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le Ven 6 Avr 2018 - 23:24
-Comment se passe l’entraînement des prêtres ?

-D’après les derniers rapports, ils ont fait des progrès. Un peu. Les duels des aspirants paladins les ont vraiment motivé à ne pas se faire ridiculiser.

-C’est une bonne chose. Je demanderai peut-être à Cassie d’organiser un tournoi. Ca amusera les foules, et ça sera une bonne démonstration pour tous, répondis-je dans un sourire. Qu’en est-il des guerriers ?

-Lorsque j’ai parlé à Madame Mons, elle était en colère. Selon elle, ils ne font pas d’efforts. Elle vous demande si elle ne peut pas corser les entraînements.

-Dites lui oui, mademoiselle Nix. Dans la limite du raisonnable toutefois. Ils doivent pouvoir protéger les mondes si nécessaire à la fin de la journée.

-Je lui transmettrai. Voilà votre ticket, dit-elle d’une petite voix. Vous êtes sûr de ne pas vouloir une escorte Matthew ?

-Parfaitement. J’ai dit à Cissneï que je n’hésiterai pas à me salir les mains s’il le fallait. Je compte bien pouvoir la regarder dans les yeux si… quand je la reverrai.

Mon assistante hocha la tête. Elle se faisait beaucoup trop de soucis par moment. Il est vrai que je n’allais pas dans le monde le plus sécurisé de tous, et que j’étais devenu une sorte de célébrité depuis mon ascension. Toutefois, ma vie ne valait pas plus qu’une autre. Martin serait certainement en désaccord avec moi, mais il était un fanatique. Qu’est-ce qu’il pouvait bien en savoir ? Le Sanctum était entre de bonnes mains avec Fabrizio et Cassie. Même si je venais à disparaître, tout irait bien.

Mon voyage se passa sans inconvénient. Contrairement à la fois précédente, aucun bébé bruyant ne vint troubler ma tranquillité. Et cela m’arrangeait. D’après les recherches de mademoiselle Nix, je devrais trouver ce que je cherchais dans un des quartiers d’Illusiopolis. Si la Shinra gardait la ville sous contrôle, ça n’empêchait pas les quartiers d’être envahis par les voyous et autres gangs qui ne manqueraient pas de se mettre en travers de ma route. Mais si je reculais à cause d’eux, je ne pourrai jamais accomplir ce que je désirais. Je ne pourrai jamais faire face à Death ou Genesis.

Lorsque je sortis de la station, une vieille dame vint immédiatement vers moi, tendant ses mains sales et sombres. Était-ce du sang séché ? Sans attendre une confirmation, je m’éloignai à grandes enjambées de là. Ma poursuivante abandonna vite. J’avais vu un plan des quartiers, ce qui me permettait de savoir globalement dans quelle direction me diriger. Cependant, comme l’endroit que je cherchais était à proximité des immenses travaux que réalisait la compagnie, j’eus tôt fait de me perdre.


-Besoin d’aide m’sieur ?

Un gamin pas plus haut que trois paumes s’adressa à moi. Ses vêtements étaient déchirés, son visage couvert de saletés. Fort heureusement, rien qui ne ressemblait à du sang.

-Oui je cherche un bar qui ne devrait pas se trouver trop loin.

-J’peux vous y conduire. J’connais la ville comme ma poche.

Vu l’état de ses habits, je n’étais pas certain qu’il possédait la moindre poche. Malgré l’expression quelque peu déplacé dans notre contexte, je ne voyais que la sincérité dans ses prunelles émeraudes.

-Merci, c’est bien aimable à toi.

-Ça vous fera cinquante munnies, dit-il avec aplomb en me tendant sa main.

Un léger sourire déforma mes lèvres. Ce môme vivait dans la misère, comme pratiquement tout le monde ici. Chacun avait développé des ressources pour survivre. Que ce soit en négociation, en torture, en vol… Je ne devais pas l’oublier.

-Et si je te donnais de l’or à la place ? C’est bien plus précieux.

Je mis la main dans la poche, et en sortis une pièce d’or que je venais de faire apparaître. Je la fis tourner entre mes doigts, avant de la lancer en l’air et de la rattraper. Je l’approchais du petit jusqu’à ce qu’il tende les mains pour l’attraper et, lorsqu’il ne fut plus qu’à quelques centimètres, je rangeai la fausse pièce d’où je l’avais tiré.

