Apprentie Marraine

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: capitaine
XP:
Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Left_bar_bleue89/350Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Empty_bar_bleue  (89/350)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 5 Avr 2019 - 11:59


Il me caresse la tête. Je rougis. Je crois que j’ai émis un petit piaillement de chauve-souris ravie. Je me sens un peu vidée mais je ne savais pas que c’était à ce point. La sensation de la chaleur de ses mains sur mon crâne m’a fait un bien fou ! J’en souris béatement. C’est réconfortant. Je sens la tension dans mes épaules et mon dos disparaitre. Enfin un peu d’amour dans ce monde de trépassé ! Je ressens comme l’effet d’un baume au cœur. J’en ai presque envie de me frotter à sa main avec le dos rond comme un chat. Mais oh ! Je ne suis pas un animal ! Ressaisis-toi Garance !

Bon je me reconcentre ! Ou en est-on ? Une armée de morts-vivants aux trousses. Un gros macchabée recousu qui dort à quelques mètres. Des ruelles miteuses et poussiéreuses digne d’un labyrinthe dans lequel nous nous sommes enfoncées au hasard…
L’enfant pointe une direction… voyons si je me souviens bien, quand nous étions en l’air par là il y avait… ah oui ! Les lumières ! D’accord, d’accord, bon plan, bonne idée. Gentil garçon.
Uh… Le vampire pointe une autre direction en le tenant par le poignet. Voyons par-là, il y a … vers le ciel chargé lourdement de nuage des … euh… trucs qui bougent… Ça se rassemble… Ce sont encore des os… jusqu’ici ça ne m’étonnes même plus… C’est quand même assez gros. Et crochu. Et griffus. Et ailés. Et avec une gueule pleine de flammes jaunes, oranges et bordés d’un bleu très clair et vif…

Donc je suis quasiment exactement sûre que c’est à peu près spécifiquement le moment de PANIQUER ! FUYONS !



Je tire une fois de plus sur la manche du manteau, épouvantée. Un dragon squelettique nous survole dans notre dédale prêt à nous vomir les flammes des enfers sur le crâne. Je saute de toutes mes griffes sur la main du vampire qui retient le poignet de l’enfant. Je ne lui fais toujours pas confiance ! Lâche-le ! Je crois même que je lui ai mordu le pouce… Bon ce n’est pas très orthodoxe mais je m’excuserai plus tard… s’il y a lieu.

Je sens soudain un mouvement. Le corps de l’enfant s’allège. Moi qui suis agrippée sur son bras aussi. Je vois le vampire qui penche également, dans le même mouvement en miroir. J’entends le cliquetis furieux de casseroles qui se répercutent. L’armure a pris les devants et nous a attraper une fois de plus sous le bras, tous les trois. Enfin les deux sous le bras, moi je suis collée comme une broche ou une sangsue. Je ne compte pas sur le poids total. Au final cette armure noire, je l’aime bien. Il a la réactivité d’un aventurier habitué des problèmes de ce genre !

Il nous sauve la vie assurément encore en nous déplaçant des premières vagues de flammes. L’air a gagner en chaleur digne d’une fournaise et les maisons noircissent encore davantage mais bizarrement, elles ne brûlent pas.

BOOM ! Hic ! Je sursaute en lâchant un cri de souris apeurée. L’armure a enfoncé une porte branlante d’un coup de botte en plein élan et nous a jeté à l’intérieur à la hâte. Il va falloir qu’on reparle de ces manières de brutes ! Nous allons bientôt avoir plus de bleus à cause de nos atterrissages forcés que de par les combats que nous menons ou non. En plus il nous hurle dessus ses ordres !

Pas bouger ! Il revient nous chercher après…. Après quoi ? Il compte vraiment nettoyer ce monde de tous ses monstres à lui seul ???! Mais il est complètement fou !




Qu’est-ce que c’est ?!! Je redresse les oreilles et je tourne la tête. J’entends des bruits de frottement dans le fond de la pièce. Mes yeux s’habituent un peu plus à l’obscurité encore plus grande de cette maison autrefois fermées dans lequel nous avons été forcés de prendre abri.




