Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Lun 24 Sep 2018 - 1:11
« C’est une catastrophe ! »

Surprise par le ton de ma mère, je me rends dans le salon. Elle a l’air toute paniquée, mon père est à côté et semble vouloir s’excuser. Qu’est-ce qu’ils ont bien pu faire encore tous les deux ? Plus ils vieillissent, plus j’ai l’impression qu’ils redeviennent des enfants… Non en fait, ils ont toujours été un peu comme ça. Avec nous, les enfants, ils sont sérieux et raisonnés…

Mais quand le chat n’est pas là, les souris dansent comme on dit.


« Qu’est-ce qui se passe ?
- Huayan, c’est une catastrophe ! Ton père a oublié d’acheter un porcelet et plusieurs caisses de légumes pour ce soir ! Il manque aussi des épices ! Mais nous allons avoir l’air de quoi devant la famille ?! Même tes oncles viennent depuis Chongqing !
- Ça va Junhao… Ce n’est qu’à quelques jours de cheval…
- Et tes sœurs qui reviennent plus tôt de leur voyage à Guangzhou pour nous voir, c’est à côté aussi ça ? En plus je parie qu’elles vont encore me dire qu’elles n’ont pas assez mangé !
- Mais chaque année c’est la même histoire et pourtant on arrive à tout manger, je ne vois pas le problème !
- Je ne veux pas perdre la face devant elles ! Je veux qu’elles mangent jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus marcher, au moins elles ne diront pas que je suis avare sur la nourriture !
- Je crois que ce n’est pas nécess…
- Huayan ! Prend l’argent et va m’acheter le reste des courses, tu veux bien ? Merci ! »

La bourse en main, mes parents disparaissent chacun rejoignant ses devoirs. La Fête de la Lune est la seconde fête la plus importante pour les Chinois, après le Nouvel An. Elle a une double fonction, d’abord de réunir la famille, cela va de soi mais d’après la légende, c’est aussi aujourd’hui que le Vieil Homme sous la Lune apparaîtra dans notre monde.

Ce personnage a pour rôle de créer les couples. Pour se faire, il construit des figurines de terre qui désignent les humains. Il relie ensuite un fil rouge entre deux poteries : ces deux êtres seront destinés à s’aimer et se marier. Et lorsque deux époux s’entendent mal, on raconte que le pauvre Vieil Homme n’a pas assez de place à l’abri pour stocker toutes les figurines et qu’elles sont victimes des aléas climatiques.

C’est une jolie légende, qui a crée de nombreuses belles histoires. Des histoires que l’on aime raconter, surtout lorsque nous sommes très jeunes et que nous espérons pouvoir trouver notre âme sœur. De préférence un beau jeune homme noble gentil et riche. Il faut rester honnête, la plupart des mariages étant arrangés, il faut de l’espoir et être rationnel en même temps.


« Francis, va prévenir de Xupeng et demande-lui de ramener trois serviteurs avec lui. Nous allons au marché immédiatement. »

Il me fait un signe de tête avant de partir vers les cuisines. Xupeng lui a offert une tenue « civilisée », c’est-à-dire locale. Un hanfu noir très grande taille… Il a du le faire faire sur-mesure tant les proportions de Francis sont inhabituelles pour les tailleurs locaux. Il est très grand et très gros. Le tissu est d’une qualité convenable, ce n’est pas du luxe mais ça lui va bien. Puis ainsi il fait un peu moins « touriste ».

Je prends mon ombrelle pour éviter le soleil de cette fin de matinée, je les attends devant le manoir de mes parents. Le temps est clément et ce soir la pleine Lune devrait être bien visible : aucun nuage à l’horizon. Un signe de bonne augure. Je ne suis pas vraiment attachée à participer à ce genre de réunions familiales où il y a toujours énormément de monde que nous ne fréquentons qu’une fois ou deux par an. Mais c’est important.

