Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
199/500  (199/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Sam 10 Nov 2018 - 11:12
« C’est la SALSA DU DÉMON ! PIIIIIIIN, PIN PIN LA ! PIIIIIIIN, PIIIIIIIN, AAAAAAAAH, AH ! »

C’est sur la douce voix de Francis que nous traversons les ténèbres des Routes Stellaires en direction d’un monde « nouveau » pour nous. Mon fidèle pilote a vu la nouvelle dans l’Eclaireur et a insisté… Fortement pour aller manger des tacos et des burritos à Santa Cecilia.

Moi qui regrette amèrement d’avoir quitté la Costa del Sol, il a réussi à trouver un moyen de retourner dans un monde semblable en peu de temps. Merci Francis.


« Ouiiiiii, je suis Belzébuth ! Horreur ! Je suis un bouc, je suis en rut ! Horreur ! Malheur ! »

Outre l’objectif avant tout culinaire de l’expédition, je veux aussi constater l’état là-bas et voir s’il y a des opportunités de long terme à envisager… A priori, peu de gens de l’extérieur sont allés sur place pour l’instant. Nous devrons nous faire discrets, pour éviter d’attirer trop les regards. Un exercice périlleux avec mon acolyte.

« Pourchassant les puceaux en fuite ! Horreur ! le démon du sexe m’ha-BITE ! 
- Tu as fini Francis ? Je commence à en avoir marre de tes chansons étranges.
- Je peux pas utiliser ma voix en or avec Xupeng, il vient me taper avec un balai sinon.
- A juste raison, peut-être ? Tu es un artiste incompris, c’est ça ?
- Tout à fait, Madame ! 
- J’aurai tout entendu avec moi. » dis-je, pouffant légèrement de rire.

Avec le temps, nous sommes devenus amis, je dirai. C’est appréciable d’avoir quelqu’un sur qui compter en cas de coups durs. Il n’est pas fiable pour tout bien sûr, mais au moins il est loyal envers ses proches et se bat avec conviction. Il sait qu’il est libre, s’il voulait partir, il aurait pu. Il a fait le choix de rester. Tant mieux pour « nous ».


« Prête à goûter les meilleurs tacos de l’univers Madame Song ?
- Pas vraiment Francis. Je suis juste curieuse de voir à quoi ressemble ce monde. Nous sommes habillés en accord avec les locaux ? »

J’ai mis une tenue de civile, proche du style d’Illusiopolis, avec un impair beige. Francis m’a prévenu que cet endroit était un peu comme la Costa del Sol au niveau du climat : chaud. J’ai pris également des lunettes de soleil, pour cacher mes yeux. Nous ne pouvons prévoir les réactions des autochtones face à une femme venue d’ailleurs – et aussi charismatique que moi, il faut l’avouer- avec un regard « étrange ».

« On va bientôt arriver, accrochez-vous on va frôler le sol pour se planquer dans un coin. » dit-il, se faisant rigoler tout seul.

Nous pénétrons dans ce nouvel endroit. Immédiatement, nous sommes assaillis par la vive lumière du soleil. C’est l’aube, et pourtant les rayons sont aveuglants. Je mets mes lunettes pour protéger mes yeux.

Après un rapide survol d’un pâté de maison, nous atterrissons dans une petite ruelle, semble-t-il désertique. Et sale. Mine de rien, mon service de propreté de la ville marchait bien à la Costa. Ils en auraient besoin ici.


« Francis, tu ne penses pas que nous sommes un peu trop à découvert ici ?
- Noooooon. C’est calme, vous en faîtes pas. Puis de toute façon, au pire, ils jetteront de la tequila sur le capot. C’pas un drame. Pas de soucis madame. 
- Si tu le dis… »

Pas une âme qui vive dans cette impasse, désormais bien remplie par mon vaisseau.

Nonchalamment, je descends de l’appareil, réajustant mes lunettes, l’air blasé. De quoi vais-je être encore témoin aujourd’hui ? J’ai beau apprécié Francis pour de multiples raisons et parfois à mon grand étonnement, il a tout de même une fâcheuse tendance à faire… Des bêtises, pour rester polie.

