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La Danseuse

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le Ven 24 Mai 2019 - 13:05

Prônant au-devant d’un nouvel observatoire, la rêveuse se découvrait les pieds dans le vide en observant les maisons brodant la rue de leur taille. Aujourd’hui, plus qu’hier, elle apprenait le changement de son déménagement.

La tête à l’encadrement, le regard d’Irelia refusait de se perdre à la myriade de passant.

Il n’y avait que deux iris, figé au regard et rivé au Sommet des Arts. Les cloches résonnaient au loin, accompagnées de carillon et cessaient leur tambourinement au treizième coup. Voici qu’un souffle se guidait au travers de ses lèvres, accompagnant l’ennui, rappelant les obligations qui lui incombaient désormais.

- Tu ne comptes pas t’y rendre habiller comme ça.
- Je n’ai pas envie d’y aller.

Le grincement d’un plancher, régulier, singulier à l’empreinte que pouvait abandonner quiconque à l’entrée de cette pièce. Au mouvement de sa tête, la chevelure de la jeune fille chutait et se perdait à ses reins tel le voile s’échappant à sa vue. Airi s’approchait et allait prendre place au pied de son nouveau lit, unique objet indiquant l’utilité de l’endroit.

Irelia refusait toujours de l’appeler « sa » chambre, elle ne se l’était pas encore approprié.

- Pourtant, tu iras.
- Non.
- Et pourquoi ça ?

Relevant ses genoux à sa poitrine, l’adolescente s’immobilisait à la position des talons sur l’appui de fenêtre, refermant ses bras à ses jambes.

- Irelia ?
- Ce n’est pas facile.
- Seulement parce que tu veux que ce soit compliqué.
- Disons que… Bon...[/color]

Appuyant dorénavant sa tête sur ses genoux, la Danseuse fermait ses yeux.

- Est-ce que c’est juste ? Il y a un mois, j’avais envie de venir ici et d’étudier, d’apprendre et peut-être devenir consule. Oui, c’est sympa d’avoir été choisie par une Muse. Mais… Maman, j’ai jamais demandé à ce que quelqu’un meurt pour ça. Aujourd’hui, j’ai pas envie de me rendre à cet enterrement et d’entendre des réflexions.
- Tu crois qu’ils auront quoi que ce soit à te redire ?
- Évidemment. Genesis a été vague sur ce sujet mais il m’a clairement fait comprendre que Rivy est morte parce qu’une muse m’a nommée à prendre sa place. Tu veux que j’apprenne à vivre avec ça, que ce que j’ai eu envie de faire est la raison de la mort de cette femme dont j’ignore tout ?

Au flot de ses paroles, l’adolescente se retournait pour finalement être face au regard de sa mère. Airi était toujours la même. Calme, rassemblant ses idées avant de parler à son tour.

- Tu es égoïste, Irelia.
- De quoi ?!
- Nous parlons de l’enterrement d’une personne auquel tu dois te rendre et ça fait cinq minutes que tu ne parles que de « toi ».

Lentement, les épaules de l’adolescent s’abaissaient en cadence avec à coup de sa respiration. Airi, elle, venait de se lever, les traits sévères comme Irelia les connaissaient si peu.

- Quelqu’un est décédé, c’est ainsi que va la vie et c’est aujourd’hui à toi de t’accaparer son héritage. Au lieu de ça, ma fille est occupée à se plaindre et à s’inventer des excuses.
- C’est faux, tu sais que…
- Ce que je sais, c’est que tu vas enfiler des vêtements convenables et se rendre à cet enterrement. Tu seras désolé auprès des amis de cette dame, tu porteras le deuil et tu arrêteras d’imaginer que l’univers tourne autour de toi.
- Mais… Bien…
- Et tu ne feras pas cette tête bien longtemps, je te le garantis.

Bras tendu, Irelia observait sa mère s’en aller de la pièce et claquer la porte à sa sortie. Soupirant de plus belle, la Danseuse allait se perdre à la fenêtre en accaparant son visage des traits les plus tirés qu’elle avait en sa connaissance. Voici qu’un nouveau carillonnement parvenait à ses oreilles. Le temps manquait et l’éventail de ses choix avec. Râlant, l’adolescente s’approchait de son lit avant de s’y affaler et distinguer la tenue que sa mère avait abandonnée derrière.

Une robe noire sans apparat, d’une coupe et d’une ligne simple et se stoppant à hauteur de genou. Le vent soufflait en ce début de printemps, elle s’accommodait un chandail à l’opposé chromique de sa tenue.

