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le Jeu 11 Avr 2019 - 17:28

Jacques de Mirepoix



Identité

  • Nom  : De Mirepoix

  • Prénom : Jacques

  • Titre  :  Avunculus Familias

  • Âge :  39

  • Camp :  Consulat

  • Monde d'Origine : Forêt de Sherwood

  • Race  : Hybride

  • Grade désiré : /




Test RP





Une cacophonie métallique typique annonçait l’arrivée de la relève de la garde sur les remparts de Nottingham. La compagnie s’était divisée en petit groupe pour se répartir les quarts. Ils ne marchaient toujours pas correctement au pas, ni ne maintenaient convenablement leurs armes pour en réduire le bruit de choc contre les cuissardes pourtant matelassées, les boucles de ceinture métalliques ou même les armes de leurs propres compagnons. Leur caporal désapprouva en un soupir ; lui-même portait une écharpe de soie à sa ceinture pour protéger son matériel de ce genre de désagrément. Jamais ses instructeurs n’auraient tolérer une pareille désinvolture, mais en ces heures sombres de guerre civile, il ne pouvait espérer plus de ces hommes.


L’hybride ordonna ses soldats. Les loups archers près des meurtrières juste assez ouverte pour faire passer leur musculature fine, à l’affût de l’horizon sous leur capuchon de laine. Les crocodiles munis d’épées et de boucliers à chaque extrémité du chemin de ronde bloquant entièrement son accès de leur carrure imposante, renvoyant l’autre groupe à un repos bien mérité au donjon. Encore quelques mois et il rejoindrait enfin le cercle des officiers, comme il était de rigueur pour un homme de son statut. Non pas que côtoyer les hommes du rang ne lui déplaise, il savait reconnaitre les qualités et limites de chacun, quelques soit leur naissance et selon leur valeur. Mais en tant que premier fils de bonne famille, même de petite noblesse telle que la sienne, il avait eu le choix entre les ordres ou l’épée, et avait accepté l’honneur d’une place au minimum officier lui étant due. Du moins, elle l’était avant que les humains ne viennent changer l’ordre des choses dans ce monde. Depuis lors, le chaos régnait sur Nottingham. Bien sûr il n’oubliait pas la difficulté de sa patrie avant l’arrivée de Kefka au rang de sheriff. La misère et les lourdes taxes saignaient déjà leur peuple avant ces êtres imberbes. Cependant les actes discutables et la logique impénétrable de cet homme lui donnaient beaucoup trop matière à réflexion. Il n’était jamais bon de trop réfléchir à un ordre. Ses instructeurs le lui avaient bien assez souvent répété.


Son regard doré fendu d’un iris noir se perdait sur la campagne de Sherwood, délavée par la saleté et la pauvreté, assombrissant son humeur. Les taxes avaient encore gonflées. Seuls les soldats en étaient exemptés, faisant grossir leur rang dans le mince espoir de soulager leurs familles. La quantité avait augmenté, mais la qualité avait inexorablement chu. Sur le chemin de ronde, certains luttaient contre leur impatience pour conserver leur position et replaçaient leur tenue en place. D’autres devaient être particulièrement surveillés au vu de leurs valeurs trop versatiles à son goût, notamment à la vue d’une demoiselle servante traversant la cour. Il les rappela à l’ordre, d’un ton simple mais ferme, montrant lui-même l’exemple de son port altier et impeccable tourné vers le danger, malgré son gabarit deux fois moins imposant que celui de ses soldats alligator. Il ignora les murmures grognons chassés par le vent qui jouait à flatter sa douce fourrure noire en remontant des remparts.


Pourtant le félin réagit promptement lorsque l’alerte fut donnée. Un des loups armait déjà son arc vers les deux passants au pied des remparts qui hurlèrent pour attirer leur attention. Un mot du caporal et le geste fut arrêté à temps. La corde maintenue tendue tremblait déjà, l’accident pouvait arriver à tout moment alors que l’un des malheureux tirait le deuxième vers eux.


« Ohé du rempart ! Venez donc m’aider ! J’en tiens un… je tiens un de ses fichus satané rebelle des bois ! Hurlait un  porc malmenant une pauvre vieille tortue, sans se méfier du danger qu’il encourait face à cette flèche prête à filer.

- Je suis innocent, messires ! Pitié ! Chouinait le vénérable reptile.

- Boucle là ! Ou je te rosse avant qu’ils n’ouvrent la porte.

- Halte, manant! Si tu ne veux pas finir toi-même une flèche au travers de la gorge. Pourquoi pareille esclandre ? Fit le caporal en se penchant entre deux créneaux pour mieux voir la scène, haussant sa voix de ténor.

- Ce malandrin est un rebelle ! Le sheriff a promis une prime pour tout …bon citoyen… qui les dénoncerait !

– Es-tu certain de ce que tu avances ? Le félin noir tapotait de ses griffes sur la pierre, agacé par le spectacle devenu de plus en plus fréquent depuis l’annonce de Kefka. Ses yeux se plissèrent, d’un air menaçant, alors qu’il détaillait la vieille tortue bien incapable d’être une menace. Sais-tu que le parjure est un crime aussi pendable que le brigandage ?

– Le parjure, messire ? L’un des sourcils broussailleux du porc se leva vers le ciel, devant son incompréhension du terme.

