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Maître brasseur

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le Jeu 7 Fév 2019 - 13:33

Au moins, il fait moins chaud dans cette partie de l’univers ! Et c’est pas les centaines de fontaines d’la ville qui vont m’contredire. Qu’est-ce que ça fait du bien d’rev’nir au Jardin Radieux. Du moins, d’y revenir en coup de vent. Là, dans l’fond d’ma poche, il y a l’invitation d’Aqua à la rejoindre à la Contrée du Départ. Enfin, j’ai juste le temps d’me balader avec l’gamin et lui présenter mon atelier ! Ensuite, disons que, j’vais p’tet le confier à Ulthane le temps d’me rendre voir mon maître.

C’est pas comme si j’allais partir et n’jamais revenir ! Voyons, ce serait cocasse comme situation.

Bref, là, nous v’nons de poser pied à terre et j’laisse deux minutes à Ioan de découvrir la ville. Généralement, la première fois que tu t’ramènes au Jardin Radieux, tu t’rends compte de l’influence du Consulat sur ce monde.

Il y a pas un endroit moche ou un sale mioche qui laisse trainer l’emballage de son goûter. Limite, l’seul truc que nous avons à reprocher, c’est l’immense soleil qui a été peint par Arthur au sommet du dôme en pierre. Bon, d’accord, il y avait l’visage de Roxas avant ! Mais bon, c’est un peu comme pousser la poussière sous l’tapis.

Enfin, v’là le Jardin Radieux ! Tu verras, c’est cool et il ne fait pas trop gris dans c’monde, sauf les jours de pluie… Enfin… Tu m’comprends.
Ouais, j’suis pas tellement inspiré que ça. Au final, c’est juste la visite qui doit marquer l’gamin ! Sauf qu’ici, j’suis un peu l’vieux d’la vieille. Est-ce que j’vais commencer à lui montrer chaque coin de rue en contant un bout d’histoire ?

Ce serait vachement long. Il y a vraiment beaucoup d’rue dans cette ville et d’truc à raconter. Sans oublier les artistes ambulants qui s’amusent avec leurs trucs.

D’ailleurs, j’emboite le pas et j’évite soigneusement d’marcher sur un dessin à la craie à même le pavé d’la ville. Ce serait mentir d’vous dire que j’sais de qui sa vient, il y a tellement d’originaux dans c’monde que j’suis incapable d’en citer la moitié. Il y a déjà certains noms qui sont capables de franchir ma bouche ! Mais j’vais pas directement balancer le gamin en direction du Poète. Il aura vite fait d’le noyer sous un flot d’parole.

Déjà que j’ai parfois du mal à saisir c’qu’il raconte.

Bon ! J’me perds encore et c’est pas comme ça que j’vais faire avancer les choses.

Après l’voyage en vaisseau et la glace qui commence à s’faire lointaine, il commence pas à s’faire faim ? Si tu veux, il y a de quoi faire chez moi. C’est pas d’la gastronomie ! Mais tu risques pas d’mourir de faim. À moins que tu préfères que l’on s’arrête pour prendre un truc en chemin ?
Depuis l’temps que j’suis ici, j’peux vous faire la carte complète des boulangeries et des autres commerçants. Et puis, j’connais les meilleurs. De plus ? Un p’tit emblème à l’effigie du Consulat et j’ai la certitude de pas recevoir le pain d’la veille. Et puis, les restaurants et p’tit revendeur de rue, ils me connaissent plus que c’que j’les connais. Dans l’idée, j’dois surement être leur meilleur client.

Surtout la pizza de la place voisine de ma brasserie. En même temps, l’gars reste ouvert jusqu’à vingt-trois heures !

Alors, le soir, quand j’sors de l’atelier pour m’changer les idées, autant vous dire que j’sais où aller ! L’gars, il doit avoir gagné des concours ou utiliser des ingrédients spéciaux. À côté ça, l’chef du Sommet des Arts, il te sort pas des pizzas comme lui il fait. Tout ça pour dire que, un soir sur deux, j’me retrouve dans mon fauteuil à bouffer la pizza dans l’plus grand des calmes.

Dans l’doute, j’vais pas lui en parler maintenant, ce sera une surprise pour plus tard. Genre, ce soir à vingt-deux heures pour la fringale de minuit.



