Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Mar 23 Oct 2018 - 17:45


[Mini-série]

« BOUGEZ-VOUS LE CUL BANDE DE RATS ! »

Putain de merde.

Huayan m’a donné deux missions : trouver une grotte pour planquer son vaisseau et essayer d’endurcir les six recrues qui ont passé les tests préliminaires. Et croyez-moi, on est encore loin de putain de terreurs de guerre. Même Xupeng me fait plus peur qu’eux.

Je traîne cette bande de feignasses depuis Chengdu. J’essaie de les faire prendre en endurance, en agilité et en muscle. Avec les biceps ça va, mais tenir la distance ils ont encore du mal. Du coup, je cours sans pause. Je suis en putain de sueurs mais je suis leur responsable pour l’instant.

Je crois que mon cœur est au bord de sortir de ma poitrine mais je continue. Je suis devant pendant que les six soldats me suivent du mieux qu’ils peuvent avec leur matériel. Je leur ai fait volontairement prendre. Tu penses bien que tu vas pas marcher sur le champ de bataille à poil avec ton petit slip en coton, mon gars ! Donc ils ont leur paquetage sur le dos et ils se déplacent avec. Et gare au puceau qui le laisse tomber.

Bon, ça fait au moins deux heures qu’on est entrain de monter du déniveler, je vais faire une pause sinon je vais crever en me chiant dessus. Et ça, c’est pas sexy comme mort. Imaginez le titre à l’édition du soir de l’Eclaireur :

« Ancien soldat de la Shin-Ra meurt dans ses propres excréments en montant du 200 m en dénivelé. Un reportage de Roxanne et de Sébastien Lallève. »

Entre nous, je m’arrête pour l’instant, mais eux vont continuer. T’as cru que j’allais les laisser se reposer ?! MDR ma gueule.


« Allez mesdemoiselles, on se met en rang devant moi ! Le premier qui s’assoit je lui colle une tarte et il recommence d’en bas ! »

Voyez, moi j’aime bien ma boss. Elle me laisse m’amuser, on tue des connards et des puceaux et elle a des fesses HYPER bien moulées dans son pantalon de cuir. Je te jure, c’est à se damner. Surtout quand elle rentre quelque part et qu’elle est pas contente : t’as l’impression que ça amplifie les mouvements de ses hanches… Saint prêtre d’Etro en string faut avoir du sang-froid pour résister. Mais bon c’est une maman, faut respecter quand même. J’sais me tenir, j’sais me tenir.

Mais c’est pas parce qu’on est au régime qu’on peut pas regarder la carte.

Il faudra que je l’écrive ce concept dans mes mémoires. J’suis sûr que ça pourra servir à certains dans le futur. J’aimerais quand même laisser quelque chose derrière moi quand je mourrai. Huayan m’a fait comprendre que chez elle y a tout un concept avec les ancêtres et tout… Et si je crève et que j’arrive devant mon vieux, je suis sûr qu’il va me sortir :


« Alors, p’tit con ! Qu’est-ce que t’as fait dans ta vie de merde ?! »

Et là, je répondrai à ce gros tas :

« J’ai écrit un livre. AH ! Tu t’y attendais pas celle-là, wesh ! Va changer ta couche ça dégouline ma gueule ! »

Bon aller on se concentre… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur faire faire… Tiens, je sais le temps que j’y réfléchisse.

« Faites-moi cent pompes chacun. Dans ma grande gentillesse, enlevez vos paquetages. ET QUE ÇA SAUTE ! HOP ! HOP ! HOP ! »

Ils s’exécutent docilement. Ah ! Ah ! Ah ! Ils sont arrivés dans la mauvaise maisonnée pour glander. Mais bon ils ont l’air impliqué dans leur travail et j’ai l’impression qu’ils apprécient l’entraînement : il y a une vraie culture martiale dans ce pays. J’imagine qu’ils adorent souffrir pour devenir plus forts. Ça tombe bien, c’est l’objectif de Huayan.

Une fois que j’ai repris mon souffle, je m’ennuie.


