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Le Chien noir

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le Lun 4 Fév 2019 - 14:03
Quelques wagons posés là, sur les rails, parfaitement immobiles et simplement éclairé par une lanterne blafarde que tient Jack dans sa main. Les bras qui pendent, l'air fatigué, ses yeux cernés à demis-clos y voit suffisement clair pour capter qu'on y voit rien. Un vent glacé souffle sur ses hauteurs, l'océan sonore semblable à une mer d'encre dans la nuit Eternel. D'un côté comme de l'autre de la ligne de chemin de fer, l'on y voit des îles éclairées par l'activité humaine mais entre les deux ? C'est la nuit noire à moins qu'un train en état de fonctionnement le traverse avec éclat. Une ligne pour l'allez… une ligne pour le retour… et en l'occurence, depuis les exactions d'un duo de gardes noirs, la ligne en partance de la Citée du Crépuscule pour celle du couchant est bloqué.
Et pourtant, le plus déprimant, c'est que ces quelques wagons paralysés ne sont que la surface du problème.

« Enfin ! C'est pas trop tôt ! » Se réjouit le vieux Vald. Remonté la ligne de chemin de fer depuis l'île, à pied… ? Ca a pris un certain temps.

Le vent glacé et la marée lancinante, simplement éclairé à la lumière d'une torche… personne n'avait dit mot de tout le trajet. Dans le noir, Jack n'eut pas mené la marche pour éclairer la voie, en retrait dérrière ses deux hommes mais se réservant pourtant la lanterne. Lâche… certes. Et lorsque l'ancien lui fit la remarque, l'intendant lui répondit simplement ceci : profite-qui-peut.
Mais de retour à nos wagons abandonnés par leur locomotive, à deux doigts de se faire inspecter par le trio de gardes noirs.

« Ah ! » Animé d'une énèrgie électrique, le grand Lamont sourit de ses dents toutes blanches et parle d'une voix qui semble rire. « Avant qu'on inspecte la scène du crime, je propose qu'on résume ce que l'on sait déjà. »

Le vieux Vald, sérieux et grave, l'air toujours prêt à se battre… le visage marqué par trop d'années passer à lutter… et Lamont au sourire fou… leurs faces éclairés par une faible lanterne, monstrueuses. L'un dégage le danger d'un sombre clown, l'autre pue la fureur d'un loup-garou. Ce ne sont que des humains, pourtant. Voilà qui le hante désormais. A voir leurs deux faces de coalisés… l'intendant se demande de quoi pouvait bien avoir l'air la sienne, seulement éclairée d'une lanterne blafarde.
Dans un soupir, le Chien Noir décide de s'asseoir et poser la lanterne, les yeux qui se perdent hagards vers la lumière. La vision qui brûle sur la lanterne comme nuée de papillons. Face à lui, Lamont s'installe accroupi, mains sur les genoux comme prêt à décoller.

L'ancien reste debout, bras croisés et parfaitement droit, dur comme un roc ; les yeux fermés. Mais ses collègues ne le voit pas car le vétéran regarde en direction de l'horizon. A l'oeil nu ? Cet horizon n'est qu'une infinité de ténèbres que la Fin des Mondes ne renieraient. On peut se demander pourquoi deux îles dans l'océan comme ici, plutôt que de se lancer dans des activités maritimes, préfère relier ses deux îlots illuminés par des lignes de chemins de fers sur des ponts à plusieurs mètres au-dessus de la mer.
Mais regardez cet océan noir qui s'étend infiniment en ombre… les sans-cœurs sont régulés et purgés à la surface… personne ne sait jamais occuper des sans-cœur dans l'eau.

« Les deux m'ont envoyés un rapport. Leurs versions coïncident jusqu'au moment où Septimus abandonne la mission. »

« On peut peut-être commencer par détailler un peu ça… en comptant Skinner et Boucle d'Or, ca fait douze gardes noirs au total non ? »

« Six hommes postés à l’intérieur du wagon contenant le collecteur. Quatre autres dans le wagon précédent et nos tourtereaux dans le suivant. Tout se passait bien jusqu'à ce que des rebelles débarque dans le wagons de Septimus et Skinner pour les attaquer. Après ça, c'est la panique et les derniers wagons sont laissés immobiles pendant que la locomotive continue sa route jusqu'à la gare. Septimus et Skinner arrive à rattraper le train mais Skinner tire sur Septimus qui se casse alors. Après ça, on a plus que la version de Skinner et celle des gardes qui ont réceptionnés le train à la gare. »

« Celle où Skinner a tué les rebelles et sauvés le collecteur… les quelques gardes noirs du wagons morts. Combien déjà ? »

« Deux. J'ai inspecté les corps et il y a un problème. Des blessures par carreaux, évidentes… mais pas de carreaux. Skinner s'en défend en me racontant que ca peut très bien être dû à des balles ou des surins. »

« Nos infirmières en disent quoi ? »

« Rien qui nous aide alors je les ai donné à manger au Gros-Tas. »

« Héhé… les corps ou les infirmières… ? » Jack sent un frisson glacé dans le dos au ricanement, parfaitement hors-propos, de Lamont. L'intendant ne répond même pas à la question, trouvant suffisement difficile de remplacer un garde noir. Alors du personnel médical ?! L'horreur. « Septimus n'était pas là par hasard, hein… ? »

Jack croise les bras, de plus en plus soucieux.

« Skinner, de nulle part, me sort d'un tuyau sur une attaque de rebelles… sans me donner de source et en restant trèèèès très évasive ! Je n'y ai pas cru une seconde alors j'ai envoyé Septimus avec elle… en me disant qu'après s'être coupé le bras, j'étais plus ou moins sûr qu'il chercherait à bien faire. Et Skinner sait se faire un ennemi de tout à chacun, je savais d'avance que ça la vexerait. Puisqu'elle lui a carrément tiré dessus, j'avais raison au-delà de mes espérances. »

« Et après ça, il s'est enfui. »

« Ca m'a un peu déçu, oui… mais tant qu'on a encore le collecteur, ca me va. Et on aurait potentiellement perdu bien plus d'hommes sans lui alors bon. Tant que la mission est accomplie… » Pourtant, Jack a l'air plus soucieux que jamais en racontant cela.

