Le Traître

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le Mar 14 Aoû 2018 - 3:07
Le silence. Le Turk ne voulait rien de plus. Du silence. La tête lourde, la vue brouillée par le choc et ses tympans qui hurlait à la mort. Il observait brièvement le tableau de bord, un diagnostique rapide lui permettait de comprendre l’évidence, son chasseur allait devoir passer par la case mécanicien avant de décoller de nouveau.

L’acouphène naissant dans sa tête ne l’aidait pas à relatives, d’autant qu’il aimait vraiment son vaisseau.

- Kurt !? Un grésillement, se perdant entre les alarmes. Oh merde… Kurt !? J’te jure, il y a intérêt que tu sois mort ou j’vais te tuer de mes propres mains si tu ne réponds pas !

Le module de gravité du chasseur devait être éteint, un paquet de cigarettes ainsi que des dizaines de mégots flottaient sans la moindre harmonie à l’intérieur du cockpit. Il tournait les yeux, fixant l’unique bouton qui ne clignotait pas sur le tableau de bord.

- , j’veux pas crever ici. Le traître tendait le bras, appuyant sur le switch, activant son micro. Kurt !!!
- Arrête de gueuler… Il était fatigué, il voulait s’endormir maintenant, se réveiller après l’atterrissage.
- Tu trouves encore le temps pour te plaindre !? La voix prenait progressivement le dessus sur les alarmes. Quel connard ! Putain. Tu as vraiment tiré sur les moteurs du cargo !? Pourquoi !?
- Ahaha… Un imbécile. Ricanait la voix.
- Le tir du canon géant. Barbouillait-il, attrapait une clope pour l’amener à sa bouche. C’était ça, ou bien la mort.

Il refermait les yeux, le temps semblait s’arrêtait alors que la voix de Ruth éraillait ses oreilles une fois de plus.

- Super ! Il soupirait, accablé. Les moteurs du vaisseau se sont éteints et ils ne démarrent plus. Il recommençait alors que le Turk se réveillait sous l’annonce. Le vaisseau va s’écraser sur ton port de merde.
- Ruth, commence pas à jouer aux cons…
- C’est un incapable. Susurrait la voix dans sa tête. Nous devrions l’abattre, il ne fait que nous ralentir, dommage.
- J’arrive pas à ralentir la chute du cargo, tu comprends !? Il hurlait dans les haut-parleurs. Le pilote, c’est toi ! Moi, j’suis qu’un conducteur et c’est mort pour le reste…

Reprenant progressivement ses esprits, tournant sur lui-même, il observait ce qu’il commençait seulement à comprendre au travers de la verrière. Ils venaient de quitter l’espace et voilà qu’il fonçait sur les flots de ce monde. D’un geste nerveux, il attrapait les commandes de son vaisseau, elles ne répondaient tout simplement pas.

- Qu’est-ce qu’on fait !? Ruth était en panique, se perdant presque dans le signal des alarmes. Merde, j’veux pas crever ici !
- J’arrive. Il n’en revenait presque pas lui-même d’avoir répondu cela. Il faut ralentir la chute, tir les commandes vers toi, il ne faut surtout pas que le vaisseau pique vers la mer.
- Qu… Tu arrives !? D’un geste, le traître coupait les communications en même temps que la gravité semblait reprendre son droit dans le cockpit du chasseur.

La respiration saccadée, le Turk fixait une nouvelle fois l’horizon par le hublot avant de pester contre lui-même. Un rire nerveux traversait l’esprit de Kurt. La voix n’avait même pas besoin de parler, il comprenait maintenant ce qu’elle contait au travers de cette simple intonation. Hésitant un instant, il posait finalement une main tremblante sur le levier d’éjection de sa verrière, il ne voulait pas crever ici.

Un bruit sourd, le vent violent soufflait contre le le traître, le faisant chuter dans le fond de son cockpit tant il ne s’attendait pas à une force pareille.

Les bras devant le visage, grimaçant sous la rage, le Turk s’avançait contre la force invisible alors qu’il alimentait son corps entier en magie. Il était capable de défier la gravité et de marcher sur les murs, il serait bien capable une fois de plus d’utiliser ce sort pour ramper le long de la carlingue du vaisseau-cargo. Luttant contre le souffle, Kurt parvenait finalement à s’extirper de son propre cockpit pour se retrouver à hauteur du moteur qu’il avait lui-même détruit, une inquiétante fumée noire s’extirpant de celui-ci. Il parvenait difficilement à respirer, sentant le vent frapper son visage, il plissait les yeux pour distinguer l’une des portes du cargo.

Les mains du Turk s’illuminaient d’une aura violette, celui-ci se coulait contre le metal alors qu’il peinant à avancer ses bras d’une dizaine de centimètres seulement. Le bras tendu, il relâchait le premier sort, attirant indubitablement sa main contre le métal et la figeant contre celui-ci. Le sort de gravité faisait son oeuvre. D’une traction de tout son corps, le traître s’avançait finalement tout en tordant son bras ensorcelé pour gagner le plus d’espace.

- La traversée va être longue. La voix reprenait son ton moqueur, complétant son intonation d’un rire léger. Si seulement ton vaisseau n’était pas hors d’usage.

Kurt rageait, dressant sa seconde main, celle-ci s’illuminant aussi d’une aura violette avant de se plaquer contre le métal.

Lors d’un temps qui semblait semblable à une éternité, le traître s’avançait sur la carlingue jusqu’à atteindre l’une des entrées du vaisseau. L’aura s’illuminait une dernière fois alors que la main de tireur ne s’écroule pas contre la poignée de sécurité. Les dents serrées, il serrait tant qu’il pouvait jusqu’à ce que la porte ne s’ouvre et qu’il puisse s’engouffrer dedans, ressentant le plaisir de ses acouphènes en comparaison avec le vent qui hurlait à ses oreilles.

Rapidement, le sifflement était remplacé par les voix de Ruth hurlant à savoir s’il s’agissait de Kurt ou non. Le souffle court, celui-ci se redressait, titubant légèrement jusqu’à ce qu’il puisse rejoindre le poste de pilotage.

- Tu es complètement taré ! Le membre de gang était assis sur son siège, les commandes en arrière au point qu’elles sont collées au torse de ce dernier. Qu’est-ce qu’on fait !?
- Le port…? Il reprenait difficilement pied. Dit moi que j’ai encore du temps.
- Pas beaucoup.
- Suffisamment. Reprenait la voix dans sa tête, d’un ton sérieux, pour changer. Tu sais ce que nous devons faire.
- Tu sais t’approcher de l’eau ?

Le Turk s’avançait dans le poste, regardant la mer d’un bleu encore en dessous du vaisseau, il n’y avait pas le choix. Encore une fois.

- Il va falloir amerrir, ou nous allons nous écraser sur l’île. Il soupirait longuement, se rappelant brièvement son premier jour chez les mercenaires. L’eau va ralentir la chute.
- Pourquoi est-ce que j’ai accepté de venir…

D’un geste lent, Ruth abaissait les commandes alors que le vaisseau entier s’approchait de l’eau et que le traître s’accrochait à l’un des fauteuils en attendant l’impact. Il y avait d’abord le son pour ensuite ressentir le choc. Kurt plongeait en avant, se retenant de justesse alors que le vaisseau bondissait sur la mer tel un ricochet pour qu’un second impact compresse une seconde fois le vaisseau.

Titubait, le Turk fixait alors le fort qui grossissait à vue d’oeil. Il n’y avait plus de temps à perdre.

Les manches de sa veste relevée, le traître soufflait un long instant alors qu’il rassemblait toute l’énergie qu’il avait encore en lui, il ne lui restait que cette carte à jouer. Les poings fermées avant le troisième impact, il balançait rapidement ses bras de gauche à droite, relâchant la magie qu’il avait accumulée. Une énorme vague percutait le cargo sur la droite, ralentissant brièvement la course de celui-ci, sauf que Kurt chutait au sol et frappait sa tête contre l’un des panneaux de contrôle.

- Pas déjà… La voix s’impatientait alors que, la tête en feu, le traître se relevait une fois de plus en serrant les poings.

Ramenant ses bras à lui, c’était dorénavant une vague qui frappait le nez du vaisseau qui venait s’engouffrer contre eux, ralentissant davantage le cargo. Les yeux de Kurt brillaient brièvement une nouvelle fois alors qu’une vague plus imposante percutait les flancs du vaisseau, faisant dévier la trajectoire de chute. Et comme des poupées de chiffons, Kurt et Ruth se tordaient alors que le vaisseau manquait presque de se retourner avant de s’arrêter à une centaine de mètres des quais du port.

- Nous… Nous sommes en vie ? Une voix, faible, résonnait alors que le traître se massait une fois de plus les paupières. En vie !!!
- Ce n’est pas possible. Barbouillait le Turk alors que l’alimentation du vaisseau se coupait.Il faut que nous sortions…
- Ahaha ! Vivant !!! Le membre de gang se frappait presque le torse, comme pour vérifier qu’il ne se trompait pas. Kurt, tu es un génie !
- Ce n’est pas fini. Il se redressait difficilement. Il nous faut une arme lourde, maintenant.

D’un pas lent, le traître avançait dans l’obscurité relative, guidé par son briquet jusqu’à ce que Ruth soit de retour avec un fusil d’assaut qu’il tendait à Kurt. Le tout accompagné d’une boîte de munitions. Pour qu’après plusieurs minutes de marche, une échelle se présentait aux mercenaires menant jusqu’au toit du cargo. La lumière brulait les yeux du traître alors que l’écoutille s’ouvrait. Le port était en effervescence au loin, les rues s’agitaient alors que le membre de la Shinra remarquait les vaisseaux se posant à la station de la ville.

- Il n’y a pas de temps à perdre. Murmurait-il à son attention, sachant la procédure du SOLDAT qui allait bientôt s’enclencher dans la station. Tu viens avec moi, il est temps de gagner nos étoiles chez le Centurio.
- Quoi !? Balbutiait-il. Mec, c’est la Shinra et…?
- Nous avons un stock d’armes et le Centurio, ils vont savoir rien faire ! Kurt se retournait en criant sur Ruth. C’est l’instant ou jamais, alors tu te bouges.

