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le Sam 13 Avr 2019 - 16:59
« Ok. » Pfouu, j’ai arrêté d’respirer, j’crois… dix minutes, au moins. Roxas était entré dans l’combat. Le renard était dans la bergerie, papa dans maman et Jecht ? Putain, Jecht… Jecht allait entrer ailleurs lui : dans l’histoire. Putain d’merde. D’jà, j’regardais en direct le match, avec l’éclaireur, là, sur la p’tite télé d’mon vaisseau, et va pas m’dire qu’c’était une bonne idée d’mett’ ce brouillard de merde. Franchement ils ont pensé aux spectateurs là ? Regarder un combat en infrarouge, thermique chais pas quoi. Tu t’es cru dans Matrix ? Qu’esqu’on s’en fout que ça rajoute du piment. Hey ! Roger ! Tu sais qu'est-c’qui s’rait bien pour un combat de fou ? Bah qu’on puisse pas voir la douleur sur le visage des gens ! Rendre la vision franch’ment bof et… ouais tu sais, le sang, là ? Faudrait pas l’voir couler.

Encore une fois, j’avais raison, ouais. C’est tellement des cassos que ça m’énervait presque qu’Roxas s’en mêle, t’y penses. Mais voilà. Il y était. J’allume ma radio, j’amène le combiné sous mes lèvres.
« On y va. » Tu sais, ces mecs, genre moi, qui disent : hey, y aura un avant ça, et un après ça ! Ouais bah c’est des connards d’amateurs. Là… Gros. Y aura pas d’avant. Là, c’qu’on va faire c’est… tout le monde oubliera c’qui s’est passé avant tellement ça s’ra énorme. Y aura juste un après. Ok. Mon vaisseau pique vers la Cité du Crépuscule. Ca va quand même pas être Salut les amis. Ca va être hyper tendu. Mais ça va être unique. Ouais j’suis d’accord avec moi. Ca aurait été plus logique, t’sais, qu’ce soit Jecht qui y aille, au tournoi, et pas Roxas. Ouais. Faut utiliser les forces de chacun, ch’uis d’accord avec toi. J’suis une bête de combat, de scène. Mais… j’avais pas envie d’me faire remarquer comme ça et surtout, ici… bah c’était… mon truc. Même si ouais, Roxas est plus discret, Roxas est plus balèze, Roxas ken.

L’deuxième vaisseau, ç’ui d’Roxas, m’a suivi. C’était p’têt’ l’moment qu’j’craignais l’plus. Alors bon, y avait la gare, là. Bah on s’est pas garés là. On a survolé l’clocher, on s’est dirigés vers la ville un peu profonde. Fallait pas traîner, alors on a vite baissé notre altitude, juste pour arriver un peu plus haut qu’les toits. Ouais mais j’étais déjà v’nu pas mal de fois. J’ai fait mes meilleurs coups dans c’monde. Cissneï et l’petit pédé ? Mon jogging interrompu par ce fayot d’Auron ? Le jour où j’ai fait d’la provoc’ gratuite ! … Ouais non mais c’est tout. Mais donc j’savais bien, chuis pas un fana d’l’architecture, j’m’en bats même plutôt correct’ les couilles mais ici, c’est quand même le salon du toit plat. Eh beh j’ai fait mon marché. Premier bâtiment un peu grand avec un toit qui f’sait une piste d’atterrissage pour Hélico, et j’me suis posé. Pas conventionnel. J’ai pris un haut pour pas qu’on l’grille trop vite mais… hey j’me fais pas d’illusion. Un atterrissage en pleine ville, ça f’ra v’nir des gardes. Et t’sais quoi ? Pas si grave que ça.

Bon j’ai réussi à voir qu’le vaisseau d’Roxas s’était posé ailleurs. Un coup d’œil. Faut pas de gardes noirs dans les environs tout d’suite.  Allez. J’prends une nouvelle grosse inspiration et je descends tranquillement de la maison du côté où y a personne. Je sors d’une ruelle, certaines personnes me regardent, pas un problème. J’avance. Une quarantaine de mètres plus tard, j’m’arrête d’vant une maison et j’toque. Au bout d’une dizaine de s’condes, j’entends du bruit, ok. J’me suis tiré j’ai marché dix mètres, me suis fait discret puis j’ai toqué à une nouvelle maison, qu’avait l’air plus délabrée. Putain ! Encore du bruit ! Ok j’ai continué. Une troisième, en évitant de trop m’éloigner du vaisseau, et en même temps, en évitant d’rester dans la même ruelle pour que les gens me grillent pas. Mais tout ça en vitesse, tu vois. Je toque. Pas de bruits.

Á l’ancienne. Dès qu’j’vois personne me r’garde, qu’y a pas trop de monde dans la rue, je prends la poignée dans ma main et d’un coup sec, j’la craque. La porte s’ouvre, j’entre, j’ferme derrière moi. La maison est putain d’sale, c’est un dépotoir, même moi j’aurais pas fait mieux. Y a des poubelles, plusieurs vieilles motos, des skates, d’la nourriture, bref. C’est un truc dégueu et ouais tant mieux. J’ai pris l’premier truc lourd qu’j’ai trouvé, une roue d’moto, pour bloquer la porte, qu’elle reste fermée. Et je m’suis assis derrière une poubelle, en m’cachant un max. Ce plan, mec, il était parfait. J’allais tout défoncer. Franch’ment ? De loin c’tait not’meilleur.