– Ne nous fait pas perdre notre temps ! Quelle preuve as-tu de la félonie de cet être ? Si tu nous trompes, je te promets nombre de coups de bâtons en seul paiement ! Le caporal ne réussit pas à restreindre les battements de sa queue touffue devant cette scène affligeante. Le porc avait eu un mouvement de recul et d’hésitation trahissant bien ses intentions fallacieuses.

– Je ne peux lui rembourser ma dette et payer mes taxes en même temps, noble sire... C’est là mon seul crime. Gémit la tortue tout aussi craintive pour son sort que son accusateur.

– Hors de ma vue, orchidoclastes ! La taxe est prioritaire, arme toi donc de patience et de réflexion à l’avenir. Et que je ne vous y reprennent plus ! Le félin les fit se séparer d’un geste autoritaire de la main du haut des remparts.

– Je peux les aider à disparaitre plus vite ? Ricana le loup alors que la flèche tremblait, toujours à l’ancrage. Le porc détala rapidement pendant que la tortue peinait à enchainer un pas après l’autre.

– C’est hors de question, soldat. Désarmez votre tir immédiatement. » Le caporal fit rapidement demi-tour, laissant sa cape courte brodée flotter au vent, sa seule réelle distinction du reste des soldats.

Il regrettait amèrement de ne pouvoir inculquer de vraies valeurs à sa troupe. Des notions de justice et de droiture qui les rendraient fiers d’être les soldats de Sa Majesté. Qui le rendrait fier d’eux. Ses supérieurs avaient pourtant été clairs. Qu’ils sachent se battre sous les ordres leur étaient suffisant. Tout le pays était devenu semblable à cet horizon, pourris et terne. Si les sphères de la noblesse ne lui avaient jamais parus saines, fuyant au possible le Noble Jeu, il regrettait désormais l’absence de sagesse dite populaire. Mais tant qu’il en serait le caporal, il pouvait encore essayer de juguler à défaut ses propres soldats pour que ce genre de scène ne dégénère pas sous ses yeux. Au fond de lui, c’était un combat permanent pour conserver intacte sa pensée, son mérite, et les valeurs que lui avait inculqué ses aïeux. Ses mouvements de tête pensifs firent tintées les quelques perles accrochées à ses oreilles, lui rappelant ses serments de droiture et d’honneur, lui redonnant courage.



L’orage soudain couvrit bientôt la citadelle alors que la compagnie regagnait ses quartiers. Il fallut se mettre à l’abri, les moustaches et les poils frisés par l’énergie commensurable qui épaississait l’air. Les pierres tremblèrent, terrorisées par l’éclatement du tonnerre, par la force de la foudre s’abattant en un seul point, rendant aveugle de par sa clarté violente et subite, rendant sourd par le cri déchirant d’une victime et de ceux qui en furent témoin.
Le Prince Jean était mort. Vive le Régent.


****************************

Dès lors les choses changèrent encore plus radicalement. Des rumeurs de punition divine guidèrent quelques désertions au profit du camp des brigands de la forêt. Ceux qui furent autrefois des alliés, des connaissances, voir des amis, devinrent des traitres qu’il devait traquer et punir, à son cœur défendant. Cependant les exactions de Kefka se firent de plus en plus insupportables et nombreuses. Ses valeurs étaient mieux défendues par des rebelles que par celui qu’il devait s’évertuer à servir. Il devait punir l’honneur, condamner l’empathie, défendre l’infamie. La foi du Caporal De Mirepoix fut ébranlée tout comme son esprit fut à jamais marqué de crainte en temps d’orage, se remémorant à chaque fois la violence de la foudre le soir du régicide.

« Duchesse, me voici ravi de vous revoir enfin ! Le caporal, prit les mains délicates tendues de sa cadette, aussi blanche comme neige que lui-même était noir comme nuit. Ses yeux bleus lagons et des gestes mesurés l’accueillirent avec tendresse dans la simplicité de son salon privé dans lequel il avait été guidé.

– Jacques, allons, n’en as-tu donc pas assez de me taquiner ainsi avec mon titre depuis le temps ?

- Jamais, je l’avoue bien volontiers. Répondit-il d’un sourire en coin laissant apparaitre une partie de ses crocs, se gardant quelques instants de légèreté. Comment vas-tu ?

– Bien mieux depuis que j’ai reçu la lettre annonçant ton arrivée. J’étais morte d’inquiétude quand j’ai appris l’attaque des brigands sur le Régent lors de la crémation de feu Notre Prince.

– Ne m’en parle pas… Tout ceci n’est que pure folie ! Soupira-t-il en relâchant les mains de sa sœur sous son regard interrogateur et d’autant plus inquiet. Il fait massacrer impunément par le poison et les flammes, brigands et prisonniers, homme , femme… et même enfant ! Cette … « cérémonie » était un piège plus qu’évident ! Que penser maintenant que les rebelles ont obtenu l’aide de soldats d’un autre monde, c’est bien la preuve de leur bon droit… J’en viens à espérer qu’ils réussissent enfin à renverser le tyran. Il baissa la tête devant son propre aveu digne d’un traitre à la Couronne alors que sa sœur hoquetait de surprise. Un tel discours ne lui ressemblait pas.

– Allons rassemble tes esprits, mon frère. Ce n’est pas là une prédication à avoir pour un garde de Nottingham… Aussi regrettable soit les décisions du Régent. Admit-elle en laissant baisser sa voix sur la fin de sa phrase. Si quelqu’un venait à t’entendre ?

