Matriarche Écarlate

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le Mer 23 Mai 2018 - 20:12
« I’m not your toy !
- Not your tooooooy !
- You stupid boy !
- Stupiiiid BOOOOOOOOY !
- I’ll take you down, I’ll make you watch me !
- Dancing with my dolls on the mother-BUCK-ER beat ! »

La musique de Francis nous accompagne sur la route en direction de l’astroport de la Shinra. Bien que j’ai essayé de le convaincre d’éteindre cette infâme radio, il s’y refuse, prétextant une qualité musicale exceptionnelle. Ah ! Il est fatiguant parfois. Mais bon, ce n’est que pour quelques minutes, je peux me faire souffrance.

Nous profitons d’un climat agréable, pour l’instant : le soleil n’étant pas encore complètement levé, la chaleur n’est pas encore étouffante. Aucun nuage à l’horizon, des touristes commençant doucement à s’éveiller de leurs soirées, une légère brise marine nous offrant un peu de fraîcheur avant une nouvelle journée dans ce monde des plus chauds.

Je me suis fait belle aujourd’hui. Pas que je ne sois pas magnifique tous les jours, vous le savez déjà cela, mais je reçois un invité particulier. Ni plus, ni moins, qu’un Consul. Un personnage à qui je vais devoir demander un service. Autant vous dire que je n’ai pas sorti les pyjamas du vendredi soir de Francis.

Je porte donc une qipao moderne argentée avec des bordures noires. Quelques bijoux, un chignon traditionnel chinois avec deux baguettes en argent à l’intérieur pour faire tenir tous mes cheveux et un maquillage que je crois plutôt bien fait : toujours avec comme fer de lance mon cher rouge à lèvres rouge.

J’avoue avoir investi beaucoup dans mon apparence. Non pas que je sois dans une tactique de séduction envers mon cher Consul, mais surtout parce que je n’ai pas prévu un accueil aussi… Prestigieux que celui que j’ai eu au Jardin Radieux lors de ma mission diplomatique. En effet, mon invitation étant informelle, je n’ai pas déployé trompettes et tambours. Sans compter qu’avec Francis dans les parages, ce n’est pas nécessairement une idée très lumineuse.

Sans oublier que je préférerai éviter au maximum que des agents, de quelque bord qu’ils soient, observent mes rencontres. La Costa est un endroit calme, et je tiens à ce que cela demeure ainsi. Je suis garante du maintien de ce concept ici : tranquillité, et business.

J’ai cependant demandé des véhicules à vitres teintées, pour éviter que nous soyons trop « visibles » sur nos petites voiturettes. Et puis, cela fait un peu plus prestigieux pour notre invité, qui demeure un « touriste » de l’élite du Consulat. Mieux vaut éviter de le faire circuler dans quelque chose de « commun ». Et c’est ce que j’ai de plus accessible pour l’instant.


« Koulouloukouloulou ! »

Heureusement, les agents de l’astroport de la Shinra ont accepté de ne pas fouiller, exceptionnellement, le Consul en visite. Cela devrait lui faire gagner du temps et il pourra nous rejoindre plus rapidement. On va lui former un joli convoi de trois véhicules avec des agents de la milice dans leurs jolis uniformes. Pour éviter trop l’aspect...Martial dirons-nous, ils ne sont pas armés avec des armes à feu, seulement des matraques télescopiques. Seul Francis cache un petit pistolet dans son pantalon… Dans un endroit que je préfère ignorer, pour être tout à fait honnête avec vous.

Le Consul Arthur Rainbow a répondu à mon invitation. J’avoue que j’ai été surprise, en partie, par sa réponse. Il a gardé un souvenir amer de notre première rencontre, ce qui est très compréhensible. Malgré cela, il a décidé de venir me rendre visite. J’apprécie son honnêteté, apparente ou non.

Nous nous garons dans une partie plus intime de l’astroport, en attendant que notre visiteur arrive. Les agents restent à proximité des voitures, tandis que Francis reste proche de moi. Il a sorti ses lunettes noires pour l’occasion, il apprécie beaucoup jouer au garde du corps. Et je ne vais pas me plaindre, c’est certainement une des personnes les plus loyales que je connaisse.

Le soleil surgit de derrière un immeuble, nous faisant désormais baigner dans sa lumière chatoyante. J’espère qu’Arthur Rainbow aime plus la chaleur que moi, sinon cela fait déjà un mauvais point pour nous. En attendant de vérifier cela, je dégaine mon éventail pour m’apporter un peu d’air. Même si la température reste relativement basse pour l’instant, elle ne va pas tarder à augmenter.


« Les gars m’informent que l’appareil vient de se poser. Le Consul arrive Madame Song.
- Merci Francis. »

Je me tourne une dernière fois vers les miliciens pour les avertir :

« Tenez-vous bien droits et faites honneur à la Costa del Sol. Je veux un convoi impeccable et professionnel. »

Je reçois quelques hochements de tête en guise de réponse. Ils commencent à se tendre et prennent une allure plus « officielle ». C’est bien, j’arrive peu à peu à les discipliner : avec le temps, j’obtiendrai peut-être quelque chose d’acceptable.

Acceptable, tout comme le séjour que je vais offrir au Consul. Une fois que nous nous serons salués, je vais l’emmener au Zéphyr, le casino que j’ai fait construire sur le front de mer. Un magnifique bâtiment, dotée notamment d’une terrasse donnant une vue imprenable sur les plages : un brunch nous attend là-bas. Ce sera, je l’espère, un moment informel de qualité. Après tout, je dois le mettre le plus à l’aise possible pour qu’il m’aide dans mes projets d’études.

En fonction de s’il souhaite rester quelques jours ou pas, j’ai réservé une suite royale à la « Estrella della Costa del Sol ». Son design luxe et contemporain sera je l’espère au goût d’Arthur, un artiste émérite du Consulat. Mais trêves de bavardages, il ne va pas tarder à arriver.

Alors qu’il s’avance vers nous, je le reconnais aisément : physiquement, il ressemble toujours à la personne que j’ai rencontrée au Jardin Radieux. J’imagine qu’il peut se faire beaucoup d’ « amies » auprès des touristes de la Costa. Je me demande même si, au nom de la culture, il ne pourrait pas rejoindre pour un ou deux soirs les danseurs masculins du « Bubble Bath »… Mes employés du Marketing ont prévu une grande soirée « Banana » et « Félins pour l’autre » - joli jeux de mots, ce sont des génies-. Cela suppose de finir en slip très, très échancré mais la clientèle féminine, et même masculine d’ailleurs, en est satisfaite. Voir très satisfaite. C’est à réfléchir pour plus tard.

Je m’incline respectueusement, à la manière chinoise, devant mon invité, que je m’empresse de saluer avec un grand sourire et un ton chaleureux.


« Bienvenu à la Costa del Sol cher Consul ! Je suis honorée que vous ayez accepté mon invitation aussi rapidement, c’est une bien agréable surprise ! »

Je marque une petite pause, le temps de me concentrer sur ce que je lui dis. Notamment sur la « sobriété » de mon accueil. Après tout, il n’y a ni trompettes, ni tambours, ni cracheurs de feu et de tapis rouge. Cela fait un peu… Limite. Selon mes goûts et habitudes, mais enfin.

« Veuillez me pardonner la modestie de mon accueil, mais je n’ai malheureusement pas eu le temps de préparer quelque chose d’aussi somptueux que notre première rencontre au jardin Radieux. Il est difficile d’égalisé avec le Consulat, huhu ! »

Je tente même une touche d’humour. Je connais trop bien Francis pour savoir qu’il est déjà entrain de se moquer de moi dans sa tête.

« Si tu pouffes de rire, je t’envoie pêcher de la morue pendant trois mois sur un des bateaux de pêche du port de la Costa ! »

Ceci étant dit, je passe à la suite.

« Je souhaiterai vous offrir un brunch au Zéphyr, un magnifique casino de la Costa où je travaille régulièrement. Ainsi, nous pourrons discuter tout en profitant d’une vue exceptionnelle sur la mer et les plages de la Costa. Mes véhicules nous y transporteront en un rien de temps ! Cependant, si vous souhaitez déjeuner ailleurs, ou ne pas manger du tout, je reste ouverte à toute autre demande, cher Consul Rainbow… Que préférez-vous ? »

Un dernier petit sourire, avant que je m’écarte un peu sur le côté pour désigner les fameuses voitures qui forment notre convoi.



Crédits : https://www.youtube.com/watch?v=CziHrYYSyPc Netta Barzilai, "Toy", Eurovision 2018.
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le Mer 23 Mai 2018 - 22:09
Solitaire, une île… entre le bleu et le bleu… vigie d'un ailleurs merveilleux.