Le sol est pavé, c’est ancien et mal entretenu. Des herbes folles s’entrelacent entre certaines petites pierres, tandis que certains blocs se sont décrochés avec le temps. Et dire que j’ai mis des talons…


« Quel est donc notre projet Francis ici ?
- SHHHHHHHTTTT ! Ici, pas de Francis…. Appelez-moi… Juan-Carlos Delavega.
- Et puis quoi encore ?
- Et vous, vous serez…
- Je serai « Madame », cela devrait suffire.
- Muy bien ! » dit-il avec un ton moqueur.

Je n’ai jamais parlé cette langue locale de la Costa. Je la comprends, mais je ne la parle pas. Apparemment, celle-ci semble proche de Santa Cecilia.


« Bon. Il est encore tôt, on fait un petit tour en ville, et ensuite vers quatorze heures, on va manger des tacos et des burritos. On les prend à emporter et on les mangera en vol sur les Routes Stellaires !
- Hors de question que tu salisses encore le tableau de bord Francis.
- Alors… De un, je m’appelle Juan-Carlos, de deux, je ne me rappelle absolument pas de cette histoire… Vous êtes sûre que c’était moi ?
- Nous ne sommes que deux à piloter cet engin, Francis. Si ce n’est pas moi, c’est toi.
- Allez, en route ! »

Et il part, sifflotant avec sa démarche bien à lui. Cette démarche, insouciante, à la limite de la provocation. Tsss… Il a le don m’irriter quand il veut. Je le suis malgré tout. Je me demande bien ce qu’on a pu lui raconter sur ce monde… Ou ce qu’il a encore lu dans l’Eclaireur.

J’avoue avoir beaucoup de peine de maintenir une démarche élégante avec ces satanés pavés. N’y a-t-il pas des zones sans trous dans le sol dans cette ville ? L’urbanisme a été négligé bien trop longtemps. La Shinra ferait fortune ici pour des travaux de réhabilitation de l’immobilier et du domaine routier. Ce n’est ni fait, ni à faire ce bazar.

Hum. J’ai parlé trop vite. Après quelques minutes à travers diverses petites rues, nous débouchons sur une grande place. Bien que je sois très critique, je dois admettre que l’espace est bien entretenue –ou préservée, selon les points de vue-, et propre. Quelques feuilles mortes orangées flottent un peu par terre, donnant encore plus de couleurs chaudes à un monde qui semble en avoir à revendre.

A cette heure matinale, il n’y a pas foule. Quelques personnes cependant, commencent à affluer ici. Dont des hommes avec des guitares et des costumes… Particuliers. Comme quoi, on peut être encore plus ridicule que Francis ivre dans une taverne. Et dire que son surnom chez les soldats de la Shinra, c’était « Furie Rouge » … Ils auraient mieux fait de l’appeler « Nez Rouge », c’est plus proche de la réalité.

J’exagère le trait bien sûr, il est rarement ivre. On ne peut pas dire que ce soit un ivrogne. C’est plutôt un pilleur de garde-mangers et de caves. Je crois qu’à la Costa del Sol, certains habitants appelaient cela « être un bon vivant ». La plupart n’ont jamais brillées par leurs capacités intellectuelles vous noterez, mais ils sont sympathiques dans le fond. Ils ne m’ont jamais fait de torts pour la plupart en soi, c’est louable.

Francis me tire de ma rêverie en me montrant du doigt une statue blanche trônant au milieu de la place. Il y a un certain mauvais goût dans les coutumes vestimentaires locales mais je peux reconnaître une certaine qualité artistique à cette sculpture blanche.


« De-la-cruz. » décrypté-je à voix haute.

Décidément, ils se sont passés le mot avec Costa del Sol. Les noms ressemblent beaucoup à ceux du monde dans lequel nous sommes restés près d’un an avec Francis. C’est intéressant. Je reste attentive aux mouvements des gens autour de la zone. A priori, rien de gênant ou de suspect, mais je préfère rester sur mes gardes : je ne suis pas en terrain connu ici.

