Le Traître

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le Lun 9 Juil 2018 - 13:08
Une rue semblable à toutes celles de la ville, sale. Le traître marchait sur le trottoir, faisant claquer le talon de ses chaussures alors que son regard se levait pour fixer les néons d’une enseigne de la ville. Le Blue Dragon. Un établissement digne de ce nom, à en croire le manque de tag sur les murs du bâtiment. Toutefois, Kurt était au courant de la règle une fois que quelqu’un franchissait les portes de l’endroit.

Pas de règlement de comptes.

Dans la ville qu’était Illusiopolis, cet endroit faisait partie des quelques lieux dans lesquelles une trêve était installée. Les chefs de gang se réunissaient autour d’une table de ce bar dans le but de parler sans risque d’effusion de sang, les racailles de la ville venaient s’y reposer et les touristes craignant pour leur intégrité s’y rendaient en toute sérénité. La sécurité de l’endroit était la principale raison pour laquelle les revendeurs d’armes venaient y négocier, et ainsi survivre à la plus vieille règle du métier : toujours se trouvait du bon côté du canon de sa marchandise.

- Tu penses qu’ils sont vraiment capables d’arrêter un homme comme nous ? L’éternelle voix qui ne cessait de l’accompagner depuis qu’il était en ville, le Turk mimait de ne pas l’entendre en franchissant les portes à battants du Blue Dragon.

À l’instant où il était rentré, le Turk pouvait remarquer les quelques regards l’ayant pris pour cible. Qu’il le voulait ou non, il n’avait pas manqué d’attirer l’attention et la racaille commençait à le connaître. Dans un sens, il profitait lui aussi de la sécurité offerte par l’endroit. D’un pas serein, il s’avançant dans le bâtiment tout en descendant une volée de marches pour rejoindre le coeur de l’endroit. Un endroit magnifique. Une architecture mélangeant industrielle et contemporaine. Une bande de musiciens donnait le ton à la salle alors qu’un oeil-de-boeuf géant d’une couleur bleutée prônait derrière eux.

Levant un oeil, il remarquait quelques personnes derrière un garde-fou de fer qui le suivait du regard pendant que le traître s’approchait du bar.

- Que voulez-vous ? La voix rauque du barman, chemise blanche et gilet, s’était approcher du Turk.
- Un scotch. Répondait-il simplement, attendant d’avoir son verre pour sortir la photo de sa poche. Il y a aussi un type, un certain Frank.
- Mh. Il tapait sur le bar trois coups, donnant le ton de l’échange alors que Kurt sortait une cinquantaine de munnies qu’il déposait sur la planche. Derrière vous, table du fond sous le balcon.

Il hochait la tête, remerciant le barman avant de prendre son verre et se retourner. Balayant rapidement la salle, il repérait le revendeur d’arme avec une pinte de bière devant lui. Parfait. Il s’avançait rapidement, traversant la salle en son centre avant de s’arrêter devant la table du revendeur. Celui-ci levait un regard, arquant un sourcil avant de parler d’une voix aiguë.

- Que me voulez-vous ? Il attrapait le pied de son verre, attendant sa réponse.
- Les gens racontent que vous avez de quoi intéresser certains acheteurs. Il souriait un bref instant, buvant de sa bière. La place est libre.
- Tout dépend de la personne qui vous envois.
- C’est important. Il attrapait le dossier d’une chaise pour s’asseoir et poser son verre. Non ?
- Pas vraiment. Il reposait sa bière, croisant ses jambes devant lui.

Un homme simple, un costume de mauvaise qualité comme celui que portait le Turk, des chaussures noires et une chemise pleine de crasse. Il se donnait un air, portant un chapeau en feutre alors qu’une fine moustache décorait son visage. À en croire les verres sur la table et son regard vitreux, il était là depuis quelque temps.

- Qu’est-ce que vous avez à me proposer, en terme de quantité. Demandait alors Kurt, lui-même venant de gouter au contenue de son verre.
- Des stocks de la Shinra, récupérer de manière parfaitement légale. Il riait à sa propre blague. Il y a trop d’arme et de munitions pour de la vente au détail, un prix de groupe au kilo et j’ai deux tonnes à écouler.
- En une seule vente, j’imagine. Il hochait la tête, répondant par l’affirmative. Il y a possibilité de voir la marchandise ? Il répondait par la négative, toujours d’un hochement de tête. Nous sommes dans une impasse. Disait-il, souriant à son tour. Ne perds pas de temps, tue le.
- La moitié du prix de vente avant et vous avez une adresse, le reste à payer quand vous me débarrassez des armes. Il reprenait son verre en main. C’est ça, ou rien.
- Comment puis-je vous faire confiance, ça pue l’arnaque.

Il riait à son tour vidant le contenu de son verre et mimant après une autre boisson. Le Turk souriait poliment avant de se retourner et faire un geste au barman, commandant une nouvelle bière pour son invité. Il allait devoir ruser. Reposant sa main droite sur la table, le traître profitait de la distraction pour glisser sa main libre dans sa poche et sortir un flacon de celle-ci, une préparation personnelle qu’il gardait pour les grandes occasions.

- Si cela à marcher sur Lenore, ça va marcher sur un crétin pareil. La pointe dans son torse lui revenait, le faisant grimacer. Une balle, ce n’est pas plus simple ? Tu veux vraiment jouer ce manège ?
- Un problème, mon gars ? Il reprenait la discussion. C’est quoi le nom que les gens te donnent, déjà ? Le pistoleros des docks ? Ils manquent d’imagination.
- Une réputation me précède… Il ramenait sa main, ayant retiré le bouchon du flacon à l’aide de son pouce. Dois-je être honoré ?
- C’est déjà une preuve que j’suis devant un type sérieux. Le barman arrivait, Kurt se retournait pour attraper le verre de sa main gauche et verser l’entièreté de son sérum de vérité dans celui-ci pour finalement le tendre au marchant. Cinquante mille munnies, en or ou en matéria.
- Des exigences ? Répondait-il, passablement étonné par la demande.
- Il n’y a que les belles choses qui m’intéresse. Il souriait, amenant le verre à ses lèvres.

En regardant cela, le traître souriait un bref instant, ramenant sa main dans sa poche. Trente secondes, voilà le temps qu’il fallait pour que le sérum soit efficace et qu’il puisse poser les bonnes questions. Ensuite ? Ce sera simple, cette voix aura ce qu’elle veut et lui pourrait retourner voir Donny et les mercenaires avec le stock d’armes, de quoi le libérer des dernières accusations de Surkesh. Et surtout, se préparer pour la suite de son plan au Centurio.
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le Lun 9 Juil 2018 - 22:58
Les visites chez Toma commencent à devenir ennuyantes.

« Et que je suis vieille par-ci… Que je suis toujours désirable par-là… », on ne s’en sort pas. Va falloir qu’elle s’attaque à son trentième régime annuel sinon elle ne pourra pas venir me voir à la Costa del Sol, cette vieille canaille. « Passe me dire bonjour » qu’elle me dit. Au final je suis contrainte de parcourir les routes stellaires, traversée une ville miteuse en toute discrétion pour entendre ses complaintes. Elle a besoin de vacances.

A vrai dire, j’ai accepté de venir aussi car j’avais besoin de la voir. Après ma rencontre aussi lugubre qu’exceptionnelle avec le chef de la Coalition Noire, je me devais de me recentrer sur moi-même et réfléchir. Est-ce un bon choix ou non ? C’est trop tard pour le dire ou non.  

Tiens, le Blue Dragon est pas très loin… Je vais aller prendre un petit thé avant de remonter dans mon vaisseau. Il faut que je rentabilise un minimum le voyage, puis peut-être que je tomberai sur le Don. Il peut avoir des instruments intéressants à remettre à la merveilleuse milice de la Costa. Je m’étonne moi-même de ne pas avoir renvoyé la moitié de ses membres, mais bon. Je n’ai pas non plus une armée de candidats à ma porte.

L’enseigne bleutée de l’établissement m’accueille froidement. Après un léger coup d’œil aux videurs qui me connaissent bien désormais, je rentre tranquillement, réajustant ma tenue discrètement pour être présentable. J’ai une réputation à tenir.

Je rejoins le bar, interpelant le barman pour avoir ma boisson.


« Un thé à la fleur de cerisier, s’il vous plaît. » dis-je, n’attendant pas la confirmation de l’homme pour me retourner et observer la salle déjà bien remplie.

L’ambiance habituelle. Calme pour la ville. Il y a bien quelques voix qui se font plus entendre que d’autres à certains moments mais cela reste acceptable, comparé à l’état dans lequel se trouve la ville. J’en aurai presque pitié pour eux tiens.

Je me donne deux minutes avant qu’un imbécile vienne tenter vainement de me draguer ou de m’emmener dans un coin sombre pour me montrer des « merveilles ». Oui, la première fois que je suis venue ici, un homme m’a fait le coup. Autant vous dire qu’à l’époque, je ne tuai pas aussi facilement. C’est bien dommage pour moi d’ailleurs.


« Et voilà le thé. » dit le barman derrière son comptoir.

Je me tourne et rapidement j’hume l’odeur du liquide. Hum… Une pointe d’amande. Il se moque de moi ?

« Votre thé sent l’amande. » dis-je, pas très avenante.

« Et alors ? »

En tant que femme subtile, j’ai déjà utilisé du cyanure dans ma vie. Et une manière de le détecter est à l’odeur : ça sent l’amande. Me demander pas pourquoi, c’est comme ça. Donc ayant déjà fait le coup à certains, je préfère prendre mes précautions.

« Remettez-moi un autre, et servez-le devant moi. Je vous regarde. »

Il recommence le processus suite à ma demande. Réchauffant l’eau, sortant le thé de sa boîte. Tout semble en ordre. Je récupère le nouveau, qui lui n’a plus d’odeur. On est jamais trop prudents.

« Merci mon brave. » dis-je, avant de m’éloigner du bar.

Je m’assois près des musiciens. Souvent les vieux dragueurs ne s’approchent pas si près de la musique, cela peut créer de la confusion entre des personnes qui discutent. Et moi cela m’évite de devoir tendre l’oreille et de faire des efforts pour au final comprendre les grossièretés de décrépis de la vie qui ne méritent aucunement mon attention.

Ce soir c’est début de soirée au jazz. Un peu plus tard, ce sera de la musique plus « pop ». Pour les gens qui veulent danser. Ce qui est charmant. Déjà qu’avant il y avait les vilains de la ville, maintenant ils ramènent leurs prostituées, ou leurs femmes c’est selon. D’un côté je peux les comprendre, c’est plus sûr pour eux de venir ici en « romantiques ». Merci la sécurité du Blue Dragon.

Quelques personnes que je connais me saluent… De loin. D’autres ont plus de courage et s’approchent, embrassant prétentieusement ma main. Et après les politesses d’usage, retournent s’empiffrer et boire comme des trous. Quelle élégance tout cela… Et encore, le Blue Dragon est plutôt « propre » pour Illusiopolis. Au moins, cela me change les idées.

En parlant d’idées, cela fait un moment que la Shin-Ra ne m’a pas confié de tâches spéciales nécessitant l’intervention d’une personne compétente… Je commence à croire que Rufus se méfie de moi. Il a de quoi, c’est sûr. Mais bon, cela fait toujours de petits bonus en plus sur le salaire. Cela peut être utile dans certains cas.

J’ai vu une jolie robe en ville, à la Costa. Je l’aurai bien acheté. Mais je me suis dit que ce n’était pas raisonnable. J’en ai déjà des tas. Alors à quoi en rajouter une de plus que je ne vais porter qu’une seule fois. Surtout qu’elle était verte. Une couleur difficile à porter… A voir, je l’achèterai peut-être au final. Je pourrai la porter un soir ou deux au casino.

Je suis tirée de mes pensées à l’arrivée d’une sale engeance. Oh oui… Lorsque mon regard se pose sur lui, je boue intérieurement. Comment OSE-T-IL se présenter ici ?! Ce sale petit prétentieux ! J’espérai bien le revoir, mais à Illusiopolis ?! Tsssss… Je n’ai pas assez de puissance pour le tuer sur-le-champ et c’est bien dommage. Une raison de plus pour croire que l’accord avec Namtar me sera bénéfique dans le futur… Hum… Des idées folles me viennent pour me venger… Oh oui… Des tas d’idées.