– Il demande à nouveau à augmenter les taxes, y compris pour les nobles… Je m’inquiète Duchesse… Comment t’en sors-tu avec les finances du domaine ? Toi et les chatons n’êtes pas ennuyés par vos gens ? Finit-il par avouer avec de la tristesse dans la voix. Depuis la mort de ton époux, j’ai toujours la crainte de te savoir seule ici, surtout en ces temps de rébellion.

– Nous nous débrouillons très bien, Jacques. N’aie crainte, nous sommes plus entourés que tu ne penses. Il me faut juste faire quelques concessions.

– Bien… Rien de déplacé j’espère ?... Non ! Non, ne frappe pas, je ne dis plus rien… Je n’ai pas besoin de savoir surtout si c’est contre les lois du Régent. Il se ressaisit après un long silence et sous la menace du regard sévère emprunté de sa cadette. Puis il lui reprit les mains se voulant, on ne peut plus sérieux. Il existe apparemment… un groupe d’humain qui recueille un grand nombre de réfugiés de la forêt de Sherwood… Rien à voir avec les soldats qui soutiennent les rebelles. Le Sanctum, est leur nom. Je veux que toi et les enfants, vous quittiez ce monde avec eux.

- Enfin, Jacques ! Tu n’es pas sérieux !

– Si. J’ai mûrement réfléchis. Tu vas perdre le peu que tu possèdes au fur et à mesure que grandit la folie de Kefka. Je ne peux plus vous abandonner tous les quatre ici sans aide. Je ne peux plus garantir votre sécurité. Dieu m’en soit témoin, je ne laisserai rien vous arriver de la sorte.

– Et qui va garantir la tienne de sécurité ? Je ne quitterai pas ce monde en te laissant au milieu d’une guerre. Répondit-elle fermement, ne laissant aucune place à la discussion. Si tu veux nous mettre à l’abri, alors accompagne-nous.

– Mon absence va se voir immédiatement ! Il se releva d’un bond devant la réponse improbable de sa sœur.

– Alors profitons que tu sois sensé te trouver ici même. Je vais faire préparer nos bagages et un attelage. Elle lui répondit avec la légèreté d’un départ en villégiature, lui accordant un grand sourire malgré l’étincelle de sérieux cachée derrière ses yeux bleus lagons.

Laissé seul avec son incompréhension dans le salon privé de la Duchesse, l’hybride retira son épée de sa ceinture et la posa à même le sol. Il s’agenouilla devant la fenêtre baignée de lumière. Il sortit un pendentif en argent hors de sa chemise et le serra entre ses mains griffues pour trouver la force nécessaire à ce qu’il s’apprêtait à faire. Il lui fallait puiser dans ses serments et l’héritage moral de ses aïeux. Une volonté que sa cadette possédait déjà en elle pour assurer la survie de sa famille. Il se permit ici-même une prière à son dieu.

« Au nom de Jésus-Christ, je revêts l’armure de Dieu. Avec, à la taille, la vérité pour ceinture, la justice pour cuirasse, les chaussures du zèle pour annoncer l’Evangile. Je saisis le bouclier de la Foi, le casque du Salut, l’épée de l’Esprit, qui est Parole de Dieu. Oui le Seigneur est ma force. Debout, je relève la tête devant mes ennemis. Puisque Dieu est pour moi, qui sera contre moi ? Le Seigneur est mon rempart, en Lui je ne crains aucun mal, il est mon secours et mon défenseur. Puisse-t-Il à jamais guider mon bras pour les protéger.
Amen … »



****************************


Cela faisait plus d’une année qu’ils étaient installés dans le Domaine Enchanté. Ils avaient troqué la misère de Nottingham et sa guerre civile pour la misère installée au pied d’un autre château d’un monde sortant à peine d’une guerre civile. Quelle ironie. Quelle désillusion. Le quartier provisoire devenait un quartier à part entière pour les hybrides, parqués là dans le quartier « fauve » comme des animaux pestiférés responsables de tous les maux possibles pour la population originaire de cette région.


Le chat noir, ancien caporal, tournait en rond entre les tentes, cherchant désespérément à se rendre utile en protégeant les siens, les pieds dans la boue et la misère qu’il avait tant voulu épargné à sa sœur, ses neveux et nièce. Qu’avaient-ils gagné en abandonnant tout, si ce n’est qu’une paix relative. Le racisme envers les hybrides faisait de plus en plus rage. Il devait intervenir de plus en plus fréquemment pour calmer les humeurs de quelques mots de moins en moins patients, ou de quelques passes d’épée scellée dans son fourreau. L’objet n’était plus qu’un beau souvenir de famille tout au plus, qu’il conservait malgré tout avec dévotion. Sa cadette lui avait fait promettre de ne jamais la lever contre quiconque dans ce monde, aussi ne l’utilisait-il jamais la lame au clair. Ce n’était pas l’envie qui manquait parfois et malgré sa petite taille par rapport à un humain adulte, il ne se gênait pas pour combattre avec férocité et force, menant l’attaque de front et jamais en traitre. D’un coup de pommeau d’arme bien enfoncé dans l’estomac, il calmait rapidement les ardeurs des plus véhéments. De simples paysans accablés par l’histoire cherchant simplement une excuse pour se délester de leur colère sur une cible facile. Lassé de devoir confesser de tels actes, il en venait à délaisser les groupes de prières, ne se sentant que plus mal encore. La famille avait toujours été une fervente supportrice de la religion au long de son histoire en Sherwood. Il se sentait presque déshonorer ses ancêtres. Malgré tout, cette promesse faite à sa cadette, une perle de plus à ses oreilles, tintait à son ouïe pour lui rappeler humilité et un peu de sagesse. Il n’avait jamais su refuser quoique ce fut à sa petite sœur désormais sa seule famille et lui ayant offert le luxe de neveux et nièce adorables.