La mâchoire crispée, le Turk sautait alors, glissant le long de la carlingue avant de tomber à l’eau. N’ayant d’autres choix que de rejoindre le quai à la nage. Il en regrettait presque que la mer ne soit pas gelée une fois de plus. Il n’aurait pas perdu de temps à rejoindre les mercenaires avant que les escouades de SOLDAT ne soient.

Si avec cela, il ne gagnait pas ses étoiles d’or auprès du Centurio, il allait devoir précipiter le chapitre final de sa mission chez les mercenaires.
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le Ven 17 Aoû 2018 - 20:04


On était là avec la bande à jouer aux billes mine de rien dans l’quartier des équarrisseurs. En vrai on gardait un œil sur l’père Sanzo et sa bouch’rie parceque paraitrait qu’les merco, ils l’ont à l’œil. L’vieux rapia f’rait pas autant d’bénéf qu’il fait rentrer d’viande dans son magasin et ils nous ont d’mandé d’faire l’décompte de c’qui y rentre. Enfin bref, les collègues v’laient l’prendre sur l’faitout pour qu’il paie sa part comme tout l’monde, question d’solidarité, t’vois.
 



Et là BAM ! BOUM ! VLAM !


J’ai l’Riton qui s’accroche à ma ch’mise alors qu’tout l’monde baisse la tête. Pas comme si qu’on avait eu peur hein ! C’tait d’la surprise ouais c’est ça, d’la surprise. Pis même que tous les gens dans la rue c’était pareil pour eux. Accroupi derrière une caisse, les gonz’ dans les bras d’leur bonhomme, la larme au nez. Un boucan du diable qui v’nait du ciel comme un coup d’tonnerre.

Là on voit un truc pas piquer des cannetons. Les nuages qui s’écartent pour laisser passer une boule d’feu énorm’, puis les flammes, elles s’éteignent et il reste un gros tas d’chez-pas-moi qui tombe. J’demande à Griffith parcequ’ c’est l’genre à manger des bouquins mais il tremble dans son pantalon quoi. Quelle bande de trouillard. J’leur ai à peine dis d’rentrer chez leur daronne qu’ils s’envolaient déjà comme des perdrix.

Mais pas moi, non. J’ai bien plus d’cran, j’suis pas leur chef pour rien. Alors j’ai suivi la foule vers le port, vu qu’M’man ne saura pas quitter l’boulot avant l’soir. Comme que j’connais pas mal les mercenaires maintenant que j’bosse avec eux, j’en ai r’connu quelques-uns qui f’saient comme moi, à jouer des coudes dans la foule pour arriver les premiers sur les quais, vu qu’c’était par-là que l’gros machin du ciel avait disparu.

Sauf qu’y a un moment où tout l’monde s’est fait arrêter, impossible de s’faufiler entre les guibolles des adultes pour m’avancer. L’Centurio avait installé une cordelette d’sécurité et ils empêchaient les gens d’aller plus loin. J’entendais même la voix d’Lily qui crachait des m’naces pour faire r’culer les curieux. Faut dire qu’avec son arme et son air de m’dame-balai-dans-l’cul-mais-j’me-contrôle, on pourrait la penser d’la Shinra. Sauf que les soldats eux, ils t’envoient pas un pain à t’arracher une molaire pour un rien, pas quand qu’ils bossent en tout cas.
Et là j’ai senti qu’tout l’monde r’culer d’un coup, j’ai failli m’faire piétiner alors j’en ai profité pour passer en forçant sur les genoux de ceux d’devant. J’ai même dépassé la Lily qui hurlait mais j’ai pu les voir.




Les vagues, énormes, qui balottaient les bateaux amarrés mais … c’était bizarre. Elles allaient pas vers la terre mais vers la mer. Alors t’avais forcément tous les marins fétichistes qui s’sont mis à g’noux à pleurnicher une prière à coup de jurons. Par la barbe sacrée d’Poséïdon, tout ça, à d’mander l’pardon pour une conn’rie ou une autre insignifiante. M’man elle me le dit tout l’temps, les dieux ont pas l’temps à perdr’ pour s’pencher sur mes bricoles. C’d’ailleurs pour ça qu’c’est elle qui m’punis, qu’elle dit…Bref.
Pis à un moment, l’eau s’est calmée. Y avait une grosse baleine sombre échouée dans la crique qu’les vagues du Dieu des mers avaient arrêtée à coup d’mur d’eau pour l’empêcher d’s’écraser dans l’port. Alors y a eu des hourras et des coups d’feu d’joie. Du moins jusqu’à c’qu’Lily elle calme tout l’monde parce qu’elle, elle s’méfiait ou elle avait tout compris d’jà, j’sais pas.




Et là OUAHHHH v’là que je décolle en l’air.


J’ai les pieds qui touchent plus terre. Alors j’me bagarre, j’donne des poings et des pieds. J’sens qu’y a un gros bras qui m’tient par la taille et j’essaie d’le  mordre aussi fort que j’peux. L’type me lâche d’un coup et j’finis sur l’cul pendant qu’il m’engueule.


«  Salop’rie d’friture ! Si j’chope le tétanos, j’aurais ta peau ! »

C’était Ronny l’chirurchien, ouais. Un des vieux pirates qui trainent en ville. Lenore elle dit qu’il tangue tout l’temps mais qu’il connait pas beaucoup la marée. Et pendant qu’il continue d’vociférer à travers sa barbe grise, j’me planque derrière l’première paire de quille que j’rencontre.

«  Ouah c’est carrément du délire ! Vous avez vu ça, un vaisseau é-nor-me. Il ne lui manque plus qu’un gros nœud rose, qui s’occupe du gateau ? Moi j’fais les bougies. C’est l’anniversaire de Lenore et personne n’as rien dit ? »

Les jambes, c’était celles de Jubilée. Elle sautillait sur place en sextasiant et en faisant de grosses bulles de cheouinegueum. Moi je restais planqué derrière son imper jaune parceque le Ronny, il me regardait de travers.

« Bonjour la discrétion. Y a déjà la Shinra au spatioport pour venir récupérer leur bébé. »

Lily parlait d’un ton monotone en vérifiant ses chargeurs de balles, mais on sentait qu’elle avait les boules. Et y avait pas qu’elle. Tous les mercenaires étaient armés et prêt à se battre. Ils poussaient les gens à aller se planquer n’importe où parce que les soldats des vaisseaux allaient pas être dans la commode.

« J’espère que ce n’est pas une surprise de Lenore pour lancer la guerre. Elle aurait au moins pu nous prévenir, qu’on s’organise. »

J’me suis retenue de l’insulter. La patronne, elle ferait jamais une entrée comme ça avec de gros sabots. Et pis même si elle lance la guerre et bah… et bah alors ça s’ra la guerre ouais ! Ils méritent pas mieux ces salops après ce qu’ils ont fait à la taverne !

«  Ah non ! Il est chez nous, on le garde ! Ils en ont bien assez comme ça, ça ne va pas leur manquer tout de même. J’suis en feu là, celui là on le garde.»

Là j’me suis éloigner un peu d’Jubilée parceque elle commençait vraiment à être en feu. J’veux dire y avait des étincelles au bout des doigts.

«  Vous allez pouvoir questionner les deux marsouins qui débarquent ! Ils ont plutôt intérêt à savoir ce qu’ils font parce qu’on a failli y laisser des coques et des chaloupes. Couler à terre, autant se pendre de honte au nid-d’pie. »

Donc j’ai cherché des yeux sur la mer les deux dauphins mais en fait, c’était que deux mecs dont un qui avait dû lutter sa vie pour nager. Quant à l’autre, c’était le mec de la Shinra mais de chez nous. Le type, il avait dessoudé Surkesh qu’était un sans cœur alors que personne ne le savait. Alors qu’il attaquait les enfants dans leur sommeil. Si j’avais trouvé c’monstre avant lui je lui aurais fait cracher ses dents mais bon, il a été plus rapide.
Mais du coup Lily était encore moins contente que c’soit lui. J’ai pas vraiment compris pourquoi. Ça a été la première à s’en approcher, et elle a levé son arme sur lui. J’en ai eu peur pour lui.


« C’est quoi le plan Brown ? T’étais à court de munnies pour rentrer ? Ou t’as la flemme de nous tuer un par un toi-même, tu préfères inviter les copains ? »

Donc moi j’me suis planté au bout du canon pour l’protéger le type parceque merde, on en a besoin !

« Wow, du calme. Lenore elle a confiance alors moi j’y fait confiance. Il a eu l’Croquemitaine, t’crois qu’t’va l’avoir avec ton joujou là ! C’tait qu’un traitre… bon lui aussi… mais j’suis sure qu’y fait ça pour le Centurio. Pas vrai? »

Là la nenette, elle me dégage par l’épaule genre j’fais tâche dans la conversation, oh !

« Frantz… qu’est-ce que tu fou là ? File plutôt prévenir le fort et les tuniques rouges. Pas de canons ! Juste les soldats et le reste des mercenaires qui n’auront pas été chatouillé par le bordel. Qu’ils bloquent l’avancée de la Shinra tant qu’on n’a pas décidé de ce qu’on fait ici. »

Clairement, ça m’a pas plus et j’y ai dit de pas me parler comme un chien. Mais faut bien que je fasse ma part de boulot, alors j’suis parti aussi vite que j’pouvais mais en partant j’entendais les trois se tenir le cracheur, entre Jubilée qui félicitait le traitre et Ronny qui commençait à flairer l’sang.


Dernière édition par Lenore le Mer 22 Aoû 2018 - 17:11, édité 2 fois
Le Traître

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le Mar 21 Aoû 2018 - 1:43
Fronçant des sourcils, le traître fixait le visage de Lili en alternance avec le canon de son arme. Ruth reprenait difficilement son souffle, le dos plié et les deux mains sur ses genoux pendant que Kurt cherchait la bonne réponse à donner, celle qui contenterait tout le monde.

