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le Mar 25 Déc 2018 - 12:22
Le vaisseau se posa dans le monde du Château de la Bête. L'attaque du vaisseau sans-cœur dans les Routes Stellaires était assez récente et nous n'avions pas encore pu convenir d'un plan pour que Ross ne paraisse pas suspect dans ce monde. C'est pourquoi j'avais demandé au pilote de se poser loin du village, près d'un imposant château, séparé du village où je devais me rendre par des bois. C'était la première fois que je découvrais ce monde et déjà j'étais surpris de voir qu'ici il faisait jour et le soleil semblait bien lumineux à l'inverse de notre soleil noir froid. Je préférais le soleil noir de la Cité du Crépuscule mais ce monde semblait avoir un charme lui aussi : le bois que nous avions survolé semblait bien lugubre. Au loin nous avions même pu observer des meutes entières de loups qui s'y trouvaient. Il faudrait être particulièrement fou pour s'aventurer à pied dedans.

C'était déjà l'après-midi donc il ne fallait pas trop traîner à trouver notre solution pour les vêtements de Ross. Enfin, en réalité, la solution était toute trouvée puisque normalement, des gardes noirs devaient être postés dans le château, probablement même certains à l'entrée. La solution serait d'en emprunter qui proviennent du château. Peu importait qu'ils ne soient pas exactement à la taille, tant que l'accoutrement ne ressemblait pas à celui d'un coalisé. Deux gardes noirs étaient postés à l'entrée, comme prévu et nous stoppèrent pendant quelques instants. Forcément avec ma tenue, j'étais forcément suspicieux pour eux.

- Halte là ! Déclinez votre identité.

Après s'être présenté en prouvant notre appartenance au groupe grâce aux insignes, Ross me laissa expliquer seul les raisons de notre présence au château, d'autant plus qu'il n'était au départ pas prévu de perdre du temps ici. Ils finirent après quelques minutes par nous laisser passer. Le château semblait tant immense depuis l'intérieur que depuis l'extérieur : déjà de là où nous étions, nous pouvions observer déjà pas moins de sept portes différentes : quatre en bas, une à l'étage que nous pouvions voir en plein milieu et deux à l'étage de chaque côté qui permettaient respectivement d'accéder aux ailes Ouest et Est du château. Mais l'immensité du château ne fut pas le plus perturbant : c'est ce qui vint m'accueillir qui l'était réellement.

Ça faisait à peine quelques instants que nous admirions ce splendide et sinistre château que quelqu'un ou plutôt quelque chose vint à notre rencontre. Elle était sortie d'une des pièces qui était entrouverte et se déplaçait en sautillant. Elle était petite et semblait avoir un certain raffinement ou du moins son apparence le faisait croire. Elle était en porcelaine, d'une forme plutôt arrondie, blanche et vêtue d'un couvre-chef rosâtre dont les bords jaunes rappelaient de la dentelle. Une ouverture, sa bouche, se situait en dessous de sa anse et des yeux la surplombaient. Nous étions face à une... Théière.

Avant même qu'elle ne prononce un mot, je m'étais déjà précipité vers elle, totalement envahi par la curiosité puis m'en étais saisi pour l'observer sous tous les angles. Elle ne semblait pas se débattre mais lorsqu'elle comprit ce qui était en train de lui arriver elle sembla plutôt inconfortable. Je me saisis du couvercle pour observer l'intérieur de la théière et il s'y trouvait... Du thé. Étonnant non ? Elle remua légèrement, semblant commencer à s'agacer de ce que je venais de faire puis prit la parole :

- En voilà bien des manières de saluer une dame ! Reposez-moi, reposez-moi !

Et en plus cette théière était capable de parler ! Fascinant. Je la remis sur le sol, n'ayant plus réel intérêt à la garder dans mes mains puisque je l'avais déjà contemplé sous tous ses angles mais j'avais bien des questions à lui poser à propos de sa condition de théière et je ne pus m'empêcher de le faire dans un moment où je ne devrais pas, chose pas très professionnelle à faire devant la bleusaille qui m'accompagnait mais j'étais juste pris par le cours des évènements.

- Excusez-moi. Je ne sais pas si on vous demande ça souvent mais... Comment est-ce que vous faites pour parler, manger, voir, dormir, bouger alors que vous n'êtes qu'une théière ?
- Je ne suis pas qu'une simple théière, rustre ! Je suis madame Samovar, la gouvernante de ce château. En quoi puis-je vous aider ?
- Je voudrais bien...
- Nous sommes venus car il me faudrait d'autres vêtements.

Ross... Mais qu'est-ce qu'il pouvait être contrariant lui ! Ce bleu est supposé être à mes ordres et pourtant c'est lui qui venait de m'interrompre en plein milieu de ma phrase. Moi je voudrais vraiment savoir comment elle fait cette théière pour vivre... Enfin, cette fois, ce couard avait raison, il ne s'agissait pas de la raison de notre venue : nous avions une mission à accomplir et nous ne devions pas nous éterniser dans ce château.

- Bien sur, suivez-moi.

La théière se retourna puis parcourut de bonds en bonds les différents escaliers jusqu'à arriver au sommet de ceux de droite, devant une porte. Je fus celui qui ouvrit la porte puisqu'à priori il serait difficile pour une théière d'y parvenir seule sans aide puis nous arrivâmes dans un long couloir. Dans ce long couloir étaient entreposées de longues rangées d'armures interminables. Après avoir tourné à droite, il y avait deux possibilités : soit emprunter la porte à gauche au fond, soit monter les escaliers pour passer par une autre porte. La théière s'engouffra dans la porte qui suivait les escaliers après que je l'eus bien sur ouverte.

Mme Samovar semblait connaître parfaitement les lieux, comme si elle y avait vécu depuis de nombreuses années et déjà elle continuait de faire ses petits bonds lents vers notre destination. Décidément que ce château était immense. Dans le couloir où nous nous trouvions était entreposé d'autres armures ainsi que d'immenses toiles. Des peintures de toutes sortes mais l'art, c'est pas comme si j'y comprenais grand chose... Ou enfin plutôt ma conception de l'art ce n'était pas des tableaux peints par le premier picassiette venu mais plutôt d'observer l'humanité dans ses perpétuels tourments.

Après avoir franchi la porte du fond, nous étions enfin arrivé à destination : une grande chambre, pas très en ordre mais à priori il s'y trouvait l'objet de notre convoitise : une penderie, qui espérons le, contenait en effet des vêtements  au moins un semblant coloré et si possible décontractés. Mme Samovar se stoppa net et nous expliqua l'évidence même :

- Vous trouverez peut-être ce que vous recherchez dans cette penderie.
- Merci, je vais m'empresser de regarder ce qu'elle contient...

Et l'essayage débuta. La première tenue sur laquelle Ross jeta son dévolu était composée d'une veste bleue avec un jabot blanc, des gants blancs ainsi qu'une culotte noire. Le pire c'est que je l'avais regardé enfiler tout ça sans rien dire et que lui n'avait pas semblé comprendre en quoi sa tenue ne convenait pas au lieu dans lequel nous étions supposé nous rendre. Et cet abruti, le pire c'est qu'il s'y croyait, il se tournait, faisait des gestes lents et doux, il tentait de montrer grâce et élégance là où rien ne l'était.

- Alors, j'ai l'air cool non ? On dirait vraiment un noble non ?
- T'en as pas la prestance.
- C'est bon, j'ai compris...