Le temps passa arrangeant les urgences et le provisoire en organisation plus permanente. Puis les templiers du Sanctum prirent les choses plus au sérieux, patrouillant davantage dans le quartier pour assurer un peu plus le bien-être des hybrides et des habitants de la Citadelle. Jacques s’était attendu pourtant à ce qu’ils les abandonnent pour de bon malgré les vertus de justice de leur déesse. Il resta méfiant mais fut bien soulager de voir les choses s’améliorer enfin, un tant soit peu. Il fit plus ample connaissance avec certains de ses templiers à force de les côtoyer, leurs discussions tournant autour de la religion ou de faits d’armes en tant que garde. Il aurait pu les rejoindre à plusieurs reprises, mais il n’adhérait pas à leur culte, c’eut été renié définitivement ses origines. Il refusait également de laisser les siens tant qu’ils devraient vivre dans cet enclos non assumé. Il leur avait déjà fait perdre beaucoup trop pour gagner le pardon si facilement. Et pourtant jamais sa sœur ne semblait vouloir le lui reprocher, ne faisant qu’alourdir son fardeau.

Il rentra un soir après ces habituelles pérégrinations, surpris par le son de chant et de musique provenant de leur tente. Un son qui ne ressemblait en rien à des cantiques bien qu’il identifia la voix claire de sa petite Marie. Lorsqu’il se faufila sous la toile, ses grands yeux dorés étonnés y découvrir un invité inattendu. Un coq aux couleurs vives dont les grandes rémiges frottaient les cordes d’un luth. Il faisait danser Duchesse avec Marie, aussi douce, blanche et distinguée que sa mère. Son chant était accompagné par le bruit harmonieux d’un espèce de livre de bois sur un pupitre, parcouru de cordes tendues que le jeune Berlioz tapotait avec des baguettes. Le jeune chaton gris bleu était grossièrement en équilibre sur les épaules plus robuste de son frère roux. Toulouse manquait de faire chuter son aîné en applaudissant en rythme au lieu de maintenir la position ferme de ce dernier. Jacques eu tout juste le temps de le saisir par la peau du cou avant l’accident innocent, mettant un terme à la mélodie.


« Ah ! Que voici le dernier de la portée ! Oo-de-lalli Compagnon ! Chanta le volatile, s’assurant le regard plissé désapprobateur et froid de l’ancien caporal à cette expression typique de rebelles. A propos, je suis Adam de la Halle. Un ménestrel. Allons, pourquoi ne pas nous rejoindre dans la liesse de ce jour déclinant et vous asseoir benoîtement et bien à votre aise?

– Oh te voici de retour Jacques. Nous avons une bien agréable visite n’est-ce pas ? Ce charmant mélomane nous faisait découvrir le Tympanon pour que Berlioz et Marie puisse reprendre leurs gammes et arpèges.

– Je vois cela… et en échange de quelle faveur vous donnez vous donc cette peine ? Le ton du félin se fit légèrement acerbe malgré lui, s’attirant la réprimande de sa cadette.

– En échange de l’insigne honneur de participer à ce joyeux quadrille voyons. Répondit le Coq avec amusement, les ailes grandes ouvertes offrant une humble référence. Mon seul regret désormais est de n’avoir pu insuffler cette légèreté à vos quelques pas, Messire.

– Il me semble, mon ami, qu’il aurait fallu bien plus que cette douce mélodie pour dompter les humeurs de mon cher frère visiblement. Mais j’avoue regretter de ne pas y assister moi-même. Depuis quand n’avez-vous pas levé le pied ? Cela doit remonter à votre dixième anniversaire, si je ne me trompe… Duchesse glissa un sourire taquin malgré ses remontrances avant de remettre de l’ordre aux tenues de ses enfants.

– Que pouvons-nous pour vous, hormis vous amuser à nos dépends, Sire Menestrel ? Gronda l’ancien caporal en se raclant la gorge

– Messire De la Halle nous proposait de l’accompagner en terre du Consulat. Coupa aussitôt Duchesse, ne laissant même pas répondre leur invité pour confronter et désamorcé directement son frère. Il ne parvenait pas à se fâcher sérieusement avec elle et ce, depuis toujours.

– Pardon ? Jacques écarquillait les yeux à cette annonce soudaine.

– Permettez que je résume tous les tenants et aboutissants de cette drôle d’histoire. Voyez-vous le Consulat met tout en œuvre pour recruter des artistes de tous horizons. Et il se trouve que j’ai croisé l’un de mes compères musiciens de leur patrie et que l’on m’a offert un carton d’invitation désormais que le Sanctum et ce groupe sont relativement alliés. Si je puis me permettre d’en faire bénéficier quelques compatriotes…

– Veuillez, je vous prie. Quitter la tente quelques instants. Je dois m’entretenir avec ma chère sœur. Le félin croisait les mains dans son dos, se donnant un air fermé et solennel pendant que le coq le dépassait vers la sortie. As-tu donc perdu la tête ? Finit par tonner Jacques faisant se recroqueviller les enfants dans les jupons de leur mère. Il se ressaisit à cette vue pour ne pas les effrayer davantage, cherchant ses mots pour se contrôler. Notre mésaventure ne t’ a-t-elle donc pas appris à vous méfier de pareille occasion trop prometteuse ?