« Irons nous respirer les senteurs de votre île et ses doux parfums ? Nous entraîneront-ils en de belles ardeurs ? Irons nous respirer ses fleurs du bonheur ? Aurais-je à résister à l'hypnose de milles embruns ? »

Costa Del Sol en est d'un écrin si fin, ciselé avec les feuilles de palmiers dentelées couvrant des arbres bien tordus. Par les affres du temps pénétrant, ce monde nous charge de ces chaleurs apportées jusque dans nos cœurs… dignes d'un bonheur apporté comme faveur. Les étoiles à la couleur d'un soleil ardent… ici se manifestent en parfums et lumières tout aussi prenants. Je suis ici lémurien sans chagrin, absorbant toutes ces effluves en ce doux matin… et c'est avec les yeux fermés d'un rêveur éveillé que j'hume ce doux parfum. Et s'en trouve baigné d'illusions qui affleurent de belles frondaisons. Me voilà belle attitude et souriant ; me semble mon visage en pamoison. Malgré les milles et un charme d'Agrabah, ça n'a rien à voir avec Costa. La chaleur y est différente, pas si étouffante… et comme béni, cette île est embusqué par de l'eau qui, aux arabes, fait cruellement défaut. Combien sont précieux ces abords marins, pour l'instant de moi au loin, gardant en la mer ses précieux trésors. J'imagine poissons et tortues géantes présents en flots constants.
Me voilà déjà submerger par si beau décor… ici-bas, pourquoi n'est-ce pas terre du Consulat ?

« L'amour, le vrai, ne demande qu'un baiser… et ce soleil fait bien plus que m'embrasser ! Ce monde ne semble pas avoir d'autres volontés que celle de m'embraser… irons-nous voguer ensemble sur ces terre et mers élégantes ? Pour quelques uns de ces instants bien tentants, allongés sur des sables accueillants… vous ferais-je passer un heureux temps de farniente galant ? Allons y avec tout notre allant ! »

Et libre de mon coeur en fête, je part en direction de la plage sans avoir la moindre idée d'où elle se trouve. Ce n'est pas parce que je ne sais pas où je vais que je suis perdu !

« Je siège au Jardin Radieux, magnifique du travail de mes aïeux… mais je viens du Domaine Enchantée, douce campagne qu'il m'a fallu abandonné… j'ai entraperçu la grandeur de la Chine, impériale et pieuse, jamais impérieuse… j'ai du nager à Atlantica, perdu dans ses tristes aléas… et j'ai été batifoler dans le sable d'Agrabah. Et tout cela n'a rien à voir avec Costa ! A quoi ressemble une plage ?! J'imagine un tapis de désert défiant la mer ! Et des oiseaux, y en a-t-il par ici ? On m'a vaguement parler de mouettes, que je n'ai jamais rencontré… et des perroquets ?! » Je parle sans m'arrêter de marcher ! Sans faire attention à ma compagnie, je pourrais tout aussi bien parler tout seul pour être honnête, ainsi sont les poètes, perdus dans leurs délires. Et je n'aurais pas fait l'erreur d'oublier mon short de bain rouge carmin, le symbole du Consulat cousu en fil doré… mais ça ne m'empêche pas d'être bien débraillé et décoiffé. Torse nu bien évidement, je ne me refuserais pas à bronzer.

Madame Song peut me terrifier, me pétrifier… saurait peut-être me mettre à ses pieds… alors je ne nie pas mon plaisir à la voir se fatiguer pour s'attirer mes faveurs. Au final, si elle savait ce que je pensais… probablement que je lui ferais juste pitié… mais ça ne m'empêchera pas de m'amuser. Encore moins de me baigner !

« Je ne suis pas homme de luxe et de faste… pas toujours en tout cas… mais quand le Consulat accueille la Shinra, on ne peut pas faire ça sans sans éclat. Encore moins si c'est vous qu'on reçoit ! » Un petit rire juvénile s'envole alors. « Certains diront que je ne suis pas encore homme, on leur donnera difficilement tord… et donc à mon âge, que rêver ici sinon d'un tour à la plage ? Navré de vous avoir trompé mais à notre dernière rencontre, j'ai revêtu mon costume d'ambassadeur… mais aujourd'hui, me voilà tel que je suis : sincère et démuni ! Mais revenons à cette histoire de potions ! Où en étions-nous ? Aucun rapport, vous vous habillez toujours selon vos traditions qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il vente ? Par un si beau soleil, ca n'est pas vraiment la saison… »

Et en effet, j'aurais préféré la voir ici en vahiné, raison de mon air un peu blasé. J'adore cette actrice mais ne joue-t-elle jamais d'autres rôles ? Si j'avais voulu voir une chinoise, ne serais-je pas allez en chine ?

« ...et vous faites un peu tâche dans le décor. Sans vouloir vous vexez, vous vous prétendez chez vous mais ainsi vêtu, vous me paraissez ici tout aussi étrangère que moi. »

Ca parait de la provocation, et je ne me défends pas de quelques mauvaises intentions… mais je m'arrête pour la regarder, néamoins sincère de mon interrogation.
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le Sam 26 Mai 2018 - 22:36
Et me voilà, la « tâche » au milieu du décor. Dire que c’est moi qui l’ait invité.

« Je ne peux que comprendre votre étonnement. Malgré ma tenue, certes traditionnelle et d’un autre monde, je suis bien intégrée ici. A ma façon, huhu. » finis-je en souriant.

Je me tourne légèrement sur le côté en invitant Arthur à se diriger vers le véhicule noir. Francis s’empresse d’ouvrir la porte du mieux qu’il peut, avec toute l’élégance que je lui connais. Néanmoins, il est mal à l’aise, donc je ne lui en veux pas. Surtout que ceci n’a rien d’officiel.


« Changement de programme Francis. Annule le brunch avec ton oreillette et préviens la plage privée à côté du Zéphyr que l’on veut une jolie place pour deux personnes. Demande de renforcer la sécurité aussi. Je ne veux que personne ne puisse s’en prendre à notre invité ou gêner notre conversation. »

Il me fait signe avec un hochement de tête. Je reviens vers le Consul en attendant qu’il transmette mes ordres discrètement de l’autre côté de la voiture. Je continue de sourire, le plus honnêtement possible. Après tout, c’est bien normal que je reçoive quelques pics. Il est venu du Jardin Radieux à ma demande. Je vais faire des efforts.

« Je vois que votre verbe est toujours à la hauteur de votre réputation, Consul. »

Je me permets de l’approcher, en lui passant mon bras droit derrière l’épaule, pour l’inviter à rejoindre la voiture.

« Mais sera-t-il à la hauteur de la beauté de nos plages ? Je vous invite à le découvrir. Je parie que nos cocktails ne vous laisseront pas indifféremment non plus… » dis-je, tentant un peu d’humour pour le mettre en confiance.

Je fais signe aux miliciens de monter dans leurs voitures. Cela ne sert à rien de rester trop longtemps à l’astroport. Les derniers Soldats sur place seraient capables de venir me courir sur le système avec leurs règles de sécurité. Je leur ferai bien tâter la poussière pour leur apprendre le respect. Mais paraît-il que ce n’est pas très éthique.

Je lui désigne l’intérieur confortable du véhicule élégant, et bien protégé, qui nous mènera à travers les jolies rues de la Costa del Sol pour arriver finalement sur le front de mer, que nous remonterons jusqu’au Zéphyr où nous descendrons pour rejoindre la plage privée.


Les rues seront fleuries et bourdonnant de touristes se préparant à passer une nouvelle journée à brûler leurs peaux pour ressembler à des paysans. Je n’ai toujours pas compris cet intérêt pour le bronzage. Je dois manquer d’ouverture d’esprit comme ils disent. Ah ! La bonne blague.

Le front de mer doit être parfait à cette heure, le soleil révélant la magnifique mer azur du monde. J’espère qu’avec cela, Arthur sera en excellente condition pour profiter de l’eau chaude. Et ensuite, pouvoir parler de ma requête avec un peu d’attention. Après tout, c’est probablement ma meilleure porte d’entrée pour l’Académie et des cours « particuliers ».


« Je vous en prie, après vous cher Consul. La Costa nous attend. »

En espérant qu’il ne souhaite pas y aller à pieds. Sinon on va devoir y passer un moment pour arriver là-bas, et je vous avoue que mes talons ne sont pas très adaptés pour la marche.

« Francis, prend le volant. Et pas de folies musicales pendant le trajet, merci. »
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le Mar 29 Mai 2018 - 20:46
Je regarde par la fenêtre mais surtout, j'écoute le chant des palmiers doucement enjoués. « Un air d'été... ici... si particulier... ? » C'est sortit tout seul, mes sourcils se sont froncés puis j'ai soupiré. « Je ferais mieux de juste contempler... » ...puis j'ai baillé en m'étirant longuement à la façon d'un long félin fainéant, très longtemps et de tout mes longs m'allongeant.
Pour me renfoncer d'un coup dans la banquette de la voiture, m'affallant complètement. C'est obsédant, j'ai l'impression d'être possédé dès fois. Souffle un bon coup Arthur !

