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L'Aquilon

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le Ven 23 Nov 2018 - 21:43
Septimus se leva aux aurores, comme il en avait pris l’habitude ces derniers mois. Le soleil, d’un orange profond, éclairait petit à petit le camp, composé de tentes, de charrettes, de sacs de couchage et d’un tas d’autres éléments, où il se trouvait. Les sentinelles se levèrent des souches qui leurs servaient de siège, le corps raide et endolori d’avoir du veiller une bonne partie de la nuit. Les femmes se dirigeaient lentement vers une vieille marmite, qui avait connu de meilleurs jours et conditions, commençant déjà à préparer le maigre repas de midi, si les chasseurs ne trouvaient pas mieux que les quelques légumes dénichés la veille. Les chevaux commencèrent à s’agiter, impatient de recevoir leur pitance qu’un homme bourru, et mal réveillé, était parti chercher dans leurs fournitures. Enfin, des hommes armés sortirent de tentes dressées un peu plus loin, près à embrasser cette journée et toutes les opportunités qu’elle offrait.

Le jeune homme s’étira, replia son sac de couchage et se dirigea vers une veille matrone qui donnait déjà à tous les autres leur tâche pour la matinée. Elle lui mit dans les mains une veille hache rouillée et il prit la direction d’une forêt à quelques lieus de là. Leur petit groupe avait choisi de s’installer près d’une rivière, et d’une forêt, afin d’avoir un terrain de chasse suffisant. Tout en évitant les riches propriétaires terriens qui pouvaient se montrer particulièrement dangereux pour les voyageurs nomades qui passaient accidentellement sur leurs terres.

Faire tomber un vieux chêne lui prit une bonne partie de la matinée. L’ex étudiant avait beau être fort, manier l’outil d’un bras était loin d’être idéal. Cependant, la matrone savait qu’il était le plus rapide à cette tâche. Et surtout qu’il n’avait besoin de personne pour l’aider. Lorsque l’arbre tomba, un énorme vacarme troubla la tranquillité des bois. Des dizaines d’oiseaux quittèrent leur nid, des lapins et des cerfs s’enfuirent à toute allure. Si les chasseurs étaient déjà en position, ils auraient probablement l’occasion d’en attraper un ou deux. Sinon, ils passeraient tous une nouvelle journée à écouter leur ventre gronder.

Essayant la sueur qui dégoulinait sur son visage, l’infirme ré-affermit sa prise sur la hache, et commença à élaguer le tronc. Le travail était long et fastidieux. Le chêne, au vu de son âge, possédait de nombreuses branches qui rivalisaient presque avec son corps – ce qui n’était heureusement pas le cas des quelques rameaux qui poussaient. Son travail avança petit à petit, au même rythme que le soleil qui allait atteindre son zénith. Lorsqu’il eut fini, il regroupa les branches en plusieurs tas de taille réduite afin de les transporter, et les entoura tous d’une corde. Enfin, il planta la hache violemment dans le tronc, et s’adossa contre ce dernier. Il sortit de la poche de son pantalon un croûton de pain qu’il mangea avidement. Il sortit ensuite de son autre poche une petite pomme et la mangea plus calmement. Légèrement hydraté, il pourrait reprendre son œuvre.

Le fugitif ferma les yeux un instant, profitant d’une légère brise qui passait entre les arbres. Les feuilles des autres conifères le protégeaient des rayons du soleil, et de la chaleur qui frappait tous les habitants de ce monde lorsque midi sonnait. Sans s’en rendre compte il s’assoupit, son corps heureux de pouvoir récupérer. Il se réveilla quelques heures plus tard lorsqu’un coup de feu retentit au cœur de la forêt. Baillant, il se redressa, et récupéra son outil. Qu’il abattit encore et encore sur le tronc mort, jusqu’à le débiter en morceau d’un mètre de longueur et de largeur. Il attacha ce qui lui restait de corde à l’un des morceaux, et commença à le traîner jusqu’au camp. Tous les ramener lui prit le reste de l’après-midi. Récupérer les divers tas de branches lui prit une partie de la soirée. Dans ces moments, il détestait n’avoir qu’un bras.

