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le Sam 13 Avr 2019 - 16:59
« Ok. » Pfouu, j’ai arrêté d’respirer, j’crois… dix minutes, au moins. Roxas était entré dans l’combat. Le renard était dans la bergerie, papa dans maman et Jecht ? Putain, Jecht… Jecht allait entrer ailleurs lui : dans l’histoire. Putain d’merde. D’jà, j’regardais en direct le match, avec l’éclaireur, là, sur la p’tite télé d’mon vaisseau, et va pas m’dire qu’c’était une bonne idée d’mett’ ce brouillard de merde. Franchement ils ont pensé aux spectateurs là ? Regarder un combat en infrarouge, thermique chais pas quoi. Tu t’es cru dans Matrix ? Qu’esqu’on s’en fout que ça rajoute du piment. Hey ! Roger ! Tu sais qu'est-c’qui s’rait bien pour un combat de fou ? Bah qu’on puisse pas voir la douleur sur le visage des gens ! Rendre la vision franch’ment bof et… ouais tu sais, le sang, là ? Faudrait pas l’voir couler.

Encore une fois, j’avais raison, ouais. C’est tellement des cassos que ça m’énervait presque qu’Roxas s’en mêle, t’y penses. Mais voilà. Il y était. J’allume ma radio, j’amène le combiné sous mes lèvres.
« On y va. » Tu sais, ces mecs, genre moi, qui disent : hey, y aura un avant ça, et un après ça ! Ouais bah c’est des connards d’amateurs. Là… Gros. Y aura pas d’avant. Là, c’qu’on va faire c’est… tout le monde oubliera c’qui s’est passé avant tellement ça s’ra énorme. Y aura juste un après. Ok. Mon vaisseau pique vers la Cité du Crépuscule. Ca va quand même pas être Salut les amis. Ca va être hyper tendu. Mais ça va être unique. Ouais j’suis d’accord avec moi. Ca aurait été plus logique, t’sais, qu’ce soit Jecht qui y aille, au tournoi, et pas Roxas. Ouais. Faut utiliser les forces de chacun, ch’uis d’accord avec toi. J’suis une bête de combat, de scène. Mais… j’avais pas envie d’me faire remarquer comme ça et surtout, ici… bah c’était… mon truc. Même si ouais, Roxas est plus discret, Roxas est plus balèze, Roxas ken.

L’deuxième vaisseau, ç’ui d’Roxas, m’a suivi. C’était p’têt’ l’moment qu’j’craignais l’plus. Alors bon, y avait la gare, là. Bah on s’est pas garés là. On a survolé l’clocher, on s’est dirigés vers la ville un peu profonde. Fallait pas traîner, alors on a vite baissé notre altitude, juste pour arriver un peu plus haut qu’les toits. Ouais mais j’étais déjà v’nu pas mal de fois. J’ai fait mes meilleurs coups dans c’monde. Cissneï et l’petit pédé ? Mon jogging interrompu par ce fayot d’Auron ? Le jour où j’ai fait d’la provoc’ gratuite ! … Ouais non mais c’est tout. Mais donc j’savais bien, chuis pas un fana d’l’architecture, j’m’en bats même plutôt correct’ les couilles mais ici, c’est quand même le salon du toit plat. Eh beh j’ai fait mon marché. Premier bâtiment un peu grand avec un toit qui f’sait une piste d’atterrissage pour Hélico, et j’me suis posé. Pas conventionnel. J’ai pris un haut pour pas qu’on l’grille trop vite mais… hey j’me fais pas d’illusion. Un atterrissage en pleine ville, ça f’ra v’nir des gardes. Et t’sais quoi ? Pas si grave que ça.

Bon j’ai réussi à voir qu’le vaisseau d’Roxas s’était posé ailleurs. Un coup d’œil. Faut pas de gardes noirs dans les environs tout d’suite.  Allez. J’prends une nouvelle grosse inspiration et je descends tranquillement de la maison du côté où y a personne. Je sors d’une ruelle, certaines personnes me regardent, pas un problème. J’avance. Une quarantaine de mètres plus tard, j’m’arrête d’vant une maison et j’toque. Au bout d’une dizaine de s’condes, j’entends du bruit, ok. J’me suis tiré j’ai marché dix mètres, me suis fait discret puis j’ai toqué à une nouvelle maison, qu’avait l’air plus délabrée. Putain ! Encore du bruit ! Ok j’ai continué. Une troisième, en évitant de trop m’éloigner du vaisseau, et en même temps, en évitant d’rester dans la même ruelle pour que les gens me grillent pas. Mais tout ça en vitesse, tu vois. Je toque. Pas de bruits.

Á l’ancienne. Dès qu’j’vois personne me r’garde, qu’y a pas trop de monde dans la rue, je prends la poignée dans ma main et d’un coup sec, j’la craque. La porte s’ouvre, j’entre, j’ferme derrière moi. La maison est putain d’sale, c’est un dépotoir, même moi j’aurais pas fait mieux. Y a des poubelles, plusieurs vieilles motos, des skates, d’la nourriture, bref. C’est un truc dégueu et ouais tant mieux. J’ai pris l’premier truc lourd qu’j’ai trouvé, une roue d’moto, pour bloquer la porte, qu’elle reste fermée. Et je m’suis assis derrière une poubelle, en m’cachant un max. Ce plan, mec, il était parfait. J’allais tout défoncer. Franch’ment ? De loin c’tait not’meilleur.

Me suffisait d’attendre. Ouais tu sais, quand on est suffisamment patients, il nous arrive des bonnes choses. Bah voilà.

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le Lun 15 Avr 2019 - 13:24
Tant de souvenirs l'assaillent en ce lieu… et son coeur, à peine complet, secoue ce pauvre sorcier à peine entier. Sinon un éclat de lumière rachitique qui menace de s'effondrer à chaque mauvaise pensée ? Rien ne le lie plus son coeur, son âme et son corps… l'impression de n'être fait que de souvenirs, bons ou mauvais. Et cette rage sourde de ressentir des souvenirs que l'on a pas vraiment vécu soi-même… alors que ceux-là mêmes qui l'ont vécu n'ont rien ressenti à l'instant T. Quoique… c'est peut-être bien un début de lumière naissant en Vorys qui l'a sauvé. Ou simplement des amis ? Certains vont bien… d'autres un peu moins et… la main sur le coeur comme prêt à faire un arrêt cardiaque, Surkesh marque une pause le temps d'apaiser son semblant de coeur.
De la Lumière… Surkesh a été jusqu'au bout de l'impasse des ombres et désormais, c'est la Lumière qu'il cherche à comprendre puis plier à sa volontée. Ce… qui risque de s'avérer très difficile tant notre sorcier est sombre mais… soit.

Lui qui erre dans les rues vêtu d'un sort d'invisibilité s'applique à avoir le pas de velours pour ne pas se faire remarquer ; en respirant long et lent, s'il vous plait. Ce n'est peut-être pas le meilleur moment pour prendre son temps mais… ca remonte à loin, il faut dire ; Surkesh ne se rapelle pas de chaque coin de rue non plus. Sans parler de la Garde Noire qui change toutes les semaines en même temps que l'intendant. Si ça n'a pas trop changé, par contre… si on est resté dans le même délire qu'à l'époque où Surkesh trainait par ici alors… faire passer ce barbare de Jecht pour un garde noir ne devrait pas être trop compliqué.
D'autant plus peiné, l'égal d'un surin dans le coeur… sans sa fameuse magie de dissimulation… est-ce que les coalisés le reconnaitraient… ?

Après tout ça, que Surkesh puisse avoir été "oublié" par la Coalition Noire… si la révélation de sa "survie" ne choque personne, que tout le monde s'en fout… « Argh ! » la main sur le coeur, une nouvelle fois ; ce serait mourir une énième fois. Au final, avec toutes ces émotions à gérer d'un coup en rapport avec son passé bien chargé… le sorcier préfère encore ne pas "exister" et rester à couvert de son invisibilité.
Va pas falloir faire le con, par contre… entre la détection magique et l'invisibilité ? Surkesh a suffisement de résèrves pour utiliser ça sur la durée mais ca risque de l'obliger à être avare de sorts. Et au-delà de ça, user du pouvoir des ténèbres en soit n'est pas… le plus sage, au vu de la condition du sorcier. Ou de la condition de son "coeur", plus précisément.