Me suffisait d’attendre. Ouais tu sais, quand on est suffisamment patients, il nous arrive des bonnes choses. Bah voilà.

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Poisson d'avril, et on s'pass'ra du sans-coeur Rkuu
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le Lun 15 Avr 2019 - 13:24
Tant de souvenirs l'assaillent en ce lieu… et son coeur, à peine complet, secoue ce pauvre sorcier à peine entier. Sinon un éclat de lumière rachitique qui menace de s'effondrer à chaque mauvaise pensée ? Rien ne le lie plus son coeur, son âme et son corps… l'impression de n'être fait que de souvenirs, bons ou mauvais. Et cette rage sourde de ressentir des souvenirs que l'on a pas vraiment vécu soi-même… alors que ceux-là mêmes qui l'ont vécu n'ont rien ressenti à l'instant T. Quoique… c'est peut-être bien un début de lumière naissant en Vorys qui l'a sauvé. Ou simplement des amis ? Certains vont bien… d'autres un peu moins et… la main sur le coeur comme prêt à faire un arrêt cardiaque, Surkesh marque une pause le temps d'apaiser son semblant de coeur.
De la Lumière… Surkesh a été jusqu'au bout de l'impasse des ombres et désormais, c'est la Lumière qu'il cherche à comprendre puis plier à sa volontée. Ce… qui risque de s'avérer très difficile tant notre sorcier est sombre mais… soit.

Lui qui erre dans les rues vêtu d'un sort d'invisibilité s'applique à avoir le pas de velours pour ne pas se faire remarquer ; en respirant long et lent, s'il vous plait. Ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour prendre son temps mais… ca remonte à loin, il faut dire ; Surkesh ne se rapelle pas de chaque coin de rue non plus. Sans parler de la Garde Noire qui change toutes les semaines en même temps que l'intendant. Si ça n'a pas trop changé, par contre… si on est resté dans le même délire qu'à l'époque où Surkesh trainait par ici alors… faire passer ce barbare de Jecht pour un garde noir ne devrait pas être trop compliqué.
D'autant plus peiné, l'égal d'un surin dans le coeur… sans sa fameuse magie de dissimulation… est-ce que les coalisés le reconnaitraient… ?

Après tout ça, que Surkesh puisse avoir été "oublié" par la Coalition Noire… si la révélation de sa "survie" ne choque personne, que tout le monde s'en fout… « Argh ! » la main sur le coeur, une nouvelle fois ; ce serait mourir une énième fois. Au final, avec toutes ces émotions à gérer d'un coup en rapport avec son passé bien chargé… le sorcier préfère encore ne pas "exister" et rester à couvert de son invisibilité.
Va pas falloir faire le con, par contre… entre la détection magique et l'invisibilité ? Surkesh a suffisement de résèrves pour utiliser ça sur la durée mais ca risque de l'obliger à être avare de sorts. Et au-delà de ça, user du pouvoir des ténèbres en soit n'est pas… le plus sage, au vu de la condition du sorcier. Ou de la condition de son "coeur", plus précisément.

La larme à l'oeil alors que plus fugace que la brise, lui vient en tête la situation du Centurio et des Mercenaires… mais c'est trop tard, maintenant. Comment pourrait-il revenir ? Sa vie est avec d'autres, désormais.

Que son errance dure le temps de trouver un garde noir ; on en croise régulièrement, le plus souvent par paire de deux. La ville est grande mais… Surkesh peut les repérer sur la distance, évitant les groupes trop nombreux pour s'attarder sur les paires à défaut de trouver des solitaires, jusqu'ici. Il va falloir un garde noir… costaud… très costaud pour ce dont Surkesh a besoin.
Et si on trouve facilement des gardes costauds, en trouver un qui le soit suffisement n'est pas une mince affaire.

« Ah enfin ! » Soulagé de sa promenade dans les rues qui durait trop à son goût, Surkesh s'avance face à une paire de garde noire dont un qui a... la morphologie parfaite. Bon, ca serait peut-être un peu serré mais l'ami Jecht fera avec. Deux uniformes déjà dépareillés. On reconnait un uniforme traditionnelle noir et violet, entre ce que fait la Shinra et une bonne vieille armure de cuir clouté d'un monde moyenâgeux. Le haut du moins imposant des deux, là aussi, reste classique et dans le reste du ton mais… peut-être à cause de sa musculature imposante, l'autre garde ne porte rien sur le torse et seulement une paire d'épaulières lourdes ; pas les deux mêmes. Et… Surkesh met un peu de temps à reconnaitre un vielle emblème du Sanctum qui pendouille en fagnon à la ceinture, probablement récupéré à l'occasion d'une attaque de dragon.