Le costume trempé, la tête en feu, il laissait ses cheveux plaquer contre son front un instant avant de commencer d’une voix fatiguée.

- Il faudrait écouter l’enfant. Disait-il, passablement énervé de la situation et un regard se perdant en direction de la station. Il n’y a pas un adage racontant qu’ils disent toujours la vérité ?
- À moins que celui-ci parle de leur stupidité surprenante. La voix, elle était aussi exaspérée que pouvait l’être le Turk. Il te suffit d’agir, elle n’a pas ce qu’il faut pour t’abattre d’une balle dans le dos.
- Si mon but était de vous tuer, pourquoi me débarrasser du sans-coeur !? Il crachait presque sa phrase. Toi et tes reproches, vous pouvez me foutre la paix et me laisser faire mon travail.

Il s’avançait d’un pas, observant le doigt sur la détente avant de se raviser et soupirer. Il avait toujours son pistolet dans le holster à son épaule ainsi que le fusil d’assaut en bandoulière accroché à son dos. Il pouvait dégainer, sauf qu’il refusait. Les mercenaires devaient ignorer la réalité de ses capacités, pour l’instant, avant le grand jour.

Il allait devoir y jouer au bluff, encore une fois. Il allait finir par en crever.

- Ou bien… Il prenait une longue inspiration. Tu m’écoutes avant de distribuer tes ordres comme tu  tires avec ton jouet de poche.
- Pourtant, il serait d’un charme dans notre collection.
- Les SOLDATs qui se déploient à la station ? Ils obéissent à des tactiques, tactiques que j’ai étudiées et appliquées avant de vous rejoindre. Il haussait alors les épaules. Il semble que, dans le cas présent, il serait malin de me laisser en vie.

Il laissait quelques secondes passer. Le chirurgien ne disait rien, Jubilée souriait bêtement devant le vaisseau dans la baie et la dernière baissait finalement le canon de son arme. Il soupirait de soulagement, s’avançant tout en prenant l’arme dans son dos à l’épaule, prenant la direction des hauteurs.

- Dans l’ordre. Il levait un doigt, pointant le bâtiment. Il y aura trois escouades en défense de la station, douze hommes avec un seul et unique ordre. Empêcher quiconque de passer le point de retraite. Il tournait alors la tête, dévoilant dorénavant la grande pente menant jusqu’au port. Ensuite, ils enverront des hommes pour une percée jusqu’au port, agrandissant le périmètre de sécurité jusqu’à ce qu’il puisse envoyer des hommes jusqu’à l’appareil pour le sécuriser. Finalement, il pointait le vaisseau. Dernière étape, transférer un minimum de dix escouades pour tenir l’objectif.

Il se retournait alors, enlevant le cran de sécurité de son arme et chargeant celle-ci par la même occasion. Ruth se relevait, ouvrant la boîte de munitions pour donner plusieurs chargeurs à Kurt.

- Il y a dans les cales de ce vaisseau assez d’arme pour équiper port royal. Il mimait la personne surprise. Oh !? Et un vaisseau pour votre ingénieur ! Il reprenait le sérieux de son ton. Aujourd’hui, je n’ai pas forcé un blocus pour des prunes. Il est primordial de conserver le cargo dans la baie. Il tournait alors sa tête, fixant de nouveau la station. Un commandant a pour ordre de retirer ses troupes quand les pertes excèdent les soixante-dix pourcents des effectifs déployés, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
- Quel homme. Ricanait la voix. Ils ne disent rien ? Ton éloquence doit être prodigieuse.
- Alors… Il grimaçait, la douleur dans son torse. Tu continues à m’emmerder nous dégageons la Shinra du port royal ?
- Pas de limite de perte, nous en avons l’ordre.
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le Mer 22 Aoû 2018 - 17:09


J’avais déjà fait une bonne vingtaine de mètres tu vois quand elle me rappelle vu que y avait eu du changement dans le plan. J’avais pas que ça à faire vu l’urgence et qu’elle me parlait mal mais ça j’ai mis mes rancœurs de côté parce que c’est ça d’être mercenaire professionnel, il parait. Pouvoir travailler avec les pires raclures et débiles tant que ça rapporte le gros lot.

« Tu vois c’est pour ça que je ne te fais pas confiance… Tu n’as aucuns scrupules à décimer soixante-dix pourcents de tes anciens camarades.Lily le regardait de côté genre… pervicieuse. Prend les commandes puisque tu y tiens, mais je reste dans ton dos à te coller au train. »

Lily, elle est pas du genre à prendre des missiles pour des lanternes, tu vois ? Elle s’était approché de celui qui accompagnait Brown et le fournissait en matériel, pour réclamer elle aussi deux chargeurs compatibles pour son fusil mathématique.

«  Je m’occupe de mettre la chaloupe à la mer et de décharger les entrailles de cette baleine dès que je remets la main sur mon mousse ! qu’a dit Ronny en tapotant l’épaule de la jeune mercenaire. Par contre, on va remorquer cette carcasse géante ailleurs une fois vide. Désolé la gourgandine mais il va rejoindre nos cales, comme nous l’as promis la Comptable. »

Du coup Jubilee elle a fait genre une moue boudeuse en enfonçant ses poings dans les poches de son manteau.

« Bon bah je fais quoi moi alors ? »

«  Reste avec nous. L’ambiance va devenir explosive dans les rues. »

«  Parfait ! Je suis la femme de la situation ! » La magotte, elle a abaissé ses lunettes de plastiques roses sur son nez, tirant sur ses gants de cuir pour montrer son empressement pour la bataille. Elle a rabattu les pans de son manteau derrière ses hanches prêtes à dégainer à la mode Hill Valley sans avoir d’autres armes que ses mains et ses sorts.

Les deux femmes allaient suivre l’ex SOLDAT dans les rues de la ville, escortes, soutiens et chaperons à la fois et elle se demandaient si fallait mieux pas laisser passer les premiers soldats pour les couper par le milieu  en faisant passer les mercenaires pour des habitants et ensuite décimer ceux qui étaient incapables de faire machine arrière ou si fallait pas plutôt leur boucher la sortie de la station directement avec les tuniques rouges. Avec une excuse bedon comme quoi ils n’avaient pas le droit d’intervenir dans notre monde et qu’on allait faire une enquête sur le gros truc tombé du ciel et qu’ils devaient bien sagement rester à leur porte.

Moi dans tous les cas j’allais devoir foncer prévenir l’emplumé en chef des tuniques rouges, le Lord Manchester qui devait surement avoir suivi la course du vaisseau et des autres petits de la Shinra avec sa longue vue depuis les hauteurs du fort et sonner l’alarme pour les troupes. Alors je regardais le patron pour savoir dans quel pied je devais mettre mes sabots.
Parce que bon il avait l’air d’annoncer pas mal de monde et bah j’m’inquiétais quand même pour les copains et pour M’man. C’est pas parce qu’on est mercenaire qu’on est seul et aigri après tout.

Pendant ce temps la foule s’était faite éparpillée et tous les mercenaires, qui les empêchaient de se mêler à l’affaire, ont rejoint notre petit groupe. J’étais là au milieu du Centurio et mon rôle était crucial, j’me sentais fier et je souriais en gonflant le torse. Ouaip, moi j’fais partie de la bande, la vrai. C’était le moment de briller et de gagner mes ballons.
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le Jeu 23 Aoû 2018 - 1:41
- Je travaille mieux en solitaire... Maugrait le Turk, observant son escorte de mercenaire avec un pincement au coeur en se remémorant l'époque où il était SOLDAT. Attention à vous, inutile de prendre des risques inutiles, ils sont endoctrinés à travailler en symbiose.
- Contrairement à vous... Murmurait la voix. Une balle perdue arrive si rapidement.
- Petit. Il s'adressait au gamin qui s'était interposé. Un SOLDAT évalue la menace selon l'armement et le comportement, essaye d'avoir l'air innoffensif. Il souriait légèrement. Même si ça risque d'être difficile, pour un gars comme toi. Il fixait de nouveau Lily et Jubilée. Inutile de perdre plus de temps, allons-y.

Prenant la tête des mercenaires, Kurt remontait les quais tout en tenant la bandouilère de son fusil. Il était confus, l'espace d'un instant, comme s'il était redevenu chef d'escouade. Il tournait rapidement la tête, observant le visage de son escorte, revoyant Loris et Hadrien à ses côtés. Il passait sa main sur son visage, contournant une maison tout en s'approchant de la rue principale de la ville, les SOLDATs n'étaient pas encore arrivé.

Le dos contre le mur, ayant finalement pris l'arme à la main, il se décalait légèrement pour observer la rue. Les mercenaires avaient fait du bon travail, l'agitation des jours habituels était bien loin, seuls quelques hommes se préparaient à dresser une embuscade. Au sommet de la rue apparaissaient alors les SOLDATs, trois escouades descendant aux coudes à coudes. Quatre hommes en avant, cinq en retrait et les trois derniers au centre de la formation et le fusil à l'épaule. Le Turk reprenait rapidement sa position, soufflant par la bouche pour évacuer un stress qui n'avait pas lieu d'être, arrangeant ses idées avant de prévenir les deux mercenaires.

- Douze hommes. Il faisait le calcul dans sa tête, distrait l'espace d'un instant. L'avant-garde est composée de gardien pour protéger trois tireurs ainsi que deux artilleurs. Ils ont aussi un médecin en arrière. Il repensait à sa formation, ayant fixé le SOLDAT comme s'il était une copie conforme de Kurt il y a plus d'un an. Pas d'assauts frontaux, ils sont capables d'encaisser tout ce qui est physique, pas la magie. Il se retournait pour désigner Jubilée. Tu peux les avoirs, tu dois juste faire attention aux tireurs, ils t'identifieront comme menace prioritaire.
- Comme si cette gamine était une menace. Soupirait la voix.
- Lily. Il pointait l'arme de la mercenaire d'un regard. Empêche les artilleurs d'utiliser leurs armes, ils sont les yeux de la flotte, capable de désigner les zones de frappe.
- Une frappe en plein sur le fort, ce serait tellement simple de détruire le Centurio. Ricanait la voix. Si nous piquions un désignateur ? Les mercenaires ignoreront que c'est nous et notre mission ne serait que plus simple.
- Le médecin est pour moi. Il se préparait mentalement. Préviens les autres, il est primordial que nous agissions de concert.