La bleusaille retira à nouveau ses vêtements, les rangea dans la penderie puis s'attela à chercher d'une façon plus sérieuse quelque chose qui conviendrait un peu plus parce que le problème, c'est que cette penderie contenait surtout des vêtements qui conviendraient plus à un marquis, un prince, un comte ou je ne savais quoi, mais certainement pas au premier péquenaud du coin. Le but n'était pas d'attirer tous les regards, en tout cas pas de cette façon. Enfin, après quelques recherches il parvint à réunir une chemise blanche, un gilet vert, une ceinture marron, un pantalon blanc et même des bottes marrons pour aller avec. Voilà qui conviendrait amplement pour visiter un village, bien qu'il ne s'agissait pas là de la tenue touristique que j'aurais espéré.

- Ça manque un peu de classe, mais je pense que ça ira chef !

Et pour manquer de classe, c'est que ça en manquait réellement. Peut-être bien qu'on semblait trop différents moi avec ma chemise à carreaux bleue et mon short rouge et lui avec sa tenue digne d'un paysan mais ça avait le mérite de pas sembler trop sombre ni trop noble. Ross flottait un peu dans ses vêtements qui étaient un peu trop grands pour lui, mais ça ferait amplement l'affaire en attendant qu'on en achète de nouveaux au village. Bien que j'aurais apprécié séjourner plus longtemps au château, curieux de voir ce qu'il pouvait abriter de plus qu'une théière en porcelaine vivante il était déjà temps de repartir. Rien ne m'empêcherait de revenir plus tard sur les lieux.

Mais avant d'embarquer pour se rendre directement au village, il fallait concocter un plan d'action, s'organiser pour avoir une crédibilité auprès des habitants et savoir directement quoi faire une fois là bas. C'est pourquoi je lui fis signe de venir à l'écart pour avoir cette discussion, pour être certain que personne ne puisse nous écouter. Moins il y aurait de témoins capables d'identifier nos véritables intentions, mieux ça serait.

- Bon Ross, puisque je dois t'apprendre comment accomplir tes tâches correctement... Explique-moi l'objectif de la mission et ce que tu ferais pour l'accomplir si je n'étais pas là.
- Hmm... Honnêtement chef, j'en sais rien.

J'eus toute la difficulté du monde à cacher mon agacement face à sa stupidité des plus incroyables. Enfin, tant pis, je devrais lui expliquer tout de A à Z, y compris l'approche que j'avais déjà concernant celle-ci qui pourrait se révéler compliquée sur certains aspects.

- Bon, reprenons depuis le début dans ce cas. Suite aux tensions récentes du village, nous devons rediriger l'attention des villageois sur quelque chose, leur donner quelque chose d'autre à détester. Il s'agira donc d'une mission de manipulation et ça ne sera pas tâche facile, il faudra convaincre un maximum de villageois.
- Mais comment on va faire chef ?
- J'allais y venir, nous allons devoir faire bonne figure dans le village dans un premier temps. Nous y séjournerons donc un moment et accomplirons des tâches pour aider certains habitants, travaillerons pour eux, le but sera de gagner leur confiance... Mais nous sommes membres de la Coalition et suite aux évènements récents, ces habitants ne nous accepterons pas si nous clamons haut et fort notre appartenance au groupe.
- C'est pour ça qu'on est habillé de façon ridicule ?
- Oui, nous nous ferons passer pour des voyageurs... Je pense qu'il vaudrait mieux que tu te fasses passer pour mon père, ça sera plus crédible que l'inverse. Nous agirons sous une fausse identité et nous laisserons nos insignes dans le vaisseau pour éviter les mauvaises surprises.
- Et comment on va détourner leur attention de leurs problèmes récents ?
- Honnêtement... J'en ai aucune idée, je dois encore y réfléchir. Déjà il faudra qu'ils aient une bonne opinion de nous avant toute chose donc nous aviserons au moment venu. Pour ce soir, le plan c'est de trouver un endroit pour se reposer, je réfléchirai à la suite là bas.

Nous embarquâmes dans le vaisseau. Lui n'eut pas besoin de retirer l'insigne épinglée à son uniforme puisqu'il n'en était pas vêtu tandis que je retirais la mienne de ma poche et la mettais dans une poche de l'uniforme du bleu. Ross avait laissé son fleuret à l'intérieur du vaisseau mais j'avais conservé le couteau à cran d'arrêt : une arme bien dissimulée pourrait toujours être utile. Bon, le problème, c'est surtout que le plus important du plan restait à réfléchir et que ce que je venais de lui dire ne découlait quasiment que du bon sens. Trouver un moyen d'aider les habitants ne sera pas forcément aussi facile que de le dire et rediriger leur haine sur une autre chose non plus. Qu'est-ce que nous pourrions utiliser exactement ? Surtout qu'il ne fallait pas oublier que je ne connaissais absolument pas les lieux donc j'aurais probablement besoin d'explorer pour m'y repérer.
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le Mar 25 Déc 2018 - 12:23
Le vaisseau se posa, nous laissant enfin sortir pour découvrir le village. Je pris soin de dire au conducteur de nous attendre quelque part dans les bois pour que nous puissions repartir discrètement le moment venu. Il faisait nuit depuis peu mais même dans l'obscurité nous pouvions distinguer que le village semblait bien pittoresque. Les maisons aux alentours avaient des volets fermés. Parfois nous pouvions voir des carreaux brisés. Pas la moindre décoration. Nos pas résonnaient sur les pavés des rues désertes. Sans habitant pour nous aiguiller, il serait difficile de trouver un lieu où passer la nuit. La première personne que je vis fut un vieil homme, allongé et enveloppé par un fin drap contre la paroi de ce qui semblait être la mairie de la ville. Ses cheveux semblaient peu nombreux et blancs et malgré sa bouche ouverte, je ne distinguais qu'une seule dent. Il ne dormait pas encore, mais c'était sûrement le lieu où il dormira.

- Bonsoir, excusez-moi, nous sommes à la recherche d'une auberge ou un hôtel...

Le vieil homme ne prononça pas un mot et indiqua vaguement de son doigt une direction puis il sembla commencer à s'endormir cette fois. Je fis signe à mon équipier de me suivre vers la direction qu'il avait indiqué. Les rues étaient étroites et certains pans des murs des habitations semblaient détériorés. J'entendais des corbeaux croasser, accentuant légèrement le côté un petit peu lugubre du village mais il ne m'inquiétait guère : bien au contraire, cela lui donnait aussi un petit charme propre à lui-même.

- J'ai pas pensé à te demander... Est-ce que t'as déjà visité ce monde avant ? Et le village surtout ?
- Non chef, jamais.
- Cesse de m'appeler chef et réfléchis surtout à comment tu vas m'appeler. Nous n'agirons pas sous notre véritable identité ici.

Il acquiesça. Pour ma part c'était déjà tout trouvé mais je préférais lui garder la surprise pour notre arrivée à l'auberge pour pouvoir observer l'expression de son visage lorsqu'il l'entendra. Ça promettait d'être un semblant comique. Ça faisait bientôt quelques minutes qu'on marchait et j'allais commencer à me demander si le vieillard ne nous avait pas simplement mené en bateau quand nous arrivâmes devant une habitation un peu plus grande que les autres, à plusieurs étages à priori. Cela ne semblait pas bien luxueux, mais on s'en contenterait amplement. Lorsque je me saisis de la poignée et entrouvris la porte, je pus constater que la pièce était quasiment plongée dans les ténèbres à l'exception d'une faible lumière, celle d'une bougie, proche d'un comptoir.