La larme à l'oeil alors que plus fugace que la brise, lui vient en tête la situation du Centurio et des Mercenaires… mais c'est trop tard, maintenant. Comment pourrait-il revenir ? Sa vie est avec d'autres, désormais.

Que son errance dure le temps de trouver un garde noir ; on en croise régulièrement, le plus souvent par paire de deux. La ville est grande mais… Surkesh peut les repérer sur la distance, évitant les groupes trop nombreux pour s'attarder sur les paires à défaut de trouver des solitaires, jusqu'ici. Il va falloir un garde noir… costaud… très costaud pour ce dont Surkesh a besoin.
Et si on trouve facilement des gardes costauds, en trouver un qui le soit suffisement n'est pas une mince affaire.

« Ah enfin ! » Soulagé de sa promenade dans les rues qui durait trop à son goût, Surkesh s'avance face à une paire de garde noire dont un qui a... la morphologie parfaite. Bon, ca serait peut-être un peu serré mais l'ami Jecht fera avec. Deux uniformes déjà dépareillés. On reconnait un uniforme traditionnelle noir et violet, entre ce que fait la Shinra et une bonne vieille armure de cuir clouté d'un monde moyenâgeux. Le haut du moins imposant des deux, là aussi, reste classique et dans le reste du ton mais… peut-être à cause de sa musculature imposante, l'autre garde ne porte rien sur le torse et seulement une paire d'épaulières lourdes ; pas les deux mêmes. Et… Surkesh met un peu de temps à reconnaitre un vielle emblème du Sanctum qui pendouille en fagnon à la ceinture, probablement récupéré à l'occasion d'une attaque de dragon.

Les gars se retournent puis regardent partout autour d'eux, ça ne dégaine pas encore mais ça s'apprête à le faire ; le sorcier se rapelle d'une garde noire bien moins nerveuse et attentives. D'instinct, ayant redécouvert la peur, le sorcier recule d'un pas. D'un sort il s'en débarrasse… mais déjà, avec le bruit et la théâtralité de ses fantaisies magiques, ça en impose déjà d'autres pour camoufler les premières. Puis le cercle vicieux s'élance en cadence parce que Surkesh se connait suffisement pour savoir que s'il lance le sort de trop, il en lancera quinze et tombera à court de magie bien trop tôt.

« Pourquoi tu te caches, hein ?! Montre-toi ! On te trouvera de toute façon et plus tard on te trouve, plus tu vas en ch… »

Le costaud parle trop fort, ca va en alerter ! S'élançant d'une glissade que semble remarquer le deuxième garde à l'air interloqué, Surkesh lève un bras en l'air pour insonoriser la scène ; son ombre s'y déchaine en dizaines de tentacules et étrangle les deux gardes noirs jusqu'à l'évanouissement. D'un soupir furieux, Surkesh rage d'avoir cédé de magie et… plus encore de n'avoir su résister à la tentation d'user de son ombre. Agacé, Surkesh s'empresse de déshabiller le garde noir costaud de son "uniforme" et, au passage, entends bien lui faire les poches bien qu'elle soit ici désespérément vide.
Et on fait les poches du collègues aussi, pourquoi pas, quand bien même on a pas besoin de sa tenue.

Ce qui intérèsse tout particulièrement le sombre sorcier, en revanche, ce sont les radios qu'ils ont aux ceintures… réparés avec du scotch mais soit, Surkesh comprend plus qu'un autre de devoir faire des économies. Du bout de ses vils doigts crochus, Surkesh tisse un gros sac de matière noire pour y entasser les affaires, soit la tenue de garde noire massif et les deux radios. L'une, coupée pour l'instant, est pour Surkesh… et l'autre, allumé sera pour Jecht. Soucieux de se tenir informé des déplacements de la garde noire, le sorcier ne touche pas aux radios pour l'instant mais qui sait, si les choses partent de travers, ca fera un moyen de communiquer à distance.
Ne reste plus qu'à les trainer et les déposer dans une ruelle sous quelques sacs poubelles, en espérant que quelqu'un tombera sur eux le plus tard possible.

Et… non… Surkesh ne doit pas le faire même si l'idée est excellente. Les ténèbres sont bien trop néfastes et… mieux vaut espacer ses utilisations. Economiser sa magie aussi mais là encore, Surkesh doit lancer un sort de camouflage pour dissimuler son sort de "gros sac".

Ainsi soit-il, le sombre Sorcier retourne jusqu'à Jecht et… soit ; Surkesh prévoit d'escorter le mammouth depuis les ombres. Ils en ont déjà parlé et en théorie… si Jecht joue suffisement les brutes en baratinant qu'il vient de rejoindre la Coalition Noire… en théorie, ca permet d'allez où on veut tant qu'on ne croise pas quelqu'un capable de lui répondre. Tant qu'ils ne tuent personne et se contente de jouer un minimum le jeu… Surkesh reste certain que ça peut passer.
C'est un bon acteur, au moins… ? Parce que c'est… peut-être le plus connu de cette petite organisation, celui qui a le plus fait parler de lui et… l'emmener en mission d'infiltration… ?

Peut-être pas l'idée du siècle, entre nous et oui, définitivement, Surkesh va bien devoir arrêter de lancer des sorts avant que ça ne devienne plus fort que lui.

« Et bien… laissons ton charme faire le reste ? J'ai pas de casque par contre alors… je t'en bidouille un en matière noir, dis-moi ce que tu veux. »
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le Mar 16 Avr 2019 - 4:00
« Et bien… laissons ton charme faire le reste ? J'ai pas de casque par contre alors… je t'en bidouille un en matière noir, dis-moi ce que tu veux. »

Euh… Ouais. « Euh. Non, c’est d’la merde. J’vais avoir l’air de quoi moi avec ton casque magique là ? » Non ouais. Franchement va pas dire qu’y a pas de différence. Un vieux casque rouillé, tu l’vois, tu l’sens ! Ca, un truc de ténèbres tout pété, non y avait juste zéro chance que j’porte ça, on allait m’griller dans la s’conde. Bon. J’enfile le pantalon d’maille et d’cuir, noir et violet, au-d’ssus d’ma propre salopette pasque faut pas déconner. Puis le haut… Purée, t’appelles ça une armure ? C’t’ait juste deux grosses épaulières, l’une en plaques, l’autres en cuir noir, donc ça allait zéro, hein. Cette armée de clochards, c’t’était dingue. Bon. M’fallait un truc pour pas rester torse nu. Pasque ouais, chuis fier de cette œuvre d’art mais là autant dire que j’changeais quasi pas d’tenue, quoi. « Sérieux… » qu’j’ai dit dans ma barbe. Franchement Surkesh, t’avais un boulot et tu m’ramènes l’équip’ment du nudiste d’la Coa, j’t’en prie ! Non mais s’y voient tous mon tatouage, ça va leur évoquer des liv’d’histoires, des albums panini, chais pas quoi. Y vont forcément penser à moi ! Dans la piaule, j’ai trouvé une vieille tunique noire, franch’ment… elle sentait la mort, elle était tachée, mais elle était aussi parfaite ! J’l’ai mise sous les deux épaulières ! Bon et… c’est l’début du printemps, j’ai jamais dit qu’mon personnage d’garde noir était pas frileux ! J’ai quand même glissé la tunique sous l’pantalon, j’me suis inspecté, j’ai… retroussé mes manches pour qu’on voit quand même mes bras. Ralala… Soit c’est d’la merde et Surkesh est un connard. Soit ces gardes noirs sont vraiment des mongols, pasque ça, là, c’est pas un équip’ment. Putain chuis toujours à poile mais quand j’étais à l’armée, moi, j’avais un uniforme et j’le portais !

