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L'Aquilon

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le Lun 3 Déc 2018 - 2:19
Cela faisait un certain temps que Septimus n’avait pas remis les pieds dans son vaisseau. Pourtant, il n’eut aucun mal à se remettre dans le bain. Il alluma le moteur, et décolla rapidement. Il n’avait plus de raison de rester dans ce monde. Il était prêt à retourner vers la civilisation. Il était prêt à reprendre les choses où il les avait laissées.

Le jeune homme se posa à l’écart de tout, près d’un petit coin de verdure à proximité de la plage. Il sortit et, bien qu’il en ait entendu parlé, fut surpris par le soleil sombre. Comment une telle chose était-elle possible ? Il n’en savait rien. Peut-être que le savant fou de la lumière - qu’il avait rencontré dans une autre vie semblait-il – l’aurait su. Peut-être même qu’un de ses anciens professeurs du Consulat aurait pu lui donner la réponse. Mais la désirait-il vraiment ? Ou était-ce de la simple curiosité, un petit détail qui ne retiendrait jamais longtemps son attention ?

Tout en se posant ces questions qui ne servaient à rien, le fugitif se dirigea vers la station de train. Il attendit patiemment que le personnel ait le dos tourné, puis se faufila à l’intérieur. Dans les wagons pratiquement désertés, il eut un peu plus de mal à esquiver le contrôleur. Être obligé de changer régulièrement de wagon, puis se cacher sous les sièges, passant de l’un à l’autre en rampant n’étaient pas sa tasse de thé.

Au bout de ce qui semblait être une éternité – surtout en jouant à cache-cache lorsqu’on n’avait plus l’âge – le véhicule s’arrêta finalement à la gare centrale. L’ancien étudiant se dépêcha de sortir, ne s’arrêtant pas lorsqu’un membre du personnel lui cria après. De ce qu’il savait, la Coalition régnait d’une main de maître ici. Les patrouilles étaient régulières. Et sa petite visite – surtout avec l’incident de la gare – ne resterait certainement pas inconnu longtemps. Il devait donc se dépêcher.

L’ancien mercenaire marcha d’un pas rapide dans les rues, empruntant sans cesse les ruelles pour modifier sa trajectoire dès qu’il lui semblait entendre du bruit. Si la ville avait été active, pleine de vie, à une époque, aujourd’hui ce n’était plus le cas. Il ne voyait aucun gamin s’amuser dans les rues. Il ne voyait aucun couple se balader, comme s’il n’existait aucun soucis dans l’univers. Néanmoins, il ne voyait pas non plus de vol à la tire, ou d’agression. Donc était-ce si mal ? Le règne de William n’apportait-il pas un peu de paix à ces gens ? De la sécurité en échange d’une part de liberté ? Aucun doute que Richard et Emma auraient adoré en débattre.

Finalement, ce qui devait arriver arriva. Légèrement déconcentré en pensant à ses anciens camarades, l’invalide ne remarqua que trop tard la patrouille qui arrivait. Il s’enfuit dans une nouvelle ruelle mais trop tard pour ne pas être vu. Une injonction de s’arrêter, suivit deux secondes après de coups de feu, lui confirmèrent son erreur. Il grimaça et s’arrêta au coin du mur. Le mieux qu’il restait à faire, c’était encore de les affronter. Il attendit patiemment, et lorsque le bout d’un canon passa dans son champ de vision, il tira dessus, entraînant le porteur avec. Il lui balaya les jambes et lui brisa le nez. Puis il se servit de la crosse de l’arme pour assommer son propriétaire.

Deux de ses compagnons déboulèrent et firent feu. Le maître de la keyblade n’eut que le temps d’activer son armure. Bien que les balles ne traversèrent pas le métal, le nombre de projectiles et le peu de distance qui le séparait de leur origine le firent reculer, et grimacer. Cette fois, il était bon pour avoir des bleus. Voyant que leurs armes ne faisaient pas grand-chose, ils prirent leur arme blanche, et furent rejoint par les deux derniers gardes.

