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Le Traître

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le Ven 7 Déc 2018 - 13:35
Il tombait à la renverse, guidant sa main de libre en avant pour tomber sur de la pierre blanche. Kurt respirait vite, fort, la sueur perlait sur son front alors qu’il reprenait lentement ses esprits. Progressivement, il levait la tête, tentant de faire taire son coeur qui battait la chamade dans sa poitrine.

Le soleil, il était devenu noir mais pointait toujours vers le crépuscule.

Dorénavant, les battements se taisaient alors qu’il vacillait en arrière pour s’asseoir et s’appuyer contre un mur ou quelque chose de semblable. Il était revenu. Il n’en croyait pas ses yeux. Fébrilement, il guidait sa main vers son front, essuyant la sueur alors qu’il n’avait toujours pas cligné des yeux.

- C’est pas… Il recommençait à respirer, difficilement. Qu’est-ce que c’est que cette merde !

Il amenait alors sa main aux oreilles, le son sourd d’une cloche résonnait à ses tympans. Un sursaut de peur. Il voulait bouger son bras infirme, le faisant grimacer alors qu’un deuxième coup retentit pour ne s’arrêter qu’au dixième. Le traumatisme passé, il décollait sa main de ses oreilles pour lever le regard vers le ciel. Oui, où pouvait-il d’autre. La pointe du sommet du clocher de la cité du crépuscule le dominait de toute sa hauteur.

Kurt venait de rentrer chez lui, dans le monde l’ayant vue venir à la vie.

- Pourquoi… Il murmurait à lui-même, se redressant difficilement pour s’approcher de la rambarde et fixer la ville en contrebas. Que… Les mots lui manquaient.

D’un geste lent, sa main se glissait dans l’intérieur de sa veste pour en sortir son paquet de cigarettes. Tenant le paquet dans la paume, il usait de son pouce pour l’ouvrir et amener un filtre à sa bouche et profiter ainsi du tabac. La fumée s’élevait, d’abord lentement jusqu’à être emporté par le vent. Il était bien ici, il n’y avait plus aucun doute de permis.

L’air battant son visage, les odeurs qui lui montaient au nez, cette sensation unique qu’il avait en fixant le soleil. Des sensations enfouies dans le plus profond de ses souvenirs. Tout venait de ressurgir.

Impossible. Kurt se répétait ce mot encore et encore jusqu’à ce qu’il rentre dans le clocher et descende les marches une à une. Il était à port-royal et l’instant d’après ? Il se retrouvait au sommet de sa ville natale à observer le paysage. Non. C’était absurde, fantastique, inattendu. Il s’arrêtait au milieu de sa marche. Si tout cela n’était qu’un rêve ? Il repensait à l’image de Lenore, à cette ombre lui ressemblait et au spectre de Surkesh. En une année, il avait tant vécu que cette image lui semblait presque fausse.

Il baissait son regard, observant les lourdes portes menant au clocher. Il fallait qu’il découvre pourquoi. Il devait savoir.

Toujours le bras en écharpe, il poussait les lourdes portes jusqu’à se retrouver dans la rue. Un lampadaire sur sa droite, il n’en avait jamais vu de semblable ailleurs. Tel un gosse, il s’émerveillait devant la simplicité de cette lumière pourtant si froid. Il regardait maintenant ses pieds. Oui. C’était le pavé qu’il avait tant foulé étant gamin. La ville lui avait manqué à ce point ? Il l’ignorait. Il se laissait simplement guider par l’émerveillement, la sensation qu’il n’avait pas eu en arrivant dans cette ville en tant que SOLDAT lors d’une mission.

- Vous là, plus un geste. Kurt se retournait, une troupe d’hommes avec l’arme au poing. Vos mains, j’veux les voir.

Il se retournait alors, guidant sa main gauche à proximité de sa tête pendant que la seconde restait figée dans son attelle de fortune.

- C’est pas possible, encore un manchot ? Un autre homme venait de prendre la parole. Il se passe quoi, il y a un festival dans la ville !? Il rigolait alors, rejoint par un autre homme. Qui êtes-vous ?
- Kurt… Kurt Brown. Il répondait à la question, inutile de provoquer un incident.
- Qu’est-ce qu’il fout ici ? Le premier reprenait la parole, s’approchant pour entamer une fouille.
- Je… Il réfléchissait à toute vitesse. Rien, j’allais à la gare et je voulais rejoindre ensuite la place des fêtes pour...
- Il n’y a pas de spectacle aujourd’hui. Il rangeait son arme. Les gars, un oeil sur lui.