Au niveau du comptoir, un personnage habillé d'une façon qui était totalement en décalage avec le bâtiment qui semblait un peu vieux et délabré : l'homme avait des cheveux noirs et courts, bien coiffés et qui même d'ici semblaient bien soyeux. Il avait une peau mâte et ses yeux verts nous observaient avec attention. Il ne devait sûrement pas recevoir de la visite bien souvent. Il était vêtu d'un costume totalement noir qui semblait fait sur-mesure avec une serviette rouge dans la poche. Ses doigts, enveloppés par des gants blancs étaient en train jouer avec sa fine moustache noire. L'homme était vraiment habillé de façon bien trop chic pour l'état de son établissement, cela semblait presque louche, mais nous devrions nous en contenter.

Je fis approche le premier en direction du comptoir : je préférais prendre l'initiative de la discussion puisque Ross ne savait pas encore quel rôle je lui avais réservé. L'homme ne m'adressa pas un sourire, mais il me regardait avec dédain. Sûrement n'appréciait-il pas les visiteurs habillés de façon aussi peu chic puisque cela annonçait peut-être des impayés, mais tant pis pour lui, j'étais bien décidé à séjourner ici.

- Bonsoir messieurs et bienvenue à la truite d'or. Je suis Sebastian, le propriétaire des lieux. Que puis-je pour vous ?

L'homme avait un accent anglais bien prononcé et son ton était assez mielleux. Il était aussi amusant de constater qu'en plus de l'allure décalée du propriétaire vis-à-vis de l'état des lieux, le nom ne semblait absolument pas approprié à une telle auberge. Franchement, l'homme me déplaisait pour le moment mais je n'avais guère le choix : nous devions dormir ici.

- Bonsoir, mon père et moi voudrions une chambre pour deux pour quelques nuits. Je ne peux pas encore dire pour combien de temps. Quel est votre prix ?
- 40 munnies la nuit, 50 munnies avec les repas.

Ross ne semblait pas bien prêt à ce que je l'appelle "père" : il avait l'air un peu déstabilisé mais il s'agissait à la fois du moyen le plus simple d'expliquer le fait que nous séjournions à deux et il s'agissait de l'ordre le plus logique, lui étant plus vieux d'apparence que je ne l'étais. Pour que cela soit plausible, il fallait bien qu'il soit le père. Je lui fis un coup de coude discret pour lui indiquer qu'il devait parler : il ne serait pas logique que le fils prenne la direction de toutes les démarches.

- Nous prendrons une nuit dans un premier temps.

Ross sortit 40 munnies de ses poches. Il s'agissait là aussi d'un bon moyen de ne pas être celui qui débourserait la somme pour séjourner à l'auberge. Le prix semblait bien bas mais raisonnable pour une auberge qui semblait clairement avoir vu des jours meilleurs. Sebastian nous adressa un sourire et son regard s'adoucit puis il nous indiqua notre chambre, la troisième du deuxième étage, probablement la plus salubre à priori puisqu'il n'aurait aucun intérêt à nous placer dans le deuxième étage dans le cas contraire. Deux lits, une table, des chaises, un meuble à tiroirs, une armoire et une salle de bain. Le strict minimum, mais cela conviendrait amplement. Un orage sembla commencer puisque un coup de tonnerre se fit entendre. Cependant dehors, aucune trace de la moindre pluie. Après que Sebastian se soit éloigné pour nous laisser seuls dans notre chambre, Ross m'interrogea :

- Pourquoi est-ce que je suis le père ?
- Est-ce vraiment nécessaire que je réponde à cette question, rétorquais-je sèchement.
- T'as quel âge chef ?
- Appelle-moi autrement ici, donne-moi un nouveau prénom.

Là je fis une pause : il vaudrait mieux que je sois un peu plus agréable avec mon équipier mais sans trop en faire... Tout en conservant de l'autorité sur lui, il ne restait qu'un homme sous mes ordres pour cette mission. Aussi, je me suis dit qu'il ne me serait probablement pas trop regrettable de répondre la vérité à sa question, sans trop en dire non plus.

- Je ne suis moi-même pas sur de l'âge que j'ai, mais je n'ai pas de souvenirs au delà des deux dernières années... Et à priori, ce dont je me souviens est ma naissance.

Comme prévu, le bleu éclata de rire, ce qui me déplut un peu au vu du fait que j'avais réellement été franc ici, ne sachant pas si la sorcière m'avait réellement donné naissance ou non, de si j'existais avant... Non, tout ce que je savais, c'est que les premiers instants dont j'avais souvenir étaient ceux là, ceux où elle m'avait donné un nom. Un nom que je détestais puisqu'il n'était qu'une marque, une preuve qu'un jour elle avait tenté de prendre totalement le contrôle de moi. Malgré qu'il riait, je ne fis aucune remarque, pas même un regard agressif ou énervé, bien que je n'appréciais pas être aussi peu pris au sérieux.

- Je t'appellerai Brett ici, ça me semble bien.

Mes sourcils se arquèrent lorsqu'il m'annonça mon prénom temporaire au milieu de deux rires. Cela semblait dit d'une façon peu sérieuse, pourtant je pensais vraiment qu'il m'appellerait Brett pendant tout le séjour. Mais pourquoi Brett ? Pourquoi ça lui semblait si drôle ? Peu d'importance. Lorsqu'il cessa de rire, il s'allongea sur son lit et je fis de même dans le silence. Je pensais bien qu'il était temps de dormir... Mais j'avais tort, Ross en avait décidé autrement.

- Chaque monde est si différent des autres. L'ambiance ici semble aussi oppressante et pourtant... Je trouve ça cool.
- Moi aussi. Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est observer l'humanité dans sa lutte perpétuelle.

Les paroles m'étaient échappées de la bouche, mais il fallait absolument que je stoppe ma phrase ici. Si je continuais, il ne ferait que me trouver effrayant, là n'était pas le but. J'aime voir l'humanité dans son combat éternel et tout ce qui en découle : trahison, manipulation, violence, désespoir, tristesse. Là est sûrement la raison pour laquelle le combat qui avait opposé cette femme à Death m'avait excité à un très haut point... Mais il y avait aussi autre chose, quelque chose que je ne saurais décrire avec des mots que j'avais apprécié ce jour là. Lui, pour quelle raison avait-il rejoint le groupe, lui qui semblait si lâche, si peureux, si faible, si incompétent ? Parce qu'il aimait l'ambiance oppressante de ces mondes, mais pourquoi un type aussi peureux aimait-il ça ? L'humanité avait bien des aspects étranges et inexplicables et c'est sûrement ce qui la rendait si intéressante.

- Brett, pourquoi est-ce que t'as rejoint la Coalition alors que t'es si... Jeune ?
- C'est là qu'est ma place.

Une réponse plutôt franche et vague suffisait amplement à une telle question. C'est qu'il jaquetait lui en fait, il parlait, parlait, parlait toujours plus. Mais moi, je fatiguais, j'avais pas la force de l'écouter toute la nuit. Mes paupières devenaient lourdes et alors qu'il était en train de me raconter une histoire insignifiante concernant une corvée de rangement dans le manoir abandonné, je tombai dans un profond sommeil, sans avoir encore songé à ce que nous pourrions faire le lendemain. Je fus le premier à m'éveiller et alors que Ross dormait toujours, je descendis après avoir indiqué à Sebastian que mon "père" devrait m'attendre à l'auberge.

Les rues semblaient un peu plus animées et la place de la fontaine encore plus. Enfin, elles étaient surtout animées par de la tristesse, de la morosité, de la fatigue. Personne ne semblait de bonne humeur. Personne ne riait. Personne ne souriait. Tous se plaignaient. Je pris la décision de pénétrer dans une boulangerie. Un homme à la peau blanche, bien plus blanche que ne l'était celle de Ross avec des courts cheveux noirs qui semblaient gras. Il avait des cernes, son regard semblait sans vie, totalement vide mais ses sourcils eux, étaient froncés et il semblait bien énergique... A se plaindre.