« Je ne pense pas qu'on trouvera des masses de nouvelles informations ici, hélas… »

« Qui sait. On va jeter un coup d'oeil, bien sûr… mais on est surtout là pour évacuer la ligne de chemin de fer. »

Vald regarde Jack par-dessus son épaule alors que Lamont se redresse le dos dans un sursaut ! Les deux observent le Chien Noir avec un air effaré face à l'intendant, si calme et si sérieux, hélas.

« On doit avoir fini d'ici demain à midi pour que le convoi de demain parte sans risque à quatorze heures. J'avais envoyé des esclaves et des gardes noirs faire ça mais des sans-cœurs les ont attaqués. D'après Septimus, il en aurait lui aussi croisé dans les vieux hangars à tramways aussi. »

« Skinner et moi en avons quelques-uns qui popent en ville, ces derniers temps… des petits. Pour l'instant… ? » Lance le bouffon avec un sinistre sourire -jusqu'aux oreilles- une lueur de plus en plus éclatante dans le regard au fur et à mesure que Jack fond d'angoisse sous ses yeux.

« L'année noire a commencé comme ça… on doit à tout prix prévenir Death !!! »

« Ne nous emballons pas non plus… mais si vraiment il y a un peu plus de sans-cœurs ces derniers temps, ca mérite qu'on s'en s'inquiète. »

« T'inquiète pas que je m'en inquiète ! »

Vald reste calme, mesuré et tente, un peu paternaliste, de faire garder son sang-froid à Jack. Sévère et dur, il reste debout mais leur fait désormais face.

« …Et si le simili Ariez revenait pour tous nous punir de la mort de son sans-cœur ?! »

Jack se relève en sursaut et instinctivement, regarde nerveusement tout autour de lui, alors qu'aussi frustré que déçu, Vald soupir, lâs face à l'allure rieuse de Lamont toujours en position de crapaud. D'un coup, tout va très vite alors que Vald s'énerve !

« Ne laisse pas ce bouffon jouer avec tes nerfs, bon sang ! »

« D'où tu oses lui donner des ordres, toi ?! C'est l'intendant, bon sang ! »

« C'est juste que c'est pas la peine de paniquer ! »

« Paniquez !!! Je vous ordonne de paniquez !!! »

« OKAY ! »

Vald grogne un soufflement furieux comme pour marquer le point final de la discussion. Puis solide comme un roc, seul sa jambe bouge de manière indépendante et automatique ; Lamont dégager du bout du pied en roulé-boulé vers l'océan. A toute vitesse, celui-ci gratte le sol à s'en écorcher le bout des chaussures et des doigts puis se rue en express sur l'ancien. En un éclair, il a déjà roué papy d'une volée de coups. Seuls quelques uns ont été parés, la contre-attaque du jeune et fougueux trop vive, trop brève, pour avoir de réel impact. L'ignorant presque, Vald décoche une seule et unique droite, puissante ! Mais lente. Lamont se replie à reculons, Jack se reconnaissant dans ce mouvement, bizarrement… dommage.
La pensée lui vient alors que Vald retient Lamont dans son évasion, lui ayant saisi l'oreille de toute sa poigne dans la foulée.

Puis revient le stress alors que Lamont roule au sol encore une fois après s'être fait jeté, cherchant à se rattraper en grattant les rails mais se dirigeant droit vers l'océan ! Jack se jette et plaque son larbin au sol du pied, déjà essoufflé de stress.

« Ca suffit ! Vous avez assez paniqué comme ça ! On se calme maintenant ! » Tremblant, l'intendant respire profondément malgré le haut de coeur d'avoir failli un de ses superviseurs être jeté à l'eau. Il tente bien de se calmer mais Lamont s'agite comme un dément sous ses pieds, Vald leur tourne le dos et se ferme complètement. « Vous m'avez grave saoulé vous deux ! »

Et la scène se fige le temps que Lamont arrête de se débattre, libérer alors par le chef tandis que l'ancien va, fier et bourru comme un phacochère, inspecter les wagons figés. Machinalement, le souriant traine ici et là, tournant en rond sans savoir quoi faire. Jack distribue alors machinalement quelques ordres à la radio, reçoit quelques comptes-rendus. Dont deux mentionnant des sans-cœurs pour un total de trois cabots et une ombre. Immédiatement, l'intendant range son talkie-walkie et va jusqu'au wagon à son tour, observant tout particulièrement Lamont. Dans ce petit moment de tension, Jack n'avait pas eu l'occasion de trop se défouler ou au moins s'était-il retenu… et pourquoi faire, finalement ?

De retour à l'enquête ; pas grand-chose. Les wagons sont vides et ensanglantés ; un bruit ! Vald se retourne et reste calme face à l'arrivée de Jack. Aucuns corps mais des impacts de balles, des carreaux brisés… de la moquette écorchée. Le témoignage d'un affrontement cruel. Et pas de corps ? Si on a trouvé des sans-cœurs par ici, ça s'explique de manière inquiétante. Puis on y voit rien… Jack se maudissant d'avoir oublié la lanterne dehors, retournant la chercher.

« Je retourne chercher la lanterne et Lamont, on va se retrancher ici. Si des sans-cœurs débarquent, peu importe combien ils sont dans des couloirs. »

« Je peux savoir ce qu'on fait ici ? » Demande Vald, si simplement que ça en désarme un peu Jack qui… lâche l'affaire, la tronche blasé et flemmarde, juste un peu râleuse. « D'abords on vient pour enquêter… ensuite on parle de dégager le wagon… puis là on se retranche en attendant des sans-cœurs ? »

« On a beaucoup de boulot !!! » Et énervé, bien préssé, Jack file précipitamment hors des wagons pour se ruer à l'emplacement de la lanterne pour la récupérer en même temps que Lamont.

