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le Mar 20 Nov 2018 - 16:27
Eh bien… l’y voici. Une porte dérobée au fond d’une allée qui sent la pisse. Erik observe les alentours sans nostalgie. Il faut le dire, Illusiopolis ne lui a pas tant manqué. Toujours les mêmes chambres miteuses, les mêmes arnaqueurs de coin de rue, et le même ciel sans soleil. Ca ne lui a pas manqué, non.

La légèreté d’un pot entre potes en revanche, oui. Enfin, entre potes. Il avait prit une bière ou deux avec Hélène, qui était venue le chercher à San Fransokyo y’a un temps. Rien de très jouasse — c’eut été étrange. Après tout, c’était pas comme s’il était parti un soir sans crier garde alors qu’ils avaient dépassé la 2e base depuis un moment. Elle n’avait pas trop apprécié. Ca s’en ressent. Bien qu’arrangeante, elle le tacle régulièrement avec une petite pointe de malice qui se teinte d’amertume. Mais ça lui passera peut-être, qui sait ? Dans un sens il l’espère. Malgré la gêne qui s’installe parfois timidement, Hélène est un peu ce qu’il a de plus proche d’une amie, là. Ce serait con que ça vire mal — encore.
Alors oui, il y a une probabilité que vous connaissiez un peu les « aventures d’Erik Woods au Domaine Enchanté. » Auquel cas vous pourriez vous dire : « Mais attendez, il a eu des potes ! Regarde comme il s’est bien amusé pour le 1er Avril avec Lutgard, Alice, Ian, Olaf, Esmerine et ce personnage en fond auquel pour une fois t’as pas donné de nom donc on a même oublié qu’il était là ! Pourquoi ça lui aurait manqué les potes ? Et puis la nana avec qui il était quand il a quitté Illusiopolis c’était pas genre, quelqu’un de pas important ?! » Je vais donc en profiter pour mettre ça au clair ; puis nous reviendrons à Erik, sa porte dérobée et son allée qui sent la pisse.

Déjà concernant ce fameux 1er Avril, vous vous emmêlez les pinceaux. Certes, il y a vu du monde — des gens fort sympathiques même — mais cela ne veut pas pour autant dire que l’instant fut des plus magiques. Prenez Ian : il lui avait dit vouloir révéler que le faux-prêtre avait menti, avait tordu la vérité pour offrir une place dans les ordres au garçon, plutôt qu’en prison. Un acte qui peut, certes, paraître à certains d’entre vous être une bonne chose… mais qui reste problématique au sein d’un ordre religieux comme le Sanctum. Comment pensez-vous que quelqu’un comme Pentaghast aurait prit la nouvelle, hein ? Mal, à n’en pas douter. On parle tout de même d’une organisation ayant saigné la garde royale du Domaine Enchanté, et dont le dirigeant actuel s’est ouvert la main pour étaler son sang sur un bouclier en geste symbolique. Olaf, l’apprenti sorcier, faisait pour sa part la gueule. Et puis Esmerine, la vieille sorcière ? Elle a passé son après-midi à se moquer d’Erik et à lui faire frôler l’arrêt cardiaque. Le jeune homme (bien qu’il ait presque trente ans) s’était même énervé de son attitude, souvenez-vous ! Parlons-en d’ailleurs de ce quasi-AVC. Les forêts et Erik, ce n’est plus vraiment l’entente cordiale. Il n’a aucune envie d’en fréquenter une pour le moment. De mauvais souvenirs... que l’ombre des arbres lui projette sans cesse.
Tout ce paragraphe pour dire : tout est toujours complexe. Car malgré ce que je viens d’écrire, oui, Erik a apprécié des gens lors de son séjour au Domaine Enchanté. Mais il leur mentait, se cachait — et ce degré de dualité, même discret, change tout. Il empêche de se laisser aller complètement. Il empêche de pleinement apprécier ce que l’on a.

Aussi, quand bien même Erik avait su aimer le Domaine Enchanté, et s’était rapproché de certains de ses habitants, son rapport avec eux n’avait rien à voir avec le rapport plus brut qu’il peut avoir avec Hélène.
Il est Erik Woods, tout simplement. Et son seul mystère est la cachette où il s’est terré pendant deux ans.