- ... Y'en a marre de la Coalition Noire ! 120 munnies d'impôts, ça se voit que c'est pas eux qu'ont du mal à joindre les deux bouts. J'ai une famille à nourrir moi !
- Ce n'est pas à moi que tu devrais dire ça Dan. Parles plus bas aussi, je ne voudrais pas que tu alertes les patrouilles dehors. Je suis désolée, je ne peux pas t'offrir le pain aujourd'hui. Moi aussi j'ai une famille à nourrir et ce mois risque d'être difficile. Mais tu as raison, ils ne perdent rien pour attendre, s'ils reviennent je leur mettrai des bons coups de poêle ça les calmera un peu !
- Ouais enfin, Henry il s'en est prit plein la gueule en faisant trop le chaud et en plus il a payé 30 munnies supplémentaires.
- Justement, si nous avions été plus à le suivre dans son mouvement, nous n'aurions pas eu à payer.

Dan cessa de parler en se rendant compte que j'étais entré. Un étranger, ça pouvait être autant un membre de la Coalition qu'un voyageur, là était le risque pour lui. Heureusement pour sa vie, il ne m'était d'aucun intérêt de lui inculquer le respect envers les forts.

- T'es qui p'tit ?
- Bonjour, je suis de passage dans le village, je compte rester sûrement une petite semaine. Je m'appelle Brett, je suis un voyageur.

Politesse, un ton approprié à de la sympathie, je faisais vraiment tout pour essayer de leur faire croire à mes bonnes intentions. Mais ça ne suffirait pas, une confiance ça se bâtit plus difficilement. Peut-être que justement, pour l'obtenir je devrais les aider ? Dans ce cas, je devrais mettre mon "père" à contribution plus tard pour ne pas paraître trop louche. Dans tous les cas, ma décision était prise, j'allais aider la boulangère.

- J'ai cru comprendre en entrant que les temps sont difficiles ici... Est-ce que je pourrais faire quelque chose pour aider ?
- Oh que c'est aimable, Brett. Dans ce cas est-ce que tu pourrais... Attirer des clients dans la boulangerie ?
- Bien sur, laissez-moi faire.

Et c'est ainsi que je me retrouvais dehors toute la matinée à faire la publicité d'une boulangerie et à faire la connaissance de plusieurs villageois dans les rues. En effet, exactement comme l'ordre de mission l'indiquait, les tensions étaient bien présentes dans ce village et les gardes noirs commençaient à être de plus en plus rejetés verbalement par les habitants et ceux-ci se montraient menaçants, ce qui ne faisait qu'accentuer le problème... Et il y avait ce mendiant devant la mairie aussi avec sa tenue rapiécée qui demandait l'aumône, celui qui nous avait indiqué l'auberge la nuit précédente, celui qui était parvenu à dormir dans la nuit pourtant si glaciale. Une fois la corvée finie, je revins à la boulangerie. La boulangère était contente de moi, elle avait vendu deux fois plus que d'habitude, elle était même parvenue à vendre tout son pain.

Une fois que j'en avais fini avec la boulangère, je revins à l'auberge où Ross m'attendait toujours, tournant dans la chambre avec anxiété. Il devait bien se demander ce qui m'était passé par la tête pour disparaître comme ça dès le matin et n'avertir que Sebastian, mais il me suffira de quelques phrases pour tout lui expliquer. Lorsqu'il m'aperçut, il stoppa son mouvement et sembla heureux de me voir.

- Nous allons aider les habitants, "papa".
- Pas con de commencer maintenant, on gagnera au moins la confiance de certains en les aidant et on laissera un souvenir positif à d'autres. Mais ça ne change pas notre problème, comment est-ce qu'on fera pour...
- Pas ici, papa. Ne t'inquiète pas, je trouverai une solution.

Ross avait raison : il faudra que j'y réfléchisse. Je lui fis signe de me suivre. En quittant l'auberge, Sebastian nous souhaita une bonne journée avec l'espoir de nous recevoir à nouveau dans son établissement. Il serait sûrement mieux de se séparer pour couvrir plus de terrain : plus nombreux seraient les habitants que nous aiderions, meilleure en serait l'image que nous renvoyions au village.

- Papa, je veux qu'on aide le plus d'habitants possible alors séparons-nous ici.

Il acquiesça puis s'éloigna, me laissant seul. Maintenant la question était : qui aider en premier ? Certainement pas la boulangère en tout cas. Par exemple déjà le mendiant : un simple munny suffirait à lui renvoyer une bonne image de moi. L'homme sourit et me remercia en recevant ce munny symbolique, remerciement auquel je répondis d'un sourire faux. L'après-midi fut agitée : du tisseur à l'herboriste, le bûcheron ou encore même la bergère, je pus aider de nombreuses personnes dans le besoin qui me remercièrent tendrement.

Aucun de ces rôles ne m'avait réellement convenu à merveille, entre les tissus qui m'avaient complètement rendus fou, les préparations à propriété curatives qui me donnaient la nausée, le travail manuel du bois à couper ou encore ces horribles bestiaux, j'avais été servi. Je n'étais plus vraiment de très bonne humeur : la seule perspective qui me réconfortait était celle de peut-être pouvoir voir tous ces sourires béats et stupides disparaître des visages de ces habitants que j'avais pu aider dans mon après-midi. Une fois la nuit arrivée, je pus retrouver Ross à l'auberge.

- J'ai même eu les munnies pour payer la nuit à l'auberge en prime !
- Bien, mais il aurait été préférable que tu refuses l'argent.
- Pourquoi ?
- Pour sembler encore plus bienveillants.

Lorsque je me saisis de la porte pour l'ouvrir, Sebastian m'adressa un sourire. Visiblement, l'homme était heureux de recevoir à nouveau des munnies. Les affaires devaient vraiment être catastrophiques pour lui pour qu'il en soit au stade où le moindre client était précieux. Il nous traita avec soin et tant qu'à faire, je lui fis signe de nous rejoindre pour dîner avec nous.

- Messieurs, le service vous plaît ?
- C'est PAR-FAIT.
- J'aimerais bien savoir... Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Pourquoi les affaires tournent-elles si mal ?

Le maître des lieux prit une mine semblable à celle des habitants. Cela n'annonçait clairement rien de bon quant à ce qu'il allait nous raconter pour nous répondre. Il joignit ses mains en triangle et posa quasiment son crâne contre celle-ci... Puis il cessa son geste et croisa ses bras en nous regardant. Il ne semblait véritablement pas très à l'aise concernant la question. Alors que j'allais lui dire que ce n'était pas bien grave s'il ne souhaitait pas répondre, il raconta :

- Je ne viens pas de ce monde. Mon monde... A sombré dans les ténèbres récemment. J'y tenais un hôtel chic et j'y étais riche. J'ai heureusement pu échapper à la catastrophe grâce à l'aide des coalisés. Je me suis installé ici et j'ai tenu cette auberge qui au tout début était en très bon état mais... Récemment, les affaires ont été catastrophiques suite aux impôts. J'ai du renvoyer ma seule employée car je n'ai pas pu la payer ce mois. Les clients ne font pas foule et les voyageurs tels que vous ne sont pas très nombreux à visiter ce monde. Tout cela... Par la faute de la même Coalition Noire qui m'a sauvé la vie. Récemment, je commence à me questionner et... Peut-être que les habitants ont raison d'être révoltés. Ces impôts sont inacceptables.

