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Matriarche Écarlate

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le Lun 6 Mai 2019 - 9:02
J’ai à peine dormi cette nuit.

Le coq n’a pas encore chanté que je suis déjà debout, maquillée et habillée. J’ai quitté la chambre conjugale pour rejoindre mon fils. D’un murmure, je congédie la nourrice qui veille sur lui pour être seule avec lui.

Mon fils. Je caresse doucement sa petite joue blanche comme la Lune avec un doigt. Il sera encore plus beau dans quelques années. J’ai hâte de le voir grandir. Qu’il puisse m’appeler « maman ». Il a mon visage je trouve, mais il a les yeux de son père. C’est incroyable d’avoir une telle ressemblance. Un jour, tu seras au-dessus de moi et tu honoreras nos ancêtres Yue. Avec tes futurs cousins Song, vous irez loin.

Un léger grincement me fait lever les yeux vers la porte. Haojun est là. Il me sourit et me fait signe de sortir pour lui parler. Je me redresse silencieusement et quitte la pièce, laissant la nourrice retourner à son travail de veille.


« Anxieuse ? »

Comment ne pas l’être ? Au prochain crépuscule je devrais aller voir cette satanée prêtresse… Et certainement quelques-uns de ses attardés de larbins pour discuter de je-ne-sais-quoi. Enfin, si. Je sais. Elle va probablement essayer de me convaincre par les mots ou la force de ne plus les embêter.

Certes, j’ai eu quelques nouvelles du gouverneur : Yijun est rentré à la nuit tombée. Il a confirmé l’annonce des corbeaux : il s’est enfui de la ville. Il a tenté de le courser mais en vain, il n’était pas sans escorte le bougre.


« Je me demande si la fuite du gouverneur n’est pas liée avec Jiawei … C’est tout de même étonnant qu’il parte de Chengdu et que le lendemain, cette sorcière me demande de la rencontrer dans un lieu discret.
- C’est vrai que les faits sont si proches qu’il est difficile de ne pas imaginer un lien entre les deux.
- Wen Jing n’aurait pas dû le menacer si directement. Mon plan était presque parfait, il ne fallait que patienter encore un peu.
- Je suis sûr que tu arriveras à tirer parti de la situation. Tu sais t’adapter. » me rassure t-il.

Oui, je sais m’adapter. J’aurai préféré ne jamais devenir « adaptable », mais la vie en a décidé autrement malheureusement. Il va falloir faire avec les récentes déconvenues et nous frayer un chemin hors de tout ce bazar.


« Tu m’accompagneras ce soir. Je ne veux pas y aller seul. Yijun viendra aussi avec nous.
- Pourquoi ne pas prendre Francis ou Harch avec toi au lieu de ce jeune homme ? Tu lui fais moins confiance que les autres non ?
- En effet.
- Alors pourquoi ?
- Jiawei tente peut-être de faire un piège. Ce pourquoi nous irons à sa rencontre. Francis, Harch et mes gardes personnelles resteront ici pour protéger notre fils. Comme tu l’as dit toi-même, j’ai confiance en eux. Et ils sauront gagner suffisamment de temps s'il y a un souci.
- Je comprends. »

Reste à expliquer ma décision à Francis. J’imagine déjà la scène qu’il va nous faire.

Pendant ces quelques heures qui nous séparent de l’arrivée du soleil, nous nous câlinons dans notre chambre. Quelque chose nous pousse à partager ce moment de calme. J’ai beau avoir confiance en mes pouvoirs, Jiawei est redoutable. Ce n’est pas une simple ecclésiastique de second rang. Ce qui est d’ailleurs en soi assez inquiétant car cela veut dire qu’elle a quelqu’un de plus puissant au-dessus d’elle.


« Ça va aller, Huayan. Ça va aller. » murmure t-il à mon oreille.

Espérons-le, oui.


« Voici donc comment nous allons procéder. Des questions ? » demandé-je à la petite assemblée silencieuse réveillée à l’aube.