Deux portaient des armes de la famille des épées, ce qui ne l’inquiétait pas trop, autre mesure. Le soucis se posait avec les deux derniers. L’un avait une masse d’arme, et l’autre un marteau d’arme. S’ils acharnaient sur lui, le blond finirait en bouillie. Et il sentirait définitivement chaque coup. Il bloqua un premier coup d’épée avec l’arme à feu, et fit une pirouette. La rotation lui permit d’accumuler assez de force pour fracasser le bras du second épéiste. Le marteau frappa violemment son épaule morte, mais le déséquilibra suffisamment pour qu’il ne soit que frôlé par la masse. Il utilisa l’allonge que lui donnait son arme pour frapper un des gardes, mais celui-ci l’esquiva, et réduit en pièces détachées le fusil de son collègue. Désarmé, il recula. Il avait mis hors d’état de nuire un des gardes, et blessé suffisamment un deuxième pour ne plus avoir à s’en soucier. Les trois qui restaient allaient cependant lui poser problème. À défaut de pouvoir viser ses points faibles – ce qui d’après les coups de l’épéiste restant devait être sa gorge et son abdomen – ils tentaient de l’acculer pour ensuite lui fracasser le crâne, armure ou non. Ils n’étaient pas mauvais.

Le keybladeur recula encore d’un pas, et à l’instant où ils s’avancèrent, il fonça sur l’homme au marteau, épaule en avant. Il le percuta de tout son poids, et entendit une côte se briser. Entraîné par son élan, tout deux tombèrent à terre. Il sentit l’épée s’abattre sur son crâne tandis que la masse visa son dos. Légèrement étourdi, il roula sur le côté, et se releva. Trop lentement pour éviter un autre coup de masse, porté à son poitrail. Instantanément, tout l’air de ses poumons s’évacua. Alors qu’il tentait de reprendre son souffle, un troisième coup le percuta, sur le sommet du crâne. Les larmes aux yeux, reprenant difficilement son souffle, il tomba à terre. Il sentit le sang coulé sur son visage.

La colère monta dans sa poitrine et l’errant propulsa deux boules incendiaires sur ses adversaires. Ces derniers hurlèrent avant de se jeter sur le sol, afin d’éteindre les flammes. L’un tomba inconscient avant de l’avoir fait. Les deux autres furent immédiatement assommés, la mâchoire et le nez brisé. Il éteignit les flammes de l’homme inconscient et se retourna pour s’occuper de l’homme blessé. Qui n’était plus là. Ce n’était vraiment pas bon.

Septimus fit disparaître son armure, et sortit un mouchoir pour essuyer le sang. Très vite, le tissus blanc fut imbibé. Il avait besoin de soin, et sa magie ne lui permettrait pas de faire grand-chose. Néanmoins, elle lui permit d’adoucir la douleur, et d’arrêter le saignement, bien qu’elle le vida d’une bonne part d’énergie. Qu’allait-il faire maintenant ? Il lui fallait trouver un coin tranquille et, s’il se prenait à rêver, loin d’ici. Il réfléchit quelques instants, puis fit demi-tour. Il avait dépassé un restaurant quelques mètres auparavant. Cela semblait être l’endroit idéal pour se poser. Et avec un peu de chance, l’information lui remonterait. Après tout, n’avait-il pas eu la chance de le revoir dans une taverne la dernière fois ?

L’endroit n’avait rien de comparable avec ce que pouvait proposer les artistes culinaires. Cela ressemblait à un endroit que seuls les habitués venaient fréquentés. Le restaurant était assez petit et sombre, une banquette prenait tout un pan de mur, et il ne pouvait y avoir plus d’une quinzaine de personnes en même temps. Du côté opposé à la banquette, aux tables et chaises, il y avait un petit bar. Derrière le comptoir, près de la caisse enregistreuse, caché et tremblant, se trouvait un petit bonhomme chauve et moustachu.


