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Barbare au rhum

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le Mar 23 Avr 2019 - 14:39

Une langue.
Non… Trop rugueux.
Un bec.
Possible.
Une griffe?
Ahh, peut être.

Mais pourquoi s’attaquer à son oreille ?

Naran avait toujours pensé que les charognards commençaient par les yeux.
Ou les doigts de pieds.
C’était, près tout, ce qu’elle avait vu sur les champs de bataille. Enfin, champs de bataille... Les charniers qui restaient des quelques villages qu’elle avait pillé, elle et ses compagnons d’arme.

L’bon temps, quoi.


Il y avait quelque chose d’étrange, toutefois.
Naran savait qu’en temps normal, jamais elle ne laisserait un charognard lui titiller l’oreille.
Creusant sa cervelle ramollie, elle se souvenait vaguement de… Principes.
Plutôt mourir que de se rendre. La fierté Hun. L’orgueil personnel. Toussa.

Mais là, alors que la Mercenaire se sentait flotter entre deux mondes…
Ça ne semblait pas si mal, comme fin.
Rendre à la terre. Redevenir poussière. Le cycle de la vie…


Il y avait bien quelque chose en elle qui grimaçait à l’idée de voir son visage dévoré par les vers.
À réflexion, c’était plus un dégoût esthétique qu’autre chose.
Après tout, Naran s’était toujours considérée comme jolie.

Il lui sembla soudain que ça faisait très longtemps qu’elle ne s’était pas vue dans un miroir.
Puis lui vint l’idée que ça faisait peut être plus longtemps encore qu’elle n’avait pas ouvert l’œil.

Il y a un certain confort à rester les yeux fermés.
Après tout, elle se sentait bien, ici. Confortable.

Certes, le sol n’était pas particulièrement moelleux. Mais elle se sentait enlacée par quelque chose de cotonneux. Quelque chose de doux, de relaxant.


Mais la griffe était revenue.
Maudits charognards, ne pouvaient-ils pas la laisser dormir en paix ?

Elle voulut lever la main.
Son bras, engourdi, resta sourd.

Naran se détendit à nouveau, cherchant à retrouver cet amant cotonneux.


La griffe revint.

Après tout, avait-elle besoin de ses deux lobes d’oreille ? Peut être qu’un petit bout de chair suffirait à-

Mh. Non. Par esprit de symétrie, il faudrait alors que Naran renonce à ses deux lobes, et de ne plus porter de boucles d’oreilles limiterait sérieusement ses horizons stylistiques.

Un nouvel ordre à son bras, qui, cette fois, se redressa quelque peu.
Étrangement, le mouvement fut perçu avec un tremblement de douleur.


La douleur, comme une étincelle, mit feu aux poudres. L’espace d’une milliseconde, Naran eut un bref et insoutenable éclair de clarté.

Elle avait mal.
“Mal” étant un mot ridiculement insuffisant pour décrire sa situation, mais la douleur était telle qu’en trouver un autre était tout à fait impossible.

Vite, aussi vite que possible, la Mercenaire ralentit sa respiration, cherchant au fond d’elle-même à retrouver ce matelas duveteux de calme et d’indifférence.


Cruelle, la griffe piqua à nouveau.
La lucidité insoutenable revint avec elle.

Piochant dans ce qui lui restait d’esprit, Naran concentra ses forces et-
Gémit.

C’était, elle en était certaine, plus qu’elle n’avait fait depuis… longtemps.

C’était aussi insuffisant pour décourager l’attaquant.
Même, son fidèle ami de coton l’abandonnait peu à peu. Elle sentait son toucher glisser, ses bras la laissant tomber dans l’abîme…

Hors de question de le laisser partir.


Serrant les dents, Naran ouvrit un œil.

Sa pupille, voilée par le manque d’usage, ne vit rien, si ce n’est un gris flou.

Effort suprême, elle força ses lèvres à murmurer un faible “reviens”. Quiconque à l’écoute l’aurait plutôt rapproché d’un “r’vvvin” mal débouché… Mais l’effort devait bien compter pour quelque chose, non ?

Visiblement, c’était sans effet. Ah, si : un ricanement aiguë et hoquetant dansa dans la pièce. Quelque chose lui marchait sur le dos, ou sur les épaules. Léger, mais parfaitement - malicieusement ! -  conscient de ses bleus.