Kurt posait alors un genou à terre, au coin de son couvert pour fixer la descente des forces de la Shinra. Il y a des chances qu'il soit le premier à tirer, dans l'espoir où les mercenaires soient capables d'être coordonnée pour une seule et simple attaque. D'un coup d'oeil, le traître fixait les hauteurs de la ville à la recherche des SOLDATs en réserve, il serait envoyé à l'instant où les combats de rue éclateront.

Expirant, le Turk posait son coude sur son genou avant de fermer un oeil et d'observer au travail de la lunette de son fusil.

Une mire simple, un effet grossissant limité, il espérait simplement que le canon et la lunette soient correctement alignés. Il observait, silencieux, l'assaut de l'escouade. Il guidait la croix d'un mouvement simple, distinguant progressivement les distinctions de chaque uniforme. Finalement, il s'arrêtait sur la croix rouge avant de fixer le casque de SOLDAT. Lors de ce moment, de cet instant silencieux, il n'y avait personne d'autre que le Turk et le médecin. Ils ne s'entendait pas. Ils ne se connaissaient pas. Pourtant ? Il allait être la dernière personne avec qui il partagerait le peu de temps qui lui restait.

Kurt voyait tout de lui. L'éclat sur son casque, prouvant qu'il avait déjà été sauvé d'un tir en pleine tête. Le ceinturon à son torse dont il manquait une sacoche, probablement celle des munitions pour embarquer des bandages supplémentaires. Un bandage dépassait de son cou, prouvant une vieille blessure sur le torse. Il remarquait finalement qu'il était mal rasé. Il lui manquait plus qu'à lire sa plaque d'identification. Sauf qu'il n'arrivait pas à se résoudre à ça. Nerveux. Il redressait sa mire, alignant la croix sur le visage du médecin. Il n'y avait rien entre lui et Kurt. Les gardiens laissaient une ligne de vue dégagée, ils gardaient leur bouclier dans le dos, trop pressé à rejoindre le point d'extraction. Lazare ne devait pas être aux commandes.

Il ouvrait son deuxième oeil, les mercenaires étaient en place, ça allait être à son tour.

Kurt retenait sa respiration, s'immobilisant, alignant la mire alors que son doigt tenait la détente de son fusil. Il poursuivait la course du médecin, analysant ses mouvements, il distinguait alors un mercenaire sortir de son couvert derrière lui. Il décalait la mire de quelque degré. Il fronçait les sourcils un instant. Il pressait finalement la détente. Le tir resonnaient et un corps chutait lourdement au sol dans une gerbe de sang.

Le traître se redressait rapidement, quittant la lunette pour fixer la rue, les défenseurs se déployaient alors que l'embuscade se resserrait. Un rire résonnait dans son crâne. Le corps se vidait de son sang alors qu'il restait bloqué une paire de seconde alors que les paroles de Lily résonnaient dans sa tête. Il hochait brièvement la tête avant de remettre l'arme à son épaule.

Il avait une mission. C'est tout ce qui comptait. Il était en mission.
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le Sam 25 Aoû 2018 - 11:44


Donc bon on est tous là à écouter le Brown prendre les choses en main, les armes sont prêtes, les mecs sont motivés, limite content d’une bonne baston, mais y a un moment où j’sais pas, j’ai dû oublier de suivre parce que j’ai pas bien compris où il était le plan. J’suis passé de « j’prends les choses en main » à « on y va » sans l'temps de cligner des yeux. Alors j’sais bien que j’me fais pas sortir d’la cuisse du jus d’pomme de terre, mais un poil plus de détails j’pense quand même que ça aurait pu être utile.Déjà genre moi j'savais plus si j'devait aller choper les tuniques rouges ou pas pour le coup.

Pis là ils enquillent sur l’action. Et me laisse tout seul comme deux ronds de flan sur la place. Alors je savais pas si j’devais suivre ou si ils m’abandonnaient sur place. Du coup dans l’doute, pour éviter d’me faire racoler par le Ronny en quête de mousse, j’leur ai collé au train. J’leur servirais bien à quelque chose à un moment donné que j’me suis dit.


J’vois qu’ils se tapissent contre les murs à l’affût des p’tites ruelles comme quand ils veulent choper des mauvais payeurs. Dans l’éventualité qu’ça va saigner, plutôt qu’rester derrière à rien voir, j’me permet d’monter sur l’toit. J’me dis que c’est le genre de baston historique ou qu’il faut avoir un témoin et que je vais me la péter grave auprès des copains avec ça.
Bon en me hissant là-haut j’ai eu l’pied qui s’est enfoncés et j’ai faillis passer tout entier à travers l’toit de paille de la gargote, mais arrivée au bord j’ai eu la vue plongeante sur les requins du Centurio et les tanches de la Shinra qui s’en approchaient. J’en étais tellement excité qu’j’ai eu un petit sourire de vainqueurs, j’participais à un grand moment, tu vois. J’ai absolument rien raté comme quand on écoute les histoires des pêcheurs à la taverne, planqués sous une table. Sauf que là, j’ai même pas eu à imaginer la scène !



J’ai vu la lily qui f’sait des gestes bizarres pour ceux de l’autre côté, mais vu c’mment qu’l’autre réagissait, pas dis qu’il ait tout bien compris.
Les soldats avancés à pas de loups, tout méfiants qu’ils étaient, et pourtant ils ont pas vu v’nir le premier tir.

PAN ! en pleine tête !

Aussitôt t’as Jubilée qu’à lancer des p’tits feux d’artifices au milieu du groupe, ils en ont pris plein les mirettes avec leurs casques modernes qu’ils voient même dans le noir. Les mercos, ils en ont profités pour s’jeter sur eux, y en a quelqu’ uns qui se sont pris une balle mais ils ont réussis à en trainer pas mal dans les ruelles pour les tabasser ou tuer un par un en un éclair. Diviser pour mieux s'régler comme on dit.

A c’moment là j’ai vu un point lumineux qui m’a tirer l’œil. Ça v’nait du fort et ça clignotait comme un miroir au soleil. Alors j’ai mis la main d’vant mes yeux comme une longue vu et j’ai r’connu comme une tunique rouge en haut des remparts qui continuait d’me faire des clignotements. J’ai r’gardé en bas mais z’étaient occupés à s’éventrer alors j’ai l’ver un bras genre pour lui faire signe… On allait surement avoir b’soin d’eux.
Pis là j’ai vu à l’autre bout d’mon toit un type tout enrubanné d’tissu noir jusqu’au visage, allongé avec un miroir qui répondait en clignotement vers la tunique rouge. Ca d’vait être l’un des ninchats du Centurio.

Quoi, même ça ils allaient pas m’laisser l’faire ! J’tai loutré.

Alors j’ai pris mon lance pierre et j’ai r’gardé à n’veau le combat en bas. Ils restaient genre cinq ou six soldats qui s’étaient resserrés en un paquet derrière leurs boucliers et qui tiraient sur les murs pour gêner les copains. Moi, j’comptais bien leur prouver que j’tais pas un bon à rien. J’ai pris ma plus grosse boule puante et j’l’ai balancé en plein milieu du groupe enn’mi,

PAF en plein dans l’nez !

Héhé. Bon j’me suis planquer allongé sur l’toit aussitôt parce que j’comptais pas m’faire truffer d’plomb comme un gruyère. Mais avec le ninchat on a bien vu qu’une deuxième vague d’soldats avançait par là haut, alors il est parti prév'nir. Mais eux c’qu’ils ont pas vu, c’était le groupe d’tuniques rouges qu’marchaient la bayonette en avant sur leur flanc à travers les ruelles parallèles, avec leur rigueur militaire bien en rang et tout propre.

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le Mer 29 Aoû 2018 - 3:01
Le dos contre le mur, le bruit des impacts de balle dans les oreilles, le traître dégageait son chargeur d’un nouveau magasin pour recharger et se préparer. Les artilleurs étaient encore en vie, du moins, un de ceux-ci. Est-ce qu’il devait briser la formation ?

- Voyons. Reprenait la voix, susurrant doucement à l’esprit de Kurt. Laissons la chair à canon faire son travail, ils sont bien capables d’abattre un mercenaire ou l’autre, allégeons notre charge de travail.

Il tournait brièvement la tête, observant la ruelle, cinq SOLDATs en vie. Il expirait brièvement avant de quitter son couvert et plaquer son fusil à la hanche avant de faire feu. Un simple tir de suppression, forçant les gardiens à bloquer leur position et donnant ainsi assez de temps à l’artilleur de calibrer sa frappe.

- Parfait. Ricanait la voix. Il ne manque plus qu’à nous abattions la greluche derrière nous et se serait parfait.

Le canon de son arme se relevait, la faute au recule des tirs, pour que le cliquetis caractéristique d’un chargeur vide se faisait entendre. Il était question de donner le change. Il se plaquait de nouveau contre le mur, reprenant son manège en rechargeant son fusil-mitrailleur, fixant les mercenaires tout autour de lui. Il devait apprendre de tout ceci, savoir ce qui risquait de l’attendre le moment du grand jour, établir les cibles prioritaires à abattre. Lily et Jubilée prenaient une place de choix, même si elle ne représentait pas une grande menace. L’une est trop pressée, distribuant ses balles comme un confiseur. Alors que l’autre prenait du temps à lancer ses sorts.

Une balle perdue lors d’une fusillade, c’est si vite arrivé. Un cri dans son âme, les pupilles du traître s’illuminait un bref instant d’un éclat doré avant de revenir à la normal et qu’il se retourne pour viser les SOLDATs.