L’homme commençait alors une fouille, posant ses mains sur chaque endroit susceptible de détenir quelque chose. Progressivement, les poches du Turk se vidaient pour que ce soit les mains du garde qui se remplissait. Pistolet, paquet de clopes, briquet, la prime du dernier contrat ainsi que le contrat et les clés de sa chambre au fort.

- La place des fêtes… Il allongeait volontairement les dernières syllabes. Tu nous prends pour des idiots ?
- Non. Toujours la main en l’air, Kurt ne disait rien de plus, observant les gardes à tour de rôle. Pourquoi, je devrais ?
- Un comique. Il se retournait. On le ramène, ce type est louche ! Il fixait de nouveau le prisonnier. Tu ouvres la gueule, tu te retrouves avec la crosse de mon fusil enfoncé dans tes gencives. Compris ?

Silencieux, le traître hochait la tête pour dire qu’il avait bien compris les consignes. Ainsi, la nostalgie du retour en ville venait de laisser place à une escorte armée.
Le Chien noir

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le Mar 11 Déc 2018 - 23:46
[Mini-Série]

Pas un mot dans la gare, pas un bruit sinon l'affreux silence… celui-là même qui transforme le moindre son en coup de tonnerre. Les nerfs à vifs, en sueur et les dents serrés qui étouffait ses cris, la respiration rauque du Chien Noir emplissait les lieux ; semblable à une vielle ventilation rouillée qui tournerait à plein régime. La petite horde de garde disparate marquait… un respect certain pour l'intendant, se tenant à un minimum de distance… respect ou crainte ? Sous les lumières artificielles plongé dans l'ombre de la Cité du Crépuscule, pareille à milles yeux de sans-cœurs dans la nuit, respect et crainte se confondent, s'enlacent puis s'embrassent. Aux aguets, immobiles et stoïques, un garde noir ose se gratter ; de la peau qui se déchire à la rape à fromage aux oreilles de Jack. Ce dernier tourne immédiatement la tête vers lui, ses yeux grands ouverts injectés de sangs. Plus aucun coalisé ne bouge, l'on ose à peine respirer de peur que le Chien Noir prenne peur. Rien n'est plus effrayant pour un garde noir que de savoir l'intendant Inèrsse en proie à la crainte.
On le préfère fatigué et dépressif en train de boire un café.

« QUI VA LA ?! » Sur les nerfs, Jack sursaute et le bruit de ses appuis résonne comme la foudre. Jambes fléchis rivés au sol, les bras ballants le longs du corps et le dos légèrement courbé vers l'avant, le coalisé fixe avec un regard dément de panique la source du bruit ! L'endroit de sa crainte ! Quelques gardes noirs, de plus… et ce fameux intrus… tant de questions se bousculent dans son esprit.

Un brun ténèbreux négligé… qui présente relativement bien, malgré tout… ca pouvait être un touriste hagard comme l'intrus le plus dangereux qui soit. Cet air perdu sur sa face mal rasée, pourtant, rassurait quelque peu Jack. Mais non. Rien ne pouvait le rassurer ; rien ne devait le rassurer. L'on est jamais trop méfiant. Une pulsion de mort prit Jack à cet instant, envahi soudain par l'idée de mettre le train en marche et se jeter dessous pour en finir. Puis une pulsion meurtrière… celle de tuer cet intrus qui n'avait pas à être là, qui ne pouvait en théorie pas l'être. Juste l'éliminer, l'effacer pour qu'en même temps, toutes les craintes le concernant s'effacent.
Après de longues secondes, presque une minute sans cligner des yeux la bouche entrouverte pour que l'on admire ses crocs, Jack se ravise.

L'intendant prend une grande et longue inspiration, refusant de cligner des yeux par peur de rater quelque chose… puis expire tout longuement… l'on peut alors sentir une brise chaude et fétide se répandre dans la gare, jusqu'ici absente du moindre courant d'air. Les cheveux des gardes eux-mêmes dansent alors… quelques tracts ou bouts de papelards s'échappent. Il n'a pas évacué tout son stress… mais juste assez pour retrouver un esprit plus ou moins clair ; toujours si nerveux.