« On devait parler potions je crois ! Je vais être franc, ma récèption ne pas couté un seul sous. J'ai pas dépensé de pognon... mais je me suis endetté à vie au Consulat. » Mes yeux se sont levés aux cieux obstrués de noirs obstrués, j'ai encore bien trop de chaines. « J'ai promis à tout un tas de gens des places à l'académie... et pour pouvoir le faire, j'ai du prommettre de m'investir dans la dite académie. »

Dis comme ça, je me demande si... ça ne la dissuadera pas... ? Il faut me corriger dans la foulée, sans attendre ni se précipiter. Juste clarifier la pensée.

« Je suis d'Erato le Fils, mon destin n'est pas celui du commun et je ne reçois de cours que de ma muse ou de mes frères et sœurs. » Je ne reçois de conseils que de la vie comme de jusqu'où elle m'a menée jusqu'ici. Huayan cloche, mes yeux emerveillés l'ont peut-être raté ou oublié mais... ca paraît bien le genre à vouloir tout contrôler ? Emprisonner dans la voiture, noir comme le deuil, j'ai le sentiment de me faire cuisiner.
Ou alors je m'esxtasie juste sur cette chaleure à s'en étouffer.

« J'ai... la flemme de faire cours, en fait... mais après tant de services rendus, je n'ai plus trop le choix. Alors une inscription de plus ou moins. » Mes yeux se lèvent aux yeux et l'air épuisé, je suis fatigué à l'idée de devoir rembourser ma dette pour ne pas m'encombrer de culpabilité. Plombant ; je souris à la fenêtre ouverte. Qui l'a ouverte ? Ah... c'est moi -?!- le perroquet sur ma jambe qui dévisage Huayana. Tel un pigeon courageux, l'animus avance et recul comme pour rester la chinoise mais d'une main de poète, se fait doucement rappatrié pour arrêter de jouer. « Juste, au Jardin Radieux, les fleurs prennent très mal que vous vous prétendiez être leurs reines. Je respecte votre titre à l'étranger mais il faudra éviter de vous en réclamez dans nos Citées. Ce n'est pas contre vous mais... heu... nous ? » Je devrais peut-être arrêter de parler au nom du Consulat puisque... c'est bien moi qui jusqu'ici lui arrange ça ; pas ma famille. Le perroquet s'agite soudain, semblant vouloir... tout sauf rester calme... pas étonnant ; je ne l'ai pas appellé par inadvertance sans raison.

Je suis nerveux face à cette femme... et j'ai eu beau tenté de contenir tout ça ; il semble que mon âme agité se soit d'elle-même manifesté. Bon sang ! Faut aussi que je pense à arrêter de rhymer... non, que j'arrête de faire rimes. Pas tout le temps en tout cas, ça sort n'importe comment et ça déprime. C'est super enervant, à en grincer des dents !
Et malgré ça, toute la sauvagerie de mon âme dehors, ce corbeau flamboyant de trop de couleurs pour qu'on puisse les compter continue de s'agiter. Il n'est pas dangereux mais face à Madame Song, l'animus fait un peu le coq.

« Pour le cours particulier par contre, va falloir le mériter comme tout le monde. Je ne pense pas que le directeur tolère encore longtemps que je ne me motive pas à faire cours. » Mon esprit s'illumine. « Ne pourriez-vous pas faire cours à l'académie ? Ca m'aiderait beaucoup à me libérer un peu l'esprit et ça sera aussi beaucoup plus simple pour vous trouvez un prof particulier. Pour la matière, n'importe quoi fera l'affaire... tant que c'est bien fait, tout et rien est un art par chez nous. »

Le perroquet s'agite et s'échappe par la fenêtre ouverte, paillant à la mort au-dessus du convoi… mon esprit nerveux, concentré sur mon âme agité, souffle cet état à touts les oiseaux du quartiers… mais pourquoi je suis si agité ? Moi qui me pensait d'humeur à la farnienté, me voilà stressé par… Huayan et cette manie de vouloir tout contrôler. Je vois bien à sa manière d'être et de parler qu'elle ambitionne de tout contrôlé, qu'elle veut tout calculer, tout maitriser. Ces gens là me rendent nerveux ; ils ne savant jamais vraiment où s'arrêter. A part que je la sens pas, je dois bien reconnaitre qu'elle n'a rien fait et que c'est moi qui fait n'importe quoi… mais ça ne devrait pas être si grave que ça. Je crois. Je sais pas ? La sauvagerie de mon âme temporairement en train de piailler en rhyme au-dessus de la voiture n'est plus en moi et… fiouuu… je suis tout calme malgré la situation.

Entre elle et moi, je ressens quelque chose de chiens et chats. On l'entend probablement à ma voix neutre et enjoué sur fond des cris de mon perroquet, doucement rejoint par quelques plumés. Deux ou trois, simplement, pour l'instant.

« C'est quoi votre... "façon", exactement ? »
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le Sam 2 Juin 2018 - 17:56
Il est monté dans la voiture sans faire d’histoire, un excellent début ! Comme quoi, toute joie arrive à point nommé. Pas que je n’aime pas marcher, mais marcher avec un Consul relativement exubérant jusqu’à la plage en talons… Au secours. Mais reprenons ! Nous sommes dans le véhicule, tout va bien. Tout va bien. J’enlève mes lunettes de soleil pour reposer un peu mes yeux de la lumière, très puissante, du soleil.

Comme je m’y attendais, Arthur a la même attitude qu’au Jardin Radieux… En fait non, il est naturel. Et en soi, c’est totalement différent du Jardin Radieux où il a endossé le rôle d’un agent diplomatique, pour sa propre pomme ou non. Ici, j’ai l’individu dans son comportement habituel. Bien que toujours aussi poète. A vrai dire, j’apprécie la compagnie des hommes et des femmes de lettres, capables d’une prose que je ne maîtrise pas nécessairement aussi bien qu’eux. Malheureusement pour ce cher Consul, il est un peu trop excentrique pour quelqu’un comme moi, qui affectionne le calme et la retenue.

Heureusement, monsieur Rainbow a le don de savoir faire la conversation, nous sommes à peine en route pour la côte qu’il se met à parler. Cependant, je ne m’attendais pas nécessairement à avoir ce genre d’informations… Bien que je ne sois pas sotte, je me doute qu’il n’a pas payé de lui-même la réception qu’il m’a offerte lors de notre rencontre, mais je le trouve bien maladroit de le spécifier de la sorte. Manifestement, ils devraient donner des cours de séduction rudimentaire au Jardin Radieux.

Je me permets de ponctuer légèrement ses remarques sur l’Académie.


« Je suis certaine que le Consulat a ses raisons de vous supplier de devoir faire cours à l’Académie. Comme vous le dîtes si bien cher Consul : vous êtes d’Erato le Fils. » dis-je, en esquissant un sourire aimable.

Et dans un moment de confiance, je réponds à cette étrange remarque sur les plantes du Jardin Radieux.


« Pour les fleurs… Hé bien, je me ferai souffrance pour ne pas les perturber dans leur règne végétal. J’ai une grande affection pour la nature, je viens d’une région très « verte » en Chine et je m’offre quelques moments pour jardiner, de temps en temps là-bas… » dis-je, honnête. C’est suffisamment rare pour que cela soit souligné.

Quelque chose retient particulièrement mon attention : son perroquet. C’est une manifestation magique, à n’en point douter. Cet animal est certes flamboyant de part ses plumes, mais c’est également un oiseau d’une grande intelligence. Un rappel des plus louables d’éviter de sous-estimer mon invité. C’est peut-être un jeune homme, mais il a certainement des ressources cachées, sinon le Consulat n’essaierait pas de le « forcer » à faire cours.

Parcontre, j’avoue ne pas être très contente de son commentaire sur les cours particuliers. Manifestement, il n’a pas plus de passe-droits que moi et je vais devoir « mériter » mes classes, semble-t-il en travaillant auprès du Consulat. Il n’a pas manqué de ne pas le dire dans sa réponse à ma lettre. J’espère qu’il s’agit là d’un élément de négociation honnête, sinon je devrais trouver un autre moyen…

Je garde mon calme et je reprends la conversation, il faut que j’arrive à le convaincre. C’est ce qu’il cherche peut-être.


« Je comprends que l’Académie est une institution respectable et de qualité qui ne laisse pas n’importe quelle étrangère rentrer en son sein pour aiguiser ses talents dans des domaines d’études des plus intéressants… Cependant, permettez-moi de vous dire que je ne suis pas une professeur, je suis bien trop jeune pour cela, tout comme vous. » dis-je, cherchant à croiser son regard.

« Nous autres, jeunes, nous avons à cœur de nombreuses activités. M’enfermer dans un rôle d’enseignant, ne serait pas dans celles-ci. J’ai un travail qui me prend beaucoup et je n’ai pas nécessairement beaucoup de temps à offrir à l’Académie en dehors de mes propres classes que je souhaiterai prendre… »

Je regarde un instant par la fenêtre… Nous allons bientôt arriver, nous longeons le front de mer et nous approchons du Zéphyr.

« Enfin, nous aurons le temps de voir tout cela en arrivant à la plage, cher Consul. » dis-je, reprenant un ton plus sérieux.