Le fusil à l’épaule, l’oeil et la mire ne faisait qu’un, il cherchait l’interstice dans la formation avant de faire feu. Il n’était qu’un nouveau bruit dans le brouhaha ambiant qu’était la fusillade. L’un des gardiens tombait à genoux, une tache rouge naissant sur son pantalon, son bouclier tombant ainsi qu’un autre membre de son escouade par son échec. L’ancien médecin se maudissait presque. Kurt savait où il avait tiré, directement dans l’artère à la cuisse de sa cible, une mort lente si la plaie n’était pas directement traitée. Le problème ? Le médecin qui l’accompagnait gisait quelques mètres plus loin.

Soudain, un sifflement outrepassait le vacarme ambiant. Le Turk savait pertinemment de quoi il s’agissait, ayant entendu le bruit de trop nombreuses fois.

- À terre ! Criait-il, accompagnant sa voix de grand mouvement et attrapant Lily par le col afin de la plaquer contre le sol. Vite, à couvert…! Il plaquait ensuite sa seconde main contre son crâne, comme si cette maigre défense allait suffire.

Un vaisseau de la Shinra filait à toute allure au-dessus des têtes des mercenaires, décrivant déjà une nouvelle courbe pour rejoindre les cieux du port. L’air semblait électrique l’espace d’un instant. Finalement, c’était la chaleur lors de l’explosion du bombardement se répandait dans la rue principale de la ville. Un souffle sans pareil, transformant la boue et le pavé en de nombreux cratères fumants. Les désignateurs avaient finalement donné leur propre position avant de faire appel à la flotte, à moins que l’ordre vienne de plus haut.

Dégageant les décombres qui l’avaient enseveli, le Turk se relevait pour observer le trou où l’escouade de SOLDATs reposait il y a encore un instant. Le visage noirci, lâchant son arme dont le canon avait été tordu sous le choc de l’explosion, ce dernier fixait les renforts en mêlée avec les tuniques rouges des gardes de la ville.

- Il faut les maintenir à la station de transport. Crachait le Turk à Lily qu’il aidait à se relever. Abattre le prochain bombardier. Il passait le dos de sa main sur son front. Atteindre les soixante-dix pourcents…

Un rôle, ce n’était qu’un rôle qu’il devait jouer. Il s’agissait de son avenir qui se jouait, de son infiltration, de la suite des plans de la compagnie.

Le traître refermait son poing droit, guidant la magie dans son corps jusqu’à celui-ci, s’avançant finalement au centre de la rue. Parfaitement à découvert. Il avançait de quelques pas, son poing brillant d’une aura bleutée alors qu’une vague de froid entourait celui-ci. Cette aura, cette rage, grimpait progressivement jusqu’à arriver à la hauteur de son coude. D’un mouvement bref, alors que le regard de Kurt chatoyait une fois de plus l’or, il brandissait son bras en arrière avant de frapper le sol avec rage. Une trainée glaciale remontait alors la rue, arrivant à la hauteur des SOLDATs et des tuniques rouges avant d’exploser dans un glacier. Un monolithe de glace était apparu, de la taille d’une cabane en bois, hérissé de piques de glace partant en tous sens.

Grognant de douleur, déformant son visage sous la douleur, Kurt reprenait le contrôle sur lui-même et son sort. Assurant ainsi que la plupart des stalagmites avaient embroché les SOLDATs plutôt que les alliés du Centurio.
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le Mer 5 Sep 2018 - 11:20


Tout se passait comme sur des roulettes. La Shinra devait se mordre les doigts d’avoir voulu joué les gros bras chez nous. Moi j’rigolais planqué sur mon toit parce que j’étais persuadé d’avoir fait mouche avec ma boule puante. Ils allaient étouffer et les copains auraient plus qu’à les assommer et comme ça on aurait gagné rapidement le dessus grâce à moi.
Pis là j’entends l’patron qui crie un truc genre... « De la terre » ? Quoi il veut qu’on chope une pelle et qu’on lui envoie creuse un trou, j’sais pas, comment ça se passe ?

Alors moi j’ai levé la tête pour regarder dans la ruelle et y a eu un de leur appareil qui est passé à ce moment-là et a lâcher des gros œufs noirs sur tout le monde. J4ai pas trop eu le temps de m’poser la question sur ce qu’il y avait dedans, j’sais pas moi, p’têt justement de la terre ? Menfin je vois pas trop ce que ça aurait fait à part ouais assommer les gens en d’ssous mais y avait les leurs aussi alors c’était pas très utile. Mais en fait non.

En touchant l’sol les œufs se sont mis à exploser.


BOOM !
BOOM !
BOOM !


Y a eu des pavés et de la terre qui volait, des pans de murs effondrés, des morceaux de … de chairs… des copains et… même des leurs ! C’était horrible…







Tout tremblait, tout volait en éclats.

Moi je sais plus trop j’suis tombé aussi genre loin d’mon toit, j’avais l’impression d’plus rien entendre qu’un sifflement dans mes oreilles, j’avais mal partout et je toussais des crachats pleins de poussière…

Lily était pas contente. Elle et kurt sont sortis d’une couche de gravats. D’autres mercenaires se sont rel’vés aussi mais pas tous. Pis même les maisons, elles étaient éventrés. C’était celle du vieux Pete le tanneur… et celle du cousin par alliance du côté d’la belle-sœur de ma copine Maelys. J’espérais vraiment qu’ils étaient pas restés planquer sous une table dedans…

C’était pas plus pire que l’coup des géants des glaces mais quand même j’y ai r’pensé et j’ai eu une boule au ventre et dans la gorge. Ils avaient pas l’droit d’nous faire ça !

J’ai réussis à me rapprocher mais un peu moins près et j’ai vu l’patron qu’a fait un nacebergue qui a tout bloqué les soldats Shinra. Genre mais... pourquoi il a pas commencer par ça d’abord ? !

Par contre… Je l’ai vu. Ses yeux… C’était les même que le Croquemitaine de Surkesh. Même si ça a pas duré des milles et des cinq cents, j’en ai eu des frissons dans le dos. Moi je le croyais fort mais… en bien quoi. Là j’savais plus trop si j’lui f’sait tellement confiance qu’au début d’journée.





« T’oublie encore que tu n’es pas tout seul. »
C’était Lily qui râlait en passant à côté de lui et ça m’as sorti d’mes pensées. Est-ce qu'elle l'engueulait parce qu'il partageait pas ? Ou parce qu'il les utilisait pas? Elle avait envoyé le ninchat transmettre un message au fort avec ses miroirs et remontait les restes de la rues toute trouée avec les autres copains. Eux aussi ils étaient pas contents, ils seraient les dents, les poings tout ce qu’ils pouvaient.
Moi j’ai suivi par un passage sur le côté histoire d’continuer d’jouer les témoins d’l’histoire.


« Retournez à la station si vous v…Le lieut’nant des tuniques rouges essayait de les convaincre de l’autre côté du glacier p’dant qu’les autres entassaient charrettes, tonneaux et caisses pour une barbicade des fois qu’la glace casse mais y a eu des tirs contre celle-ci qui lui ont couper la chique. Ils n’ont même pas la décence de me laisser finir, quel toupet. »

« Aucune éducation… » Rajoutait Lily avec sarcasme en lançant un truc genre œufs noirs aussi mais quand quelqu’un a tiré dessus ça a fait tout plein de fumée de l’autre côté du nacebergue.
Puis elle a fait un signe à certains d’entre nous des archers, des tireurs pour qu’ils se déploient sur les toits. Une fois tout le monde bien préparé et la fumée éparpillée, elle a donné l’ordre pour une première salve.

Juste après y a encore eu des tirs et malgré le bruit des enfers que ça faisait, j’ai entendu l’aboiement de Daïgoro.
J’ai suivi que mon instinct. Lenore elle m’avait dit la dernière fois que Daïgoro il me protégerait alors… j’pouvais bien le protéger aussi si il a besoin hein ! J’me suis faufilé un peu plus loin sur les flans. C’était pas de la tarte tellement y avait plein de bordel abandonné dans l’urgence. Et j’suis tombé nez à nez avec not’ mascotte qui tirait sur l’arme d’un de trois soldats, sa mâchoire avait chopé l’objet et il voulait pas lâché. Le proprio de l’arme essayait de s’en débarrasser en silence mais il perdait patience et ses potes aussi.
Les trois soldats Shinra essayait de passer en douce dans l’dos des mercenaires ! Sauf qu’ils arrivaient pas à passer Daïgoro … et moi. Fallait que je fasse quelque chose.
Là l’arme a finis par casser entre les dents du cabot et il a reculer jusque devant moi en aboyant encore plus fort. Moi j’ai l’ver mon lance pierre avec l’plus gros caillou qu’j’avais en besace.


« STOP ! … Lâchez.. lâchez vos armes ! » Que j’leur ai gueulé entre deux coup d’semonce de la boule de fourrure. Bon j’avais la main qui tremblait un peu, j’dois l’avouer. Et la boule dans l’estomac elle voulait pas partir, ni celle dans la gorge. Si j'avais pu la cracher je leur aurait envoyer dans la tronche! Mais ça pouvait que aller nan ? Y avait Daïgoro avec moi après tout.

… Enfin les méchants là ils avaient pas trop l’air de vouloir se tempérer.
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le Dim 9 Sep 2018 - 18:07
Derrière la barricade, le Turk fixait les autres mercenaires tour à tour après avoir annoncé que son monolithe ne resterait pas indéfiniment. Au moins, Lily avait eu l’intelligence à préparer un second front et il n’aurait pas à s’en occuper. La douleur dans son torse le crispait, obscurcissait sa vue alors qu’il vérifiait le chargeur dans son pistolet.

Un bref coup d’oeil en arrière, il se rendait finalement compte de la puissance que pouvait avoir un bombardement. Ce n’est que de l’autre côté de la barrière que l’on comprend.

- Comme si nous l’ignorons. Pestait la voix dans sa tête. Tu te souviens, de cette époque ? À l’infirmerie, tu découpais la chair calcinée sur les SOLDATs à cause d’une explosion. Tu n’es pas idiot. Tu sais pertinemment les effets d’un bombardement.
- Le bombardier est pour moi. Il rangeait son arme dans sa veste, craquant ses phalanges. Ne soyez pas inquiet, je vais tenter de l’épargner pour en récupérer le plus possible. Il se tournait vers Jubilée. Tu devrais observer, ça te donnerait des idées pour la suite.
- Tu as réellement besoin de leur attention ?