« J'ai moi-même pris le dernier train… et personne ne l'a emprunté clandestinement, il n'y avait aucun passager à part moi et mes propres gardes… » Sans politesse, tremblant et pris d'un frisson, Jack fixe toujours l'intrus mais se parle à lui-même, usant de mots en écho à sa propre réflèxion. « …alors forcément, il a pris le train d'avant, au minimum… celui où il y avait le resquilleur… mais on a verrouillé la gare juste après… autrement dit, tout le monde a été évacuer et plus personne n'est rentré… »

Ses narines se dilatent, sa peau pâle rougis et…

« ALORS QU'EST-CE QU'IL FOUT LA ?! »

En panique, Jack se met à promettre la mort à tout et chacun de ses yeux aussi perdus que paniqués… l'option la plus probable, celle à laquelle il pense, c'est que l'évacuation a été mal faite et ce pauvre bougre oublié. Instinctivement, la tension monte, l'air devient électrique… et se saisissant de l'intrus brun par un bras qu'il secoue, un garde noir presse l'intrus, la panique se répandant comme une trainée de poudre ! Loin de chercher à l'intimider, Momo Kaito… supplierait presque l'intrus, haussant la voix sous la panique.

« Dépêche-toi de lui répondre !!! Explique-lui vite comment t'es arrivé là avant qu'il ne pète un cable ! »

Momo Kaito, une goutte de sueur au front, pouvait pourtant assurer que l'évacuation eut été faite correctement… lui-même étant en charge des derniers étages par paresse, il y a moins de monde là-bas… mais si jamais l'évacuation a été finalement mal faite… ? Quelqu'un devra prendre à sa place et… ce sera sa parole contre celle du bouc-émissaire... faisant partit de ceux dont Jack connait le nom, il était certain de pouvoir foutre ça sur le dos d'une bleusaille. Soit ça, soit il se ferait crucifier, piétiner à mort ou quelque chose du genre.
Le Traître

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le Mer 12 Déc 2018 - 22:46
Il observait la garde, ou plutôt la bande. À moins que ce soit un gang ? Kurt avait eu la chance de vivre à Illusiopolis et de connaître ses ficelles. Dans le hall de la gare et devant ce spectacle, il venait d’affirmer être dans la merde la plus noire dont-il pouvait rêver.

Si seulement Donny pouvait-être ici, il aurait de bonnes leçons à tirer.

Le Turk n’était pas en face d’un chef de gang à la cool, ou encore d’un type ne cherchant qu’à s’enrichir. À en croire son visage, le timbre de sa voix ou encore ses expressions ? Il était en face du cinglé qui est connu dans la rue pour avoir fracassé la tête d’un type avec une barre à mine, à moins que sa passion soit celle de coller un fer à repasser sur le visage de ses rivaux.

Pas le moindre défiguré dans ses rangs, il avait au moins un peu de chance. Jusqu’à ce que son geôlier ne se décide à le secouer comme un prunier, crispant son visage sous la douleur à son bras.

- Inutile de commencer par la torture. Il relevait la tête, fixant le regard du type à sa gauche, il n’était pas loin d’enfoncer sa crosse dans sa gorge dans l’espoir d’une réponse. Si tu savais…

Kurt détachait son regard pour fixer le chef de gang, il était tendu, pas loin de bondir pour lui défoncer le crâne.

- Ceci est ma ville. Il répondait à l’attention du chef, évitant d’avoir l’air insolent. J’y suis née et j’y suis depuis des années. Un pieu mensonge, si cela pouvait éviter qu’il se mange une balle. Tout ce dont j’avais envie, c’était de faire un tour sur la place des fêtes.

Il tournait la tête, haussant les épaules dans un sourire quasiment forcé. Si jamais il venait à raconter qu’il ignorait totalement la raison de sa présence dans ce monde, il ne donnait pas cher de son visage et il refusait d’être défiguré. La vie de SOLDAT avait offert son lot de cicatrices, il espérait que celle de Turk pouvait lui épargner ce genre de désagrément.

Que ce soit dans un royaume de la coalition noire ou partout ailleurs. Même si le type en face de lui présentait bien, il ne doutait pas à ce que son crâne soit répandu sur le pavé.

- Voilà tout ! Il levait son bras, faisant semblant d’être désolé. Rien de sensationnel, rien de plus qu’un habitant de la ville qui se ballade.Il redevenait normal, évitant de quitter le patron des yeux. Pardon d’avoir violé le couvre-feu ou que ma gueule ne vous reviens pas, je ne suis rien de plus qu’un type ordinaire. Il tentait un sourire. Vous pouvez me reconduire à la maison ?

Avec un peu de chance, tout allait bien se passer. Dans le pire des cas ? Il allait devoir trouver un moyen de récupérer son pistolet ainsi qu’un chargeur ou l’autre. Ils ont de bonnes armes, ici ?
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