Arthur semble intrigué par ma « façon » avec laquelle je me suis intégrée ici. A vrai dire, il est plutôt perspicace : je ne suis pas du tout, mais alors, du tout fondue dans la masse de la Costa del Sol. Certes, je travaille, je vis et j’exploite sur ce monde mais je ne suis d’aucune familiarité avec ses habitants. J’ai horreur du soleil et de la chaleur infernale qui reviennent chaque jour à la charge. Quelques jours, je peux supporter. Y résider à l’année, c’est usant à la longue. Heureusement qu’il y a la climatisation dans les bâtiments, sinon j’aurai remis ma lettre de mutation il y a déjà longtemps.


« Je suis une femme de la Terre des Dragons, monsieur Rainbow. Et je suis chinoise, bien entendu. Cependant, j’ai eu la chance de venir ici et de m’installer. Je me suis adaptée aux mœurs, au tourisme de masse, à l’heure des repas et même à la cuisine locale… Malheureusement, je ne peux pas balayer mon héritage culturel qui est très fort. Ce qui explique ma tenue plutôt habillée pour la Costa, nous sommes bien d’accord là-dessus, huhu. » dis-je, amicale.

La voiture se stoppe, nous sommes arrivés. Francis vient nous ouvrir les portes. Je désigne la plage privée, surplombée par mon très joli Zéphyr du doigt.


« Cher Consul, vous voyez les parasols jaunes avec les fleurs de lotus dessinées dessus ? C’est là que nous allons ! Profitons un peu de ce beau soleil. » dis-je souriante, prête à rejoindre la première chaise longue à l’ombre.

La mer est superbe. Avec les palmiers et toutes ces couleurs, c’est un endroit magnifique. Sans compter que la plage privée est réservée aux clients du Zéphyr, donc cela évite que la « populace touristique » viennent nous importuner. Comme quoi, il peut y avoir du positif quand on sait où le chercher. J'espère que mes efforts vont payer.
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le Lun 4 Juin 2018 - 16:50
« Je suis préssé d'allez me baigner ! » D'un bond, je m'affale sur la chaise longue de tout mon long et… je pense à des oiseaux, les yeux fermés. D'ailleurs, on en voit vite arriver, une petite dizaine d'oiseaux colorés qui viennent sur moi se poser. Je l'ai à peine voulue, simplement, il me semble voir parfois mon propre esprit s'échapper… et d'une manière générale ? Je veux penser à tout sauf à Huayan.

Mais même les paupières closes, son image vient à moi plus vite que milliers de proses. Que puis-je faire ? J'aime cet écrin au plus haut point, qui que soit cette femme, elle est toujours parfaitement bien emballé ; pour les deux fois où on s'est rencontré. Faut croire que ça me suffit… ou pas, le problème étant que… je ne la vois. Huayan Song. Qui est-elle bon sang ?! Y a quoi dérrière ce si beau papier cadeau ? Une princesse forte et fragile ? Une assassine agile ? Une négociatrice habile ? A force d'y penser, de retourner la question en tout sens, j'en ait l'esprit en transe… peut-être parce que c'est mon opposé ? Je ne sais pas. Moi ? Je ne me contrôle pas et même quand j'essaye, tôt ou tard, une bêtise ou maladresse m'échappera. C'est mon rôle, après tout ! Que vaut un poète s'il n'est pas un peu fou ? C'est peut-être ça, ce truc entre nous, cette relation que je compare à celle des chiens et chats. Alors oui, c'est moi le félin à plume… et elle, ce serait une chienne de chine ? Malgré tout mon amour pour le pays du soleil levant -est-ce que je confondrais pas Chine et Japon ? Bref passons, d'ailleurs, c'est quoi le Japon… ?-, ce pays n'a jamais été réputé pour être flexible et arrangeant. Bien au contraire, le poids des traditions y écrase tout à chacun… mais même en ayant fuit, il faut que Huayan se retrouve à la Shinra. Un groupe très conciliant, arrangeant et prêt à s'accommoder, c'est bien connu. Si les contraires s'attirent… c'est peut-être toute cette discipline qui m'intrigue et me rebute à la fois ? Je veux dire, regardez-la ! Chaque mot, chaque geste et jusqu'à la plus petite expression, chez elle… est calculé, pensé, planifié et… sa manière d'être me semble très, trop, organisé.

Elle me saoule ! Mais en même temps, je suis le premier à vouloir revenir… et malgré ça, j'ai déjà envie de partir.

« Mais avant cela, nous avons à parler et… vous apprécierez peut-être que je ne sois plus d'humeur à m'extasier. » Ai-je posé, la question tranché et… les hostilités plus ou moins lancés. J'ai ouvert les yeux, voulant voir les cieux mais… partout ici le ciel est obstrué. Que ce soit par le toit d'une voiture ou un parasol fleuri. Jusqu'à la plage privée… et soit, je dois faire honte comme invité. Après ça, la gêne de madame ? Non, je ne me sens pas concerné. Mes yeux se tournent ainsi vers elle… et je ne comprends toujours pas comment elle peut m'énerver à ce point. A moins que ? Je crois peut-être savoir pourquoi. Un peu plus d'une dizaine d'oiseaux colorés s'envolent et m'auréolent pendant que je m'assois, les yeux en émois, pour finalement se reposer sur moi. Que je pense à cette histoire de mari ou à son mépris, puisque je la prend ainsi, mon regard devait avoir une intensité bien étrangère à une chinoise de la Shinra.

« Vous serez toujours la bienvenue au Consulat. Aucun artiste et aucune oeuvre d'art n'y seront en tant qu'étrangers. Vous incluse. » Puisque ça mérite d'être précisé, qu'Huayan soit artiste et art à la fois ? Je ne le nie pas, ce qui ne me force pas à l'adorer ou l'aimer… la seule chose qui vous disqualifie pour être de l'art, c'est l'indifférence. Et non, elle est loin de me laisser indifférent avec ces petites… "danses". Pas de pas improvisés portés par la folie de l'instant ou du moment… simplement des pas, des notes et des temps. Le tout calqué avec la précision d'un horloger au taquet. Au final… je crois que je suis juste vexé… et j'irais jusqu'à tuer pour lui arracher cette grimace qu'elle me refuse tant. Ce putain de masque… je veux le briser et voir le visage qui se cache dérrière à tout prix, je serais presque prêt à tuer. Je… la beautée est vérité, la vérité est beautée… je sais que ça vient d'un poème même si on m'a pas dit lequel. Et je sais cette phrase si belle, si vrai, que je l'aime. Bien que j'avoue ne comprendre le sens de ces mots, j'aime le son que ça fait… et tâchons de lancer la négociation au trot. « A part ça, des artistes et des oeuvres d'arts… à ton avis, nous en avons combien au Consulat ? Et puisque je n'ai pas eu mon entretien avec Rufus, voici ma conclusion… »

Un peu plus d'une dizaine d'oiseaux colorés, sur mon corps à siéger, se sont soudain tournés vers Huayan pour la fixer de leurs yeux pétillants.

« Je ne veux plus rien de toi. J'ai bien compris, pauvre de moi, que je ne te séduirais jamais ! » Ai-je chanté ? Il y a des chances avec ce vent d'été ! « Et tu sais déjà pouvoir être une reine au Consulat même si tu préfères n'être qu'une servante-en-chef de la Shinra. » Je ne peux donc ni la recruter, ni l'épouser ? Et maintenant, qu'est-ce que j'en ai à ciré ? « Je me contrefous de la Shinra ou même de Rufus, à mes yeux, c'est vous autres qui avez tout intérêt à être du côté du Consulat. Pas l'inverse… alors vos airs de mon altesse ? Pitié, je cause avec de l'amour la déesse. » On apprendra, tôt ou tard, que je change d'humeur comme tourne l'heure. J'attends de voir quelqu'un qui fasse mieux la Diva que moi. « Bref… je n'attends rien de toi ou de cette rencontre, Huayan. Et oui, malgré tout ce que j'ai dit, je peux encore t'arranger un cours particulier. »

Enfin… tout ça pour ça… pour cette phrase qui va arriver… tout ça pour un gamin qui voulait un peu s'énerver.

« A part tes beaux yeux, et l'on trouve d'aussi jolies pairs par millier, qu'est-ce que t'as à offrir ? Au Consulat comme à moi ? Ces bêtises de diplomatie ? J'en suis lâs. Parle-moi franchement et sans détour… ou je me casse. »

Et je la regarde avec intensité… tout ce que je veux, c'est qu'une expression, un mot ou un geste lui échappe. N'importe quoi ! Je n'ose pas espérer une gifle, elle est probablement trop bien me toucher ou à cause d'un type comme moi s'énerver… mais pourrait-elle, juste un sourcil, hausser ? Ne serait-ce qu'un peu, vite fait, grimacer ? Sait-elle seulement parler sans mentir ni romancer ? Peut-être parler "vrai" ou n'est-elle, finalement, qu'une magnifique poupée ? Qu'est-ce qu'il y a, à l'intérieur ? Si je déchire toutes ces chinoiseries, que restera-t-il de Madame Song ? Y a-t-il seulement une femme là-dessous ?! Quelques émotions ?
Ou alors, comme le reste de la Shinra, ce n'est plus qu'un robot de chair et de sang ?