Les ordres étant les ordres, tout le monde s'exécute et se retranche dans un des wagons qui traine sur les rails. Suspendu dans les airs, isolé du reste du monde… des ténèbres qui dansent en nuances de violets sombres et de noirs, un espèce de canevas d'ombres qui se reflètent dans les eaux à peine éclairé par les deux îles. Deux espèces de phares dans la nuit. Vald, et bien… Vald se met à faire des pompes, tranquillement. Lamont s'affale sur une banquette… Jack s'assoit, satisfait, pour s'allumer une cigarette. Ne manquerait plus qu'un café, qu'il n'a pas… mais voilà, tant pis.

« Et donc… on attends des sans-cœurs, là ? »

« Septimus m'a peut-être l'air de bonne foi pour cette histoire de train. » Jack, en pleine explication, s'interrompt sauvagement et change brutalement d'expression ; il n'est pas content ! Pas du tout ! « Et qu'est-ce qu'ils ont tous avec mes trains ! Ca vient juger la coalition mais qui nous harcèle en perturbant les lignes de trains de nos concitoyens ? C'est super mauvais pour le tourisme et c'est galère ! »

« J'imagine. Pour en revenir au sujet : on attend Skinner ? » Enchaine-t-il, désormais en train de faire des flexions de jambes, tranquillement.

« Septimus nous a prouvé être une horreur à attraper. Et les deux mercenaires nous ont appris que les mages dans son genre sont impossibles à contenir sans une pluie de problèmes. »

« C'est un bien beau fayot. » Lâche Lamont en baillant devant la gym de l'ancien. « Faut vraiment être barjot pour se couper le bras comme ça. Bien déçu d'avoir raté ça ! »

« Si l'interrogatoire doit déraper, je préfère autant qu'il dérape d'abords avec une tireuse cerné dans un endroit clos. A son arrivée, Lamont patrouillera dehors si elle se glisse à travers une fenêtre brisée et nous deux, on la cerne à l'intérieur pour avoir des réponses. Si après ça on doit toujours intéroger Septimus, on le fera mais pas avant qu'il n'ait répondu à deux ou trois de mes questions sur la magie. Et pour les wagons, ne vous embêtez pas avec ça, la solution arrive. » Et la solution est déjà un problème dont Jack compte bien se débarrasser. Pourtant, malgré tout, le Chien Noir se refuse encore à se séparer de Skinner. Elle reste un excellent élément. Est-ce qu'elle vaut vraiment touts les problèmes qu'elle cause… ? Jack se demande forcément s'il n'est pas trop gentil.

Qu'il s'agisse de la tireuse d'élite, des sans-cœurs ou encore de la fameuse solution aux problèmes des wagons, tout cela met du temps à arriver, laissant l'ennui s'installer dans le confort des wagons abandonnés. Se refusant à faire le légume comme Lamont, presque à dormir… mais pas non plus décidé à faire de la gym comme Vald, Jack inspecte les lieux au hasard d'une trouvaille. Fatigué, pourtant, le si sérieux parle à Lamont comme si ce fut un adolescent, ignorant Vald.

« Tu devais pas patrouiller dehors ? »

« Avec le vent, il caille un peu… »

« J'en ai rien à foutre ! »

« C'était juste pour voir la tête que tu ferais, j'y file ! » S'exclame-t-il, enjoué, s'amusant à se poser de tout son poids. En équilibre sur une seule jambe fléchie à même le dos de Vald en pleine pompe qui, proche du sol, lutte de toutes ses forces pour ne pas le toucher ! Secrètement, Jack retient sa respiration… Lamont est long et fin, pas très lourd mais quand même, il espère voir l'ancien réussir. Après quelques secondes… Valad se relève d'une impulsion des bras, victorieux.

« C'est qu'il est costaud. » Lance alors Lamont, qu'à moitié cynique.

« Reste au chaud gamin, j'vais patrouiller. »

Jack serait presque ému à voir Lamont filer dehors pour laisser papy au chaud !

Puis le temps passe, lent et ennuyeux mais relativement serein, silencieux. Installé tranquillement sur les banquettes, Vald est encore présent… les yeux fermés, il lâche pourtant une réplique de temps à autres et répond quand on lui parle. Jack, lui, continue tranquillement de distribuer ses ordres et de recevoir ses rapports. Tout est calme et le déplacement du béhémot en cage, endormi par une potion "empruntée" à Salazar, se fait sans encombre. Bien vite, il ne devrait plus tarder à arriver. Et c'est Skinner qui ramène Gros-Tas. C'est encore elle qui a récupéré dans les labos du sombre alchimiste les fioles capable de l'endormir.
Quand le Chien Noir a demandé un volontaire pour ne pas avoir à le faire lui-même, elle est la seule à s'être porté volontaire.

En vérité, l'intendant ne supporte pas la présence de ce monstre venu d'Oerba au milieu de sa ville mais peut-il s'en débarrasser pour autant ? C'est Death qui l'a voulu là, après tout. Alors au prétèxte de dégager les wagons, Jack va prétendre à l'accident malheureux quand la créature tombera dans la mer et s'y noiera. L'intendant ne dort plus la nuit de savoir qu'une catastrophe ambulante attend au beau milieu de la ville d'être libérée ! Officiellement, le plan, c'est de l'endormir pour l'amener ici… de le faire se déchainer sur les wagons puis de l'endormir une seconde fois.
Tuer le monstre du patron pour de simples wagons ? Non, sa mort doit se faire au prix de l'effort de guerre, c'est la seule manière qu'avait Jack de s'en débarrasser sans s'attirer les foudres de Death.

Donc c'est ici une répétition que prépare Jack, un petit entrainement avant de lâcher le gros-tas quelque part dans l'univers. Les cibles ne manquent pas.

Enfin… le béhémot en cage arrive, tiré par deux chevaux. Jack en pâlit et en sueur, regrette décidément son idée mais ne peut plus vraiment reculer. Skinner mène la marche, exposant inutilement son dos à une attaque en traitre, l'exhibant même et cherchant presque à déclencher rien que de par sa démarche. L'air de rien, noble et digne, stoïque et… vous savez, bien au-dessus de ça ! Jack s'agace rien qu'à l'apercevoir, sortit avec Vald sur l'avertissement de Lamont.
Avant que Skinner ne soit là pour entendre, l'intendant murmure.