Après un dernier tour de la place, nous décidons de prendre une grande avenue menant à… Certainement un lieu important. Les boutiques se préparent à ouvrir, les commerçants rangent leurs dernières caisses de ravitaillement. Les gens ont pour la plupart un air… Sympathique. Je ne ressens aucune hostilité particulière en tout cas.

Ayant un peu avancés à l’aveuglette, nous arrivons devant les grilles du cimetière. Les lieux portent encore les traces fraîches de la Fête des Morts. De façon étonnamment similaire à mon peuple, les locaux semblent offrir des offrandes à leurs défunts sous forme de nourriture, de fleurs et de boissons parfois. Comme quoi le bon sens peut parfois apparaître là où on l’attend le moins. Pour nous c’est la Fête des Fantômes, pour eux c’est le « dia de los muertos ». Pourquoi pas, pourquoi pas.

Je remarque la présence d’une impressionnante quantité de ces pétales orangés. Cela doit faire partie des célébrations, il y en a littéralement partout en ville. C’est suffisamment intéressant pour que je doive enquêter, du moins un minimum. D’autant plus que nous pourrons au moins justifier le trajet en vaisseau jusqu’ici pour un motif plus important que des « burritos ».

Je fais signe à mon acolyte de me suivre entre les dalles blanches. Un sacré cimetière que celui-ci. Les allées semblent former un labyrinthe de pierres et de fleurs à perte de vue. Je dois bien le reconnaître, c’est plutôt propre et bien entretenu. Je remarque de nombreuses croix sur les tombes ou à côté. Cela doit être le culte religieux local. Je m’arrête un instant pour demander à mon –pas humble du tout- serviteur.


« Francis. Ces croix sont un signe distinctif de quelle religion ?
- Vous êtes jamais allée à la Cité des Rêves c’est ça ?
- En effet.
- C’est le catholicisme. Je sais pas si les deux mondes sont au courant, mais ils ont une croyance commune oui.
- Intéressant. »

Je ne m’y connais pas trop en spiritualité des autres mondes. Pas que cela ne m’intéresse pas, mais j’ai déjà suffisamment à faire pour en plus me rajouter la charge d’aller étudier les différentes religions de la multitude de mondes de notre univers.

Après une petite marche de quelques minutes, nous trouvons un bien joli caveau familial sous un arbre. Il est petit mais bien entretenu, des offrandes sont encore posées à l’intérieur. Je fais signe à Francis de monter la garde ici. Il ne comprend pas tout de suite.


« Qu’est-ce que vous faîtes ?
- Je vais me renseigner sur ce monde. Manifestement, le cimetière est une partie importante de celui-ci. Donc je vais parler avec les morts.
- Mais vous allez pas rentrer dans ce truc en plein jour si ?
- Je vais me gêner. Monte la garde, je serai rapide. »

Je n’attends pas plus longtemps et débloque la porte, je rentre discrètement dans le petit caveau et avance vers le modeste autel. Je fais preuve d’un minimum de respect en m’inclinant légèrement devant celui-ci. Puis, je fais quelques mouvements avec mes bras accompagné d’une petite incantation. Lorsque j’ouvre les yeux, un fantôme de squelette se trouve devant moi.

Je suis surprise. Les fantômes ici sont plus « colorés » que ce que j’ai pu observer ailleurs. Je fais manifestement face à une femme. Outre son squelette fantomatique que je distingue clairement, elle a des cheveux plutôt bien tenus, une robe jaune et orange, des bijoux fantaisies et quelques marques de peinture sur le crâne, au niveau des joues.

J’ai l’impression que je la surprends entrain de manger les offrandes. Ah ! Alors c’est ainsi : les esprits des ancêtres peuvent revenir dans le monde et mangent ce que leur famille leur offre. Cela donne tout son sens à la tradition chinoise également ! C’est plus enrichissant que des burritos… Sauf en terme de matières grasses peut-être.