« Bon. » J’ai pris la radio et j’l’ai accrochée à la ceinture du pantalon. « Tu vas voir c’que c’est qu’passer pour un gros con. » ‘Fin. Dire ça à Surkesh, c’est bizarre pasqu’en théorie du gros con, c’est quand même le champion. Mais il avait pas ma sagesse et mon savoir-faire. Tu veux t’faire passer pour un gard’noir, t’as la moitié d’la ville à traverser ? Déjà j’étais l’rôle incarné. Franch’ment, me dis pas qu’ils ont pas pensé à moi quand ils ont réfléchi au job, pasque garde noir, c’est Jecht, mais en moche. Alors bon. Non mais donc. J’ai r’gardé dans la piaule et j’ai cherché le premier truc encombrant, mec, le premier, qu’avait l’air d’valoir plus d’quarante munnies au bon coin. Alors va pas t’faire avoir par une télé. Tout l’monde en a un dans c’putain d’monde. C’est l’seul divertiss’ment qu’ils ont, ces fils de pute. Nan, faut être subtil. Et là j’la vois, une putain d’table basse qui f’sait genre fausse porcelaine ou chais pas quoi, avec des motifs de fleurs d’or chais pas quoi. Ca sentait l’faux, mais quand tu t’mets dans la peau d’un garde noir, tu vois ça et tu t’dis : « Vindiou, c’t’est pas ma p’tite poupouille d’épouse qui va bien adorer c’cadeau en marbre et en or massèf. J’vais lui prendre et lui taper, comm’èl’s’ra contente. » Mais ouais. Bien sûr. Alors j’ai dégagé c’qu’y avait dessus d’un bras, elle était tachée mais c’pas grave, et d’mes deux mains j’l’ai soul’vée. Chuis sorti. Déjà. Personne va s’étonner d’voir sortir un gros con d’garde noir d’une maison, s’il a ram’né un souv’nir. Ensuite ? Bah j’ai avancé. Putain de direction de place des fêtes. J’ai pris une ruelle et j’ai descendu, ma table à bout d’bras, en la r’gardant comme la prunelle d’mes yeux.

Et allez, c’est l’moment d’tester. J’croise des gens qui m’évitent, déjà c’est bien. Puis... Deux gardes noirs en patrouille. Ils montent, moi j’descends. On s’croise. Ils m’ont r’gardé.
« Un peu plus haut, les gars, j’ai défoncé la porte. ‘Pouvez vous servir. » Et c’est passé. Bah ouais. Tout est dans l’attitude ! Chuis pas sensé êt’seul, c’est débile, de base ! Un garde ça s’promène pas seul, si ? Alors si j’suis seul, bah qu’les gardes y vont s’dire « pourquoi qu’il est seul ? » et ils vont v’nir m’parler. Et même s’y s’disent pas ça. S’y voient qu’j’fous rien, comme j’suis désarmé, mais… ils vont s’demander pourquoi !

Là. Dans mes mains, y a juste la réponse à toutes leurs questions : j’ramène une table basse à la maison. Et voilà. Personne suspecte jamais le mec qui porte une table basse, dans les films. Vas-y, trouve un contre-exemple, connard, ça existe pas.

J’tais l’maître d’l’infiltration, le seul véritable songe dans la ville du crépuscule tout ça !

Un moment, j’m’arrête brusquement. Ca f’sait quand même pas mal de temps qu’j’avais pas entendu Surkesh et j’commençais à prendre trop d’plaisir à ça donc… ah. Non parfait. Une tape sur l’épaule, le retour de l’enfant pas tant aimé qu’ça, et me r’voilà en route.

Et on y était. Place des fêtes. Putain… C’était là qu’tout avait commencé. J’avais lancé mon premier banc sur un mec ! J’avais rencontré Cissneï en lançant un banc sur son pote ! J’avais… pour la première fois grugé l’monde en disant qu’j’étais d’la Coa et r’garde où j’en suis ! Je… j’progresse à mon rythme dans ma vie, ouais. Putain. Mais ouais, tout d’suite j’remarque qu’la déco a changé. C’est plus l’arène, là, c’est… ‘fin si, en fait, c’est une arène. La même chose mais vue par ton voisin pédophile, hein. Une putain d’cage, avec dedans un monstre. Bon le monstre on s’en fout mais en gros t’as autour d’la cage des grilles, des pièges à loups, des armes suspendues. ‘Fin. Franch’ment, un délire. Y avait tell’ment d’trucs qu’j’comprenais bof comment on était censés y voir un truc. Puis en fait… voir quoi ? Nan pasque à part que c’est sans doute là qu’a été él’vé c’petit connard de Ioan, j’vois pas c’que c’est, à quoi ça sert, c’que…


« Oh ! »

J’regardais pas où j’allais, y a un truc qui s’est heurté à ma table. J’ai r’gardé. Une meuf avec son fils. Y se sont immobilisés, genre pétrifiés, t’sais. Merde. J’ai r’gardé derrière moi. Y avait des gardes noirs, six. Carrément une patrouille, quoi. Certains me r’gardaient alors qu’j’avais l’impression qu’y vérifiaient un peu tous l’endroit. Ils z’allaient pas partir, ça c’tait sûr. Putain.

« Euh. » J’hésitais trop. Putain. « Hey ! » qu’j’ai crié à la femme comme si elle était à cent mètres. Elle a sursauté. « Tu viens d’abimer ma table basse là ?! » Putain, j’avais comme ce sentiment d’dire beaucoup plus de fois table basse en dix minutes que dans toute ma vie… Puis c’était quoi cette phrase de merde, là. Tu viens d’abimer ma table basse ? Personne dit ça, c’est nul.

« Pardon, non, je ne l’ai pas fait exprès. » Elle baissait les yeux. Elle a quand même pris son fils et l’a mis derrière elle. « Moi j’crois qu’tu l’as fait exprès. » J’ai posé la table. Putain, du coin d’l’œil, j’pouvais voir les gardes s’approcher. Ok. Fallait qu’j’règle ça vite mais dur. Si elle était encore là quand eux s’raient là, ça pourrait dev’nir tendu. Je me suis approché. J’avais aucune idée. Franch’ment, les vraies seules pistes que j’avais, c’était d’lui d’mander d’me montrer ses loches mais c’tait tendu. Puis c’tait pas l’moment. Et puis fallait faire vite. Pas qu’j’étais très exigeant sur la durée d’montrage de loches hein. Enfin bref, pas de loches. Enfin pas maintenant. « Euh… » Mais merde, l’impro de nul. « Bah tu vas m’rembourser son prix. Y a pas l’choix. Sinon, c’est… » j’allais dire encore un truc par rapport à ses seins, j’me suis ret’nu. « c’est… » J’ai toussé. Elle m’a r’gardé, l’air de m’supplier. Roh quelle merde. « C’est pas d’la merde en plastique, cette table. 120 munnies… ça suffira. » Putain j’me détestais d’faire ça, just’pasque c’était… ouais. Non mais j’m’en fous, ça m’dérangeait pasque c’était une femme, hein. Ca aurait été un homme j’aurais pris plus. Mais j’avais la technique. « File-moi ta bourse. » J’ai glissé une main dans mon pantalon pour aller chercher des pièces dans ma propre bourse, technique de malin, ça. J’ui ai arraché la sienne des mains, j’pouvais limite sentir la présence des aut’gardes derrière moi. Et j’ai mis ma main, déjà pleine, d’dans. J’ai fait semblant d’trifouiller puis j’ai r’ssorti ma main pleine d’mes propres munnies. J’ai compté. « 200. Ouais, ça suffira. Casse-toi. » Elle s’est r’tournée, p’tite claque sur les fesses mais hey. Garde noir.

J’me suis r’tourné, l’air malin, vers les gars. Y en avait qui m’souriaient, puis deux d’entre eux, pas trop.
« Et hop dans ma poche. » J’ai rigolé grassement. L’un s’est approché d’ma table.

« Tu l’as d’où ? »

« T’as pas d’armes ? »

« J’l’ai prise dans une maison, un peu plus haut. Et nan, moi j’me bats aux poings, mec.»

« … T’as volé ma table basse ? »

« Hein ? »

Putain, ça. J’l’ai pas vu v’nir. L’mec était vénère à crever, brusquement. Il avait déjà un pistolet à la main, qu’il pointait sur moi. Franch’ment, ça aurait été un aut’que moi avec cette table, ça s’rait jamais arrivé mais ouais, moi, bien sûr qu’un truc comme ça c’est… J’ai pris son poignet d’une main et j’l’ai tordu vénère. Il a hurlé, son flingue est tombé, le coup est parti.