J'ai peut-être un peu présumé de sa soi-disant beautée… pas d'art sans passion… et si elle n'a pas un peu de ce feu, je rentre me coucher. Ou je resterais squatter son monde et y semer un peu de chaos à ma façon ? Nous verrons.
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le Lun 4 Juin 2018 - 19:27
Monsieur Rainbow est une personne délicieuse, bien qu’ayant une tendance à être trop passionnée ce qui provoque des humeurs très exubérantes. La fougue de la jeunesse sans doute ? A sa façon, et de manière bien plus extrême, il me rappelle ces séances de jeu amusées que j’avais avec mon frère Gao, quand nous étions plus petits. Ah ! Cela me fait du bien de repenser à cette époque, où mes problèmes étaient bien moindres que ceux d’aujourd’hui. La vie d’adulte a son lot de joie, mais aussi de contraintes.

Comme la dernière fois, son discours me complimente autant qu’il me rappelle que je suis, à ses yeux, désagréable avec lui. Les oiseaux, rangés de son côté bien rapidement, me fixant d’un regard parfois trop sérieux me le montrent bien. Je peux comprendre que je sois déroutante pour quelqu’un comme ce cher Consul, malheureusement je me comporte comme le doit une dame. A quelques petits détails prêts bien sûr.

La dernière charge d’Arthur me déséquilibre dans mon jeu. Cette soudaine offensive verbale, m’invitant à être soi-disant plus « naturelle » au risque de le perdre, n’était pas nécessairement prévue aussi tôt dans notre conversation. Je suis quelque peu surprise. Sans compter le tutoiement que je n’attendais décidément pas. Quel farceur cet Arthur.

Allongée sur ma chaise longue, je lâche un petit sourire tout en prenant un cocktail du soleil, détournant timidement le regard. Un sourire simple et délicat, en réponse à cette passion qui semble dévorer le fils d’Erato. Ce moment bref est d’une rareté qu’il faut savoir apprécier. Jamais je ne laisse passer ce genre de choses lors de rencontres professionnelles mais ici… Je dois bien avouer qu’il m’a surprise avec son culot.

Une fois le cocktail porté à mes lèvres, j’en sirote quelques gouttes avant de reposer mes yeux sur mon invité. Mes vrais yeux, mon vrai regard. Ceux qui sont malins, celui qui pétille d’une lueur enchanteresse. Je prends mon temps, pour qu’il puisse en profiter un maximum… On va voir s’il pense toujours qu’il y a des milliers de paires semblables aux miens.

Je redescends doucement mon verre avant de décider de reprendre la discussion. Il veut de l’honnêteté ? Hé bien pourquoi pas ? C’est une forme de dialogue dans lequel je peux essayer d’exceller. Voyons voir si je peux contenter ses soudaines ardeurs consulaires. Je continue de le fixer tout en me mettant à table.


« Vous voulez de la sincérité Arthur ? Très bien. » dis-je, tout en reposant mon verre sur la petite table sur le côté.

Après tout, je peux bien me le permettre avec le jeune homme qui a proposé de m’épouser dès notre première rencontre.


« Vos paroles trahissent un agacement que je n’arrive pas à complètement cerné, à vrai dire. Et je vais finir par croire que vous êtes venu me voir plus au nom du Consulat qu’en votre nom propre vu votre persistance à vouloir me rapprocher de votre organisation. » dis-je, en souriant de nouveau.

« Vous avez probablement dû avoir une meilleure jeunesse que moi Arthur. Nous ne sommes pas très éloignés en âge, mais je pense que ces quelques années qui nous séparent ont profondément changé la personne que je suis. Vous m’auriez vu à votre âge ! J’étais pitoyable à côté d’aujourd’hui ! » dis-je, presque en rigolant.

Malgré cela, mon discours me force à me replonger à cette sinistre époque. Haojun disparaît, je travaille pour la Shin-Ra pour tenter de le retrouver ou d’avoir les moyens de le localiser… Illusiopolis. La ville de tous les vices. La violence, les larmes, le sang… Sombre partie de ma vie. Mon regard s’assombrit lorsque j’y repense. Avant de revenir au présent.


« Peut-être que vous n’allez pas comprendre ce que je vais vous dire… Mais parfois, nous faisons des choses non pas par plaisir, mais par nécessité. » dis-je, prenant un ton un peu plus sérieux que comique.

Mon engagement dans la Shin-Ra, les délits, les crimes. Bien sûr, j’en regrette certains. La plupart non, au bout d’un moment ma conscience s’est habituée. Illusiopolis n’est pas un monde comme les autres : il est vicié et pourri de l’intérieur. Il corrompt tout ce qui s’approche et avec le temps, vous devenez quelqu’un d’autre.


« En réalité, Arthur, nous nous ressemblons beaucoup. Nos différences ne reposent que sur des moments-clefs de notre vie. Je suis ce que vous seriez probablement devenu si vous aviez été confronté aux mêmes situations que moi. Tout est une question de choix à des moments précis. Vous le Consulat, moi la Shin-Ra. » dis-je, tout en reprenant peu à peu un sourire un peu plus coloré.

Je décide reprendre une gorgée de ma boisson, histoire de laisser le Consul mijoter ce que je viens de lui dire. En négociation, il faut savoir créer un lien avec notre interlocuteur, cela peut se faire par différentes façons, moi c’est de trouver un point commun. Même quand ils ne sont pas forcément visibles.

Après quelques instants, je réponds à son ultimatum car il ne faut pas perdre de vue que c’est moi qui demande quelque chose ici.


« Je vous ai écrit spécifiquement à vous Arthur, pour vous demander un service… Je n’ai pas écrit au Consulat. Et vous êtes venu me voir en votre nom, vraisemblablement. » dis-je, tout en sirotant de nouveau mon cocktail.

« Si vous m’accordez ce service Arthur, alors je vous serai redevable et vous pourrez me demander un service équivalent, lorsque vous en aurez besoin. Quelque chose d’un gabarit similaire bien sûr. Je sais me montrer très généreuse avec les gens qui le sont avec moi et contrairement à beaucoup de personnes de mon métier, je respecte toujours mes paroles. »

Voyons comment mon cher Consul va répondre à cela.
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le Lun 4 Juin 2018 - 21:59
J'ai baissé les yeux, honteux… pas heureux mais peut-être satisfait de cette leçon rapidement expédié ; Huayan, de son verbe leger… m'a bien niqué. Voilà peut-être quelqu'un qui m'aura appris l'humilité, chose à laquelle les plus grands du Consulat ne se sont jamais risqué. Peut-être fallait-il juste osé ? Osé franchir cette ligne où l'on me dirait de m'arrêter… mais ce n'est même pas ce qu'elle a fait. Je suis peut-être trop jeune, pas assez expérimenté et trop mûr, je ne sais pas trop ce qu'elle a fait… mais ce dont je suis certain, c'est qu'elle l'a fait.

« Qu'elles naissent dans la terre ou dans un vase, qu'on les cueille ou qu'on les regarde alors qu'elles se fanent… ce ne sont jamais les fleurs qui choisissent où elles flânent. La vie nous cueille du berceau jusqu'au cercueil sans larme à son oeil. »

C'est bien ce que j'ai demandé mais pas vraiment ce que j'ai souhaité. Triste et mélancolique, je me reconnais… calmé… apaisé. Ca ne rhyme pas mais si on parle de la Vie, c'est bel et bien de la poésie.

« J'aurais tellement à répondre… sur ces choix… ceux que j'ai fait ou pas. Est-ce un choix que de se réveiller un matin en entendant une muse vous offrir une destinée ? J'ai bien choisi d'être un poète… mais combien choisissent de l'être sans qu'Erato ne daigne baisser les yeux sur eux ? Et même moi, j'étais à mille lieues de me douter que quelque chose comme ça arriverait. Et pourtant, j'ai bel et bien choisi d'abandonner ma riche famille et ce si luxueux chateau. Tout ça pour jouer dans la boue à Port Royal… pour finalement retrouver une vie de château au Consulat.