-J’en ai une petite dizaine dans ma poche. Elles sont à toi si tu me conduis où je veux.

-Pas de soucis !

Le petit détalla comme s’il avait le diable aux trousses. Grimaçant, je me mis à le suivre. Je n’aimais pas courir. Surtout que mes mocassins n’étaient pas vraiment adapté pour cette activité. Encore moins dans les rues crasseuses de la ville, où une chute était très vite arrivée. Je devais faire attention à la petite silhouette qui tournait, sautait, glissait, tout en évitant moi-même de glisser sur un liquide des plus suspects ou un déchet qui traînait. Au détour d’un mur, j’évitai de justesse des pelures d’orange. Cette ville était un vrai dépotoir.

Fort heureusement, si je n’étais pas aussi vif que la majorité, la taille de mes foulées équivalait à trois des siennes. Après quelques minutes de course d’obstacle, je vis au bout de la rue que nous empruntions un néon rouge sang. Cependant, avant que nous n’arrivions, trois personnes surgirent des ruelles adjacentes, nous barrant le chemin.


-Miguel rentre chez toi.

-Eh ! Vous avez pas le droit, c’est mon client !

Le poing jaillit aussitôt et mon guide rapide comme le vent s’écroula à terre, les larmes s’écoulaient de ses yeux verts, son souffle était saccadé. Les deux camarades de l’agresseur, deux molosses à l’air peu avenant se mirent sur mes flancs. Sans quitter des yeux celui qui semblait être le chef, je me repassais son acte de violence en tête, son visage souriant alors qu’il frappait un enfant, et ses très belles chaussures en cuir.

-Ce n’est pas une façon de traiter un enfant messieurs, dis-je froidement.

-Oh mais Miguel va bien, répondit-il en riant. J’en dirai pas autant de ton cas quand on aura fini.

-Je pense que tu viens de voler ma réplique.

Alors qu’une aura d’un bleu vif m’entourait, rendant ma silhouette bien plus grande et impressionnante qu’elle ne l’était réellement, je tendis brusquement mes mains vers les yeux des deux gorilles. Un puissant flash lumineux les aveugla temporairement. Le chef de la bande tenta de se jeter sur moi, mais il ne put lever les jambes. Ses efforts rendirent son visage rouge en un rien de temps. Continuant sur ma lancée, je plaçais une main sur le torse des deux mochetés, et j’imaginais la benne à ordure que nous avions dépassé, mon guide et moi, une dizaine de mètres auparavant. Ils disparurent sur le champ.

-Je n’aime pas me battre. Mais en blessant le petit, tu ne me laisses pas le choix. Je vais t’enseigner les bonnes manières.

-Qu’est… Mais qui t’es bordel ?

-Ta bonne conscience.

J’entendis du bruit qui venait derrière moi. Je levai les mains vers le ciel et fermai les yeux. Un mur de cinq mètres, brillant d’une lumière dorée, apparut derrière moi afin d’empêcher ses camarades de rappliquer. Dans le même temps, mon aura courut sur mon corps et se concentra sur mes mains, comme deux gants de boxe. Le premier coup que je donnai provoqua un horrible craquement. Le nez du truand était maintenant en sang, et de travers. Le deuxième coup que je donnai fit sauter trois dents. Le troisième et dernier coup visa son plexus solaire, le faisant tomber à genoux alors qu’il tentait de respirer.

-La prochaine fois qu’il te prend l’envie d’agresser quelqu’un, surtout un enfant, souviens toi de cette douleur. Souviens toi qu’avec le crime vient un prix immense.

Je pris Miguel par le bras, et le remis debout. Le mur d’or tenait toujours pour l’instant, les deux crapules tapant tant bien que mal avec leurs poings. Nous nous dirigeâmes d’un pas tranquille vers le bar. Je lui tendis une poignée de munnies, lui demandant pardon pour la création imaginaire avec laquelle je l’avais trompé. Il prit rapidement l’argent, me donna un coup dans le tibia, et partit en courant dans une autre ruelle. Sans plus attendre, je pénétrai dans le Red String Club.