Quant à Hélène…

En un sens, elle avait été l’une de ces relations qui se serait éteinte, comme les autres. En un sens, sur le moment, elle n’avait pas eu tant d’importance. C'est vrai. Il n’avait d’ailleurs pas véritablement pensé à elle, lorsqu’il était parti — et par la suite.
Et puis quand il l’avait revue, à San Fransokyo… sa voix et son visage lui avaient évoqué une bouée de stabilité. Quelque part. Alors il s’y était raccroché. Et c’est pas quelqu’un de si mal, Hélène.

Mais revenons donc à Erik. Et surtout, à Jimbo.
Jimbo, le contrebandier, dont le nom plane sur ce texte.
Jimbo, le contrebandier, qui n’a rien d’un pote.

Erik toque à la porte, cinq coups secs, puis entre. Un vieil homme voûté attend là, les yeux rivés sur son bureau — une planche rongée par la moisissure, posée sur deux tréteaux. Les néons verts qui brillent au-dessus de sa tête lui donnent un air sinistre de zombie en devenir. Il ne bouge pas. Le jeune homme se contente de le saluer de la tête et prend la porte au fond à gauche, sortant ainsi de ce cagibi étroit et étouffant. « Yop Erik, » lui lance Alphonse, un gros bras tout droit sorti de la Forêt de Sherwood, assis sur son tabouret. Un ours ! — un vrai. Au pelage noir, engoncé dans une doudoune grossissante. Il fait plus que frisquet dans ce couloir, il faut l'avouer. « ‘Lut Al’. Que raconte l’Eclaireur ? — Erik se brusque d’un frisson.
- Ah bah ça parle pas mal de c’monde là. Le nouveau.
- Ah. Ouais j’en ai entendu parler, un peu. Je m’y suis pas trop intéressé j’t’avoue.
- Tu d’vrais, ça a l’air parfait pour les vacances ! Un peu plus authentique que la Costa del Sol je dirais.
- T’as jamais foutu les pieds à la Costa Al’, ricane notre escroc.
- J’ai lu tout c’que j’ai à savoir !
- Tu sais, un monde ça s'lit pas. Si t’y as pas mis les pieds t’as pas vraiment moyen de savoir.
- J’ai pas besoin d’avoir foutu les pieds à la Cité du Crépuscule pour pas vouloir y poser une griffe ! — le vigile hausse le ton, aussi piqué que prit d’un mauvais élan humoristique et voulant marquer le coup.
- Certes. »

Erik sourit finement, avant de saluer l’ours de la main, tournant les talons. « Roooh Erik fais pas la gueule ! C’était une blague ! » Le jeune homme ne répond pas. A dire vrai, il ne se formalise pas de cette petite référence à son monde d’origine. Lui non plus n’a pas vraiment envie de mettre les pieds à la Cité du Crépuscule à l’heure actuelle. Mais si Alphonse se sent suffisamment coupable, il amènera des chouquettes demain — comme toujours pour se faire pardonner — et cette perspective n’est pas déplaisante. Allons, c’est de bonne guerre !

Nouvelle porte, nouvel espace. Un grand sous-sol réaménagé. Un vieux garage revu en centre d’opération pour petite entreprise de contrebande. Quelques espaces clos ont été aménagés ça et là, mais l’endroit reste pour l’essentiel une vaste salle aux tons tristes, parsemée de colonnes chiffrées. Il est tôt encore, mais les hommes de Jimbo s’activent déjà ; les affaires vont raisonnablement bien, et les effectifs ne sont pas si nombreux. Erik en salue quelques-uns (que vous aurez le loisir de découvrir, un jour peut-être), passant devant un chargement de gadgets ramenés de San Fransokyo, et une caisse de babioles type Terre des Dragons. Ah, quelques bouteilles de pulque venant de la fameuse « Santa Cecilia. » Le rhum de Port-Royal est devenu impossible à se procurer, la faute à un blocus sans fin. Il faut donc trouver de l'exotisme où il y en a. Erik n’a jamais goûté de pulque, tiens. Une petite curiosité s’empare de lui — mais il s’abstient. Le « Boss » serait capable de lui faire payer la marchandise. Pas de tarif préférentiel.