Xupeng acquiesce silencieusement, Harch fait une tête… Habituelle. Francis lui, fait clairement sa boudeuse. Il faut mettre au clair les choses.


« Francis, dans mon bureau. Les autres, retourner à vos activités et soyez prêts pour ce soir. »

Tous s’exécutent. Haojun et Xupeng me lancent un regard interrogateur quant à Francis qui n’a pas l’air très content. Je leur fais signe d’y aller. Je commence à connaître l’animal depuis le temps, cela devrait aller.

Nous quittons la pièce et rejoignons mon bureau. Plus petit mais plus privé. Il attend patiemment que je referme la porte pour commencer à se plaindre.


« Nan mais vous délirez Madame Song ou quoi ?! Vous prenez une espèce de jeune puceau sorti de nulle part pour vous accompagner à une rencontre avec l’aut’ pétasse-là et moi je reste à la maison ?! Vous m’avez pris pour une bonne femme ou quoi ?! C’est pas parce que ma masse musculaire a fondu au niveau des pectoraux que j’ai perdu mes couilles sauf votre respect ! J’ai tué plus de connards dans ma vie que ce petit con à ce que je sache ! C’est une mise au placard, c’est ça ? Vous allez me foutre uniquement à la formation comme ces enculés de la Shinra ? Ah mais moi je dis non Madame, ça ne va pas se passer ainsi !
- Francis.
- Parce que moi vot’ Yijun-là, je le prends dans la cour, avec son armure, son épée et sa belle gueule, à mains nues je me le fais et en plus j’ai le temps de faire une manucure à Xupeng ! Pareil pour votre connasse de prêtresse-là, si elle fait la mariole : TAC ! Je la prends, je la casse en deux, je la plie et on peut rentrer pour le dîner les mains dans les poches wesh !
- Francis.
- J’ai toujours été un homme d’action : ma vie c’est la gloire du combat – et le cul-, je vais pas garder la baraque pendant l’autre puceau va taper du connard sectaire ! Je m’en fais dix les yeux fermés-là. Que l’aut’ je suis sûr que déjà deux il en peut plus, il est fatigué et il veut des jours de RTT ! Surtout que le gars est putain de douteux depuis un moment et puis…
- Francis !
- Hein ? Quoi ? »

Je le regarde les bras croisés, l’air embêté par son comportement que je comprends, certes, mais il faut qu’il voit plus loin et voit ce que je souhaite faire en réalité.

« Francis. Bien entendu que je te fais bien plus confiance. Cependant, tu te méprends sur la raison pour laquelle je t’affecte cette tâche de défense plutôt d’attaque. Je dois protéger ce qui est le plus important pour moi.
- Bah justement faut que je vienne avec vous alors ! Vot’ mari, il est beau et tout, sauf votre respect, mais j’ai peur que ce soit pas assez contre l’autre connasse si elle amène du monde en scred.
- Le plus important, ce n’est pas moi ou mon mari, Francis.
- Bah c’est quoi alors ? La baraque ? Ça se reconstruit vous savez ce genre de choses…
- Mon fils, Francis. Mon fils. Si je mets mes meilleurs alliés ici, ce n’est pas pour protéger les jardins, mais mon fils. Si Jiawei tente de faire pression sur moi, elle sera beaucoup plus forte si mon enfant est en danger de mort ou pris en otage. Si Haojun et moi mourrons, au moins Yue restera en vie lui.
- Ah putain ouais j’avais pas compris…
- Toujours dérangé par la mission ?
- Non, non… Désolé chef j’avais pas compris. Je garderai les portes, c’est pas aujourd’hui que votre fils aura des problèmes, croyez-moi sur parole.
- Je te crois Francis, c’est pourquoi je te confie cette tâche extrêmement importante pour moi. »

Ce n’est clairement pas dans mes habitudes, mais à l’abri des regards je me permets un geste fraternel exceptionnel envers cet homme devenu avec les temps plus un ami qu’un simple allié : une petite tape sur l’épaule légèrement hésitante. Un geste fort qu’il saura apprécier à sa juste valeur.