« Ta table basse ?! » qu’j’ai hurlé comme un fou. J’ai donné un coup d’pied, balayette, il est tombé en avant, moi toujours son poignet dans la main. Les autres ont commencé à réagir. Mon aut’main a pris l’pistolet et l’a pointé vers eux sans les r’garder. « Vous mêlez pas d’ça ou j’me charge de vous. »
L’propriétaire de mes couilles avait la face contre terre, en train de rager d’douleur. « Ta table basse ?! C’qui est à toi est à moi, p’tite merde. » J’ai lâché son poignet et j’l’ai forcé à s’retourner, tout en mettant l’pistolet à ma ceinture. J’me suis assis sur le ventre du mec. « Et c’qui est à moi est à toi ! Regarde… mon crachat… c’est… » J’l’ui ai enl’vé son casque, j’l’ai forcé à ouvrir sa bouche avec mes doigts, en les mettant entre ses dents. J’ai fait c’bruit dégueulasse avec ma salive et j’lui ai craché dans l’gosier. « Ton crachat ! » J’ai fermé sa mâchoire. Les autres s’éloignaient et d’vaient vraiment m’prendre pour un cinglé. « Allez avale ! » J’ai commencé à forcer contre sa mâchoire pour lui faire mal, l’forcer à faire c’que j’disais. Puis j’lui ai donné une petite claque sur la joue droite. « T’as compris ? » Il a ragé en hochant la tête, les yeux fermés. J’me suis rel’vé, j’ai pris son casque. « T’es comme un frère. » J’ai mis son casque sur ma tête, un genre de barbute dégueu, noire et mauve mais surtout laide. J’ai r’gardé les autres en r’prenant l’flingue, en vidant les munitions au sol et en l’laissant tomber à terre. J’ai souri. « J’peux passer ? » J’ai r’pris ma table, et j’ai continué. Putain. Quelle affaire. Franchement des cinglés, ces connards-là.

On a quitté la place, là. Quelques ruelles et on arriv’rait au centre-ville.


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le Jeu 18 Avr 2019 - 15:56
« T'as l'oeil ! J'veux dire… » Lance Surkesh avec un sourire tordu, qui ne se voit pas mais s'entend le long de sa voix, très amusé par la numéro de Jecht. « …cette table basse est magnifique, à coup sûr j'en tire un bon prix. »

L'homme murmure sournois et sifflant comme un serpent, l'on verrait ses yeux brillés d'avidités dorés si ce n'était pour son invisibilité. Puisqu'incapable de résister à la tentation, Surkesh tenait entre ses doigts une bourse au poids satisfaisant, rendu invisible par ses doigts dextres avant même d'être volé à la pauvre dame. Voler celle de Jecht aussi… ? Surkesh ne se voyait pas lui faire la leçon mais… être sympa, ca ne va pas vraiment les aider. Les gardes noirs n'ont pas l'air d'avoir remarqué les petits tours de passe-passe ; qu'il s'agisse de la générosité de l'un ou de l'avidité de l'autre. Ne se voyant pas le juger ou lui faire la leçon pour avoir écouter son coeur, d'aussi mauvais conseil puisse-t-il être, le sorcier se permit pourtant de risquer à voler la bourse.
Puisque lui risquait la mission à donner des munnies à des gens !

« Si t'es si riche que ça, t'as qu'à me donner tes munnies à moi ! Bon sang ! » L'invisible retient ses exclamations en murmures, difficilement alors qu'il sonde les environs de ses pouvoirs ; s'assurant de pouvoir chuchoter sans être entendu. « Je pense qu'on sera tranquille jusqu'à la forêt si tu continues sur ta lancée. Honnêtement ? J'ai trouvé ça parfait… »

On ne le voit pas… et pourtant, Surkesh a les yeux rivés sur cette magnifique table basse ; pensif. Jecht n'en a probablement rien à foutre de cette table basse mais c'est pas grave, le sorcier attendra le bon moment pour la rendre invisible et l'embarquer avec lui. Sinon… l'avancée se fait tranquillement, le pas vaguement préssé mais Jecht devant bien avoir l'air naturel, en patrouille ou en ramassage de table basse. Guidés par des vagues souvenirs d'une époque lointaine, Surkesh navigue comme il peut dans les rues, se remémorant le labyrinthe urbain au fur et à mesure qu'il y avance. D'une tape par-ci ou par-là, toujours silencieuse, le sorcier guide son ami dans la meilleure direction et sans encombre, les deux infiltrés avancent à travers le centre-ville dans un rythme de croisière rendu pépère par les multiples détours.

La radio de Jecht qui grésille.

« Skinner pour les gardes noirs. La cargaison d'armes et d'explosifs partira de l'usine dans dix minutes, comme prévu, tous ceux qui ne sont pas en poste vont à l'usine. »

« Si ça devient trop chaud, je ferais distraction avec quelques sans-cœurs, nous faut qu'on trace. »

Amateur de petits secrets, Surkesh ne prend pas la peine de rappeller à Jecht qu'il est venu ici avec une Keyblade… qui attirera de toute façon ces sales bestioles. Ca plus les princesses de coeurs dans les cachots ? La diversion ne devrait plus trop tarder.

La radio de Jecht qui grésille, à nouveau ; quelque chose à propos d'un groupe de cinq-six ombres qui vient d'être gérés. De mémoire, l'usine est actuellement placé à côté du centre-ville alors… ca devrait vider le coin des gardes noirs et réduire drastiquement leurs nombres. Et soucieux, Surkesh invite Jecht d'une tape dans le dos à presser le pas. Forcer de maintenir sa détection magique, Surkesh n'a pas vraiment envie que Jecht doive s'expliquer sur sa destination une nouvelle. Parce que… le sorcier sent bien que l'ami qu'il suit n'a pas de plan et improvise chaque action ; là où le compète improvise des plans au fur et à mesure.
Parier sur Jecht et son jeu d'acteur ca… disons que Surkesh sent que ça peut vite déraper.

Ainsi, Surkesh accroche sa poigne à l'armure de Jecht.

« Les gardes noirs convergent vers l'usine, là-bas...  » Surkesh pointe du doigt la direction de l'usine et… oui, ca sert à rien au vu de son invisibilité. « …et y a un paquet de gardes qui viennent de là-bas. » Encore une fois, du doigt pointé en guidant Jecht comme on tire la laisse de son chien. « Et bon, je préfère qu'on ait pas à expliquer quinze fois de suite pourquoi on obéit pas aux ordres de l'autre connasse. »

Si Jecht se laisse faire et suit bien gentiment, il ne devrait pas avoir à s'expliquer de nouveau… en théorie.
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le Sam 20 Avr 2019 - 3:05
J’ai l’vé les yeux puissance mille. Lui avec ses conneries, il allait juste nous porter la poisse. J’ai chuchoté dans ma barbe, un peu vénère. « Tu fais chier. Si j’vais à l’usine pour pas paraître suspect, comment j’quitte l’usine après ? » Non pasque là-bas, c’est pas cinq-six gars qu’allaient m’regarder bizarrement si j’allais dans l’mauvais sens. J’aurais juste quarante types à régler. « Faut un plan. » Et pour ça j’pouvais pas compter sur lui. Mec, t’as un truc à dire, tu l’dis, tu commences pas à m’foutre un cas d’conscience de merde. T’as une propal’, tu l’dis. Mais putain, pour me parler de munnies et d’table basse maintenant, là il était prêt, le gars. Après il avait son utilité. Savoir d’où v’naient les gardes noirs avant d’les voir, c’t’ait stylé. Moins Jecht aussi mais bon. On était dans l’centre-ville quand tout ça s’est passé, à marcher tranquillement d’une porte à une autre, en mode chill. Putain. En vrai, quand tu te stresse pas, tu te fais pas griller. Forcément si on continue, maintenant, j’vais plus penser à la table basse que j’ramène chez moi, j’vais juste penser au fait qu’j’vais dans la mauvaise direction ! Putain. Faut vraiment m’laisser dans mes idées, si on veut qu’ça marche.

J’vois les premiers gardes qui vont dans une autre direction qu’moi, qui vont vers ma droite. Ok. J’tourne à droite. Ca m’rapprochait pas d’mon but, putain. Foutue usine. Surkesh continuait d’me tirer un peu l’armure dès qu’j’avais l’air d’prendre une mauvaise direction. Bon. Au bout d’un moment… J’pose ma table basse. Ca avait plus d’sens si j’allais aider pour un truc chais-pas-quoi là-bas. Mon job c’est pas d’écouter, c’est d’être le meilleur. Fallait un truc… et avant qu’on arrive à l’usine. Allez. Encore un coup d’génie. Ou quelques-uns. Et c’était bon. Du reste, j’savais où je d’vais aller pour la suite, j’connais quand même pas trop mal la cité du crépuscule, même si la dernière fois r’montait.

