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le Ven 5 Oct 2018 - 10:51
Le feu prenait dans les veines de la mercenaire, envahissant, dévorant, mais cette sensation de puissance qui montait en elle fut coupée par une violente douleur dans le dos qui la tétanisa dans tout son corps. Tous ses muscles s’étaient crispés en un instant sous la décharge électrique imprévue d’un troisième combattant, lui offrant en souvenir une brûlure de plus. Son souffle en fut coupé, son cœur la faisait souffrir en reprenant un rythme forcé, son énergie en fut sapée lorsque la sensation finit par s’évaporer dans l’air. Elle tituba.

Elle perdait ses forces, son corps encaissait de plus en plus de blessures, tout lui demandait beaucoup trop d’efforts. Combien de temps avait-elle donc passée enfermée pour se retrouver aussi amoindrie ? Son ennemi lui par contre, gagnait en force, en puissance, toujours plus servi par les forces obscures de la magie des ténèbres. Du coin de l’œil, en voulant identifier ce nouvel attaquant qui s’était odieusement invité, elle reconnut le jeune blond du laboratoire, et elle aperçut Death et le lézard géant dont il prenait possession.


Ils étaient désormais deux à gérer.
Elle devait prendre la fuite.

Elle reculait de deux pas alors que le monstre hurlait sa domination et nettoyait la zone de ses pièges. Les explosions s'enchaînèrent faisant trembler le sol et projetant la matière et l’humus sur chacun. Encore un pas en arrière, se protégeant le visage de ses bras et elle entendit un déclic discret.

Elle ne prit pas le temps de sentir la goutte de sueur froide qui coulait dans son cou. Elle fit une roulade en arrière précipitée pour fuir l’explosion de justesse. Elle fut projetée plus loin que prévue, un peu plus enterrée encore sous les gerbes de terre. Elle s’aida d’une épée plantée là près d’elle pour se relever en grognant de douleur et d’agacement. L’épée que Death avait planté en arrivant dans la zone était toujours auréolée de vert mais maintenant qu’elle la voyait de près…

Elle reconnut l’épée d’Auron. Ce mercenaire, réputé le plus fort d’entre eux ! Celui qui rivalisait avec Natsu et Jecht. Celui qui était parti au Nouveau-Monde également mais qui n’aurait jamais abandonné son arme même devant la mort. Comment pouvait-il être en sa possession ? Ou était-ce là encore une simulation ? Une copie ? Comme il était capable de copier le corps et la voix de la rousse.

Elle réfléchissait, gardant la main sur le pommeau de cette épée. Le mage n’était pas un challenge insurmontable, elle pourrait s’en débarrasser et désormais, par la provocation du chef de la Coalition Noire, le terrain était dégagée, il n’y avait plus le danger des mines, elle serait plus libre de ses mouvements.


Elle n’avait plus d’arme sauf cette lame émoussée.
Le corps à corps perdait proscrit au vu de sa nouvelle taille.
Ca ne lui ferait que l’effet d’une piqure de moustique.

Sauf que cette nouvelle forme lui était un handicap également. Il était moins dangereux, moins susceptible d’avoir recours à ses sorts horribles et dévastateurs. Il ne pouvait plus faire que ce que ce corps de substitution lui permettait.


Comme bouffer des soldats. Elle avait vu faire l’original.
Cette mâchoire aiguisée de couperet pouvait la gober en une seule fois.
Elle n’aurait pas de seconde chance.

Bien que cette apparence avait de gros points faibles. Des petits bras inutiles qui n’empêcheraient pas d’accéder à son ventre même si il pourrait l’écraser de sa masse, cela restait pour la plupart des animaux un endroit exposé aux coups mortels. Son dos également, si elle pouvait l’atteindre, il ne pourrait plus rien contre elle. Ses yeux sur le côté de son crâne avaient une vision limitée sur le frontal et l’arrière, bien qu’il faudrait éviter ses coups de queues.


Elle était épuisée, tenait difficilement sur ses genoux.
Il était hors de question de revenir en prison.

Et pourtant elle ne pouvait pas abandonner les princesses. Pas que ça lui aurait chatouillé la conscience, non. Mais elles étaient le meilleur atout de la mercenaire pour briser les pierres du château de Death. La meilleure preuve de son échec. La meilleure arme peut être même si elles finissaient par se réveiller de leur léthargie. Une bonne occasion de faire la paix avec la Lumière et le Sanctum et d’en faire des alliés peut être. Elles étaient des pions dans la main de Lenore qui chercher à LE tenir en échec d’une façon ou d’une autre.