L’important c’est d’être présent avec sa famille. Et même si je n’apprécie pas tous les membres, nous sommes liés par la destinée. Et à part mes tantes, la plupart des gens sont gentils. De plus, je devrais avoir de nombreux compliments cette année avec la naissance de mon fils. L’avenir de la famille, beau comme ses parents et promis à un beau futur.


« Madame Song on est là ! »

Francis me tire de mes rêveries. Xupeng est là aussi avec des serviteurs de mes parents.

« Allez messieurs en route vers le marché ! » dis-je, amicalement.

La ville est en effervescence. Les derniers préparatifs du festival s’achèvent et les familles achètent leur nourriture pour la magnifique soirée festive qui s’annonce. Dans les rues, animaux, charrettes, serviteurs, nobles militaires sur leurs chevaux, de petits dignitaires locaux qui se promènent… C’est très vivant.

Au marché, les marchands crient pour attirer l’épaisse foule de consommateurs à leurs stands. Les gens rient et sont heureux, nous sommes bien loin des préoccupations de la Cour au nord du pays et des sauvages des grandes plaines. Ici, la vie est paisible, à l’abri dans nos montagnes.


« Nous allons nous répartir les tâches. Je suis née ici, je vais donc m’occuper des épices. Xupeng, tu t’occupes des légumes avec les serviteurs. Francis… Occupe toi de trouver un beau porcelet.
- Très bien !
- Ça marche !
- Tenez, je vous donne la monnaie. On se retrouve ici quand nous avons fini. »

Une fois la distribution faite, nous nous dispersons entre les étales du marché. Malgré l’agitation de ce jour particulier, je remarque que les hommes ne sont toujours pas indifférents à mon charme. Cela fait plaisir. Même les jeunes femmes n’osent pas me pousser pour passer à côté de moi. Ma famille n’est pas inconnue dans la ville, les gens me connaissent par ce biais.

La famille Song est respectée, pour son sens des affaires et pour son intégrité. La plus ou moins récente nomination que j’ai reçue renforce cela. Bien que cela ne soit pas grand chose en réalité, c’est toujours au-dessus du sujet impérial de base.
Je marche vers le marchand d’épices, il me faut du piment et du poivre du Sichuan. Dans la région, nous ne jurons que par cela. Les autres Chinois disent que nous mangeons trop épicés.

Que nenni !

De plus, c’est excellent pour la santé. Notre hygiène de vie est reconnue bien au-delà de nos montagnes. Et puis nous n’avons pas à nous justifier après tout. Si chaque ville, province devait argumenter sur sa façon de se nourrir, les auditeurs auraient du travail pour des années.


« 您好! »

Le marchand se retourne vers moi. Il me regarde haut en bas, un peu surpris de me voir ici. Je le regarde, je ne comprends pas pourquoi il est étonné, ce n’est pas comme si j’étais la seule fille de bonne famille sur ce marché.

« 您好!您好!您是王的奴儿吗?
- 是的。为什么?
- 我很高兴认识您!
- 谢谢! »

Après ce bref échange, nous en revenons à nos affaires, après tout il y a du monde et tout le monde est pressé aujourd’hui.

« Tenez, je vous donne les indications de ma mère. Soyez précis dans le dosage, je ne peux pas payer plus que ce qui est calculé.
- Ahah ! Pas de soucis ! Ne vous en faîtes pas ! Je m’en charge tout de suite. »

Il sort deux petits sacs de toile qu’il remplit délicatement, avec le sourire. J’en profite pour regarder deux oiseaux, posés sur un arbre un peu plus loin. Des mésanges je crois. Un couple peut-être ?