Si la ville était un dépotoir, cet endroit était, d’une manière relative, un véritable palace. Le sol était propre, les murs tenaient debout, la clientèle ne semblait pas sur le point de vous égorger dans la minute, et l’éclairage ne donnait pas l’impression d’être dans une impasse à attendre votre dernière heure sans espoir de revoir le soleil. Je marchai directement vers le bar et commandai une bière.


-Dîtes moi, je cherche quelqu’un avec des… compétences particulières.

-Il n’y a que ça dans cette ville. Il faut m’en dire plus.

-J’ai besoin d’un maître dans l’art de la tromperie, des arnaques.

-Allez voir Brandeïs près du piano.

-Merci.

Je pris la bière et me dirigeai dans le coin que le barman m’avait désigné. Bien que mon futur interlocuteur soit assis, je pouvais dire qu’il était légèrement plus grand que moi. Probablement proche du mètre quatre-vingt. Sa stature était cependant assez frêle, ce qui ne le rendait pas très menaçant. Aucun doute qu’il devait posséder des armes. Il pouvait aisément tromper ses assaillants ainsi. Contrairement à la plupart des habitants qui parcouraient les rues, ses habits sobres étaient intacts. Un chapeau posé de travers cachait un de ses yeux.

-Brandeïs. Enchanté de faire votre connaissance. Je m’appelle Matthew.

-Ouais j’sais. Je vous ai vu sur un journal. Vous êtes un gros bonnet.

-En… quelque sorte. Tenez, c’est pour vous, dis-je en tendant la bière.

-Qu’est-ce que je peux faire ?

-J’aimerai vous engager à temps plein pour un travail particulier. Le barman m’a dit que vous étiez doué pour tromper le monde.

-Donovan parle trop. Mais continuez.

-J’ai pour projet de sécuriser un lieu important. Ce doit être une vraie forteresse.

-Je ne fais pas dans les armes.

-Et ce n’est pas pour ça que je viens vous voir. D’autres personnes s’occuperont de l’armement. Je voudrais que vous les aidiez. Que vous détectiez les points faibles, et les emplacements stratégiques où cacher ces armes. Que l’on puisse se défendre aisément, mais qu’elles soient difficiles à détruire.

-Faut que je vois le lieu et les équipements.

-Bien entendu. Vous aurez à vos ordres ces personnes. Vous habiterez tous dans un petit village. Votre salaire vous sera envoyé chaque mois.

-Pour combien de temps ?

-Jusqu’à ce que ce lieu soit complètement sécurisé. Et que vous ayez créer des pièges pour protéger les villageois.

-Combien ?

-Quelques mois, peut-être un peu plus. Cependant, j’aimerai mettre une chose au clair.

-J’le sentais venir.

-Vous et votre future équipe êtes des éléments extérieurs à mes forces. Que vous retourniez à votre vie, ou que vous vous joigniez à nous, ce n’est pas mon problème. Mais si l’existence de ces armes, et leur emplacement, venait à se faire savoir, je vous conseillerai de creuser votre propre trou. Car je vous retrouverai, et je vous écartèlerai.

-Vous mâchez pas vos mots.

-Beaucoup de choses sont en jeu. De nombreuses vies.

-Ouais, si vous le dîtes. J’espère que vous payez bien.

-Vous serrez même nourri et blanchi.

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le Sam 7 Avr 2018 - 20:35
Les mains enfoncées dans ses poches, le mercenaire répétait inlassablement le même chemin depuis le cimetière jusqu’à l’entrepôt des Bloodfist. Le claquement du talon de ses chaussures résonnait sur le bitume d’un trottoir, la fumée de sa cigarette le suivait jusqu’à se dissiper dans les airs alors qu’il longeait le bâtiment de tôle qui composait la planque.

Voilà plus d’une semaine qu’il avait demandé un service à Ward, un des membres du gang qui s’occupait de dénicher les informations en ville, et Kurt espérait qu’il allait avoir ses réponses.

Il n’y avait aucune logique à ce que les Indiens du nouveau monde se retrouvent avec autant d’armes, en plus, il n’y avait pas d’autre monde que celui-ci qui possédait un stock d’armes aussi conséquent. Si lien il y avait, le mercenaire espérait que son gars allait lui trouver les informations. Pour ce qui était de l’enquête, comme à chaque fois qu’il venait à Illusiopolis, il s’en chargerait. Machinalement, il tournait au coin de rue et distinguait la sortie de secours de l’entrepôt, il était arrivé.