J’ai les poils du dos qui se hérissent. Je ne suis pas si sûre que nous soyons tant en sécurité ici…. Tout ce monde est complètement aliéné et semble être entièrement voué à vouloir nous dévorer !!! Je n’ai qu’une envie c’est de partir. Je n’ai qu’une deuxième envie c’est de partir vite et loin ! L’angoisse commence à me briser les nerfs, je tremble. Je crois distinguer le bruit de quelque chose trainé sur le sol. Je vois plusieurs paires de reflets rouges dans l’obscurité.


Ma baguette ?!! Vite ! Crapaud et poussière de fée ! Où ais-je encore rangée cette baguette ! Je suis prise de panique et je cherche partout sur le manteau, dans ses plis, ses poches, les dentelles de son jabot.




Je dois me protéger. Je dois LE protéger……. Est-ce que je dois aussi protéger le vampire ? Ah ! Là je la vois au sol ! Je me jette dessus avant même de réaliser que pour cela j’ai dû m’éloigner de mes deux camarades et m’approcher des lueurs carmin.


Le Pardon Enchaîné

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Left_bar_bleue394/500Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Empty_bar_bleue  (394/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 10 Avr 2019 - 15:55

Il y avait ce truc que tous les dragons faisaient et qui lui foutait la trouille. Cracher du feu oui, ça ça comptait pas. C'était juste avant, ce gorgnement qu'ils faisaient quand ils allaient te rôtir. C'était bien décidé, tu n'avais plus qu'à courir te cacher en espérant que ça se passerait bien. Manque de bol ça ne se passait jamais trop bien.

L'avantage c'était que celui-là il était déjà m- non, l'autre aussi c'était un genre de liche. Bon. Fallait pas compter sur ça.

Un dragon vivant c'était trop espérer ?

La petite équipe était en sécurité dans un bâtiment, fallait qu'ils soient assez malins pour ne pas en bouger et tout se passerait bien pour eux. Il le leur avait bien dit et espérait qu'au moins un sur trois comprenne. Il pariait sur le petit vampire. Le manteau avait l'air tétanisé et la chauve-souris accrochée à lui comme une tiquet pleine de trouille.

Dans sa tête, la sacro-sainte prière à Etro. Perclue de petits commentaires. Etro toi qui sait, putain aide moi. Toi qui voit, dis à Aub que je l'aime, mais vraiment.

A ce moment il n'y avait quasiment qu'elle dans son esprit, c'était bête, c'était stupide même mais il n'y pouvait rien. Sa réflexion fut, de toutes manières, coupée net par le sol sur lequel il se jeta, à l'abri d'un jet de flammes. Il y avait un laps de temps entre le grognement de la bestiole et les flammes, il l'avait appris à ses dépends d'ailleurs, quelques années plus tôt et il n'était quand même pas peu fier de pouvoir réutiliser cette connaissance à bon escient.

Mais se planquer n'allait pas suffire. Et c'était pas avec un fléau d'arme dans une main et sa tête dans l'autre qu'il allait réussir. Le soldat était parvenu à un certain équilibre, avec sa tête séparée comme ça de son corps. Il se repérait sans trop prendre de temps – sans trop, mais sans en prendre. Il était toujours trop lent et il commençait à avoir vraiment chaud, pas de la manière qui pouvait le rassurer.

S'il fuyait, il abandonnait les trois autres et ça c'était hors de question. Il était venu ici volontairement ergo il ne se défilerait pas, c'était plus simple qu'un code l'honneur, c'était de la logique.

La vouivre fondit sur son abri, non contente de n'utiliser que ses flammes, elle utilisait aussi une paire de serres acérées pour détruire allègrement ce qui se trouvait entre elle et sa délicieuse proie en conserve. C'était peut-être mieux ainsi car Fabri n'avait pas d'arme à distance et il put enfin commencer à harceler la bestiole de quelques coups francs et sincères de fléau d'arme. Quelques os se brisèrent ; c'était encore mieux que s'il avait eu une épée. Coup de bol, se disait-il. Mais ça pouvait encore durer des heures.