« NUMÉRO SIX ! Frappe moi ! » crié-je.

Il finit de faire deux pompes et il se relève. Numéro six tente de me donner un coup de poing. Comme je m’y attendais, il manque d’énergie. Il va donc apprendre à toujours obéir aux ordres, car frapper faiblement n’est pas frapper.


J’attrape son bras quand il s’approche trop de mon visage et je lui colle un coup de genou dans les joyeuses. Il se plie en deux de douleur au sol. Les autres regardent ce qu’ils se passent avant de continuer leurs exercices.

« Quand je demande de taper, on tape. Ton attaque était trop lente. Maintenant va continuer tes pompes. »

Hé bah on a pas fini de les former c’est moi qui vous le dit. Je les regarde faire. Ils tiennent le coup mine de rien. L’entraînement commence à porter ses fruits. Petit à petit on avance. D’ici plusieurs mois on devrait obtenir six guerriers d’une excellente qualité. Je crains juste un peu de ce que Huayan leur fera passer comme test… Les gars en ressortiront pas entiers je crois. Le corps peut-être… L’esprit c’est moins sûr.

« Bon aller, on reprend le chemin. On va essayer de trouver un endroit pour camper cette nuit. Prenez vos paquetages et en marche ! Hop ! Hop ! Hop ! »

Notre petite compagnie continue sa route à travers ce côté de la montagne, cette fois-ci on ne monte plus, on essaie plutôt de loger le pan en direction de Chengdu histoire de pas non plus faire des détours de malade pour garer le vaisseau.

J’ai un peu cherché aujourd’hui, j’ai pas trouvé de super emplacement.


« Hey Francis, on mange quoi ce soir ? » dit une petite voix.

Putain le gosse ! J’avais oublié que je le portai dans mon dos ! Je me disais bien que je penchai trop vers l’arrière par rapport à d’habitude. Faut que j’arrête la binouze pendant les heures de service, ça va finir par me jouer de vilains tours.


« Ils ont le dîner dans leurs sacs t’inquiète pas, p’tit. » dis-je, professionnel.

Après une petite trotte qu’on a fait en courant sur la fin, histoire de les faire chier jusqu’au bout, on monte le camp sous un grand arbre, à flanc de montagne. Ils s’occupent de tout : monter les tentes, faire le feu, sortir la nourriture, ranger leurs affaires… C’est mieux que ma bonne femme, moi qui vous le dit avec toute l’honnêteté qui me caractérise.

Mais ce qu’ils n’ont pas encore compris… c’est que la nourriture qu’ils commencent à préparer… N’est pas la leur ! Mwahahahahaahaha ! Huayan m’a appris des trucs tellement utiles de bâtard ! T’sais je les laisse faire, histoire de les faire rager. Ça fait partie du test : l’adaptation ; faut savoir s’adapter à toute circonstance.


« Bon messieurs ! En rang devant moi ! Tout le monde ! » crié-je.

Je souris de manière sympathique. Car si Huayan et moi on a gardé une chose de la Shin-Ra, c’est qu’il faut être éthique et responsable.


« Merci d’avoir préparé mon dîner et celui du petit protégé de Huayan. Maintenant vous pouvez aller chercher votre repas… Dans la forêt. » dis-je, très calme et sympathique.

Ils me regardent, pas d’expressions sur leurs visages de prime abord. Je crois qu’ils réfléchissent s’ils me tuent tout de suite ou pas. Vu qu’ils bougent toujours pas, je vais imiter Xupeng quand ils demandent à ses larbins de se dépêcher.


« Allez ! 快快!Vous voulez bouffer ou pas ?! »

Ils se dispersent immédiatement en deux équipes de trois. C’est bien, ils sont organisés, ils sont méthodiques. Faudra pas trop longtemps pour qu’ils reviennent avec des lapins ou ce genre de conneries. En attendant moi, je vais dîner avec le gosse.

« Allez Noah, on va grailler nous.
- Ouais !
- Alors tu veux être soldat plus tard ?
- Ouais, c’est bien ce qu’ils font ! »

L’enthousiasme de la jeunesse. C’est mignon quelque part.