« C’est bon ! Vous pouvez les prendre. Vous n’avez pas de serviteurs ?
- Non ce n’est pas trop lourd, je peux le porter !
- Vous êtes sûr ? Je peux vous les garder si vous voulez.
- Non, merci bien monsieur !
- Comme vous voudrez ! »

Je lui tends la monnaie, il me rend quelques pièces. Je le regarde et avant que je dise quoique ce soit :

« La famille Song sont de bons clients. Vous lui direz que je vous ai fait une ristourne, ahah ! »

Je le salue en souriant et reprend mon chemin avec les sacs d’épices. En retournant dans le cœur du marché, je sens une bonne odeur familière… Des gâteaux de Lune ! Des pâtisseries traditionnelles du festival. C’est tellement bon ! Je vais en acheter avec l’argent qu’il me reste pour Xupeng et Francis, tiens.

« Ah bah Madame Song vous voilà ! On vous attendait avec Xupeng. Vous devriez pas le laisser attendre si longtemps, il est plus tout jeune !
- Je suis moins vieux que toi Francis.
- De huit mois. Tu vas pas chipoter pour si peu. Et encore, je me demande si tu changes pas ton âge exprès pour m'emmerder.
- 你是草包。
- Qu’est-ce qu’il dit ?
- Aucune idée Francis… Tenez, j’ai quelque chose pour vous deux. »

Je sors les deux petits gâteaux de la Lune. Les deux hommes semblent agréablement surpris.

« Allez-y, manger. Nous devons rentrer après ! »

Ils saisissent les pâtisseries et se délectent gaiement de cette nourriture. Francis est particulièrement expressif quant à son avis sur la chose.

« C’est excellent ! Vous auriez dû nous en amener avant ! »

Une fois ce petit moment de complicité passé, nous retournons à la maison de mes parents. Ils ont besoin des produits du marché pour le grand repas de ce soir. Nous attendons au moins une vingtaine d’invités de la famille et des amis. Je crois avoir entendu mon père dit que le jeune cousin du gouverneur de la ville sera là aussi ! C’est exceptionnel.

« Vite ! En cuisine, le porcelet aussi ! Je parle de l’animal, pas de vous Francis ! »

Ils ont même réussi à mettre Noah en cuisine avec mon eunuque qui lui apprend les bases de son savoir-faire, c’est formidable. Mon fils est en nourrice, nous pourrons tous le voir ce soir, au moment du coucher. Francis et moi en attendant, nous nous baladons dans les jardins. Les invités devraient arriver en fin d’après-midi, nous avons encore un peu de temps.

Le déjeuner passe rapidement, chacun avalant de quoi grignoter un peu tandis que l’après-midi commence, animé par les odeurs de nourriture et de bons petits plats qui commencent à se répandre partout dans le voisinage. Les premiers invités commencent aussi à arriver, pas les plus importants. Les plus attendus arrivent peu avant le repas, car ils mettent leurs plus beaux habits. C’est la coutume, au Nouvel An c’est exactement pareil, si ce n’est pire.

Alors que je me promène dans les jardins, observant secrètement Francis entrain de faire la sieste dans l’herbe à même le sol, j’entends un cheval arrivé bruyamment du côté des écuries. Je me demande qui est venu directement à cheval. Je vais aller voir.

Hum, l’invité n’est déjà plus là le temps que j’arrive, il a vite filé. Se pourrait-il que…


« 妹妹!Huayan ! »

Je reconnais bien entendu immédiatement la voix de mon frère.

« 哥哥!Gao ! Tu es venu ! » dis-je, en le serrant dans mes bras.

Je crois que ce geste nous étonne tous les deux. Nous ne sommes pas si… Expressifs gestuellement habituellement. Mais j’ai comme senti que nous en avions besoin tous les deux… Puis ici, nous sommes à la maison, il n’y a personne pour nous nuire.