Je ne sus pas répondre à ces paroles. Non pas que j'avais été touché, non, je n'avais pas vraiment ressenti la moindre empathie à son égard, mais il faudrait tout de même que je sache en montrer dans cette situation. La seule chose qui m'avait intrigué dans son récit, c'était son monde, celui qui avait sombré dans les ténèbres : à quoi pouvait-il ressembler désormais ? J'aurais aimé m'y rendre... Le blondinet non plus ne semblait pas trop sensible au récit du propriétaire. Il avait sûrement un peu plus tressailli à l'idée de s'imaginer dans sa situation, peureux tel qu'il était, mais c'était sûrement là tout ce qui l'avait véritablement touché. Je ferais sûrement mieux de le laisser répondre, il semblait avoir un peu plus de compassion que moi.

- Les affaires reprennent leur cours Sebastian, nous sommes peut-être les premiers clients d'une longue série, qui sait ? La Coalition vous a sauvé la vie alors utilisez cette nouvelle chance de vous élever à nouveau au sommet comme vous l'aviez fait dans votre propre monde.

Des paroles bien optimistes, mais honnêtement, même de ma position, je me doutais bien qu'il ne s'agissait absolument pas des paroles justes à prononcer dans cette situation. Hélas, je ne ferais probablement pas bien mieux alors je me tus et attendis la réaction de l'aubergiste avec appréhension, espérant que ces paroles peu justes aient su le convaincre de se ressaisir... Non pas que je le souhaite, mais plutôt pour la réussite de notre mission.

- Vous avez sûrement raison... Je vais essayer d'être fort et de faire de l'auberge de la truite d'or la meilleure du village !

Bon, au moins, cela avait fait un peu d'effet. Suite à cela, plus personne ne prononça un mot avant la fin du repas. Le lendemain, je fis comme le jour précédent et je pris la décision de quitter l'auberge seul en laissant mon collègue aux soins de Sebastian. Cela me permettrait à la fois de réfléchir à la suite et d'aider un autre habitant. J'aperçus vite un jeune homme chargé de nombreux journaux qui semblait avoir une mine extrêmement fatiguée et quasiment assommé. Son couvre-chef bleu dissimulait ses cheveux et ses yeux étaient bruns. Il était à peine plus grand que moi, sûrement à peine majeur, mais il était déjà au travail.

- Bonjour, est-ce que je peux faire quelque chose pour vous aider ? Je m'appelle Brett et vous ?
- Franck. Je... Non, il n'y a rien, je ne peux pas me permettre de payer quelqu'un pour m'aider.
- Je peux le faire gratuitement, de quoi s'agit-il ?
- C'est bien gentil alors dans ce cas tu pourrais déposer la moitié de ces journaux en en laissant un au pied de chaque porte où il n'y en a pas encore ?
- Bien sur, comptez sur moi, dis-je d'un ton faussement enjoué.
- Merci bien petit.

Avant de me mettre à l'ouvrage, je pris quelques instants pour observer le journal et j'y vis le titre "L'Éclaireur", un titre qui me semblait bien familier, sûrement l'avais-je déjà entendu à de nombreuses reprises déjà, mais il ne semblait pas m'avoir marqué au point que je me souvienne de pourquoi. Il me fallut une petite demi-heure pour finir le travail, demi-heure dont je pus profiter pour réfléchir à la suite des plans. Hélas, je n'avais toujours pas trouvé ce que je pourrais faire croire aux habitants alors je devrais sûrement remettre ça à plus tard. En revanche, j'avais eu une idée différente : renforcer ma relation avec mon compagnon en prenant quelques heures de répit quelque part et la destination était toute trouvée : le bois. Au moins là bas, aucun habitant ne pourrait nous observer donc nous pourrions parler en toute décontraction.

Ross fut heureux d'apprendre ma décision de cette petite pause. Il ne prononça pas un mot jusqu'à ce que nous soyons dans les bois, mais il semblait bel et bien enjoué à cette idée d'une petite excursion dans les bois pour un moment de calme et de relâchement total puisque sur la route, il sautillait presque. Une fois dans les bois, il redevint aussi loquace qu'à son habitude :

- Alors Kuro, t'as une idée de comment est-ce qu'on va pouvoir duper les villageois ?
- Toujours pas, c'est pas forcément si facile de trouver quelque chose de crédible. Je penserais bien à un monstre, mais il faudrait une apparence improbable et effrayante, quelque chose qui fasse froid dans le dos et j'arrive pas à trouver une idée de base.
- Je vois... Et d'ailleurs Kuro, pourquoi Kuro ?
- Tu veux dire, pourquoi m'avoir appelé Kuro ? C'est la décision de celle qui je crois est ma mère mais à vrai dire, je n'aime pas vraiment ce prénom.
- Moi non plus je n'aime pas mon prénom et c'est aussi ma mère qui m'a appelé Ross parce qu'elle aime les roses. C'est pas vraiment un prénom stylé tu vois alors... Non, je ne l'appré...

Il poussa un hurlement puis se cacha derrière-moi subitement, la face complètement défigurée par ce qui semblait être du dégoût et de la peur. Il tremblait comme une feuille, c'était bien risible et ça m'arracha réellement un rire. Être avec lui ça pouvait être divertissant, amusant, rien que pour des moments aussi légers que celui-ci. J'étais tout de même surpris puisque je ne comprenais pas ce qui l'avait effrayé subitement alors qu'il était en train de m'expliquer l'histoire de son prénom. Sans dire un mot, celui-ci pointa du doigt l'objet de sa frayeur : une grosse araignée noire avec des pattes velues.

J'eus soudain le déclic : je venais d'imaginer quel genre de créatures je pourrais imaginer pour effrayer les villageois. Cependant, il me restait encore des détails à réfléchir alors cela attendrait probablement la fin de notre discussion. Dans un élan de bienveillance et de pitié, après avoir bien entendu attendu quelques instants pour me moquer un peu plus longuement de cette couille molle qui était complètement agrippé à moi de toutes ses forces au point de presque m'étouffer, je mis le feu à la pauvre créature qui n'avait rien fait pour le mériter. Mon équipier poussa un soupir de soulagement puis me lâcha totalement alors que j'en perdais quasiment le souffle tellement il m'avait serré fort entre ses bras.

- Alors comme ça t'as peur des araignées ? Tant mieux Ross, grâce à toi je viens d'avoir une idée de créature pour effrayer les habitants. Bien sur, elle sera totalement fictive et il faudra bien ficeler notre plan alors je vais y réfléchir et on se mettra à l'action tout à l'heure. En attendant... Nous sommes toujours en pause, lui fis-je avec un petit sourire.

Il continua ses histoires quelque peu insignifiantes et je l'écoutais toujours avec le sourire. C'est que les échanges avec lui pouvaient quand même être plaisants malgré qu'il n'était pas bien doué. La discussion se termina de façon légère. En parallèle, j'avais fini de réfléchir aux détails du plan. En espérant que mon nouveau compagnon ne me tiendra pas trop rigueur du sort que je lui réservais dans ce plan qui était clairement la position à la fois la plus importante, amusante et... La plus difficile à endurer.

- Ross, écoute-moi bien, tu vas t'imaginer précisément ce que je vais te dire... Ensuite tu te laisseras faire et tu fuiras au village. Tu prendras bien soin de les avertir de ce danger en tâchant d'être convainquant. Ton rôle est important.
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le Mar 25 Déc 2018 - 12:25


Après ces paroles inquiétantes, mon visage commença à se déformer d'inquiétude puis je vis Kuro arborer un regard qui semblait montrer un peu de regret... Mais aussi un sourire totalement sadique qui ne faisait que trahir ses intentions. Il plongea sa main dans sa poche pour en sortir son couteau à cran d'arrêt et là je ne voulus pas comprendre l'idée qu'il venait d'avoir.