Elle m’a au contraire trop bien appris que nous n’avions déjà guère plus à perdre. Si tu avais laissé monsieur De la Halle terminer, il t’aurait expliqué que les enfants allaient pouvoir bénéficier d’une éducation complète, notamment musicale et artistique. Je te vois mal t’opposer à leur bonheur. Conclut-elle astucieusement, défaisant rapidement les défenses de son frère. Que pouvait-il encore redire à tout cela après un tel argument ? Et puis, tu nous accompagneras, n’est-ce pas ? Hors de question que je te laisse dans un monde sortant à peine d’une  guerre civile…


Les protestations du chat noir furent alors achevées par les regards suppliants et plein d’espoir de ses deux neveux et sa nièce. Après tout, ce monde-ci ne pouvait pas leur offrir davantage. Les querelles de voisinage incessantes le lassaient malgré les volontés des templiers d’améliorer la sécurité de tous. Ce monde devait encore ce reconstruire et cela demanderait du temps et des efforts à tous. Alors que le Consulat ?...  Ils ne laissèrent rien derrière eux que quelques prières et promesses de courriers avant de quitter définitivement ce campement. Faisait-il le bon choix une fois de plus ? Bien que guidé par la foi et sa volonté de vouloir le meilleur pour sa famille, il ne pouvait se détacher de cette sensation de fuite facile.


Pourtant au bout de ses nombreux tours du destin, le Jardin Radieux leur fut telle une terre promise. L’endroit était fort cosmopolite, captivant les trois petits artistes sans jamais finir de satisfaire leur curiosité. Tout était excuse pour s’émerveiller, tant les champs de possibilités étaient grands. Personne ne semblait se méfier des hybrides qu’ils étaient, ni même s’en étonner. Adam De la Halle s’acquitta de son rôle bien plus que de nécessaire. D’abord guide touristique, puis garant, puis mentor. Il leur trouva un mécène en la personne d’une dénommée, Madame de Bonnefamille, permettant à sa cadette et aux trois enfants de loger et de profiter rapidement des cours de l’Académie du Consulat. Jacques de Mirepoix ne cessait de se pincer régulièrement. Se pouvait-il véritablement qu’ils puissent profiter de cette manne imprévue de la sorte ?  Il ne nourrissait que de remords envers sa méfiance pour le généreux volatile et ne voulut pas aggraver la charge de celui-ci et de sa cadette de sa présence. Il se fit intégrer au corps des gardes une fois bien intégré à ce monde et rassuré par l’avenir qui s’offrait pour sa famille. Cette patrie d’artiste était enfin pour eux un lieu de paix malgré quelques incursions de sans-cœur qu’il mit toute diligence à exterminer promptement au sein de sa compagnie. Ils pouvaient enfin savourer de beaux jours de réelle innocence, sans sacrifices ni restrictions ni crainte pour le lendemain.



Une année passa encore ainsi, le laissant visiter régulièrement sa famille à chacune de ses permissions. Jacques était bon compagnon, de bonne humeur et d’approche facile. Prompt à la diligence, volontaire, il n’hésitait pas à soutenir ses nouveaux compagnons d’armes et à les tenir au courant des progrès de ses petits génies, photographies à l’appui bien rangées dans son portefeuille. De leur côté, les tableaux de Toulouse gagnaient en détails, les compositions de Berlioz accompagnaient merveilleusement le timbre angélique que prenait la voix de sa petite Marie approchant de sa première décennie. Une certaine routine réconfortante s’était installée, un sentiment que chaque chose était enfin à sa place, qu’il n’avait plus connu depuis ses classes. Il en remerciait grandement son Dieu chaque soir en prières.


Les patrouilles en ville se succédaient. La loi et l’ordre était bel et bien établi malgré les lubies des artistes. Ce fut avec étonnement et joie qu’il vit un jour arriver un groupe de paladin mené par Dame Pentaghast pour entrainer pendant un mois les soldats consuls au nom de l’amitié entre les deux groupes. Il y reconnut quelques soldats avec qui il avait lié connaissance de leur temps passé dans le quartier fauve. Ce fut pour lui un grand plaisir et une réelle fierté de leur donner des nouvelles des enfants et leur montrer des photos récentes de ces trois chenapans  grandissant si vite. Malgré tout, il n’en était pas émoussé et le fit bien montrer lors de l’entrainement.


Il se présenta à son adversaire, le port droit dans sa brigandine de cuir, le pied gauche en avant. Portant sa lame, scellée à son fourreau par un fermoir, devant son museau avant de la décalée d’un geste rapide sur le côté et vers le bas pour saluer son vis-à-vis, il jura de rester fairplay et de ne pas lui faire l’affront de retenir ses coups. L’homme du sanctum en fit autant, s’en amusant. Leurs armes se touchèrent. Le grand gaillard avait une solide position que le chat noir étudia rapidement. Il adoptait la défense d’Agrippa, qui permettait de ne pas bouger les pieds pour le moment, attendant que son adversaire s’enhardisse davantage. Jacques contra naturellement par Capo Ferro et ses gestes rapides, ce qui le surpris un instant. Le niveau de l’homme du Sanctum n’était pas mauvais, il sut se défendre convenablement, de quoi faire honneur à son groupe. Il était temps d’accélérer. Le chat noir lâcha rapidement Capo Ferro pour attaquer selon les principes de Thibault, bien plus amples mais précis. Il poussait son adversaire à reculer, protégé par sa défense de Bonetti ne laissant que peu de faiblesses. Une passe d’armes honnête et efficace mais qui n’assurerait aucune place à l’improvisation. Jacques dominait l’échange, forçant le duelliste à reculer jusqu’à un mur.