-Je vous prendrai de l’eau et le menu s’il vous plait.
Le Chien noir

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le Lun 3 Déc 2018 - 20:24
« J'arrive au plus vite. »

Et ca va prendre un peu de temps à Jack avant d'arriver. Il doit partir de la caserne, rejoindre la gare de la cité du couchant et, enfin, prendre le train jusqu'à la Cité du Crépuscule. Autant dire qu'il n'est pas prêt d'arriver… et cette histoire de resquilleur ne lui plait pas du tout. Si ca avait juste été un type qui gratte le train, on n'irait pas jusqu'à prévenir l'intendant qui s'en ficherait aisément. Sauf qu'ici, l'individu en question se révèle… particulièrement dangereux, de ce qu'on lui en a communiqué par radio. Un blond aux yeux bleux, les cheveux qui vont jusqu'à la taille et barbue, capable de se vêtir instantanément d'une armure, qui lance des boules de feux et sait se battre : qui dit mieux ?! Les motivations de l'individu, par-dessus tout, inquiètent tout particulièrement le Chien Noir. Ca vaut vraiment le coup de resquiller en plein Q.G de la Coalition Noire… ? Pas besoin d'être un génie pour comprendre que c'est risqué beaucoup pour de piètres économies.
Pour être radin à ce point, il faut être mercenaire… ou fauché comme un errant… et jusqu'ici, Jack imagine cet individu de la race des vermines. Ceux qui n'ont rien à perdre et tout à gagner… d'ailleurs, difficile de croire qu'on se rend ici simplement pour faire du tourisme. Ce n'est pas un monde très accueillant, on y va pas sans raison à moins qu'on soit de la maison.

Qui que soit ce resquilleur, il est à prendre au sérieux selon Jack. La radio au niveau de sa bouche, l'intendant avance vers la gare de la citée du couchant à pas préssé, au rythme d'une marche forcée, zieutant nerveusement son environnement tout en distribuant ses ordres à la responsable de la ville principale du monde.

« L'individu devient notre priorité absolue, j'enverrais son descriptif à la Shinra et de ton côté, tu me verrouilles la gare. Plus aucun train ne part de la Cité du Crépuscule tant qu'on a pas attrapé le blondinet en armure, que la garde noire le traque sans relâche. »

« Et le convoi d'armes qui doit partir dans dix minutes… ? »

« Reporté jusqu'à ce qu'on attrape le resquilleur. Une fois attrapé, soit il paye les cinquante munnies et vous l'escortez gentiment au transport Shinra ; soit vous me le crucifiez sur le mur de la gare pour qu'il serve d'exemple. »

« Bien reçu. »

Il en suffit d'un. Un seul qui vient déranger la plénitude de ce monde pour que tous s'imaginent ensuite pouvoir faire impunément de même. La tyrannie de ce monde est… relativement fragile… au premier signe de faiblesse, la Coalition Noire pourrait se retrouver avec une révolte populaire sur les bras. La terreur doit régner pour que s'instaure la paix ; Jack a bien prévu que son monde reste tranquille et serein.
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le Mer 5 Déc 2018 - 21:57
Le désordre. S'il y avait bien un mot pour résumer mon appartement, c'était bien celui-là. Il n'y avait dedans que le strict nécessaire : le strict minimum en terme d'ameublement, de nourriture, de produits. Hormis les vêtements, aucun effets personnels dans l'appartement. La nourriture et les couverts étaient rangés dans les placards dans un chaos total... Enfin, habituellement, parce que la nourriture en fait, j'en avais plus vraiment. Mes vêtements usagés ? Éparpillés au sol. J'avais décidé de ne pas emporter mon manteau blanc habituel assez voyant et j'y avais substitué une tenue plus banale : une chemise noire et un pantalon bleu tous deux assez amples. Pas d'arme avec moi. Pour acheter des vivres ça serait totalement inutile et puis dans le pire des cas, il me resterait toujours la magie.

C'est donc sereinement que je refermais la porte de l'appartement et descendais les marches pour déboucher à l'extérieur, proche de la gare. Ah merde, les munnies, dans ma hâte j'avais presque oublié qu'il serait difficile d'acheter de la nourriture sans payer. Marche arrière et je me retrouvais à fouiller le manteau pour y trouver quelques munnies. D'un geste sec, je fourrais à l'intérieur d'une poche de ma chemise la précieuse monnaie et je repartais à nouveau pour le magasin situé en centre-ville. Cependant, après avoir traversé quelques rues, quelle fut ma surprise lorsque je découvris les corps inanimés de trois des gardes qui patrouillaient toujours dans la Cité inanimés au sol, les quelques rares habitants dehors les observant de manière complètement hébétée.