« Alors… j'avais oublié que Skinner et le béhémot arriverait en même temps, donc… on reporte l'interrogatoire à plus tard. »

Comment avait-il pu ne pas penser à ça ?! S'il demande à la tireuse d'escorter le béhémot jusqu'à lui, forcément qu'ils arriveront en même temps !

« C'est un peu… heu… brouillon… ? »

« Qu'est-ce qui est brouillon ? » Demande Skinner, tête haute, torse bombée et l'allure provocatrice, pleine de défi.

« Madame… » Lâche Lamont au sourire fou mais ici, plutôt doux, alors qu'il s'incline et fait une révérence parodique, jouant de son couvre-chef enlevé pour bien faire le lourdingue. « …c'est ton corps qui me rend tout brouillon ! »

Skinner, du bout des doigts, se saisit d'un carreau et se jette sur Lamont pour l'embrocher avec ! Après quelques vives tentatives esquivés, Lamont lâche un rire de maniaque en sortant son baton de struggle… rendu meurtrier par ses propres soins à base de clous et de barbelés. La contre-attaque, là aussi, sera esquivé et… immédiatement après, Jack s'interpose en mur entre les deux. Vald, lui, se contente de ruminer dans son coin, se préférant à observer le béhémot qui dort encore dans sa cage.
Lamont s'arrête à temps, son bras armé en l'air, impossible de stopper sur son élan maladroit, repoussé à reculons par la paume de Jack. Tandis que Skinner, hautaine, fait tournoyer son carreau entre ses doigts avant de le rang dans son carquois.

« Ca suffit les enfants ! Skinner ?! » Et là, Jack regarde Skinner… intensément… avec une passion romantique dans les yeux, un feu ardent qui brille de toute la puissance de la vie elle-même ; c'est de l'amour dans les yeux de l'intendant, à l'instant. « C'est quoi ça ?! » Dit-il, surexcité et si apeuré d'être, pointant du doigt une thermos que Skinner lui jette.

« Du café. » Répond-elle, pas peu fière de son idée alors que plus enjoué que le plus serein des enfants, Jack se précipite à se servir du café dans le bouchon de la thermos, prévu en tasse à cet effet. A partir de là, le Chien Noir se détend soudainement, n'en a presque plus rien à faire de tout le reste. Son regard cerné de violet par les nuits blanches, le blanc de ses pupilles nerveuses ensanglantés… ses yeux reprennent vie et lui avec, se détend.

« Skinner, je t'ordonne de gifler Lamont une et une seule fois. Lamont, je t'ordonne de te laisser fai… »

A peine le temps de finir son ordre qu'une claque incroyablement sonore retentit, laissant tout le monde pantois mais surtout Lamont qui en perd son sourire et reste là… même pas en colère, juste hébété, les joues rougis par on ne sait quel tumulte en son coeur. Une pensée assaillit Jack : branleur !

« Les potions de Salazar agissent quasi-immédiatement, Jack. Et sont plutôt efficaces, Gros-Tas se réveille à peine. »

« Il n'a peut-être pas besoin d'être complètement réveillé pour dégager les wagons. Et il sera plus facile à gérer, aussi. »

« Le pauvre… pour une fois qu'il sort et peut s'amuser, on va pas le brider… » Lâche Lamont, plus si souriant qu'à son habitude, se frottant sa joue rougie, la caressant presque avec une attention délicate, l'air doucement contrarié malgré que sa voix semble le chanter. « …et s'il est toujours dans les vapes, alors… il risque plus facilement de tomber, non ? J'ai cru comprendre qu'on voulait le garder… j'espère, en tout cas. »

« Bon, le temps de me prendre un petit café ou deux… » Lâchait Jack, déjà en train de déguster sa boisson favorite. Malgré lui absorbé par l'amertume de ce café… fait à la façon de la garde noire. Avec du caractère, costaud et noir comme l'enfer, un truc qui réveille !!! Cette chaleur se répand en lui, adoucissant ses yeux lorsqu'ils se posent sur les trois superviseurs… et plus particulièrement Skinner, jusqu'ici. Lorsque soudain, c'est Vald qui attire la douceur et le reconnaissance de Jack.

« J'ai du sucre, si tu veux. » Ni une ni deux, Jack récupère le sucre et… attends. Le café, là… celui-là, si gentiment apporté par Skinner… ? Et pourquoi Vald a du sucre sur lui, hein ?! Soudain, Jack panique à l'idée d'avoir vaguement tenté de tendre un piège à Skinner avec l'aide de Lamont et du vieux. Et s'ils n'avaient pas fait la même chose avant lui ?! Ce café est… peut-être empoisonné !

« Qu'est-ce que tu fous avec du sucre sur toi ?! Tout a l'air de tout tourner bien trop rond pour moi ici ! »

« J'ai toujours des provisions sur moi. Du sucre et un peu d'eau, au minimum. » Vald… n'aime pas quand Jack se met à paniquer et ne prend même pas la peine de s'en cacher, aussi agacé que déçu à chaque fois. L'intendant est pris au piège ; il n'aime pas que ses larbins le surveillent, le menacent ou prétendre le "coacher"... mais le fait est que quelqu'un doit bien empêcher l'intendant de partir en vrille. « Skinner est une fayotte, voilà tout. »

« Je sens venir la promotion canapée… »

« Commence pas toi ! » Et avant que Skinner ne lui réponde, parce qu'elle va forcément rentrer dans son jeu la tête la première, il lui ordonne en hurlant ! « Bois une gorgée ! »

« Je ne bois pas de café. Vald a beau se faire rétamer par la première blonde venue… » Instant de panique pour Jack dont le regard se braque sur Vald, fort heureusement impassible à la provocation. C'est vrai que malgré sa réputation d'avoir un grand sang-froid, il l'a perdu face à Septimus pendant l'entrainement… et de ce que l'intendant en a entendu, il n'y avait pas forcément grande raison. A quoi jouait-il ? Jouait-il seulement ? Est-ce que la magie le fait paniquer aussi ? Ou bien est-ce que le fait que ce soit un nouveau l'agace ? Honnêtement, un gars prêt à se couper le bras… c'est le genre d'abnégation qui peut plaire à l'ancien, d'ordinaire. « …mais comme lui, je tiens à garder une hygiène de vie saine. »

Lamont commence à peine à ouvrir la bouche qu'il doit esquiver une gifle de son supérieur. La tête seulement décalée qu'il se fait faucher une de ses grandes jambes dans les airs, désormais en équilibre sur l'autre. Un bon coup d'épaule, sec et brutal, force ce sadique à se replier à reculons. Jack l'observe attentivement… « …garde le dos droit… » …rumine le Chien Noir, n'ayant qu'à peine jeter un oeil sur Lamont, toujours concentré sur Skinner qui va gouter son putain de café. Enfin… c'est un peu tard, maintenant… si le café eut été empoisonné, Jack l'aurait déjà senti ou subi. C'est plus une question de principe, désormais.