J’pouvais faire semblant, d’vant pas mal de gars, d’recevoir un appel genre « Viens, Romuald ! On a besoin de toi au manoir ! Pas à l’usine ! ». Franchement c’tait jouable. Si j’disais à Surkesh de dire un truc du genre en s’approchant à max du micro, les gens y croiraient p’têt’re. Fallait juste voir s’il savait imiter un son genre micro. J’savais pas l’faire mais p’têt’ lui, si. Bah… y a des talents d’fou à travers l’univers donc pourquoi pas ?! Non puis il utilisait sa matière noire pour s’essuyer le gland, donc y’pouvait p’têt’ élargir ça à absolument n’importe quoi.
Bon. En vrai ça d’vait forcément v’nir de lui. Moi j’pouvais pas faire un Jecht Shoot dans une poubelle puis dire « Oh ! Je dois aller chercher la poubelle, je l’ai envoyée trop loin ! » .  Putain… Ca m’saoulait. Bon et y savait faire quoi. En vrai.

Putain. Encore une fois, une putain d’idée, genre simple mais tellement… tellement malin. J’ai chuchoté.


« Surkesh. Putain, approche-toi. Ok. » J’ai r’gardé autour de moi, voir si personne me r’gardait et j’lui ai raconté mon plan. Et j’ai senti qu’il avait un visage genre il y croyait pas mais « Non mais fais-le, j’suis chaud. » Et bim. Alors qu’y a quelques gardes dans la même rue qu’moi, t’as là, devant nous, un truc genre huit sans-cœurs qu’apparaissent. Trois par trois. Les sans-cœurs coléoptères. Putain… C’est tout c’qu’y savait faire ? Nan pasque pour ça, l’mieux c’tait pas d’trop raconter qu’tu sais invoquer des sans-cœurs. Y nous ont r’gardé puis… ils ont commencé à s’barrer, dans une aut’direction qu’l’usine, forcément ! « Des sans-cœurs ! » qu’j’ai crié ! « Y vont vers le manoir ! J’vais les niquer, tracassez pas ! » Et j’ai commencé à courir !

« Putain ralentis-les ! » qu’j’ai dit à Surkesh, j’les voyais même plus, ces fils de pute. J’tourne un coin d’ruelle, j’les vois au-d’ssus du tram, en train de danser en m’attendant. Putain. J’ai r’commencé à courir. Ca aurait été génial s’il avait fait apparaître d’aut’sans-cœurs plutôt du côté d’l’usine, mais si c’était pour qu’on ait encore plus l’air de gros cons, j’étais pas trop sûr. On a continué à courir. Putain, un moment j’me rends compte du truc le plus con, mais Surkesh f’sait aussi du bruit. Donc bon « Ah fils de pute ! » qu’j’ai commencé à gueuler en courant. « Tu paies rien pour attendre ! » Ouais bon, au moins ça couvrait son bruit. « Dès qu’j’vous attrape, j’vous bloodfist ! » Ouais bon, c’tait d’venu une expression. Pas mal de gardes m’ont vu courir et putain, la vérité, beaucoup riaient comme des fils de pute. En même temps sérieux mais huit coléoptères ? Le truc, tu souffles, ils crèvent ! Un moment, v’là l’truc de merde. Devant moi, là les huit coléoptères, t’en as trois qui explosent en quoi, deux secondes ? J’vois un mec qui leur tire dessus. Merde… Heureus’ment, ils finissent pas êt’trop loin pour lui ! « Merci ! » connard. Putain, remercier ce fils de pute. Tu crois qu’j’ai b’soin d’aide pour huit sans-cœurs à chier ? Nan mais ça va.

« J’vais t’aider ! » Là t’as un garde qui commence à courir avec moi. Sans déconner. Tout jeune, le casque qui r’bondissait sur son visage comme la poitrine d’Alice pendant le sporrrr et faut vraiment qu’j’arrête avec ça, merde. Non puis… y’m’souriait. Putain. J’étais tombé sur un boyscout, genre le seul de tout l’bordel à êt’sympa. J’ai r’gardé autour de moi et hop, j’ai fait semblant d’trébucher, j’me suis rattrapé à son épaule et clac, j’lui ai déboité direct. Il a crié et est tombé. J’ai fait semblant d’tomber aussi. Putain cette comédie de chiotte. Allez j’y retourne.  Un moment, j’ai perdu d’vue les sans-cœurs, mais bon j’savais où ils allaient donc c’t’ait d’la triche. Et quand j’les r’vois, y en a plus que quatre. Putain. Par contre… Ils y arrivaient. La brèche dans le mur, l’accès qui m’nait à la forêt. Putain j’étais content. J’ai encore croisé quelques gardes en gueulant « J’vais détruire ces sans-cœurs ! » Juste avant moi, les sans-cœurs sont entrés dans la brèche, ch’uis passé, j’ai r’gardé autour de moi. Putain. Ca pouvait soit êt’le moment l’plus facile, soit le plus chaud. Les sans-cœurs m’ont attaqué, normal. Si Surkesh les f’sait disparaître et qu’un garde stationné dans la forêt nous voyait, j’étais grillé direct. J’ai fait semblant d’galérer un peu, d’pas savoir viser, mais j’les ai détruits avec mes poings.

Ok. Ca m’faisait un truc. D’là où on était, fallait pas longtemps pour atteindre la porte du manoir. La base du plan, pour ici, pasqu’on avait quand même un plan en gros, c’tait juste de faire semblant de rien et ça pass’rait. J’étais un garde noir, quand même, là. T’as forcément plein de gardes noirs qui entrent et sortent tout l’temps. Bon.
J’ai marché vers le premier endroit, en bordure de forêt, où j’pouvais m’cacher, j’ai fait semblant d’vouloir pisser et pouf, j’me suis caché. J'étais pas bien caché, j'étais caché. Genre fallait m'chercher pour me trouver.


« Bon. » qu’j’ai dit avec une branche qui m’grattait sévère les couilles. « Tu r’gardes où sont les patrouilles et dès qu’c’est un peu tranquille pour deux bonnes minutes, tu m’dis. » C’tait les patrouilles le problème, c’était forcément plus organisé qu’des mecs en solo. Alors bon, croiser un mec solo, ‘bats les couilles, vu comment c’est des brutes, jamais t’en auras un qui m’f’ra un r’proche ou qui m’pos’ra des questions. Mais voilà, une patrouille, fallait éviter un maximum.

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le Dim 28 Avr 2019 - 20:43
« Personne aux alentours, tu peux pisser… » Lâche Surkesh dans un sourire, l'air un peu mielleux alors qu'il sourit d'indulgence face à... l'insouciance de Jecht ?

Quand bien même le colosse est un petit peu tendu par moment, il a plus l'air d'un gamin en train de faire des bêtises que d'un gars en train de… comment dire… ? S'introduire sans autorisation dans le Q.G du groupe le plus cruel de tous en vue d'y voler la chose la plus précieuse qui s'y trouve. Quelque part, ca rassurerait presque le sorcier de le voir ainsi en train d'uriner dans la nature en toute détente ; une preuve de confiance ? Peu personne apprécierait d'être escorter par un gars invisible à la réputation aussi plombée que la sienne. Pire que ça, puisqu'il y a des fous pour accepter, qui oserait le faire sans s'en inquiéter ?
Au final, assez tristement, Surkesh conclut que Jecht a surtout suffisement confiance en lui-même pour n'avoir peur de rien. Et d'un coup, l'idée d'avoir son joker trop tête à l'air ? Ca vous stress un ancien mercenaire.

Les mauvaises nouvelles s'enchainent, en réalité. Le camouflé peut ressentir… son coeur comme tiraillé par deux douleurs. Une sensation concrète qui vous dévore de l'intérieur comme une maladie, un sombre cancer dont on ne peut se défaire… dès fois elles reculent, dès fois elles s'avancent mais elles sont persistantes. Elles emplissent tout au point de ne laisser chez le réincarné qu'une petit espace pour que de la lumière s'y fasse broyer. Des efforts sont faits pour équilibrer la balance mais ca prend du temps et… Surkesh avait oublié le soleil noir. Cette vision qui lui rapelle pourquoi il a sombré la première fois, le pourquoi de touts ses sacrifices et erreurs. Les ténèbres ici sont partout, de sales souvenirs, de mauvaises émotions.
Un sale arrière-goût de trahison… Surkesh ne digère toujours pas comment ca a tourné avec Death. Sans doute est-ce le mieux mais toujours si peiné, si blessé ; un de plus qui ne rêve que de le tuer, quasiment.

Un soupir de renoncement avant de sonder la forêt, plus déterminé que jamais à réussir cette escapade : Surkesh ferme les yeux et se concentre, déploie sa perception magique au travers de la forêt de conifères.