Kurt ressentait la magie de son glacier se dissiper, ainsi que l’eau couler en direction de la mer. Dans le brouhaha causé par les tuniques rouges ainsi que par les SOLDATs, il parvenait mal à discerner le bruit d’un réacteur de vaisseau. Il y avait aussi, un aboiement ? Il hochait brièvement la tête afin de se concentrer et étendre la portée de sa détection. Au fur et à mesure que son sonar s’étendait, il ressentait de plus en plus de présence, de coeur. Elles se multipliaient, s’agitaient, disparaissaient. Pourtant. Une lueur en particulier attirait son attention.

Le coeur était si clair, si propre, si pur. Seul, entouré de quatre présences détonnant de ce qu’il était. Sur l’instant, il comprenait. Il pestait. Il détournait son regard dans la direction dans un juron.

- Où est le gamin ? Il fixait Lily, elle levait les épaules. Bordel… Il se retournait, ignorant l’appel de la mercenaire, courant le long de la barricade pour contourner une maison éventrée.
- Qu’est-ce que tu fais !? Tonnait la voix dans son crâne. Tu risques la mission pour un gamin, un gosse, un traîne-la-rue… Tu n’as même pas été foutu de sauver Farah…
- Tu fermes ta putain de gueule ! Criait-il, se retrouvant seul dans une ruelle avant de sauter contre un mur en guise d’appui pour se retrouver sur le toit de l’une des habitations.

Il rétrécissait son sondage, distinguant les présences avec plus de clartés ainsi que l’aboiement qui se faisait de plus en plus fort. Kurt se mordait les lèvres, glissant sa main dans sa veste avant de bondir d’un toit à l’autre pour se retrouver en contrebas de la ruelle concernée. Frantz n’était qu’à dix mètres, pourtant, la douleur se changeait en peur. Il bondissait, se retrouvant dans la ruelle et découvrant le gamin avec Daïgori contre une escouade de SOLDATs. Il plissait les yeux, amenant l’arme devant lui, tenant le pistolet à deux mains. Un chef d’escouade levait déjà le canon de son arme et s’apprêtait à faire feu devant le lance-pierre du gamin.

Il retenait son souffle, chutant sur le côté, il pressait la détente une première fois. La balle allait dans l’épaule du SOLDAT qui tenait le gamin en joue, le faisant tourner sur lui-même sous l’impact. Kurt tombait sur le sol, roulant sur le sol avant de se redresser un genoux au sol et tirer trois autres balles. Fauchant les hommes de la Shinra qui s’écroulait au sol.

- Qu’est-ce que tu fais !? Hurlait-il à l’attention du gosse. Tu aurais pu… Il se calmait, retombant devant le gamin, les épaules basses. Lenore serait triste si elle apprenait qu’il t’arrive quelque chose.
- Elle s’en fout, comme nous.
- Reste avec moi, il faut… Le bruit du réacteur, le bombardier revenait, coupant les paroles du Turk qui se redressait dans un geste et faisait reculer Frantz malgré lui. Attention.

Il accumulait alors la magie dans sa main libre, refermant le point alors qu’un éclair naissant dans son esprit. L’éclair se changeait en foudre. Il replaçait ses appuis, électrisant l’air un bref instant alors qu’il laissait une autre émotion guider sa magie plutôt que la colère qui le rongeait.

Le bras entier de Kurt s’illuminait alors qu’il amenait son coude en arrière, ouvrant son poing dans une flèche afin de pointer le vaisseau et relâcher son sortilège. Un éclair de la même intensité que le glacier fendait l’air pour percuter le bombardier et le faire chuter progressivement dans sa course. Il soupirait de soulagement, relâchant ses muscles sous la magie qui circulait encore faiblement dans son corps. Il avait réussi, il avait sauvé quelqu’un, pour une fois.
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le Dim 9 Sep 2018 - 22:08


« On a pas de temps à perdre. Désolé. »

Là, ma main, elle tremblait plus. Je crois même que j’ai baissé le lance-pierre. J’avais les yeux rivés sur le canon du flingue qu’était levé vers moi. J’étais sûr que j’allai mourir. J’entendais même plus Daïgoro grogner pour menacer. Parait qu’on revoit toute sa vie avant de passer les larmes à gauche. Bah moi j’ai rien vu. Juste ce trou noir et profond jusqu’à l’infini.

Pis d’un coup d’un seul, j’ai sursauté quand j’ai entendu un tir et le gars lui, il m’a fait une pirouette de danseur. Sur le coup j’ai pas compris, je suis resté là comme deux parts d’flan. Pis y a d’autres tirs et ils tombent comme des mouches. Moi j’ai sursauté à chaque coup de feu. Je restais comme hypnotisé par leurs corps qui bougeaient plus, qui respiraient plus.

J’crois bien que j’ai fait encore un bond quand l’patron a déboulé en me gueulant dessus. J’avais les yeux qui savaient plus quoi regarder et le son est revenu dans mes oreilles. Comment j’ai pu ne pas entendre le raffut que ça faisait dans tous les coins entre les pétarades et les explosions ! Sans parler de la mascotte et du docteur Brown qui étaient tous les deux à me houspiller. Si si, Daïgoro aussi était pas content contre moi. Alors que moi je voulais juste les aider…

Alors Brown il s’est mis à ma hauteur et là, ses yeux ils étaient normaux. C’était les même que Lenore quand elle s’était excusée et qu’elle m’avait filé sa cape quand il faisait gelé et qu’il pleuvait des géants barbus mort vivant des glaces. Moi j’ai baissé les yeux sans même le vouloir, je me sentais un peu honteux et je savais pas trop pourquoi en plus, mais je voulais pas rendre la comptable triste. Ni ma mère et les copains. Là j’ai eu les tripes qui se soulevaient genre, j’avais la peur qui revenait d’un coup comme sic je percutais enfin ce qu’il s’était passé. J’avais l’impression d’avoir raté et d’avoir déçu tout le monde.

Daïgoro, il se frottait contre ma jambe en couinant en venant chercher mes doigts avec son crâne.
J’crois qu’il a cru… qu’j’allais pleurnicher. C’est fou hein ? Où il a pu aller chercher une idée pareille…Mais un homme ça pleure pas. J’ai serré les dents pour ravaler tout ça et les larmes qui montaient. C’était idiot, je voulais pas passer pour une gonzesse. J’ai juste hoché la tête quand M’sieur Brown m’a demandé de le suivre.



Ensuite y a eu de nouveau ce bourdonnement des enfers qui a surpassé le bruit de fond de la guerre dans les rues. Le patron, il s’est levé et

FLASH!
BIM!
BOOM!

Il a lancé un énorme éclair lumineux sur le vaisseau qui passait au-dessus. Je voyais plus rien un instant et j’en ai eu les cheveux qui se dressaient tout d’bout sur la tête, j’ai cru que j’allais y perdre ma gapette. Même que je l’ai remis en place deux ou trois fois tellement ça faisait bizarre.

L’appareil, lui, il fumait noir et il tombait. Sauf qu’il allait vraiment s’écraser sur les maisons plus bas. Oh ça va hein ! Ils nous ont assez cassé la ville comme ça que j’me suis mis à penser.
Alors j’ai tiré sur la manche du patron mais y avait encore des étincelles et j’me suis pris un coup d’jus, j’ai vite r’tirer ma main en la secouant.


« Ah vache ! Au moins j’avais r’trouvé ma voix. M’sieur ! Ça tombe sur les maisons, vous p’vez pas faire un truc comme le nacebergue de tout à l’heure ? Faut l’choper avant qu’il écrase tout ! »

Pis là j’ai vu au sol l’arme des soldats. Mec forcément avec un lance-pierre j’allais pas aller loin, m’fallait du vrai matos si j’voulais me défendre et aider les autres ouais. Au moins avec ça les méchants, ils y réfléchiraient à deux fois avant d’me braquer alors j’me suis vite baisser pour la ramasser avant qu’on r’parte finir la bataille.
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le Mer 12 Sep 2018 - 23:59
Observant la chute du vaisseau, écoutant la remarque du gamin, le Turk pouvait difficilement réprimer un sourire. L’espace d’un instant, il se sentait comme un super-héros aux yeux de Frantz, comme s’il était réellement capable de faire quelque chose afin d’éviter la chute du bombardier.

Si seulement il était capable de quoi que ce soit d’autre, tel que d’éviter une destruction.

Brièvement, Kurt jugeait la magie qui circulait dans son corps, réalisant avec peine qu’il n’avait plus assez de jus pour un nouveau sortilège. Ou un “nacebergue”, comme il disait. Il se sentait un peu gêné, comme si c’était la première fois que tout cela lui arrivait. Pourtant. Il tentait péniblement d’amener le flux jusqu’à sa main, jusqu’aux bouts de ses doigts. Alors ? Rien. Une étrange mine sur le visage, il fixait le gamin des rues avant d’ajouter d’une voix hésitante.

- On va dire que, pour une fois, nous allons laisser les autres gérer. Il avait l’air complètement con. Tu sais le garder pour toi, c’est un peu gênant…
- Comme s’il allait garder le secret de notre incapacité. Répondait froidement la voix. Idiot.

Il remarquait seulement à cet instant qu’il tenait dans les bras l’une des armes des SOLDATs. Interrompant l’horrible sensation, ainsi que les pensées du traître.

- Par contre… Il mesurait ses mots, voyant que le pillage du fusil ravisait le gamin. Ici, j’ai un léger doute sur le fait de te laisser repartir avec ça. L’une de ses mains frottait sa nuque alors que la seconde pointait l’arme à feu.

