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Matriarche Écarlate

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le Ven 30 Nov 2018 - 17:02
Et voilà. J’ai enfin fini un nouveau courrier adressé à mon père. Toujours furieux à propos de l’accord passé avec la famille Wen, je continue de le relancer avec ferveur et humilité pour qu’il accepte de me rencontrer pour en discuter. Pour l’instant, ce n’est clairement pas un succès, mais il ne pourra pas tenir longtemps : c’est un père qui aime ses enfants et il ne peut pas s’interdire de me voir de manière trop prolongée.

Je n’aurai qu’à demander à un corbeau de la livrer…

Soudainement, je ressens comme une douleur, brève mais violente dans le bras gauche. Hum ? J’ai été piqué par une bête, qu’est-ce que c’est que ça encore ?

Je relève ma manche pour vérifier l’état de ma peau. Bien entendu, je remarque la marque du pacte avec Death. Toujours là, fièrement dessinée. Heureusement que je ne dois pas montrer mon corps tous les jours comme les traîn… Les plagistes féminins de la Costa del Sol. Manifestement, il n’y ni bête ni piqûre… Étrange.

C’était peut-être une idée… Bon, je ne vais pas regarder mon avant-bras pendant une heure, j’ai encore du travail à faire.

Je me relève et m’apprête à quitter le bureau lorsque la douleur revient de plus belle.


« Ah ! » lâché-je sans contrôle.

Je ne saurai qualifier la souffrance que je ressens à présent… c’est comme si on me brûlait le bras ou qu’on m’arrachait la peau… Et cela se répand peu à peu dans mon corps ! Ah ! J’ai mal !

Je lâche l’enveloppe et m’accroupit sans grande maîtrise par terre, dans le bureau. Je sers mon bras contre ma poitrine, et inconsciemment je me mets en position fœtale. Les jambes recroquevillées vers le haut du corps. Je tremble comme une feuille morte.

J’aimerais hurler, appelez à l’aide. Mais lorsque j’ouvre ma bouche pour crier, aucun son ne sort. Je m’effondre totalement, je n’arrive plus à résister à quoique ce soit. Je gigote dans tous les sens, tandis que je sens mon corps comme vidé de son énergie.

Mon corps lui-même semble m’agresser. Ma poitrine est écrasée, je ne respire plus, je ne suis réduit qu’à un état misérable de convulsions et de tremblements. Je sens même de la bave sortir de ma bouche tandis que j’essaye encore d’appeler à l’aide.

Je tourne pour me mettre sur le ventre, mes bras devant mes yeux, ils sont devenus aussi blancs que la neige, tandis que les veines semblent être devenues complètement bleues. QU’est-ce qui m’arrive ? !

Dans un ultime effort, je tire sur ma manche pour revoir la marque du Démon.

Elle s’est partiellement effacée ! Qu’est-ce que cela veut dire ?

Je n’ai pas vraiment le temps de réfléchir, je vais mourir si ça continue ! Le démon serait-il entrain de me tuer ? Quelle enflure !

Mes côtes m’enserrent, je ne peux toujours pas respirer, qu’est-ce qui m’arrive ?! Il n’y a donc personne dans cette maison pour venir m’emmerder dans mon bureau quand j’en ai le plus besoin ?!

Soudainement, je reçois comme de petits coups de poignards dans le ventre. Ah ! la souffrance est insoutenable ! Pourquoi je n’arrive pas à crier ?! D’où proviennent toutes ces attaques ? Est-ce vraiment Namtar ou bien est-il entrain lui aussi de souffrir ?

Je tends la main vers l’entrée du bureau, comme dans une vaine tentative d’appeler un secours qui ne viendra probablement pas.

Je gît sur le sol un long moment, tentant de ne pas m’étouffer avec ma langue, complètement paralysée par la peur et les convulsions. Je pleure comme une petite fille, je n’arrive plus à me contrôler ni contenir les douleurs qui parcourent mon corps.

On me poignarde dans le ventre, on me brûle les bras, on m’écrase la poitrine et les côtes, on m’arrache les chairs dans le dos, je ne sens plus mes jambes… Qu’est-ce qui peut bien provoquer cela ?

Le Lieutenant Harch m’avait dit que les pactes magiques étaient dangereux avec des entités comme Namtar, j’ai bien peur d’admettre qu’il a raison. J’ai sous-estimé les potentielles conséquences… Et maintenant je vais probablement mourir, seule.

Et alors que mes espoirs de survie diminuent avec les minutes qui passent, chaque seconde m’approchant plus de la tombe, j’aperçois une imposante forme surgir dans le bureau et s’agenouiller près de moi.

Elle me soulève et me prend dans ses bras pour ne pas me laisser sur le plancher de bois. Elle me sert fortement, pour tenter de réduire les convulsions.


« XUPENG ! XUPENG ! » hurle t-il.

C’est Francis, je reconnais sa voix. Je n’ai pas la force de faire quoique ce soit, si ce n’est de continuer de trembler dans tous les sens.