« Le café, c'est mauvais pour le corps et ca tend l'organisme. Tout le monde sait qu'au combat, il faut rester souple et détendu comme de l'eau. »

« On sait touts les deux que tu vas boire cette gorgée de gré ou de force. » Et ce n'est pas hasard si Jack envoya Lamont perdre l'équilibre jusqu'à chuter dérrière Skinner.

Nul n'ignore qu'il l'aime bien et qu'il reste un jeune homme… un peu perturbé.

« Oh… mais tout à fait. » Lance-t-il avec un gigantesque sourire. Bien évidement que le jeune et fougueux, déjà en position de crapaud, sauterait sur l'occasion.

« Très bien, finissons-en avec ces bêtises. » Et, aussi dignement que faire se peut, surjouant son air de reine impérieuse, elle déguste avec application une petite gorgée de café. Elle le fait lentement, les yeux fermés, presque douce alors que sa toile de tresses noirs volent au vent… puis avec l'expression d'une furie en maitrise, jette le reste du contenant par-dessus son épaule. Lamont esquive, le béhémot encaisse à sa place et… grogne, vite fait, un oeil vaguement ouvert.

« Comme je disais… » Soupire-t-il, arrachant la tasse des mains de Skinner qui croise les bras, presque outré par ce manque de manière, boudeuse. « …le temps de prendre un p'tit café ou deux et Gros-Tas sera bien réveillé. On le libère, on s'arrange pour lui faire défoncer les wagons et on le rendort. Du coup, Skinner, comment marche ta potion ? »

« J'ai trempé mes carreaux dedans et… ca le fatigue sans l'endormir. Dans l'idée, j'ai encore assez de carreaux empoisonnés pour me permettre de… juguler sa fougue. Ou celle de Lamont, au besoin. A côtés de ça, j'ai trois fioles en stock. Après avoir avalé une fiole, le béhémot s'est endormi instantanément. » Déclare-t-elle, confiant les fioles à Jack qui en regarde alors le contenu… si ces trucs là endorment jusqu'à un béhémot alors… sans nul doute que ça peut régler ses problèmes de terreurs nocturnes.

Le temps d'en discuter un peu… de s'y préparer… et Jack va pour libérer le monstre.

« Voilà le twist final, je m'en occupe seul… pas question qu'on perde de l'effectif pour trois-quatre wagons. J'ai assez à faire avec le béhémot pour ne pas avoir à surveillez qu'il ne vous écrase ou vous fasse tomber dans l'eau. »

« Tir de soutien ? » Et de la façon dont s'est demandé… juste demandé. Sans provocation, remarque ou petit air méprisant ; aussi rare qu'apprécié.

« Tiens-toi prête à tirer sur mon ordre. Je vais aussi te laissez une fiole au cas où je perdrais l'attention du béhémot. S'il se dirige vers vous, puisque tu l'as endormi une fois, tu l'endormiras deux fois. »

Skinner, Lamont, Vald et les quelques autres gardes noirs se chargèrent de garder les chevaux ténèbreux bien tranquille, tous dérrière la cage à bonne distance. Jack, lui, faisait face à la cage, s'étant débrouillé de bricole pour accrocher la lanterne à sa ceinture. Deux fioles dans ses poches pour endormir le monstre. Du coin de l'oeil, l'intendant aperçoit Skinner se mettre en position dans les ombres, bondissant féline sur la cage à ras-du-sol... recouverte de sa cape à capuche noir, allongé à la façon d'un sniper. Le Chien Noir ne la distingue pas ainsi posté, croit peut-être la voir parce qu'il la sait là.
Est-ce que le béhémot a des yeux de chats ? Un odorat exceptionnelle ? Probablement que c'est courant chez les créatures d'Oerba.

Le Béhémot fixe Jack dans les yeux, son corps bestial et massif contenu, réprimé dans le cage. La créature se tend, le regard de plus en plus intense d'une faim dévorante qui pourrait l'univers tout entier avaler. Les légendes racontent qu'à Oerba, il existe des troupeaux entiers de monstres aussi gigantesques que des buildings. Et même plus pour certains ! Que le sans-cœurs n'arrivent juste pas à y proliférer. Touts crocs dehors, parfaitement immobile comme s'il faisait le mort, Gros-Tas attends que Jack le libère… semble presque l'avoir compris. Ou peut-être qu'il est encore calme sous l'effet de la potion de Salazar ?
La cage s'ouvre.

D'abords, un petit "click" lorsque le cadenas se fait défait. Ensuite le fracas du métal et de la course effrénée du monstre en ligne droite ; la charge du mastodonte seule suffit à dégager les wagons de la route. Chacun de ses pas a fait trembler le pont, l'a fait vibrer et des vibrations qui se sont répandus jusque dans les os de Jack. Après sa roulade évasive, il fut incapable de bouger, devant lutter pour simplement tenir debout.

« Feu ! » Des carreaux filent en sifflant à travers l'éther, pénétrant la chair du béhémot qui se retourne, encore un peu… maladroit. Il charge à nouveau, c'est toujours impressionnant… mais plus mou que la précédente tentative. Jack charge en retour, se décalant au dernier moment… espérant que le béhémot s'arrête avant d'avoir percuté sa cage… et le bruit d'une fiole qui se brise ; Skinner a tenté d'endormir le monstre qui s'approchait trop à son goût. L'intendant, lui, ne saurait dire dans cette pénombre si la tentative est une réussite ou non.
Mais le monstre bouge encore alors autant ne pas trop espérer.