- Qu'est-ce que tu fais... Kuro ?

Il s'avança lentement alors que j'exécutais un mouvement de recul tout aussi lent que le sien. Je ne pus remarquer le gros caillou qui se situait derrière moi, me faisant buter et basculer lamentablement vers l'arrière. Après avoir chuté, ce furent mes mains qui me firent reculer, ramper... Mais lui avançait toujours en ma direction, plus vite que moi. Kuro m'observait avec un regard froid, agitant son arme entre ses doigts puis il m'attrapa par le col, me bloqua avec sa jambe contre un arbre puis il agita sa lame, cette fois dans ma direction :

- Imagine une araignée, une gigantesque araignée...

Il me coupa sèchement au niveau de la joue avec son arme. Je ressentis brièvement une douleur vive puis elle ne devint qu'un simple picotement. Quelques gouttes de sang devaient couler mais probablement rien de bien sérieux.

- ... Ses imposantes pattes sont velues d'épines, ce sont des ronces...

Il plongea une nouvelle fois sa lame dans ma chair, au niveau de mon bras, déchirant au passage un morceau de ma chemise blanche. La douleur fut bien plus vive, il avait plongé la lame bien plus en profondeur. Un hurlement m'échappa, je remuais, je me débattais faiblement... En vain. Il avait plus de force que moi.  Kuro semblait apprécier son moment, son sourire ne pouvait que trahir son engouement pour cette séance de torture.

- ... Se plantent en moi, m'écorchent de toutes part et l'une d'elle me transperce au niveau du visage...

Deux nouveaux coups secs, l'un au niveau de l'abdomen, l'autre au dos de ma main gauche. Le sang ruisselait, je remuais de plus belle, mes efforts étaient désespérés, mon corps semblait commencer à me brûler, je hurlais à nouveau plus fort et les larmes commençaient à monter jusqu'au niveau de mes yeux. Ma vue se brouillait, oui, j'allais pleurer comme une merde.

- ... Mon corps disparaît dans les ténèbres suite à ce coup froid et une ombre se forme, se plonge dans le sol...

Nouvelle coupure au niveau du genou puis une autre à l'épaule. Les brûlures s'intensifiaient de seconde en seconde et mes efforts continuaient, complètement désespérés. Je savais bien que tout cela était vain, mais mon corps agissait de lui-même, c'était l'instinct de survie qui me poussait. Mes mains tentaient de ralentir ses gestes mais mes forces s'amenuisaient et je n'étais qu'à peine capable de le freiner.

- ... Il n'y aura aucune sépulture pour mon corps, je suis un sans-cœur...

Il sectionna quelques uns de mes cheveux, pas à la base, de façon totalement désordonnée. Cette fois, aucune douleur supplémentaire : le geste n'était pas assez brusque pour cela.

- ... La créature te contemple froidement avec ses orifices d'ambre...

Ce type est complètement atteint, il veut me tuer ! Sa lame se déplaça à plusieurs endroits le long de mon torse et se mit à l’œuvre. Le sang ruisselait toujours. Aucune blessure n'était réellement très sérieuse, mais la douleur était présente, les brûlures se faisaient intenses au point de me faire gémir, je suais tel un porc et des larmes coulaient le long de mes joues. Je croyais la mort approcher alors que j'en étais encore loin.

- ... Elle s'approche lentement, son dos couvert de pétales de roses tranchantes...

Il prit à nouveau plaisir à me couper au niveau des jambes. Sa lame était rougie par le sang, mon sang. Sur mon visage commençait à se dessiner un sourire. Plus, j'en voulais plus, toujours plus, malgré toutes les protestations de mon corps !

- ... Les pétales s'échappent de son dos puis te tranchent de toutes part alors que tu prends la fuite...

Je ne parvenais même plus à bouger. M'imaginer cette scène était terrifiant. Pourtant, je souriais toujours... Puis je me mis à rire de façon incontrôlée. J'avais l'air complètement fou à lier à rire face à la torture. Son étreinte commença à se relâcher et sa jambe commença à stopper sa pression. Je redescendais au niveau du sol puis dans un murmure, il ajoutait la fin :

- ... Tu ne te retournes jamais, croyant cette créature, Arachnophobia, toujours à tes trousses.

Mes jambes bougèrent toutes seules, mon regard quitta Kuro et ne le chercha même plus. Mon rire s'était arrêté, mon sourire s'était stoppé : désormais, je courais pour ma vie, de toutes mes forces, malgré les blessures, malgré la difficulté à me mouvoir, malgré la douleur persistante que je ressentais à chaque pas. Tout mon corps brûlait et pourtant je continuais inlassablement cette course, sans jamais faire le moindre regard vers l'arrière. Progressivement mes blessures semblaient s'aggraver à forcer des mouvements agiles, mes forces diminuaient mais je continuais pour vivre. Lorsque je parvins enfin à l'entrée du village, l'une de mes jambes se fléchit soudainement, mes limites étaient atteintes, ma vue se brouillait à nouveau, mes forces me quittaient cette fois pour de bon et mon corps s'étendait le long du sol, désormais inerte.

Lorsque je repris connaissance, j'étais dans la pénombre, allongé le long d'une surface molle... Un matelas. L'environnement me semblait familier : l'auberge. A quelques mètres, Sebastian était présent, ne semblait pas oser me regarder, éclairé par la lumière d'une bougie. Mes blessures semblaient soignées. Lorsqu'il remarqua mon faible mouvement, l'homme m'observa quelques instants mais ne prononça pas un mot. Il préférait me laisser me reposer.

- Mon fils...

Le récit débuta.


Dernière édition par Kuro le Mer 8 Mai 2019 - 11:59, édité 1 fois
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le Mar 25 Déc 2018 - 12:26
J'attendais, tapis contre la branche d'un arbre. Le temps était long mais je m'y attendais : non seulement il faudrait un moment pour que Ross fasse le chemin jusqu'au village dans l'état dans lequel je l'avais laissé mais il faudrait aussi du temps pour qu'il raconte le récit et encore plus pour que les villageois décident ou non de rappliquer dans les bois ou non. Si certains inconscients décidaient de se rendre dans les bois afin d'éliminer la créature, ce serait à moi de les éliminer jusqu'au dernier et de déplacer tous les corps. Déplacer les corps serait sûrement la pire corvée, j'en avais eu un aperçu en devant traîner le corps du garde noir que j'avais éliminé afin de rejoindre la Coalition Noire lors de ma première mission.

Combien d'heures s'était-il écoulé depuis sa fuite ? Une, deux, quatre, peut-être même huit ? Le temps était long, interminable et je somnolais presque sur cette branche lorsque ce que j'attendais se produisit enfin : un, deux, trois hommes étaient venu tenter d'éliminer la soi-disant bestiole qui m'avait tué. Je les reconnaissais : l'un était le bûcheron que j'avais aidé, armé de sa hache, le second était Franck le livreur de journaux et le troisième m'était un peu moins familier, quelqu'un que j'avais croisé une ou deux fois dans les rues. En les apercevant, j'eus un regain soudain regain d'énergie et d'intérêt : tous périraient jusqu'au dernier. Je n'avais aucune chance de les vaincre seul contre tous de face alors j'avais déjà conçu un plan simple pour les éliminer.