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le Lun 11 Fév 2019 - 21:26
Si différent. Tout était si différent ! Pour sûr, l’inattentif aurait rétorqué que bien des demeures ici se paraient des mêmes pierres blanchies que les maisonnées de la Costa del Sol. Mais quelle erreur !

C’eut été oublier les originales, grises et orangées.
C’eut été oublier les charpentes de bois que certaines exposaient sans honte.

Surtout. C’eut été ignorer la fierté pompeuse qui les gardait droites et hautaines, pour la plupart, bordant en un défilé rigoureux la place que l’enfant et son ami traversaient.

— Ioan avait-il seulement le droit d’en voir tant en une journée ? N’était-il pas trop ambitieux ? Pouvait-il espérer en découvrir tant et plus chaque jour, et ne jamais avoir fini de parcourir les étoiles ? Il n’osait imaginer parvenir au terme de ce périple, que ses rêves n’avaient pu lui offrir. « Tout c’que tu voudras ! » lança-t-il après trois enjambées excitées, suivant le mouvement de deux pigeons s’envolant ! Avait-il faim ? Non, tout au moins ne le ressentait-il pas. Mais si le Père Noël le désirait, quel nouveau plaisir rencontrerait-il à le suivre ? Quels mets pouvaient satisfaire son monstre généreux ? Seraient-ils sucrés, comme la mélodie dont s’enivrait le violoniste, de garde dans la rue qu’ils avaient quitté ? Seraient-ils amers, semblables aux tristes vers du poète, criant son âme depuis sa fenêtre ? Peut-être épicés, tels le piquant vif des peintures qu’une artiste exposait là ? — Une jeune demoiselle dont les apostrophes, adressées aux passants, relevaient l’attitude énergique. Ou alors, tout ceci à la fois ? Ou toute autre chose ? Le garçon était, pour sûr, curieux. Il lui suffisait, afin de satisfaire cet intérêt, de tenir bon face à son nouvel adversaire.

Le Soleil, las de le poursuivre, laissait l’enfant se perdre dans les rues qu’il veillait depuis le Sommet des Arts. Si Ioan se félicitait d’avoir réussi à tenir face à l’agacement manifeste de l’astre… sur son épaule, sa fatigue tapait du pied. Irritée, elle s’accrochait à ses tempes avec toute la volonté des mondes ! Mollement, elle se laissait traîner, pesant de ce qu’elle avait de poids, sans ménagement. Ne lui avait-il pas promis qu’il s’y laisserait aller, plus tard ? Il trichait ! Il veillait bien trop ! Déjà, dans le cocon de métal à la traîne de feu, il ne lui avait pas accordé d’attention. Il avait regardé dehors, de lointaines constellations s’imprimant sur ses rétines — Ioan n’avait pourtant jamais été connu pour sa grande endurance. Alors pourquoi luttait-il aujourd’hui ? N’aimes-tu pas t’asseoir au bord du lac, et sentir la brise légère caresser tes joues alors que tes rêves dansent devant tes yeux ? N’aimes-tu pas t’effondrer au côté des jardinières et regarder le ciel, simplement ? N’aimes-tu pas écouter le chant des gens et des jours, spectateur silencieux et respectueux ? demandait la fatigue. Alors pourquoi te presses-tu ? N’es-tu pas déjà venu dans ce monde ? — Si, cela était bien vrai. Alors, la ville s’était parée de mille costumes. Elle s’était couronnée d’un labyrinthe aux figures de roses et valsait sur les têtes des passants. Alors, ses plus beaux trésors chantaient des contes d’hommes effrayants, de lapins pressés, et de créatures dînant aux chandelles. Ses toits couvraient une forêt sombre, et ses ruelles dégageaient l’odeur du houblon.

Désormais, la ville se montrait telle qu’elle aimait être au naturel. Cela, Ioan voulait le découvrir. Alors oui, promettait-il encore, il se laisserait tomber au sommeil, lourdement.
— Mais plus tard. Pour le moment, l’enfant bondissait légèrement, au rythme des balles du jongleur, et glissait entre les badauds comme l’archet sur les cordes du violon, humant l’odeur des fleurs. Jaunes, blanches, rouges ! — Elles s’étendaient en tapis sur la place que le monstre généreux et lui-même rejoignaient. Là, s’affairaient chanteurs de rue et danseurs en quête de public. Relevant la tête, le garçon s’arrêta, muet, devant un tableau mouvant et brillant, sur lequel les images se succédaient sans s’interrompre. Quelle était cette merveille ?! Surtout… ce qu’il entendait, ou croyait entendre, correspondait-il à ce qu’il voyait ? Il ne pouvait pas le rêver ! Les lèvres de ce monsieur sévère bougeaient, et il était certain d’entendre quelqu’un parler comme si cela venait de lui ! Comment était-ce possible ?! Il n’avait jamais vu de peinture s’animant ainsi, c’était étrange. Mais merveilleux ! Intrigué, il se tourna vers Chen…

… Chen ?