Lenore puisa dans ses forces pour extraire la lame de l’Aube Rouge du sol. Elle devait tenter de l’utiliser pour augmenter ses chances d’entailler la peau épaisse du lézard mort et manipulé. A peine les pointes de la lame s’élevèrent elles hors de terre que l’aura maladive disparue. Les princesses et le sultan, qui s’étaient désespérément appliquées à se débattre contre des centaines de mains crochues squelettiques émergeant en boucle pour les maintenir au sol, se retrouvèrent libres de leurs entraves.
C’était l’occasion ou jamais.


« Courrez ! Je les retient ! » Hurla-t-elle.

Il ne voulait plus l’enfermée, il voulait la tuer.
Elle avait perdu la dernière carte pour s’enfuir.
Elle ne voulait plus courir. Elle voulait le tuer. Devenir la proie était insupportable.
Les prisonniers devaient partir. Affaiblir le Boucher de Grimm en lui volant ses atouts. Se rebeller et se moquer de sa puissance pour toujours le suriner par surprise. Mais ils ne les laisseraient pas faire. C’était une chance également pour que le dernier arrivant, le jeune mage blond qui semblait vouloir en découdre avec elle, soit obligé de quitter la scène, de courir après les fuyards et d’être tranquille pour sa dernière danse.

Elle resserrait les mains autour de la garde de l’épée de son camarade. Elle pouvait encore changer la donne.
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le Sam 6 Oct 2018 - 21:56
Le sort fit mouche. Cependant, alors que je me préparais à nouveau à attaquer sans réfléchir, totalement aveuglé par la haine que je portais à la fugitive, le dirigeant agit. Il fusionna avec l'imposante bête puis poussa un terrible hurlement que je ressentis de là où j'étais avant de créer une série de puissantes détonations. Même à ma distance, j'en ressentis le souffle qui me cloua totalement sur place. Quelques débris parcoururent la grande distance qui me séparait du tyrannosaure, mais aucun ne m'atteignit moi directement. Cette puissance délirante déployée me ramena à la raison : je ne pouvais agir sans réfléchir comme je venais de le faire quelques instants auparavant. Je ne renoncerais pas à arrêter cette antagoniste, mais il ne fallait rien faire avec précipitation. J'y songeais d'ailleurs : jamais encore je n'avais agi de façon incontrôlable comme je l'avais fait durant quelques instants.

Désormais, j'hésitais. Durant cette hésitation, je fis route vers l'avant pour atteindre une distance suffisante pour viser correctement et entendre plus distinctement. Quelle serait la décision à prendre dans une telle situation ? Heureusement, mes actes ne semblaient pas avoir provoqué Death dont la préoccupation semblait plutôt de s'occuper de la gêneuse. Et d'ailleurs, peut-être bien que je ne serais que peu utile en sa présence mais ça... Je m'en fichais bien. Je m'étais déjà refusé de rester simplement spectateur. Durant ce moment d'hésitation, la rousse qui avait été projeté retira une épée plantée au sol ce qui eut pour effet de libérer le groupe retenu par les bras squelettiques. Elle leur vociféra de fuir après quoi les femmes et le rondouillard semblèrent surpris.

- Mais...
- Allons nous-en Jasmine, nous ne ferons que gêner.

L'homme rondelet prit la main de Jasmine puis ils débutèrent une course effrénée en direction de la ville, suivis de près par la troisième prisonnière. Voilà qui était imprévu... Mais parfait pour moi. Ils pouvaient bien courir, je n'irais pas à leur poursuite. Leur présence m'affaiblissait alors le fait qu'ils prennent la fuite me permettrait d'agir avec davantage d'aisance. De toutes les manières, avec la ville complètement infestée de gardes noirs qui patrouillent, ils ne pourraient pas aller bien loin avant de se faire arrêter. Je pouvais désormais me concentrer pleinement sur le combat contre la femme. Malheureusement, avec Death qui semblait vouloir l'éliminer, elle mourrait avant que je ne puisse lui infliger une souffrance appropriée à ses actes mais je pourrais participer à son élimination.

Mon hésitation se termina. Je savais ce que j'avais à faire. Avec l'épée dont était armée mon adversaire, il me serait difficile de lui faire quoi que ce soit au corps à corps sans oublier le monstre qui ne se gênerait pas de faire de moi un dégât collatéral si j'avais la bêtise de m'approcher trop. Et puis au manoir, elle m'avait déjà ridiculisé en mêlée. Non, je devrais continuer à employer la magie contre elle. Le froid parcourut ma main alors que je préparais un nouveau sort, différent encore des autres que j'avais employé depuis le début de l'affrontement. Un pic de glace se forma puis fonça en direction de ma cible qui semblait pour le moment encore immobile.