La tristesse d’une couleur unie, elle en venait à s’harmoniser avec le deuil qu’elle devrait porter. S’habillant aussi vite qu’elle n’avait enlevé ses vêtements, Irelia franchissait le pas de sa porte d’une traite en se souciant à ne croiser personne chez elle. La rêveuse, boudeuse, en avait assez des paroles de l’un ou de l’autre. Au creux de sa main brillait déjà l’éclat d’une clé dont elle n’avait encore découvert la serrure.

Guidant la Danseuse à levé la tête, le son des cloches lui rappelant son retard se faisaient entendre. Épuisée, elle réajustait son gilet et s’invitait au creux du jardin au travers d’une colonne d’inviter.

Elle aurait été d’autant plus idiote de croire être l’unique à se rendre au dernier moment de sa grande sœur, était-elle autorisée de la nommer ainsi. L’adolescente n’imaginait aucun autre terme afin de l’interpeler ainsi. Fils et Fille de Muse s’apparentaient à une famille et en ce jour, Irelia concluait le chapitre de son aîné afin d’y prendre sa place. En un battement de cils et d’un souvenir qu’elle n’aimait pas conserver, elle se rappelait des paroles de sa mère et tentait à l’absolu de léguer ces pensées et paroles à Rivy.

Un échec, à ne point en croire.

Au centre de cette cohorte silencieuse, guidant une mèche rebelle à joindre la masse, les iris contraires de la rêveuse s’accaparaient à découvrir cet endroit qu’elle désirait dorénavant à éviter.

Le lieu d’un repos que tant cherchait à aspirer, ornée de stèle dont la grandeur semblait s’accaparer le nom de son possesseur. Il y avait une simple dalle, recouverte de quelques lierres fleuris, dont la gravure attestait de rare passant venant se recueillir. Elle pouvait y lire un nom simple, « Nanaki », le tout dénuer d’une épitaphe et dernière trace de son passage.

Au côté de celle-ci, une pierre sur le sol couché et tout aussi rustique que sa voisine. « Joker » reposait ici.

Tournant le regard, elle découvrait une tombe plus imposante, une croix régnant au sommet de celle-ci et s’accueillant aux trop nombreuses fioritures. Pierre sculpté, lettre d’or, représentation. Au gré de ses pas, elle ne trouva que le temps de lire un nom éparpillé au coeur de paragraphe. « Claude Frollo » reposait sous l’ombre de ce symbole.

Lors de l’invitation offerte par Genesis, la jeune fille ne s’attendait pas à découvrir tant de stèle ou de marque au passage de vie d’enfant de Muse. Ici, pendant que la colonne se divisait, elle découvrait une tombe tant différente que le reste. Presque belle, décoré d’objet fantaisiste pour illuminer la mention de « Clopin ». Elle reconnaissait une fonction, ou un mot qui transparaissait et elle comprenait qu’il était le prédécesseur de son Poète.

Le temps manquait alors que tous semblaient s’apprêtait au début de la cérémonie. Et pourtant, le regard de l’adolescente se perdait d’un nom à un autre au-devant de cette fraternité qu’elle découvrait sur le moment.

« Kuchi », « Axio », « Brook », « Baralaï », « Ézéchiel », « Learn », « Firion », « Garami », « Elise », « Mukashi », « Vyce ». Y en avait-il d’autres ? Elle ne pouvait encore répondre à cette question, l’attention d’Irelia se faisait déjà happer alors qu’elle découvrait la nouvelle sépulture que l’endroit s’apprêtait à accueillir.

- Etro. Toi qui sais, toi qui vois.
Irelia découvrait la place sur cette étrange scène. Du moins, c’était le ressentiment qui s’accompagnait à ses songes.

Il y avait autant de vivant que de mort.

Un prêtre dont elle ignorait jusqu’à son symbole récitait ses vers, des paroles à l’esprit. Le public s’endeuillait au silence. Il y avait des femmes dont elle ignorait le nom, des hommes qui semblaient d’un charme sans ce masque qu’il portait en ce jour et Genesis prônait au côté de sa femme. Elle se nommait Mizore, de ce qu’elle comprenait.

Au reflet du soleil en son déclin, l’ambiance s’irradiait d’une chaleur contraire à l’évènement. L’adolescente, reste aux abois devant ce spectacle. Il semblait que la nature elle-même venait à ce dernier sacrement.

Rivy était devant elle, cette sœur qu’elle ne connaîtrait jamais.

Elle ne portait pas de chaussure à ses pieds.

Le père récitait, le public se taisait, Irelia pensait. Quelque chose en elle, une pensée, germait. Pourquoi n’avait-elle pas eu l’honneur de la croiser. Elle était devenu la Danseuse et ignorait ce que cela impliquait. La rêveuse devenait maintenant le jouet de l’attention d’une muse qui en avait aimé d’autres avant elle.

Irelia aurait voulu aimer Rivy, elle aimerait aimer son héritière avant de partir à son tour.