Un regard distrait vers son supérieur et l’homme du Sanctum osa s’engaillardir, passant à l’assaut. Il fut pris d’une vitesse et d’une force terrifiante. Jacques souriait de quelques crocs. Il reconnaissait une attaque bâtarde mélangée de MacBone, changeant régulièrement d’angles d’attaques et  l’obligeant à son tour à reculer. Le bruit métallique des armes s’entrechoquant sur les différents groupes monopolisait les sens. Le chat noir tenta une nouvelle fois la manœuvre de Thibault mais son adversaire la bloqua. Il passa à Capo Ferro, essaya Bonetti, tenta de passer Fabris mais rien n’y fit. Loin de s’en agacer, il appréciait le défi et la supériorité de son adversaire. Il se risqua sur une manœuvre qu’il ne maitrisait que peu et que peu connaissait. Profitant de sa petite taille et de son agilité, il changea d’appuis pour glisser sur le flanc de l’autre duelliste et passa par Sainct.


Il fut aisément paré et son épée lui échappa des mains pour tomber à un mètre à peine. Le sourire triomphant du vainqueur réfléchissait sur sa lame à nue qui tremblait. Le sourire satisfait du vaincu lui répondait en miroir éloignant la pointe de son cou du bout de la griffe. Il fit une révérence pour accorder officiellement sa défaite à son adversaire, avant de s’éloigner vers les bords extérieurs du terrain d’entrainement, laissant sa cape aux couleurs du Consulat flotter dans son sillage. L’échange entre les deux groupes prit bientôt fin et fut fructueux d’enseignement. Heureusement, il avait encore beaucoup à apprendre avant de devenir maitre d’armes mais il estimait avoir fait honneur à son passé, son présent et son avenir dans cet échange. L’idée de penser à son avenir à cet instant le sonna comme un coup. Depuis combien de temps n’avait-il pas pris le temps d’envisager un lendemain pour lui-même? Maintenant que sa cadette et ses enfants étaient à l’abri, il ne lui restait plus qu’à prendre personnellement une nouvelle direction. N’avait-il donc pas entendu parler d’un consul, maitre des armes blanches ? Il était bien ravi de faire ses classes dans cette compagnie de garde du Consulat mais si l’occasion se présentait, Ô Diable l’Orgueil ! Il ne raterait pas une telle chance.






Questions diverses




1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?
Oui, mais il a des exigences très sélectives en vue de son rang, même si il ne peut plus vraiment le faire valoir.


2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?
Un griffon dont la charge symbolique est de surveiller les trésors et de garder les portes des cités. Symbole de force protectrice et de fidélité.


3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?
La loyauté et la justice guide ce personnage même si il a conscience du poids de la réalité sur ses valeurs. Il reste fidèle et accessible, de bonne nature et sera ravie de compter le plus de personne possible comme camarade.


4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques-unes de vos relations amicales.
Sa première amie reste sa sœur devenue duchesse qu’il taquine avec son titre. Il a noué certaines relations amicales avec d’autres gardes, que ce soit en Sherwood, au Domaine Enchanté, ou au Jardin Radieux. Il a certainement des amis d’enfance dans la petite noblesse de Sherwood mais les a perdus de vue depuis des années. Il y a aussi Adam De la Halle, en qui, malgrés des prises de becs et de positions différentes, et de nombreux sujets tabous entre eux, il se sent redevable.


5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
Dieu, ma Cause et mon Épée.
Frapper d'une main sûre.
La Sueur Épargne le Sang.


6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles?
Encore une fois on va essayer de trouver un style qui ne ressemble ni à l’une, ni à l’autre. Faire attention à l’orthographe et la conjugaison. Je retourne à un style très physique au niveau des combats, c’est très difficile pour moi de rendre ce genre de combat aussi compréhensible que je les imagine. Heureusement, on a déjà quelques soldats pour m’ouvrir la voix. Et surtout s’amuser !


7) Pourquoi incarner ce personnage ?
Depuis le temps que mes personnages pourraient tout aussi bien coller au Consulat à leur création… j’ai envie d’aider un peu le groupe à être plus visible. Comment ça j’ai dit que vous aviez que des mages ? Ah bah si je l’ai dit. Bah voilà j’assume !


Le Drapeau Blanc

Feuille de personnage
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Jacques de Mirepoix Left_bar_bleue225/550Jacques de Mirepoix Empty_bar_bleue  (225/550)

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le Dim 14 Avr 2019 - 16:19
Salut !