Les gars se retournent puis regardent partout autour d'eux, ça ne dégaine pas encore mais ça s'apprête à le faire ; le sorcier se rapelle d'une garde noire bien moins nerveuse et attentives. D'instinct, ayant redécouvert la peur, le sorcier recule d'un pas. D'un sort il s'en débarrasse… mais déjà, avec le bruit et la théâtralité de ses fantaisies magiques, ça en impose déjà d'autres pour camoufler les premières. Puis le cercle vicieux s'élance en cadence parce que Surkesh se connait suffisement pour savoir que s'il lance le sort de trop, il en lancera quinze et tombera à court de magie bien trop tôt.

« Pourquoi tu te caches, hein ?! Montre-toi ! On te trouvera de toute façon et plus tard on te trouve, plus tu vas en ch… »

Le costaud parle trop fort, ca va en alerter ! S'élançant d'une glissade que semble remarquer le deuxième garde à l'air interloqué, Surkesh lève un bras en l'air pour insonoriser la scène ; son ombre s'y déchaine en dizaines de tentacules et étrangle les deux gardes noirs jusqu'à l'évanouissement. D'un soupir furieux, Surkesh rage d'avoir cédé de magie et… plus encore de n'avoir su résister à la tentation d'user de son ombre. Agacé, Surkesh s'empresse de déshabiller le garde noir costaud de son "uniforme" et, au passage, entends bien lui faire les poches bien qu'elle soit ici désespérément vide.
Et on fait les poches du collègues aussi, pourquoi pas, quand bien même on a pas besoin de sa tenue.

Ce qui intérèsse tout particulièrement le sombre sorcier, en revanche, ce sont les radios qu'ils ont aux ceintures… réparés avec du scotch mais soit, Surkesh comprend plus qu'un autre de devoir faire des économies. Du bout de ses vils doigts crochus, Surkesh tisse un gros sac de matière noire pour y entasser les affaires, soit la tenue de garde noire massif et les deux radios. L'une, coupée pour l'instant, est pour Surkesh… et l'autre, allumé sera pour Jecht. Soucieux de se tenir informé des déplacements de la garde noire, le sorcier ne touche pas aux radios pour l'instant mais qui sait, si les choses partent de travers, ca fera un moyen de communiquer à distance.
Ne reste plus qu'à les trainer et les déposer dans une ruelle sous quelques sacs poubelles, en espérant que quelqu'un tombera sur eux le plus tard possible.

Et… non… Surkesh ne doit pas le faire même si l'idée est excellente. Les ténèbres sont bien trop néfastes et… mieux vaut espacer ses utilisations. Economiser sa magie aussi mais là encore, Surkesh doit lancer un sort de camouflage pour dissimuler son sort de "gros sac".

Ainsi soit-il, le sombre Sorcier retourne jusqu'à Jecht et… soit ; Surkesh prévoit d'escorter le mammouth depuis les ombres. Ils en ont déjà parlé et en théorie… si Jecht joue suffisement les brutes en baratinant qu'il vient de rejoindre la Coalition Noire… en théorie, ca permet d'allez où on veut tant qu'on ne croise pas quelqu'un capable de lui répondre. Tant qu'ils ne tuent personne et se contente de jouer un minimum le jeu… Surkesh reste certain que ça peut passer.
C'est un bon acteur, au moins… ? Parce que c'est… peut-être le plus connu de cette petite organisation, celui qui a le plus fait parler de lui et… l'emmener en mission d'infiltration… ?

Peut-être pas l'idée du siècle, entre nous et oui, définitivement, Surkesh va bien devoir arrêter de lancer des sorts avant que ça ne devienne plus fort que lui.

« Et bien… laissons ton charme faire le reste ? J'ai pas de casque par contre alors… je t'en bidouille un en matière noir, dis-moi ce que tu veux. »
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le Mar 16 Avr 2019 - 4:00
« Et bien… laissons ton charme faire le reste ? J'ai pas de casque par contre alors… je t'en bidouille un en matière noir, dis-moi ce que tu veux. »

