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le Sam 25 Aoû 2018 - 18:12
C’était la boule au ventre et les mains tâchées de sang que Stärker était retournée au manoir. Tracie elle n’en avait peut-être pas physiquement, mais elle s’en sentait recouverte de la tête au pied, comme si elle avait commis un crime. Elle se sentait mal, très mal, d’avoir torturé cet homme. Mais on lui avait demandé de le faire, quelqu’un de beaucoup plus intimidant que n’importe qui. Pour qui l’avait-elle fait, pour Death, pour le professeur Gyora ou pour elle-même ? Elle l’avait fait pour se sentir acceptée. Elle l’avait fait pour survivre dans ce monde pourris. Elle l’avait fait pour franchir un étape. La jeune femme n’allait pas non plus se mettre en position fœtale sous la douche en répétant qu’elle se sentait sale, non. Or, cette réussite lui avait laissée un goût plutôt amer.
En rentrant dans ses quartiers, Tracie s’était déconnectée un instant de son avatar, celui-ci simulant une petite sieste branchée à une prise électrique, pendant qu’elle faisait des recherches de son côté. Relevant le visiocasque, laissant les larges écouteurs pour lancer son logiciel de musique et démarrer sa playlist de musiques favorites tout droit sorties de ses animés favoris. Un peu de rock par-ci, une pincée de pop par là, ça lui remontait le moral et ça l’aidait beaucoup à se concentrer mine de rien. C’était cette fantaisie, cette pétillance qui la faisait vibrer. Ça la transportait.

Illusiopolis jouissait d’un contenu sur le net assez riche, pas aussi important que celui de San Fransokyo mais tout de même notable. Cela servait surtout d’outil de de communication que ce soit pour les ressortissants ou les personnes en dehors de façon général. Il y avait bien sûr ce qui se faisait de masse, on ne peut que citer l’Éclaireur pour toujours informer le plus grand nombre sur leur fameux site web, ainsi que quelques pépites de faits divers. D’après les infos, il y avait eu pas mal de grabuge dans ce monde, à grande échelle, ile chaos s’était déchaîné plus d’une fois. Même si les autorités tentent de reconstruire un habitat plus développé, cela n’empêche pas la racaille de proliférer.
Puis il y avait une cible plus local, commercial même. Il suffisait de se rendre sur un site qui parlait de ce monde pour être harcelé visuellement par tout un tas de publicités, on se croirait dans une ruelle pleine d’enseignes lumineuses. Il avait de quoi passer de très bonnes soirées : restaurants, casinos, hôtels, bars, la liste est longue. Cependant, ce n’était pas vraiment au goût de l’otaku. Ses soirées à elle se résumaient à fixer ses écrans diffusant ses séries animées en mangeant des biscuits sucrés ou salés.
En rentrant l’adresse qu’elle avait arrachée de force à un membre de gang, cela donnait sur le site officiel d’une boîte de nuit nommée le Coco Bongo Club. Ambiance tropicale, néons et orchestre avec des spectacles comme une Amérique rêvée d’un autre temps. On dirait clairement le genre de club tiré d’un film et repaire de mafieux. Il lui fallait un plan d’attaque, elle ne devait pas être seul et tabasser tous le monde, c’est du suicide, surtout avec un monde aussi dangereux, elle pourrait y laisser la peau avant même d’arriver à sa destination.

En réactivant Stärker, quelques bonnes heures étaient passées mais les batteries étaient pleines. Prête à partir, elle devait se trouver un coéquipier pour cette mission. Errant dans la manoir et profitant de ces recherches pour visiter le quartier général. Soudain, elle croisa un homme. Assez sombre, la dégaine d’un gars normale qu’elle pourrait croiser dans les rues de son monde à elle. Pourtant il avait une mine si sinistre, un homme qui semblait cacher des choses. Si c’était le genre de quidam membre de la Coalition Noire, alors elle avait faire la bonne pioche. Elle avait peut-être beaucoup plus de points communs qu’elle ne le pensait. Il devrait faire l’affaire.
L’automate s’interposa devant lui, or, elle n’était vraiment pas douée pour les présentations ou pour engager une conversation. C’était donc un long moment gênant silencieux à se fixer et à bloquer la route de la personne qui l’intéressait. Avant qu’il est le temps de lui parler, probablement énervé par son comportement à-propos, elle lui tendit le fameux bout de papier avec l’adresse dessus. Une fois qu’il l’avait pris, elle s’éloigna de lui et quitta le manoir sans un mot : direction Illusiopolis, en espérant que ce type ait compris le message.