Il quitte mon bureau avec un léger sourire tandis que je me mets à répondre à des courriers. Les choses avancent dans le bon comme dans le moment… Mais au moins elles bougent. Nous faisons exprès de faire comme si de rien n’était. Toute la journée, chacun s’attèle à ses tâches. Harch reste enfermé dans ses quartiers, mangeant très peu de nourriture et passant le plus clair de son temps à trouver des méthodes pour calmer ses ardeurs ; Francis entraîne les soldats et embête Xupeng qui lui s’occupe de gérer la maison et les serviteurs. Haojun reste toujours près de moi mais fait en sorte de se faire voir par nos gens pour rappeler qu’il existe malgré ses absences longues et répétées. Yijun lui traîne un peu avec les gardes puis dans les jardins, notamment avec le petit Noah.

Alors que le soleil commence à descendre dans le ciel. Je commence à me préparer psychologiquement. C’est une rencontre qui normalement ne devrait pas nous pousser à l’affrontement, c’est une négociation. Malgré tout, cela peut aussi être un piège pour m’attirer loin de mon manoir et de mes alliés pour m’éliminer une bonne fois pour toute.

Lorsque l’heure approche, Haojun, moi et Yijun partons en direction du bosquet mentionné par Jiawei Dajisi. Notre chevauchée se fait normalement, nous ne cherchons pas à attirer l’attention de quiconque. Nous pénétrons dans les bois, peu rassurés et sur nos gardes. Le ciel nous indiquant l’heure du rendez-vous avec ses couleurs flamboyantes caractéristiques du crépuscule.

Nous accrochons les rennes de nos montures à des arbres puis nous continuons à pied. La tension monte au fur et à mesure que nous approchons du lieu de rencontre. Nos armes ne sont pas dégainées, mais c’est tout comme. Mon esprit ressent la présence de Jiawei. Elle est vraiment ici.

Nous finissons par la trouver. Elle est debout, au milieu des arbres, affichant un sourire accueillant. Elle est seule. Je fais signe à mon mari et Yijun de rester où ils sont et je m’avance vers elle.


« Nous nous rencontrons à nouveau, Dame Song Huayan ! Quel plaisir de vous revoir. Vous avez beaucoup progressé depuis notre dernière réunion. Toutes mes félicitations. » me lance t-elle.

« Vous me pardonnerez d’avoir amené cette petite escorte avec moi, je n’étais pas exactement sûre de vos intentions avec cette rencontre dans les bois. » répondis-je, le ton taquin.

Me voici face à elle. Nous sommes toutes les deux habillées en blanc. Deux femmes, l’une jeune, belle et tentant de tisser son destin du mieux qu’elle peut ; l’autre plus âgée, petite et dévouée à forger les vies des autres. On se toise du regard un moment.


« Pourquoi demander à me rencontrer maintenant ? Vous souhaitez me remercier pour avoir débarrassé la ville de vos amis ? »

Elle sourit de nouveau, manifestement, je n’ai pas raison sur ce coup-ci.

« C’est déjà trop tard, Huayan. Vous ne faîtes que retarder l’inévitable. La Paix sur ce monde et les autres viendra en temps et en heure, mais elle viendra. Votre quête contre mes « amis » s’inscrit dans notre lutte, ce n’est pas cela qui nous arrêtera.
- Alors vous êtes simplement ici pour tenter de me faire oublier la faiblesse de vos hommes ?
- Bien sûr que non. »

Elle se met à marcher un instant sur sa droite, elle ne me quitte pas du regard.