Dans les rues d’Illusiopolis, il avait déjà croisé des gamins de son âge occupé à tirer avec un Uzi, semblable à des gangsters tirant depuis une fenêtre. Sauf qu’ici, il y avait un sentiment qui poussait Kurt à ce que l’enfance de Frantz ne soit pas totalement réduite à néant. Rapidement, il dégainait son deuxième pistolet, faisant tourner celui-ci autour de son index avant de présenter la poignée au gamin tout en attrapant la crosse du fusil qu’il avait dans les mains.

D’une voix presque paternaliste, ou plutôt semblable à celle d’un instructeur, il léguait son pistolet à Frantz avant d’enchaîner.

- Il te manque encore quelques centimètres avant de te balader avec ce type de jouet. Il souriait, vérifiant que le cran de sureté était sur la bonne position. Et puis, il va falloir que tu saches t’en servir afin d’éviter de blesser tes amis. Il clignait d'un oeil. C’est les méchants que tu veux abattre, non ? Il s’abaissait ensuite, pointant le pistolet pour l’explicatif rapide. Tu vises les méchants, tu gardes les yeux ouverts et tu appuies sur la gâchette. Attention au recule et tu baisses la sécurité qu’à l’instant où tu comptes tirer. Il redevenait subitement sérieux. Compris ? Ne commence pas à jouer aux adultes avant d’avoir atteint l’âge.

Il se relevait ensuite, passant la sangle de l’arme qu’avait ramassée Frantz à l’épaule avant de se retourner et fixer le bout de la ruelle. Maintenant qu’il n’avait plus son sonar, il se sentait perdu dans les rues du port, comme un drogué sans sa came au réveil.

- Bon, dépêchons-nous, avant que nos potes ne vident la ville des SOLDATs.
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le Jeu 13 Sep 2018 - 12:23


Ah bah merde alors, voilà que le patron était à cours de jus, c’était pas le moment ! Je regardais le vaisseau s’écraser et quand y avait plus moyen de le voir... j’ai entendu le bruit de la maison effondrée… Ma boule au ventre elle me tordait les boyaux, j’avais des frissons mais des mauvais genre comme si c’était mes os à moi que j’entendais se broyer. J’ai fait la grimace parce que ça m’a remonté un mauvais goût dans la bouche.

Après ça, il m’a enlevé le fusil des mains. Bon j’étais pas trop d’accord mais il m’a filer son pistolet et m’a appris comment on l’utilise. Donc au final c’était bien qu’il me faisait confiance ! Il me voyait enfin comme un merco, un vrai, un qui va au combat à ses côtés. Alors j’ai écouté avec autant d’attention que je pouvais. C’était pas le moment de foirer.


« Mais c’est pas l’but de vider les soldats d’la ville ? » que j’demande. C’est vrai quoi ! Après un truc pareille, y a pas questions qu’on les laisse encore chez nous non ? Ils vont r’partir chez eux la queue entre les jambes moi j’dis !

Pis après j’ai réfléchi… Ah mais ouais ça risque de bloquer un peu l’commerce des marchants tout ça. Du coup j’savais plus trop si c’tait du bien ou pas. Parce que quand y a eu les géants morts vivants des glaces et qu’M’man elle n’a pas pu travailler, on a été bien dans la galère et on s’en sort un peu mieux qu’maint’nant que je boss avec les copains du Centurio et des tavernes. Alors du coup ça risque de r’commencer à vivre à la dure en ville ?

Comm’ j’réfléchissais, j’me suis gratté l’arrière du crâne avec l’canon du flingue. J’hésitais… Mais boarf tant pis ! Comme dit l’Doc Brown, on va laisser les autres gérer ça. M’dame Lenore nous trouv’ra un moyen, après tout au pire, elle a un vaisseau elle.


« Du coup on fait comment ? On r’tourne avec les autres d’vant la barricade ? Ou on fait comme ces rats-là et on tourne dans leur dos pour les taper sur les tenailles ? Ou quoi ? »
Faut comprendre que pour moi…. C’est la première fois que j’part en guerre ! D’accord avec les copains, c’moi l’chef et on a d’jà mener des attaques sur d’autres groupes de gamins pour être les caïds du coin mais … Au pire on s’prenait des cailloux… Là c’pas trop pareil quand même. Si j’meurs, M’man va m’tuer jusqu’à c’que j’remeurs.
A l’idée j’ai eu un frisson encore, mais genre… j’avais des araignées qui r’montaient le long du dos. Bon j’ai d’jà fait la blague à des filles de leur mettre une bestiole du genre dans les cheveux ou sur l’épaule pour les voir partir en hurlant ou en pleurant, moi j’en ai pas peur mais là pour le coup bah ça m’a pas fait rire quoi.

Après j’vois que Daïgoro il trépigne sur place, j’pense qu’lui aussi il était prêt à r’partir à l’attaque. Bon pour l’calmer j’ai passé mes doigts dans sa fourrure sur son crâne. C’tait doux malgré qu’son crin était épais. Et c’était chaud. Instinctiv’ment j’le caressais comme ça, j’le grattouillais. J’crois qu’ça m’a fait du bien, j’t’ais calme. Lui aussi.

On r’gardait tout les deux l’patron pour savoir où qu’on d’vait aller, quitte à lui montrer l’chemin l’plus rapide. Après tout j’connais la ville comme ma poche et lui il est pas chez nous d’puis longtemps. Mais il a plutôt intérêt à réussir à suivre parce que sans m’vanter, j’cours vite, y a jamais personne qu’à réussis à m’choper pour mes conn’ries. L’idée m’faisait sourire en coin, c’con j’sais mais, je sais bien ce que j’vaux.

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le Ven 14 Sep 2018 - 0:01
- Comment nous allons faire, hein ? Kurt énumérait la question à haute voix, comme s’il jouait à un jeu avec l’enfant. Il paraît qu’avoir quelques prisonniers ne fait jamais de mal. Il détournait son regard vers le sommet de l’île, en direction de la station Shinra. Toi et moi. Le chien grognait. Ainsi que Daïgoro… Nous allons couper la retraite des SOLDATs et condamner l’entrée de l’astroport. Il pointait une direction du nez avant d’ajouter. Tu connais mieux les ruelles que moi, non ? Il est temps de prendre un raccourci.

Il a ricané, le chien à aboyer et ils ont filé dans les rues de la ville. Un large sourire se dessinait sur le visage du traître, c’en était irréel, seuls les bruits des tirs et des explosions rappeler l’escarmouche qu’il avait déclencher aujourd’hui. La Shinra avait besoin d’un casus belli pour sa guerre à l’encontre des mercenaires, le Turk venait de l’offrir sur un plateau d’argent.

L’enfant disparaissait dans un coin de rue à l’instant où il se décidait à les suivre, poussant sur ses jambes pour les rattraper, tenant le fusil d’une main dans le cas d’un tir d’urgence.

Kurt ignorait si l’animal le faisait exprès, mais celui-ci restait à la hauteur du gamin alors qu’il courait à toute berzingue. Glissant sur le sol, passant en dessous de poutre et sautant par-dessus les poubelles pour gagner le plus de temps possible. Il connaissait la ville comme le fond de sa poche, à en croire les trajectoires qu’ils empruntaient dans les ruelles de la ville. Il avait beau avoir de plus grande jambe et une certaine célérité, le Turk parvenait difficilement à suivre le chien et le gamin dans port royal même. Une belle leçon d’humilité à laquelle il assistait.

C’est finalement au bout de plusieurs minutes de course que le trio se retrouvait à proximité de la station Shinra, ainsi que du cordon de sécurité de SOLDAT autour du bâtiment. D’un geste, Frantz désignait l’endroit alors que le traître portait son index à ses lèvres, ordonnant le silence. Il regrettait presque que l’enfant ne connaisse pas le langage des escouades pour lui expliquer la suite des opérations sans prendre de risque à être repéré.

- Pas un bruit. Il s’était rapproché, chuchotant à l’intention de Frantz ainsi qu’en posant une main sur Daïgoro afin qu’il ne s’en aille pas dans la mêlée. Tu peux me lancer ça en direction des portes de la station ? Le Turk déposait les explosifs qu’il avait reçus de Legend dans les mains du gamin. Un à la suite de l’autre, avec ton lance-pierre, je me charge de la suite.

Il se reculait alors, allant se placer derrière un tonneau en bois avant d’y déposer le canon de son fusil. Un angle de tir parfait, l’entièreté de la place de la station Shinra en face de lui. Il n’y avait que les ombres de la ruelle qui le masquait des SOLDATs.

Collant la crosse à son épaule, alignant son oeil à la mire, il donnait le signal à Frantz pour le lancer des explosifs. La suite ? Elle était simple. Il allait tirer sur les projectifs afin de déclencher l’explosion pour désorienter les troupes et ainsi forcer la mise sous quarantaine de la station Shinra. Avec ça ? Les troupes en contrebas n’auront aucun repli et ils auront le choix entre se rendre et mourir. Tout cela ? Grâce à la participation d’un gosse et d’un lance-pierre. Une nouvelle leçon d’humilité, cette fois, pour la compagnie Shinra.
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le Ven 14 Sep 2018 - 8:00


P’tain moi qui voulait juste être témoin d’une bonne bagarre, j’me suis retrouvé héros de l’histoire. On était là dans la ruelle qu’est pas parallèle mais qu’arrive sur le côté de la station, en parpaingdiculaire et le patron me demande rien que ça que d’être celui qui lance les explosifs ! Port Royal, c’est moi qui vais le sauver !
J’crois que j’en ai presque eut un vertige. J’ai eu les mains qui suaient, j’les ai essuyées sur mon pantalon avant d’poser mon flingue à mes pieds et d’prendre les cigares ficelés entre eux. Ça avait pas l’air bien dangereux mais un peu lourd. Du coup j’regardais les soldats en face… C’était quand même vachement loin, j’avais jamais tiré sur une telle distance avec mon lance-pierre !