Le trajet s’était fait sans encombres et elle n’avait pas eu le temps de s’ennuyer, vu que Tracie en avait profité pour manger une pizza et finir son animé. Ça parlait de robots géant qui voulaient dominer le monde saupoudré d’humour dans un lycée, tout ce qu’il y a de plus normal en soi. Une fois à la gare, elle attendait cette personne à qui elle avait donnée rendez-vous, même si sa démarche pour le dire avait été très bizarre.
Le Chien noir

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le Dim 26 Aoû 2018 - 6:08
« Bon… » Jack la fixe de longues secondes. La dévisage avec l'œil inquisiteur. L'inspecte pour la seconde fois de la tête aux pieds jusque dans les moindres détails. Bien incapable de déterminer si c'est une simili ou simplement une sociopathe. Elle est impassible et inexpressive au possible ; impossible à lire. Nouvelle et donc, aucune info à son sujet. Une recrue toute fraiche. Qui pourtant, prend déjà des missions directement auprès du patron. Si le Chien Noir n'a pas le luxe de pouvoir se renseigner auprès de ses collègues comme il le voudrait, il ne manquera pas une occasion de le faire si possible. Est-ce qu'elle va mourir ou disparaitre -ce qui revient plus ou moins au même- aussi vite qu'elle est arrivée ? Est-ce qu'elle va subitement monter en grade et devenir quelqu'un avec qui il vaut mieux s'entendre ? Est-ce que c'est une espionne ou une traitre ? Bientôt trente seconde que Jack la dévisage, toujours incapable de savoir à quoi s'en tenir et… ça le met sur les nerfs. « …soir. »

D'un sursaut, l'exécutant se tord soudain le cou à scruter les environs. Sur le parvis de la gare spatiale, le coin n'est pas vide ; n'est pas si sûr. Des soldats de la Shinra trainent, évidement, commençant à zieuter d'un air soupçonneux le nerveux débraillé aux allures de toxicos en manque et la gamine si placide qu'on la croirait en train de planer plus haut que le Kingdom Hearts. Encore que, elle est propre et nette… trop, si on demande à Jack qui lui, ne l'est pas du tout. Les cheveux noirs en pétards, pas une seule mèche qui ne soit en épis, il était partit en catastrophe en ayant manqué de rater son train. Pas le temps de se raser, ou de se laver, ni de prendre un café et à peine le temps de massacrer une cigarette en courant vers son transport Shinra. Si simplement se parfumât-il au déodorant avant de partir, n'ayant toujours pas remarqué que les boutons de sa chemise n'était pas correctement boutonnés entre eux. Et le chemise blanche froissé avec le jogging noir et les vieilles baskets pourris ? Ca ne présente pas tellement bien.
Ce qui le rend nerveux, plus que toute autre chose, c'est d'avoir oublié ses armes. Plus particulièrement avec une "collègue" dont il ne sait rien et qui… a touts les symptômes de la névrosée susceptible de péter un câble à tout moment. La Coalition Noire et les adolescentes sanguinaires, c'est une longue histoire.

« On ferait mieux de parler ailleurs. » Parce que la Shinra n'a pas à savoir que ce sont des Coalisés et encore moins ce qu'ils font là ; ca pourrait faire des histoires. Jack avait déjà provoqué un mécontentement chez la multinationale et Death n'avait pas vu d'un très bon oeil. Autant éviter de recommencer. « Après toi. » D'un geste de la main, l'exécutant invite sa collègue à ouvrir la marche jusqu'à une sombre ruelle supposée tranquille ; une ruelle coupe-gorge où l'on peut égorger un type et vite filer. De la galanterie ? Non, notre jeune homme ne tourne juste pas le dos à quelqu'un qu'il ne connait pas. On va dire qu'il surveille les arrières de la charmante jeune sociopathe, voilà tout.

Pourquoi il avait accepté, déjà ? Travailler avec quelqu'un qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam ? Aux milieux de gangs dont l'entreprise la plus puissante du monde n'arrive pas à se débarrasser ? Tout en sachant qu'il ne faut surtout pas faire de vague pour ne pas agacer la Shinra parce que ca agacerait le patron ? Toute cette histoire sent mauvais. Elle pue carrément la mort même. Jack rendu à se demander s'il ne va juste pas rentrer chez lui, finalement.

« Tu me briefes ? » A demandé Jack, tour à tour dévisageant la jeune femme et regardant par-dessus son épaule, dans cette sombre ruelle. Un dealer toxico en manque et une droguée placide planant plus haut que le Kingdom Hearts… c'est de quoi a l'air pour l'instant la scène entre les deux coalisés. Difficile de faire plus suspect mais au moins, ils sont à l'écart. Et proche de la gare, l'endroit n'est pas encore tout à fait une zone de non-droit. Les deux sont encore loin d'être entré dans le territoire des gangs. Bon dieu… bon sang qu'elle le stresse à être aussi neutre ; on dirait une poupée. Elle sort d'un film d'horreur ou quoi ?! Quand elle lui a demandé de l'aider, Jack n'avait pas dormis et… relativement préssé d'en finir avec la discussion, avait dit oui sans trop réfléchir. Il voulait juste qu'elle se barre avec son air de tueuse en série ! Ses yeux sont plus vides que la mort elle-même et… l'exécutant se met à se ronger l'ongle du pouce, la fixant sans cligner des yeux. C'est à peine s'il ose regarder dérrière lui, désormais, se sentant forcer d'allez à reculons dos contre un mur. « Une histoire de gang ou je-sais-pas-quoi... ? » Le ton de sa voix est… un peu honteux… parce que c'est vraiment pas pro. Autant dire que niveau crédibilité, il en prend un sacré coup.