Jimbo le contrebandier. Le fameux. Somnolant presque sur sa chaise, observant le petit train de ses gars d’un oeil encore imbibé d’alcool. Il s’anime toutefois d’un large sourire en voyant sa nouvelle acquisition s’approcher. « Aaaah Erik ! Comment tu vas dis-moi ? articule-t-il d’un air trop enjoué.
- Va, répond notre ami sans enthousiasme. Emiko veut savoir quand elle aura sous la main le « vaisseau de ton gros porc là. »
- Ouh. Mauvaise journée ?
- Oui. Elle attend encore les pièces que tu lui as garanties hi-
- Ca arrive. » — Jimbo le coupe sèchement. L’escroc se tait, attend. Car sous ses airs de sympathie et de trop de sourire, Jimbo le contrebandier est du genre violent. Vraiment violent. Et il s’énerve vite, parfois pour bien peu. Alors lorsqu’il commence à s’agacer, lorsque son ton se fait moins solaire et son attitude moins ouverte… mieux vaut le laisser redescendre rapidement. Ah. Il sourit de nouveau. « Mais dis-moi, t’as pas l’air très heureux aujourd’hui. » Non, Erik n’est pas très heureux aujourd’hui, c’est une bonne remarque. Et s’il put s’en cacher, il décide de l’exposer : le regard légèrement plissé, posture trop droite pour être naturelle — contenu. « En effet. Ca t’intéresse, Junior ? s’enquiert-il en croisant les bras, le ton tout juste trempé de sarcasme.
- Evidemment ! éclate le contrebandier. Tu es… plus ou moins l’un des nôtres maintenant. »

Jimbo se redresse ce disant, faisant quelques pas vers Erik sans que celui-ci ne bouge. Il pose la main sur son épaule en un signe amical — après une hésitation subtile qui en dit long.
Il est agacé.

« Mais m’appelle pas Junior mec, siffle-t-il entre ses dents. Y’a plus de Jimbo Senior, ça a plus d'sens. » Le contrebandier rehausse le ton, dans un semblant de décontraction. « Puis j’ai toujours détesté ce nom ! Tu l’sais. »

Un temps. Sa prise sur l’épaule de l’escroc se raffermit légèrement.

« Non ? »

Si. Junior avait toujours haï ce nom. Il avait été comme une infantilisation constante — mais pas peu méritée. Tandis que son père était « Jimbo le contrebandier, » celui qui fait peur, celui qui aurait pu vendre sa famille et son amour pour un super coup… lui était « Junior. » Le petit gars teigneux et fouteur de merde qui n’avait qu’un rôle mineur dans le réseau de son paternel ; par manque de juste vision et de self-control nécessaire aux affaires. Un petit con qui trouvait cependant son utilité dans le sang brûlant qui l’habitait, et dans sa capacité à faire souffrir sans trop d’états d’âme. Il avait été un très bon outil. Mais seulement ça, un outil.
Du moins… il l’était quand Erik avait quitté Illusiopolis.

Entretemps, « Junior » a manifestement trouvé assez de grâce aux yeux de son père pour pouvoir hériter de son business à sa mort — et à force de bouffer de la merde et de fumer et de boire, Jimbo père est bien décédé. Une preuve indéniable que les meilleurs ne sont pas toujours les premiers à partir.
Pour ceux qui n’avaient pas aimé le changement… Junior y était allé comme il sait le faire le mieux. Aux poings.

Erik pour sa part, avait été surpris. Lorsque Hélène lui avait dit que Jimbo voulait le voir, il s’était imaginé Jimbo père. Il aurait préféré voir Jimbo père, aussi. Car tout connard qu’il était, il avait un soupçon de prévisibilité que son gosse ne possède pas nécessairement. Junior, donc, tout heureux de voir Erik, l’avait accueilli comme un vieil ami un peu curieux et inquiet : où avait été ce cher Erik Woods tout ce temps ?! Où s’était-il caché ? Personne n’avait pu le trouver pendant près de deux longues années ! Un record ! Oh comme Jimbo était heureux qu’il soit venu à lui pour cette sombre histoire de papiers. Il regrettait tellement les quelques coups qu’ils avaient fait ensemble. Allons, Erik ! Il ne fallait pas tant te diminuer, en fait tu es plutôt efficace, bien bâti ! Un bon équipier. Quel dommage que tu ne te lances qu’à moitié dans ce que tu fais ! Et quel dommage que tu aies eu ces ennuis qui t’aient forcé à disparaître ! Mais heureusement, tu avais frappé à la bonne porte Erik Woods. Junior — enfin Jimbo, puisque « Junior le contrebandier » sonnait mal — était si content de ton retour. Lui. Sous-entendu, d’autres ne le seraient pas.