« Pardonnez mon intrusion madame, mais pourrai-je m’entretenir avec vous ?
- Hum ?! Vous pouvez me voir ? Qui êtes-vous ?! Vous n'êtes pas morte de ce que je vois !
- Calmez-vous, madame ! Je suis juste une… Visiteuse venue d’ailleurs. Je cherche uniquement à comprendre comment fonctionne ce cimetière. »

Elle est toujours méfiante. Elle plisse légèrement les yeux et s’approche de moi.

« Vous avez de la chance de ne pas être morte, sinon je vous aurai mis un coup de sandales dans la figure pour entrer comme cela chez les gens ! » dit-elle, mécontente.

Elle met ses mains sur ses hanches squelettiques et finit par demander :


« Bon, que voulez-vous savoir, étrangère ?
- Pouvez-vous m’expliquer le fonctionnement du Dia de los Muertos ? Pourquoi les offrandes ? Pourquoi les pétales oranges partout en ville ?
- Ah oui, vous ne savez vraiment rien en effet.
- … »

Je me fais souffrance pour ne pas répliquer. Restons entre gens de bonne société pour le moment.

« El Dia de los Muertos est le moment de l’année où les vivants et les morts se retrouvent pour une période de temps déterminée. Un gigantesque pont de ce que vous appelez « pétales oranges », se dresse entre le pays des morts et celui de nos descendants. Nous pouvons le traverser et venir rendre visite à nos enfants. Traditionnellement, ces pétales sont sensés « montrer la voie » aux esprits pour les mener jusqu’à leur famille. » dit-elle.

Elle marque une légère pause, avant de reprendre :


« Cependant, les vivants doivent remplir certaines conditions pour permettre aux morts de traverser. Ils doivent avoir dresser un autel dans leur maison, ou sur la tombe de la personne regrettée, avec une photo de la personne. Pas de photo, pas de sortie du monde des morts.
- Que se passe t-il si pour une raison ou une autre, personne ne dresse un autel avec une photo d’une personne ?
- Pas de passage possible.
- Et que se passe t-il si un mort est oublié ?
- Que voulez-vous dire ?
- Les ancêtres si vieux que plus personne ne se rappellent d’eux.
- Ah… »

Son regard baisse, manifestement il y a quelque chose avec ça. Je suis toujours étonnée de voir les points communs entre el dia de los muertos et le culte des ancêtres en Chine. C’est fascinant.

« C’est la seconde mort. Quand plus personne ne se souvient d’un mort… Il meurt au pays des morts et disparaît à jamais.
- Je vois.
- Aussi, plus vous recevez d’offrandes, plus vous êtes riches dans le pays des morts. Le Delacruz qui est à la place principale de Santa Cecilia en est un exemple. Vous verriez sa maison chez nous… C’est un palais.
- Merci de ces précieuses informations.
- Maintenant partez, étrangère. Vous n’êtes pas de ma famille, alors quittez ce caveau.
- Bien, merci de votre temps. »

Je m’incline légèrement et m’extirpe de la tombe pour retrouver Francis.

« Alors ? Vous avez eu vos infos ?
- Oui. La dame était très polie.
- Ah bon ?
- Tout le monde n’est pas aussi sauvage et territorial que toi, Juan-Luca. Allez, allons trouver tes tacos et tes burritos, ce soleil commence à me gêner. »

Nous quittons le cimetière et errons un peu en ville en attendant l’heure du repas. Les rues s’animent de plus en plus et déjà la musique commence à raisonner vers la place de Delacruz. C’est un monde très vivant, même chez les morts manifestement : je n’ai jamais vu des fantômes aussi colorés.

Nous nous faisons discrets et évitons de parler avec les locaux. Nous ne connaissons pas leur vision des étrangers, donc nous devons nous faire aussi petits que des souris.


« Hey Madame vient voir ! » crie Francis.

Pour la discrétion, c’est réussi.