Je le savais, malgré qu'elle ne semblait pas en bon état, elle réagirait probablement à temps : c'est ce que j'attendrais d'une femme capable de combattre successivement la majeure partie des gardes noirs du manoir. J'eus une idée que je choisis d'appliquer directement : mon sort ne serait qu'un leurre. Je pris de l'élan puis me saisis de mon couteau, présent comme habituellement dans ma poche, arme dont elle ne savait pas que j'avais la possession. Je fis un lancer un peu imprécis car plus précipité que mon sort en tentant de prédire la direction qu'emprunterait l'ennemie pour esquiver,  vers la créature. Face à lui, esquiver plutôt que de perdre un instant à trancher le pic serait plus sage et si elle avait choisi de se saisir de cette arme, elle irait à l'assaut du dirigeant.

- Dans ton état, tu ferais mieux de ne pas me sous-estimer.

Un sourire de satisfaction se dessina à nouveau sur mon visage alors que je fis un mouvement de recul suite au lancer, préférant rester hors de portée des autres combattants. Je me complaisais de cette provocation que j'avais lancé moqueusement, savourant la situation complètement désespérée dans laquelle elle s'était mise. Cette fois, elle ne passera pas.
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le Mar 9 Oct 2018 - 11:19

La Bête ne donnait plus la moindre importance aux importuns trainant dans les bois, puissent-ils être alliés ou ennemis. La rage l’aveuglant ? Ce n’était pas cela.

Elle… Elle était debout, face à lui, brandissant cette épée malgré la faiblesse ses bras.

Il n’y avait qu’un humain pour vaincre un Démon. Les monstres, les imposteurs, les faibles. Que pouvaient-ils bien face à lui ? Ce n’était pas ce genre de gabarit qui détenait la volonté suffisante pour le terrasser. Alors qu’ici, Lenore, détenait ce pouvoir dans le creux de sa main. Il n’y avait qu’une seule question qui restait une énigme.

Pouvait-elle y parvenir ?

Alors que l’idiot s’amusait avec sa pitoyable magie, l’animal fusionné tournait dans l’arène. La gueule de côté, les lourds pas du monstre faisant trembler la terre, la pupille reptilienne ne fixant personne d’autre qu’elle. Toutefois ? Une voix nasillarde perçait à ses oreilles. Il aurait pu y porter intérêt, si cela aurait été d’un quelconque intérêt.

Jasmine !
Père, nous ne pouvons l’abandonner, pas comme ça.

Le tressaillement d’un oeil, la Bête reportait son attention sur le reste des prisonniers. Un père trainant sa fille, sans véritable réussite alors que celle-ci l’écartait d’un revers du bras. La princesse d’Agrabah faisait quelques pas en arrière, rejoignant l’idole perdue du Domaine Enchanté. Deux Princesse de Coeur, les mains jointes, leurs mentons pointant vers leurs poitrines.

Aurait-il été moins obnubilé par Lenore qu’il aurait compris ce qu’il en retournait, sauf que la rage l’aveuglait autant que son oeil mort.

Fermes les yeux et…
Concentres-toi sur ton coeur, je sais.

Il n’y avait pas le moindre intérêt à observer le spectacle. L’oeil reptilien se dilatait en reprenant sa proie comme cible, la gueule de l’animale s’entrouvrit dans un souffle rauque alors que les séries de dents brillaient sous l’éclat du soleil noir. Pourquoi attendre ? La Bête se ruait, faisant trembler le sol sous la vélocité de sa charge, martelant les bois sous le poids lourd qu’était la démesure du gardien désormais mort.
Lenore semblait si proche, comptait-elle fuir devant cette créature ? Il n’y prêtait pas attention. Cependant, les pupilles de l’animal irradiaient. La mercenaire brillait d’une lumière inconnue, blanche, pure. Un halo vert, réconfortant semblait la submerger alors que l’animal devait freiner sa course tout en tournant sur lui-même.

La queue du monstre balayait la clairière avec force, soulevant terre et débris dans mouvement alors que la Bête grattait le sol devant cette soudaine cécité. Avait-il atteint les Princesse de Coeur dans son geste ? Il l’imaginait, la présence désagréable c’était éloigné. Il n’y avait plus de douleur en son coeur. Rien qu’un voile blanc devant ses yeux qui s’estompait progressivement.