« Huayan crève pas putain ! Laisse pas ton fils tout seul ! » me crie t-il presque dessus.

Mon fils, Yue.

Non, je dois m’en sortir ! Ce n’est pas son imbécile de père qui saura s’occuper de lui correctement, il faut que ces tremblements cessent ! De quoi ai-je l’air devant mon subordonné ?! C’est inacceptable.

J’ai beau me ressaisir, la douleur est toujours là. Cependant, elle semble sur une pente descendante. Elle se stabilise et diminue peu à peu. Une autre forme apparaît dans la pièce, vu la taille et la forme de l’ombre, il s’agit de Xupeng. Il se précipite aussi à mes côtés pour m’inspecter.
Ma vision est trouble, mais je peux imaginer que mes deux compagnons sont terrifiés par ce qu’ils voient : pensent-ils à un empoisonnement ? Ou autre chose ?


« Xupeng, fait quelque chose putain !
- Je ne sais pas quoi faire ! Je n’ai jamais vu cela ! »

Il se relève pour disparaître au coin de l’entrée, Francis me tient toujours. Je peux sentir la chaleur de son corps, comme si le mien en était complètement dénué. Quelle est cette sorcellerie ?

Après une brève absence, Xupeng revient au pas de course avec quelque chose. Je ne sais pas quoi, je ne vois rien clairement. Juste des formes, et les lumières provenant de l’extérieur de la pièce.

Leurs efforts sont vains, mais petit à petit ma crise se calme. Je me stabilise et bientôt, ma vision revient ainsi que l’usage de la parole.


« Ag…Agou… Ni… Ah ? » tenté-je en vain.

« Qu’est-ce qu’elle veut nous dire Xupeng ?
- Je ne sais guère, laissons lui un moment, elle semble revenir à un état normal. »

Après un bref instant où je reprends possession de mon esprit entre les bras réconfortants et protecteurs de Francis, je peux enfin communiquer.

« Je… Je vais bien.
- Déconne pas Huayan, tu bavais plus qu’un crapaud il y a pas dix minutes.
- Vous avez été empoisonnée ?
- Xupeng, aide moi à me nettoyer. Francis, va attendre dans le salon vert. Je te rejoins là-bas quand j’ai fini ma remise en beauté… Je ne veux même pas me regarder dans un miroir. »

Ils m’aident à me relever, mes jambes sont encore un peu faibles, mais je peux marcher. Direction le cabinet de toilettes. Après un long moment à reprendre mes esprits, Xupeng m’assiste pour me rhabiller, puis nous rejoignons Francis…

Je ne peux plus leur cacher, je vais devoir leur expliquer le pacte que j’ai… Conclue. Et la suite de mes plans.
Maître brasseur

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le Mar 4 Déc 2018 - 17:56
En soit, j’me suis posé une question pendant la lecture de cette exploit. Mais, laquelle ?! C’était une question sur la temporalité.

C’est pas la première fois que j’le dis, mais j’ai toujours en tête que les combats ne durent jamais longtemps à cause des limites d’un corps. Celui-ci étant incapable de supporter des échanges de coup brutaux. Cependant, la lutte entre Lenore et Death dont faire référence ce rp, avait une allure titanesque pour la simple raison qu’ils ont tout deux une bonnes endurance et agilité. Ce qui en découle donc est une lutte plus longue que la moyenne.

Alors, quelle est a véritable question de temporalité ?! C’est de ce rendre compte que, le temps pour que le combat soit éreintant pour Lenore et Death, il aurait dû flinguer Huayan depuis bien longtemps.

C’est ce que j’aime bien dans cet exploit, c’est que ça reste logique dans notre système. Huayan ne recevait qu’une partie des dégâts parce qu’elle est lié, et cela l’a infecté de ouf pour la raison simple que c’est une douleur qu’elle n’a jamais ressenti et qu’elle ne devrait pas ressentir à ce stade ! Les pactes, c’est véritablement magnifique, qu’est-ce qui arriverait dans l’autre sens… ? Voilà une nouvelle question.

Bon, on arrête de se poser des questions et on commente.

Il y a un truc qui m’a fait lever les yeux au plafond, et c’est un truc dont j’ai déjà parlé dans un commentaire. Les dialogues. Les trois premières répliques de Francis ? C’était pas dingue. Sans méchanceté ! Mais, j’y croyais pas un seul instant. C’était un peu bateau et j’me demande si les gens disent vraiment ça en dehors des films. En vrai, j’pense vraiment que c’est l’un des clichés du cinéma qui m’agace le plus.

Bref, vraiment, j’ai envie d’être lourd avec ça mais prenez deux minutes pour vous demander ce que ça rend réellement. Il manquait plus que la larme et la lèvre tremblotante pour faire le cliché complet. Comme le langage ultra châtié dans ce genre de moment. Sérieux, tu laisses la verve de côté quand c’est la panique.

En final, une idée très intéressante, j’ai juste eu envie de baffer Francis avec la tapette à cliché.



Facile : 11 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en Défense.

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