Jack se décale, dos au vide et le béhémot suit, préparant une nouvelle charge… pense l'intendant, surpris à voir la créature lui bondir dessus ! Jack s'échappe d'une nouvelle roulade, se relevant de tout son haut à marcher préssé, le corps un peu en biais. La créature a atterrit, propre et net, fissurant la pierre d'un impact brutal, au bord du vide… un peu groggy mais n'ayant pas un seul instant craint la moindre chute. Stable sur ses puissantes pattes musclés, les griffes enfoncés dans le pont.

Ca ne pouvait pas durer… si le béhémot abime les rails, on va encore perdre un temps dingue ! A l'affut d'un prochain assaut comme des carreaux qui continuent de pleuvoir sur la bête… et seulement sur celle-ci, pour l'instant. Gros-tas chancelle… se secoue comme un chien mouillé, cherchant peut-être à se débarrasser de sa fatigue grandissante. Sauf qu'un après l'autre, sans discontinuer, les carreaux continuent de le saigner et de l'endormir… tandis qu'ont entend les chevaux se débattre puis gémir un peu plus loin.
Le pas lourd… mais lent, Gros-Tas parait déjà se rendormir. Soudain assoupi, sa gueule tombe au sol puis se relève d'un sursaut, en même temps que tout son corps.

Bref comme un cheval qui se placerait sur ses pattes arrières… sauf qu'ici, le béhémot est resté debout. En un mouvement, juste en levant, toute sa morphologie change pour le faire humanoïde, plus grand et plus imposant. La mâchoire du monstre dessine presque un sourire alors que ses muscles, tendus et gainés à l'extrême, font soudain gicler les carreaux qui s'y sont encastrés. Ca et du sang, beaucoup de sang. Jack force de toute sa puissance sur ses appuis, les bras en croix pour résister à... une onde de choc… une vague de force pure provoquée par le rugissement du monstre.
Quand enfin, le rugissement s'arrête, Jack se sent fébrile… bien trop secoué par un… simple cri. Il avait été à deux doigts de décoller comme un feuille ! Un instant de relâchement ou de faiblesse et… essoufflé, en sueur… il finissait dans l'eau.

Arrachant sa corne pour s'en servir d'arme, sorte de sabre-scie géant, le Béhémot parait presque exhiber avoir retrouvé toute sa forme ! Peut-être qu'il s'est purger de l'anesthésiant en même temps qu'il s'est mis à saigner en abondance… ou plus simplement que sa transformation le boost. Allez savoir si c'est son allure humanoïde… le fait qu'il est transformé sa corne en un outil ou qu'il se tienne juste là, debout et fier… mais il n'a plus rien d'une créature manipulable à ce niveau-là. Le béhémot se tient comme un guerrier et avance à pas violent mais mesuré vers Jack.
Celui-ci déglutit… puis fronce soudain les sourcils, l'air déterminé, les poings serrés comme si ça allait changer quelque chose.

« J'ai plus de munitions ! » Hurle Skinner alors que Jack se craque les cervicales de deux coups cous nerveux sur les côtés.

« Et plus de fioles… » Il dit ça mais son coeur s'arrête… d'un pas de pivot, Jack voit… avec angoisse, cette arme gigantesque qui s'abat au sol et le fracasse. Stoïque alors qu'il se fait arroser de gravas projetés, sa peau s'écorche et son corps se retrouve heurté, encaissant de plein fouet une onde de choc. La patte libre du monstre… semblable à une main désormais, suffisement pour se saisir du Chien Noir. Un duel de force s'engage… miraculeusement, en y mettant toute sa puissance, notre homme parvient à empêcher la poigne du monstre se refermer complètement !
Puis "Gros-Tas" a juste refermé la main, faisant virer les yeux de Jack au blanc parfait, momentanément absent et broyé, le souffle coupé. Encore capable de lutter après ça, il lui… parait évident qu'elle ne fait que jouer. A tout instant, par la seule volontée du monstre, l'intendant peut être tuer de mille façons.

Dire que l'exécutante Maxwell a été capable de le capturer !

Une explosion salvatrice retentit, inondant l'ombre d'une lumière aveuglante… le monstre, plus surpris que réellement atteint, relâche son emprise alors que le souffle de l'explosion projette Jack plus passif qu'un épouvantail. Celui-ci se relève, péniblement… ses vêtements en lambeaux qui tiennent par miracle, à moitié écorché, à moitié brûlé. Debout ? A peine, une main au sol et l'autre en retrait comme pour fuir, une paupière forcée close par un choc contre le rail ; l'autre grande ouverte avec un caillou coincé dedans. Enfin sur ses deux pieds, et seulement celui-ci, la démarche cassé pour quelques pas comme en train de danser bourrer, Jack se frotte nerveusement les yeux de son bras.
La vision retrouvée, il aperçoit les gardes noirs jouent à la corrida avec le béhémot… crache une gerbe de sang et se jette dans la partie.

L'un d'eux va y passer ! C'est sûr ! Et Jack n'a pas les moyens de se le permettre ! Dans sa ruée, Jack percute Vald… faisant reculer celui-ci d'un bond mais rebondissant dessus ; l'épée de la créature s'abat à l'emplacement où n'est plus l'ancien. Lamont surgit alors d'un éclair, prenant appui sur le poignet du monstre pour déclencher une série de grandes enjambés le long du bras massif de la créature. Sans réel équilibre, simplement porté par son élan, le superviseur au sourire fou se retrouve dans les airs. Malgré une posture incongrue, celui-ci parvient à frapper le crâne de la bête de sa sinistre batte et… à faire râler la créature d'une grogne. L'air en tremble comme touts ceux qui l'entendent mais l'intendant ne voit que la fin du combat et ne ressent que l'espoir d'en terminé ici et maintenant avec cette mission.
A l'instant fatidique d'attraper les fioles, l'intendant sent une sensation au bout de ses doigts… quelque chose de mouillé. Sa jambe est trempée.