Kurt Brown. Le fameux. L’unique. Le formidable chien de garde de la Présidence. Qui s’est enfui on-ne-sait-où. Quand je pense que j’ai eu droit à des remontrances venant de cet individu m’horripile au plus haut point. Il va falloir corriger le tir : le karma est là pour ça. Et parfois, ce n’est pas si difficile de « forcer le destin ». Ah ! Mon esprit crie vengeance.

Je n’ai jamais aimé les arrogants personnages… Quelle ironie venant de moi me direz-vous, et pourtant ! Un feu m’anime face à ceux qui osent me rabaisser en-dessous de mon véritable statut ! je le revois encore entrain de me guetter dans mon sommeil, ce sale pervers détraqué !

Oh bien sûr ! J’ai vécue bien pire, bien sûr ! Ce qui est m’est insupportable ici, c’est que ce bougre est venu se pavaner face à ma pseudo incartade administrative là où quelques temps plus tard, il se fait la malle non sans humilier deux ou trois personnes au passage, voir le Vaisseau-Mère tout entier. C’est scan-da-leux.

Je me sens partir bien loin et avec cet élan colérique, je ne me suis pas rendue compte que je faisais désormais flotter ma tasse de thé dans les airs, sans le vouloir. Je reprends vite le contrôle pour éviter un accident et repose la pièce de vaisselle à son emplacement, tout en vérifiant que personne n’a rien vu dans mon petit coin.

Gardons notre calme… Tsss… Qu’est-ce qu’il peut bien faire ici ? Quoiqu’après tout, c’est bien un repaire de vieilles canailles et de quelques mafieux. Il quitte le bar avec un verre pour rejoindre une table dans le fond de la salle, rejoignant un homme quelconque. Tiens donc…

L’attaquer ne fait pas partie des options viables : il est bien trop puissant pour ma pauvre pomme, mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas les approcher et entendre leur conversation. Il ne s’attend probablement pas à me voir ici. J’ai au moins cela pour moi. Je me redresse normalement de ma chaise. Laissant ma boisson là et dévoilant mon éventail. Mine de rien, je m’éloigne et évolue dans cet environnement commençant à s’embrumer avec toutes les fumées de cigarettes et de cigares.

Je longe les murs, me faisant toute petite. Ondulant dans les dos des personnes en pleine conversation, sous les regards parfois appuyés de quelques badauds qui n’ont pas vu une femme vraiment magnifique depuis longtemps. Je suis presque à sa portée maintenant, sur son flanc gauche. Il a lancé la conversation, c’est déjà trop tard pour en tenir tous les tenants et les aboutissants. De plus, ils ne parlent pas très forts, j’ai dû mal à les entendre avec toutes les voix des clients.

Le barman s’approche et tend la boisson que Kurt récupère avant de verser un produit dedans. Mais qu’est-ce qu’il fait ? Il veut tuer l’homme à sa table ? Pourquoi le faire ici, si quelqu’un le voit, il peut y avoir de grands problèmes pour lui… Et nous sommes très nombreux dans cet établissement à tenir à sa neutralité… Cela me donne des envies que je vais devoir réprimer tout de même. Je le tiens. Faisons une approche… Plus féline.

Je me dirige vers Kurt, toujours vers l’arrière pour pas qu’il puisse me voir arriver. Lorsque je suis à quelques centimètres de lui, son comparse lève les yeux vers moi, tandis que je glisse ma main sur son épaule droite, avant de remonter vers sa nuque. Telle une caresse sensuelle qu’il n’a pas dû avoir depuis longtemps, vu sa tendance à espionner les dames dormir. Je me veux le plus délicat possible.


« Bonsoir messieurs… Vous avez de l’air de passer une bien plaisante soirée… » dis-je, tout en me prenant mon ton le plus langoureux possible.

Je continue de le câliner pendant un instant avant de le lâcher pour prendre une chaise et la disposer à leur table. Je m’assois. Je joue de mes atouts au maximum, utilisant même mes pouvoirs pour grossir discrètement ma poitrine. Je la mets en avant, tout en jouant du regard avec les deux hommes. Je croise les jambes tout en m’éventant.


« Il fait chaud… Vous ne trouvez pas ? » dis-je, presque insolente.

Finalement, je reprends un air qui m’est plus naturel : impassible, avec un tout petit sourire en coin, prête à jouer mon rôle de femme fatale.


« Malgré les épreuves parcourues ensemble, vous daignez me signaler votre présence en ville ? » dis-je à l’intention de Kurt.

« Je suis presque déçue… Mais je suis certaine que cette rencontre fortuite nous permettra de rattraper le temps perdu. » dis-je, tout en m’éventant un bon coup.

Discrètement je joue un peu du regard sur la boisson, comme pour faire comprendre subtilement à cette brute que je l'ai vu faire.

Le Traître

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le Mar 10 Juil 2018 - 1:39
- Voilà qui devient intéressant. La chaleur de la caresse faisait place à la froideur des mots de cette voix. Deux pour le prix d’un, pourquoi ne pas les abattre d’une seule et unique balle !? Malgré lui, Kurt refermait ses yeux, cherchant à masquer la douleur qu’il ressentait sur cet instant. Elle nous nargue, avec son regard insistant. Elle sait. Elle doit se taire pour toujours et nous rejoindre.
- Si j’avais su que vous visitiez la ville… Il relevait sa tête, s’habillant de son plus beau sourire dans l’espoir de faire taire ses pensées. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que vous auriez reçu une invitation à me joindre.
- Une invitation sous les traits d’une pique de glace dans ton coeur. Chantait la sinistre voix.

Il fallait croire que la vie ne voulait pas la jouer tendre avec le Turk. À l’instant où une seule question suffisait pour s’assurer la cargaison d’arme, la personne la plus détestable du vaisseau-mère pointait le bout de son nez, à croire que cette femme et cette voix n’étaient rien d’autre que la personnification de la destinée.

Kurt ne pouvait simplement l’ignorer et continuer de poser la question, elle serait trop fière d’avoir cette information qu’elle rapporterait au Président.

- Si seulement il avait tenu sa promesse, notre bon Rufus. La brûlure dans le torse du traître irradiait, il était presque impossible de le cacher. Pourtant… Il transpirait presque, jetant un regard à la bière de sa cible. Une femme d’aussi bonne éducation devrait savoir qu’on ne dérange pas deux personnes en pleine discussion.
- Avec un brin d’fille comme ça, je ne suis pas déranger un seul instant. Frank lorgnait les seins de Huayan. Tu me la présente, le pistoleros ?

Ne parvenant pas à se contrôler, le traître soupirait en réalisant que le sérum était déjà effectif et que celui-ci allait durer jusqu’à ce qu’il termine sa bière. Il n’avait d’autres choix que de trouver le bon timing pour régler son affaire, il n’avait qu’un seul flacon sur lui et il allait devoir réprimer cette envie d’étrangler sa collègue. D’autant plus que, si elle se rendait compte qu’il venait récupérer un stock d’armes pour ensuite le livrer aux mercenaires, elle s’arrangerait pour qu’il ne quitte pas l’endroit.

Avec cela, si elle avait remarqué le Turk verser le sérum dans le verre, il y avait de fortes chances que ce soit ça et uniquement ça qui le fasse plonger et bannir de l’endroit.

- Frank. Commençait-il à contrecœur. Voici Huayan Song, une dame qui devrait vous apprendre beaucoup plus sur vous-même. Il regardait son interlocutrice d’un regard mauvais. Elle a un don, vous devriez être subjugué. La voix revenait. Elle n’a ni or, ni matéria. Mais tu devrais trouver ton compte. La froideur dans sa nuque le faisait frissonner. Inutile de continuer notre discussion, apprenez à vous connaître.
- Il n’y a rien qui pourrait me faire plus plaisir. Après le revendeur d’arme, c’était le dépraver qui faisait son apparition sur la scène. M’dame Song, Frank Alloy pour vous servir.

L’étrangler, lui aussi, serait difficile à réprimander. À mesure que les secondes défilaient, il se demandait si ce ne serait pas plus simple de se lever et de s’enfuir, où faire comprendre à sa collègue qu’il n’était rien d’autre qu’un infiltré en mission. Non. Elle était bien trop stupide pour comprendre cela.

D’un geste lent, il attrapait son verre qu’il amenait à ses lèvres pour sentir la chaleur de l’alcool couler dans son corps.

- Oh, Huayan !? Il mimait la surprise. Vous n’avez rien à boire, c’est l’instant parfait pour prendre de quoi vous désaltérer. Décidant de jouer à son jeu, il avançait expressément son avant-bras pour poser sa main sur la sienne. Surtout, n’ayez craintes, mon ami et moi-même prendre soin à garder votre place le temps que vous alliez chercher votre boisson.
- Elle n’est pas obligée d’y aller, elle peut rester avec nous. Disait Frank, levant son bras pour appeler le barman.
- Ferme ta gueule. Il grimaçait, retenant quasiment un cri. Autant conclure notre affaire pour profiter de la présence de madame Song, non ?

Qu’il le veuille ou non, le Turk avait les phalanges blanchies tant il contractait ses poings sous la rage de l’instant. Qu’il ferme sa gueule et qu’elle tente pour une fois dans sa vie de ne pas foutre son nez là où il n’a pas lieu d’être.
Matriarche Écarlate

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le Mar 10 Juil 2018 - 19:18
Oh, je crois que j’ai dérangé mon ancien collègue… C’est tellement fâcheux. A vrai dire, au vu des regards meurtriers qu’il me jette, je crois que c’est au-delà de la simple gêne… Quel dommage ! Quelle maladroite je suis.

C’est sûr que c’est plus facile de défoncer des théières quand il n’y a pas de témoins. Il faut se contenir en société.

En tout cas, Frank a l’air content de me voir lui. Tant mieux, cela ne rendra la chose que plus facile quelque part. D’un autre côté, j’ai intérêt à ne pas pousser le bouchon trop loin… Kurt a l’air suffisamment énervé pour un bon moment. Si j’accentue mon jeu, je risque d’avoir quelqu’un qui m’attende à la sortie du Blue Dragon. Et ce ne n’est pas ce que nous souhaitons bien sûr, nous sommes entre personnes civilisées.


« Quelle galanterie Monsieur Alloy ! C’est agréable d’avoir à faire à un homme qui sait comment se comporter avec une femme. » dis-je, jouant légèrement du regard pour éviter de croiser celui de Brown.

J’en profite pour retirer ma main, doucement, de celle de l’ancien Soldat. Pas si facile de se débarrasser de moi mon mignon. Le barman arrive, suite à l’appel de Frank, impassible.


« Je vais reprendre la même chose que tout à l’heure. »

Je m’appuie sur mon dossier de chaise, contemplant avec un léger sourire mes deux compagnons de table. Une fois la commande expédiée, je reviens vers l’homme que je ne connais pas encore.

« Qu’est-ce que vous faîtes dans la vie Monsieur Alloy ? » dis-je, l’air agréable.

Il sourit légèrement à ma question avant de se frotter les mains. Je ne comprends pas trop pourquoi, peut-être qu’il a les mains moites ?


« Je suis un homme d’affaires. » dit-il, tentant de remettre vaguement sa cravate en place.

« Ah ! C’est formidable ça. » dis-je, feignant la franchise.

Une sacrée ironie, oui. « Je suis un homme d’affaires », cela ne veut strictement rien dire sinon qu’il est un homme pas très net qui a des activités plus ou moins légales ou douteuses. Illusiopolis est une cité merveilleuse où l’on peut croiser toutes les catégories d’imbéciles finies.

Outre l’intérêt du monde pour la Shin-Ra, je ne vois pas trop ce que Kurt fait ici. S’il est en fuite ou qu’il essaye de se cacher, ce n’est pas nécessairement la meilleure ville des routes stellaires. C’est donc plutôt une surprise quand on y pense.


« Et vous ? » demande t-il en retour.

Je m’évente un petit peu, tâchant de me donner le plus de style et de grâce possible.


« Oh, vous savez ce que c’est… On voyage, on fait des affaires, on croise des connaissances… Un jour par-ci, un jour par-là. » dis-je, regardant du coin de l’œil le traître.

Je vais tenter une approche plus délicate avec Kurt, maintenant que j’ai perturbé son agenda, peut-être que je pourrai retourner cette situation à mon avantage en le mettant plus à l’aise. S’il est ici, c’est que ça doit être important pour lui. Donc si je ne fais pas rater son entretien, j’aurai peut-être la vie sauve et en plus je pourrai peut-être négocier une ou deux petites choses en bonus…

Après tout, il doit déjà avoir les chiens de garde de Rufus sur sa piste, et il sait qu’il peut me tuer facilement maintenant qu’il n’a plus de limite. Si j’arrive à me faire passer pour une fille sans danger pour lui, peut-être que sa langue se délierait et que j’aurai quelque chose d’intéressant à apprendre.