Euh… Ouais. « Euh. Non, c’est d’la merde. J’vais avoir l’air de quoi moi avec ton casque magique là ? » Non ouais. Franchement va pas dire qu’y a pas de différence. Un vieux casque rouillé, tu l’vois, tu l’sens ! Ca, un truc de ténèbres tout pété, non y avait juste zéro chance que j’porte ça, on allait m’griller dans la s’conde. Bon. J’enfile le pantalon d’maille et d’cuir, noir et violet, au-d’ssus d’ma propre salopette pasque faut pas déconner. Puis le haut… Purée, t’appelles ça une armure ? C’t’ait juste deux grosses épaulières, l’une en plaques, l’autres en cuir noir, donc ça allait zéro, hein. Cette armée de clochards, c’t’était dingue. Bon. M’fallait un truc pour pas rester torse nu. Pasque ouais, chuis fier de cette œuvre d’art mais là autant dire que j’changeais quasi pas d’tenue, quoi. « Sérieux… » qu’j’ai dit dans ma barbe. Franchement Surkesh, t’avais un boulot et tu m’ramènes l’équip’ment du nudiste d’la Coa, j’t’en prie ! Non mais s’y voient tous mon tatouage, ça va leur évoquer des liv’d’histoires, des albums panini, chais pas quoi. Y vont forcément penser à moi ! Dans la piaule, j’ai trouvé une vieille tunique noire, franch’ment… elle sentait la mort, elle était tachée, mais elle était aussi parfaite ! J’l’ai mise sous les deux épaulières ! Bon et… c’est l’début du printemps, j’ai jamais dit qu’mon personnage d’garde noir était pas frileux ! J’ai quand même glissé la tunique sous l’pantalon, j’me suis inspecté, j’ai… retroussé mes manches pour qu’on voit quand même mes bras. Ralala… Soit c’est d’la merde et Surkesh est un connard. Soit ces gardes noirs sont vraiment des mongols, pasque ça, là, c’est pas un équip’ment. Putain chuis toujours à poile mais quand j’étais à l’armée, moi, j’avais un uniforme et j’le portais !

« Bon. » J’ai pris la radio et j’l’ai accrochée à la ceinture du pantalon. « Tu vas voir c’que c’est qu’passer pour un gros con. » ‘Fin. Dire ça à Surkesh, c’est bizarre pasqu’en théorie du gros con, c’est quand même le champion. Mais il avait pas ma sagesse et mon savoir-faire. Tu veux t’faire passer pour un gard’noir, t’as la moitié d’la ville à traverser ? Déjà j’étais l’rôle incarné. Franch’ment, me dis pas qu’ils ont pas pensé à moi quand ils ont réfléchi au job, pasque garde noir, c’est Jecht, mais en moche. Alors bon. Non mais donc. J’ai r’gardé dans la piaule et j’ai cherché le premier truc encombrant, mec, le premier, qu’avait l’air d’valoir plus d’quarante munnies au bon coin. Alors va pas t’faire avoir par une télé. Tout l’monde en a un dans c’putain d’monde. C’est l’seul divertiss’ment qu’ils ont, ces fils de pute. Nan, faut être subtil. Et là j’la vois, une putain d’table basse qui f’sait genre fausse porcelaine ou chais pas quoi, avec des motifs de fleurs d’or chais pas quoi. Ca sentait l’faux, mais quand tu t’mets dans la peau d’un garde noir, tu vois ça et tu t’dis : « Vindiou, c’t’est pas ma p’tite poupouille d’épouse qui va bien adorer c’cadeau en marbre et en or massèf. J’vais lui prendre et lui taper, comm’èl’s’ra contente. » Mais ouais. Bien sûr. Alors j’ai dégagé c’qu’y avait dessus d’un bras, elle était tachée mais c’pas grave, et d’mes deux mains j’l’ai soul’vée. Chuis sorti. Déjà. Personne va s’étonner d’voir sortir un gros con d’garde noir d’une maison, s’il a ram’né un souv’nir. Ensuite ? Bah j’ai avancé. Putain de direction de place des fêtes. J’ai pris une ruelle et j’ai descendu, ma table à bout d’bras, en la r’gardant comme la prunelle d’mes yeux.

Et allez, c’est l’moment d’tester. J’croise des gens qui m’évitent, déjà c’est bien. Puis... Deux gardes noirs en patrouille. Ils montent, moi j’descends. On s’croise. Ils m’ont r’gardé.
« Un peu plus haut, les gars, j’ai défoncé la porte. ‘Pouvez vous servir. » Et c’est passé. Bah ouais. Tout est dans l’attitude ! Chuis pas sensé êt’seul, c’est débile, de base ! Un garde ça s’promène pas seul, si ? Alors si j’suis seul, bah qu’les gardes y vont s’dire « pourquoi qu’il est seul ? » et ils vont v’nir m’parler. Et même s’y s’disent pas ça. S’y voient qu’j’fous rien, comme j’suis désarmé, mais… ils vont s’demander pourquoi !

Là. Dans mes mains, y a juste la réponse à toutes leurs questions : j’ramène une table basse à la maison. Et voilà. Personne suspecte jamais le mec qui porte une table basse, dans les films. Vas-y, trouve un contre-exemple, connard, ça existe pas.

J’tais l’maître d’l’infiltration, le seul véritable songe dans la ville du crépuscule tout ça !

Un moment, j’m’arrête brusquement. Ca f’sait quand même pas mal de temps qu’j’avais pas entendu Surkesh et j’commençais à prendre trop d’plaisir à ça donc… ah. Non parfait. Une tape sur l’épaule, le retour de l’enfant pas tant aimé qu’ça, et me r’voilà en route.