Alors. Je risque d'aller droit au but, ici. J'ai vraiment... trouvé ça pas mal du tout. Y a vraiment des bonnes choses. Au début, j'était pas tout de suite dedans. J'ai vite été charmé par l'idée que tu incarnes un soldat de Sherwood, un soldat donc du Prince Jean. Ca, j'ai vraiment trouvé ça bien, original. Bon forcément, moi ça me fait plaisir parce que c'est un univers qui m'a inspiré, et je suis content d'en voir des traces, donc. Donc voilà tu nous expliques que ton personnage devrait bientôt être officier, qu'il a été bien éduqué militairement. Et globalement...

En fait y a deux choses. Premièrement y a des lacunes, ou plutôt des "Quid de... ?"... Et puis il y a les "erreurs" d'ambiance de ce que tu nous dépeins au début. On va commencer par cette petite erreur. En vrai je sais pas dire si c'est une erreur, c'est plutôt qu'en gros, je n'ai pas ressenti la principale raison qui poussait tout ce petit monde à rester sous les ordres de Kefka. Oui c'est pour mettre la famille à l'abri, c'est pour gagner de l'argent, c'est pour ne pas payer de taxe mais... c'est avant tout par trouille. Et ça, c'est quelque chose que je ressens très peu dans ta fiche. Oui, il y en a qui ont la trouille mais tu ne présentes pas les soldats comme ayant eux la méga trouille. Ou peut-être que tu le fais, mais alors tu le fais pas ressentir puisque tu vois, je m'en souviens pas. C'est ça le problème avec Kefka. très vite, même les soldats se rendent compte que ce qu'il fait ne va pas. Mais le type est juste incroyablement puissant et cruel. Tous les soldats ont une trouille incroyable de lui. Alors bon, que Jacques soit courageux, c'est une chose. Et il y a des gens cruels qui s'accomodent bien de ce genre de truc, comme celui qui veut tirer sur les deux pécores. Mais voilà, je sens pas cette trouille. Bizarrement je la sentirai beaucoup plus au domaine enchanté.

Et les lacunes ? Et bien... il y a certaines choses dont tu ne parles pas, certaines questions auxquelles tu ne réponds pas. Tu parles de l'arrivée des "humains" dans la forêt de Sherwood comme le commencement de beaucoup de troubles même si avant, c'était déjà misère et taxe. Oui ok. Moi ici, ce qui me gêne, c'est l'avant. Encore avant, je veux dire. Concrètement... ton personnage a une valeur et des morales qui ne correspondent à rien de ce que tu décris. L'armée de Nottingham, avant l'arrivée de Kefka, sous le précédent shérif tué par un errant il y a pas mal d'années, était déjà méga désorganisée. Ce sont pas de bons soldats, quoi, clairement.

Et c'est précisément là que tu aurais du parler de... bah du roi Richard. Je suis assez surpris qu'il n'en soit jamais fait mention puisqu'il est à lui tout seul symbole du passé glorieux qui pouvait plaire à ton personnage. La rigueur, les valeurs, tout ça est assez mort à partir du départ du roi Richard. Alors oui il n'est jamais intervenu lui-même sur le forum, mais... il est vital dans l'histoire de la forêt de Sherwood.

On a un personnage qui a, pré-régence, une certaine importance dans l'armée, un genre de sous-officier. Mais on est déjà assez loin dans la guerre de Sherwood, et... ce qu'il fait avec la tortue et le cochon, oui d'accord c'est tout joli, c'est assez noble, mais ça a un goût de dommage, pour moi. D'une part... il peut pas faire "ça" à ce moment-là, sans que derrière, un rapport n'en soit fait à certains chiens de la Meute. Et comme Kefka bondit sur toutes les occasions, je crois que très vite, les gentilles initiatives comme celles-là sont très découragées. En gros, en faisant ça, il se met dans la merde.
De plus... ça nous dit des choses sur lui. Mais j'aurais préféré un goût de "culpabilité" plus présent dans ce test rp. Parce que bon ^^ il fait quand même quelques temps, années, sous l'armée de Nottingham, sous le Prince Jean, et tu diras :

"Ceux qui furent autrefois des alliés, des connaissances, voir des amis, devinrent des traitres qu’il devait traquer et punir, à son cœur défendant. Cependant les exactions de Kefka se firent de plus en plus insupportables et nombreuses. Ses valeurs étaient mieux défendues par des rebelles que par celui qu’il devait s’évertuer à servir. Il devait punir l’honneur, condamner l’empathie, défendre l’infamie. La foi du Caporal De Mirepoix fut ébranlée tout comme son esprit fut à jamais marqué de crainte en temps d’orage, se remémorant à chaque fois la violence de la foudre le soir du régicide."

D'ailleurs, il a combattu lors de la crémation du Prince Jean, qui était, comme tu l'as dit, un gros piège. Les deux camps en ont pris plein la gueule.

Et ce qui me gêne, c'est que pendant ton test rp, tu vas parler du fait que les valeurs de Kefka, Prince Jean, ne sont pas les tiennes. Tu vas dire qu'il craint Kefka, oui. Mais à aucun moment, je trouve, on a une idée de remord. ou alors, elle est tellement effacée que je ne la perçois pas. Moi ça me gêne pas mal. En fait, on dirait que parce qu'il obéit à des ordres, c'est pas vraiment de sa faute. Alors c'est pas inintéressant... mais j'aurais aimé une réflexion à ce sujet, que tu appuies plus le fait qu'il a des remords ou le fait qu'il n'en a pas parce que blablabla.