La créature revint à l'attaque, pas assez maligne pour garder ses distances. Fabri s'approcha, sortit de sa planque pour continuer de la mettre en miettes. Mais comme venu de nulle part, ses entrailles commencèrent à bleuir ; elle allait recommencer à cracher du feu. Ce n'était pas pour tout de suite, qu'il la foutrait en miettes.

Qu'à cela ne tienne, il attendrait son heure.
 

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Left_bar_bleue23/500Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Empty_bar_bleue  (23/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 12 Avr 2019 - 0:31
Ioan s’approcha d’un pas rapide et léger. Ils n’étaient pas ici chez eux ; ceux qui tenaient cette demeure pour leur n’y laissaient aucun doute. Ils devaient partir ; ce n’était, après tout, pas bien civil de leur part, que d’envahir leur maisonnée.

Le garçon n’avait cependant pas pu se résoudre à attendre que sa petite Dame les rejoigne. Les yeux de leurs hôtes, posés sur elle, lui rappelaient trop la lueur familière de la lanterne sanguine, qu’ils avaient laissé dans leur ancien abri. Ils lui rappelaient trop, bien trop, son plaisir face à la danse macabre du fléau ; son extase, à la vue du sang qui s’écoulait, tombait — reflétait sa lumière. Il ne se sentait guère de laisser la chauve-souris seule. Alors, il s’était approché. Il perçut, parmi les ombres, quelques formes s’animer de gestes silencieux : reculer, d’abord, avant de s’approcher, lentement. Elles lui évoquaient le chat, qui errait près de l’atelier de Maître Patregain, le souffleur de verre auprès de qui il apprenait. C’était un mouvement qu’il l’avait déjà vu adopter, avant qu’il ne croque, de ses petites dents, la main qu’on pouvait bien lui tendre. Il jouait, lui avait-on dit. Etait-ce, alors, que les habitants de cette maison voulaient jouer ? Ioan n’en avait, hélas, pas le temps aujourd’hui — il devait accompagner ses camarades, jusque là où partent les lumières — et quelque chose, dans le regard de ces hôtes, les rendaient bien différents du chat rondelet qu’il avait aimé caresser longuement.

L’enfant s’abaissa, récupérant sa petite Dame d’un geste précis et doux. Son regard parcourut le sol, brièvement : meurtri, et rompu d’entailles profondes. Il ne put retenir une moue désolée. Ioan fit un pas en arrière, revenant aux créatures qui se terraient dans les ombres. Elles bougeaient. Il croyait en voir s’arquer, se cambrer ! Mais surtout, elles le fixaient.

Elles allaient bondir.

Un mouvement de recul. D’incompréhension en incompréhension, chaque rencontre semblait aller pour le pire ! L’enfant ne voyait que leurs yeux : deux orbes sans paupières, éprises d’une flamme éternelle — de colère, de rage. Malgré toute la distance qu’il pouvait ressentir entre lui et ce qui se produisait ici, Ioan sentit sa poitrine se comprimer.

Il entendit — 

— un coup.

Deux.

Trois.

Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf. Plus !

Il avait promis de la protéger ! Il avait dit qu’il ne pouvait pas laisser quelqu’un faire de mal aux autres. Il sentit l’odeur du houblon. Il se souvenait : l’Homme Puissant, le déterminé.

L’une des créatures s’élança dans leur direction.

Le garçon bascula en arrière, cherchant à l’éviter. Nul ne souffrirait ! Comment ? Il n’avait pas le calme médiateur de son mentor, ni de bouclier, comme l’armure ébène avait su s’en faire un d’une porte.

Il ferma les yeux. Il allait échouer, encore.
Mais rien.

Seul le bruit lourd d’un impact sur le parquet blessé lui parvint. Il devait savoir — alors, il regarda : Ioan observa, surpris, les deux iris brûlants de leur hôte glisser jusqu’au sol, à un mètre de lui.