Et on y était. Place des fêtes. Putain… C’était là qu’tout avait commencé. J’avais lancé mon premier banc sur un mec ! J’avais rencontré Cissneï en lançant un banc sur son pote ! J’avais… pour la première fois grugé l’monde en disant qu’j’étais d’la Coa et r’garde où j’en suis ! Je… j’progresse à mon rythme dans ma vie, ouais. Putain. Mais ouais, tout d’suite j’remarque qu’la déco a changé. C’est plus l’arène, là, c’est… ‘fin si, en fait, c’est une arène. La même chose mais vue par ton voisin pédophile, hein. Une putain d’cage, avec dedans un monstre. Bon le monstre on s’en fout mais en gros t’as autour d’la cage des grilles, des pièges à loups, des armes suspendues. ‘Fin. Franch’ment, un délire. Y avait tell’ment d’trucs qu’j’comprenais bof comment on était censés y voir un truc. Puis en fait… voir quoi ? Nan pasque à part que c’est sans doute là qu’a été él’vé c’petit connard de Ioan, j’vois pas c’que c’est, à quoi ça sert, c’que…


« Oh ! »

J’regardais pas où j’allais, y a un truc qui s’est heurté à ma table. J’ai r’gardé. Une meuf avec son fils. Y se sont immobilisés, genre pétrifiés, t’sais. Merde. J’ai r’gardé derrière moi. Y avait des gardes noirs, six. Carrément une patrouille, quoi. Certains me r’gardaient alors qu’j’avais l’impression qu’y vérifiaient un peu tous l’endroit. Ils z’allaient pas partir, ça c’tait sûr. Putain.

« Euh. » J’hésitais trop. Putain. « Hey ! » qu’j’ai crié à la femme comme si elle était à cent mètres. Elle a sursauté. « Tu viens d’abimer ma table basse là ?! » Putain, j’avais comme ce sentiment d’dire beaucoup plus de fois table basse en dix minutes que dans toute ma vie… Puis c’était quoi cette phrase de merde, là. Tu viens d’abimer ma table basse ? Personne dit ça, c’est nul.

« Pardon, non, je ne l’ai pas fait exprès. » Elle baissait les yeux. Elle a quand même pris son fils et l’a mis derrière elle. « Moi j’crois qu’tu l’as fait exprès. » J’ai posé la table. Putain, du coin d’l’œil, j’pouvais voir les gardes s’approcher. Ok. Fallait qu’j’règle ça vite mais dur. Si elle était encore là quand eux s’raient là, ça pourrait dev’nir tendu. Je me suis approché. J’avais aucune idée. Franch’ment, les vraies seules pistes que j’avais, c’était d’lui d’mander d’me montrer ses loches mais c’tait tendu. Puis c’tait pas l’moment. Et puis fallait faire vite. Pas qu’j’étais très exigeant sur la durée d’montrage de loches hein. Enfin bref, pas de loches. Enfin pas maintenant. « Euh… » Mais merde, l’impro de nul. « Bah tu vas m’rembourser son prix. Y a pas l’choix. Sinon, c’est… » j’allais dire encore un truc par rapport à ses seins, j’me suis ret’nu. « c’est… » J’ai toussé. Elle m’a r’gardé, l’air de m’supplier. Roh quelle merde. « C’est pas d’la merde en plastique, cette table. 120 munnies… ça suffira. » Putain j’me détestais d’faire ça, just’pasque c’était… ouais. Non mais j’m’en fous, ça m’dérangeait pasque c’était une femme, hein. Ca aurait été un homme j’aurais pris plus. Mais j’avais la technique. « File-moi ta bourse. » J’ai glissé une main dans mon pantalon pour aller chercher des pièces dans ma propre bourse, technique de malin, ça. J’ui ai arraché la sienne des mains, j’pouvais limite sentir la présence des aut’gardes derrière moi. Et j’ai mis ma main, déjà pleine, d’dans. J’ai fait semblant d’trifouiller puis j’ai r’ssorti ma main pleine d’mes propres munnies. J’ai compté. « 200. Ouais, ça suffira. Casse-toi. » Elle s’est r’tournée, p’tite claque sur les fesses mais hey. Garde noir.

J’me suis r’tourné, l’air malin, vers les gars. Y en avait qui m’souriaient, puis deux d’entre eux, pas trop.
« Et hop dans ma poche. » J’ai rigolé grassement. L’un s’est approché d’ma table.

« Tu l’as d’où ? »

« T’as pas d’armes ? »

« J’l’ai prise dans une maison, un peu plus haut. Et nan, moi j’me bats aux poings, mec.»

« … T’as volé ma table basse ? »

« Hein ? »

Putain, ça. J’l’ai pas vu v’nir. L’mec était vénère à crever, brusquement. Il avait déjà un pistolet à la main, qu’il pointait sur moi. Franch’ment, ça aurait été un aut’que moi avec cette table, ça s’rait jamais arrivé mais ouais, moi, bien sûr qu’un truc comme ça c’est… J’ai pris son poignet d’une main et j’l’ai tordu vénère. Il a hurlé, son flingue est tombé, le coup est parti.