En même temps ça devait faire son petit effet de voir pas moins de trois membres de cette même milice qui les effrayait tant au tapis. Le premier d'entre eux ne semblait pas bien blessé. En fait hormis une brûlure au niveau de l'abdomen, il n'était pas bien endommagé. Par contre les deux autres, ils avaient aussi écopé en plus d'une brûlure de leur mâchoire brisée et d'un nez cassé. Quelques chuchotements se faisaient entendre. Pas besoin d'être un génie pour deviner à quel sujet. Mais la question que je me posais surtout c'était... Qui ? Qui pouvait bien être suffisamment dangereux pour vaincre seul pas moins de trois d'entre eux et disparaître après. Bon, les courses, ça serait pour plus tard, la scène avait piqué ma curiosité.

- Quelqu'un sait où est parti l'agresseur ?

Tous firent un signe négatif de la tête. Bon, si je voulais plus de détails sur le fugitif, il faudrait sûrement m'adresser à d'autres gardes noirs. Et l'endroit le plus proche où je pourrais probablement en trouver, ce serait la gare centrale. Qui que ce soit, je le trouverai.
L'Aquilon

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le Sam 8 Déc 2018 - 5:21
-Hum…

Septimus parcourait le menu des yeux. Quelques plats lui donnaient rudement envie. Allait-il prendre une pizza, une lasagne, des spaghettis et boulettes sauce bolognaise ou des frites avec un bon steak saignant ? Le choix était ardu. Et puis il y avait aussi la spécialité maison, un hachis parmentier. Si c’était une spécialité, ça devait nécessairement être succulent – bien plus que les autres plats.

-Je n’avais pas vraiment prévu de manger ici… et ça fait des mois que je n’ai pas eu le choix de mon repas. C’est compliqué, expliqua-t-il au propriétaire tremblant.

Le jeune homme reposa la carte des plats, et bu une gorgée d’eau. Les frites et le steak seraient certainement les aliments les plus rapides à cuisiner et, ne connaissant pas le temps qu’il pourrait rester ici tranquillement, il devrait sûrement les prendre. Toutefois, il avait assez manger de steak comme ça avec la bande de Butch.


-J’ai fait mon choix. J’aimerai votre place de spaghettis. Je prendrai des frites à part également.

L’homme partit rapidement à l’arrière, dans la cuisine, le menu sous le bras. Le fugitif n’avait pas eu l’intention de l’effrayer, et il faisait son possible pour qu’il se détende en sa présence mais… ça n’avait pas démontrer les résultats qu’il espérait jusqu’à présent. Profitant d’être seul dans le restaurant, il réfléchit un instant à la situation dans laquelle il s’était jeté, tête la première.

Son but avait été de rejoindre discrètement le manoir – passant à la rigueur pour un simple resquilleur aux yeux des autorités. Néanmoins, en chemin le maître de la keyblade avait du lutter contre les subordonnés de William. Ce qui n’allait pas lui donner une bonne réputation ici. Et cela risquait d’empirer si la Garde noire faisait le rapprochement avec le mandat d’arrestation qu’avait le Consulat contre lui. Enfin, cette situation était peu probable. Après tout, il avait beaucoup changé physiquement. Le soleil lui avait teint la peau de légers tons cuivrés – et s’il n’aimait pas ça, dans ces circonstances, cela jouait en sa faveur. Ses cheveux n’avaient pas été coupé depuis des mois. Et il restait sa barbe qui lui dévorait le visage. Non, il n’y avait vraiment aucune chance qu’on l’associe avec le Consulat. A moins qu’une personne qu’il avait croisé durant son temps passé avec les consuls ne le reconnaisse. Peu probable également. De la Coalition noire, il ne connaissait que leur dirigeant, et Vesper.