« Regardez, un vendeur de burritos et de tacos ! On s’en prend quelques-uns ?
- Oui. Nous sommes venus spécialement pour cela.
- Ok, pour une question de goût je vais m’occuper de donner les ingrédients !
- Ne m’en prenez pas trop, je n’aime pas manger avec les mains. »

Je le vois saluer très chaleureusement le commerçant avec sa petite boutique, non loin de la place Delacruz. Pendant ce temps, je scrute un peu les environs. Manifestement, ce n’est pas encore l’heure du déjeuner pour les habitants. Nous sommes en avance.

Après vingt minutes, je vois que Francis récupère un gros sac en carton. Je m’approche pour le coincer contre un mur de la rue.


« Il y a quoi dans ce sac ?
- Bah les tacos et les burritos !
- Tu en as pris combien ?
- Bah six tacos – cinq pour moi et un pour vous-, et cinq burritos – quatre pour moi et un pour vous toujours- et vu que j’aime bien faire mes achats en nombre pair, j’ai pris un paquet de tortillas avec du guacamole !
- Tu es fou Francis. »

Je reprends la marche avec lui. Cette fois-ci, nous retournons au vaisseau. Quelques badauds regardent notre appareil. Lorsque nous remarquons cela, nous accélérons la marche pour rejoindre l’appareil et décoller sous les regards fascinés, inquiets, apeurés des habitants de cette impasse.

Nous partons en vitesse, ni vu ni connu avec un sac de nourriture qui commence à empester dans le vaisseau. Heureusement que nous avons un filtre dans le vaisseau pour purifier les odeurs.


« Nous ne ferons pas ça tous les jours Francis ! Nous avons des choses bien plus importantes que d’aller te goinfrer dans tous les mondes des Routes Stellaires.
- C’est du tourisme gastronomique, pardonnez-moi d’avoir du goût ! Et puis, vous êtes bien allée parler à un vos morts, je vous ai pas fait un caca nerveux pour autant, héhé !
- Continue comme ça et je te fais faire le ménage à la place des serviteurs… Dans tout le manoir.
- Ok, je retire ! Je retire ! Bon admettez, c’est sympathique ce monde quand même !
- Oui, oui… La Costa del Sol était mieux organisée je trouve, du moins quand j’étais en charge. J’imagine que maintenant, c’est la confusion dans les services de la ville.
- Au pire on s’en fout, c’est pas comme si on aimait bosser pour la Shinra quand on était là-bas… Maintenant, on va passer à autre chose Madame Song ! » dit-il, en appuyant sur le bouton du tableau que je ne connais que trop bien.

« Look at me, I'm a beautiful creature 
I don't care about your modern time preacher,
 
Welcome boys to my show, I will teach ya ,
Bam-bam-bam-oup Brram-bam-bam-oup !
 
Hey, I think you forgot how to play,
 
My teddy bear's running away,
 
The Barbie got something to say hey,
 
My "Simon says" just leave me alone,
 
I'm taking my Pikachu home,
 
You're stupid just like your smartphone !

- Oh non, pas encore Francis !
- Allez en chœur Madame Song ! »

Il prend une grande inspiration :

« Wonder Woman don't you ever forget,
 
You're divine and he's about to regret,

He's a bucka-mhm-buckbuckbuck-mhm boy 
Bucka-mhm-buckbuckbuck,
 
I'm not your bucka-mhm-buck-mhm-buck-mhm !

- Je suis médusée.
- Avec moi ! »

Et là, dans un éclat de folie musicale qui le caractérise, il lève les mains en l’air, lâchant au passage les commandes de l’appareil un bref instant et chante avec la radio :

« I'm not your toy (Not your toy),

You stupid boy (Stupid boooooooooy),
 
I'll take you down now, make you watch,
We're dancing with my dolls on the motha-bucka beat ! »

La route va être longue pour rentrer.
Maître brasseur

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
269/400  (269/400)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 14 Nov 2018 - 18:14
Oui, il s’agit de l’un des rares moments où j’suis en train de gratter l’internet du Taff pour poster des trucs. Vous me manquez, il faut que j’le fasse !