- Veille, Etro, de ton regard protecteur, sur le chemin d’or qui la mènera de son dernier sommeil au repos. Salue-la, pardonne-lui ses malheureux de ses actes, et défend-la de se perdre sur le chemin de l’âme.
Une corde se pinçait alors, vibrant sous le crissement d’un archet, les tambourins clinquait ensuite, une musique s’élevait dans les airs. Loin des sons d’orgue des cathédrales, à l’écart des ballades de San Fransokyo, entraînant un rythme qu’elle ne s’attendait pas à entendre.

- De chacun tu te souviens, et jamais tu n’oublies.
Elle détournait le regard, observant une troupe à l’ombre d’un muret du cimetière. Les pierres blanches brillaient, éclairant les musiciens et dévoilant les bijoux et atouts qu’il décrivait.

Des Gitans, jouant le son de leur peuple, enivrant la scène d’un réconfort nouveau.

Quelques-uns souriaient, animé par cette passion grandissante. Même le Porte-Parole semblait apprécier, Irelia restait muette à cette invitation discrète. Les paroles de l’homme de foi se taisaient, le prêtre d’Etro s’écartait et laissait quelques femmes s’avancer pour aider la danseuse à rejoindre la terre de cet endroit qui était désormais sien.

Une tombe de plus à cet endroit, « Rivy Pikina » se reposait auprès de sa famille.

La rêveuse aurait tant voulu dire quelque chose, une note à son attention. Pourquoi ferait-elle cela. Irelia observait le corps rejoindre la terre et une étrange festivité commencer. Le symbole de la tortue, ses paroles, les intentions ? La jeune fille ne comprenait pas et ne cherchait pas à s’y attarder.

Une peine, une angoisse naissait en elle alors que dorénavant, elle devenait unique fille de Terpsychore.

Joignant ses deux mains au pied de la sépulture, Irelia y resta sans rien n’y dire. Ignorant l’agitation autour d’elle pendant qu’elle s’attardait sur quelques lettres à la pierre. L’un de ses iris se décalait, guidant un regard malaisé jusqu’à la terre meuble à côté de la place de Rivy. Il y aura, au pied du Sommet des Arts, une place à laquelle son nom sera noté.

Dans un soupir indistinct, la Danseuse récupérait la clé qu’elle observait de longues secondes avant de faire demi-tour et quitter cet endroit en direction d’un second.




Dernière édition par Irelia Alishina le Jeu 20 Juin 2019 - 16:36, édité 1 fois
Le Tragédien

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le Ven 24 Mai 2019 - 20:33
Mission accomplie.

Alors là, bon, j'ai vraiment adoré. Super. J'ai rien à redire. Vraiment... Aucune critique, c'est un bon rp.

Y a pas mal de moments que j'ai trouvé vraiment super. Allez... trois principalement.

1) Le fait de regarder les différentes tombes des fils de Muses, dans une ambiance très bien décrite, c'était vraiment très bien jouée. J'ai trouvé ça beau. Pour être sincère, toutes les interprétations que tu as citées ne sont pas prises en compte ^^. Genre Garami, Learn... Ca ne coute rien, tu me diras, ce sont des inventés, mais le truc c'est que irp, si deux fois par an, un fils de muse mort parce qu'il a échoué... wala, la mauvaise réputation que se taperait le Consulat. Et voilà, démonter la réput' du Consulat juste parce que des personnes restent pas sur le forum, voilà. Mais bon, sinon impeccable. Je note l'oubli, intéressant au demeurant, de Jaky, consul de la comédie après le Joker si je ne m'abuse ^^. Son interprétation est canon, et même assez importante puisque, même si y a peu de rps qui sont faits... Jaky est l'une des raisons de la haine du Consulat envers Grell Sutcliff, déserteur du Sanctum. Bref ^^. Natalia, la fille de la Comédie suivante aura un regard assez intéressant sur son art puisqu'elle subira le fait de succéder à deux énormes cinglés à son poste.

2) La fin est vraiment bien. Bon pour le coup, c'est curieux venant d'une meuf aussi jeune qu'Irélia, mais c'est vrai que quand on voit tous ces noms, on se dit "Quand est-ce que je vais les rejoindre, moi ?"

3) De manière générale, le début avec la discussion avec sa mère qui met un peu en emphase ce dont je t'avais parlé, le fait qu'il manquait dans ton précédent rp des pensées sur... le fait d'arriver au Consulat dans de telles circonstances.

Enfin voilà ! Bien !

Mission accomplie. Je me rends compte que j'aurais du noter la dernière mission de Huayan facile, j'ai fait une petite erreur.

Facile : 12 xp, 120 munnies, 2 PS en psychisme et 1 PS bonus en dex.
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