« Je suis content de te voir ma sœur.
- Moi aussi. Tu as pu avoir une permission ?
- Oui. J’ai eu droit à une faveur, vu que ma sœur a reçu une nomination il y a quelques temps !
- Comme quoi je suis toujours là pour t’être utile.
- On dirait, ahah ! »

Nous allons nous asseoir dans un des petits salons pour que Gao puisse reposer un peu ses jambes, il a fait une longue chevauchée pour venir jusqu’ici. Nous n’oublions pas d’enlever nos chaussures : c’est chaussettes ou chaussures d’intérieur pour tous ici. Mes parents viennent le saluer rapidement, puis repartent aux préparations. Les vraies discutions auront lieu les jours qui suivent le festival. Ce soir, c’est le grand soir.

« Huayan ?
- Hum ?
- Tu as eu un fils je crois. J’aimerais voir mon neveu !
- Vu l’heure, il doit être entrain de dormir… Si tu ne fais pas de bruits, nous pouvons le voir rapidement.
- Je te suis ! »

Nous nous rendons dans une petite chambre où la nourrice veille sur mon enfant. Il est endormi, sage comme une image dans de beaux draps de soie. Nous approchons du petit silencieusement. Mon fils est le plus beau des petits Hans. Le plus beau de la Terre des Dragons. Gao se penche pour mieux le voir. Il me regarde avec un grand sourire.

« Bien sûr qu’il est beau. »

Nous sortons discrètement, laissant le petit sagement dormir.

« Je n’ai pas vu ses yeux, mais il a ton visage. »

Une simple phrase, qui pourtant me remplit de joie. Mon enfant me ressemble, Yue est comme moi. Cela me fait plaisir.

« Merci, mon frère. »

Nous nous baladons dans les jardins, patientant jusqu’à l’arrivée du crépuscule où il nous faudra aller enfiler nos tenues d’apparat. Il me raconte ses expériences militaires, ses relations avec ses supérieurs et son inquiétude quant à son éventuel futur mariage.

« J’espère que nos parents me choisiront une jolie fille !
- Bien sûr que oui. Regarde Haojun, il est plutôt beau. Objectivement.
- Moins beau que moi !
- Tsss !
- Non mais tu comprends… Je m’inquiète un peu.
- Tu ne devrais pas. Tu as encore le temps je pense. Père et Mère ne m’ont pas parlé d’un mariage rapide. Tu devrais y échapper… Pour l’instant.
- Pourvu que ce ne soit pas une fille moche et stupide…
- Tu es incorrigible ! »

Nous rigolons encore un bon moment ensemble. Puis vient le crépuscule, le temps de se changer et de rejoindre toute la famille et les invités dans le grand salon. J’enfile un hanfu traditionnel bien sûr, rouge, et des parures dorées, je mets mon collier de jade, une griffe en or. C’est le maquillage qui prend le plus de temps. Le visage, les yeux, la bouche, la peau. Une fois que c’est fini, Xupeng doit m’aider à me relever tant je ne suis plus habituée à porter autant d’éléments à la fois. Voilà ce que c’est que vivre trop longtemps dans des mondes excentriques éloignés.

Je me joins à la grande assemblée. Beaucoup de visages familiers, d’autres un peu moins. Dans la grande salle, chaque personne a une petite table individuelle devant lui –sauf dans le cas des couples, qui partagent la même, plus grande - où à chaque étape du repas, des serviteurs viennent enlever et disposer les plats. Mes parents trônent la cérémonie depuis une estrade au fond, presque collés au mur. Ensuite, une forme de rectangle se forme.

Les personnes au premier rang, le même que les maîtres des lieux, sont des membres éminents de la famille, des invités de marque… Par convenance, la plupart des gens sont au premier rang. Mais par exemple les enfants en bas âge sont relégués au second rang, derrière leurs parents pour éviter de troubler l’harmonie. Il faut donc une salle assez grande pour cela. Les serviteurs, eux, profitent du repas en coulisses. Pour les plus hauts-gradés comme Xupeng.

Le début de la fête va commencer.


« Bienvenu à tous dans la demeure de la famille Song ! Je vous remercie d’être venus aussi nombreux. D’autant plus que j’ai l’honneur de présenter ce soir, le premier héritier de notre famille. Wang Yue, le fils de ma magnifique fille : Songzi Huayan ! » s’écrie mon père.