Or, Erik a besoin d’un peu d’économies pour aller s’installer durablement dans un monde plus agréable — qui sait, monter son bar de plage sous le soleil ? — et a donc prit sur lui d’accepter la proposition de CDD de Junior (qui n’avait, à ce moment-là, pas encore délivré les papiers que l’escroc lui avait commandé). Après tout, tout ceci ne serait que transitoire.
Décidément, ce mot ne porte définitivement pas bonheur à notre ami.

L’unique raison pour laquelle il avait accepté le fameux job, était qu’il espérait bénéficier de la protection de Junior au cas où quelqu’un lui chercherait des noises. Mais voilà, il avait apprit hier soir que ce fameux gang qui pouvait vouloir l’étriper s’était fait déloger/sauter/massacrer par la Shinra. Ce que Junior… Jimbo, savait. Et s’était bien gardé de dire.

Alors non, Erik n’est pas très heureux aujourd’hui.

« Oui. » se contente-t-il toutefois de répondre, sobrement. Nulle envie de se faire brûler la moitié de la figure comme le dernier gars ayant trop cherché le « Boss. » « Alors dis-moi ! reprend Jimbo. Je n’aime pas te voir avec cette tronche. Je t’apprécie tu sais. » Et comment. Erik lui avait évité de se faire choper sur un coup qu’ils avaient fait ensemble. Depuis, il a (pour le meilleur comme pour le pire) ses faveurs. « T’aurais pas pu m’dire que plus personne voulait ma mort dans le coin ? » L’escroc observe, décroisant les bras pour une mine faussement décontractée. L’air de rien. Des broutilles !
« — Eh bien — laisse traîner son interlocuteur — tu n’as pas demandé. Et puis je suis pas devin ! Même si tu l’avais fait je n’aurais pas pu te le garantir.
- Tu sais de quoi je parle.
- Pfft. Viens ! On va papoter ailleurs. » Jimbo fait signe de suivre, le pas léger, se dirigeant vers l’un des espaces cloisonnés de la planque, simplement meublé d’une table et de trois chaises.

« — Bon ! éclate-t-il une fois la porte close, pour briser le silence. Soit. Je n’ai pas fait un exposé d’une heure sur la situation locale. Mais encore une fois tu ne l’as pas demandé. Je t’ai juste offert un taff le temps que tu te poses un peu et… tu as accepté. C’est aussi simple que ça Erik.
- Un taff que j’aurais peut-être pas accepté si j’avais su que j’pouvais faire autre chose. De genre —
- Main-d’œuvre payée à la journée sur un des chantiers d’la ville ? Allons Erik… j’me sens insulté ! Mon offre est quand même meilleure que ça, dit-il d’un air mélodramatique.
- Plus risquée, aussi.
- Pourquoi ? Parce que la contrebande c’est pas vraiment légal ? Ecoute Erik. Je sais qu’t’as filé du paysage un moment mais merde ! Y’a rien qui soit pas au moins un peu illégal dans c’monde. Et puis c’est pas comme si on braquait la Shinra ou quoi. Ils s’en foutent. La Lumière s’en fout, la Coalition Noire s’en fout, le Consulat s’en balance, le Sanctum aussi… l’Eclaireur est trop occupé à noter les nachos de Santa Cecilia… et les Mercenaires… s’ils s’en foutent pas, c’est seulement parce que bosser avec nous pourrait leur rapporter des munnies. Et pour le moment vu leurs emmerdes on s’en tient loin ! T’as moins d’risques à bosser pour moi que pour le kebab d’en face tellement le gars s’fait raquetter souvent. »

En ça, Jimbo n’a pas tout à fait tort. « J’aime pas la cachoterie, sur le principe, » commente donc Erik. « Un peu foutage de gueule, non ? De mémoire t’es pas connu pour être le plus blanc des agneaux de ce côté-là.
- Ni le plus sale.
- C’est pas difficile. Tes standards sont bas. »

Erik prend le temps de le détailler. Jimbo. Gars un peu petit de taille mais assez musclé pour que ça se voie — pas comme un body-builder tout de même. Mâchoire marquée, cheveux blonds tondus, vêtements décontractés mais pas surchargés. Les mouvements lestes et alertes, même dans sa démarche, qui trahissent comme il attend constamment que quelque chose ou quelqu’un lui tombe dessus. Juste pour avoir le plaisir de réagir. Un sourire large aux dents étonnamment blanches, et ni tatouage, ni piercing.

« Tu veux arrêter ? »

Peut-être. Même si Jimbo a raison et que tout le monde se fout d’un peu de contrebande de petite échelle, ça signifie devoir regarder par-dessus son épaule. Et c’est épuisant.