Plus ca va, plus Jack voit ses yeux s'écarquiller… pas si sûr qu'elle respire… et Death étant un nécromancien, l'idée qu'elle soit une espèce de mort-vivant chelou, c'est loin d'être impossible. Malgré ça, Jack n'ose pas lui demander ce qu'elle est au juste… incapable de dire comment elle réagirait. Putain qu'elle est flippante celle-là, vivement que la mission soit terminée et que l'exécutant retourne se cacher dans sa chambre, à l'abri de ce sale univers où tout menace de le tuer.
L'avatar violent

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le Lun 27 Aoû 2018 - 17:42
Le duo s’éloignait peu à peu de la gare, sans trop savoir où aller, il fallait le dire alors qu’elle menait la marche. Elle sentait que son compagnon d’infortune qu’elle avait traîné jusqu’ici un peu de force était troublé, une gêne mutuelle, car Tracie de son côté, était entre une timidité à son paroxysme prête à exploser et une gêne palpable qu’elle n’en arrêtait pas de changer de position sur sa chaise. Il fallait peut-être le mettre au courant. Mais par quoi commencer ? Ce n’était pas le genre de rencontre rêvé entre deux ruelles en se rentrant dedans avant d’aller au lycée. Le chemin emprunté était d’une triste réalité, des poubelles malodorantes dont chats et chiens se régalaient, une flaque de vomis et cette odeur de pollution propre aux grandes villes. Ça faisait vraiment froid dans le dos. Se dirigeant vers une grande avenue, il y avait beaucoup plus de monde et de lumière, mais en face, il y avait un arrêt de bus vide. Elle décida de s’y arrêter pour inspecter un plan de la ville plutôt sommaire puisqu’il n’indiquait que les stations et quelques points clés. Ils étaient bien à Dark City, c’était d’un convenu vu le contraste énorme entre deux univers de richesse glamour et de misère. Stärker s’était retourné vers son partenaire de mission, sur fond de musique électro au fond de la cité, elle avait pris son courage à deux mains alors que la machine, elle, restait d’une humanité glaçante, deux à la lueur orangée fixant le coalisé. Il lui fallait parler plus qu’à son habitude et grand dieu qu’elle détestait ça.

« Voilà la mission, je ne le redirai pas une seconde fois. Death-sama m’a envoyée soutirer des informations à un membre de gang. » dit-elle de sa voix platonique et rapide, on sentait qu’elle n’aimait pas s’éterniser sur des longs discours, elle n’allait certainement pas se répéter. « L’adresse et les noms c’est tout ce que j’ai obtenu de cet individu après l’avoir battu presque à mort. Ces criminels ont réussis à obtenir du matériel Shin-Ra. J’en ignore le type et je m’en fiche un peu. Ce que Death-sama veut, c’est récupérer le matériel. » elle marqua un pause pour boire une gorgée de soda tandis que sa création fixait le tourmenté débraillé.
« J’ai fait des recherches et l’adresse correspond à une boîte de nuit du nom de Coco Bongo Club. Ce monde est réputé pour sa dangerosité et il est évident que je ne pouvais pas me permettre de risquer mon intégrité en y allant seule. Il y a deux problèmes qui s’offrent à nous. Je ne sais pas où se trouve ce club et j’ai l’apparence d’une mineur, jamais ils ne me laisseront rentrer. D’après les renseignements que j’ai récupérée, Cho Young, Coline Faugast et ce La Poutre sont bel et bien dans cette discothèque et il est aussi évident que c’est un repaire de gangsters. Il nous faudra agir avec la plus grande prudence une fois à l’intérieur si on ne veut pas finir au fond des eaux avec pour dernières chaussures une paire en béton, ou troués de balles à la morgue la plus proche. L’ordre est simple. Trouver le lieu où ils vont échanger la marchandise et l’intercepter. »