La différence entre toi et moi… c'est que des choix, je n'en fait pas. Certains diront que je n'ai pas à me plaindre, que je m'en porte très bien… mais je ne sais pas, quelque chose ne va pas. Comme si de ce que je faisais, véritablement, rien ne m'appartenait. »




« Au final, je suis simplement jaloux. Si je fut, un jour ou l'autre, confrontez aux mêmes situations que vous ? » Ca m'a échappé, fallait rhymer quitte à arrêter de la tutoyer… et au final, peut-être mérite-elle de se faire vouvoyer. « De toute façon, ce n'est pas le cas et ca ne le sera probablement pas. Peut-être ai-je simplement envie d'offrir aux gens cette chance que l'on m'a injustement m'a accordé. Et peut-être que c'est pour ça que tu ne veux pas rejoindre le Consulat ! Parce que c'est quelque chose que je veux te donnez… à toi, bien trop habitué à devoir arracher ce que tu désires posséder.
Tu as du voir la relation entre moi et les oiseaux… mes préférés parmis les animaux. Si libre, si léger, qui pourrait passer leurs journées à voler… mais hélas… ils doivent un moment ou à un autre se poser. Le plus souvent ? Pour quelques graines jetés ou laissés à trainer. »


Et je ne peux pas, tenir toutes ces journées de proses à rhymer. Je ne peux pas en permanence m'extasier, m'enflammer… je ne peux juste pas continuer sans discontinuer de jouer à celui qui s'en fiche bien des lendemains. Bien qu'en effet, aucun lendemain ne peut m'inquiéter puisque je traine mon passé. Comme tout à chacun n'est-ce pas ? Si seulement… j'avais les mots… mais je les ait bon sang ! J'ai tout le vocabulaire nécéssaire, je défie n'importe quel dico ! Mais je n'ai pas l'ordre, ni le ton pour… la soulager. Je crache, chante et hurle ma poésie par flots entiers… mais jusqu'ici, je n'ai pas accompli d'Erato la volontée. On m'écoute, on aime ou pas et blabla… aucun coeur, par ma poésie, aucune âme, ne fut jamais rassasié. Cette femme a réussit, ce qu'avec mon public, j'ai jusqu'ici toujours échoué.
Au final… non, sa beautée n'avait rien de présumée.

Mes oiseaux, au milieu de mon blabla, se sont envolés… pour revenir vers Huayan, à ses pieds, fleurs et coquillages lui rapporté. Puisque mon esprit ne se sent pas menacé, bien au contraire, mes oiseaux furent sereins et se mirent à chanter. J'aurais aimé avoir les mots pour vous décrire, l'alchimie du chœur entre les plumés et les palmiers.

« Au final, j'ai… contrairement à certaines… le temps d'enseigner. Et je n'ai que ça à faire, pour être honnête. »

Que le Consulat m'aime et m'adore ? Oui, je suis un star dans la Capitale des Citées Dorées et mon succès ne fait que commencer. Pourtant, bien malgré moi, on ne croit pas vraiment en moi… j'ai droit à des faveurs mais je n'ai aucun poids. Peut-être qu'enseigner, un peu de légitimé, m'en donnera.

« Et à partir de là… » Les yeux humides, la voix légèrement tremblante d'émoi, j'ai souris pour dissimuler mes ridicules petits tracas. Le pauvre héros accablé par sa destinée… c'est très usé, ca ne fait plus vraiment rêver. C'est juste… une certain pression sur les épaules, peut-être trop fragile, d'un pauvre garçon. « …je vous arrangerais des cours particuliers sans trop de problèmes. » Selon moi. « Laissez-moi juste le temps de m'installer à l'Académie et de me familiariser, histoire d'être crédible au moment de venir réclamer vos cours particuliers. »

Je pourrais me plaindre de cet entretien avec Rufus que je n'aurais jamais… mais j'ai déjà avoué ne pas en avoir grand-chose à cirer. Et elle ne m'avait rien garantit alors soit, je lui sourit.

« J'aurais probablement fait un très mauvais chinois ! » Ma petite blague me fait bien rire en silence, accentuant mon sourire alors qu'une nouvelle fois, je comprends que le bohneur vient de soit. Ce n'est pas en rendant les gens en heureux qu'on le sera. On devient heureux et joyeux… simplement en faisant des choses qui nous rendent heureux et joyeux. La Vie n'est pas toujours si compliquée. « Pas plus tard qu'hier, vous ne vouliez pas des terres ? Le Consulat ne vous les donnera pas mais… j'essaierais à l'occasion, pourquoi pas ? C'est juste que personellement, je ne sais rien à ces choses là donc… si je vous des terres, n'importe lesquelles feront l'affaire ? Si je me fatigue à vous en trouvez, je ne voudrais pas commettre d'impair et me tromper pour un terrain que vous refuserez. »

Encore une fois, je regarde Huayan les yeux dans les yeux et… je ne sais pas… je voulais trouver une femme mais à regarder ses pupilles, je trouve toute une constellation aux milles astres qui m'enflamment de passions. Tant d'étoiles et d'horizons. Si on m'a offert un destin, je plains celui qui essaiera d'empêcher Huayan de construire le sien. Pourtant… je n'ai toujours pas compris la source de son pouvoir. Si elle en est là où elle en est, rien qu'en parlant… alors je ne comprends pas que Calliope ne fasse pas d'elle son enfant.
Et c'est moi qui ait osé lui déclamer qu'elle parlait beaucoup pour ne pas dire grand-chose ? Par contre, on ne se ressemble pas du tout… et au final, peut-être se joue-t-elle encore de moi. Cette simple pensée suffit à me déprimer… mais je resterais sur ce que j'ai décidé.

Puis… me voilà… un peu gêné, les oiseaux de mon esprit libéré qui se mettent à gambader.

« Désolé, je ne fais que déblatérer sans vous laissez le temps de souffler ou de vous exprimez ! »

Et j'ai attrapé mon cocktail pour, enfin, commencer à le siroter. Succulent ! Et dire qu'au fond, malgré tout ça, je suis peut-être juste flatté que ce moi qu'elle ait invité et pas un autre du Consulat… qu'importe. Ce cocktail bon dieu ! Ce cocktail ! Ca y est, je suis décidé, faut qu'Huayan rencontre Chen… il est chinois, en plus ! Je crois ? Bref, je vais laissez Madame Song parler avant de finir complètement déshydrater. Je suis pas un spécialiste mais désormais… Huayan et moi sommes plus ou moins alliés ? Qu'importe, si elle n'est pas mon alliée, je serais le siens !
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le Mar 5 Juin 2018 - 20:03
Les oiseaux se dispersent autour de nous et ne me regardent plus de mauvais œil, c’est plutôt bon signe, vu le lien que mon invité a avec ces animaux. Apparemment, mes réponses à son assaut téméraire ont bien marché. Il pensait peut-être que mes défenses tomberaient si vite sous la menace ? Qui sait. Je crains même y être allée un peu fort, m’en soient témoins les yeux rougis du jeune éphèbe.

En tout cas, il semble de plus en plus disposer à accéder à ma requête. C’est donc un bon début. Comme quoi, je sais me montrer persuasive, même avec les artistes du Consulat. Si seulement Rufus était au courant, peut-être serait-il fier ? L’idée me fait sourire. Une petite prime ? Une petite augmentation ? Une petite semaine de congés payés ? Non. Il ne faut pas abuser après tout, je réside à la Costa. Il y a pire comme endroit… La Conquête de l’Ouest par exemple, mais c’est une autre histoire.

Je l’observe, tout en gardant mon petit sourire qu’il a l’air d’apprécier. Il me dévoile une partie de sa vie, je remercie son ouverture. Il est en confiance et il ne me voit pas comme une adversaire. Cela va féliciter nos échanges présents et futurs. Du moins, je l’espère. Il reste très changeant, de quoi demeurer prudent malgré certains avancements.

J’essaye de suivre du mieux que je peux les multiples rebondissements des phrases d’Arthur. Je dois être capable de pouvoir poursuivre les développements de notre conversation. Pour mieux réagir et marquer le plus de points possibles auprès du Consul en visite.


« Je vous en prie, Arthur. Je ne juge pas votre passion, bien qu'exubérante, je l’apprécie. »

Les êtres passionnés sont des personnages récurrents de la littérature chinoise. Le plus grand enjeu, c’est de savoir canaliser cette énergie pour la mettre à notre propre service et atteindre ses objectifs. Arthur n’échappe pas à la règle et sa jeunesse ne joue pas en sa faveur. De ce que je comprends, il vient d’un milieu aisé et a été « choisi » par une Muse. Quoique ce soit, cela a impacté sa vie.

« Ne soyez pas jaloux de moi, il n’y a rien à envier. » dis-je, ressassant rapidement mon passé.

Mon mari kidnappé, sans enfants, loin de ma famille. Entre les mains de la Shin-Ra et menacée par ma propre culture, je survis. La manipulation et le chantage sont un minimum, le meurtre mon dernier recours. Je me rappelle de ma « première fois ». Pas que l’homme en question fut très sympathique à vrai dire, c’était un voyou qui m’avait attaqué, engagé par un fonctionnaire véreux. Il y a une partie de moi qui a changé après cela : prendre une vie n’est pas un acte anodin.


Illusiopolis, la liste est trop longue pour être énumérée ainsi. Une somme colossale de mauvaises actions. La perspective des Enfers chinois ne me réjouit guère, et je n’aurai probablement pas suffisamment d’offrandes pour pouvoir corrompre les fonctionnaires infernaux. De tous les êtres d’En bas, c’est certainement Meng Po que je redoute le plus : l’Oubli absolu. Une gorgée de son liquide sacré et tous vos souvenirs disparaissent, vous laissant l’opportunité de vous réincarner. Bien sûr, cela se passe différemment chez les taoïstes, mais le folklore chinois bouddhiste est si fort qu’il m’a imprégné au fil des années.