Quand on voit ce que ton personnage a personnellement fait, forcément, c'est un peu troublant. Et donc, ce porc, cette tortue, bah c'était l'occasion idéale de montrer que ton personnage n'a pas, lui, le pouvoir d'arranger les choses, et donc qu'il doit suivre des ordres, etc. Alors oui "Allez! Partez sinon c'est la fessée", mais c'est rien, ça, c'est sympa. Ca aurait eu un impact de fou, quel que soit ton objectif, qu'il soit un peu forcé par la situation, de choper la tortue pour rébellion, même si c'est pas le cas.

On en arrive "assez tôt" à sa retrouvaille avec Duchesse, sa soeur. J'ai vraiment trouvé l'idée géniale, pour moi, c'est une appropriation très propre des possibilités que nous offrent les Disneys. Après, c'était un risque, et pour le coup... J'étais content mais à la fois : Les Aristochats en hybride ? Ca enlève pas mal leur côté super mignon, et comment dire... chat. Après bon, c'est mieux ça plutôt qu'ils ne soient pas sur le forum, mais... bon. Je suis pas tout à fait convaincu.
Ensuite, est-ce que c'est pas un peu trop loin dans l'appropriation dans la mesure où on passe d'une... chatte hyper bourgeoise, habituée au luxe anglais, avec une grande culture générale (pardon mais elle a pas appelé ses chatons : Aliénor d'Aquitaine, Chrétien de Troyes et Roland. Elle les a appelés Toulouse, Marie et Berlioz), qui n'a jamais travaillé de sa vie et qui se fait dorloter h24... à une chatte hybride qui vit quand même dans une Angleterre très religieuse, en temps où elle a pas de fric depuis... pas mal de temps, hein, c'est le temps des grandes conquêtes militaires (en gros, la croisade). Du coup... Oui c'est très sympa, j'ai adoré l'idée mais voilà ^^. Un peu sceptique.

Je vais te dire ma dernière critique de ta fiche, avec un petit bond en avant. Le coq ménestrel, là, on te l'a peut-être dit. Super idée, le coup du Consulat, j'adore vraiment. Il est génial pour le rôle, mais... c'est un rebelle, une cape grise ^^ Il combat en ce moment-même à la guerre de Nottingham. Et pour être tout à fait honnête, au-delà de ça, c'est quand même un compagnon. Si on se dit "ok mais imaginons que la guerre soit finie", à la base, j'aurais pas dit qu'un gars comme lui allait """"""""abandonner""""""""" Robin, les villageois, et toute la bande. Après bon, tu l'as décidé, donc moi ça me dérange pas, une fois que la guerre sera finie, qu'il aille au Consulat.

D'autant, alors, que j'adore l'idée des Aristochats consuls. Petit regret que ce soit en hybride ^^.

Si allez, une petite critique supplémentaire. j'ai beaucoup aimé la fin avec le combat, mais le fait qu'il arrive à la fin vient un peu alourdir la lecture. Je me demande si, au milieu, en décrivant un peu la crémation du Prince Jean, donc durant cette première grosse bataille, ça n'aurait pas pu être sympa. Y aurait eu plus d'enjeu parce qu'ici, c'est très sympathique. Alors pourquoi pas mais... les templiers du Sanctum, c'est pas qu'on s'en fout mais t'en fais vraiment mention une fois dans ta fiche. Y a quand même moins de poids que pour la rébellion. A mon avis.

Enfin voilà, je trouve que tu as vraiment bien décrit le physique de ton personnage et plus généralement... tu as bien décrit. Le combat de fin me prouve bien que c'est costaud, après... Super idée, honnêtement, le nom des bottes utilisées pour combattre. "Ahah ! Je t'ai Capo Ferro". Oui c'est vraiment bien, y a de la documentation et c'est une de tes grandes qualités mais.

En fait, je sais pas ce que c'est. Donc oui. Je comprends l'effet de style pour ta fiche de présentation, montrer que pour lui, c'est tellement naturel d'utiliser ces termes mais du reste... faudra vraiment expliquer de temps en temps ce que veulent dire ces termes. Peut-être pas systématiquement, mais t'arranger, quoi.

Le caractère est vraiment bien décrit, surtout, c'est clairent costaud. Après... bon, comme je le disais, y a un trouble au niveau du remord, de la culpabilité.

L'histoire. C'est très bien décrit, bien expliqué malgré la/les lacunes que j'ai citées. Ici, il faut surtout complimenter l'excellente intégration dans l'histoire, surtout d'un monde aussi riche. Tu parles du coup de foudre qui... Bon, à mon sens, tu lui donnes peut-être trop d'importance divine dans la mesure où tous les soldats des deux camps savent que Kefka est capable de faire ça et que Général Primus est "capable de faire ça". Après, bon. La crémation, très important. La nourriture empoisonnée, qui l'air de rien, a fait perdre beaucoup de troupes à la rébellion, mais aussi la désertion d'énormément de soldats qui ont, en effet, trahi Kefka pour la rébellion. Et oui, juste après, une migration de quelques dizaines de personnes vers le domaine enchanté. Les conditions difficiles... Bref, c'est assez exhaustif.

C'est une fiche que j'ai bien aimée, j'ai vraiment... apprécié la lecture. J'ai trouvé ça assez intéressant, plutôt inédit. Pour moi... Oui. Bon et le style est bon. J'avais envie de parler de l'orthographe, c'est pas... woah. Mais c'est pas mal. Mais je ferai ça "plus tard".

Commandant. Fiche validée et toutes conneries du style.

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