Je vais voir comment il réagit, tiens.


« Vous savez Monsieur Alloy, vous êtes tombé sur un partenaire… Exceptionnel en son genre. » dis-je, sérieusement.

Je vois que j’ai l’attention de l’homme d’affaires, j’en profite pour continuer.

« J’ai déjà eu quelques occasions de travailler avec lui, et je peux vous dire… Que j’en garde un souvenir impérissable. Quoiqu’il vous a proposé, je vous conseille d’accepter. Je suis convaincue que cela vous sera profitable, à tous les deux. Je vous laisse procéder, je me ferai toute petite, c'est promis. » dis-je, achevant ma phrase avec un sourire.

Je retourne mon regard vers Kurt, cherchant à voir sa réaction et peut-être faire un petit peu descendre la tension, tout en gardant mon jeu plutôt… Impertinent.

Le Traître

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le Mer 11 Juil 2018 - 0:36
- Il n’y a aucun doute pour cela, madame Song. Le revendeur reprenait le fils de la discussion, observant les deux employés de la Shinra à tour de rôle. Cet homme, le pistoleros, est connu dans les rues de la ville depuis quelques mois. Le meilleur porte-flingue des Bloodfist, c’est un client sérieux pour le rachat de mon stock d’armes.
- Cet imbécile risque de tout lui dire, il est incapable de mentir ! Kurt serrait les dents, à mesure que le temps passait, cette voix et la douleur gagnait en puissance. Il ne serait pas plus intéressant de conclure cette histoire plus tard, vous ne pensez pas.

Il pouvait lancer les regards les plus insistants ou même l’attraper par l’épaule pour l’écarter, Huayan avait déjà réussi à lui faire sortir tout ce qu’il savait. Ou du moins, tout ce qu’il aurait envie de dire sur l’instant. Hochant la tête à la remarque du Turk, il reprenait son verre pour prendre une nouvelle gorgée avant de s’essuyer d’un revers de manche et reprendre.

- Cependant, madame, ne voyez pas en moi un seigneur de guerre. Il semblait heureux, presque euphorique. C’est un ami à la Shinra, un pilote, qui a réussi à détourner un convoi d’arme. Il fixait dorénavant le traître. Moi ? Il me suffit de trouver un acheteur tel que vous, pistoleros, et nous pourrions rejoindre les plages de costa pour quelques années !
- Frank… Il grimaçait, ayant envie de l’immoler sur place afin qu’il arrête son manège devant elle. Dévorons-le, qu’il se consume à nos côtés.

Le traître ne s’en était pas rendu compte, la voix l’accompagnait d’un rire froid alors qu’il remarquait ce nuage de miasme se former dans la paume de sa main. Cherchant à conserver son calme, il replaçant sa main sous la table, le comportement le plus suspect qu’il pouvait avoir dans cet endroit. Le torse lui brûlait alors qu’il tentait une nouvelle fois d’annuler le sortilège ou même de l’absorber, sortant finalement son paquet de cigarettes de sa poche.

Désamorcer la situation, attendre, respirer. Elle aurait sa récompense à son intervention plus tard, quand elle comprendra, à l’instant où il reviendra victorieux sur le vaisseau-mère.

- Nous disons donc, pour cinquante mille munnies…
- Mon ami ! La froideur dans sa main, cherchant à attraper une cigarette. Pauvre idiot. Il attrapait le filtre dans sa bouche, cherchant à se détendre. Nous n’allons pas accaparer madame Song avec notre marché et le vol des armes d’Illusiopolis, nous pourrions simplement passer un bon moment ensemble. Il fixait alors Huayan, cherchant à lui adresser son regard le moins haineux.
- Qui vous parler d’Illusiopolis ? Il regardait de nouveau le Turk, passablement surpris. Si les armes sont en sécurité, c’est pour la simple et bonne raison qu’elles sont dans un autre monde. Il faudra prendre un vaisseau pour les ramener ici, pour votre gang. Il reprenait alors Song dans son viseur. Mais vous avez raison, profitons plutôt de la soirée en si charmante compagnie. Comment est-ce que vous vous connaissez ? Il est difficile à croire qu’une racaille de cette ville traîne avec pareille beauté.

La situation devenait parfaitement incontrôlable. À voir comme il dévorait sa collègue des yeux, il y avait de forte chance qu’il n’écoute plus le Turk jusqu’à ce qu’elle réponde à cette question. Bordel. Si seulement il pouvait lui lancer un simple sortilège pour le faire taire ou encore arrêter le temps de recarder cette sombre idiote. Elle était à un rien de rompre sa couverture. Il y avait beau ne pas avoir de mystère quant aux anciennes activités de SOLDAT au sein de la Shinra, il suffisait que l’histoire qu’un mercenaire ne réagissant pas en face d’un ennemi pour le discréditer devant le reste du Centurio.

Elle ne pouvait pas tomber à meilleur moment, pouvant jouer de la situation comme elle le désirait. Elle devait avoir quelque chose de son côté pour avoir autant de chance.
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le Mer 11 Juil 2018 - 19:10
Hum. Ce Frank est très intéressant… pour un vendeur d’armes volées. Bloodfist ? Ce nom me dit évidemment quelque chose : Rufus m’avait envoyé pour couper l’une des têtes pensantes de leurs opérations. La mission s’était bien passée en somme : j’ai croisé un sacré personnage, Jecht. Un représentant plus que digne du Gang des Songes. Grâce à lui, j’ai pu accomplir ma mission, sans laisser de traces de l’implication de la Shin-Ra.

Pourquoi est-ce que Kurt irait se réfugier chez eux ? Ou travailler pour eux ? Ils ont été dans le viseur de l’entreprise il y a peu de temps encore… C’est un choix saugrenu. Et très louche.

Cette histoire devient de plus en plus étrange. Le doute m’assaille. Non pas que j’ai une idée précise de ce qui est entrain de se passer, mais j’ai l’impression de manquer cruellement d’informations tant sur le parcours de Brown que sur les Bloodfist. J’ai gêné clairement leur gang, qu’ils recrutent de nouveaux membres pour combler les morts, je peux comprendre.

Ce que je comprends moins, c’est ce que pourrait faire un homme aussi « précieux » que Kurt dans une telle organisation. C’est un soldat d’élite me semble t-il. Et dans mon souvenir, les Bloodfist ne sont pas des génies, même pour leur catégorie.

L’ancien collègue n’est pas à l’aise, c’est visible. Il cache même ses mains sous la table. J’espère qu’il n’a pas la prétention stupide de vouloir faire feu sur moi dans cet établissement. Il aurait des dizaines de pistolets braqués sur lui l’instant d’après. Et bien que très puissant, je doute qu’il puisse parer autant de balles.


« Oh vous savez, c’est une longue histoire Mr Alloy… Ce vénérable porte-flingues, je l’ai croisé au détour de quelques affaires. Toujours très investi dans ce qu’il accomplit. » dis-je à Frank, tout en restant la plus positive du monde.

« Je parie que vous êtes un sacré coup Huayan ! » dit-il, presque euphorique.

Je ne vous cache que je suis quelque peu surprise par cette remarque sortie de nulle part. Certes, j’ai déjà rencontré un certain nombre de gorets, de cochons et de pervers, mais c’est tout de même rare qu’un individu sorte ce genre de phrases un peu aléatoirement dans une conversation.

Ils auraient déjà bu à l’extérieur du Blue Dragon ? Pourtant ils ne sentent pas particulièrement forts. Il lui a mis quoi dans son verre ? Est-ce vraiment du poison ou une sorte de drogue ? J’aurai peut-être dû intervenir un peu plus tard, mais maintenant que je suis là, autant chercher à en savoir le plus possible.


« Je vais prendre votre remarque comme un compliment Frank. Cependant, n’y voyez là rien de méchant, mais je vous préviens d’avance que je ne suis pas disponible…
- Ah bon ? Pourquoi ? C’est chasse gardée ?
- En quelque sorte… Je suis une femme mariée. » dis-je, honnête.

Frank n’a pas l’air d’apprécier ma réponse, mais il fait avec, il continue de boire. Il me paraît bien franc pour un vendeur d’armes d’Illusiopolis. Il doit être drogué. J’en profite pour tenter un contact plus personnalisé avec Kurt. En un clin d’œil, je lui transmets un message.


« Je ne sais pas exactement ce que vous faîtes… Mais en tout cas vos produits, quoique ce soit, sont très efficaces. Vous m’intriguez indubitablement Monsieur Brown. »

Je m’arrête là pour l’instant, il est déjà mal à l’aise, si en plus je l’assaille de messages télépathiques, il risque de paniquer.

« Il paraît que les asiatiques sont super souples, c’est vrai ? » demande Frank.

Il est bien curieux celui-là.


« C’est un petit gênant comme question Monsieur Alloy. Ce n'est pas très gentleman de votre part.
- Ouais... Mais on est entre professionnels, on peut discuter librement.
- Si vous le dîtes.
- Alors, du coup ?
- Je ne saurai dire, je n’ai pas testé moi-même les compétences de mes consœurs chinoises.
- Rooooh… » dit-il, baissant un peu les yeux.

Cela devient fort cocasse. Il va falloir changer de sujet, sinon je vais perdre tout intérêt pour la rencontre de ces deux-là. Manifestement, il y a un stock d’armes sur un autre monde et ça c’est une information intéressante.

« Alors Monsieur Alloy, pourquoi ne pas avancer dans votre négociation avec ce cher « pistolero » ? Je suis certaine que nous aurons l’occasion de continuer cette conversation avec l’esprit bien plus léger sans les affaires urgentes en tête. » dis-je, souriant aux deux hommes.

« Vous avez donc une cargaison d’armes valant la somme de cinquante milles munnies ? » dis-je, feignant la surprise telle une cruche.

« Tout à fait ! » répondit-il, toujours aussi positif.

« J’imagine qu’elle doit avoir une taille conséquente vu le prix annoncé ?
- Y a pas que ma cargaison qu’est conséquente si vous voyez ce que je veux dire Huayan, bwahaha ! » dit-il tout en donnant une tape à l’épaule de Kurt.

Ah oui. On en est là. J’ai l’impression d’avoir Francis dans une taverne.

La situation échappe suffisamment à l’ancien soldat. Je vais lui offrir mon aide pour accomplir sa tâche du jour, en échange, je vais tenter d’en apprendre le plus possible. Peut-être que dans le tas, il y aura plus de détails qui me permettront de comprendre exactement ce qui est entrain de se jouer au sein de ma propre entreprise. Peut-être même qu’il y aura de quoi intéresser Rufus, mon cher Président. Voyons voir s’il va croquer le marché ou pas.


« Je vous aide à trouver un accord avec Frank. En échange, je veux une conversation honnête et discrète avec vous, à l’abri de tous les regards indiscrets et aux oreilles trop attentives. Nous ne sommes pas faits pour être adversaires. Vous le savez au fond de vous. » pensai-je.

En espérant qu’il soit moins agressif que la dernière fois.

Le Traître

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le Jeu 12 Juil 2018 - 3:21
D’un sourire mauvais, il fixait Huayan alors que sa paupière tressaillait sous la colère. Cette voix ne cessait de gronder, toujours plus forte et prenant progressivement le pas sur le bruit ambiant. Il était semblable à un plongeur, rendu sourd par la pression de l’eau et ayant cette désagréable impression d’être à des lieues de l’endroit où il se trouvait. Pour couronner le tout, il y avait la voix de sa collègue dans sa tête, tellement sûre d’elle dans le milieu des affaires alors qu’elle n’imaginait pas ce qui se passait ici.

Ramenant sa main gauche sur la table, il claquait simplement des doigts, relâchant son sort sur le revendeur d’arme avant d’adresser une remarque à son interlocutrice.

- Ce n’est pas nécessaire, collègue. La fumée de la cigarette qu’il avait soufflée parvenait à masquer l’horloge à l’arrêt au sommet du crâne de Frank, masquant son larcin. Il n’y a jamais eu besoin de personne, nous nous suffisons.
- Elle est bien, ta copine ! Le sort ne faisait plus effet, ayant duré assez longtemps pour qu’il ignore tout de l’échange. Allons, ce que monsieur ne sait pas ne peut pas lui faire de mal !
- Frank. Il prenait un ton sec. L’adresse où sont rangées les armes, c’est laquelle ?