Il a donc préparé un petit scénario, quel malin. Ma nourrice sort d’un des couloirs avec le petit dans les bras, tout habillé dans un joli petit hanfu rouge. Elle me le confie, je le prends et j’exhibe un beau sourire tandis que tous les regards guettent et s’émerveillent de la petite bouille de Yue.


« Ce soir, nous célébrons la joie, la famille et la prospérité. Puisse l’hiver n’être pas trop rude, les affaires prospèrent et surtout : Longue Vie à L’Empereur ! Bonne Fête de la Lune à tous ! » dit-il enfin.

Et tous en cœur, la salle s’écrie :


« Longue Vie à l’Empereur ! »

Une fois les premiers toasts faits, la nourrice récupère Yue, qui va retourner au lit. Il se fait tard pour lui, je lui fais un léger baiser sur le front, espérant que cela l’apaise et l’aide à dormir.

Le repas commence et c’est avec joie que je découvre la farandole de plats juteux, exquis et délicieux que les cuisiniers nous ont préparé. Il y a de tout : du porc, du canard laqué, du bœuf et du poulet, épicés et préparés différemment. De petits légumes vapeurs ou en sauce. Les invités sont ravis, les voix deviennent de plus en plus joviales au fil de la soirée et l’aspect solennel du début laisse place à la bonne humeur familiale.

Je suis contente de voir ma famille ainsi. Cela me manquait je crois, au fond de moi.

Je profite d’une petite pause entre les plats pour interpeler le cousin du gouverneur.


« Comment va ce cher Gouverneur ?
- Très bien je vous remercie, il transmet ses respects à votre famille. Les Song savent vraiment comment ravir les papilles de ses invités !
- N’est-ce pas ? Haha. »

Je bois une petite gorgée d’eau.

« Pardonnez-moi ma curiosité, mais comment mon père a t-il réussi à faire venir un soir de Fête de la Lune, un homme tel que vous ?
- Oh, le Gouverneur s’assure que des membres de sa famille assiste aux repas des familles importantes de la ville. C’est important pour lui de garder un lien fort avec elles.
- Ah, c’est très louable de sa part. »

Vous allez dire que je suis mauvaise mais… C’est étrange comme approche. Le Gouverneur qui envoie des membres de sa famille assister aux repas de la Fête de la Lune dans les différentes maisons d’importance de la ville… Soit il est très attaché à nous, soit… Il cherche à s’assurer qu’il n’y a pas de choses qui se trament dans son dos ? C’est un soir de fête, je n’irai pas creuser plus que cela… Ce n’est probablement qu’une vague sottise de ma part mais… Cela ne coûte rien de vérifier, plus tard.

« Mes amis, mes amis ! » coupe mon père.

« Avant le dessert, j’aimerais demander une faveur à mes deux plus belles réussites. Songzi Huayan et Song Gao. Faites plaisir à vos vieux parents et à la famille : jouez-nous un morceau de musique, comme lorsque vous étiez plus jeunes !
- Cela fait longtemps que je n’ai pas joué de flûte, Père !
- Que nenni, mon fils ! Je suis sûr que tu joues encore très bien ! Allez, devant tout le monde, amenez les instruments ! »

Les serviteurs amènent nos instruments mais je stresse comme Gao : cela doit faire une éternité que je n’ai pas joué de musique. Il va falloir un miracle pour que nous puissions produire quelque chose d’agréable pour nos invités.

Nous nous mettons en position à l’autre extrémité du rectangle pour que tout le monde puisse entendre.


« Quel morceau souhaitez-vous Père ?
- Celui que vous voulez ! »

Je regarde mon frère, il se penche vers moi et me murmure : « 半壶纱 ».