Bref, aujourd’hui, un commentaire.

Toutefois, j’ai pas grand chose à dire sur cet exploit. En soit ? Tu prends en compte les remarques et tu fais attention aux points que j’énumère le plus souvent. Donc ? C’est bien ! Si j’avais une critique à faire, ce serait peut-être la raison de la présence de Huayan dans ce monde. Cependant ? Ce n’est pas une vraie critique. En finalité, on trouve souvent des raisons pour aller où nous voulons aller et celles-ci sont plus ou moins acceptable.

L’idée d’un personnage qui fait réellement le tour des planètes rien que pour déguster les spécialités ? Ça m’fait sourire. Limite, un gars qui n’a d’autre occupation que ça, j’imagine l’épisode de « Man versus Food » et j’aime l’idée.

Donc voilà, j’ai vraiment rien à dire sur cet exploit. Il est assez sympathique et j’aime bien les parallèles. Toutefois ? Une envie me passe par la tête et j’ai envie de parler d’un « phénomène » que j’ai observé et dont Surkesh avait une fois parlé sur la CB. De quoi il s’agit ? Grossièrement, ça a été nommé la « flemme du mage » et j’ai envie d’extrapoler cela par la « flemme du personnage ».

C’est un débat ouvert, j’profite juste de ta notation qui permet d’en parler plutôt que de balancer ça sur Discord ou la CB. Ce n’est pas une critique à ton encontre ou même un conseil, j’ai juste envie d’écrire des trucs.

Donc, qu’est-ce que la « flemme du personnage » selon mon point de vue ?

Il s’agit simplement de la facilité avec laquelle, guidé par notre système, une personne sera plus ou moins facilité à accomplir une tâche par rapport à une autre personne.

Exemple venant directement de cet exploit ? Avec des informations quant à la façon dont ce monde fonctionne, surtout avec la mort et comment fonctionne les rites. Pour Huayan ? Il « suffit » simplement à réveiller un mort et à lui parler. Si celui-ci est assez coopératif ? Voilà, Huayan à les informations et s’en va comme une princesse. Alors qu’un autre personnage, tel que… Agon ? Lui, il devra traîner dans les bars ou les églises, poser des questions, s’intéresser directement à la fête et parler à bien plus de personne que Huayan pour obtenir le même degré d’information !

Vous voyez où ce que j’veux en venir. Simplement que, le système étant tel que nous le connaissons, l’un ou l’autre est capable de ce sortir plus facilement d’une situation qu’un autre. Est-ce que, pour autant, ça rend la méthode plus ou moins intéressante ?

C’est donc en connaissant cela que je n’aime pas nommer ce « symptôme » la flemme d’un personnage. Dans mon souvenir, j’ai eu la tristesse de voir ça dans les archives parce que j’voulais en parler. Certains disaient que ça en devenait inintéressant de devoir en arriver là. Toutefois ? J’suis tellement pas d’accord. C’est ce genre de situation qui rend un personnage unique et une situation unique. Pour l’exemple plus haut ? C’est aussi intéressant de voir Huayan parler à un mort qu'Agon interroger la moitié de la ville.

De voir une évasion selon le point de vue de Lenore, qui cherche à être discrète en parallèle avec Jecht qui à la possibilité de détruire tout sur son passage. Surkesh qui devient invisible pour contourner un groupe d’ennemi alors que Death charge et combat. Pamela qui séduit pour avoir ce qu’elle désir alors que Lulu doit payer pour avoir des informations. Des exemples ? Il y en a des millions et il n’y en a pas un plus important que l’autre, encore moins parce que cela est jugé trop facile.

Donc, voilà ! J’voulais simplement en parler, toucher un mort pour que cette idée ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Sinon ? Ton exploit est pas mal !



Facile : 11 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en Symbiose ! Mince, il y avait un truc en plus dans les cartons, une carte postale de Santa Cecilia !

_______________________________
 
messages
membres