Maintenant, que pouvait-il faire contre les patrouilles ? Il lui fallait attendre le plus longtemps possible jusqu’à attirer l’attention de celui qu’il voulait, ce qui voulait dire qu’il devait détourner leur attention. Comment pouvait-il réaliser cet exploit maintenant qu’ils devaient très probablement vouloir sa tête ? Le mieux… serait de se rendre. L’inconvénient était qu’on pourrait l’expulser dans le meilleur des cas. Peut-être même tenter de le tuer malgré tout. Dans le pire, il finirait au fond d’un cachot pour le restant de ses jours, oublié de tous. Devait-il dû coup causer encore plus de problèmes ? Créer de multiples problèmes qui forceraient les gardes à les régler, l’oubliant lui pour un temps ? William ne risquait pas d’apprécier cette idée.


-Improvisons.

-Ouais.

Le clone sortit du restaurant familiale, la main dans la poche. Il grogna légèrement en s’engageant sur le chemin qu’il avait précédemment emprunter, se dirigeant vers les quatre types qui avaient eu le malheur de le croiser. Il était de mauvaise humeur. Pourquoi ne pouvait-il pas profiter un peu de la vie pour une fois ? Pourquoi devait-il toujours jouer les appâts pour l’original ? Tout ça parce qu’il n’était pas réel. Était-ce vraiment le cas ? Qu’est-ce qui le différenciait d’une vraie personne ?

Lorsque le double arriva dans la ruelle, il croisa un blond qui s’éloignait de là à grandes enjambées. Pouvait-il le faire soupçonner à sa place ? Il sourit légèrement avant d’abandonner l’idée. C’était tentant mais il n’en avait pas les moyens. Il salua d’un geste de la main les quelques personnes qui avaient eu le courage d’enfin sortir la tête du sable qu’était leur maison, et s’approcha du premier gars qu’il avait assommé. Il s’accroupit et, forçant sur ses jambes, il le souleva et le jeta sur son épaule, grognant sous l’effort. Le bougre pesait son poids.


-Excusez-moi madame, pourriez-vous m’indiquer la caserne ?

Légèrement effrayée, elle lui répondit vaguement qu’il devait prendre le train, puis tourna les talons et se dépêcha de partir. Les autres ne firent pas long feu non plus. Haïssaient-ils à ce point les gens qui tentaient de les protéger pour ne même pas les soigner ? Les gens pouvaient parfois se montrer ingrats au possible. Suivant les indications qu’on venait de lui donner, il prit la même direction que le blondinet avait prise, quelques minutes à peine avant lui. Les criminels ne revenaient-ils pas toujours sur les lieux du crime ? Il avait fait la ruelle, il lui restait à faire la gare.
Le Chien noir

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le Sam 8 Déc 2018 - 6:45
« Un deuxième fauteur de troubles en maraude dans mes quartiers… ? »

Ca… ne peut pas être une coïncidence… est-ce que ces deux là bossent ensemble… ? Bizarre. Le blond barbu a bien attiré l'attention, il est vrai. Peut-être que… ca serait tordu, certes… mais est-ce que le resquilleur n'aurait pas fait exprès d'être si grossier dans sa clandestinité ? Ca expliquerait pourquoi un gars capable d'éclater quatre gardes noirs n'est même pas foutu de gruger le train correctement ; son but n'était pas d'économiser cinquante munies, simplement d'attirer l'attention sur lui. Et pendant ce temps là, on a pas vu débarquer son collègue typé "beau brun ténèbreux mal rasé". Et ça explique aussi, potentiellement, pourquoi le deuxième lascar se laisse faire : pour détourner l'attention de la garde noire. Si ces deux-là bossent ensembles… la théorie des mercenaires semble se confirmer à l'horizon. Les consuls sont en pacte de non-aggression… mais rien ne dit qu'ils ne le briseront pas ; ne le brisent pas en ce moment-même. Lumière et Sanctum ont toutes les raisons du monde… la Shinra se la jouerait traitresse ? En théorie, si l'un ou l'autre est arrivé par vaisseau, la Shinra aurait du en informer la Coalition Noire s'ils font partis d'un autre groupe. A moins que, comme Jack s'y attends depuis toujours, la Shinra tente enfin son coup de poignard dans le dos. Ou alors ce sont des errants, clandestins du début à la fin. Ou alors, ils ont utilisés des portails magiques pour venir ou une autre connerie surnaturelle du genre.
Des millers de scénarios assaillent l'esprit de Jack… bien forcé d'admettre qu'en l'état actuel des choses, il ne sait rien et ne peut que déduire avec sa boule de crystal. Sans crier garde, stoïque et immobile dans la gare entourée par une dizaine de ses gardes, Jack broie soudain son talkie-walkie entre ses doigts.