Il conservait les mêmes traits sur son visage, toujours euphorique avant de répondre à la question sans sourciller. Kurt, de son côté, adressait un bref regard à Huayan. Si elle avait déjà fait le rapprochement entre son action et l’état du revendeur d’arme, il n’avait plus besoin de perdre du temps.

- À Glen parc, numéro dix de la rue Addison. Il reprenait son verre, le terminant d’une traite. C’est la fille de mon pote qui a rangé le stock dans ses caves, elle se nomme Izuma, elle attend qu’une chose et c’est de voir les armes partir.
- Merci Frank. Il se relevait alors, analysant brièvement la signature magique du revendeur d’arme pour ne pas perdre sa trace dans le futur pour ensuite fixer Huayan. Alors ? Elle sera la prochaine ? Il hochait brièvement la tête, l’invitant à la suivre après cela. J’ai besoin de trois jours pour obtenir l’argent, tu m’attends ici ? Il écrasait sa cigarette avant de reprendre son verre. Comme un gentil chien.
- Je n’ai pas envie de crever ce soir, surtout sans avoir goûter à ta pote asiatique. L’effet du filtre se terminerait dans peu de temps, au moins, il savait à quoi s’attendre.

Il hochait la tête, accordant un dernier sourire avant de se retourner et quitter la table. Elle comprendrait surement qu’il n’avait plus rien à savoir de ce gars. Il s’occupait à traverser la salle pour rejoindre les escaliers menant au premier étage et prendre une table sur un balcon. Rien de fantastique, un endroit assez loin de la population des clients et pour que personne ne les remarques d’un premier coup d’oeil. Nonchalamment, il prenait place sur l’une des deux chaises, posant son verre et laissant son regard se perdre dans la salle du Blue Dragon. Il laissait ses yeux et sa détection magique rivée sur Frank.

Au point où il en était, son âme était déjà assez corrompue pour ne pas ce soucier d’un mort de plus à son palmarès. Il en était presque dégouté d’être devenu insensible de la gâchette.

- Après tout, nous sommes en zone neutre. Il avait attendu qu’elle se joigne à lui, presque fatigué. Qu’est-ce que vous me voulez, Huayan ? Il attrapait son verre. Vous et moi n’avions plus rien à faire ensemble et j’ai des doutes quant à la réaction du Président à nous savoir assis à cette table. Il amenait le verre à ses lèvres alors que la froideur dans sa nuque se faisait plus oppressante. Il te suffit de dire au Président qu’elle empiétait sur ta mission, qu’elle allait t’empêcher de parvenir à détruire le Centurio ! Un ricanement sinistre. Il te remerciera d’une poignée de main et d’un billet dans la poche.
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le Jeu 12 Juil 2018 - 19:29
La discussion s’est brusquement accélérée avec l’escalade des échanges entre Frank et Kurt. Il a l’air d’être dans l’urgence, pourquoi ?

L’ancien collègue, toujours aussi mystérieux – et irritant d’une certaine manière-, évacue rapidement la fin de la conversation pour partir et monter à l’étage. Sans même prêter plus d’attention à Frank, qui a l’air de revenir peu à peu à lui, je me lève et le suit.

Je perds mon attitude d’aguicheuse pour reprendre une plus classique : froide, impassible et fière. La tête droite et un air impassible. En montant, je me demande bien ce que je vais pouvoir apprendre d’intéressant. Ou s’il va me tuer ici. Ce serait ironique pour quelqu’un comme moi de mourir au Blue Dragon, au milieu d’une horde de gens détestables.

Difficile d’éprouver de la peur après une rencontre avec Namtar. Cependant, Kurt ne me laisse clairement pas indifférente : ses pouvoirs vont bien au-delà des miens, et ce en de nombreux domaines. Avec ne serait-ce qu’une once de sa puissance, il peut me faire disparaître. Sans être inquiété par qui que ce soit.

Comprendre. S’adapter. Anticiper. Survivre.

Voilà les clefs pour une femme avec de maigres ressources dans cet univers si étendu.

Malgré les distances séparant les différents mondes, il arrive encore que je puisse croiser l’une des dernières personnes que je souhaite voir. Le Destin est quelque chose de formidable. Rien n’arrive par hasard. Si monsieur Brown s’est retrouvé avec mo dans ce bar, c’est qu’il doit y avoir une raison quelque part, autre que la vengeance.

Bien sûr, l’idée de faire de l’excès de zèle auprès de Rufus m’a traversé l’esprit. Mais tandis que je le rejoins à cette table plus discrète, mon hôte ne semble pas avoir de craintes particulières envers notre président. Au contraire, je comprends que c’est moi qui pourrait une nouvelle fois souffrir des aventures de l’amateur de cigarettes.

Il va falloir que je trouve un moyen de rééquilibrer cette situation qui ne semble pas complètement à mon avantage pour l’instant. Comment je vais bien pouvoir faire cela ?

C’est formidable. Oui, c’est un sarcasme.


« Qu’entendez-vous par là Kurt ? » dis-je, interrogatrice.

Je recroise mes jambes, je mets mes mains en évidence, pour ne pas qu’il se fasse des idées.


« Aussi loin que je sache, vous avez déserté le Vaisseau-Mère… Après avoir mis une raclée à un certain nombre d’agents de l’entreprise. Vous êtes un fugitif, traquez, j’imagine, par les agents d’élite du Président non ? Pourquoi devrais-je craindre la réaction du Président ici ? Je n'ai fait que repérer un traître après tout...» dis-je, jouant la carte de l'étonnement.

La réponse à cette question détermine la suite de la conversation. Il est indéniable que quelque chose est bizarre dans l’attitude de l’ancien soldat… Soit il est un très bon traître et il arrive à échapper aux griffes interstellaires de la Shin-Ra, ou alors… Le Président fait de petites cachoteries.

Pas que je serai la première à jeter la pierre dans ce genre de situations. Cependant, sans communication interne, le risque que d’autres agents de la Shin-Ra comme moi le croisent et l’interpellent est élevé.

Voyons voir sa réaction…
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le Jeu 12 Juil 2018 - 23:59
Malgré lui, le traître riait de la situation. Ou plutôt, il riait au nez et à la barbe de sa collègue, faisait semblant de ne pas comprendre ce que cela pouvait impliquer.

De ce qu’il savait encore de la Shinra, son infiltration l’empêchant de remonter sur le vaisseau-mère, il n’y avait qu’une poignée d’employée au courant de cette histoire. Le Président lui-même, ayant donné les ordres, sa secrétaire ainsi que les Turks les plus proches du dirigeant de la compagnie. Ce qui, en finale, devait se résumer à ceux ayant pour mission de le blesser lors de sa fuite ainsi que Tseng et quelques privilégier.

Oh non, elle ne se ferait pas réprimander par le Président pour son ignorance, ce serait idiot. Il y avait des chances à ce qu’il soit contraint de jouer aussi le jeu pour limiter le nombre de personnes dans le secret.

- Vous n’êtes pas versée dans l’art de la guerre, Huayan. Il ramenait son verre sur la table, claquant celui-ci contre le bois. Il n’y a que deux personnes ayant réussi à fuir le vaisseau-mère de la Shinra. L’un est revenu dans cette ville et a détruit la lune en forme de coeur… Il haussait les épaules. Nous pouvons faire plus que cela, tu le sais pertinemment. Il grimaçait malgré lui, cassant son effet. L’autre est devant vous et se balade librement dans les rues de cette même ville.

Kurt se redressait sur sa chaise, reprenant son paquet de cigarettes qu’il disposait sur la table avant de rechercher Frank à l’aide de sa détection magique, il n’avait pas encore bougé. Du mouvement lent, ne cherchant pas à brusquer la personne à sa table, il sortait un PHS qu’il ouvrait brièvement pour taper un message sur son clavier avant de reprendre.

- Imaginons que, demain, vous retournez voir le Président pour lui dire que vous m’avez trouvé dans cet endroit pour ensuite venir me parler. Qu’est-ce qu’il dirait ? Il abordait un sourire au coin, jouant le jeu de l’insolent sans pour autant se retrouver à mentir. Le fusil à pompe sur son mur se décrocherait une nouvelle fois. Il laissait planer le mystère involontairement, le temps d’encaisser cette nouvelle brûlure. Simplement que vous avez été incroyablement stupide de vouloir vous charger d’un homme comme moi, plutôt que de chercher à directement contacter les forces de la Shinra.

Il laissait passer un léger rire. Depuis la visite nocturne, il avait compris une seule et unique chose sur cette femme, elle détestait être prise pour une idiote. Aujourd’hui, alors qu’aucune chaîne ne le retenait, il n’allait pas se priver.

- Un homme au bon endroit est capable de retourner une situation. Reprenait-il, calmement. Néanmoins, si vous aviez eu la lucidité de prévenir les forces de la Shinra au lieu de venir à moi, il n’aurait eu aucune difficulté à cerner l’endroit et bloquer toutes les issues possibles pour me capturer ou m’abattre. L’idée le faisait sourire, une vieille tactique de SOLDAT pour attraper un fugitif. Dommage que cela n’arrive jamais. Il prenait alors son paquet et sortait une cigarette. Un seul homme contre des dizaines d’escouades de SOLDAT de première classe n’a aucune chance de s’en sortir. Il haussait une nouvelle fois les épaules. En venant me trouver, vous avez loupé l’occasion de briller devant le Président, c’est dommage.

Il aurait tant envie d’être dans sa tête, comme elle l’avait fait il y a un instant, rien que pour l’entendre bouillonner intérieurement. En attendant, il se contenterait de jouer au provocateur. Il allumait alors sa cigarette, illuminant son visage un bref instant, avant de cracher la fumer et fixer une nouvelle fois sa collègue.

- Alors, Huayan. Il prenait la cigarette entre ses doigts, jouant avec. Que me voulez-vous ?
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le Ven 13 Juil 2018 - 21:46
Ce qui est formidable avec les sbires du Président c’est qu’une fois qu’on les a vu à l’œuvre, on sait qu’ils essaient toujours de vous roulez dans la farine : et c’est exactement ce que ce petit prétentieux est entrain de faire.

D’abord il commence par me parler du Président avec des tournures de phrase comme si nous étions encore des collègues. Incrédule, je lui rappelle sa véritable condition et il reprend son rôle de traître. Tout ceci commence à me laisser penser qu’il me manque beaucoup d’informations sur ce qu’il se passe et que j’ai bien fait de vouloir la jouer solitaire.

Ce que les hommes peuvent être désagréables à toujours voir les femmes comme moi comme des idiotes auxquelles on peut faire avaler n’importe quoi. Son attitude étrange trahit l’aspect suspicieux de sa condition actuelle.

Je prends un ton plus naturel et sourit légèrement. Il essaye de bluffer ? Hé bien bluffons aussi.


« Ne me prenez pas pour une buse, monsieur Brown. Votre attitude est parfaitement suspecte et votre histoire ne tient pas vraiment la route. Je vais vous dire pourquoi. » dis-je, tout en penchant légèrement la tête sur la droite, comme un félin qui regarderait sa proie avec curiosité.

« Vous dîtes vous-même que vous êtes le second unique individu ayant réussi à s’échapper du Vaisseau-Mère, cela implique que vous auriez déjoué les systèmes de sécurité sensés être à la pointe de la technologie et bottez les fesses d’une quantité relativement honorable d’agents du Président… Mais admettons. Conclusion, je doute qu’un bon groupe de soldats puisse vous arrêtez, vu votre capacité à accomplir des exploits. »

Je marque une pause, gardant un œil sur ce qu’il se passe dans la salle en contrebas.

« Vous êtes entrain de me dire que vous, l’un des fugitifs potentiellement les plus recherchés de notre entreprise, vous seriez capable de vous cachez ici au nez et à la barbe des membres de l’organisation ? Cela commence à faire beaucoup vous ne trouvez pas ? Même par hasard, j’arrive à vous trouver dans un bar. C’est tout de même cocasse que moi, simple civile, j’arrive à vous retrouver ici. Est-ce que vous vous cachez vraiment, monsieur Brown ? » dis-je, sur un ton interrogateur.

Je souris à nouveau, comme pour rester dans un ensemble cordial avec lui. Je ne veux pas le brusquer après tout, je cherche juste à lui faire comprendre de ne pas me prendre pour l’attardée du coin.

« Ne voyez dans mon intervention aucune agression. Nous sommes dans le même camp, vous le savez bien. » dis-je, tout en m’appuyant de nouveau sur mon dossier de chaise.