Au moment d'entendre une fiole se casser… ce n'était pas celle de Skinner… mais celles dans ses poches ! Au moment où il le réalise, c'est trop tard… sa poche est de toute façon déchirée, son pantalon est façon Tidus de la Lumière… plus ou moins. Sa jambe imbibée, par contre, flagelle puis s'éteint soudainement toute molle et absente de sensation ; un membre digne d'une poupée de chiffon. En équilibre sur une jambe fléchie, les yeux vers la créature, celle-ci… somnole un instant. Sa tête chutant soudain pour se réveiller en sursaut, la bête s'agite et frappe dans le vide, rugit sans plus avoir d'impact sur son environnement. Le suspense est à son comble alors que les regarde noirs se replie, encerclant le monstre qui tourne en rond.
Sur une jambe, l'air ridicule avec son air effrayé, Jack en déduit que Skinner a réussi à jeter la fiole dans la gueule du monstre. Sa posture, sa garde, ses assauts dans le vide, lourds mais si lents… il ne dormira pas. Une fiole suffit à l'endormir sous sa forme de béhémot mais sous cette forme hybride… ca ne suffit pas.

Personne ne peut le savoir avec certitude mais pour la petite histoire… et Jack arrive sans peine à s'en convaincre… deux fioles suffisent sans doute. Durant la courte accalmie, alors que des sensations lui reviennent tranquillement dans la jambe de plus en plus douloureuse… il perçoit, même dans le noir, l'air incroyablement fier de Skinner. Au-delà de ça, Vald et Lamont à leurs façons… Jack fait pâle figure ici. Ils lui ont désobéis et ont bien fait puisque ca l'a sauvé alors… non, ça n'allait pas du tout. Niveau crédibilité ? Ca fait mal, très mal.
Et à voir Jack, rageur, boiter jusqu'à Lamont pour lui arracher par surprise son affreuse batte des mains… ca n'a pas aidé.

Furieux, Jack dévie impitoyablement d'un revers l'arme du béhémot… allant jusqu'à lui faire lâcher son arme au prix d'une batte brisée et d'un bras si incroyablement brusqué qu'il imposa sa pause, s'engourdissant soudain. Gros-Tas, avec cette fiole, lutte déjà pour se tenir debout… tandis que Jack a sa jambe folle genou à terre. Encore un effort ! Se jure-t-il pour se relever face à une attaque… le béhémot qui tente plus ou moins de s'affaler sur lui. S'écroulant pour mieux se replier d'une roulade mais peinant à se relever, il frappe d'un coup de pied dès que c'est fait. En train de se relever lui aussi, le béhémot se laisse interrompre, la gueule piétinée par l'intendant à son tour.
Ca n'a pas la même saveur que les autres fois.

La créature remue encore, tente des coups des pattes mais Jack n'a qu'à se reculer… le monstre redevenu à sa forme primaire en s'écroulant… qui se relève péniblement et regarde Jack dans les yeux, l'intendant furieux, fatigué de cette mission. Fatigué d'avoir ce béhémot à gérer. Mais pas plus épuisé que ce monstre qui, après avoir regardé Jack déjà à moitié en train de dormir, regarde le reste des gardes noirs en présences. Les chevaux eux-mêmes sont là… Skinner, en train d'aider Lamont à se relever après sa chute du haut du béhémot… Vald, intact… et les quelques autres gardes noirs, un peu secoué, qui ont aidés les étalons à transporter le béhémot. Des esclaves auraient pu le faire ? Oui mais moins vite et de toute façon, la garde noire doit toujours plus gagner en puissance si elle veut prospérer.

Dans le plus grand des calmes, le béhémot retourne dans sa cage pour y dormir… s'il vient d'Oerba, il ne doit pas être si bête. Gros-Tas sait très bien quoi faire s'il veut survivre ; probablement que son organisme s'adapte au produit soporifique en ce moment-même. Et même là, il n'est pas l'heure de se reposer pour les braves travailleurs. Le temps de batailler un peu avec les chevaux pour les harnacher à la cage que celle-ci repart de là d'où elle vient.
Vald, bien chanceux, a des entrainements à superviser à la caserne et s'épargne la corvée… Jack fait de même, prétextant devoir se rendre lui aussi à la citée du couchant. Probablement que Lamont et Skinner se l'épargneront aussi, sans personne pour les surveiller, ils risquent de laisser les autres faire le boulot.

Profite qui peut. Jack ne peut pas se permettre de laisser passer ou même trainer cette histoire d'attaque de train… alors le départ est retardé encore un peu, le temps de… sortir son bluff. Histoire qu'elle soit coopérative, Jack demande discrètement à Skinner de discuter avec elle et seulement elle. Seule à seule à l'écart. L'air grave et sérieux, fatigué surtout, l'intendant se tient stricte mains jointes dans le dos, très droit, un peu coincé. Quelque chose semble le démanger mais il se retient de se gratter.
Face à face… Skinner le dos à l'océan avant de se rendre compte, Jack qui se rapproche jusqu'à presque la coller, l'oeil sinistre, juste un peu plus grand qu'elle. Un pas de plus, juste un… plouf la Skinner.

« Deux de mes gardes noirs sont morts par tes carreaux. Un troisième s'en prend un dans le bide. » Affirme-t-il sans aucun doute possible. Ne peut pas, n'a rien de très concret sinon une impression qu'il y a de fameuses blessures à carreaux sans les carreaux… on a pas retrouvé de balles non plus. Pas un fragment, rien qui ressemble à de la poudre non plus. Le Chien Noir suit son instinct, se convaincant lui-même de la véracité de sa théorie : Skinner a tué les deux gardes noirs.