« Je… » Un coup d'oeil à droite, un coup d'oeil à gauche, devant et dérrière sans oublier les diagonales ; Jack n'est pas serein, bat du pied au sol le rythme erratique de son coeur aux abois. D'un geste, il arrache la radio d'un de ses larbins et y parle comme on crache, avec haine, mépris, rancœur… la peur au ventre. « Que ce soit l'un ou l'autre, vous me les amenez à la gare… »

Tous débout… Jack scrute et inspecte ses gardes noirs… guette la moindre erreur. D'ordinaire, fatigué et préssé, l'intendant passe sans sourciller… ne demande à ses larbins aucune discipline, seulement de l'efficacité. Qu'est-ce qu'on se fout qu'un garde soit bien coiffé ou se tienne comme il faut, hein ?! Ici, pourtant, les yeux grands ouverts injectés de sangs, le Chien Noir guette le premier faux pas, le premier bout de prétèxte pour défouler toute son anxiété. Des mains dans les poches… un qui oserait s'asseoir… n'importe quoi, dérrière son allure glaciale, Jack bouillonne magmatique et en transpire carrément. Sérieusement… la Citée du Crépuscule est le Q.G le moins attaqué après celui de la Shinra, l'un des plus calmes et paisibles ; il y règne l'ordre depuis des années.
Pourquoi, depuis que c'est Jack l'intendant, c'est la merde touts les trois jours.. ? Qu'est-ce qu'il fait mal, au juste ?!

« On devrait peut-être prévenir Death… »

Jack frappe, en plein plexus, enfonçant son poing jusqu'à broyer les entrailles du gardes et le plier en deux.

« Je suis… » Jack rit jaune, rapidement, ne se trouvant aucune crédibilité à cette position… et parle, sarcastique, ironique… caustique. « …l'intendant de la garde noire, second de la Coalition... »

Ca craint, quand on y pense. Mais bonne nouvelle, le garde noire se révèle… pâle, peinant à respirer et tremblant, fébrile… mais débout. D'un regard, Jack le prend en compte. C'était peut-être pas la patate du siècle mais sur un coup de nerf, l'intendant sait ne pas y être allé de main morte.

« Toi, tu me donneras ton nom si tu survis à tout ça. En attendant ? Plus un mot. » Jack parle ensuite à sa radio, un peu plus calme. « Si le brun coopère alors tant mieux, on règlera ça entre gens civilisés. » Enfin, ça, on verra mais autant éviter les combats si on les peut. « Pour l'autre, vous ne l'appréhendez pas mais vous le trouvez, le suivez et me tenez au courant, pas envie de perdre d'autres larbins. Skinner, si tu te sens de faire dans l'éclat, te gêne pas. » Si le blond est capable d'éclater quatre gardes noirs à lui tout seul, vaut mieux la jouer prudente. Probablement que celui-là exigera d'être approché par Jack lui-même et pourquoi pas Skinner.

Jack et une dizaine de gardes noirs… semblables à une bande de bandits plus qu'à une armée. Leurs uniforms, identiques à la base, se déclinaient de modifications maisons, des coutures d'un conjoint aux fruits de quelques pillages. Le tout pour un résultat débraillé, décrivant quelques sinistres personnages angoissés. Seul Jack, pourtant, osait se tenir là sans armure ni armes, simplement vêtu d'un jean et paire de basket noir, une vieille chemise originellement blanche mais depuis couvertes de tâches grises et jaunes-cafés. Au milieu de ses larbins, bras croisés, l'air fermé en train de souffler son mécontentement, il… se sent étrangement plus seul que jamais.