« Ta table basse ?! » qu’j’ai hurlé comme un fou. J’ai donné un coup d’pied, balayette, il est tombé en avant, moi toujours son poignet dans la main. Les autres ont commencé à réagir. Mon aut’main a pris l’pistolet et l’a pointé vers eux sans les r’garder. « Vous mêlez pas d’ça ou j’me charge de vous. »
L’propriétaire de mes couilles avait la face contre terre, en train de rager d’douleur. « Ta table basse ?! C’qui est à toi est à moi, p’tite merde. » J’ai lâché son poignet et j’l’ai forcé à s’retourner, tout en mettant l’pistolet à ma ceinture. J’me suis assis sur le ventre du mec. « Et c’qui est à moi est à toi ! Regarde… mon crachat… c’est… » J’l’ui ai enl’vé son casque, j’l’ai forcé à ouvrir sa bouche avec mes doigts, en les mettant entre ses dents. J’ai fait c’bruit dégueulasse avec ma salive et j’lui ai craché dans l’gosier. « Ton crachat ! » J’ai fermé sa mâchoire. Les autres s’éloignaient et d’vaient vraiment m’prendre pour un cinglé. « Allez avale ! » J’ai commencé à forcer contre sa mâchoire pour lui faire mal, l’forcer à faire c’que j’disais. Puis j’lui ai donné une petite claque sur la joue droite. « T’as compris ? » Il a ragé en hochant la tête, les yeux fermés. J’me suis rel’vé, j’ai pris son casque. « T’es comme un frère. » J’ai mis son casque sur ma tête, un genre de barbute dégueu, noire et mauve mais surtout laide. J’ai r’gardé les autres en r’prenant l’flingue, en vidant les munitions au sol et en l’laissant tomber à terre. J’ai souri. « J’peux passer ? » J’ai r’pris ma table, et j’ai continué. Putain. Quelle affaire. Franchement des cinglés, ces connards-là.

On a quitté la place, là. Quelques ruelles et on arriv’rait au centre-ville.


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le Jeu 18 Avr 2019 - 15:56
« T'as l'oeil ! J'veux dire… » Lance Surkesh avec un sourire tordu, qui ne se voit pas mais s'entend le long de sa voix, très amusé par la numéro de Jecht. « …cette table basse est magnifique, à coup sûr j'en tire un bon prix. »

L'homme murmure sournois et sifflant comme un serpent, l'on verrait ses yeux brillés d'avidités dorés si ce n'était pour son invisibilité. Puisqu'incapable de résister à la tentation, Surkesh tenait entre ses doigts une bourse au poids satisfaisant, rendu invisible par ses doigts dextres avant même d'être volé à la pauvre dame. Voler celle de Jecht aussi… ? Surkesh ne se voyait pas lui faire la leçon mais… être sympa, ca ne va pas vraiment les aider. Les gardes noirs n'ont pas l'air d'avoir remarqué les petits tours de passe-passe ; qu'il s'agisse de la générosité de l'un ou de l'avidité de l'autre. Ne se voyant pas le juger ou lui faire la leçon pour avoir écouter son coeur, d'aussi mauvais conseil puisse-t-il être, le sorcier se permit pourtant de risquer à voler la bourse.
Puisque lui risquait la mission à donner des munnies à des gens !

« Si t'es si riche que ça, t'as qu'à me donner tes munnies à moi ! Bon sang ! » L'invisible retient ses exclamations en murmures, difficilement alors qu'il sonde les environs de ses pouvoirs ; s'assurant de pouvoir chuchoter sans être entendu. « Je pense qu'on sera tranquille jusqu'à la forêt si tu continues sur ta lancée. Honnêtement ? J'ai trouvé ça parfait… »

On ne le voit pas… et pourtant, Surkesh a les yeux rivés sur cette magnifique table basse ; pensif. Jecht n'en a probablement rien à foutre de cette table basse mais c'est pas grave, le sorcier attendra le bon moment pour la rendre invisible et l'embarquer avec lui. Sinon… l'avancée se fait tranquillement, le pas vaguement préssé mais Jecht devant bien avoir l'air naturel, en patrouille ou en ramassage de table basse. Guidés par des vagues souvenirs d'une époque lointaine, Surkesh navigue comme il peut dans les rues, se remémorant le labyrinthe urbain au fur et à mesure qu'il y avance. D'une tape par-ci ou par-là, toujours silencieuse, le sorcier guide son ami dans la meilleure direction et sans encombre, les deux infiltrés avancent à travers le centre-ville dans un rythme de croisière rendu pépère par les multiples détours.

La radio de Jecht qui grésille.

« Skinner pour les gardes noirs. La cargaison d'armes et d'explosifs partira de l'usine dans dix minutes, comme prévu, tous ceux qui ne sont pas en poste vont à l'usine. »

« Si ça devient trop chaud, je ferais distraction avec quelques sans-cœurs, nous faut qu'on trace. »

Amateur de petits secrets, Surkesh ne prend pas la peine de rappeller à Jecht qu'il est venu ici avec une Keyblade… qui attirera de toute façon ces sales bestioles. Ca plus les princesses de coeurs dans les cachots ? La diversion ne devrait plus trop tarder.