C’était un résumé, une brève épuisante. Tracie finit par boire sa bouteille de soda d’une traite tellement ça lui avait donné soif. Elle n’attendait pas vraiment de réaction de son interlocuteur, il fallait juste lui éclaircir son esprit embrumé, c’est vrai qu’il avait l’air de sortir d’une soirée de beuverie. Ils avaient l’air de s’être fondus dans le décor, alors qu’il faut l’avouer, voir un adulte un peu négligé traîner avec une jeune fille trop bien sapée comme si elle allait se rendre à une garden-party victorienne ça faisait très tâche. Peut-être que c’était l’adage de ce monde d’être aussi déphasé et que beaucoup d’aventuriers hauts en couleur se pointaient comme une fleur, dans le cas contraire, ils se seraient fait refoulés par les nombreux soldats arborant le sigle de la Shin-Ra fièrement.
Et puis, il y avait les gants métalliques de Stärker, on voyait clairement que c’était ses armes. Elle devait se montrer plus claire, même si ce n’était pas très professionnel et que ça allait griller une partie de son petit jeu. Elle avait bien remarquée que Jack la dévisageait tout du long. Et elle allait répondre à ses doutes d’un simple geste. Stärker s’exprima poliment :

« Puis-je? » la machine s’approcha d’un pas, sa main arriva à la joue de son allié d’un soir pour la poser doucement. C’était chaud et délicat, outre le fait que cet hère sentait la cigarette et qu’il ne s’était pas rasé la veille. C’était donc ça le contact avec un autre être humain. Elle n’avait pas beaucoup d’interactions avec ses semblables. Même si elle voyait ça comme un jeu vidéo, ça lui avait fait une petite chaleur au ventre agréable. Il vrai qu’il faut savoir entretenir un bon contact avec ses coéquipiers pour achever de grandes choses et relever des défis assez difficiles dans une réalité ou une autre.
Sa main à elle était glacée, pareil à du métal. Et puis, elle prit l’initiative de lui prendre le bras et de l’imiter. Il devait sentir que son visage était tout aussi chaud que le sien mais c’était surtout, cette sensation métallique pareil à celle de ses gants qu’il devait sentir. Il devait voir qu’elle n’était pas comme les autres. C’est vrai que c’était pas très bien vu et assez soudain. Or il devait tilter au lieu de continuer à douter d’elle. Il devait lui faire confiance.

Il était presque minuit. Cessant ces élans de sociabilité, le bus était passé mais elle ne montait pas dedans. Mais ils n’étaient peut-être pas loin. Pourquoi ? Tracie avait vue bon, une petite foule était descendue du bus et une bonne partie d’entre eux avait une sacré allure, genre de la fièvre du samedi soir. Costume, chemise, parfum et petite robe à paillettes. Certains avaient l’air assez jeunes, peut-être la vingtaine, des étudiants qui partaient en soirée en riant à gorge déployée, déjà bien échauffés par l’alcool. Il fallait les suivre, en espérant que ce soit la bonne destination à travers cette ruelle de panneaux lumineux aussi agressifs visuellement que des pop-up.

Bon sang, je déteste vraiment ces gens là. Ils font la fête, ils boivent jusqu’à en vomir, ils hurlent et ils couchent sans s’en rendre compte. Si c’est ça la définition de s’amuser alors je préfère m’emmerder jusqu’à la fin des temps. Ils ont vraiment aucune retenue, aucun sens du style et encore moins de connaissances pour bien se comporter en société. Même avec un joli ruban autour, un connard restera toujours un connard.
Le Traître

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le Ven 31 Aoû 2018 - 1:36
Plus le temps passait et plus la vie à Illusiopolis paraissait terne, sans importante, anodine. Depuis combien de temps le traître traînant dans les rues de cette ville ? Bien trop. Il aurait déjà dû rejoindre les rangs de la Shinra depuis des mois, sauf que son infiltration venait de lui offrir une direction qu’il n’avait aucun moyen de contourner.

La puanteur de la ville ou celle du port ? Depuis que Lenore faisait de brève apparition, la vie morose d’Illusiopolis gagnait le luxe d’être moins désagréable que les têtes des mercenaires.

Du moins, c’est ce qu’il pensait avant de se retrouver le dos contre un mur de la ville, accomplissant l’une des nombreuses tâches que pouvait hériter le porte-flingue d’un gang. L’oeil hagard, le col de sa veste relevé, le Turk laissait traîner un regard sur le trottoir qui lui faisait face. Les Bloodfist ont besoin de chair fraîche pour l’exportation d’esclave ! La bande d’adolescents enivrés d’alcool était probablement sa meilleure chance pour la soirée.

- Toi et moi… La voix dans sa tête, la sensation de froid l’envahissant progressivement, il ne se faisait toujours pas à cette terrible sensation. Allons-nous réellement enlever des gosses !? Nous valons tellement mieux que cela. Trouvons un véritable défi. Inutile de faire du babysitting pour un groupe de bras cassés.
- La ferme. Murmurait-il à lui-même, enfonçant sa main dans sa poche afin d’en sortir son paquet de cigarettes.
- Tu n’apprendras donc jamais. La main qu’il ressentait sur son épaule s’évaporait alors, ou du moins, la sensation qui l’envahissait à chaque fois que la voix prenait place dans son esprit.