Jasmine ! Mademoiselle Aurore !
Ça ira, père.
Allons-y, elle peut y arriver.

La sensation s’éloignait de nouveau, les Princesses devaient avoir obéi à l’injonction de la rousse, quittant la scène tout en accordant un dernier présent à leur sauveur. Maudite Lumière, insignifiante et pourtant dérangeante. La Bête ne réfléchissait pas un instant de plus, se retournant en tournant la tête, voulant emprisonner Lenore sans sa mâchoire dans un claquement sinistre.



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Le Maître des Potions

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le Mar 9 Oct 2018 - 22:34
Je jette un œil passif sur ce qui se passe un peu plus loin. De la poussière, des mots d’amour, une haleine de chacal mort. Rien de bien attrayant. Par contre, les silhouettes qui se rapprochaient avaient bien plus d’intérêt. Je n’avais pas encore eu l’immense privilège de pouvoir travailler avec elles. C’était une occasion à saisir ; de telles présences ne pouvaient pas se refuser.

J’avance pour me mettre bien en travers de leur chemin. Les pas qui commençaient à s’accélérer ralentissent puis s’arrêtent. Des yeux se cherchent du regard comme pour se demander quoi faire, pour chercher une once de courage. Finalement c’est le petit gros qui se positionne en tête, écartant les bras dans l’espoir de dissimuler les princesses derrière son imposante carrure.

« Je… Ne…pas de…mal…Laissez…partir… »

Je ne peux retenir un sourire qui fait reculer le Sultan, frissonnant de plaisir à l’idée de ce public devant moi. Je secoue la tête en soupirant, essayant d’être aussi désolé pour eux que je le puisse. Je ne peux pas vraiment l’être beaucoup. Je vais avoir l’occasion de tester un de mes derniers jouets. Death m’avait fait une nouvelle demande après les pilules contraceptives.

Un nouveau frisson me prend, mais il n’a rien d’agréable. Ces images me reviennent en tête et sont toujours aussi répugnantes. Je les repousse avec force, focalisant mon attention sur mes cobayes. Ils n’ont pas bougés. Je peux comprendre leur stupeur. Un homme reconnu pour ses innombrables talents au sein de cette organisation s’intéresse à eux et se dresse sur le chemin de la liberté. Il y a de quoi être déconcerté. Peut-être que les cris qu’ils entendaient dans mon laboratoire ajoute une pincée de prudence.

Je sors lentement un flacon de ma poche, vide son contenu dans ma main, l’inspectant d’un regard critique. Je jette les graines au sol. Elles tombent, s’enfoncent dans le sol et disparaissent. J’aime admirer la peur se dessiner sur le visage des prisonniers. Rien ne fait plus peur que ces choses que l’ont ne voit pas, que l’on ne connait pas.

Je prends une pose théâtrale, écartant les bras. Ce geste rencontre la pousse fulgurante de racines qui viennent s’enrouler autour de leurs membres, les enchevêtrer dans un large buisson de branches solides et épineuses.

Cette magnifique plante a pu bénéficier des talents de notre nouvel herboriste pour pousser si vite. De l’engrais adapté, un soupçon de magie et voilà le résultat. Des êtres ficelés à ma disposition.

Je préfère l’univers plus cosy de mon laboratoire mais je devrais me contenter de cette forêt avec un fond sonore explosif et de cette poussière qui vole partout, se glissant dans les moindres recoins de ma blouse, remplissant mes poches, s’accrochant à mes cheveux et incommodant ma respiration.

Je lève les yeux au ciel en sortant un nouveau flacon. Je devrais me contenter de ce que j’ai. Mon pauvre laboratoire n’est pas encore en état de me permettre de poursuivre mes expériences. Mais ces princesses, si.

Je regarde le liquide verdâtre, le secoue, l’admirant se jeter lestement sur les parois du tube à essais. La quantité n’est pas très importante mais c’est un concentra. J’espère que ma formule fera l’affaire. Death voulait un poison incapacitant, il l’a.