« Oh ta race ! » Crache Surkesh qui réouvre les yeux d'un sursaut avant de replonger dans l'étude de cette zone boisée… et particulièrement peuplé. Jecht ne va pas aimer, c'est sûr ! Surkesh a eu beau prévenir que ses infos n'étaient peut-être plus d'actualités concernant le Q.G... Jecht ne va pas aimer, c'est sûr ! Putain de grincheux, de qui pense-t-il jouer les papas ?! « Donc, quand je disais que la forêt n'était pas gardé et qu'on croiserait seulement quelques connards qui vont et viennent du manoir ? »

Tôt ou tard, sa magie s'envolera, il sera visible à nouveau et… inquiet à l'idée. Soudain rattraper par la réalité. Le temps joue contre eux. Il faut se presser. Alors Surkesh parle vite. Très vite. Stressé ? Ouais.

« Là… y a des patrouilles partout qui prennent des chemins et itinéraires pas possibles. Les gars bifurquent et zig-zag dans touts les sens sans logique… » Dans le genre mouvement pas prévisible du tout, en fait. Peut-être que Jecht a moyen d'être chaud mais… Surkesh, lui, préfère vraiment la discrétion à l'approche frontal. Et plus il s'approche de l'objectif, plus ses tripes vibrent sous la pression. « Y a évidement le manoir et ce qu'on y cherche… tu feras gaffe, par contre, y a un dinosaure qui garde l'entrée mais on l'esquive facile… et y a un truc nouveau. Pleins de types réunis dans une même zone qui fourmille comme… une usine ? Un truc du genre, ils ont pas l'air prêt de s'en allez. C'est pas sur la route donc on s'en fout pour l'instant mais… va falloir faire vite et gaffe pour esquiver les patrouilles. »

Il y a aussi des présences disperses, solitaires et éparses… peut-être des animaux… quelques connards qui vont et viennent du manoir ? Ceux-là sont tout de suite plus simple à gérer, ils n'ont pas de radios. Et puisqu'il y pense, de mains sournoises aux doigts habiles, Surkesh éteint la radio de Jecht. Tant pis pour les infos qu'on en obtiendrait, c'est le silence et la furtivité que cerche ici le sorcier et… Jecht aussi. Probablement ? Espérons-le. Parce qu'il est d'humeur à jouer aux ninjas pour l'instant mais… ça peut changer très vite.

« Allez… on a une ouverture, on y va. » Murmure le camouflé.
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le Sam 11 Mai 2019 - 23:59
Putain… Quelle merde. Franchement, cette histoire de patrouilles, ça compliquait tout. C’était… T’façon, chuis habillé comme l’un d’eux mais voilà, ça reste chaud. Pasque j’étais seul et qu’j’pouvais pas expliquer ça à coups de table basse. Ouais non, ça f’sait partie du passé ça. Y avait pas mille endroits où aller et… pas d’raison d’y aller. ‘Fin j’pouvais toujours trouver un truc, franch’ment. J’avais pas trop peur, au final. Quand on avait décidé d’passer c’bois, on était pas partis sur l’idée qu’personne nous y verrait. Ca reste un coin proche du QG. Normal qu’ils surveillent. Mais putain, si c’est la blinde ? Puis v’là c’qu’y’m’dit, quoi. Un dinosaure, une usine, chais pas quoi. Roh… Bon au pire.

Surkesh m’donne le signal. J’me lève des buissons, j’dégage la terre, les brindilles, l’écureuil, ‘fin bon. Et j’retourne à vue… Ok on a un peu d’temps donc. Et j’ai avancé ! Ok. L’air naturel, ok. Faut rester bien tranquille, les mains dans les poches, l’air de juste glander. Avec les pas d’l’autre derrière, l’impression d’être suivi. Pff. Bon.

J’te dis, j’ai marché quoi, deux cent mètres comme ça, sans vraiment chercher à être discret, pour surtout pas paraître… bah suspect. ‘Fin bref. Chuis là, j’marche, en m’forçant à pas regarder à droite et à gauche, ‘stoire d’avoir l’air genre normal quoi. Sérieux, franch’ment l’feu, ça aurait été qu’la rébellion elle vienne souvent par ic… J’me suis arrêté.


« C’t’ait quoi ça ?... »

Un gros… chais même pas dire quoi. Un grinc’ment sous mon pied.  Comme… chais pas. Vraiment c’tait un délire. Et j’ai pas bougé. J’ai r’gardé mon pied. Ce sentiment qu’c’était quelque chose qui craignait. Et… bah j’vois mon pied. Genre rien.

« Attends. »

Putain… Je l’sentais mal. Genre… trop mal. « J’ai marché sur un truc… » J’ai r’gardé autour d’moi à la recherche de Surkesh, par réflexe. Putain. « Je… » C’était p’têt’re une mine. Une putain d’mine qu’était là pour… chais pas ? Buter les gardes noirs ? C’est quoi cette idée d’merde ? C’est quoi l’but surtout ! Bon après… peut-être pas. Peut-être que… j’avais marché sur des clés. Peut-être que « Hey ! »

J’ai fermé les yeux. Putain. Forcément qu’ouais, fallait qu’ça arrive. J’ai l’vé les yeux vers quatre gardes noirs, à une cinquantaine de mètres, qui marchaient vers un autre bout d’la forêt. « Ouais ? » Y en a un qui commence à s’approcher. Putain fils de pute, reste où t’es… Il finit par s’arrêter, cinq mètres en avant par rapport aux autres. « Y a un problème ? »

« Non non ! » J’lui fais un signe d’la main. Merd’j’fais quoi là. J’me baisse brusquement et j’commence à masser mon mollet. « P’tit claquage. J’ai trop couru après les sans-cœurs là. » Il me r’garde fixement. Il a une lance. Il la plante devant lui, genre pour faire le malin j’crois. « Qu’est-ce que tu fais là ? »

« Ah bah… » J’ai r’gardé d’l’aut’côté pour murmurer. « Regarde c’qu’y a sous mon pied. Vite. Te préoccupe pas d’lui. »Brusqu’ment j’ai r’gardé l’aut gars. « Non mais là, j’vais au manoir, là. »

I’fait une pause, y continue à m’regarder, y’m’jauge ma mère. « Pourquoi ? »

Bon. Encore l’moment d’prouver qu’chuis un génie. Un mensonge… qui t’raconte un probable tell’ment tiré par les ch’veux, t’sais… tell’ment dingue… qu’t’y crois pasque personne pourrait inventer un truc comme ça. « Bah j’vais m’plaindre. J’en ai marre qu’y foutent rien, là, les chefs, alors que nous bah qu’on doit tout faire dans la ville. Alors j’vais trouver l’premier responsable qu’j’trouverai et qu’’j’lui dirai bien c’que j’pense. Pasqu’on n’est pas des   « Bon. » Y s’retourne. Et il part. Putain. Allez, ça en moins. Allez Surkesh. Montre-nous…[/color]

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le Mer 15 Mai 2019 - 12:07
« A mon signal tu t'éloignes aussi loin que possible… tu n'auras qu'un très bref moment pour le faire… » Murmure-t-il, aussi sérieux que si soucieux. « …t'es prête ? A trois… » Et soudain moqueur, vaguement rieur. Quelque chose l'amuse dans cette situation, allez savoir quoi. « Un… deux… trois !!! »

Jecht s'éloigne alors ! D'incantations mystérieuses que nul ne voit, l'on entend un claquement de doigt ; qu'une horloge immatérielle apparaisse sur la mine. A peine le temps de voir les aiguilles tournés qu'elles sont déjà arrêtés. Plutôt vif malgré son imposante musculature, ou justement grâce à elle, le colosse s'éloigne en revenant sur ses pas, s'assurant ainsi de ne pas marcher sur un autre explosif. Figé dans le temps, seulement un très bref moment, c'est pourtant suffisant pour que d'une main tendue aux doigts plus crochus que des serres de sorcières qui aurait de l'arthrose, le sorcier fasse étalage de ses talents.
La mine explose, donc… mais ce n'est pas grave.

Puisqu'en effet, la mine explose… mais sans un bruit. L'on ressent le souffle de l'explosif malgré tout mais privé d'air à sa naissance, l'explosion ne produit aucune flamme ou embrasement et la chaleur déployée, malgré tout, reste limité. Tandis qu'une troisième bulle entoure la mine ; d'une obscurité parfaite qui tue l'éclat supposé de l'explosion dans l'oeuf.