Dans l'état d'un maniaque du rangement… qui voit soudain du désordre chez lui… et le vit relativement mal. Et un dernier mot, pour la radio.

« Ces deux-là… je les veux soit à la gare sous mes yeux, soit morts… »
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le Dim 9 Déc 2018 - 17:06
Mes pas étaient pressés et résonnaient contre les pavés des ruelles. Hormis ceux que j'avais pu rencontrer autour des corps inertes des gardes noirs, il n'y avait pas le moindre habitant dehors. Si les lanternes n'éclairaient pas celles-ci de leur lumière tamisée, je me trouverais probablement à me cogner contre toutes les parois. Le sol était propre, nickel. Pas le moindre déchet au sol. Le chemin était étroit, désert. Après avoir franchi juste cette ruelle de la sorte, la pante menant vers la place de la gare m'apparut. Silencieusement, je fis halte pour observer les affiches sur le tableau d'affichage qui y était présent. Trois affiches, toutes concernant des petites annonces des habitants. Je m'en doutais, le problème était trop récent pour que quelqu'un ait pris la peine d'épingler une affiche à ce sujet.

En haut de la pente, une vieille femme commençait à descendre d'un pas lent, peu assuré. L'interroger ? Aucune utilité. Hormis discréditer la faction et sa milice, le faire n'aurait pas la moindre utilité, surtout aussi proche de la gare. La place de la gare, elle, semblait moins déserte avec deux employés postés à la porte de la gare et l'animation des habitants qui prendraient probablement le prochain train pour la Cité du Couchant. Pas de garde ici. Ils seraient probablement plutôt à l'intérieur afin de s'assurer d'attraper les éventuels resquilleurs qui seraient parvenu à échapper aux contrôles des trains ou aux éventuels fous qui oseraient s'introduire dans le monde quartier général de la Coalition Noire, la station Shin'ra se situant dans la Cité du Couchant.

- Monsieur, votre...
- Je ne suis pas venu prendre le train, je n'ai pas besoin de ticket.

Je venais de couper sec l'homme qui vendait les tickets de train dans sa tentative de m'en vendre un en lui adressant un regard supérieur. La tonalité de ma voix indiquait bien le désintérêt total que j'avais pour les vulgaires pantins dont il faisait partie. La gare était encore plus animée que la place. Nombreux étaient les habitants assis sur des bancs en train de discuter entre eux, attendant le prochain train. Un groupe de gardes était posté de part et d'autre pour ne laisser aucune voie de sortie aux éventuels fuyards dans une posture fière, droite et stoïque. L'agression de plusieurs gardes devrait au moins être parvenu jusqu'à leurs oreilles, l'acte étant particulièrement téméraire et peu courant, ils auraient probablement des informations sur l'agresseur... Du moins, si quelqu'un avait pu réchapper à l'attaque.

Avec la présence d'autant d'habitants aux alentours, peut-être ne serait-il pas judicieux de leur parler à haute voix, cela alerterait les personnes présentes aux alentours, aussi je préférerais éviter... Alors peut-être serait-il préférable que je leur murmure mon interrogation. Je parcourus les quelques mètres qui me séparait encore d'eux puis me mis juste à la droite de l'un d'eux, à quelques centimètres. L'homme, vigilent, aux aguets ne me lâcha pas du regard puis enfin vint mon murmure qu'il écouta avec attention :

- J'ai vu des miliciens blessés près de la gare... Il se passe quoi bordel ?
- En quoi ça te regarderait, minus ?

Là où jusqu'alors je ne lui avais pas adressé un regard, mes yeux se posèrent sur lui puis je fis un mouvement rotatif pour m'approcher encore plus près de sa tête, mon visage se déformant pour montrer de l'animosité. Sa provocation ne m'atteignait pas réellement mais je devais conserver les apparences : aucune provocation impunie. Ma main tenta de s'engouffrer dans ma poche pour se saisir du couteau qu'elle contenait habituellement puis je fis un mouvement sec pour le menacer au cou, arme à la main.

- Le "minus" va t'...