« J’ai le sentiment que nous sommes partis sur un mauvais pied tous les deux… Pourquoi ne pas repartir sur de bonnes bases, tous les deux ? Nous travaillons pour la même personne après tout. » dis-je, tentant de mettre un peu d’enthousiasme dans ma voix.

Un gros coup de bluff. S’il a effectivement trahi la compagnie alors je m’enfonce. Si la vérité est plus compliquée que cela, alors cela veut dire qu’il y a anguille sous roche, et je le sentirai bien à sa réponse.
Le Traître

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le Sam 14 Juil 2018 - 1:08
Le Turk se contentait d’afficher le même sourire satisfait, écoutant les arguments de Huayan avec ces mêmes phrases qui se répétaient dans sa tête.

- Elle ne peut pas savoir, elle n’est rien pour la compagnie. Il sentait la poigne invisible se poser sur son épaule. Qu’est-ce qu’elle vient de dire ? Une simple civile ? Elle ne peut rien savoir. Les griffes s’enfonçant dans son épaule, Kurt parvenant difficilement à le cacher. Elle. N’est. Rien. Un souffle glacial se posait dans son oreille. Moins. Que. Rien. Nous, nous sommes invincibles, laisse-moi faire.

Le traître sentait sa vision diminuer, s’assombrir. Il plissait des yeux, baissant son regard pour fixer le coeur qui brillait dans cette poitrine. Il était là, devant lui, il n’avait qu’à tendre la main. La sensation de froid glissait le long de son bras, se répandait jusqu’à atteindre le bout de ses doigts.

- Non. Un seul mot, un ton sec. Tout redevenait à la normal alors qu’il sursautait légèrement. Il y a longtemps que la Shinra ne me donne plus d’ordre. Mon titre de chien de l’armée ? Il pouffait de rire. Voici bien une chose qui ne me manque pas, et de loin.
- Comme si elle allait nous croire…

Un rôle, voilà ce à quoi se résumait la vie de Kurt. Ou bien était-ce celle de Cypher ? Il était en mission, il avait ses directives et elle n’était pas l’un de ses points de repli. Elle avait beau être aux ordres du Président et être potentiellement l’une de ses plus grandes admiratrices, il ne pouvait pas lui confirmer son statut d’infiltrer chez les mercenaires.

Les ordres étaient les ordres, il était en mission et rien ne devait plus le distraire.

- D’ailleurs, il n’y a pas un dicton qui raconte que la meilleure cachette est sous la gueule d’un dragon ? Il voulait prendre sa cigarette, remarquant trop tard qu’il l’avait écrasé sous sa poigne. Vous êtes certains d’avoir regardé les rues de la ville ? Il n’y a aucune patrouille de la Shinra, encore moins dans les rues de la vieille ville. Outre une civile n’ayant pas la jugeote de prévenir les autorités, un gars comme moi a toutes les chances de vivre à l’abri des agents de la Shinra au sein de cette ville. Des bobards, toujours des bobards. Il fermait les yeux, tournant son regard. Même chez les mercenaires, nous sommes à l’abri, il n’y a personne à notre niveau et l’autre idiote nous donnerait les clés du paradis. Il taisait cette douleur, une fois encore, prenant une nouvelle cigarette.

Scrutant la salle de sa détection magique, Kurt remarquait seulement que le revendeur d’arme se dirigeait vers la sortie de l’établissement. D’un geste rapide, il reprenait son PHS avant d’envoyer un second message, comportant un seul mot. Avec un peu de chance, Leto ne serait pas trop stupide et parviendrait à l’abattre avant qu’il ne quitte la ville ou qu’il puisse envoyer un signal à son contact ayant volé les armes.

Observant son verre, il ne distinguait rien d’autre que les glaçons flottant dans l’eau. Il n’avait plus rien à boire. D’un soupire, il allumait sa nouvelle cigarette avant de fixer Huayan.

- Vous avez raison, laissons notre vieille rancune d’employé modèle à la Shinra de côté, partons sur de nouvelle base. Il crachait son nuage de fumée bleue. Si quelqu’un vous dérange, j’ai un tarif pour me débarrasser de lui et vous n’êtes pas sans ignorer mon domaine d’expertise. Il haussait les épaules. En tant que mercenaire, je n’ai rien d’autre à vous offrir. À moins que vous ayez les munnies suffisant. Maintenant qu’elle avait toutes les cartes en mains quand à la nouvelle affiliation supposée du Turk, elle devrait taire cette envie irrépressible d’identifier le traître comme un espion.
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le Sam 14 Juil 2018 - 12:33
Ah… Sacré monsieur Brown.

On dit en Chine comme les soldats sont de bien mauvais menteurs. Je crois bien que je pourrai appliquer ce sage dicton à Kurt. Ses réponses me troublent au plus haut point, et même si je n’ai pas la certitude exacte de la vérité sur cette affaire, il y a quelque chose de louche et de suspicieux. L’homme que j’ai en face de moi, n’a rien à voir avec l’homme que j’ai rencontré. Il est perturbé, par moi ou par quelque chose d’autre. Il est moins dans la maîtrise que lors de notre mission à Halloween Town contre le Savant Glacial ou même lors de sa visite nocturne.

Son attitude est trop changeante, et sa dernière réaction à on coup de bluff n’en est qu’un autre exemple. S’il était chinois, je dirai qu’il cherche à préserver sa « face ». Cette rencontre le met mal à l’aise. A bien ou à raison : après tout officiellement, c’est un fugitif et moi une agent du Président Rufus. Et bien qu’il se cache désormais derrière sa prétendue nouvelle carrière de mercenaire, mon petit doigt ne peut s’empêcher de me susurrer de me méfier.

Je ne connais pas exactement l’affection passée de Kurt dans le Soldat. Cependant, s’il a cette… Puissance, qui lui permet à la fois de rester en vie et à la fois de pouvoir s’échapper du Vaisseau-Mère avec une crainte des représailles relativement faible… Peut-être qu’il fait ou a fait partie du même « groupe » que mon mari : les « légendaires » Turks.

Haojun me l’a décrit comme des troupes d’élite au service de Rufus. Et vu la véritable galère de pouvoir se soustraire à ce corps militaire, cela me paraît exceptionnel que Kurt ait pu s’échapper aussi facilement sans craindre pour sa vie. Peut-être aurai-je sous-estimé sa puissance ? Ou alors… Ou alors des choses se passent dans mon dos, et je ne suis pas dans la confidence. Je suis presque déçue.

Beaucoup de questions pour un homme qui ne souhaite pas y répondre. Encore moins à moi j’imagine, ma main tendue a été… « Déviée » disons. C’est dommage. Pour une fois que je lui tends une perche de bon cœur. Les hommes sont des ingrats fiers parfois.


« Vous n’êtes pas très convaincant monsieur Brown. Mais, soit. Imaginons que vous soyez un mercenaire. » dis-je, forçant un petit sourire.

Je me rapproche de la table, comme pour tenter un rapprochement symbolique avec Kurt. Tout en lui rappelant un point de détail.

« Petit conseil monsieur Brown cependant : évitez à l’avenir de me traiter d’idiote ou de me sous-estimer de la sorte. Vous êtes peut-être très fort, j’ai eu l’occasion de le voir à plusieurs reprises. Mais… Ne mettez jamais en colère une femme qui peut envoyer des messages télépathiques. Sauf si vous souhaitez accomplir votre rêve de voir ce bâtiment cerné par des troupes d’élite de la Shin-Ra. Après tout… Ce serait la logique selon votre version de l’histoire. » dis-je, toujours souriante.

Je reprends une grande inspiration, lui laissant le temps de digérer ma dernière intervention. Revenons-en aux affaires.


«Pour en revenir à une discussion plus sérieuse, imaginons ensemble un instant quelque chose… Que vous soyez encore le valeureux serviteur de notre Président adoré. C’est une hypothèse bien sûr… » dis-je, sous-entendant presque lourdement.

« Je n’aimerais pas que le Président pense que j’ai interféré volontairement dans vos affaires. Ainsi, vous occulterez cette rencontre. Après tout, c’est le mieux pour notre bien commun je pense. » dis-je, agitant un peu mes mains élégamment comme pour le « charmer ».

« En revanche… J’aurai bien quelque chose à vous proposer. » dis-je, cherchant à croiser son regard.

Ici, je cherche avant tout à le séduire sans en avoir l’air. Mes attitudes sont gracieuses, mes mouvements élégants, mon regard... Change. Cherchant à l’attraper dans mes filets.


« Frank a dit que la cargaison dont vous avez besoin est sur un autre monde. Si je suis votre histoire de reconversion professionnelle forcée… » dis-je, tout en marquant bien mon manque de conviction en cette théorie.

« Vous êtes surveillé ou fiché sur les Routes Stellaires, vous êtes donc un homme à risques et votre vaisseau pourrait être repéré par des patrouilles de la Shin-Ra. Ce qui ne semble pas formidable de prime abord. J’ai un vaisseau de bonne taille. Je ne suis pas recherchée. La Shin-Ra n’a aucune raison de m’arrêter ou de me suivre. »

Je marque une légère pause, laissant son esprit réfléchir un instant à ce début de proposition. Mon véritable intérêt va être révélé.

« Voici ma proposition : en échange de mon silence sur cette soirée et de mon aide pour transporter votre cargaison, vous taisez toutes interventions de ma part dans vos affaires. Préservons notre réputation à tous les deux, si vous le voulez bien. » dis-je, cherchant à sauver nos peaux d’un éventuel courroux de Rufus.

« Par ailleurs… Je n’ai pas besoin d’un tueur professionnel. Je peux très bien me débrouiller toute seule pour cela. Ce dont j’aurai plus besoin cependant, ce sont vos compétences dans le domaine des breuvages et des substances louches. Je ne sais pas ce que vous avez donné à Frank tout à l’heure, mais je serai bien envieuse de savoir en faire… Pour plus tard. Vous savez ce que c’est les affaires. » dis-je, finissant sur une note plus amicale.

« Travaillons ensemble Monsieur Brown. C’est un terrible gâchis de ne pas joindre nos compétences… »

« Bien entendu Monsieur Brown, cette offre ne vaut que pour la « théorie » que nous avons développée précédemment… Je n’ai pas envie de mourir pour une bête collaboration avec l’ennemi, vous comprenez ? » remarqué-je, cherchant l’empathie de l’ancien soldat.
Le Traître

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le Sam 14 Juil 2018 - 16:47
- Pourtant, ce que vous amenez à cette table est une collaboration avec l’ennemi. Répondait Kurt, un instant après qu’elle prononçait sa dernière phrase. Les armes que vous désirez tant m’aider à transporter, à quel but seront-elles utilisées ? À votre avis. Il écrasait sa cigarette dans le cendrier, grimaçant un léger instant. Toi et moi sommes au courant, ce n’est qu’une couverture pour les mercenaires.

Il laissait quelques secondes planer, lui laissant ainsi le temps de réfléchir à cet accord, passant sa main sur sa nuque pour tenter de faire partir cette sensation. Divulguer ainsi le composant chimique nécessaire à l’élaboration du sérum celle-ci ? Il lui faudrait une heure de recherches pour le découvrir à son tour, un bien maigre prix à payer pour éviter de dépecer des animaux afin de transiter les armes à la manière d’un contrebandier.

L’utilisation de ceci, après, ça ne le regardait pas et cette voix lui murmurait de s’en foutre.

- Soit, si vous n’êtes pas dérangé par la couleur du sang sur vos mains, j’accepte volontiers votre aide à la transition de ce stock d’armes jusqu’à port-royal. Il haussait alors les épaules, narquois avant de se perdre sous la douleur dans son torse. La connaissance n’est jamais gratuite, il me tarde de la voir patauger dans la crasse du port. Détournant son regard, il laissait la voix s’évanouir pour reprendre. Et n’ayez aucune inquiétude pour le Président, nous risquons de ne nous revoir le jour de ma mort, pas avant.

Pour ce qui était de sa menace, le Turk s’était contenté de hocher la tête devant cette mention. Elle avait fini par avouer son bluff en annonçant la réelle raison de sa présence devant lui. À quoi lui servirait un mort ou un prisonnier, c’est mauvais pour ses affaires, malheureusement pour elle.