Lorsque le blond eut fini son dur labeur, il se laissa tomber sur le sol. Ses vêtements étaient poisseux et puants. La poussière et la terre faisaient un travail remarquable pour cacher les couleurs – ou la qualité – des tissus. La matrone vint déposer une gamelle en métal près de sa tête, maintenant qu’il avait accompli sa tâche. Une odeur de biche et de pommes de terre se fraya un chemin jusqu’à ses narines, faisant sauter son estomac de joie face au délice qui l’attendait. Prenant sur lui, forçant malgré les courbatures, il se redressa et commença à manger. Autour de lui, les rires et les sourires lui réchauffaient le cœur. Une des sentinelles débuta une chanson graveleuse qui se propagea immédiatement à ses voisins. Puis à tout le camp. La bonne humeur régnait cette nuit. Elle n’avait que trop tardé.

Le maître de la keyblade se coucha avec quelques notes de musique provenant d’une guitare et d’un harmonica. Le lendemain, la même routine se déroula. Il alla voir la matrone qui lui donna un bac de linges, en le regardant avec de gros yeux. Il comprit le message, et sourit un peu honteux. Il se dirigea vers la rivière, puis la remonta jusqu’à trouver un coin désert, loin de la route, de n’importe quelle habitation… ou de toute personne qui pourrait le voir. Il se déshabilla et entra dans le cours d’eau. Il s’immergea complètement, et resta sous l’eau durant une minute entière, profitant de la fraîcheur et de la tranquillité. Puis il remonta brusquement et s’ébroua comme un chien. L’eau dégoulina sur son visage, tomba en goutte éparse à travers sa longue barbe dans le lit de la rivière. Il pressa sa longue chevelure – qui lui arrivait maintenant jusqu’à la taille – afin de l’essorer autant que possible. Il laisserait la force du courant emporter le maximum de saleté. Malheureusement la vie de vagabond ne fournissait ni savon ni shampoing. Ou kit de rasage d’ailleurs. Il s’approcha de la berge et prit la bassine. Il l’a remplie d’eau, et posa le grattoir. Ensuite, en calant ce dernier avec son menton, il prit ses vêtements un à un, puis ceux des autres. Là encore, avoir de quoi réellement les nettoyer – et parfumer – serait un luxe qu’il aimerait avoir. Malheureusement, une bonne partie de leurs provisions étaient tombés dans un ravin des semaines plus tôt.

Lorsque sa tâche fut accomplie, le keybladeur sortit de l’eau et s’allongea dans l’herbe. Le soleil n’était pas encore haut dans le ciel. Il estima qu’il devait être aux alentours de dix heures. Il avait le temps de sécher à l’air libre… et d’en profiter pour se reposer un peu. Il détestait devoir jouer les bûcherons. Il avait eu la malheur d’en faire trop un fois – beaucoup trop par rapport à eux – et depuis, le groupe attendait de lui les mêmes performances. Il secoua la tête, et observa un nuage qui ressemblait à un petit ourson. Il imagina quelques instants ce qu’il pouvait faire, à des milliers de pieds du sol, puis s’endormit. Cette fois, ce furent les insectes qui se posaient sur lui qui le réveillèrent. Il en était couvert. Il se releva et les balaya tous de la main rapidement, avant de se rhabiller. Il prit ensuite le bac, dont les vêtements avaient repris leur place, et marcha tranquillement vers le camp. Aujourd’hui, s’il restait suffisamment de restes, il pourrait espérer manger deux fois. A condition que sa tâche de l’après-midi ne soit pas trop longue.

Avant même d’être arrivé, le vent lui porta l’odeur de la viande de lapin grillé. Ainsi qu’un cri de femme. Sans lâcher le bac, l’ex mercenaire fonça à toute allure. En pénétrant dans le camps, il vit un des hommes ivre et aux mains terriblement baladeuses. Une jeune femme qui les avait rejoints récemment le repoussait tant bien que mal. Laissant tomber le linge, il s’approcha à grande enjambée, tira le type par le col de son manteau et le repoussa. Sans perdre de temps, il lui décocha un coup de pied dans le ventre, suffisamment fort pour le faire plier en deux, et recracher sa bibine. Ensuite, il lui balaya les jambes, le faisant tomber dans son vomi, puis lui fit une clé de bras, son genou sur la nuque de sa victime. Au bout de quelques secondes, il le relâcha. L’ivrogne partit sans rien dire vers l’extérieur du camp. Soit pour dessaouler, soit pour vider ce qui lui restait d’alcool, et ruminer sur ce qui venait de se passer.