« Le gouverneur a fui la ville. Vous avez ignoré les nombreux rapports qui faisaient état d’une recrudescence de bandits dans la région, n’est-ce pas ? Vous savez de quoi je parle, Huayan. Comment réagisseriez-vous si je vous disais que ce ne sont pas vraiment des bandits ? Des alliés, des mercenaires, des bandits recrutés à la pelle, même des pirates du sud. Une petite armée qui pourrait atteindre très facilement les portes de votre ville.
- C’est un non-sens complet. Jamais vous n’auriez les moyens de tromper les autorités impériales avec votre attaque. Attaquez l’Empire est un acte de trahison lourd de conséquences. Votre rébellion sera matée et vous serez exécutée par les gardes impériaux. »

Comment ose-t-elle ? Mener un acte de trahison envers l’Empire ? C’est inacceptable. Cette organisation est dangereuse pour la paix et la prospérité du pays. Il faudra y mettre un terme définitivement.
Elle pouffe légèrement de rire.


« Nous sommes bien loin de la capitale, Huayan. Le temps que l’Empereur soit au courant de l’attaque, nous aurons déjà repris la ville.
- Et les garnisons de l’armée dans les villes voisines ne verront rien bien sûr ?
- Vous savez, il est facile de corrompre les hommes faibles. L’argent aura suffi pour le Duc du Sichuan. Il vous accusera de rébellion et l’histoire se souviendra de vous et de votre famille comme des traîtres. Vos tombes seront détruites, vos corps mutilés et votre famille déshonorée pour des siècles.
- Comment osez-vous ? Vous pensez que l’administration croira vos faits avec le Gouverneur en fuite ?
- En effet. C’est un événement des plus fâcheux… Pour vous. »

Elle se tourne en direction d’un arbre. Je suis son regard. Le gouverneur sort de derrière l’arbre, l’air tendu et grave.

« Qu’est-ce que …
- Il a su trouver du réconfort dans les bras de ses anciens ennemis, Huayan. L’empressement de votre allié vous a causé bien plus de torts que vous ne l’imaginez. C’est fini pour vous. »

Quelque chose cloche. Elle me provoque volontairement. C’est étrange qu’elle me convoque à une rencontre pour faire cela, ce n’est pas sa méthode habituelle. Elle doit chercher à me rabaisser pour faire quelque chose.

Je ne rentre pas dans son jeu et malgré la surprise de voir le gouverneur ici, à quelques mètres, je reste concentrée sur elle et ses mouvements.


« Vous m’avez donc fait venir uniquement pour vous moquer de moi ?
- L’heure est tardive, vos efforts vains Huayan. Malgré vos grands talents vous n’avez pas su voir ce qui filait sous votre nez. Il est grand temps de mettre vos compétences à profit d’une cause bien plus noble. D’une cause plus juste. »

En disant cela, le gouverneur commence à reculer et après un instant où il semble attendre l’approbation de Jiawei, qui lui confie d’un geste de la main, il se retire. Il ne s’échappera pas aussi facilement une seconde fois.

« Attrapez-le. Maintenant ! » lancé-je à mes deux accompagnateurs.

Haojun et Yijun partent ensemble. Le gouverneur s’enfuit en courant poursuivi par les deux hommes. Il ne pourra pas courir assez longtemps. Ils vont l’attraper et le plan de la vieille chouette tombera à l’eau.


« Huayan. Mettons fin à cette rivalité qui n’a pas lieu d’être. Ensemble, nous pourrions accomplir de grandes choses. Ensemble, nous pourrions mettre fin à tant de souffrances et de malheurs. Ensemble, nous pourrions apporter la Paix et la Prospérité à ce monde ! Et bien plus encore. » dit-elle, enthousiaste.

Cela me semble être un discours tellement faux, tellement utopique. Elle et ses gens sont mauvais, quelque soit leur intention. J’ai déjà pactisé avec un être maléfique, je ne le referai pas une fois de plus.


« Votre armée de pacotille n’y fera rien, Jiawei. Je refuse de servir vos sinistres objectifs.
- Vous avez déjà perdu cette bataille. Soyez intelligente et faite comme le gouverneur : Joignez-vous à nous… Votre mari n’attrapera jamais le fuyard. Ce serait plus sage de prendre une bonne décision maintenant, mon amie. »

Nous marchons en cercle, chacune opposée à l’autre. Je la toise du regard : elle est puissante, mais je le suis aussi. Elle ne m’impressionne pas. Je ne me rangerai pas de son côté et Haojun aura le gouverneur, ce n’est qu’une question de minutes.