Je lui souris. Il n’a pas changé. Cette musique, avec une petite poésie glissée à l’intérieur, nous la faisions lorsque nous étions plus jeunes, avant que Gao parte à l’armée. Je me rappelle, j’ai pleuré ce jour-là, la dernière fois où nous avons joué ce morceau.

Il prend sa flûte, je prépare mon guzheng. Que la musique commence.


Spoiler:

« 倘若我心中的山水
你眼中都看到
我便一步一莲花祈祷
怎知那浮生一片草
岁月催人老
风月花鸟 一笑尘缘了 »


(If my heart was mountains and seas)
(That you saw in your eyes)
(Then I will pray with every step of the way)
(Who knew there grew a land of grass)
(Years urge youth to old)
(Scene of birds and flowers, a smile free from the bonds of the world)



Nous sourions et ensemble, en famille, nous profitons de cette belle occasion qu’est la Fête de la Lune pour nous retrouver et nous aimer. Je suis heureuse.

Rien n’est plus beau que la famille.
Barbare au rhum

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le Mer 26 Sep 2018 - 22:31
« Je veux qu’elles mangent jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus marcher. »
Je crois que j’ai trouvé un but à ma vie…

Ahem. Voyons le texte.
Déjà, mauvais point, tu es chronologiquement correct. Et ça me fait chier parce que j’ai fait mon texte sur la fête de la Lune Blanche en Mongolie… En janvier dernier. Donc on va juste dire qu’ils ont un calendrier différent, de l’autre côté de la Muraille, hein…
Ensuite… Disons, sur beaucoup de chose je dois me référer à ton expertise sinologique, mais y’a deux trois choses qui m’étonnent, notamment Huayan qui dit à un marchant, texto, « je ne peux pas payer plus que tant », alors que sa famille est présumément riche et respectée, avec une façade à afficher, ça me parait un peu maladroit. Qu’un serviteur ou une fillette dise ça, je comprends, mais une héritière… ?
D’autre part, je regrette parfois le manque de détails sur certaines scènes. Ça fait un peu plan plan : Je donne des gâteaux de riz à mes amis, on en mange en riant, on est heureux… En fait, j’ai rien dit, ça ressemble aux glaces à l’eau de mer des KH, on est dans le thème.

En plus positif, j’ai trouvé les quelques mentions de Yue plutôt charmante. C’est pas très détaillé, mais on ressent la fierté de Huayan, les impératifs de classe de le placer en nourrisse et pourtant un attachement fort au bébé. Pareil, la première réaction de Gao en arrivant est émouvante, la fierté de la famille Song est agréable… Il va grandir bien entouré ce bout d’chou.
Alors, par ailleurs, je suis un peu déçu de la discussion entre Gao et Huayan. Ta minisérie sur le sujet laissait présager un homme un peu plus mature... Mais j’y ai réfléchi, et j’imagine qu’il badine pour se rapprocher de sa sœur et rire avec elle, ce qui aurait du sens, et du coup hyperai les potentielles « vraies » discussions à avoir.
Puis… QUOI ? Tu mets des runes dans tes textes ? Tu me force à chercher sur google trad ? Bah nique. Parce que j’ai rien compris à google trad, à moins que Huayan ait une relation sado masochiste avec l’empereur… Brrm. Je rigole, évidemment. Je suis ambivalent sur l’usage de langues étrangères sur le forum de KH, mais j’admets que le chinois (… et le mongol) ça en jette. Après, je préfère réserver ça pour les insultes, les inside jokes ou qu’est-ce, et là n’étant pas sûr du sens je vais partir du principe que c’en était.

En conclusion : Un exploit un peu plus tranquille pour découvrir la famille de Huayan, calme et sans pression.

Très Facile : 6 points d’expérience + 55 munnies + 1 PS en symbiose
De plus, l’un de tes cousin t’offre un peigne de corail et de turquoise, sachant pertinemment que ces couleurs ne te mettent pas du tout en valeur.
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