La radio de Jecht qui grésille, à nouveau ; quelque chose à propos d'un groupe de cinq-six ombres qui vient d'être gérés. De mémoire, l'usine est actuellement placé à côté du centre-ville alors… ca devrait vider le coin des gardes noirs et réduire drastiquement leurs nombres. Et soucieux, Surkesh invite Jecht d'une tape dans le dos à presser le pas. Forcer de maintenir sa détection magique, Surkesh n'a pas vraiment envie que Jecht doive s'expliquer sur sa destination une nouvelle. Parce que… le sorcier sent bien que l'ami qu'il suit n'a pas de plan et improvise chaque action ; là où le compète improvise des plans au fur et à mesure.
Parier sur Jecht et son jeu d'acteur ca… disons que Surkesh sent que ça peut vite déraper.

Ainsi, Surkesh accroche sa poigne à l'armure de Jecht.

« Les gardes noirs convergent vers l'usine, là-bas...  » Surkesh pointe du doigt la direction de l'usine et… oui, ca sert à rien au vu de son invisibilité. « …et y a un paquet de gardes qui viennent de là-bas. » Encore une fois, du doigt pointé en guidant Jecht comme on tire la laisse de son chien. « Et bon, je préfère qu'on ait pas à expliquer quinze fois de suite pourquoi on obéit pas aux ordres de l'autre connasse. »

Si Jecht se laisse faire et suit bien gentiment, il ne devrait pas avoir à s'expliquer de nouveau… en théorie.
Argument Imparable

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le Sam 20 Avr 2019 - 3:05
J’ai l’vé les yeux puissance mille. Lui avec ses conneries, il allait juste nous porter la poisse. J’ai chuchoté dans ma barbe, un peu vénère. « Tu fais chier. Si j’vais à l’usine pour pas paraître suspect, comment j’quitte l’usine après ? » Non pasque là-bas, c’est pas cinq-six gars qu’allaient m’regarder bizarrement si j’allais dans l’mauvais sens. J’aurais juste quarante types à régler. « Faut un plan. » Et pour ça j’pouvais pas compter sur lui. Mec, t’as un truc à dire, tu l’dis, tu commences pas à m’foutre un cas d’conscience de merde. T’as une propal’, tu l’dis. Mais putain, pour me parler de munnies et d’table basse maintenant, là il était prêt, le gars. Après il avait son utilité. Savoir d’où v’naient les gardes noirs avant d’les voir, c’t’ait stylé. Moins Jecht aussi mais bon. On était dans l’centre-ville quand tout ça s’est passé, à marcher tranquillement d’une porte à une autre, en mode chill. Putain. En vrai, quand tu te stresse pas, tu te fais pas griller. Forcément si on continue, maintenant, j’vais plus penser à la table basse que j’ramène chez moi, j’vais juste penser au fait qu’j’vais dans la mauvaise direction ! Putain. Faut vraiment m’laisser dans mes idées, si on veut qu’ça marche.

J’vois les premiers gardes qui vont dans une autre direction qu’moi, qui vont vers ma droite. Ok. J’tourne à droite. Ca m’rapprochait pas d’mon but, putain. Foutue usine. Surkesh continuait d’me tirer un peu l’armure dès qu’j’avais l’air d’prendre une mauvaise direction. Bon. Au bout d’un moment… J’pose ma table basse. Ca avait plus d’sens si j’allais aider pour un truc chais-pas-quoi là-bas. Mon job c’est pas d’écouter, c’est d’être le meilleur. Fallait un truc… et avant qu’on arrive à l’usine. Allez. Encore un coup d’génie. Ou quelques-uns. Et c’était bon. Du reste, j’savais où je d’vais aller pour la suite, j’connais quand même pas trop mal la cité du crépuscule, même si la dernière fois r’montait.

J’pouvais faire semblant, d’vant pas mal de gars, d’recevoir un appel genre « Viens, Romuald ! On a besoin de toi au manoir ! Pas à l’usine ! ». Franchement c’tait jouable. Si j’disais à Surkesh de dire un truc du genre en s’approchant à max du micro, les gens y croiraient p’têt’re. Fallait juste voir s’il savait imiter un son genre micro. J’savais pas l’faire mais p’têt’ lui, si. Bah… y a des talents d’fou à travers l’univers donc pourquoi pas ?! Non puis il utilisait sa matière noire pour s’essuyer le gland, donc y’pouvait p’têt’ élargir ça à absolument n’importe quoi.
Bon. En vrai ça d’vait forcément v’nir de lui. Moi j’pouvais pas faire un Jecht Shoot dans une poubelle puis dire « Oh ! Je dois aller chercher la poubelle, je l’ai envoyée trop loin ! » .  Putain… Ca m’saoulait. Bon et y savait faire quoi. En vrai.

Putain. Encore une fois, une putain d’idée, genre simple mais tellement… tellement malin. J’ai chuchoté.