Tapant le cul de son paquet, le traître remarquait seulement que son paquet était vide. Dans un grognement, il écrasait celui-ci dans sa paume avant d’ajouter un nouveau détritus aux crasses régnant déjà dans la ville. Enfonçant les mains sans sa poche, il traversait la rue alors qu’un léger vent le décoiffait avant de rejoindre l’autre côté. La vie sur le vaisseau-mère lui manquait. Il se répétait cette phrase depuis quelques semaines, déjà. Attendant avec impatience l’ordre final. Il ne rêvait de rien d’autre que d’un bon bain et d’une cigarette.

Devant lui se trouvait un couple étrange. Une gamine avec d’étrange gantelet à ses mains ainsi qu’un grand type débrailler. D’un certain point de vue, l’adjectif qu’il avait utilisé ne convenait pas réellement, il y avait plus étrange dans cette ville. Ils déteignaient des lumières pour une seule et unique raison, il ne riait pas à gorge déployée comme la plupart des personnes présentes dans cette ville à cette heure-ci de la nuit. De plus, le type traînant une odeur qu’il ne connaissait que trop bien. L’addiction et l’ennui se réunissaient dans le cheminement de pensée de Kurt, lui faisait accélérer le pas pour se trouver à leur hauteur. Il ne voulait demander rien de plus qu’une cigarette et ensuite reprendre la filature du groupe de victime pour le traffic de son gang.

- Pardon ? Il venait de prendre la parole d’une voix claire, attirant l’attention un bref instant. Vous n’auriez pas une cigarette, mon paquet est vide et il n’y a pas de commerce d’ouvert à cette heure-ci. Un mensonge, cette ville ne dormait jamais, encore moins pour soigner les addictions.

Il restait immobile un instant, autorisant un sourire à ses lèvres en levant ses mains devant le couple. Une main prête à accueillir le tube de tabac et la seconde dévoilant son briquet.

- Ce serait gentil. Il reprenait, tentant vainement d’avoir l’attention. Ici, c’est tellement difficile d’obtenir quoi que ce soit, soyez certains que je serais capable de me racheter dans le cas où votre geste est généreux.

Que tout cela puisse briser la morosité de sa soirée, il voulait sentir autre chose que la lassitude, ne serait-ce que pour quelques heures.
Le Chien noir

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le Lun 3 Sep 2018 - 3:44
Jack afficha un sourire -nerveux- pour répondre à celui de l'inconnu. Sa collègue était… faite de métal, semble-t-il… pas franchement commun. Et alors que l'exécutant aurait voulu en apprendre plus, un inconnu venait taxer une clope. Au départ, rien d'anormal mais… c'était quoi cette histoire de se racheter en cas de geste généreux ?! Avec sa dégaine de toxico en manque accompagné d'une jeune fille baignant dans de mauvaises fréquentations, ca paraissait… logique… de se faire alpaguer par un dealer. Et l'inconnu en avait l'allure ! Plutôt classé mais pas trop, suffisement négligé mais avec un certain style ; tout à fait le profil d'un commerçant des bas-fonds. Si ca ne tenait qu'à notre parano, il rentrerait chez lui sans demander son reste mais… voilà, il avait besoin de faire ses preuves et de se faire une paye. Et le présumé vendeur douteux était le meilleur point de départ pour trouver la fameuse boite de nuit. Dire que sa collègue était une gamine… à la Coalition Noire, putain que c'est pas anodin. Qu'on se rapelle d'Ariez capable de ravager des mondes sur un coup de tête et d'autres enfants, véritables louves habillés en petits chaperons rouges. Et là… un robot, probablement ? Bordel, Jack n'en savait rien.
Son cou suivait ses yeux, inspectant un bout et l'autre de la rue, tâchant de scruter avec le regard inquisiteur les deux… étrangers. Ca parait bizarre de parler de la fille de fer comme d'une étrangère et d'une collègue en même temps. Dans un groupe où l'on peut ouvertement se défier à mort et où les assassinats sont monnaies courantes ?

Respire Jack, respire… se répétait-il, tâchant grossièrement de se calmer en même temps que ses expirations et respirations. Concernant sa comparse, il pouvait peut-être se dire qu'à l'heure actuelle, tuer Jack n'apportait rien en terme de respect ou de progrès dans la hiérarchie. Concernant l'inconnu… ca n'avait rien d'enchantant… le Chien Noir se voyait déjà finir dans un guet-apens après ça mais… encore une fois, c'était sa seule piste. Son cou suivant de torticolis ses yeux, forcés de se masser rageusement la nuque pour en apaiser les tensions, Jack chercha à l'aveugle son paquet de clope, tâtonnant son pantalon jusqu'à sortir un paquet de clope. Et toujours sans regarder celui-ci, les mains tremblantes, il sortit avec difficulté une cigarette pour la teindre à ce qui lui paraissait un fringuant voyou capable de le mener jusqu'au Coco Bongo Club.
Et le tout avec un sourire jaune, nerveux comme sur le point de partir en fou-rire, le regard empli de suspicion qui n'allait pas du tout avec ses lèvres.