On mange tranquillement. Une petite heure plus tard alors que la nuit commence à vraiment tomber, les deux groupes reviennent, avec deux lapins et quelques fruits sauvages. C’est bien, ils vont pas grossir avec ça. De la bonne protéine animale.


« Allez messieurs, régalez-vous, répartissez-vous les gardes. Moi je vais pioncer. Debout à l’aube, faites pas les kékés ce soir. »

Je tombe comme une pierre dans ma tente avec le petit qui joue un peu avant de dormir aussi. On s’endort tranquillement, on entend les voix des gardes qui parlent entre eux, ils ont l’air d’avoir sympathisé, c’est bien ça. Les liens c’est important au travail. Quand tu en as plus tu te fais chier.

Allez… Une bonne nuit de sommeil et au travail !

Comme prévu, on se réveille à l’aube. Il doit faire quarante degrés dans la tente, le gamin c’est un radiateur c’est pas possible ! J’enfile ma tenue de la veille et je sors de la tente. Je suis sur le cul ! Les gars sont tous déjà prêts, le camp démonté et au garde à vous !

J’improvise du coup :


« Tiens-toi là, numéro trois ! T’as l’air intelligemment, va porter le gosse le temps qu’il se réveille. Les autres, ranger mes affaires ! Perdez pas de temps, je vous attends déjà ! »

C’est pas professionnel ça, le patron qui se réveille après le larbin. J’ai mal au cul en plus, devait y avoir une racine sous la toile de tente à tous les coups. Saleté de nature de merde.

« Allez ! EN ROUTE ! Et on commence par trottiner ! » dis-je, ouvrant la voie.

Fort heureusement pour mes victimes du jour, peu après avoir commencé à courir, on arrive devant une cavité à flanc de montagne. Je m’arrête devant.


« Numéro 1 ! Tu es le plus petit, va voir si y a de la place dans ce bazar ! Passez-lui une torche ! »

Il y va, le pas léger. Il hésite même pas. C’est bien, on progresse. Il s’engouffre dans l’entrée rocheuse et disparaît un court instant. Pendant ce temps-là, j’ordonne aux autres de faire des pompes ! Ils ont cru qu’ils allaient se la couler douce le temps que numéro 1 ressorte ?! C’est mal me connaître !

Après une petite dizaine de minutes, le gars revient. Sans être blessé, ni rien. Il vient au rapport.


« C’est assez grand, il y a de la place pour entreposer beaucoup de choses, chef ! Pas de tunnels annexes ou d’eau. C’est froid à l’intérieur mais c’est tout ! De la roche et de la caillasse ! Aucun animal ! Chef !
- Hé bah c’est parfait ça. Vous avez entendu les gars ?! Relevez vos derches et poussez la pierre qui gène l’entrée un peu !
- Oui, Chef !
- Ouais ouais allez ! Pose-moi cette torche toi et va les aider.
- Oui Chef ! »

J’abuse un peu pour le gros rocher. Je peux le dégommer avec le petit canon du vaisseau, mais bon je me dis que ça leur fait les bras et les jambes de pousser de la caillasse un peu. Ça fait de la muscu’.

Je reprends Noah sur les épaules. Après un petit moment de réflexion, ils décident d’utiliser une corde, - sage décision-, pour tirer dessus et bien entendu, avec un peu d’efforts, ça passe tranquillement. Ceci étant fait, la mission est accomplie. On peut redescendre pour rejoindre la ville et faire coucou à la patronne.


« ALLEZ ON RENTRE ! Le dernier qui arrive me fera mille pompes avant de se coucher ! Allez ! C’est parti, du nerf ! ON EST DES GUERRIERS OU PAS ?! 
- DES GUERRIERS !
- Voilà ! Allez on y va les gars ! »

La mission s’achève ici. On rentre à Chengdu. On prend le déjeuner, ils font une petite sieste d’une heure et après c’est retour à l’entraînement. Faut pas déconner, ils sont pas là que pour dormir.
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