Étant le seul membre du camp à ne pas toucher à ce type de médicaments, les femmes comptaient sur lui pour jouer le rôle de protecteur. Fort heureusement, il n’avait pas souvent à le faire. Même saouls, la grande majorité des hommes savaient se tenir. Et les rares qui conservaient un poil de jugeote dans cet état ne se risquaient pas à subir le traitement sévère qu’il leur réservait. Septimus s’estimait chanceux.

Après avoir pris son repas, le jeune homme fut de corvée de nettoyage. Il alla jusqu’aux poteaux où ils conservaient leurs chevaux, et prit une brosse sur une des selles posées au sol. Il brossa mécaniquement tous les équidés, l’esprit ailleurs. Et l’oreille dressée. Le chef de bande discutait avec son bras droit, un homme qui se tenait bien droit et restait fort, malgré son grand âge, grâce à une vie passée au grand air, libre de toute contrainte. Une descente chez le propriétaire terrien voisin semblait prévu pour la fin de semaine – si les informations qu’il avait récolté se révélaient justes. Il ne dit rien mais il aurait souhaité que le chef fasse enfin appel à lui. Il n’avait peut-être qu’un bras, et aucune expérience avec les armes à feu, mais il était plus que capable. Et certainement plus utile qu’à garder le camp. Toutefois, jamais depuis qu’il les avait rejoint on ne lui avait proposé cela une seule fois.

Les deux hommes avaient passé l’après-midi à sélectionner les membres de leur petite expédition alors que le fugitif s’était occupé des chevaux, y compris de ceux qui venaient de lui être apporté – petite courtoisie tardive des chasseurs. Après avoir fini, il rejoignit la femme qu’il avait aidé, et ensemble ils distribuèrent la pitance devant chaque membre du camp. La bonne ambiance de la veille continua cette nuit aussi, mais il n’eut pas le cœur d’y participer cette fois encore. Il alla se coucher alors que de sombres nuages obscurcissaient le ciel, bloquant les rayons de la lune.
Maître brasseur

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le Mar 4 Déc 2018 - 14:56
Alors, rentrons directement dans le vif du sujet ! Ouais, j’suis comme ça. Donc, ça fait longtemps que tu n’as pas écrit (ici, du moins) et que tu n’as pas été noté. Pour cela ? J’ai pris le temps de lire ton dernier texte en tant que Septimus pour me faire un avis.

J’ai alors eu une impression, lors de la lecture de cet rp et du précédent, à faire remarquer.

Il y a une évolution dans le style de l’écriture. Plutôt ? Il y a une évolution dans ta façon d’écrire. Ici ? Tu prends le temps de décrire les choses, c’est posé, c’est calme. Il n’y a pas cette sensation, à la lecture, d’avoir tapé ce message sous une contrainte et / où une énervement. Toi et moi le savons, tu as déjà eu ce genre de texte et c’était beaucoup plus sanguin.

Est-ce que c’est un bien ? Un mal ? Il n’y a pas de réponse.

Ce que je remarque ici, c’est une volonté de bien faire, de réfléchir et de ne pas agir sur un coup de tête. Ça, c’est bien et c’est plaisant à retrouver. Pourquoi ? La simple raison qu’être ici, ça doit rester un plaisir. Enfin, nous avons déjà eu cette discussion de long en large ! En soit, moi, j’suis content de voir ça. C’est que c’est bien, non ?

Sinon, pour parler de l’exploit en lui-même ! Disons que, j’ai quelques interrogations, d’autant que j’ai lu les deux exploits. Comme annoncé plus haut, tu prends le temps de détailler tes actions et ton environnement. Néanmoins, ce qui me questionne le plus, c’est de savoir où tu te trouves exactement. Le coup de la caravane, j’ai compris. Mais pourquoi, qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Une bande de sauvage profitant d’un manchot.

Bref, c’est le meilleur conseil que j’puisse donner, c’est celui de savoir si tes lecteurs comprennent bien ce qu’il se passe. L’idée d’un récit en arrière, prenant un point du récit et expliquant peu à peu est une bonne façon de parler d’un « trou ». Sauf qu’il faut faire attention à ce que cela ne pose pas plus de question que nécessaire.

Facile : 11 points d'expérience + 110 munnies + 2 PS en Force !

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