Je m’approche des captifs qui gesticulent en essayant de supplier. Ils ont tous ce réflexe. ‘Pitié, j’ai une famille, de l’argent, des terres, du pouvoir… blablabla’.
J’ai des tests à faires, des cobayes pour y arriver. C’est tout ce dont j’ai besoin.
Je débouche le tube, verse quelques gouttes sur un bras, remarquant rapidement une diminution de vivacité. Ce qui semble fortement déplaire à sa propriétaire.
Sur l’autre, c’est un pied qui subit ce même sort.
Je dépose du liquide ici et là, finissant par me retrouver avec des prisonniers mous, lents. Des yeux qui clignent comme pour essayer de faire la mise au point sur l’environnement, des bouches pâteuses qui n’articulent plus vraiment correctement.

Je sors un carnet, notant avec attention tout ces changements. Ils sont vraiment intéressants. La dose est peut-être un peu trop forte… De la bave commence à couler de la bouche du Sultan. J’aurais pensé qu’il était le plus résistant. Il faut croire que la carrure ne fait pas tout.

Le principal étant qu’ils sont toujours ici, que le produit fonctionne.
Je me redresse, satisfait. Encore un point pour Salazar le génie.
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le Ven 12 Oct 2018 - 11:26
Lenore plongeait son regard dans l’iris souffre qui se focalisait avec avidité sur elle. Elle le provoquait par sa simple présence et sa posture, l’arme à deux mains trop lourde dont les pointes étaient posées au sol. Elle ne bougeait pas malgré la charge de cette Bête. Cela n’aurait servis à rien. Il ne faut pas courir devant un prédateur si on veut pouvoir anticiper son geste. Et pourtant ses tripes lui ordonnaient de fuir. Elles n’auraient fait que trébucher sous la terre tremblante, et pour fuir où ? Dans le champ de mine ? Non, elle raidissait ses cuisses pour supporter l’écho du sol, pour s’apprêter à esquiver, à sauter ou à glisser sous son ventre.

Une lumière vive perturba la Bête, la fit elle-même plisser les yeux. Une chaude étreinte caressait son cœur, une énergie nouvelle se répandait dans son corps, la submergeant de bien-être et d’apaisement. Ses douleurs diminuèrent progressivement. Ses plaies et contusions légères disparurent. La douleur et la gêne des brûlures à son cou et son dos diminuaient Elle sentit son énergie, sa force lui revenir progressivement. Elle profita de cette sensation agréable pour gagner en concentration, calmer le tumulte de son esprit, lui permettant d’esquiver les ravages de la queue du lézard géant.
Juste à temps pour y voir un pic de glace provenant d’un côté, venir s’éclater sur la peau épaisse du Monstre. Son regard croisa un instant celui du jeune mage blond fier de lui qui n’était pas parti en chasse après les princesses. Par le Soleil qu’il pouvait être contrariant !


Elle n’eût pas le temps d’y accorder du temps, Death cherchait déjà à la déchiqueter entre ses crocs gigantesques d’un coup de mâchoires. Elle attendit la dernière minute pour sauter vers l’avant d’aussi haut que possible, sentant le souffle de son haleine fétide si près d’elle alors qu’elle échappa de peu à la mort. Elle comptait bien planter l’épée d’Auron par ses deux pointes dans le cou de son effroyable ennemi en profitant de son bond. Seulement son élan fut déstabilisé par une vive douleur dans la cuisse. Un couteau s’y planta, provoquant la contraction dans la douleur de la mercenaire, dont le saut diminua.
A peine les pointes de l’épée égratignèrent l’épais cuir de son Bourreau alors qu’elle dégringola en roulant le long de son corps avant de finir de s’agripper à la base de sa queue, abandonnant la large lame trop lourde.


Elle arracha le couteau alors que la plaie ne saignait déjà plus, toujours engaillardie par l’effet du sort des princesses. Le mage, ce connard, était plus vicieux qu’il en avait l’air. Mais elle n’avait pas le temps de s’occuper de lui. Sur le dos de la Bête, elle était à l’abri d’attaque directe, mais s’attendait déjà à le sentir ruer et se rouler au sol pour se débarrasser de ce parasite. Elle planta le couteau dans la chair de sa nouvelle monture, lui permettant de mieux rester accrochée à lui.
Mais de là-haut, son regard s’attarda sur les princesses. Elles n’avaient pas réussis à fuir. Elles étaient emprisonnées de nouveau, cette fois par des ronces et pire encore… Le barjot du ménage était là avec ses fioles, occupé avec elles.


Ils étaient désormais trois et elle ne bénéficiait plus de la surprise.