Il pouvait s’avouer tout autant en sécurité à ses côtés que dans le fort du Centurio. Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. Huayan n’allait jamais prévenir la Shinra tant qu’il lui sera utile, comme les mercenaires n’essayeront pas d’abattre le traître tant que celui-ci se rendait utile. Telles des sangsues, ils s’accrochaient à ceux dont-il avait besoin avant de l’abandonner. Il ne fallait pas être un grand scientifique pour s’en rendre compte et voilà quel était l’intérêt de toujours se montrer indispensable. D’un geste lent, ignorant le manège de son interlocutrice, le Turk prenait et déposait le flacon vide sur la table, à l’attention de la chinoise.

- Un sérum de vérité. Il s’appuyait contre le dossier de sa chaise. Le meilleur moyen pour rendre les interrogatoires d’un ennui mortel. Il fermait ses paupières, râlant un instant. Inodore, incolore et non-létal. Il lui laissant le temps d’observer le flacon avant de reprendre. Il suffit de quelques gouttes pour que quiconque vous raconte ce que vous voulez entendre, celui-ci ayant l’impossibilité de mentir ou de cacher quoi que ce soit. Il tournait la tête, vérifiant son PHS. Le seul effet secondaire est une légère euphorie chez le sujet durant l’effet du sérum, ce qui explique les moeurs de Frank lorsque nous étions avec lui.

Une leçon gratuite, même si celle-ci ne révélait pas un seul instant la façon de concocter cette potion. Elle allait surement déchanter au moment d’apprendre que l’un des composants n’était disponible qu’à Oerba et qu’il fallait un certain temps pour que le sérum soit efficace, un royaume de désillusion s’offrait à elle.

- Sinon, j’ai aussi un remède contre la gueule de bois et une lotion capillaire. Il jouait de sa plaisanterie. À moins que ce ne soit pas ce que vous recherchiez.
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le Sam 14 Juil 2018 - 17:50
La négociation va tourner court. Il ne veut pas admettre la vérité et en plus il continue de me prendre pour une buse. Au moins, je sais maintenant la destination finale des armes. Je me demande bien ce qu’il veut mijoter avec… D’un autre côté, si le Président ne m’a pas mis dans la confidence c’est que je n’ai pas besoin d’intervenir.

Et voilà comment réduire la charge de travail dans son agenda.

Au moins, j’ai appris ce qu’il a versé dans le verre de monsieur Alloy. Ce n’était pas du poison comme je l’avais supposé, il s’agit d’un sérum de vérité. Hum… Je n’en ai jamais entendu parler mais j’ai pu constaté les effets de mes propres yeux. Je suis bien entendu intéressée pour connaître la recette d’un tel produit !

Imaginez ! Pouvoir soutirer des informations compromettantes avec seulement une dose de cette création… De nombreuses opportunités peuvent s’ouvrir à celui qui sait en fabriquer. C’est certainement un des éléments les plus importants de cette conversation… Du point de vue de mon intérêt personnel.

Kurt se renferme de plus en plus. Je vais tenter une dernière fois de le raisonner, si cela ne fonctionne pas… Hé bien j’aurai au moins passé une soirée divertissante à Illusiopolis. La question qui me reste à trancher c’est si je préviens les forces de sécurité de la présence du fugitif ou si je me tais et je trace ma route.


« Merci pour ces renseignements Monsieur Brown. Je suis touchée par votre générosité. » dis-je, presque trop sérieuse.

Je me repositionne sur ma chaise. Mes espoirs de collaboration commençant à chavirer lentement… Mais sûrement, au fil des réponses de ce bien étrange personnage.


« Pour en revenir à mon offre… C’est gentil de me dire votre destination finale, cependant je pensai que vous souhaitiez ramener les armes ici à Illusiopolis. Frank disait qu’elles étaient sur un autre monde… Je vais donc devoir revoir ma proposition : il est hors de question que je franchisse un blocus de la Shin-Ra pour remettre des armes directement aux sauvages de Port-Royal. Cela serait beaucoup trop suspicieux, et je n’ai aucune envie de recevoir la visite d’un de vos "anciens collègues". » dis-je, quelque peu dérangée par la témérité de Kurt.

Non. Passer un blocus de la Shin-Ra n’est certainement pas une bonne idée. Mon vaisseau serait bien entendu enregistré. Et c’est fort probable que le Président en serait informé : je ne suis pas la salariée de base après tout.


« Vous êtes bien sombre, Kurt. Pour quelqu’un qui visite la chambre des dames la nuit, je m’attendais à ce que vous soyez plus… « Coloré » dans votre manière de faire. Après tout, vous n’êtes plus dans le Soldat d’après vos dires, plus besoin de tenir un rôle, ou un masque. » dis-je, tentant de le faire réagir sous le coup de l’humour.

Bien. Nous tournons autour du pot, cette discussion va tourner à l’impasse. Dernière tentative, dernière chance. Nous allons essayer un peu de sincérité. Ne riez pas, ça m’arrive parfois. Surtout quand ça m’arrange.


« Cette conversation va droit au mur si nous continuons ainsi Monsieur Brown. » alarmé-je.

Je croise les mains, tout en adoptant la mine d’une demoiselle boudeuse.


« Soit vous me dîtes la vérité et nous réfléchissons ensemble à construire une relation professionnelle de confiance pour notre avenir commun au sein de la Shin-Ra, soit vous continuez votre petit manège de dissident fugitif avec une attitude de beau brun ténébreux et je serai forcée de me retirer de cette table. » dis-je, sérieuse mais pas agressive.

Je détourne mon regard un instant pour contempler les lieux. Les gens continuent de passer une bonne soirée, sans coups de feu, sans personnes qui hurlent et avec une quantité d’alcool « responsable » pour la ville. Les musiciens commencent à lancer des airs invitant à danser. La piste de danse se remplit peu à peu. A l’écart de toute cette activité, nous sommes presque invisibles.
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le Lun 16 Juil 2018 - 2:30
- Pour quelles raisons nous l’écoutons encore ? Après la dernière réponse de son interlocutrice, le visage de Kurt laissait partir son sourire pour afficher l’ennui. Tu te rappelles de cette nuit ? Nous aurions pu l’abattre et la seule faute qu’elle avait commise en ouvrant des dossiers aurait suffi à nous couvrir, nous aurions dû l’abattre lors de cette rencontre.
- Huayan… Il soupirait, de fatigue et par la douleur dans son torse. Sincèrement, j’ignore la raison de votre acharnement et cela commence à bien faire. Il vérifiait le message qu’il venait de recevoir avant de ranger le PHS dans sa poche. C’est ainsi que réagissent toutes les femmes abandonnées par leur compagnon ? Imaginer des histoires, vouloir vivre l’impossible !? Il haussait le ton de sa voix, sans même s’en rendre compte. Il ne suffit pas de croire en quelque chose pour que cela se réalise, nous ne vivons pas dans un conte de fées.

L’espace d’un instant, il doutait de la fiabilité des Turks ou du Président pour qu’elle se montre aussi insistante. Toutefois, cela n’était pas ses affaires. Il était en plonge depuis tout ce temps, il n’allait pas immerger avant que sa mission ne ce termine et il aurait une seconde discussion avec cette insolence quand il retournerait au vaisseau-mère, pas avant.

À moins que celle-ci se retrouve à être un problème pour le bon déroulement de ses ordres.

- Oui. Tuons là, maintenant. Le rire froid résonnait dans sa tête.
- Vous voulez jouer la carte de la menace, partir de cette table !? Il retenait difficilement cette colère, elle semblait résonner en lui de la même manière que la voix dans sa tête, prenant progressivement le dessus. Qu’est-ce que vous attendez, au juste ? Non, ce n’est pas la bonne question. Qu’est-ce que vous croyez ? La vie à la Shinra est un long fleuve tranquille ? Vous ne comprenez pas la raison du départ d’un homme des rangs du Président et de sa toute-puissance ?

L’espace d’un instant, il se revoyait débarquer à port-royal. Tout avait été si simple avec Lenore, elle buvait ses paroles uniquement par la haine qu’il inspirait pour la Shinra, à moins que ce soit pour autre chose. Si cette idiote était tellement persuadée d’avoir raison, il allait arrêter de jouer le bon samaritain avec elle.

- Un gros poisson dans une petite mare, voilà ce que vous êtes, madame Song. Il crachait presque ses paroles. Dès que vous avez du pouvoir, vous péter les plombs et c’est l’escalade sans fin qui commence. Vos idées sont les meilleurs et celles des autres ne valent rien. Avec le SOLDAT en méka, ce n’est pas ce qui s’était produit ? Cela n’allait pas assez vite à votre goût et vous avez trouvé judicieux de prendre le relais. Il hochait la tête. Les dossiers que vous voulez absolument lire, la raison de ma présence, il était vraiment nécessaire de vouloir jouer de secret pour lire ce genre de papier ? Il ricanait désormais. Ma pauvre, pauvre Huayan. Vous vivez dans une illusion, il serait temps de vous réveiller et d’arrêter d’être aussi stupide et imbu de vous-même.

Il tremblait presque, sous la colère et la hargne de voir cette femme cherchant inlassablement à le piéger sans la moindre preuve de ce qu’elle avançait. D’un geste simple, il relevait sa veste pour attraper son pistolet et le disposer sur la table. Entre elle et lui. Il se savait bien assez rapide et adroit pour l’attraper avant qu’elle ne puisse tenter quoi que ce soit.

- Oh oui… Nous avons attendu ce moment depuis si longtemps ! La sensation de froid se répandait, dansant dans le corps du Turk avec pour origine son coeur.
- Il faut être capable d’aller jusqu’au bout de ses idées, de ses dires, madame Song. Il fronçait les sourcils sous l’énervement. Alors, les choses sont simples. Il recommençait à sourire, une marque narquoise. Soit, nous reprenons notre marché et vous cessez d’être aussi agaçante et amener les armes à l'endroit où j'en ai besoin. Il cessait de sourire. Ou bien, il n’y a pas l’ombre d’une chance que vous retourner sur le vaisseau-mère pour livrer l’information quant à ma présence ou de la cargaison d’armes dont j’ai tant besoin. C’est assez explicite, j’espère.
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le Lun 16 Juil 2018 - 20:49
La réponse de Kurt agit comme un détonateur dans mon esprit. Je me suis donc trompée, une fois de plus. Même si je n’accepte pas qu’on me traite d’idiote, j’ai peut-être eu une approche beaucoup trop directe avec lui… Mieux vaut avoir des remords que des regrets, au moins je lui ai parlé.

C’est une déception, vraiment. Depuis sa visite qui m’a laissé une théière sur le côté, je le pense être un personnage impassible, montrant peu d’émotions. Ici, c’est bien le contraire. Est-ce que le fait d’avoir quitté la Shin-Ra a « débloqué » sa vraie personnalité ? C’est ce qu’il semble se passer.

Une fois de plus, il pose une arme entre nous. Cette fois-ci, j’ai bien plus peur qu’auparavant. J’ai fais une erreur, est-ce ainsi que ma destinée s’achève ? Au Blue Dragon d’Illusiopolis ? J’ai encore tant de choses à accomplir, est-ce que tout se finit maintenant ?

Il fait bien de mentionner mon mari, Haojun. Celui qui est à l’origine de tout. De mon bonheur, de ma joie, mais aussi de mon désespoir, de mon engagement dans la Shin-Ra. J’ai tant sacrifié pour lui, pour le retrouver. C’est bien trop tôt pour mourir. Qui s’occupera de mes parents lorsqu’ils seront vieux ? Mon frère a toujours été incapable de tenir une maison, alors en maintenir une avec nos parents à l’intérieur, c’est impossible.

Et alors que mes yeux se braquent sur l’arme, une nouvelle peur surgit en moi. Terrifiante et sournoise à la forme de corbeau : Death. J’ai passé un accord avec lui. Si je meurs maintenant sans l’avoir honoré, que va-t-il advenir de mon âme ? Mon regard se détourne un instant de la table, plongeant dans le vide de la salle en contrebas. Machinalement je porte ma main à ma gorge avant de descendre vers mon cœur. A-t-il vu mon Destin lorsque nous avons signé notre pacte ? Savait-il qu’il pourrait récupérer mon âme aussi tôt ? Je perds le contrôle de mon visage et de mes émotions.

La peur. Elle est sur mon visage. Les yeux écarquillés, la gorge nouée, ma seconde main qui tremble. Je suis parcourue de frissons. L’espace d’un instant, j’en oublie même l’ancien collègue assit en face de moi. L’instrument de ma mort. Non… Non ! Pas si tôt ! Je n’ai pas encore terminée ! Non… Où est Haojun quand j’ai besoin de lui ?!