« Dites-moi, « amie »… Quel fut le jour où la grande prêtresse Jiawei a perdu la raison… Pour la stupidité ? » lancé-je, insolente.

La réponse ne se fit pas atteindre.


« AH ! » crie t-elle alors qu’elle me projette dans les airs d’un geste de la main.

J’atterris par terre et fait quelques petites roulades. Je relève la tête et fait de même contre elle. Elle voltige pour s’écraser à côté d’un arbre. Elle m’envoie en retour des morceaux de bois et des cailloux que je pare.

Elle profite du fait que mon attention soit portée sur les projectiles pour me pousser par le ventre en direction d’un rocher non loin de là. Je me cogne contre la roche au niveau des côtes, c’est douloureux.


« Satanée sorcière… »

Elle se rapproche de moi rapidement. Je tends la main vers elle pour la renvoyer d’où elle vient. Nos robes blanches à être souillées et déchirées à certains endroits à cause des impacts ou des éclats de bois que nous prenons.

Nous nous envoyons dans les airs, on s’écrase au sol, contre des arbres ou des rochers. Les simples poussées de l’esprit laissent vite place à des pouvoirs plus élaborés. Je tente de pénétrer son esprit pour l’affaiblir, elle fait de même. Si bien qu’à un point nous sommes à genou l’une face à l’autre.

Dans un geste tactique, je tends ma main gauche vers elle et lance un sort d’éclair. Elle fait de même. Nos sorts se rencontrent et s’affrontent. C’est douloureux.


« Vous ne pouvez gagner ce combat, Huayan ! Abandonnez et joignez-vous à moi !
- Jamais ! »

Le sort de Jiawei devient subitement plus violent, en un instant mon sort disparaît et je suis foudroyée de plein fouet par l’attaque magique. Je suis repoussée de plusieurs mètres, au milieu du bosquet.

« Jamais… »

« JAMAIS ! »

Je me redresse et met toutes mes forces dans une ultime poussée. Avec assez de force, je pourrai la projeter pour l’empaler sur un arbre derrière elle. Elle s’oppose en poussant également dans ma direction. Bien vite, les effets de cette combinaison psychique a pour conséquence de faire voler des débris d’un côté comme de l’autre. L’herbe est plaquée au sol comme si une tempête s’acharnait sur elle tandis que tout le reste de la végétation s’agite autour de nous.

« Pas aussi puissante comme cela, « amie » n’est-ce pas ?
- Vous ne faîtes que retarder l’inévitable. Vous survivrez peut-être mais… Votre mari j’en doute ! »

Quoi ? Comment ça ?

Avant d’y penser plus que cela, Jiawei profite de ma déconcentration soudaine pour renvoyer le sort en ma direction. Une violente rafale télékinésique s’abat sur moi et m’écrase au sol. Je suis à sa merci. Elle commence à me torturer l’esprit.


« Non, non ! » crié-je.

C’est comme si on plantait de petites aiguilles dans ma tête et mon âme… C’est atroce… Arrêtez, arrêtez ! Je dois… Ah… Trouver une solution…


« Je vous ai proposé de m’aider…dit-elle tout en s’approchant de moi, elle est fatiguée je le sens dans sa voix, mais vous ! VOUS ! Vous avez préféré la voie de la souffrance ! »

D’un geste, elle m’envoie voler en direction du ciel avant de subitement me rabattre contre le sol. L’attaque est si violente que j’en perds connaissance après l’impact : le noir total.

Je ne sais pas combien de temps je reste inconsciente.

Lorsque je rouvre les yeux. Il y a de la neige sur ma main. Plus ma vision se précise, plus j’aperçois un fin manteau neigeux sur le sol, tout autour de moi. Je me redresse et frotte mes vêtements pour faire tomber les flocons.