Après quelques minutes et de lents battements de paupière, Naran finit par identifier la forme noire venue briser sa méditation.

Noir, véritablement noir, et percé de deux trous jaune vif.
Quelque chose de pire qu’un charognard.


La Mercenaire eut une vision des yeux jaunes et humains d’un Sans Cœur qu’elle avait connu, et la nausée lui vint aux lèvres. Elle ne pouvait pas laisser cette créature gagner. Peu importe ce que lui soufflaient les derniers restes de tranquillisant ; Peu importe sa faiblesse, sa fatigue, son abandon.

Naran releva son bras. Elle voulait gifler, mais ne réussit qu’à battre mollement l’air devant elle… Toujours rieur, le Sans Cœur s’effaça sans effort.

La peur et la douleur se mélangeaient, retournant ses entrailles et réveillant ses nerfs. D’un sursaut, elle se recroquevilla. La gravité, si longtemps ignorée dans sa rêverie chimique, tourmentait ses boyaux, aussi forte et aléatoire qu’à l’atterrissage d’un vaisseau gummi après trois poulets frits.

Le sol, indifférent du plafond si ce n’est qu’il était couvert de sa bile. Les murs, la lumière diffuse, rien ne se distinguait à ses yeux déjà fatigués. Seule marque dans ce cube gris, le monstre noir vide qui gambadait autour d’elle.

D’une acrobatie, le monstre la contournait. Lentement, prudemment, Naran tourna son cou endolori....

Et se trouva face à un miroir.
Une plaque de verre noir et lisse fermait le cube de sa cellule.
Un miroir, donc, qui lui renvoyait l’image d’une forme recroquevillée, vidée, brisée.

Elle hoqueta.

Quelque chose en elle hésitait à se laisser gober par la créature qui lui riait au nez. Après tout, une énième cellule, une énième prison... Même son arrogance avait des limites.

C’est le moment que le Sans Cœur choisit pour lui chatouiller les pieds.

Visiblement, son corps meurtri avait encore la force de hurler. Même, il avait suffisamment d'énergie pour se relever, pour faire un pas, pour frapper du poing -

Le Sans Cœur était trop rapide. Avant même qu’elle ne puisse le toucher, il glissa sous elle, escaladant ses jambes hésitantes pour cabrioler sur son dos courbé. Naran tordit son corps, tentant d’arracher la créature qui enfonçait ses griffes dans sa peau, qui jouait de ses mouvements comme d’une blague tombée à plat.
Ses coups, lents et maladroits, laissait tant d’ouvertures que le monstre pu s’agripper à ses cheveux, puis même danser sur son épaule.

Excédée, Naran gifla l’air. Cette fois, le Sans Cœur attendit le dernier moment pour disparaître. Dans une claque retentissante, la Mercenaire frappa… sa propre joue.


Du tréfond de son être, une émotion remonta à la surface. Une émotion oubliée, reléguée loin dans son subconscient depuis des lustres.

L’embarras.

Visiblement hilare, le Sans Cœur sauta de son perchoir.

Dernier recours à sa honte, Naran se rua sur lui.


Avec un dernier geste irrévérencieux, le Sans Cœur fondit dans la flaque de bile qui gisait sur le sol.

Naran, filant toujours sur le béton, entraperçu un minuscule poisson rouge scintiller dans le liquide jaunâtre. Puis son front percuta le sol, et elle perdit connaissance.
Maître brasseur

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le Mar 14 Mai 2019 - 23:45
Ce moment où le sans-coeur n’est rien de plus qu’un fils de pute.

Enfin, c’est pas loin !

J’me suis un peu imaginé le sans-coeur semblable à un gamin qui tient un bâton pour torturer une méduse échoué sur la plage. Bon, d’accord, tu te retrouves être une méduse pas loin de crever dans l’exemple ! Mais c’est l’idée, non ?

En réalité, j’ai pas grand-chose à rajouter à l’histoire. Le commentaire sera juste ultra-court.

Plus tôt, j’le raconte, il y a de l’humour qui me touche plus que d’autre. Ici, la torture pure et simple (dans le sens où le sans-coeur est juste un salaud avec Naran) ne me touche pas plus que ça. Il me faut une tarte à la crème pour me faire rire ! Ou un pet. Au choix. Mais voilà, le rp est très bon dans ce qu’il est ! Mais moi, ça m’atteint moins.

Et puis, surtout, j’aime le vomi.


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