Les sourcils froncés, je tourne mes jambes vers la balustrade. Écrasée par la peur, littéralement. Quel sort Namtar réserve t-il aux âmes comme les miennes ? La Mort offre au moins la possibilité d’oublier, et de se réincarner lorsque le temps est venu… Qu’est-ce qu’offre le démon lui ? Une fin moins « joyeuse » probablement… Impossible ! Je n’échouerai pas si facilement… Ancêtres… Aidez-moi…

Je dois résister à la peur. C’est la seule façon de m’en sortir dignement. Je vais essayer, puisse mes mots être justes.


« Je me suis trompée sur votre compte, Monsieur Brown. Je pensais que vous aviez un minimum de dignité, mais manifestement non. Menacez-moi de mort si vous le souhaitez, ah ! Si vous saviez… Il y a bien pire que la Mort, et ce n’est pas vous qui en êtes le messager pour moi malheureusement. » dis-je, sur un ton presque cordial, tranchant avec la teneur de mes mots.

« A quoi bon me tuer ? Qu’est-ce que cela vous apporterait ? Une brève satisfaction ? Une âme en plus sur votre tableau de chasse ? A quoi bon ? Vous le dîtes vous-même, je n’en vaux pas la peine. Ne gâchez pas une balle pour moi, vous vous rendriez ridicule… Sans compter que vous ne ressortiriez pas d’ici vivant… Ou du moins, un minimum blessé. » murmuré-je presque, pour éviter qu’on nous entende.

« Votre demande, je ne peux pas la faire. Trop risqué et je n’ai pas envie que plusieurs grandes organisations interstellaires soient à mes trousses après pour me tuer. Soit pour collaboration, soit pour éliminer la pauvre témoin que je suis. » dis-je tâchant de calmer ma main tremblante.

Je perds mes atours de femme éduquée, pour apparaître plus « nature » que jamais.  A quoi bon surjouer sa personnalité lorsque nous sommes proches de la mort, de la fin de notre histoire ?


« Avant que vous preniez votre décision, je vais vous raconter une histoire de mon pays. » dis-je, tâchant d’éliminer ma terreur en lui faisant le récit d’un guerrier de mon peuple. Tss !

« Un grand guerrier du nom de Yujin avait des compétences exceptionnelles. Bientôt, il fut approché par un grand seigneur de guerre qui le recruta. Bientôt il parcourut la campagne, voyageant pour accomplir les ordres de son maître. C’était un exécutant. Il ne réfléchissait pas nécessairement aux conséquences de ses actes. »

Je marque une petite pause, vérifiant que l’arme est toujours en place, retournant bien vite à contempler la foule en bas qui danse. C’est moins effrayant.

« Il resta au service du Seigneur longtemps, très longtemps. Si bien qu’un beau jour, ce dernier le remercia pour ses longues années de service. Yujin finit sur les routes à errer. Il ne trouva pas le pain chez ceux dont il avait tué un membre de leur famille, il ne trouva pas refuge chez ses anciens amis à qui ils avaient tourné le dos, il ne trouva pas de repos auprès de ceux plein de miséricorde. » dis-je, faussement calme.

« Et un jour, il est mort. » conclue-je.

Une nouvelle pause.


« Pas que je souhaite votre mort monsieur Brown, elle vient toujours nous chercher après tout. » dis-je, tout en me levant pour m’appuyer désormais sur la balustrade.

« Ce que j’essaye de vous dire, c’est qu’à force de vouloir jouer en solitaire, vous finirez seul. Et vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même. » dis-je, baissant la tête.

Je me retourne vers lui, pour lui faire face. Si je dois mourir ici, autant que cela soit un minimum digne. Je vais tenter une dernière sortie, une ultime épine pour me sauver.


« Si vous pouvez être en paix avec vous-même en tuant une personne que vous semblez haïr alors allez-y. Si cependant vous me laisser partir… Je m’en souviendrai. Et peut-être que nos chemins se recroiseront sous des auspices plus positives… » dis-je, droite, fière et sincère.

Et derrière mon dos, je tente de plaquer mes mains à la balustrade pour les empêcher de trembler de peur.
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le Mar 17 Juil 2018 - 1:00
Assis sur sa chaise, le dos contre le dossier à observer sa proie un large sourire sur les lèvres. En cet instant, il semblait avoir découvert un nouveau plaisir alors que le froid dans son coeur semblait tituber vers une étrange douceur.

- Nous ne pouvions rêver de meilleur spectacle. La voix était plus forte, plus claire. Une balle dans le coeur, elle s’envolerait dans une dernière révérence avant de s’écraser lamentablement à la vue de tous.
- Ma pauvre madame Song…

Avec cette joie indescriptible, le Turk se relevait de sa chaise, prenant son arme d’un geste nonchalant avant de faire face à son interlocutrice. Il était là, dans sa poitrine à battre à tout rompre. Kurt en était presque tendu, laissant son bras glisser le long de son corps alors qu’il évitait à ce que son arme soit à la vue du public en contrebas.

Un pas, il s’approchait, presque extatique. Il irradiait alors que, au fond de lui, il avait l’impression de perdre pied.

- Ce n’est que, dos à la falaise, où nous nous rendons compte de ce que nous avons. Il expirait légèrement, soulevant son torse. Dans votre légende, le guerrier meurt seul ? Après tout, nous ne sommes jamais accompagnés une fois en face de la Mort. Il tournait la tête de gauche à droite, inlassablement. Ici, il n’y a pas vos titres, vos sbires ou encore vos splendides résultats au sein de la compagnie. Il n’y a que vous, rien que vous en face de moi.
- Bientôt, il n’y aura plus que nous. Alors que cette phrase brûlait les lèvres de Kurt, ses yeux brillaient d’une lueur nouvelle, un jaune or illuminant le regard du traître
- Qu’est-ce que ça fait, d’être ainsi, seule et faible. Malgré vos amis et ce seigneur loin dans l’espace ? Il dessinait le trait d’un fin sourire sur son visage. Vous et moi, nous sommes pareils. L’unique différence nous sépare encore est la suivante, j’ai déjà tout perdu et il n’y a rien qui puisse me sauver.

Lentement, le bras armé du Turk se redressait pour poser le canon de l’arme sur le torse de Huayan. En plein coeur. Une seule et unique balle. Un tir impossible à rater. Il pressait lentement la détente, actionnant le chien de son arme alors que son visage se délectait de cette image.

Lui, tout-puissant ! Et elle, une moins-que-rien, déposséder de tout.

Le froid revenait, envahissant son corps, le brûlant un bref instant. Les yeux fermés, tournant la tête alors que son visage se déformait dans la douleur. Il reculait d’un pas, quittant son rôle de bourreau pendant que ses yeux redevenaient à la normal. Il voyait clair de nouveau, il avait mal. Dans son corps, dans son coeur alors qu’il reculait d’un autre pas. Un réflexe mémorisé par le temps, il ramenait son arme à lui, tirant la culasse et faisant sauter la balle inoffensive dans les airs. Celle-ci retombait sur la table, à l’endroit exacte où Huayan se trouvait il y a encore un instant.

D’un geste lent et méthodique, Kurt rangeant son arme dans son étui avant de s’écarter de nouveau de la chinoise, l’épiant alors qu’il souffrait à en crever.

- Pourquoi, POURQUOI !? Il voulait amener sa main à la source de la douleur, calmer cette pique, sachant pertinemment que ce serait inutile. Tu ne peux pas nous faire ça !!!
- Il… Kurt cherchait ses mots. Allez-y. Il tentait de rester droit, difficilement, douloureusement.
Matriarche Écarlate

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le Mar 17 Juil 2018 - 19:31
Incompréhension et peur.

L’action de quelques secondes semble être particulièrement longue. Les yeux de Kurt, le pistolet contre mon cœur, mes tremblements. Ses yeux… Ils n’étaient pas de la même couleur… je crois ? je ne sais plus… Je ferme les yeux lorsque je sens la pression sur ma poitrine. Je n’ai pas le courage de lui faire face jusqu’au bout.

Les mots qu’ils prononcent restent figés dans mon esprit, comme si mon cerveau enregistre son dernier moment en détails, concentrant ses ressources à analyser la moindre parcelle d’informations lui parvenant.

Il ne comprend pas la morale de mon histoire. Bien sûr, nous sommes seuls face à la Mort. Mais nous ne mourrons jamais vraiment tant que nous restons dans les esprits et les cœurs de ceux qui nous aiment. La pire mort est celle du miséreux qui sombre dans l’oubli.

C’est pour cela que mon peuple s’occupe aussi bien de ses ancêtres. C’est pour cela que les étrangers nous regardent comme des bêtes étranges lorsque nous procédons à nos rituels : tant que nous honorons leurs tombes de sacrifices, tant que nous pensons à eux, ils ne meurent pas. Ils ne sont peut-être plus dans le plan matériel, mais ils sont dans les Enfers ou nous l’espérons, dans les Cieux avec l’Empereur Jaune et leurs familles. Cette pensée me permet de m'échapper un peu avant... La fin.

Soudain la pression se relâche. Hésitante, j’ouvre lentement les yeux. Il a ramené l’arme à lui. Je reste sans voix, et comme paralysée par des émotions trop fortes qui me submergent, je le regarde. Le visage déformé… Son expression me témoigne que j’ai joué avec un homme… Peu ordinaire.

Sans réfléchir et sans aucun filtre rationnel, je prononce ce que je ressens en voyant tel spectacle :


« Qu’est-ce que vous êtes devenu Kurt ? Qu’ont-ils fait de vous ? » dis-je, toujours sous le coup de la peur.

Je lis de la douleur. Qui est-il réellement ? Est-ce Rufus qui l’a transformé ainsi ? Ou le Centurio ?

Toujours immobile. Mon esprit se relâche et les yeux rougis, mon œil gauche lâche une larme. Une larme froide, un fin produit de la terreur que je ressens encore maintenant. Je ne m’en rends à peine compte. Une larme fine, qui coule lentement à travers mon maquillage.

Je n’attends pas un nouveau revirement de situation. Alors que la larme s’apprête à tomber de ma joue pour rejoindre le vieux plancher, je me change en corbeau et disparaît du Blue Dragon en passant par une petite fenêtre ouverte. Je ne regarde pas derrière moi. Je me fiche des éventuels témoins, à quoi bon ?

Je survole Illusiopolis en direction de l’astroport où mon vaisseau m’attend. Bien heureux ceux qui auront la chance cette nuit d’apercevoir un corbeau pleurer en plein vol. Une des pires terreurs de ma vie… Je profite de ma transformation pour pleurer réellement, encore sous le choc. Ses yeux, son regard… J’en ferai des cauchemars, c’est sûr… Imprimés dans mon esprit.

Qui est l’homme que j’avais en face de moi ? Etait-ce vraiment Kurt Brown ?

Que s’est-il passé ?
Le Traître

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le Mer 18 Juil 2018 - 22:31
Que venait-il de se passer…

Kurt observait l’oiseau un instant, disparaissant dans l’une des fenêtres du bâtiment avant que lui-même ne tombe à la renverse. Le dos cognant contre le mur, glissant lentement avant de se retrouver à même le sol. Il tenait sa tête, resserrant son emprise sur celle-ci alors que ses phalanges blanchissaient sous l’effort. Il réalisait seulement la portée de ses actes ? Peut-être.

- Elle ne partira jamais. Il ouvrait les yeux, entendant de nouveau la voix rauque. Tant que tu résistes, la douleur ne s’en ira jamais. Un rire froid accompagnait ses paroles avant qu’elle ne s’éteigne d’elles-mêmes.
- Qui es-tu…?

Il restait immobile dans cette position, son regard balayant l’espace de la balustrade sur laquelle il se trouvait. Rien. Il était seul, pas la moindre personne sur qui pouvoir compter ou se reposer. Dans le silence de son esprit, seules les notes de musiques perçaient le silence dont-il était la victime.

Le torse du Turk se soulevait lentement, régulièrement alors qu’il reprenait son calme. Amenant l’une de ses mains à ses poches pour en sortir briquet et cigarettes. La fumée opaque l’anesthésiait un bref instant, lui faisant oublier tout ce qui venait de se produire et l’empêchant de réfléchir à la suite. Il ne voulait rien de plus à cet instant, être serein et ne pas chercher à comprendre ceux de quoi sera fait demain. Cependant, une vibration contre sa cuisse le faisait sortir de sa torpeur.

Un message, simple, de cinq mots. Brillant sur son écran alors qu’un long soupire le traversait.