« Tiens… » Une collègue aussi bizarre que lui et un simple gars, si suspect qu'aussi louche que tout à chacun ici… tout ça pour trouver une boite de nuit remplis de mafieux ? Jack était déjà le genre à stresser pour une simple soirée entre amis alors là ? Il n'allait pas bien du tout, l'appréhension rendait flou sa réflèxion et… il avait cette sale impression de se laisser-aller. Pourquoi il ne rentrait juste pas chez lui, déjà ?! Quelque chose l'empêchait de faire demi-tour… et au final, il se faisait l'effet de marcher vers sa mort à pas forcé, résigné. « …on cherche une boite de nuit pour tout dire. Ma pote pourra t'en dire plus. »

Jack avait… oublié le nom de la boite de nuit ou quoi, l'esprit bien trop hanté par ses angoisses… et s'inquiétait que ça collègue n'en dise trop. Surtout qu'à côté de ça, si lui avait été vaguement briefé, il n'avait pas eu le temps de la briefer à propos des… liens… entre Shinra et Coalition Noir. Ces mêmes liens qui risquent de rendre la mission particulièrement délicate. Au final, si ça se passe en terre de gang, l'entreprise ne risquait pas trop de s'en mêler mais… sait-on jamais. Ca paraitrait étonnant qu'un groupe aussi puissant que la Shinra ne garde pas un oeil sur les gangs qui rongent leurs villes. Une organisation qui domine les groupes, incapable de faire régner la loi dans sa propre ville ? Nah… Jack n'y croyait pas une seconde.
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le Lun 3 Sep 2018 - 22:46
Un autre homme venait de faire son apparition. À en juger par sa dégaine, c’était le même genre de type que son collègue, en un peu mieux habillé, mais ils sentaient tous les deux le stress et l’addiction au tabac. Un cigarette, voilà encore quelque chose que Tracie ne supportait pas. Même si dans certains de ses dessins animés, il y avait ce personnage au passé lourd qui n’hésite pas à s’en griller une, l’odeur forte et agressive de ce petit tube surpasse malheureusement le côté classe du fumeur à son sens. Peut-être que lui et ce promeneur fuyaient des pensées assez pesantes pour se réfugier dans la sèche. Voilà qui était à étudier de près.
En y pensant, Jack et ce passant demandeur avaient toute la panoplie pour circuler inaperçus dans ce monde, ça devrait peut-être mieux se passer qu’elle ne le pensait. Elle pourrait peut-être faire passer ça pour une virée entre employés de bureaux, histoire de boire quelques verres et allonger une fille toute aussi alcoolisée qu’eux. La joueuse eût un horrible frisson d’écœurement à cette idée, elle n’était tellement pas dans son élément malgré une ressemblance encrassée avec son monde d’origine. C’était un paquet de données intéressantes qu’elle allait s’empresser d’inscrire quelque part après cette mission, et ce n’était que le début.

Un problème se pose. Contrairement à ces deux humains, mon robot de combat n’est pas du tout apte à se fondre dans ce genre de décor. Qu’est-ce qu’une fille de son âge ferait debout à une heure pareil ? Comment je vais faire pour la faire rentrer dans un boîte de nuit interdite aux mineurs ? Qu’est-ce que c’est que ces fringues ? En dépit de leur classe manifeste, sont toutes droit sorties d’un trip de gosse de riche garçon manqué d’une toute autre époque. Et il y a aussi les gants, je ne peux pas les lui enlever, ils sont directement fixés à sa carcasse. Note à moi : sacrifier mon bon goût pour une approche plus conventionnelle la prochaine fois.

Le Chien Noir avait dirigé la conversation vers Stärker. Elle n’avait vraiment pas envie de parler. C’était déjà un effort considérable de faire semblant de fraterniser avec son collègue, alors si en plus il fallait taper la causette avec le moindre traînard de rue, ça allait très vite l’énerver. Tant pis, c’était nécessaire et il fallait faire passer ses caprices d’associable de côté. On a rien sans rien comme on dit. Seulement, elle n’allait certainement pas courber l’échine et rire comme une demeurée à l’instar des pitoyables filles qui lambinent dans le coin. Si elle avait la possibilité, l’adolescente ferait parler sa lubie pour la violence gratuite et démesurée. Massacrer du PNJ en masse dans un déluge brutal de commandes à répétitions, dieu que ça lui ferait du bien. Cependant, elle n’était dans un de ses jeu, elle n’avait pas le meilleur équipement du monde, de bonnes statistiques et les répercussions seraient terribles, sans parler que tomber nez à nez avec un aventurier supérieur en tous points serait comme se manger une énorme gifle droit dans son égo. La jeune femme ne savait pas encore quel genre de monstres pouvait abriter l’univers.
Tracie s’était entraînée des jours et des jours pour paraître le plus naturel possible en pilotant son automate. Jack, pour des raisons plus pratiques, devait savoir ce qu’elle était, mais pas l’autre incongru. Stärker soupira longuement en remuant sa tête, exaspérée. Elle en avait marre de chercher, alors elle se résigna à s’adresser à cet inconnu de son ton habituellement distant :