La nature est morte, c’est l’hiver. Tout est blanc. Tout est pur. Mais tout est mort.

Je regarde autour de moi, prête à reprendre le combat contre Jiawei. Sauf qu’elle n’est plus là. Il n’y a personne. Qu’est-ce que c’est que cette nouvelle manigance ? Serait-ce encore un tour de la vieille chouette ? Ou ai-je perdue la raison ?

Une bise glaciale mais apaisante vient m’enserrer. Je ressens plus de calme et de sérénité… De l’affection même.


« Huayan. Vient vite s’il te plaît. »

Cette voix… C’est mon mari !

Je suis le vent, c’est certainement un de ses signes ! Je cours dans la neige du mieux que je peux, mais ce n’est pas très pratique avec ma robe. Je fais au plus vite ! S’il m’appelle c’est qu’il a besoin d’aide !

Aucune vie dans ces bois. Aucune couleur. Seulement du blanc et du noir. Au bout de quelques minutes, j’aperçois une nouvelle couleur. Ce sont des tâches rouges qui tranchent dans la pureté de la neige… C’est du sang.

Non… Non !

Je continue ma course pour enfin arriver à ce que mon cœur redoute le plus.

Haojun est à terre, il est blessé. Il y a beaucoup de sang. Trop de sang.

Je me précipite à côté de lui, complètement paniquée. Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Je dois le sauver vite !


« Huayan, écoute moi. Tu dois te réveiller. Réveille toi et vient me chercher. Mes forces me… Quittent. Il faut que tu te réveilles. » dit-il en me saisissant le bras.

« Je… Je ne comprends pas.
- Réveille-toi ! »

Ses mots sont comme un choc soudain dans mon esprit. Je me réveille en sursaut. Je suis dans le bosquet, seule. Jiawei est partie. Vite… Il est blessé et je dois le retrouver. Je cours dans la même direction que dans ma vision. Je dois le retrouver.

Je refais la même course dans le rêve. Cette fois-ci, la végétation est vivante et je dois la contourner à de nombreuses reprises pour arriver à retrouver Haojun…


« Tient le coup, j’arrive ! » pensé-je.

J’arrive enfin en haletant devant son corps à peine animé sur le sol. Je m’agenouille de nouveau auprès de lui. Il a été blessé à l’abdomen. Beaucoup de sang s’échappe dans son ventre. C’est horrible… Qui a bien pu…

Je remarque qu’il est seul. Pas de gouverneur et pas d’Yijun non plus… Cela veut dire que…


« Oui. Yijun m’a attaqué par derrière tandis que je poursuivais le gouverneur. C’est son épée qui m’a fait ça. » répond mon mari à mon regard inspectant les alentours.

Une haine sourde et aveugle croît en moi à ce moment précis… Ce… Traître. Il paiera au centuple ce qu’il vient de me faire !


« Francis. Yijun est un traître, il a tenté de tuer mon mari et a aidé Jiawei et ses complices à s’enfuir. Vous avez ordre de tous l’attaquer à vue s’il vient au manoir. Envoie ma garde personnelle me récupérer dans les bois. Les corbeaux aideront à me localiser. Fait vite, Haojun est grièvement blessée il faut le soigner d’urgence. Dit à Xupeng de venir avec eux, c’est celui qui a le plus compétences médicales ! »

Les secours sont prévenus. Maintenant je dois le faire tenir jusqu’à leur arrivée…

« Ne bouge pas, je vais t’aider mon amour. » dis-je la voix tremblante.

J’arrache un pan de ma robe pour l’appliquer sur les plaies et faire arrêter le saignement. Beaucoup de sang est déjà sorti mais il faut essayer d’empêcher que cela continue… En même temps que j’appuie sur son corps meurtri, j’essaye d’utiliser mes maigres pouvoirs de soins magiques pour l’apaiser.

Rien ne semble y faire.


« Ça va aller… Huayan. Ça va aller… » murmure t-il tandis qu’il commence à fermer les yeux.