J’ai r’gardé M’sieur Brown mais il était déjà concentré sur son fusil. J’ai r’gardé Daïgoro mais il m’a pas trop aidé à m’r’garder avec la langue pendante. Alors j’ai respiré à fond. J’ai pensé aux copains qui comptaient sur moi, ceux du Centurio. Pis aux copains d’la rue qui allait pas en r’venir, p’têt même qu’ils allaient m’traiter d’menteur à m’faire d’la jalousie ! Pis aux filles qu’ça allait impressionner mais grave… Pis aux maisons qui c’était faites détruites dans la rue quand les vaisseaux sont passés et ça ils allaient le payer !

Alors j’ai fronçé les sourcils, j’me suis concentré, j’ai tiré la langue pour mieux viser. J’ai tiré aussi fort que j’ai pu sur la lanière en visant l’soleil pour aller plus loin qu’j’avais jamais tiré. Et j’ai tout lâché.

Le machin a volé plus loin que j’pensais, faut dire qu’il était plus lourd qu’un caillou. Et du coup l’patron a tiré. Moi j’ai sursauté. Pis là quasiment aussitôt.

BOOM !

J’me suis accroupi par réflexe. L’explosif avait pété affolant les soldats. Moi j’ai sauté d’joie en criant les bras en l’air et Daïgoro a aboyé avec moi. Mais du coup les soldats ont l’vé leurs armes vers moi et j’ai un peu paniqué. Alors j’ai vite pris l’explosif suivant et j’l’ai lancé pareil en un peu moins bien, j’avais pas eu trop l’temps d’viser.

J’me suis vite planqué derrière l’coin d’la maison quand ils ont commencé à m’ tirer d’ssus ! Après l’explosif à péter et ça les a calmé direct ! Ils ont commencé à s’rentrer à l’intérieur d’la station en marchant en crabe vers l’arrière. Moi j’avais encore un explosif à j’ter mais j’avais toujours cette boule au ventre. Faudrait p’tête que j’vois un docteur pour ça mais à part l’vieux Ronny j’en connais pas … et lui il va m’forcer à dev’nir mousse sur un bateau qu’m’a dit M’man pour pas qu’j’men approche.

Mais bon fallait bien que j’le fasse malgré ça, alors j’me suis dépêché sur l’explosif et j’l’ai tiré avant d’retourné m’planquer… j’veux dire m’mettre à l’abri des tirs ! Parce que bon m’sieur Brown il avait descendu un des types qui tiraient un peu trop bien vers moi.

Après ils s’sont tous planqués derrière leur porte et c’était l’silence… enfin on entendait encore les tirs de l’autre côté mais moins. Et d’un coup y a eu des bruit et des lumières que j’leur avais jamais connu à la Shinra, même Daïgoro il s'est affaissé à mes pieds en baissant les oreilles. Alors j’ai r’gardé l’patron un peu inquiet.


« On a bien fait hein ? C’est fini ou bien ?»
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le Sam 15 Sep 2018 - 13:24
- Bientôt, Frantz. Le Turk se redressait, posant son arme sur l’épaule. Les mercenaires ne devraient pas tarder à en finir avec les SOLDATs dans la rue, nous n’avons plus qu’à nous assurer que la station reste verrouillée. Il tournait finalement son regard sur le gamin, un regard bienveillant sur celui-ci. Eh, pas mal pour un jeune mercenaire, beau lancé.

La station venait de passer en quarantaine, c’était une certitude. Les alarmes, ainsi que les volets anti-émeutes en étaient une preuve suffisante. Seulement, il fallait s’assurer que l’endroit reste clos définitivement. Amenant sa main libre à l’intérieur de sa poche, Kurt en sortait deux grenades fumigènes dont l’une qu’il tendait au gamin.

À défaut d’avoir des armes plus lourd, ou plus d’explosifs, autant donner l’illusion que les mercenaires désiraient abattre l’endroit pierre par pierre.

D’un mouvement de tête, il invitait le gamin à dégoupiller la grenade et à la lancer à proximité des portes du bâtiment. Il ne fallait pas longtemps pour que celui-ci se retrouve comme un plein brouillard. Une fois la visibilité réduite, il quittait le couvert pour s’exposer sur la place, l’arme à la hanche, pour mitrailler sans discontinuité le mur de la station. Rechargeant son arme, il invitait ensuite Frantz à faire de même, l’action n’ayant d’autre but que d’être dissuasif dans le cas où le SOLDAT se retrouve avec l’idée d’évacuer les hommes sur place.

- Attention au recul, ainsi qu’à la position de ta main sur la crosse. Il corrigeait brièvement le gamin. En tirant, la culasse risque de te couper la main ou te brûler avec la chaleur des tirs.

L’instinct paternel, ou l’envie d’être instructeur. Au choix. Le Turk conservait un oeil sur le gamin alors qu’il engageait un second chargeur dans la chambre de son fusil. Il était heureux. Dans le feu de l’action, entouré de personnes, l’esprit libre.

- Tu n’oublies pas la mission, rassure-moi ? La douleur le prenait au torse, l’obligeant à stopper et à reculer d’un pas. Nous devons détruire les mercenaires, de l’intérieur. Lui ? Même s’il fait un mètre de haut, il est un mercenaire et tu lui colleras le canon de ton arme sur le front.
- La… Ferme… Il irradiait, la douleur était trop forte, Kurt avait tant reculé qu’il se retrouvait dos à un mur. Glissant contre celui-ci, lâchant le fusil alors qu’il se tordait.
- Tu seras incapable de le faire. Trop faible. Alors que nous devons réussir. Il fermait les yeux, il avait l’impression que son coeur allait exploser. Si tu en es incapable, ce sera à moi de m’en charger. Il ressentait de nouveau cette présence, face à lui, l’observant de haut. Moi, je ne risque pas de reculer devant un problème aussi insignifiant.

Il ouvrait de nouveau les yeux, il regardait Frantz. La panique s’initiant lentement dans son esprit alors que les tirs se taisent progressivement et que le bruit des pas remontait le long de la rue adjacente. La mêlée était déjà fini ? Il l’ignorait. Il était tétanisé, la main plaquée sur son torse et les moqueries résonnant dans son crâne tel un écho.

La vision qu’il avait eue lors de la mort de Surkesh, celle-ci le hantait de nouveau maintenant qu’il reconnaissait un des visages que Lenore défendait.
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le Lun 17 Sep 2018 - 13:16



Alors… J’ai pas bien compris là encore, pourquoi on tirait sur la station. J’veux dire ils ont déjà tout fermé quoi. Mais bon ça pouvait pas faire de mal, on plombait juste un mur et une porte en métal. Enfin, je crois… j’espère ! Avec cette fumée j’ai pas vu grand-chose.

Mais du coup j’ai eu l’occasion de l’essayer son flingue là au patron. Il m’a tout bien expliqué et ouah !! La puissance du truc ! Au tout premier tir j’ai la main qu’est parti en arrière avec la force du contre-recul ! J’ai faillis en lâcher l’arme. J’en avais des fourmis dans le bras jusqu’à l’épaule. Un truc de dingue. Pourquoi on en a pas plus des comme ça ? J’ai pas souvenir que les copains mercos et les pirates, ils aient le bras qui part comme ça en arrière comme une poupée de chiffon avec leurs pistolet à poudre !

On a continué à tirer avec le patron jusqu’à ce qu’on ait plus de munitions. Je tenait le flingue de plus en plus facilement. Deux vrais cadors. Avec ça la Shinra était pas prête de sortir. Ils vont agiter le drapeau blanc en pleurant leurs mères, j’en suis persuadé. Ils doivent trop avoir les boules, planqués dans leur gare.
Moi ça m’as fait sourire. J’tais fier d’être mercenaire et le patron il était fier de moi. Avec ça , j’vais pouvoir faire de vrai mission et pas seulement d’la surveillance ou de la sécurité en taverne. J’vais pouvoir rapporter plus d’argent à M’man et p’têt qu’elle arrêtera de baver sur le dos du groupe en disant qu’c’est que des mauvaises fréquentations.

Là j’ai r’gardé M’sieur Brown avec mon sourire d’victoire mais il était plus trop à côté d’moi. Merde il r’culait en se tenant la poitrine. Il titubait, j’ai cru qu’il s’était pris une balle moi ! Putain j’ai cherché des yeux un tireur mais j’ai rien vu alors, je me suis approcher de lui l’air soucieux. Y avait pas d’sang nulle part et il s’contentait de tenir son cœur.


« Hey M’sieur , ça va pas ? » Que j’lui dis, j’étais super inquiet moi !

Et qu’est ce qu’il me répond lui ? De m’la fermer ? Genre mais oh ! Il se prend pour qui pour me parler comme ça ? Ça f’sait j’sais pas combien d’temps qu’il m’parlait gentillement et en souriant d’fierté et là il m’envoie bouler ?!
J’ai croisé les bras en fronçant les sourcils, j’étais franchement pas jouasse. Il avait quoi à souffler le jour et la nuit, là avec moi hein ?

Pis il est allé s’effondrer contre un mur. J’étais toujours en colère mais j’me suis quand même approché, il avait l’air de super souffrir le gars. J’étais de plus en plus inquiet. Il allait quand même pas me clamser dans les bras !
Qu’est-ce que je pouvais faire moi ? Pis j’ai entendu Daïgoro qui était parti en courant et en aboyant vers la ruelle des combats.
C’t’enculé d’cabot nous lâchait !

Enfin heureus’ment que je l’ai pas dit tout haut parceque bon en fait non. Il a été chercher les autres qui revenaient avec tous leurs prisonniers SOLDATS. Ils tiraient en l’air pour fêter leur victoire en bousculant les gars de l’autre groupe. J’pense qu’ils avaient pas prévu se retrouver d’vant une porte fermée.

Mais quand ils m’ont vu faire des grands gestes des bras dans mon coin avec le patron au sol, Jubilée à couru vers nous, suivi d’Lily et elles ont choper le Doc’ par sous les bras pour le relever. Les deux nenettes se sont occupés d’vérifier si lui fallait du soin et lui ont proposé de l’aide.
Mec, le patron il me regardait avec des yeux affolés, j’ai pas compris ce qui lui était arrivé. C’est que je l’aime bien quand même, le gars, alors j’ai suivi pour rester avec lui et savoir ce qui lui était arrivé.

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