« Surkesh. Putain, approche-toi. Ok. » J’ai r’gardé autour de moi, voir si personne me r’gardait et j’lui ai raconté mon plan. Et j’ai senti qu’il avait un visage genre il y croyait pas mais « Non mais fais-le, j’suis chaud. » Et bim. Alors qu’y a quelques gardes dans la même rue qu’moi, t’as là, devant nous, un truc genre huit sans-cœurs qu’apparaissent. Trois par trois. Les sans-cœurs coléoptères. Putain… C’est tout c’qu’y savait faire ? Nan pasque pour ça, l’mieux c’tait pas d’trop raconter qu’tu sais invoquer des sans-cœurs. Y nous ont r’gardé puis… ils ont commencé à s’barrer, dans une aut’direction qu’l’usine, forcément ! « Des sans-cœurs ! » qu’j’ai crié ! « Y vont vers le manoir ! J’vais les niquer, tracassez pas ! » Et j’ai commencé à courir !

« Putain ralentis-les ! » qu’j’ai dit à Surkesh, j’les voyais même plus, ces fils de pute. J’tourne un coin d’ruelle, j’les vois au-d’ssus du tram, en train de danser en m’attendant. Putain. J’ai r’commencé à courir. Ca aurait été génial s’il avait fait apparaître d’aut’sans-cœurs plutôt du côté d’l’usine, mais si c’était pour qu’on ait encore plus l’air de gros cons, j’étais pas trop sûr. On a continué à courir. Putain, un moment j’me rends compte du truc le plus con, mais Surkesh f’sait aussi du bruit. Donc bon « Ah fils de pute ! » qu’j’ai commencé à gueuler en courant. « Tu paies rien pour attendre ! » Ouais bon, au moins ça couvrait son bruit. « Dès qu’j’vous attrape, j’vous bloodfist ! » Ouais bon, c’tait d’venu une expression. Pas mal de gardes m’ont vu courir et putain, la vérité, beaucoup riaient comme des fils de pute. En même temps sérieux mais huit coléoptères ? Le truc, tu souffles, ils crèvent ! Un moment, v’là l’truc de merde. Devant moi, là les huit coléoptères, t’en as trois qui explosent en quoi, deux secondes ? J’vois un mec qui leur tire dessus. Merde… Heureus’ment, ils finissent pas êt’trop loin pour lui ! « Merci ! » connard. Putain, remercier ce fils de pute. Tu crois qu’j’ai b’soin d’aide pour huit sans-cœurs à chier ? Nan mais ça va.

« J’vais t’aider ! » Là t’as un garde qui commence à courir avec moi. Sans déconner. Tout jeune, le casque qui r’bondissait sur son visage comme la poitrine d’Alice pendant le sporrrr et faut vraiment qu’j’arrête avec ça, merde. Non puis… y’m’souriait. Putain. J’étais tombé sur un boyscout, genre le seul de tout l’bordel à êt’sympa. J’ai r’gardé autour de moi et hop, j’ai fait semblant d’trébucher, j’me suis rattrapé à son épaule et clac, j’lui ai déboité direct. Il a crié et est tombé. J’ai fait semblant d’tomber aussi. Putain cette comédie de chiotte. Allez j’y retourne.  Un moment, j’ai perdu d’vue les sans-cœurs, mais bon j’savais où ils allaient donc c’t’ait d’la triche. Et quand j’les r’vois, y en a plus que quatre. Putain. Par contre… Ils y arrivaient. La brèche dans le mur, l’accès qui m’nait à la forêt. Putain j’étais content. J’ai encore croisé quelques gardes en gueulant « J’vais détruire ces sans-cœurs ! » Juste avant moi, les sans-cœurs sont entrés dans la brèche, ch’uis passé, j’ai r’gardé autour de moi. Putain. Ca pouvait soit êt’le moment l’plus facile, soit le plus chaud. Les sans-cœurs m’ont attaqué, normal. Si Surkesh les f’sait disparaître et qu’un garde stationné dans la forêt nous voyait, j’étais grillé direct. J’ai fait semblant d’galérer un peu, d’pas savoir viser, mais j’les ai détruits avec mes poings.

Ok. Ca m’faisait un truc. D’là où on était, fallait pas longtemps pour atteindre la porte du manoir. La base du plan, pour ici, pasqu’on avait quand même un plan en gros, c’tait juste de faire semblant de rien et ça pass’rait. J’étais un garde noir, quand même, là. T’as forcément plein de gardes noirs qui entrent et sortent tout l’temps. Bon.
J’ai marché vers le premier endroit, en bordure de forêt, où j’pouvais m’cacher, j’ai fait semblant d’vouloir pisser et pouf, j’me suis caché. J'étais pas bien caché, j'étais caché. Genre fallait m'chercher pour me trouver.


« Bon. » qu’j’ai dit avec une branche qui m’grattait sévère les couilles. « Tu r’gardes où sont les patrouilles et dès qu’c’est un peu tranquille pour deux bonnes minutes, tu m’dis. » C’tait les patrouilles le problème, c’était forcément plus organisé qu’des mecs en solo. Alors bon, croiser un mec solo, ‘bats les couilles, vu comment c’est des brutes, jamais t’en auras un qui m’f’ra un r’proche ou qui m’pos’ra des questions. Mais voilà, une patrouille, fallait éviter un maximum.

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Poisson d'avril, et on s'pass'ra du sans-coeur Rkuu
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