« — Erik… mec. J’vais être honnête avec toi. Tu sais j’étais sérieux en disant qu’c’est dommage que tu t’lances toujours qu’à moitié dans c’que tu fais. T’es un gars solide, mais t’en fais rien. Putain t’es comme un cafard !
- Ah bah mer —
- Sht. Tu m’laisses finir. T’aurais dû t’faire bouffer d’puis longtemps avec ton attitude de branleur à demi-investi mais t’es encore là ! Bon. Assieds-toi. Allez ! — Erik prend place, bien que la tournure de la discussion commence à l’agacer — Je sais qu’Illusiopolis c’est pas vraiment ton plan de carrière. Ok. Mais réfléchis sérieusement. J’aimerais qu’tu restes avec nous. C’qu’on fait, c’est c’que tu sais faire ! Et je pense que si tu te poses deux minutes, tu verras qu’t’es très bien ici.
- Et si je veux repartir comme je suis venu ?
- Eh bien tu fais ton choix. Je serai juste… déçu. »

Juste déçu ? La bonne blague. Ce con ne peut pas être assez stupide pour simplement laisser partir un homme qui connaît certaines de ses planques, et a les noms de gars du réseau. Ou si ? Non. Erik ne peut pas le prendre au sérieux.

« Tu sais quoi ? Prend l’temps d’y penser. Je m’occupe de faire transmettre à Emiko ses machins. Toi tu rentres chez toi. Demain, si tu reviens, j’aurai une mission pour toi. Si tu l’accomplis, tu seras un des nôtres.

Mais… si tu ne le souhaites pas… alors ne viens pas. Je saurai à quoi m’en tenir de un, et de deux il est probable que ça me fasse chier. Non. Que ça m’énerve. Autant te le dire de but en blanc. Après tout… tu n’aimes pas les cachoteries hein ?
 »

Un instant. Lentement, l’escroc se relève. « Wep, » soupire-t-il. Il ouvre la porte, Jimbo s’écartant tranquillement de son passage.

« Salut, » laisse échapper Erik sur un ton monocorde.

« A demain, » s'amuse Jimbo d'un sourire.
Maître brasseur

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le Lun 26 Nov 2018 - 23:21
Honnêtement, à chaque fois que j’vois le nom du protagoniste de ce rp, je ne peux m’empêcher de penser à Jimbo Jones dans les Simpson. Du coup ? Ton Jimbo à le look de Jimbo Jones.

C’était le point inutile.

Donc ! Ce rp. En soit, j’suis partagé. En fait, j’ai envie d’aussi partager ce rp en deux parties. La première, en mode « Dans les épisodes précédents » et la seconde un peu plus « Serious Business ». Pourquoi ? Tu vas le comprendre… Maintenant !

Les deux parties me plaisent beaucoup, néanmoins, j’suis moins fan de la méthode d’explication dans l’une. Plus précisément, la première partie. Le titre que j’ai donné n’a pas de sens. Pourquoi ?! Simplement que, le ton décidé de tout expliquer ainsi que la façon un peu « Viens, assis toi prêt du feu que je t’explique » m’attache moins. Attention, j’adore ce que tu expliques, c’est juste la façon qui me dérange.

Pour la simple raison que, dans mon esprit, ça sonne légèrement forcé. Que tu te sentes obligés d’expliquer. Alors que ? Si nous avions eu un Erik accoudé à une barre en train de fumer une clope pour expliquer cela sur le ton du regret non-divulgué, ça aurait eu un impact bien plus puissant. Attention, j’suis pas en train de dire que de directement s’attaque au lecteur est mal, j’le fait systématiquement en tant que Chen. Simplement que, le ton, il me semble plus survolé. Pour la simple raison que ça fait vraiment explicatif.

Toutefois !

La seconde partie, j’suis sous le charme. Le ton est tellement plus cool, un peu à la façon d’un film noir avec la voix-off qui accompagne les dialogues. Parce que j’adore les parallèles, j’ai eu le ton « Sin City » en tête avec la discussion qui se déroulait devant moi. J’étais à fond dans le texte, hyper satisfait de ce que j’voyais et j’ai cru à chacun des dialogues. Limite, comme dans le parrain. Il manquait plus qu’à ce que Jimbo se tape la joue et ça aurait été sublime.

Bref, j’ai bien aimé ce rp et j’suis plutôt curieux de la suite de celui-ci avec le bon Jimbo. Tu comptes tabasser Bart…?


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