Mes paroles se stoppèrent net. Lorsqu'il réalisa ce qui venait de se dérouler, le garde laissa s'échapper un rire quasiment hystérique. Il raisonnait dans toute la gare, hilare, sonore, hautain. Des orbes s'agitaient dans ma main. Mon visage se mit à rougir sous l'effet de la honte et il me fallut prendre une grande inspiration pour plonger à nouveau le poing dans la poche et y redéposer la précieuse monnaie pendant que le garde jasait. Il se moquait ouvertement de moi mais je n'étais plus intéressé. Embarrassé, complètement décontenancé, désarçonné, je dus m'asseoir sur un banc suite à l'évènement. Je venais de perdre toute crédibilité.
L'Aquilon

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le Jeu 13 Déc 2018 - 2:36
Septimus fit quelques pas de plus avant de souffler bruyamment, et de lâcher sans considération sa cargaison sur le sol. Il étira son bras le plus qu’il put avant de faire quelques moulinets, tentant de chasser la douleur qui l’avait pris à l’omoplate. Il passa ensuite la manche de sa longue veste marron sur son front, essuyant un peu de la sueur qui lui maculait le visage. Qu’est-ce que les gardes noires mangeaient au juste ? Ce type pesait une tonne.

Secouant la tête, le jeune homme se courba légèrement pour attraper le col de l’homme inconscient, et, en grognant sous l’effort, il reprit sa marche en direction de la gare. Lentement. Très lentement. Plus lentement qu’il ne l’aurait souhaité. Sans parler du fait que le poids mort traînant au sol n’arrangeait pas réellement sa situation. Ses muscles le faisaient souffrir tout autant.

Le maître de la keyblade continua pourtant sa tâche, aussi fastidieuse qu’elle soit. Il ne regardait pas les boutiques et maisons, il ne voyait personne – si tant est que quelqu’un sorte de chez soi avec le grabuge qu’il avait causé. Seul le bout de la route l’intéressait. Un pas après l’autre. Malgré le fait qu’il soit résolu, il dut cependant s’accorder deux pauses. Dans les deux cas, il frotta le bas de son dos et s’essuya la figure.


-Ma… dame, prononça-t-il à bout de souffle.

La petite vieille ne lui répondit pas. Elle tint plus près son sac, et continua sur sa lancée. S’il en avait le souffle, le fugitif aurait ri de cette situation. Il n’était peut-être pas la tête d’affiche du poster modèle – physiquement et moralement – mais était-il si… terrifiant ? Il se savait changer, mais pas à ce point.

Après plusieurs minutes – qui semblèrent être des heures – il arriva de nouveau au pied de la pente qui conduisait à la gare. Le keybladeur lâcha immédiatement son fardeau, serra les dents et le poing. Il avait oublié cette pente. Il jeta un œil à l’homme à ses pieds, et lui donna un coup dans les côtes. Puis un deuxième. Sa victime grogna mais ne se réveilla pas.


-Fais un effort bon sang ! Je ne te monte pas jusqu’à là-haut moi ! C’est hors de question !

D’une rue transversale, un nouveau groupe de gardes apparut. Il leva immédiatement son bras valide alors qu’il était menacé par leurs armes. L’idée lui traversa vaguement l’esprit d’essayer de les affronter. Mais ça aurait été une erreur, il le savait. Et il ne pouvait plus s'en permettre. Pour l'instant.

-Il y a eu un mal-entendu les gars ! Je me rends, ajouta-t-il avant de pointer son autre bras du bout de l’index. Je lèverai bien le second mais il est mort ! Oh, et votre pote a besoin de soins ! J’imagine.

Avec des mouvements lents, le bras toujours tendu droit vers le ciel, le blond se mit à genoux. Alors seulement, les gardes s’approchèrent. Et s’arrêtèrent à cinq mètres de lui, leur doigt toujours sur la gâchette. L’un d’eux lui lança un bout de corde et lui ordonna de s’attacher. Sans se faire prier, il s’exécuta, tirant sur la corde avec ses dents, faisant un nœud grotesque et certainement pas assez solide. Celui qui lui avait donné l’ordre s’approcha prudemment, et le ficela mieux. Puis il dut se remettre sur ses deux pieds, et avancer vers la gare, un canon constamment collé à son dos.
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