Le fenêtre terne qui coupait l’enfant de ce monde s’était comme imposée, telle un rempart empêchant aux deux groupes d’entrer en contact. S’élevait, jusqu’au plafond, une épaisse couche de verre bombée — Etait-ce son vieux maître, qui soufflait ses rêves jusque dans ses cauchemars ? Ioan sourit. Avec une telle séparation, personne ne pourrait s’en prendre à un autre. Il se releva rapidement, rejoignant l’homme livide en quelques enjambées. Il percevait, derrière lui, le fracas furieux des créatures sur le verre. Il percevait leur cri aigu. Il ne devait pas se retourner. Il n’avait pu les discerner clairement, ni les saluer comme il se devait. Mais il ne pouvait risquer de nouveaux malentendus, et heurts.

Tout allait vite. Si vite. L’enfant se hâtait. Son camarade ouvrait la porte. Tout se décomposait. Lentement. Si lentement. Ioan entendit le tintement du verre, ses crissements pleureurs comme un râle brisé. Pourquoi avait-il si mal ? Qu’avait manqué le garçon, cette fois encore, que l’on souffre tandis qu’il ne cherchait, en ce monde, que la paix de ceux qu’il croisait ? L’enfant ne pouvait l’ignorer. Il se retourna… et il les vit : les rivières de pleurs qui parcouraient le dôme fissuré — des éclairs, éclatés à même sa surface. Ils s’illuminaient d’amarante, se gorgeaient du sang et des flammes qui brillaient dans les prunelles des créatures rampant sur sa surface lisse. Elles s’y tenaient avec tant de ferveur, tant de persévérance ! Mais ils s’en allaient, allons. L’homme sans reflet, sa petite Dame, lui… Ioan ne savait comment calmer leur colère — et le voile qui le séparait du présent l’empêchait de s’en sentir pleinement désemparé. C’était ainsi, tout simplement. C’était ainsi. Il les voyait. Leurs corps se tordaient. Leurs membres rachitiques, aux articulations désaxées, se prolongeaient en griffes aussi fines et claires que les lames les plus aiguisées. La face écrasée, le crâne dégarni, si ce n’était pour quelques mèches, longues et grasses — le garçon percevait leurs hurlements désespérés, s’échappant de larges gueules, aux crocs puissants et jaunis. Ils partaient. Ils partaient ! Pourquoi partaient-ils ? Devaient-ils partir ?! croyait-il les entendre implorer. Elles criaient, criaient de toutes leurs forces ! Certaines, s’égosillant de plus d’une gorge, bardant leurs corps souples et maigres — d’autres frappant le verre de plus de deux bras, de plus de deux têtes ! Leurs chairs aux teintes cendreuses se déformaient, d’autant de plissures que d’éternités attendues au fond de ce cauchemar. Tout allait vite. Si vite. L’enfant ne les avait observées qu’une seconde ; deux, peut-être. Tout se décomposait. Lentement. Si lentement. Il n’avait pas pu ne pas les regarder. Il n’avait pas pu ne pas marquer chaque visage grotesque, chaque corps déformé, dans son esprit. Il n’avait pas pu ignorer le verre crissant, fissuré et larmoyant.

Son souffle se suspendit. Son corps réagit, avant que son esprit ne saisisse la situation. Ioan précipita sa petite Dame dans les bras de l’homme sans reflet, sans le regarder. Il chercha à le repousser, lui aussi… mais il n’avait pas de force pour l’accompagner.

Il ne parvenait pas à quitter les créatures du regard.

Nul ne souffrirait.

La barrière céda, sanglotant d’autant de larmes que d’éclats.

L’enfant ne voyait que leurs yeux. Il n’y avait que les flammes, que la colère ; prête à se déverser sur lui, le noyer, le consumer, l’emporter ! Il n’y avait qu’elles…

Et toi, tu pars en cendres.