Lenore serraient les dents, tentant de rester accrochée alors que les muscles sous elle, roulaient déjà pour se débattre.
Elle était submergée. Ses forces lui revenaient peu à peu mais jamais elle ne pourrait s’en sortir ainsi. Ses iris lui brûlaient. Son impuissance la rongeait de l’intérieur. Son instinct de survie se débattait avec sa raison. Son cœur se serrait de rage contre elle-même mais elle devait fuir à tout prix. Et elle devait abandonner là les princesses.
Encore fallait-il qu’elle réussisse encore à semer la Bête qui ne la laisserait plus fuir désormais.
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Hier à 15:54
Tandis que je reculais pour rester bien à distance de Death qui était plus dangereux que jamais, je m'aperçus du dernier cadeau des princesses. Ce qu'elles pouvaient être contrariantes ! La lumière aveuglante enveloppant la rousse m'était insupportable. Les assauts de Death se faisaient violents. Il était encore bien plus redoutable que je ne l'avais imaginé, c'était la première fois que j'avais la chance de l'observer en action. La gêneuse se servit de MON arme pour tenter chevaucher la bête qui s'agitait dans tous les sens, tentant probablement de la contraindre à lâcher prise. Au loin, je pus apercevoir que les prisonnières avaient déjà été stoppées par Salazar. Je ne l'avais pas même remarqué se faufiler pour le barrer la route, mais soit. Il sembler apprécier son instant en réalisant des expériences sur celles-ci. Pourvu que celles-ci effacent leur misérable existence.

La lumière pensait les blessures qu'elle avait reçu, mais semblait faiblir légèrement lors de chaque guérison. Je devais faire un choix : celui de la méthode pour la dégager du dos de la créature. Déséquilibrée, elle ne pourrait certainement pas esquiver un coup de queue ou je ne savais quelle surprise que le dirigeant pourrait lui réserver. L'atteindre avec mes sorts de façon directe pourrait être ardu avec le sombre reptile qui s'agitait en tout sens, je devrais choisir un autre moyen. Le champ de mines était trop éloigné pour songer à la forcer à dégager grâce à une explosion. Cependant, quelques arbres avaient résisté et gênaient un peu le chef dans ses mouvements alors que la femme tenait toujours fermement le couteau pour se maintenir dans un équilibre précaire agrippée au dos du monstre. Pourquoi pas tenter de m'en servir ? Mes sorts ne pourraient certainement pas sectionner un tronc à sa base, mais une branche ferait amplement l'affaire.

De ma main droite toujours froide s'expulsa un pic de glace qui fondit en direction d'une imposante branche qui céda, probablement fragilisée par les chocs qu'elle pouvait déjà avoir supporté auparavant. Elle chuta, mais à cause de la bête qui gesticulait toujours dans toutes les directions, la chanceuse ne fut frappée que par le bout de celle-ci au niveau de l'une de ses épaules, faisant lâcher prise l'une de ses mains agrippant les écailles de la créature. En revanche, l'autre, tenait toujours fermement le poignard qui était planté dans la chair de la bête. Elle s'accrochait désespérément à sa pitoyable existence qui ne tenait qu'à un fil. Elle ne voulait pas tomber, elle ne souhaitait pas abandonner. Des efforts qui seraient de toutes les façons vains, mais qui ne faisaient qu'accentuer mon agacement. Sa chute serait lourde en conséquences si elle se produirait et je pestais déjà contre mon incapacité à la faire sombrer.

Souhaitant à nouveau tenter ma chance, je fis un mouvement pour choisir une branche différente pour cible... Mais je ne parvins pas à faire feu. Comme tout mage, j'avais mes propres limites, je ne pouvais lancer trop de sorts successivement sans attendre quelques instants pour me reposer. La maîtrise de soi était un exercice compliqué dans cette situation d'impuissance, même pour moi qui parvenais en général à garder mon sang-froid exemplairement. Bien que je la maîtrisais encore, cette rage était toujours bien là en moi. Quelque chose en moi semblait me dévorer chaque seconde. Était-ce... Les ténèbres ? Elles se trouvent en chacun de nous et la colère en est un catalyseur, ce n'est un secret pour nul membre de cette grande organisation qu'est la Coalition Noire. Chaque seconde qui s'écoulait, je luttais contre mes émotions, tentant avec vivacité de ne pas agir telle la bête que j'étais en train d'observer et d'analyser la situation avec calme.  Si je laissais libre court à ma rage, les ténèbres pourraient révéler ma véritable nature. Montrer une telle faiblesse, il en était hors de question, pas en présence de l'implacable dirigeant qui ne ferait qu'une bouchée de moi s'il avait connaissance de mes objectifs.
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