin d'accélérer mais interdiction de ralentir. Un pas après l'autre, et encore un autre qui s'ensuit d'un énième ; il lui semble presque avoir les jambes en mode automatique. Encore un pas ! Et puis une autre, et encore un autre… et puis encore un ; Jack est retenu par le poids qui résiste au bout de sa chaine tendue.
A chaque fois, c'est un peu plus rébarbatif… a chaque fois, c'est un peu plus la corvée… et à chaque fois, c'est un plus frustrant de devoir stopper son avancé.

Jack se débarrasserait bien de ce sans-cœur comme il s'est débarrassé du reste de ses larbins mais non… pas moyen d'accomplir sa mission sans ce satané coffre sans fond.

Se saisissant de la chaine tendue à deux mains, les jambes fléchies, Jack tire ! Et une main après l'autre, ramène la chaine à lui en même temps que la sombre créature qu'il traine jusqu'à lui comme un boulet. Et la marche reprend, l'intendant de la garde noire soupirant d'en être réduit à l'état de bagnard. Un peu de forçat ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ? Encore un pas, et un autre, et encore un autre, et ainsi de suite jusqu'à ce Jack soit retenu par le poids qui résiste au bout de sa chaine tendue.
A chaque fois, le temps lui parait plus court entre chaque moment où la chaine se tend et chaque moment où il doit ramener le collecteur à lui.

Est-ce que ça l'agace au point de raccourcir le temps entre chaque tirage de sans-cœur ? Ou bien est-ce que, malgré lui, son rythme de croisière accélère ?

Se saisissant de la chaine tendue à deux mains, les jambes fléchies, Jack tire ! Et cette fois-ci, y met toute sa force, grognant d'agacement dans son action, réussissant d'un tour de force à ramener le Collecteur jusqu'à ses pieds d'une traite.

Et la marche reprend, jusqu'à ce fameux moment où Jack doit, de nouveau, ramener le collecteur à lui. Six fois plus tard, Jack se saisit de la chaine tendue à deux mains, les jambes fléchies et tire de toute ses forces, particulièrement motivé, en lâchant un cri de karatéka !
Malgré la fatigue, de sentir ses muscles lourds, pleins et raides… six fois plus tard, le collecteur n'arrive pas jusqu'à ses pieds mais un ou deux mètres plus loin.

Quatorze fois plus tard ! Jack en a marre de tirer ce machin partout avec lui et bricolant avec la chaine, l'accroche à son dos comme un sac à dos. Le poids est lourd à son corps… avant d'avancer, Jack cherche la bonne posture… que son torse tout entier, que ses jambes, que son corps d'un effort uni porte le sans-cœur. La marche reprend, d'autant plus pénible mais… sans les interruptions à répétition… et c'est plus rapide. Ne serait-ce que parce que la répétitive corvée n'est plus, faisant Jack grandement apprécier de marcher sans discontinuer.
Le soleil semble pas loin de se coucher… mais même après avoir dépassé Thèbes et le Colisée de l'Olympe, rendu bien haut, Jack n'est pas encore rendue au Domaine des Dieux.

Puis là… plus de chemin… simplement des falaises, des rocheuses… quelques plateaux, à peine des bouts de pâturages où poussent quelques arbres ; c'est l'heure de devoir escalader.

« Tu vas enfin me servir, grosse andouille. » Lâche Jack dans un sourire caustique, reposant le sans-cœur à terre.

La chaine tendue, Jack tire sur la chaine en tournant sur lui-même comme pour un lancer de poids aux Jeux Olympiques… et après avoir bien tournoyé, envoit le Collecteur en l'air sans lâcher la chaine ! La créature s'enroule plusieurs fois autour d'un arbre avant de se caler, coincé entre deux rochers.
Ne reste plus qu'à se hisser à la chaine et recommencer… deux, trois fois… la septième manque pourtant de le tuer.

Les pieds à même la roche, se hissant de ses bras le long de chaine, voilà que le Collecteur révèle ne pas être si bien calé que ça ! A force de bouger et gigoter, aux trois-quarts de la montée, le sans-cœur chute dans le vide… un moment perdu sans appui, le Chien Noir se retrouve à se retenir à la paroi de rocheuses d'une main, vaguement aidé de ses pieds sur des appuis qui s'effrite déjà.
L'autre mains, au bout d'un bras tendu, retient la chaine tendue d'un sans-cœur qui se balance dans le vide. Et qui refuse de rester calme, s'agitant comme pour sciemment aggraver le calvaire de Jack.

« Si tu savais comme c'est tentant de juste te laisser tomber et continuer sans toi… saleté va ! »

Jack ose lâcher sa main qui le retient à la paroi et se saisir de la chaine à deux mains ; son corps bascule en arrière, la roche s'effrite sous pieds et explose carrément au moment d'une impulsion ! En l'air, tourbillonnant d'une vrille, le coalisé envoit son sans-cœur dans les hauteurs ! La chaine s'enroule autour d'un olivier qui parait peiné à supporter le poids et Jack se dépêche de gravir ce qu'il lui reste.
La nuit tombe, quasiment, on la voit arriver alors que la course quotidienne d'Apollon touche à sa fin… encore quelques pas… et quand la nuit sera définitivement tombé, Jack s'assoira le dos droit et bras croisés sur le collecteur.

Juste à se concentrer sur sa récupération, en espérant que rien ne vienne le déranger. Juste avant, Jack s'offre de manger une olive qui traine dans sa poche.
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