« On va choper la patrouille à laquelle tu viens de parler et on les neutralise. » Surkesh, sans hésiter, attrape Jecht et le tire à sa suite.

S'il y a une mine ? Il y en a plusieurs. Personne ne fout une et une seule mine au hasard dans une forêt… tandis que la théorie du champ de mines explique soudain les itinéraires aussi étranges qu'imprévisibles des patrouilles. Sans parler que…

« T'as merdé… le coup de la table basse, c'était du génie mais là… » Sondant les environs, inquiet de sentir ses imposantes résèrves diminués au fil du temps et préssé par celui-ci, il lui semble pouvoir parler à voix basse sans risque d'être entendu par d'autres que cette fameuse patrouille. « …personne ne se plaint, ici. Ca ne marche juste pas comme ça, t'aurais du dire que tu prévoyais de démonter la gueule des chefs et que t'allais démonter la leur aussi. Ou juste lui dire d'allez se faire enculer parce que c'est pas ses oignons. »

Les Coalisés passent leurs temps à se tourmenter les uns les autres jusqu'à ce que mort ou soumission s'ensuive… et la réaction de la patrouille est… étrange. Est-ce qu'ils ont reconnus Jecht… ? Après tout, ce n'est pas la première fois qu'il vient ici… ou simplement le trouve-t-il suffisement louche ? Quoiqu'il en soit, le duo a la malchance d'être tombé sur des types relativement suspicieux et méfiant, suffisement pour ne pas les avoir attaqué sur place. Sans s'inquiéter des mines, le sorcier traine son imposant collègue d'une main en marchant sur les pas des gardes noirs… tandis que de l'autre, il allume sa radio.

« Marcus pour… » C'est la voix de l'autre lancier ?! En panique, Surkesh s'arrête net et attrape son talkie-walkie pour y cracher dedans avec fureur ; cherchant à imiter le gamin haineux et orgueilleux qu'il était à l'époque.

« C'est quoi cette merde à la gare ?! J'vous ferais tous tuer si vous me réglez pas ça dans l'heure ! »

L'appel de radio du lancier a été couvert par celui de Surkesh… et la voix du sorcier a été entendu aussi, faisant suffisement tiquer la patrouille pour qu'elle revienne sur ses pas ; d'ici, ils ont l'air prêt à en découdre.

« On a pas le temps, mec. » Et honnêtement, le sorcier en a... vraiment rien à carrer de ce que pense Jecht, là tout de suite. Qu'il joue les vieux vétérans ou les gros papas s'ils le souhaitent… mais s'il veut réussir cette mission ? Il ferait mieux d'écouter. Parce que le temps joue contre les deux invités surprises et que Surkesh n'aura pas assez de magie pour user d'invisibilité, de détection et du quatuor de sorts que ça lui demande de neutraliser une mine. Quand à traverser la forêt… juste en faisant attention à ne pas marcher sur une mine… ? Ca va prendre un temps fou ; encore une fois, l'invisibilité et la détection magique de Surkesh sont essentiels à cette mission. Et hélas ne dureront pas éternellement.

« A QUI TU PARLES, HEIN ?! » Beugle le lancier alors qu'à sa suite, le reste de la patrouille ont toutes leurs armes dégainés.

Surkesh est déjà à leur rencontre… et s'enfermant avec eux dans une bulle où règne un parfait silence ; le voilà qui commence à les taper à coups de clefs ! Tel un esprit frappeur, la surprise, l'invisibilité et le silence suffit à donner un avantage certain. Ainsi pleut-il des coups sur les pauvres gardes noirs, incapable de comprendre ce qu'il se passe. De justesse, Surkesh esquive quelques attaques qui partent au hasard depuis les gardes… clairement perdus et désorienté par la situation. A terme, quatre gardes noirs finissent assommés et… Surkesh se met bien évidement à les fouiller, cherchant d'abords des munnies.
Oui. Qu'importe d'être dans le Q.G du groupe le plus cruel qui soit ; qu'importe les enjeux et importances de cette mission… en cet instant, Surkesh n'écoute que son coeur et cherche des munnies.

« Putain de clochards… » Crache Surkesh à constater que ces gardes noirs sont fauchés comme le blé. Jecht arrive enfin, l'air plutôt vénère ou… ? Bof, Surkesh lui trouve toujours un air plus ou moins vénère mais après l'aigreur de ne pas récupérer de munnies, le sorcier s'explique enfin. « …je doute qu'un putain de garde noir soit capable de se rappeller l'emplacement de chaque mine de cette putain de forêt. Essaye de voir s'ils n'ont pas un papier sur eux qui indique les directions à prendre pour rejoindre le manoir sans rien faire sauter. Sinon, ne reste plus qu'à marcher sur les traces des patrouilles ou… attends, dans le pire des cas ? On réveille un de ces connards pour lui demander de nous amener jusqu'au manoir ; s'il résiste à tes charmes, je lui balance un sort de terreur pour le convaincre et ce sera plié. »
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le Mar 2 Juil 2019 - 18:00
Putain mais quel gros con, celui-là ! On va les choper, qu’y’m’dit. Et le mec… il fonce.  Et tu sais, moi… bah j’avais une petite mine sous le pied donc eh beh… j’dois bien avouer qu’j’avais pas fait bien gaffe à qu’ils allaient où, les gros cons d’la patrouille. Du coup bah j’ai essayé d’suivre un Surkesh invisible juste au son d’ses pas et d’sa p’tite crise de merde. Non mais… un moment j’le perds, il s’en bat les couilles. Mais allez, j’suis bien arrivé à un moment à r’trouver quatre corps allongés dans un coin paumé d’la forêt. Putain mais son silence de merde, v’là qu’il l’utilise un peu trop souvent. Surtout quand ça peut m’emmerder !

Et faut qu’je fouille. Ouais t’as raison. Genre t’es là depuis trois minutes et tu pouvais pas l’faire ? Gros con. J’soupire et j’m’approche, hyper énervé. Déjà, r’cevoir ses critiques ça m’a bien gonflé. C’est moi c’ui qui engueule les autres ! Non puis attends, mon rôle était pas mal j’trouvais. Le garde noir complètement con qui pense qu’il a vraiment droit d’se faire entendre auprès de Death et ses charclos, c’est méga con. Bah pas mal, quoi. Eh beh non, pour Surkesh, c’t’une erreur. Putain, mais… hey. J’étais sur une mine, moi ! J’étais pas dans mon moment d’gloire final, t’sais. Et v’là qu’j’les fouille.


« Putain. Mec. » J’fais un grand sourire triomphant derrière mon épaule, là où j’suppose qu’il est. « T’avais raison, t’es trop fort. Y a bien une carte avec l’emplacement de toutes les mines, bien joué ! » J’rigole un peu. « Oh putain, et y a aussi une photo de ta petite sœur nue ! » J’arrête de sourire et j’lève les yeux. « T’es con ou quoi ? Bien sûr qu’ils ont pas c’genre de plan. Y z’ont beau être des gros cons, n’importe quel idiot sait ret’nir un ch’min safe s’il est pas trop long. » Connard. Ca s’voit qu’tu sors pas souvent d’chez toi. Fais du sport comme moi et tu l’sauras bien. Ta mémoire elle peut ret’nir d’ces trucs. Alors ouais, qu’on est bien d’accord, tu sauras pas où sont toutes les mines, mais ton ch’min safe, t’inquiète que tu vas le ret’nir. Non mais attends, si un papier comme ça existe, les mines servent à rien. Les rebelles te chopent un garde noir avec la voie à suivre et au final, les bombes t’emmerdent plus qu’autre chose. Bon. J’continue d’fouiller très vite fait pour en avoir le cœur net. Et j’me r’lève en soul’vant mon pantalon. Putain. « Marcher sur leurs traces c’est trop grillé, on n’est pas des animaux, on y arrivera jamais. » j’me gratte la barbe. Et alors sa deuxième idée avec un mec qu’on réveille et qu’on oblige à blablabla ouais non c’est tell’ment d’la merde, y a trop d’moyens qu’ça foire. Franch’ment ouais, c’est un plan à la Roxas, du gros yolo et c’est bon. Non mais attends, cette opération-ci elle est pas comme les autres, on peut pas avoir un mec qui nous montre un ch’min, voit un putain de dinosaure, et crie comme une gonzesse parce qu’il a pris un sort de peur dans le tronche.