Ioan chercha à reculer. Tout allait vite. Il tituba. Si vite. Il se sentit partir vers l’arrière, attiré vers le sol par une force à laquelle il ne pouvait résister. Son dos rencontra l’encadrement de la porte, qui chercha en vain à le soutenir. L’une de leurs hôtes, la première, la plus rapide, l’avait atteint. Il ne voyait que ses yeux. Il ne voyait que cela. La gorge du garçon étrangla un gémissement peiné : il parvint à s’arracher au regard de la créature, laissant le sien glisser sur ses lèvres inexistantes, et ses dents aiguisées ; sur la seconde gueule qui entaillait l’une de ses épaules, puis… ses mains. Ses longues mains, aux doigts comme des couteaux, enfoncés dans sa chair invisible.

Le manteau se teint de quelques larmes sanglantes.

Tout se décomposait. Lentement.

Ioan avait mal.

Si… lentement.

Il sentait cette douleur gagner son abdomen. Il ne savait dire si elle était forte, ou non. Il ne l’avait jamais ressentie. Jamais.

Il ne parvint pas à crier. Il ne parvint pas à pleurer. La toile qui était tombée, entre lui et le reste, entre lui et les autres, entre lui et ce monde, brouillait ses sens. Il avait mal — mal comment ? Il ne savait pas. Juste mal. Comme des étincelles ; une chaleur douloureuse. Tout était flou. Et lent. Si lent.

Tes doigts s’effilent. Ta peur se dénoue, et ta peine s’oublie.

Si lointain.

Et pourtant.

Il ressentait, encore, la présence fébrile d’un homme sans reflet, et de sa petite Dame.
Membre

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Sergent
XP:
Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Left_bar_bleue86/200Zombardiers et cervelles moisies - Page 2 Empty_bar_bleue  (86/200)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 21 Avr 2019 - 13:45
- Je suis maudit ou quoi ?!

Récapitulons : en à peine quelques heures, si ce n'est quelques dizaines de minutes, je m'étais aperçu que j'étais devenu un vampire, j'avais rencontré une armée de morts vivants assoiffés de sang ou de cerveaux ou de... Enfin peu importe, mais ils étaient toujours pas repus. Ensuite, il y avait eu ce gros tas complètement éventré avec son horrible crochet... Une putain de vouivre squelettique cracheuse de flammes menaçant de nous incendier - au sens propre - à chaque instant pendant que nous étions dans la bicoque... Et dans celle-ci, maintenant, une assemblée macabre de monstres difformes vaguement humanoïdes au crâne presque dégarni, un regard écarlate complètement dirigé vers nous ne laissant pas planer le doute sur leurs intentions.

La seule personne vaguement fiable dans le groupe, le chevalier sans tête, avait finalement décidé de partir en mission suicide se confronter à la vouivre. Il me fallait donc absolument en profiter pour quitter les lieux sur le champ. Tant pis pour lui et son piteux instinct de préservation. Le manteau et la chauve souris étaient immobilisés face aux nouveaux assaillants qui continuaient de s'approcher lentement. Les poings fermés et les dents serrées, je décidai de gagner du temps par mes propres moyens. Les yeux fusillant du regard les créatures non vivantes, je levai le bras au ciel. Ensuite, je fermai les yeux, me concentrant, rassemblant le flux de ma magie au niveau de la main et...

Une succession d'éclairs commença à tomber aléatoirement autour de moi et à frapper les terribles créatures. Cela me gagnerait une poignée de secondes supplémentaires. Ensuite, je décidai d'empoigner la manche du manteau rougie par ce qui semblait être du sang pour essayer de le tirer vers moi.

- Faut pas rester ici !

Mon regard s'était fugacement dirigé vers lui puis j'avais commencé à fuir. Je devais un peu le tirer, il semblait avoir un peu du mal à suivre ma vitesse de course, mais je l'y contraignais. C'était tant pour son bien que pour le mien. Si le pire venait à arriver, il me suffirait de les abandonner afin de gagner une poignée de secondes pendant qu'ils servaient de pâture aux ennemis. Je me dirigeais toujours vers la lumière, sans regarder autour, sans un regard en arrière. Elle était mon unique espoir de survie.
messages
membres