« Bien. C'était des infiltrés, je les ai entendu discuter et… »

« Oh ?! Maintenant ce sont des taupes ?! Soit c'est faux et je te fous à l'eau ! Soit c'est vrai et je te fous à l'eau quand même pour ne pas me l'avoir dit ! Pourquoi tu ne me l'aurais pas dit dès le départ ?! »

Finalement, Skinner abandonne purement et simplement, lève les yeux au ciel puis croise les bras et s'explique sans… sans gêne. Le pire ? Jack comprend très bien qu'elle dit la véritée. Quoique ? Elle peut très bien l'embrouiller ! Impossible d'en avoir le coeur net ! De plus en plus sceptique, Jack se retient de juste la gifler hors de sa vue jusque dans l'océan.

« Je voulais juste les démasquer et les tuer moi-même ! Ne compte pas sur moi appeller tonton Jack à chaque fois qu'on a un problème. Quand à Septimus, il va très bien depuis son passage à l'infirmerie, me semble : je ne l'aime tout simplement pas avec ces grands airs. Se couper le bras pour qu'on l'épargne ? C'est un lâche et mes carreaux vont plus vite que ses sorts. »

« Mais qu'est-ce qui va pas chez toi ?! » Elle… se croit juste tout permis et c'est parfait quand on est chef… elle est excellente mais chaque jour un peu plus chiante. « Je veux bien que tu tues des types pour des raisons x ou y mais tu dois me tenir au courant ! On ne peut pas juste tous s'entretuer les uns les autres dans l'anarchie… un peu d'ordre bon sang ! »

« Je me suis emportée, voilà tout. » Lâche-t-elle, d'abords hésitante puis prise d'une crise de légitimitée, carrément vexée ! « Ca arrive à tout le monde, non ?! »

Jack devrait la jeter dans le vide dans l'instant ! Mais non, sa remarque le touche en plein coeur. Lui-même… s'emporte assez régulièrement… et se saisit d'une des tresses de Skinner qui vole au vent pour l'emporter violement loin du bord. La pauvre se ramasse le sol mais s'en sort d'une agile roulade, se contentant d'un « Humpf ! » en chassant la poussière de ses vêtements.

« Ca arrive à tout le monde ouais ! » Hurle Jack en partant à la Citée du Couchant avec Vald, celui-ci défiant son supérieur de rentrer en courant pour garder la forme. Et le Chien Noir, de peur de passer pour un faible, ne peut que suivre sa lanterne toujours à la ceinture.

Et le dernier mot revient à Lamont, très affectée dans cette mission… touché, lui aussi, en plein coeur alors qu'il rentre tristement en compagnie de Skinner et des autres gardes noirs qui tirent la cage du béhémot avec les cheveux.

« Ma batte de struggle personnalisé… j'y avais mis du coeur, namého ! »
Le Boucher de Grimm

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le Mer 6 Fév 2019 - 23:52
Alors, à ton tour ! Par contre, j’vais te dire, j’ai eu du mal avec cet exploit. Il était tard quand j’ai lu et encore plus quand j’ai décidé de noter le rp, et il y a eu un truc qui m’a percuté.

J’ai eu un mal fou à comprendre ton rp.

Pas dans l’idée où tes phrases ne font pas sens ou que c’est incompréhensible. Plutôt, j’ai eu un mal dingue à faire le lien entre ce qui se passait. Alors, en écran cela, j’suis réellement en train de me demander si c’est la fatigue qui m’a embrumé l’esprit. Pourtant, j’te jure, j’ai des moments où mon esprit faisait « Hum, quoi ? Pardon ? »

Par exemple, j’voyais comme le rp semblable à une enquête par rapport à un autre rp. Moi ?! C’était cool dans mon esprit. J’me dis, ça parle de lien et ça renforce le lien entre les membres. Et puis, il y a eu gros-tas qui est arrivé avec une idée de s’en débarrasser. Ou une histoire de flinguer Skinner et l’idée du café empoisonné avec Jack qui se retrouve être César.

Ouais, dans ma tête, j’me suis demandé si j’avais pas sauté un passage et j’ai énormément relu pour être sûr de ne rien avoir loupé.

Donc, ma critique pour ce rp, c’est qu’il est super difficile à suivre.

Il y a des tonnes d’idées qui sont balancé les unes à la suites des autres. Il y a des mauvaises, des bonnes et des excellentes. Ma déception ? C’est qu’il y a tellement de piste lancé que tu ne peux pas les emprunter et qu’elle tombe dans l’oublie.

L’idée du café empoisonné que que nous nous retrouvons devant une trahison ? C’est cool. Le simili d’Ariez ?! C’est cool. La crainte de la multiplication des sans-coeurs sans connaître la raison ?!! C’est putain de cool. Mais, il y a ce problème avec le fil rouge qui fait que, beaucoup son perdu et j’trouve ça dommage. Pour dire ? Clairement, ne te sens pas obliger de nous parler d’un million de chose en même temps.

Genre, l’histoire des sans-coeurs ? Bam. Un autre exploit où les rapports se multiplie. Simili d’Ariez ? Un type qui jure d’avoir vue Ariez dans la ville et enquête.

Bref, tu vois l’idée. Tu sais, j’suis persuadé que tu fais partie des membres qui ont souvent de très bonnes idées. Mon regret, généralement, c’est qu’elles ne sont pas exploité à fond. Donc, j’ai vraiment envie de te conseiller à prendre plus de temps. Clairement, nous sommes sur un marathon et pas une course contre la monde. N’hésite pas poser les idées tranquillement, que ce soit bien rendu et que l’on se dise « Oh, le p’tit salaud ! Ceci est un coup finalement joué. »

Sinon, j’ai vite une remarque à faire. En théorie ? Tidus est à la Coalition Noire suite à la torture d’un vieux membres. Donc, il traine quelque part ! Pas la peine de dire qu’il est à la Lumière, comme il est avec nous. Ceci était la remarque rapide.

Voilà, autrement ce problème de compréhension que j’ai eu, j’trouve que le rp est bon dans son sens et j’me suis demander tout le long du rp la raison pour laquelle une locomotive n’est pas venue en marche arrière. Plus sérieusement. Les interactions entre les superviseurs est bien rendu et j’ai trouvé le combat avec gros-tas assez intéressant. Il manquait un je-ne-sais-quoi, un peu plus d’interaction avec le décors, et ça aurait été parfait.


Avancé : 31 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS. Deux en Force et un en Défense !

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