Nan puis c’est des plans de dessin animé, ça. D’accord on peut intimider un mec pour qu’il nous guide mais… mec. C’est Death, en face. Moi j’comprendrais un mec qu’aurait plus peur d’son patron que de deux inconnus costauds.


« Faut trouver aut’chose. » Pasque la petite astuce de Surkesh pour étouffer l’explosion, franch’ment ? C’était méga stylé. On a complètement réparé la connerie qu’on v’nait d’faire, avec ça. Nan, c’était super pro. Mais… Mais on peut pas l’faire dès qu’on marche sur une mine ! Alors bon… on allait pas s’amuser à faire gaffe où on marchait. C’était trop suspect.
J’regarde les arbres. Franch’ment… ça f’sait un ch’min de fou jusqu’au manoir, c’est clair. Sauter d’arbre en arbre. On pouvait y arriver. ‘Fin ouais. « On ». Moi ouais. Non d’accord, sûrement que Surkesh en théorie, aussi. Mais v’là le temps qu’on va mettre. Putain. Autant dire que la Coalition noire entière s’ra rev’nue du tournoi quand on arrivera à destination.

Putain. J’faisais un check’up de c’qu’on savait faire pour voir c’qu’allait bien nous sortir de la merde. Franch’ment
. « Je te prends par les pieds, tu vois. Genre comme une pompom girl. Je te lance à deux mètres du sol… moi je saute, tu vois… Non ‘fin, t’as déjà vu le Jecht Shoot ? Ouais non t’as raison.. » Il avait rien dit mais ouais, il marquait un point. Déjà, chuis incapable de faire le Jecht Shoot sans hurler le nom d’l’attaque donc… j’allais un peu me faire griller. J’pouvais essayer sans l’dire mais… 60% de chances que ça foire, du coup. Bah ouais. Et bon, c’tait des vies qu’étaient en jeu !

Franch’ment, il aurait vraiment été capable d’invoquer des sans-cœurs, ça aurait été méga tout vu. En vrai, c’est bien un truc que j’captais pas avec la Coalition noire. T’sais, ils mettent des mines dans l’chemin pour leur QG, franch’ment, j’respecte cette technique de petite pétasse. Mais y a quand même souvent des apparitions de sans-cœurs, dans l’coin. Alors bon ? Non ? Genre ils marchent dessus, ça pète, et t’es bon pour en r’mettre.

J’soupire.
« Non si. Ouais j’ai bien un truc. » J’soupire encore. « ‘Fin c’est… franch’ment c’est moyen. » Rolala… Non. Putain… j’me méprisais rien qu’d’y penser. Putain d’vie et putain d’providence, pas vrai ? « Vaudrait mieux abandonner. » J’ai r’gardé dans la direction du manoir. On était trop proches, c’était dommage.

« Bon allez. » Un p’tit peu d’souv’nir. Chais même pas de quand ça datait… mais voilà, y a longtemps, j’faisais quand même pas mal équipe avec Ultimécia et elle m’avait expliqué l’délire. Alors tout c’qu’est magique, moi, tu sais… Mais celle-là, j’y étais arrivé. Pour la p’tite histoire, c’est… Xerxès, le roi de Perse, qui m’a appris à faire ça. Genre une invocation. Bon, pas d’chance, c’est tombé sur celle-là, hein. J’me suis concentré, ai contracté mes muscles pour rassembler toute ma volonté d’mes couilles. J’ai l’vé un poing et je me suis mis à genoux pour le poser contre la terre. Et genre j’étais à fond. J’faisais qu’un avec la source de la vie et… bon au bout d’un moment, j’ai entendu un hennissement. J’ai l’vé les yeux et j’ai vu trois créatures mais… dégueu. Genre dessin animé, t’sais. Trois pégases de mes couilles avec des couleurs éclatantes, qui souriaient genre n’importe quoi. ‘Sont arrivés d’vant nous tout heureux. « Bon ça va. C’est la première et dernière fois. » Je me suis r’tourné vite fait vers c’que j’croyais la position de Surkesh et avec un regard sérieux, j’lui ai dit : « Pour Roxas. » Pasque j’avais pas de meilleure idée. J’suis monté sur une des bêtes et j’ai r’gardé la deuxième qui… s’f’sait montée par Surkesh ? Chais pas, il était encore invisible. Bon et le plus important : Le troisième s’est approché de moi. « Bah dégage, on est deux, connard, apprends à compter. »

Et il s’est cassé. « Allez. » On a commencé à voler. Deux gros vieux blasés sur des ch’vaux heureux et tout. On a volé au-d’ssus d’la cime des arbres histoire de pas s’faire repérer. Par contre ouais. Assez vite, on arrivait à la fin d’la forêt, ‘fin… une petite pause, on va dire. Le manoir. On est r’descendu. Y avait deux gardes à l’entrée d’la forêt.

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Poisson d'avril, et on s'pass'ra du sans-coeur Rkuu
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le Mar 16 Juil 2019 - 18:43
Surkesh ferme les yeux, respire un instant pour retrouver son fort intérieur ; son essence. Celle-là même que possède chaque être. Le monde se volatilise un instant. Deux gardes noirs, bien évidement, gardaient fièrement l'entrée du Manoir Abandonné. Lui si sinistre, le grillage en guise de mâchoire, imposant comme un Darkside alors que l'éclat du soleil noir lui assombrit sa peau de pierre et de bois, ses cheveux de tuiles. De chaque ouverture s'échappe des lumières jaunes fortes et foncés, à peine là pour vous éclairez, surtout pour vous rappellez où vous mettez les pieds. Chaque fenêtre, porte, carreau, trou ou ouverture semble se faire oeil de sans-cœur dans l'obscurité.
Pourtant, quelque chose apaise Surkesh… l'effraie, le détend presque au point de le faire fondre… le sombre sorcier perçoit la Lumière, si pleine de promesse à ses yeux de déchus.

Les deux gardes restent… choqués, parfaitement hébétés, tout à fait interloqué de la scène qui sous leurs yeux, vient de se dérouler. Très vite, doux comme des agneaux mais pressés comme légèrement apeurés, les deux poneys féeriques bondissent moins lourd que des ballons de baudruches par-dessus la grille. Ca fait quoi… pour une fois… de faire quelque chose de bien ? Ca change, pour une fois. Une motivation nouvelle, presque noble, s'éveille alors en Surkesh qui se satisfait d'être un cas désespéré.
D'humeurs émotifs, sur l'ordre d'un pauvre sorcier qui ne sort plus des méandres abyssaux de son sombre coeur… s'échappent trois petits poneys de portails noirs.

Gris et terne, une mèche noire comme une nuit sans étoile recouvre un oeil à chacun. On les entends hennir quelques gémissements et pleurnicheries étouffés, l'oeil tout aussi prétentieux sans que l'on ne sache pourquoi. Et à l'heure de se faire envahir de petits poneys, les deux gardes à l'entrée ne sont pas sûr de pouvoir digérer la scène surréaliste. Alors que trois charmants poneys galopent en flottant sur de jolies arcs-en-ciel, trois autres imitent la course sur des nuages gris pluvieux. Un féérique traine dans la forêt, allez savoir pourquoi en retard, laisser dérrière… et trois opéras jaunes filent dans les cieux, abattant déjà quelques foudres éparses ; loin les uns des autres et tous loin de l'entrée principal. Bien dispersés, aucune de ces invocations n'est une menace mais… si ça peut disperser un peu les troupes et ajouter un peu de confusion, ce n'est pas plus mal.

Cette lumière… l'appelle… fait comme vibrer la Keyblade à sa main ; cette lumière, Surkesh en a besoin. Obsédé à l'idée de la décortiquer, de l'analyser, de la comprendre, de la tordre aux mains de sa volontée… de cette lumière, Surkesh désire percer touts les secrets.

Mais encore une fois, l'heure tourne impitoyablement. Surkesh ne reconnait pas le tyrannosaure, d'ordinaire laisser en laisse à l'entrée… mais depuis le temps ? Suffisement bien dressé pour faire machinalement le tour du Manoir. Death en aurait-il fait un zombie ? Un sans-cœur ? A l'autre bout de l'entrée, il s'agirait de rentrer avant qu'il ne termine son tour de ronde.

Un murmure… ce ne sont pas les idées qui manquent mais…

« Je te suis Jecht… laisse parler ton talent… »

…Surkesh en vient à la conclusion qu'il ne peut ni gérer Jecht, ni le canaliser alors… ne reste plus qu'à être son humble ange gardien.
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