Il s'agissait de tenter un exercice, celui de me servir d'un sort que je n'avais utilisé qu'une seule fois, celui qui m'avait servi à endormir brièvement la sorcière. Les yeux fermés, je pris une profonde inspiration. Je rejoignis mes mains l'une contre l'autre, sous ma tête, positionnées verticalement. J'imaginais le repos, le sommeil, une perte d'énergie soudaine, brusque, violente et rapide. J'imaginais le flux de mon énergie qui parcourait mon corps, je la rassemblais entre mes deux mains et je l'imaginais sous une forme simple : une bulle. Enfin, je les éloignais lentement et je créais une structure. Cette bulle violette, je la fis flotter en direction du premier ennemi que je détectais encore. Mes yeux étaient toujours fermés.

L'exercice n'était toujours pas terminé, loin de là. Les mains jointes à nouveau, j'en imaginais une seconde. La concentration était difficile à garder. Je tentais de faire abstraction des craquements des branches contre le sol sous l'effet de leurs poids respectifs. Leurs pas étaient peu discrets mais m'indiquaient leur position. Je parvins à faire surgir la seconde mais cette fois je dus ouvrir les yeux pour l'envoyer vers le second. Je pris le parti de les refermer à nouveau pour tenter d'en faire apparaître une troisième. Hélas, c'était très compliqué, j'avais du mal à canaliser suffisamment d'énergie aussi successivement et lorsque je parvins enfin à la faire surgir... Le résultat ne fut pas celui escompté : elle était minuscule et elle avait vite éclaté dans les airs.

Au même moment, la première bulle éclata en frappant le corps du bûcheron, suivie quelques instants après par la seconde qui éclata contre l'homme qui me semblait le moins familier. Seul Franck était encore éveillé, celui qui semblait le moins athlétique, probablement la proie la plus facile pour moi. Celui-ci, alerté par les corps de ses amis qui venaient de rejoindre le sol observa autour de lui avec précaution, d'un air effrayé. De l'incompréhension se lisait sur son visage puisqu'il ne s'agissait certainement pas là de quelque chose à quoi il était préparé en partant tenter d'éliminer un sans-cœur araignée géant qui n'existait pas dans un effort suicidaire. Je fis un bond et je fis le choix d'atterrir juste devant lui pour lui laisser quelques instants pour réagir, quelques instants que je pourrais brièvement en passant à l'acte :

- Brett ? Comment ?...

Franck avait désormais le teint blême, il me regardait avec incompréhension et crainte. Il devait se confronter à un fantôme. Et pendant cet instant de faiblesse dont il fit preuve, je me décidai à l'égorger froidement. L'homme chuta, ses mains étaient positionnées sur sa blessure, il faisait l'ultime effort pour gagner quelques instants de vie supplémentaires. Il semblait essayer de parler mais aucun son ne sortait. Je ne pus voir la suite puisque je fis immédiatement volte-face. Le sort ne ferait effet éternellement : je devais égorger les deux autres avant qu'ils ne s'éveillent. Le premier fut le bûcheron : son arme semblait la plus dangereuse et sa carrure était plus effrayante à affronter pour moi. Je ne pris même pas la peine d'observer ce qu'il tenterait pour survivre : mon attention était désormais sur le dernier d'entre eux en vie.

Hélas, il s'éveilla. Lui était bien plus vif d'esprit : après avoir vu les corps inanimés de ses deux compagnons et ma présence, il fit immédiatement un bond vers l'arrière et lâcha son arme, une massue pour préférer l'imposante hache du bûcheron. Il donna quelques coups dans le vide. Les coups semblaient lents : il la maniait sûrement avec plus de difficulté que son propriétaire, mais elle ferait probablement bien plus de dégâts. Il s'approcha ensuite de moi puis abattit sa hache verticalement contre le sol qui s'affaissa sous l'effet du choc. Je l'avais esquivé d'une roulade sur le côté puis lui avais jeté le couteau ensanglanté. Le geste était hâtif, c'est pourquoi celui-ci se logea dans son épaule. Au moins la douleur fut suffisamment vive pour le contraindre à lâcher son arme.

L'homme ne préféra pas retirer la lame directement et se jeta directement vers moi. Je ne pus réagir à temps au geste. Il m'asséna un coup au torse avec les deux poings. L'impact fut terrible, mon souffle fut coupé sous l'effet du terrible choc et je fus expulsé plusieurs mètres vers l'arrière, incapable de respirer. L'homme ne me laissa pas reprendre mon souffle : il se saisit de ma tête et me contraignit à rejoindre le sol en m'immobilisant de tout son poids. Ni mes bras, ni mes jambes ni même ma tête ne pouvaient se mouvoir. Mes mains étaient à peine capables de bouger. Nous nous observions tous deux avec animosité.

- Je vais t'massacrer, il restera rien d'toi !
- Trop lent.

Si cet abruti ne m'avait pas laissé du temps en m'expliquant qu'il allait me tuer, je serais probablement mort. Il m'avait laissé le temps de rassembler l'énergie magique qu'il me restait. Mes mains s'étaient refroidies et bien qu'incapables d'effectuer le moindre mouvement, elles étaient toujours dirigées vers lui, vers son abdomen. Un pic de glace se forma puis se planta en lui. Sous l'effet de la douleur, le choc et la surprise, son emprise se relâcha et je pus en profiter pour me dégager en lui envoyant mon pied dans la figure. Avant qu'il ne puisse réagir, je me saisis du couteau logé dans son épaule puis j'exécutai un mouvement rotatif pour accentuer encore la douleur, aggraver la blessure puis je le retirai.

L'homme semblait encore capable de se battre mais il devait être bien affaibli avec un bras devenu inutilisable. Avec les blessures qu'il avait, ce ne serait qu'une question de temps avant qu'il ne se vide de son sang. La seule chose qu'il me restait à faire pour accélérer le processus, je le fis aussi vite que je le pouvais : me saisir du pic de glace et le retirer, me permettant d'obtenir une seconde arme de fortune. En réaction, l'homme parvint à me saisir le bras, celui qui tenait le couteau et il commença à le rediriger vers moi : il souhaitait me faire me poignarder moi-même. Je dus lâcher la lame au dernier moment pour éviter qu'elle ne se loge au niveau de mon cœur. Cependant, je ne pus éviter le puissant impact que je ressentis lors du coup.

Sonné, j'étais désormais incapable de me défendre face à lui. Je n'étais plus capable de me servir de magie, j'en avais trop abusé dans les quelques dernières minutes. Une fois désarmé, il était difficile pour moi d'affronter un homme de sa carrure. Il me saisit par le col. L'étreinte était forte, je ne parvenais plus à respirer, ma vue se brouillait. Non, pas comme ça ! Il se déplaçait, il s'approchait d'un arbre : il comptait me finir en m'écrasant le crâne contre le tronc d'arbre. Non, pas aussi misérablement ! Je me débattis dans un effort désespéré. Seules mes jambes répondaient encore faiblement et effectuaient des coups au hasard. Soudainement il me lâcha, j'étais à nouveau capable de respirer et mon corps retombait à nouveau contre le sol. Je crus l'apercevoir se tordre de douleur à genoux, les deux jambes l'une contre l'autre puis plus rien.

- Kuro... Kuro... Kuro !

La tempête. Je fus parcourus d'un sursaut, ce que je venais de ressentir était glacial. Le sol semblait humide et je commençais à refaire surface. Je croyais reconnaître le visage de Ross qui semblait inquiet pour son supérieur. Lorsque j'eus réellement compris ce qui se passait, j'eus un sursaut puis me mis debout sans un mot. Je fis un mouvement circulaire pour observer les alentours : nous n'étions plus dans les bois, même plus dans le monde. Il s'agissait du vaisseau du retour en direction vers la Cité du Crépuscule.