« Mon ami cherche un certains club dénommé le Coco Bongo Club. Il y a rendez-vous avec une fille. » elle donna un coup de coude à Jack comme pour flatter ses pseudos talents de séducteur, à dire vrai, c’était plutôt pour se venger et ça n’avait rien de si spontané au vu du manque d’expression de sa part. « Mais cet idiot n’a pas pensé à lui demander l’adresse. Et cette fille comment elle s’appelait déjà ? Coline quelque chose... Coline Faugast je crois ? Auriez-vous l’obligeance de nous indiquer le chemin je vous prie ? »

Bien joué Tracie. Quelle idée de génie le coup du rendez-vous amoureux. Je me jetterais presque des fleurs, mais j’ai des que des trèfles dans ma chambre et j’ai pas envie de les abîmer. Et le nom de la fille en plus, c’est vraiment la cerise sur le gâteau. Oh lala, je suis trop douée. Maintenant, il faut que je me trouve un prétexte. Stärker a une apparence trop juvénile, ça va être difficile de lui trouver un alibi…

« Quand à moi » reprit-elle. « Il m’a promis un verre de jus de fruit de ce fameux endroit si j’accompagnais ce grand gaillard, vu que je lui ai arrangé le coup. Il paraît que l’ambiance est folle là-bas. »

Divulguer leurs véritables intentions là-bas serait beaucoup trop dangereux. Il n’était pas impossible que ce gugusse tout droit sorti de nul part était aussi membre du gang sur lequel les coalisés allaient effectuer un raid. Ou pire encore, un imbécile suicidaire qui allait se jeter dans la mêlée et mourir bêtement criblé de balles par ces criminels, grillant leur couverture par la même occasion. Elle était méfiante, extrêmement vigilante sur ses propos et ce qu’allait répondre son interlocuteur et les réactions de son partenaire d’un soir.
Le Traître

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le Mer 5 Sep 2018 - 0:33
Kurt restait attentif à l’histoire, tournant et fermant brièvement l’une de ses paupières à la conclusion de la gamine. La cigarette entre les doigts, jouant avec celle-ci, le Turk analysait le discours tout en réfléchissant à ce qu’il allait pouvoir faire. L’intérêt des Bloodfists, des mercenaires, de la Shinra ou encore le sien ? Quel que soit le scénario, il n’y avait pas réellement d’intérêt.

- Merci, mon gars. Il fixait le flirteur tout en amenant le tube à sa bouche. Une chance pour vous… Il prenait son briquet en poche, devenu récemment incapable d’invoquer des flammes, pour allumer  sa cigarette fraîchement taxée. L’endroit de ton rencard ne m’est pas inconnu.

Il souriait, voulant donner l’illusion qu’ils allaient devenir les meilleurs amis du monde pour une soirée dans une boite merdique. Coinçant la cigarette entre son index et son majeur, il recrachait la fumée avant de fixer un endroit dans le dos de l’étrange couple qu’il avait en face de lui.

- Ce n’est pas trop loin, dans la périphérie du centre-ville, un endroit charmant si vous voulez mon avis. Il grimaçait un bref instant sous la douleur qui naissait dans son torse. Qu’est-ce qu’ils en ont à foutre, de notre avis. Il reprenait contenance, souriant. À Illusiopolis, si tu prends la bonne ruelle, tu trouveras ce que tu cherches. Il fixait avec d’autant plus d’insistance le fumeur. Tout ce que tu cherches.

En finalité, aucun des choix qu’il avait précédemment énuméré ne convenait. Kurt se décidait à devenir guide d’un soir pour le plaisir de voir un homme parvenir à conclure, même si celui-ci avait reçu l’aide d’une gamine. Après tout, qui était-il pour juger ? De plus, dans le meilleur des cas, il trouverait assez de jeunes imbibés d’alcool à remanger à son gang pour le trafic d’êtres humains. Le Turk n’était plus à ça près, histoire de compléter son palmarès de choix stupide d’une nouvelle étoile.

Il s’avançant alors d’un pas lent, invitant d’un geste de la main à être suivis jusqu’aux portes du Coco Bongo. Un néophyte pourrait presque confondre l’endroit avec un club de strip-tease.

- Surtout, ne vous inquiétez pas pour la permission de rentrer dans le club. La remarque s’adressait plus à la silhouette juvénile. Un endroit comme ça ne s’inquiète pas trop de voir des mineurs accoudés au bar, c’est quasiment monnaie courante dans la région. Il haussait les épaules, mimant l’intérêt avant de reprendre le mégot à sa bouche. La ville est pourrie. Le traître fixait l’une des hautes tours de l’endroit. Et ce n’est pas aujourd’hui que cela risque de changer.