Où était-il..?
Pas là.

Pendant une seconde, le reste du monde s’effaça.
Puis il entendit sa voix.

Suivant le pétale d’une fleur bleue, dessinée par les pavés, Ioan se hâta. Voilà bien un ami qu’il ne désirait pas perdre. Et il n’eut guère de mal à trouver l’imposante créature, dépassant d’une tête la plupart des inconnus qui honoraient la place. Rapidement, encore secoué, peut-être, par sa presque-perte, l’enfant saisit des deux mains la patte du Père Noël. Souriant finement. Après un instant, il avisa la toile parlante et mouvante, les yeux brillants de curiosité. « Dis-moi, comment ils font ça ? » questionna-t-il.
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le Mar 12 Fév 2019 - 21:24

Oh, on dirait pas comme ça, mais ça m’fait un bien fou d’avoir Ioan à mes côtés. Pas pour dire que, j’aime avoir un faire-valoir ou un apprenti. Plutôt que, de l’voir s’émerveiller à chaque coin d’rue ? Il y a un élan d’nostalgie qui s’installe en moi.

Enfin, j’suis pas comme l’gamin ! À son âge, j’étais plutôt l’gars qui s’arrêtait pour demander une glace à la place de m’interroger.

Nah. L’truc, c’est simplement d’voir ses yeux pétiller d’joie. Un peu comme un gars qui a abusé d’la bière, à la différence qu’Ioan est pas en train de vomir ou de provoquer la moitié d’la ville. Ça m’fait penser, il faudra éviter d’lui faire goûter les alcools. Il est forcément trop jeune pour vivre cette expérience. Lui, j’le retrouve dans cinq ans. À ce moment, j’vais pouvoir être le tonton qui offre la première bière.

En attendant c’moment, ce sera ceinture pour l’gamin ! Et v’là qu’il m’file une nouvelle question et une réponse à trouver.

Ça ?!
La tête qui s’lève sur l’écran d’la télévision, ou du moniteur comme apprécie l’dire l’mec qui a installé ces machins.

Attends, tu viens d’quel monde déjà… Hum… C’pas important. Donc ! Il s’agit d’un téléviseur. M’demande pas comment ça marche exactement, j’en ai pas la moindre idée.
Oh, j’me souviens, il y avait les images du concert des sirènes qui passaient en boucle il y a encore deux ans ! Après, il y a eu les journaux télévisés de l’Éclaireur et finalement les avis d’recherche sur Ukiyo, Roxas et Kefka. Ah, il y a aussi eu l’attaque du dragon sur l’Domaine Enchanté. P’tet que j’vais éviter d’lui dire.

Tout c’que j’peux te dire, c’est que cette machine est capable de retransmettre des images qu’une autre machine capture. L’but ? C’est simplement de montrer et d’faire entendre c’qui se passe ailleurs. Ici, ça ressemble à un reportage sur la Cité du Crépuscule… Non. J’ai envie d’dire que c’est Grimm ! Oui, c’est ça. Ou p’tet Illusiopolis. Enfin, il te suffit d’regarder et écouter pour comprendre.
V’là le bonhomme. Si avec ça, il comprend pas l’utilité du bouzin, j’suis prêt à lui offrir une nuit à l’hotel le plus en vogue de la Costa ! Ou pas. Ouais, j’ai pas un portefeuille avec budget illimité et j’suis pas du genre à taper dans les réserves du Moulin Rouge. Il m’reste ma dignité. Sinon…

Alors, comme j’me retrouve à choisir, on fonce directement à la brasserie ! Inutile de t’faire languir plus longtemps. C’est par là.
Au milieu d’la foule, il m’suffit d’lever le bras et d’pointer la direction à suivre. Pas moyen d’avoir si c’est vraiment utile parce qu’il risque d’me suivre, sauf que c’est juste pour la forme. En route !



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