- Où sont-ils ?
- Les trois villageois ? J'ai enterré les corps non loin du château, aucune tombe. J'ai demandé à deux gardes noirs du château de se poster dans les bois pour éliminer les éventuels courageux qui auraient la folie de tenter leur chance à leur tour.
- Je ne t'aurais pas cru capable de prendre d'aussi bonnes décisions. Peut-être que tu en as suffisamment appris avec moi.
- Mission accomplie.

Ross semblait soulagé, fatigué et surtout totalement intact. Plus la moindre trace des blessures que je lui avais faite. Et le plus étonnant encore était qu'il ne semblait pas même m'en vouloir le moins du monde pour ce que je lui avais fait dans la forêt. Au contraire, un sourire rayonnait sur son visage. Le plan s'était déroulé presque sans accroc, tout était parfait. Tout, sauf une chose...

- Est-ce que tu as pensé à rédiger le rapport de mission ?

Le visage du blondinet changea subitement d'expression, il sembla soudainement paniqué, son corps répondait de lui-même à la question que je venais de lui poser. Finalement, il n'avait peut-être pas tant changé.
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le Jeu 27 Déc 2018 - 16:56
Alors, oui ! Comme je suis connecté avec Death, j’vais faire passer tes notations en priorité avant de partir m’occuper des errants et des splendides petites fées. Donc, qu’est-ce que j’pense ici ?

Déjà, j’vais être un gars cool et commenter les trois rp dans un seul et même post. Pour quelle raison ?! Car il s’agit d’une seule et même mission ! Donc, une seule notation ! Alors, comme ça, on voulait gruger et avoir un maximum de PS ?! Ahahaha. Non.

Donc, qu’est-ce que j’en pense ?

Fouille

Ici, c’est typiquement le genre de rp très introduction. Dans l’idée ? C’est le genre de texte que nous découvrant la plupart du temps pour une mission ou un exploit. C’est un mal ? Un bien ? Ni l’un, ni l’autre.

Cependant, pour moi, ce n’est pas forcément nécessaire de passer par celui-ci. En effet, ça dépend de ton objectif ! Ici, comme la mission et implique quelque chose de concis, ce n’est pas un mal de prendre le temps de poser le décor et le contexte. Néanmoins, j’pense sincèrement que ce n’est pas une obligation de faire systématiquement une introduction. Dans l’exemple, commencer un rp qui est directement plongé dans le coeur de l’action ? Genre… Kuro acculé face à une invasion sans-coeur et on le voit déjà crevé en train de lutter. Purée, ça à un punch inimaginable et on s’pose directement la question de savoir quoi.

Ou bien, carrément Kuro dans un lit d’hôpital (pas celui réservé à Death, celui-là à des coussins à mémoire de forme) qui explique ce qui vient de se passer.

Bref, tout ça pour quoi ? Pour dire que j’aime les introductions qui pose le décors mais il faut faire attention à ne pas en abuser ! Simplement. Dans ma vision de la lecture, il faut chercher à se dépasser et à trouver toujours de nouvelle façon de faire. Ici, j’te donne juste des pistes sommes c’est un chemin que tu as déjà découvert. Prenons des risques ! Rendons nous chez le voisin pour piquer ses radiateurs ! Oui, c’est une image. Ne prends pas réellement les radiateurs de ton voisin.

Donc, voilà, j’voulais juste de parler de ça. J’aime bien l’intro et j’ai d’autres trucs à te dire mais je réserve ça pour l’autre partie de ton rp ! À tout de suite.



Cauchemar en espace

C’était rapide, hein ? Donc, ici…

Si j’veux parler du truc ici, c’est simplement parce que ça fait écho et que dans le cas contraire, j’aurais rien eu à dire pour cette partie.

Simplement, la question des « faire valoir » dans les rp.

Attention, j’suis pas en train de dire que tout le monde est con et que Kuro est supra intelligent et qu’il fume de la pipe. Il y a des personnages, j’pense par exemple à Death ou même à des gars comme Huayan ou Shadow qui se voit comme supérieur aux autres. Qu’ils ont LA solution et que les autres doivent être écarté parce que c’est stupide.

Mais il y a un réel questionnement sur l’usage des PNJs entourant nos personnages. D’ailleurs, j’écris ce commentaire sans avoir lu « Arachnophobia ». Le questionnement de savoir où l’on se donne le pouvoir de Dieu ou cela à une réel utilité dans le récit.

Entendons nous bien, l’un des trucs que je déteste dans les jeux ou les manga shonen, c’est le moment ou tout le monde regarde le héros en faisant « Ouah, il é téléman faur ke jé soui stoupéfié ». C’est ce moment où l’on va beaucoup trop loin et que j’ai envie de dire aux gens de faire attention. La parodie ou le cliché ? J’ai rien contre, mais n’allez pas dans les excès.

Et ici, avec Ross ? J’ai un peu cette crainte à ce moment de la lecture. Dans l’sens où le gars à l’air vraiment con-con et qu’il réfléchis pas trop. D’accord, tout le monde n’est pas mathématiciens, mais n’est complètement stupide non-plus ! Heureusement, j’aime la relation mentor-élève qui est instauré et que Kuro cherche plus à lui ouvrir les yeux qu’à le rabaisser. Bon, à la méthode coalisé, on s’entend bien.

Sinon, voilà, j’aime assez bien le début de cette relation mais j’ai la crainte que cela n’aille trop « loin ». Aussi ! Bon point. Tant que tu ne possèdes pas de vaisseau, tu ne pilotes jamais ! Bien joué, le coup du pilote.



Arachnophobia

Voilà, j’viens de terminer de lire cette partie du récit ! Bon, par contre, j’ai pas grand chose à dire.

Si, heureusement pour moi, Ross n’est pas le fair-valoir que je craignais retrouver.

Sinon, j’dois avouer que j’ai trouvé la mission généralement très « mmorpg » dans le sens. Le gars arrive dans un village avec sa quête principale, fouille les différentes zones et se tapent toutes les quêtes secondaire un peu chiante. Est-ce que tu es allé chercher le marteau du forgeron au château de la bête ? Bref, j’trouvais ça marrant de plonger tant et tant de le récit que nous avons tout le détail de l’aventure.

Pour le cheminement, donc, je n’ai rien à dire ou à ajouter.

Avec le plan ? Il faut rajouter un truc dont j’avais envie de parler. Malheureusement, le titre m’a fait comprendre ce qui en retournait. Ici, c’est un mal pour un bien. J’ai en tête que le titre d’un rp doit parler d’un moment charnière du rp afin que nous sachions ce qu’il en retourne excrément. Ici, nous nous retrouvons à savoir ce qui causera la réussite de la mission. Et c’est peut-être un peu trop. Ça ne m’a pas gâcher le rp, mais je n’avais pas la surprise, tu vois ce que j’veux dire.

Mais le plan en lui-même, j’ai adoré le changement de point de vue utilisé par les merveilleuses mini-séries ! Personnellement, j’suis content pour le simple fait que, les mini-séries ont étés ajoutés pour faire découvrir aux gens de nouvelles façons de faire. Ici, avec les mini-séries, vous me surprenez tout le temps et j’suis content.

Et là, j’me rends compte que j’ai rien à rajouter ! C’était bien et j’ai quelques idées pour donner suite à cela, et c’est un gros point positif de me donner le luxe de faire de nouvelle chose ! Merci.

Mission accomplie !



Avancé : 31 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS. Deux en Magie, un en Défense ET un bonus en Force !

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