Il restait silencieux quelques instants, donnant la direction du club au couple. D’ailleurs, comment pouvait-il réellement les nommer. Étaient-ils amis ? À en croire la gueule du gars, non. Pourtant. Ils semblaient avoir un truc qui les unissait.

Pourquoi réfléchir à cela. Machinalement, le Turk hochait la tête pour chasser l’idée avant de parler.

- Alors, mon gars, elle est comment cette Coline ? Autant rendre le trajet intéressant. Elle n’est pas mineure…? Pardon. Ce ne sont pas mes affaires. D’ailleurs, c’est quoi vos noms ? Ou du moins, le rendre moins épuisant. Moi, c’est Kurt Brown.
Le Chien noir

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le Mer 5 Sep 2018 - 13:42
« Jack Inèrsse. » Le prénom aurait suffit mais… l'exécutant a donné son identité complète, par habitude. Kurt Brown, donc… ça ne disait rien au Chien Noir. Par contre, si le sympathique inconnu apparait être de la Shinra, ce n'était pas impossible d'avoir entendu parler des frasques du coalisé à San Fransokyo. « Et cette Coline me fait un peu penser à toi. » Poursuivait-il, continuant d'inspecter les alentours l'oeil méfiant et suspicieux. « Très… sociable. » Quelque chose dans sa voix trahissait sa méfiance, il ne s'en cachait pas.

Un rancard… Jack restait sceptique quand à cette excuse. Si "Coline" est ce que cherchait les deux Coalisés… alors c'était le fameux matériel de la Shinra… et l'idée restait de choper ça puis de filer sans demander son reste. Pour peu que Kurt soit juste un fêtard ou un mafieux du coin, il ne posait pas problème. Que ce soit quelqu'un de la Shinra ? La collègue aussi, pourquoi pas, pourrait tout aussi bien être une espèce de cyborg infiltrée quand on y pense. Le problème, quand on est à ce point suspicieux, c'est qu'on avance pas. Aux yeux d'un paranoïaque, tout est systématiquement faux et factice, tout est un piège ou une mise en scène ; tout le monde est en train de jouer double-jeu.

« T'as dû comprendre que ce n'était pas mon cas ; j'ai pas prévu de trainer dans cette boite. Je chope Coline et je me casse. » Jack se mit à regarder sa collègue en disant cela… insistant légèrement sur le "Coline" puisque désormais, ce prénom désignerait dans sa bouche le fameux matériel de la Shinra. Puis il se remit à observer le fringuant jeune, continuant tout autant de s'adresser à sa collègue. « Elle s'est faite… récupérée, par des gens peu recommandables… si tu connais le coin, tu dois savoir plus ou moins de qui je parle. »

Jack n'a jamais été très soucieux de son âge ou celui de sa collègue… simplement, ils n'ont ni l'attitude, ni l'allure pour rentrer en boite sans forcer ou baratiner le passage. La gamine était trop bizarre… et Jack ne se laisserait jamais rentrer s'il était portier ; les mecs aussi nerveux provoquent des bagarres à coups sûr. Puis même, il n'était pas assez classe. Laissez l'inconnu récupérer "Coline" à leurs places ? Bien sûr que non… mais si désireux de s'en débarrasser, l'exécutant craignait avoir besoin de lui pour rentrer en boite sans faire toute une scène. Et cette dernière aurait forcément lieu, autant que ce soit le plus tard possible.

« A quel point cette boite ne t'es pas inconnu ? »

Pour peu que Kurt travaille là-bas ou pour les gens qui y sont, la mission venait soudain de gagner en difficulté.

« J'imagine que s'échanger nos noms est un début… » Jack a regardé sa collègue, arquant un sourcil agacé d'être dans la parfaite incapacité de la lire. « …mais nos histoires avec Coline sont du genre privé. » L'exécutant a jeté son mégot, parlant à voix basse, s'assurant que d'indiscrètes oreilles ne viennent pas l'entendre. « Nous n'en parlerons pas avant de mieux nous connaitre. »

Les deux Coalisés ne sont pas si sympathiques pour qu'on se décide à les accompagner, juste comme ça, parce qu'on est un simple jeune homme en soirée. Si tout ce qu'on désire, c'est passer un bon moment, ce n'était pas avec ces deux-là qu'on le trouverait… et Jack a regardé sa collègue, l'air un peu démotivée.

« Mineure ou pas, aucun portier ne nous laissera rentrer dans une boite comme ça. Je veux dire… regarde-nous... » Et juste après avoir dit ça, Jack avait regardé Kurt, l'air fatigué mais résigné, prêt à collaborer. Ce fut autant adressé à l'une qu'à l'autre. « On aura de toute façon besoin d'aide pour rentrer sans faire de scènes. T'en penses quoi ? »
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