Péniblement, il poussait sur ses genoux avant de se relever, la démarche d’un homme fatigué alors qu’il rejoignait les escaliers de la salle pour quitter à jamais le Blue Dragon. Il voulait se questionner, comprendre, savoir si tout aurait pu se passer autrement.

Toutefois, ce simple message l’empêchait de faire quoi que ce soit. Il devait agir, bouger, se relever et continuer. Avait-il seulement le choix d’agir différemment. Il était un homme en mission, rien ne devait l’en dissuader. Même si, alors qu’il sentait la gâchette sous son index, il se demandait s’il avait toujours la bonne mentalité pour avancer. Est-ce qu’il voulait toujours de cette vie et de ce qui s’ensuivait ? Il soupirait en fermant le col de sa veste, luttant contre le froid dans les rues de la ville. Il n’était pas un philosophe, juste un exécutant.

“Frank s’en est tiré !”

Cinq mots, pas un de plus, lui faisant comprendre que cela ne changerait pas avant longtemps.
Maître brasseur

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le Ven 20 Juil 2018 - 1:38
Commençons les choses dans l’ordre, les jeunes ! Bonjour. Voilà, c’est fait. Alors, m’voilà pour la notation de cet exploit ! Car, oui, c’est à moi de vous noter. Mine de rien, c’est un truc qui vous concerne plus que cela ne concerne le Centurio ou même la Shin’ra.

Donc, les loulous, vous êtes entre mes griffes ! Vous voulez une p’tite bière ?

Bref, pas la peine de faire une introduction trop longue. Pas de surprise pour vous, j’vais parler du négatif avant de toucher un mot sur le positif. Oui, c’est ce que j’fais à chaque commentaire et j’me répète. Que voulez-vous, c’est l’âge. À moins que j’essaie de temporiser un maximum avant même de chercher à commencer le commentaire. Que de mystère. Devrions-nous appeler Scoubidou ?

Ça va, j’arrête là et j’me lance vraiment dans l’affaire.

On commence en force avec une remarque qui tombe souvent dans vos commentaires respectifs. Alors, oui, j’vais pas viser l’originalité en disant qu’il ne serait pas du luxe de vous relire ! L’un comme l’autre, j’ai relevé quelques fautes d’inattention ou simplement la multiplication de mot. Pas de surprise, j’vais répéter le même conseil que j’donne à chaque fois, relire le texte après l’avoir écrit ! Même si vous mérité d’être félicité par rapport au fait que vous avez une bonne cadence de réponse, il ne faut surtout pas laisser l’entrain vous emporter et laisser ce genre d’erreur derrière vous. Cela à beau paraître anodin, sauf que j’ai quand même été en dehors de ma lecture pour une phrase ou l’autre, uniquement pour bien capter le sens de la phrase.

Donc, oui, relisez-vous ! Merci. Ça ne mange pas de pain et c’est bien.

Ah, aussi, il y a un truc dont j’ai envie de parler. C’est tout con et vous n’êtes pas les seuls à le faire. D’ailleurs, ce moment du commentaire n’a de valeur que pour être chiant, j’adore être chiant.

Ce que j’trouve dommage, en fait, c’est une sorte d’immersion de la fiche de personnage d’un joueur. Mais, qu’est-ce que Chen veut dire ?! C’est simple. Il s’agit bêtement des mentions à la vraie puissance des joueurs que nous retrouvons sur la fiche de personnage retranscris dans le rp. Dans ce rp, et j’vois ça dans d’autre rp, il y a cette phrase qui indique la puissance de son opposant ou quoi que ce soit d’autre. Bien souvent, je trouve ça maladroit et j’vais expliquer ça pourquoi !

Il y a deux exemples dans le même rp. Le premier est Huayan indiquant qu’elle sait qu’il est puissant et qu’elle ne peut pas rivaliser. Le second ? C’est Kurt qui se dit plus agile et rapide que son opposant.

Franchement, les gars, ça m’casse quand j’vois ce genre de phrase. D’accord que Huayan à été en mission avec Kurt et qu’elle l’a vue combattre à l’époque, sauf que ça doit dater d’un certain temps et elle ignore s’il s’est entraîné depuis. Kurt ? Dans mon coeur, j’espère sincèrement que c’est juste un acte d’arrogance. Ici aussi, tu ignores vraiment de quoi elle est capable et tu peux potentiellement te retrouver contre un mur devant cette histoire. En bref, j’trouve que c’est souvent maladroit de parler de ce genre de chose en rp. Ce qui marque vraiment, selon moi, c’est de voir un acte en direct pour se rendre compte de la chose.

Comme ton rp avec Jecht, Huayan, où celui-ci lance une benne à ordures jusqu’au sommet d’un immeuble. Dans le cas où mes souvenirs sont bons. Ou Kurt, quand tu te retrouves contre Surkesh et que ça magie te surpasse purement et simplement en t’acculant.

En finalité, tout ça pour dire, j’trouve ce genre de phrase un peu maladroite. Vraiment, essayé de vous poser la question suivante quand vous voulez dire un truc dans votre narration : est-ce que mon personnage en à la certitude ? Par ailleurs, noter la puissance du changement de sujet, c’est la même histoire par rapport au statut d’infiltré de ton opposant, Huayan. Aqua en avait aussi parlé dans son commentaire, c’est systématiquement la première intuition qui est la bonne.

Dans le cas présent, qu’est-ce qui réconforte Huayan dans le fait que Kurt soit un infiltré ? Il a une attitude bizarre, il te nomme comme collègue et se retrouve mal à l’aise lors des échanges avec Franck. Moi, dans la vérité véritable, j’me dis juste que l’mec est super mal à l’aise de voir une personne qui le connaît et capable de le balancer. Il est assez prétentieux pour ne pas s’enfuir. Cependant, j’ai du mal à voir le cheminement qui mène à la conclusion lors de cette seconde lecture.

Pour dire que, malheureusement, nous aurons toujours une influence du hrp dans nos textes. Ou bien, une réflexion que le rpiste aura pour parvenir à son objectif dans le texte qu’il usera pour que ça marche. Alors que, la réflexion en question, est juste un cheminement hrp. Tu vois de quoi je parle, nous en avons parlé en privé. Bref, ce n’est pas au choix de se plier à tes désirs, c’est à toi de t’arranger avec ce que tu reçois. Dans le cas ici, au bout de trois fois où Kurt t’affirmes qu’il n’est pas un espion et qui te donne des exemples, ne pas chercher à les réfuter car tu le sais hrp que c’est un traître.

Tiens, j’suis un sagouin, j’fais une remarque que j’voulais faire dans le rp Surkesh-Kurt. Ce que je trouve tellement dommage, c’est que Sukesh sache finalement que c’est un traître parce qu’il le dit dans un rp et qu’il n’agisse réellement contre lui qu’à ce moment-là. Dans l’idée, il pouvait faire sa popote à Illusiopolis sans être suivie, il a été remis en question que hrp et il a fallu attendre la révélation pour que les choses bougent. Si j’dis ça ici, c’est pour un lien minuscule. Il faut parfois totalement oublier ses connaissances hrp pour faire ses réponses. Genre, Huayan qui le regarde réellement comme un traître et agit en conséquence. Bon, d’accord, le rp aurait été différent ! Sauf que, c’est la vie. Même s’il a une certaine sécurité de la Shin’ra, il n’est pas à l’abri d’un collègue qui le croise plus tard. Dans les exemples : Huayan / Le Cygne / D.Va.

Bien, la double-parenthèse est terminée. Tiens, j’vérifie c’que j’dis et j’me rends compte que j’suis très critique dans cette notation. Cependant, ne prenez pas ça en mal, je balance beaucoup de piste à l’heure actuelle. Une dernière réflexion à chacun et j’vais donner un peu de gentillesse à vos coeurs.

Pour Huayan, c’est une question de point de vue qui m’amène à toi. Simplement, par rapport à ton dernier rp. En soit, j’comprends que nous puissions être sous le choc en voyant sa moche approcher. D’ailleurs, ce n’est pas de cela dont je vais parler. Plutôt, c’est pas rapport à la phrase que tu prononces. Sincèrement, j’pense qu’elle n’a pas sa place ici ainsi que l’histoire qui est racontée avant cela. Le but narratif était de rappeler à Kurt qu’il ne fallait pas mourir oublier de tous et que, en te laissant la vie sauve, ça faisait une personne qui serait en vie pour l’honorer. Du moins, c’est comme ça que j’ai l’idée. Cependant, j’pense que c’est le pire moment pour être emphatique avec lui. Dans le contexte, il vient quand même de violemment insulter ça mère et les quatre générations précédentes en plus d’avoir été à deux doigts de te tuer. À ce moment ? Tu ne penses pas à lui, tu penses à toi et tu ne veux rien d’autre que te casser.

Vraiment, j’pense que cette réaction est un peu potache. Même sous l’étonnement, j’ai étrangement du mal à y croire. C’est trop propre. Ici, j’rappel quand même que ta relation avec Kurt n’a jamais été cool et j’vois pas pourquoi tu t’inquiètes pour lui. Voià, j’voulais juste partager le point de vue, que t’y réfléchisse et que cela mène à un questionnement.

Kurt ? C’est plus par rapport à la mythologie KH dont j’ai envie de toucher un mot.

Le passage ou ta deuxième voix, ce que j’imagine être tes ténèbres, te parles et parle surtout du coeur de Huayan, j’suis pas foncièrement d’accord avec ça. Ce que tu décris, ça ressemble plus à l’instinct d’un sans-coeur plutôt qu’à une personne ténébreuse. J’aime croire que, et j’le fais avec Death, que t’es plus tourner sur tes sentiments et ce que tu ressens sur l’instant. C’est pas parce que t’es ténébreux que tu veux plonger les autres coeurs dans les ténèbres ! À moins d’être Xehanort et d’avoir un Terra en face de toi. Bref, tu vois l’idée ? L’idée que cela te pousse, te guide vers les mauvais choix plus pertinents que d’avoir la nature d’un sans-coeur.

Bon, là, j’suis bien loin en terme de longueur et j’dois encore être gentil avec vous. C’était bien ! Quoi, c’est pas suffisant ? Bon…

Vos deux personnages se répondent bien dans le mal, une bien belle phrase. Ce qui est intéressant, c’est d’avoir une relation qui n’est pas tendre et j’trouve vraiment que ça manque. Attention, j’suis pas en train de dire que tout le monde est copain dans le monde des bisounours. Cependant, il faut avouer que les gens recherchent souvent à être arrangeant et à faire en sorte de s’en sortir plutôt bien. Genre, Surkesh au Centurio ? Bah, les gens l’aimaient pas et pourtant ça restait un minimum cordial.

Alors, qu’ici ? Vas-y, on s’croit à un règlement de comptes à la cour de récré. Bon, ça sonne péjoratif alors que ça ne l’est pas !

Enfin, c’est surtout que l’un et l’autre ont été assez gentil pour tout balancer en terme de ressentie ! Alors qu’à la fin ? Eh bien, ils ne repartent pas en disant que l’un ou l’autre est un gros con. Ils sont tout les deux dépassés par la situation qu’ils viennent de vivre. Un peu ce moment où tu regrettes d’avoir parlé et que tu sais que tu as fait une connerie. En résumé, j’trouve que c’est bon d’avoir ça. Dans le général, j’aime voir que les rp se suivent et conserve une logique. Comme Kurt parlant de son combat avec Surkesh qui semble avoir déteint sur lui et Huayan avec sa rencontre avec Death. Vous pouvez dire que c’est normal, sauf que tout le monde n’agit pas comme ça et ça créer souvent de grosses erreurs temporelles. Si vous saviez, j’ai des centaines d’exemples à vous citer.

Ce qui est intéressant, c’est d’avoir une relation qui se construit au travers de plusieurs rp, que l’un et l’autre se découvre à chaque fois d’une nouvelle manière. Si j’me trompe pas, vous êtes à votre quatrième collaboration ? Avec ça, j’ai en tête que vos rencontres ont toutes été différentes que vous en apprenez à chaque fois un peu plus sur l’autre. Que ce soit dans son évolution où même la matière dont est fait le personnage.

C’était bien ! Ahahaha… Exploit accompli ! Alors, la difficulté ? Ce sera du normal pour vous, il y a de la négociation qui échoue de chaque côté et vous vous en retrouvez changé… C’est beau !


Normal : 21 points d'expérience + 220 munnies + 3 PS ! Deux en Psychisme et un en Symbiose pour Huayan, Deux en Magie et un en Psychisme pour Kurt.

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