L’oubli, la pire chose. Parfois, on aimerait pouvoir perdre tout et recommencer depuis le début. Effacer les mauvais moments de notre existence en un geste ! Mais à quoi bon ? Cela suppose d’abandonner également tous les bons souvenirs : mes parents, mon mariage, ma vie d’avant. Xupeng, Noah et même Francis. Quelle horreur ce serait d’oublier.


« Vous semblez bien dur avec vous-même, Arthur. Vous avez été choisi, soit. Mais c’est vous qui avez décidé de quitter votre vie confortable pour une autre. Quelque part, c’est courageux. »

Je ne peux que comparer cela avec ma propre vie. En rejoignant la Shin-Ra, j’ai sacrifié mon confort, là où j’aurai pu rentrer chez Papa et Maman en pleurnichant et où j’aurai pu me remettre de la disparition d’Haojun entourée de mes proches. Et pourtant, et pourtant…

« Vous savez, j’ai été éduquée par un eunuque chinois… Il y a une chose qu’il m’a dit un jour, lorsque j’étais encore qu’une enfant. Ce n’est pas ce que nous disons ou pensons qui déterminent qui nous sommes, ce sont nos actes. » dis-je, toujours d’un air bien trop sérieux pour la situation.

« J’apprécie votre geste, Arthur. Si vous pouvez me rendre ce service, je vous en serai très reconnaissante. Et vous pouvez me croire quand je dis que je tiens parole. » dis-je, en reprenant mon petit sourire qui chasse mes sombres pensées précédentes.

Il est agréable de voir qu’il n’a pas oublié mon ancienne demande concernant des terres ! Il a bonne mémoire. Cela serait formidable, n’est-ce pas ? Je me vois déjà en tant que noble, si seulement je n’avais pas déjà bien des choses à faire. L’intention est belle, mais mon emploi du temps est déjà bien rempli. Sans compter que mes projets ont légèrement changé depuis notre dernière rencontre, huhu.


« Je vous remercie de cette délicate attention… Mais je crois qu’il serait plus sage de me contenter pour l’instant des cours particuliers. J’ai encore bien des choses à faire avant de penser à prendre des terres dans mon pays, huhu. »  dis-je, tout en tentant de chasser Haojun de mes pensées.

J’en profite pour prendre une nouvelle gorgée de mon cocktail, permettant de m’hydrater un peu. La chaleur est forte et notre ombrage est à son maximum. Je dégaine mon éventail pour me rafraîchir un peu le visage. J’espère que cela plaît à mon invité : me prélasser devant lui, avec ces températures, si ce n’est pas un cadeau, je ne sais pas ce que c’est !


« Hé bien c’est acté ! J’attendrais de vos nouvelles de l’Académie Arthur… » dis-je, enthousiaste.

Je fais mine de me détendre un peu, j’ai obtenu ce que je voulais de sa part après tout. Maintenant, il va falloir passer un peu le temps, et pourquoi discuter ? Après tout, cela peut être utile de mieux connaître ce cher Consul. Et il m’a l’air plus confiant que tout à l’heure. Autant aller au bout des choses.


« Vous dîtes avoir quitté votre château lorsque vous avez été choisi pour passer par Port-Royal et enfin le Jardin Radieux… Racontez donc moi, ce serait un privilège de mieux savoir qui se cache derrière le Fils d’Erato et sa passion pour la poésie, huhu. » dis-je, tout en m’éventant le visage élégamment.

Il fait chaud.
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le Sam 9 Juin 2018 - 10:12
« Les détails sont loin d'être aussi intérèssant que vous pouvez le penser… et de toute façon, j'suis pas vraiment d'humeur à le faire. » J'ai brièvement rigolé. « Un privilège que de m'écouter quand je déblatère ? Bah ça alors mi amor ! »

Huyana m'a motivé ! Et grâce à elle, je suis décidé à me bouger au lieu de simplement flâner ou m'activer à quelques festivités.

« Et je préfère les plages où les gens sont un peu moins habillés ! Si vous me dissimulez une part de votre beautée, je vais moi aussi un peu de mon mystère conservé. »

Est-ce que je lui propose de se déshabiller pour, qu'en échange, je lui révèle les détails de mon passé ? Oui… mais non… parce que je sais d'avance qu'elle va refuser ! Mais si lui venait l'idée d'accepter, chose dont on peut sincèrement douté, je finirais bien désarmé. Soudain, mon œil dérive sur la sécurité, discrète et effacé… sous un soleil brûlant, à mon goût, bien trop endimanché.

« Si un jour je dois revenir… vous faites bien ce que voulez mais désormais, vous savez que… ce n'est pas nécéssaire d'être aussi guindé. Je plains vos pauvres gardes en costard, sous cette chaleur d'enfer, c'est la mort ! Et à l'heure d'été, je ne voudrais pas qu'ils fondent à nos pieds. Je me doute bien que quelqu'un comme vous n'accepterait qu'ils soient en short et claquettes… mais les laissez en chemise blanche, ce serait trop demandé ? Bah. C'est vous qui en décidez. »

Me relevant d'un bond, mes deux pieds par le sable avalé, j'ai attrapé mon pinceau et… quand même pour faire un peu le beau… je me suis mis à peindre sans papier. Ma toile, c'est l'univers tout entier ! Ainsi, à même le vide, j'ai écrit des nuages… lettres de cotons ou de laines célestes, touts blancs, que j'ai vaguement envoyant les uns à la suite vers la sécurité.
L'idée étant de leur offrir un peu d'ombre, les pauvres…

« Ca me gêne un peu qu'on soit là à se prélasser pendant qu'ils sont debout, strict et disciplinés, à travailler. » Après ça, j'ai haussé les épaules parce que finalement, je reste plutôt indifférent. « De toute façon, j'imagine qu'avec ou sans moi, ils doivent plus ou moins rester comme ça. »

J'ai un peu contempler ici et là… à droite à gauche, en bas et en haut… je ne sais plus trop en fait. Me semble avoir obtenu ce que je voulais et Huayan aussi… je pourrais désirer bien d'autres choses mais je doute que Madame mes les accorderaient. Un jour je grandirais, jusqu'à devenir Porte-Parole probablement puisque Genesis va bien devoir mourir et… le regard un peu triste, je crains que ça ne saurait tarder. Et je reste sur cette idée que la chinoise, un jour, ira la Shinra dirigé.

« On se reverra chacun à notre sommet… ou peut-être avant, qui sait ? »

Mon petit perroquet revient et se pose sur ma tête, fier comme un corbeau sur son arbre perché alors qu'Huayan peut faire l'effet d'un renard richement habillé. Mon animus et moi nous fondons alors l'un dans l'autre… des plumes me poussent, de milles couleurs… mes bras se font ailes au bouts desquels mes mains deviennent serres rudes comme crochets. Et mes jambes, semblables à des pattes de poulets colorés, grattent le sable comme pour y chercher à manger. Mon visage, lui aussi, change… mes cheveux sont plus ou moins, toujours blonds mais parsemés de plumes colorés. Ma bouche se durcit et s'allonge en un bec. Voici l'homme-perroquet !

A quoi ca servait de me transformer… ? A rien… mais on comprendra tôt ou tard que j'aime me donner en spectacle ! Et je trouve encore que ma métamorphose… manque encore de mise en scène, c'est un aspect que je ne maitrise pas encore tout à fait. Et si ça peut impressionner Huayan… pourquoi mais honnêtement, qu'est-ce qui peut encore l'impressionner celle-là ? Disons qu'avec le short de bain, ca casse forcément un peu la classe et l'élégance de la chose ! Au fond, un plumé échevelé multicoloré… qu'est-ce donc sinon que moi-même, vêtu de ma propre personalitée ?
Puis je trouve ça cool de pouvoir se transformer une créature digne des comtes de fées !

« A moins que vous n'ayez encore autre chose à me demander ou à me dire, je vais y allez ! »

Et je n'attends encore que son accord, me soumettant à la politesse, pour m'envoler vers d'autres contrées !
Matriarche Écarlate

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le Dim 10 Juin 2018 - 17:08
Arthur a su aujourd’hui me redonner un peu de foi dans notre relation. Bien qu’étant… Ce qu’il est, il semble pouvoir être canalisé en certaines circonstances et par conséquent être très utile. J’interprète son détournement de conversation comme d’une hésitation à parler de son passé. Soit il est réellement dénué d’intérêt et à ce moment-là, il tente d’esquiver ce qui pourrait se révéler bien fade comparé à sa personnalité actuelle, ou bien alors il a quelque chose à cacher.

De toute manière, ce n’est pas ici que je vais chercher à éluder ce mystère. Nous avons d’autres affaires à traiter, pour le Consul comme pour moi. Et puis, il s’agite beaucoup donc je ne vais pas tenter quoique ce soit tout de suite.

Ce qui me surprend plus, c’est son empathie pour les forces de l’ordre qui protègent notre petit rendez-vous de plage. A vrai dire, j’ai toujours supposé que les Consuls du Consulat étaient des gens plus égoïstes dans la mesure où ils se consacrent totalement à leurs arts et donc par extension à leur propre personne, leur propre développement : l’ego est une chose dangereuse pour tous.