Non !


« Non ! Ne ferme pas les yeux, reste avec moi ! Je t’interdis de mourir ! » crié-je.

Il ferme les yeux. Il respire toujours mais ses forces s’affaiblissent rapidement.

Non, il n’a pas le droit ! Il n’a pas le droit de mourir ! Je commence à pleurer et déchire de plus en plus ma robe pour couvrir ses blessures du mieux que je peux. Je mets toute mon énergie et toute mon âme dans mon maigre pouvoir de guérison. C’est tout ce que je peux faire ! Je ne suis pas médecin !


« Reste avec moi, Haojun ! Ne me laisse pas toute seule ici… S’il te plaît ! Les secours arrivent ! Xupeng va te soigner ! »

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La Voie de la Souffrance Signat10

"My thorns are sharp"



Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons et Dame de Chengdu


Maître brasseur

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le Mer 8 Mai 2019 - 23:21
Ouais, moi aussi j’vais mettre une référence du Seigneur des Anneaux dans mon prochain rp pour avoir l’air plus cool. Tu verras, moi, ça aura aussi le mérite d’être cool. Simplement parce que j’vais parler de Legolas et pas de Sarou-nul.

Donc, le rp.

J’vais passer la première partie, parce que j’ai rien à dire sur celle-ci. Plutôt, j’vais directement sauter à l’affrontement avec mamy-nova. Là, j’ai à dire.

Il y a un point que j’trouve vraiment dommage.

Simplement que Huayan et mamy-nova se retrouve avec les mêmes pouvoirs. Alors, d’apparence, nous avons la Magie et le Psychisme. Certes, Huayan à encore la Symbiose en bonus. Mais ici, c’que je regrette, c’est de voir le « match-miroir ». Et la seule carte en bonus de mamy est la surprise par rapport à la traîtrise de Michel.

Ce qui me déplait dans l’idée, c’est simplement que ça donne l’impression à la lecture que (attention, référence à Games of Thrones) que le pouvoir est juste le pouvoir et que seul les personnes ayant des pouvoirs surnaturels arrivent à se hisser. C’est un parallèle que j’apprécie parce que, au final, l’une des personnes du forum ayant le plus de pouvoir est Rufus Shinra alors qu’il n’est pas un surhumain à la manière d’un Roxas ou même d’une Huayan.

Jusqu’ici, j’avais l’image d’une mamy-nova qui parvenait à super bien jouer son jeu dans l’affaire, gagner les guerres d’influence par son propre talent. Ici, l’impression que j’en ressort est juste une personne au même titre que Huayan possédant des pouvoirs et abusant de ceux-ci pour avoir réussi à créer la secte.

Paradoxalement, j’trouve que ça donne moins de puissance à celle-ci. Dans l’idée où elle est construit sur la valeur de la puissance et non de la ruse et des stratèges comme tu l’annonçais. Et l’aspect de « couper sa tête suffit pour le démanteler » est d’autant plus présent. En fait, c’est clairement ça qui m’attriste. C’est que j’ai le ressentiment de : « Ouais, une fois mamy-nova flingué, ce sera terminé parce que c’est elle la plus puissante et qui dirige le truc » que je n’aurais pas eu avec l’idée de l’organisation d’être inférieur.

Et, finalement, j’vais te dire ce que j’ai avec la finalité du truc ? C’est l’impression que le final sera juste un combat des puissants et que ça se conclura « simplement » de cette façon.

Bon, j’suis plutôt critique sur le truc ! Mais ouais, c’est un combat intéressant dans l’idée mais c’est juste que j’suis moyen fan des combats miroirs. Moi, j’en vois pas l’intérêt. Un peu comme affronter Aqua en tant qu’Aqua dans 2.8.

Mais ouais, voilà ! J’ai bien aimé le rp en tant que tel, j’ai juste ce point que j’ai ultra développé.


Normal : 21 points d'expérience + 210 munnies + 3 PS. Deux en Vitesse et un en Défense !

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