Et pourtant, Arthur semble concerné par eux. Il se redresse et se met à dessiner des nuages avec son pinceau. Sans support, et avec une rapidité déconcertante, il met à l’abri du soleil les miliciens. Je suis étonnée, de part le savoir-faire du jeune consul. Après tout, c’est un poète… Mais manifestement, il a d’autres talents, dont l’utilisation de capacités magiques.

Vous me direz, j’avais déjà eu l’occasion de le voir convoquer une créature, et parler à des plantes – même si je ne sais toujours pas si c’était là de la magie ou une pathologie mentale-, mais là c’est une nouveauté. C’est une information qui est bonne à retenir, peut-être pourrai-je en apprendre plus sur ses pouvoirs, un jour.

L’une de ses phrases retient mon attention. Nous nous reverrons chacun à notre sommet ou peut-être avant ?

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Aurait-il une capacité lui permettant de jauger mes pouvoirs et par conséquent, sa phrase serait une invitation à grandir au puissance, tout comme lui chercherait à faire par d’autres moyens ? Cela pourrait faire écho à ma demande de cours particuliers à l’Académie. C’est une possibilité, après tout, il dit cela juste après avoir créé des nuages dans le ciel pour mes protecteurs. Serait-ce un défi, ou une compétition en perspective ? Ce serait bien curieux, mais après tout, mon invité a bien dévoilé aujourd’hui qu’il était bien plus qu’un artiste un peu… Un peu.

Le sommet… Voudrait-il insinuer que je chercherai à monter en grade au sein de la Shin-Ra tout comme lui chercherait à le faire au sein du Consulat ? Une perspective certes très alléchante… Mais ce n’est pas ni ma volonté, ni celle de Rufus – cela serait comique, non ?-, bien sûr je continuerai de servir l’entreprise et monter en grade si je le mérite, mais prendre la place du chef ? Hum, il s’avance un peu trop si c’est ce qu’il sous-entend. Cependant, cela me rappelle qu’il n’y a pas de « chef » attitré au Consulat… Cela voudrait-il dire qu’il voit le rôle de porte-parole comme celui d’un chef ou alors il y aurait des choses cachées au grand public au sein de cette organisation ?

Au sommet… C’est bien curieux. Il faudra que j’y réfléchisse plus longuement, ce n’est peut-être pas aussi simple que cela pourrait paraître.

Et c’est ainsi que l’exubérance colorée de mon invité se manifeste après cet ultime mystère lancé, en prenant la forme et la vie d’un perroquet géant humanoïde aux couleurs chatoyantes. Quelque peu surprise, je ne réagis pas vraiment sur le coup et me demande bien ce qu’il compte faire sous cette apparence… Il a donc des pouvoirs, intéressants dirons-nous. La première hypothèse serait la bonne ?

En tous les cas, il semble vouloir retrouver sa liberté et repartir. J’ai eu ce que j’ai obtenu, sans vraiment négocier sur le fond, je suis donc des plus satisfaite. Je vais accéder à sa requête. Dans un geste que je souhaite être amical, je lui montre la magnifique Costa del Sol et je lui lance, avec un léger sourire :


« Vous avez vos appartements réservés à la Estrella, l’un de mes hôtels si vous le souhaitez !  Si vous souhaitez quitter le monde, à votre guise Consul Arthur. Je vous remercie pour cette visite et je vous dis à très bientôt ! »

J’incline légèrement la tête et observe le jeune Consul s’en allé.

« Francis, ça s’est mieux passé que ce que je craignais. Même si je pense que ce n’est pas nécessaire, préviens la sécurité et fait en sorte que l’on sache s’il reste ou quitte la Costa. Je n’aimerais pas que me rendre visite soit l’occasion d’autres activités. »
Maître brasseur

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le Jeu 21 Juin 2018 - 1:04
Alors, les jeunes ? On s’attend à une p’tite notation ?! C’est bon, j’vous fais ça même si j’ai tendance à penser que ça peut aller au Consulat. Sauf que, j’ai pas noté depuis longtemps ! Ça m’fait plaisir, mais juste pour cette fois.

Tiens, note à Huayan, on dit d’une personne éloquente qu’elle à une bonne verve et non verbe. À moins que tu utilises la véritable expression utilisant « verbe », sauf qu’à ce moment-là, j’trouve que ça ne colle pas tellement avec les paroles d’Arthur. Bref, qu’est-ce que j’pense de tout ça ! En soit, j’dois dire que j’en sors plutôt satisfait de cette lecture. Néanmoins, j’ai quand même un point qui me fait souvent tiquer et que j’retrouve ici. Une fois n’est pas coutume, j’vais en profiter à commencer par ça !

En fait, c’est le simple fait qu’il faut conserver quelque chose en tête : Il ne faut pas répondre à tout ! Encore moins quand il s’agit de la narration.

Pour moi, il n’y a pas plus grosse erreur que celle-ci.

Pourquoi est-ce que j’dis ça ? C’est d’autant plus flagrant dans un passage du rp, celui où Arthur dit à Huayan : « On se reverra chacun à notre sommet… ». Et ça m’perturbe d’autant que c’est un peu la conclusion du texte. Pourquoi cela ?! Simplement que, Arthur le dit clairement dans sa narration qu’il parle du rôle de Porte-Parole pour lui et du poste de PDG pour la Shin’ra du côté de Huayan. Et après ? Bam, Huayan comprends par une suite d’idée que c’est probablement de cela qu’il parlait.

Il y a pas à dire, quand j’vois ça, j’trouve que c’est dommage. Dans l’idée où, ça fait trop « omniscient » et c’est moins plaisant à lire. Ici, le cas est criant de vérité pour la simple raison qu’il vient de se transformer en oiseau et ça sonne presque comme une invitation ! Là, c’est une déception pour ma part.

D’ailleurs, si j’en parle, c’est parce que je vois trop souvent ce genre d’erreur. Oui, pour moi, c’est une erreur. Il y a des trucs que nos personnages pensent et qu’ils ne diront jamais. Ici, l’exemple parfait est Chen qui voit un truc et se pose des dizaines de questions débile dans sa tête sans que nous ayons une logique pour ça.

Et j’trouve que c’est dommage que les gens y répondent dans leurs propres narrations.

Pour l’exemple de cela, tiré d’un autre rp que j’ai fait avec Killian dans lequel Chen se posait la question en narration de savoir comment Killian pouvait boutonner sa chemise avec un crochet de fer. La suite de Killian ? Bam, il répond à l’oral qu’il fait de cette façon en devinant que Chen se posait la question par son regard interrogateur. Là, j’suis désolé, c’est être médium de s’en rendre compte. Pour revenir à nos moutons, c’est p’tet le problème dans ce texte-ci. La discussion se passe trop bien pour la simple raison qu’il y a les indices donnés dans la narration et que l’autre y répond directement. Pas de chichi, il y a d’autre exemple dans ce texte que celui que j’viens d’énoncer.

Ici, le seul conseil que j’peux donner dans les rp de discussion, il est assez simple. Après avoir lu le rp, reposez-vous une heure avant de faire votre réponse en ne lisant QUE les dialogues. Ainsi, vous n’aurez de frais dans votre tête que ce que votre personnage peut vraiment savoir. Rien que ça, c’est déjà le truc qui évite l’erreur dont je parle.

Sinon, comme j’le dis avant, j’ai bien aimé le rp. En soit, je ne m’attendais pas à un tel développement du côté d’Arthur. Dans l’idée, j’me suis dis qu’il continuerait à jouer les insouciants pendant quelques temps et que le déclic arriverait plus tard. Après, ici, il est très bien amené et c’est un peu ce qui rend la discussion aussi intéressante.

N’oublions pas que, il ne doit pas s’être passé plus d’une heure dans l’histoire. Peut-être deux, grand maximum. D’ailleurs, j’en profite pour vous inviter à ne pas vous sentir limiter. Limite, pourquoi ne pas faire des réponses plus courtes afin de pouvoir en dire plus ? Une vraie discussion, ou les parties balancent une phrase et puis c’est bon ? Un peu plus de spontanéité, de réel ! Ce serait pas mal, j’vous conseil de vous y atteler dans le futur.

Oui, mon commentaire est court pour la simple raison que j’ai pas grand chose à ajouter. Ici, Huayan, j’vais pas pouvoir ajouter beaucoup. Limite, ça faisait quelques rp que j’étais partagé sur l’absence de précision quant au soleil et à quel point le bronzage te semble idiot. Du coup, j’ai été content de le revoir. Sinon, voilà, c’est une ligne qui évolue lentement. Peut-être que le passage « honnête » avec Arthur était un peu brusque, trop émotif par rapport à ce que nous avons d’habitude. Enfin, tu vois l’délire. Enfin, j’suis curieux de te voir revenir au Jardin Radieux !


Facile : 11 points d'expérience + 120 munnies + 2 PS, en Symbiose pour vous deux !

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