- Kurt !? Par réflexe, l’ancien médecin plongeait sa main dans sa veste et s’apprêtait à dégainer son pistolet en se retournant. Il se ravissait bien vite, c’était Ward qui empruntait le même chemin que lui. Bordel, tu tombes bien, il y a un truc important à gérer en ville.
- Un problème…? Stacy ? Il fronçait des sourcils, attrapant sa clope du bout des doigts alors que l’informateur reprenait son souffle.
- Quoi… Non, ce n’est pas ça. Il hochait brièvement de la tête. Il y a plus important. Il se redressait finalement, plongeant sa main à l’intérieur de sa poche pour sortir une carte. Dans le centre-ville, on ne parle que de ça, il y a le roi des illuminés qui vient de se pointer et casser la gueule d’un pauvre con.
- Le roi des illuminés…? Kurt ne comprenait pas, arquant un sourcil avant de jeter et écraser sa cigarette. Ward, t’es sûr que t’es bien ?

Il râlait un instant, s’approchant d’une poubelle et posant son papier sur celle-ci avant de pointer une destination sur le carte.

- Les gars qui ce sont pris un dragon sur la gueule, le Sanctum ! Il claquait des doigts, tentant de se remémorer quelque chose. Le primarque ou une connerie comme ça, il est dans un bar à la con et n’attends plus que nous pour le cueillir !
- C’est ça, Ward. Il s’apprêtait à se retourner pour rentrer dans le bâtiment. On en parlera plus tard.
- Mon gars, c’est pas du pipeau ! Insistait l’informateur. Un gamin m’a balancé l’information pour soixante-dix munnies, il est là pour l’instant et il y en a d’autres qui sont déjà sur le coup ! Il refermait la carte sans prendre le temps de la plier. Si tu bouges ton cul, t’arrive avant les gars et tu le ramènes chez nous. C’est du pain bénit, les illuminés payeront des milliers pour le récupérer !
- ous ne me disiez pas d’y aller tranquillement, par rapport aux opérations en ville. Rigolait Kurt, sortant son paquet. À moins que la consigne saute ?
- T’es con ou tu le fais exprès ! Il attrapait Kurt par le col de sa chemise. Une putain d’occasion en or, il te faut quoi de plus !? Tu peux même le ramener chez les mercenaires. Il relâchait son emprise. Enfin, si t’oublies pas à nous filer une part du magot, on est d’accord ?
- Ok, j’y vais. Répondait le mercenaire en amenant une cigarette à la bouche qu’il allumait. C’est où ?
- Ici. Il pointait pour la deuxième fois la position du bar sur sa carte. Vas-y maintenant, j’préviens les autres et on s’ramène en renfort.
- Vous perdez pas en chemin…

Observant une dernière fois la carte, l’ex-Turk enfonçait les mains dans ses poches avant de quitter la ruelle et prendre le chemin du bar. S’il y avait vraiment un gars de cette pointure en ville et s’il venait de briser des gueules, il ne devait pas être très loin des représailles. Autant arriver au bon moment, histoire de profiter de la situation. Attrapant le mégot entre deux doigts, il balançait celui-ci au sol avant de commencer à courir dans le dédale des rues de la ville.

À bout de souffle, le mercenaire distinguait finalement le néon rouge désignant le bar au bout de la ruelle. Ainsi qu’une tache de sang sur le sol, il devait être sur la bonne piste.

Prenant appui sur un mur, Kurt prenait quelques instants pour respirer avant de fermer les yeux et sonder la zone. La ruelle était encore vide, outre une présence derrière une poubelle et deux ombres plus petites. Surement des chats. Les paupières toujours closes, il étendait le champ de sa détection à l’autre bout de la rue. Deux groupes s’approchaient, apparemment. Il n’avait plus une minute à perdre. Réajustant son costume et vérifiant si son pistolet était chargé, le mercenaire s’avançait et poussait les portes du bar.

Un endroit charmant, l’ancien médecin ne s’attendait pas à ça, c’était presque agréable de découvrir ce genre d’endroit. Les yeux du barman se posaient un moment sur le mercenaire, l’analysant un moment avant de retourner à ses occupations. La main droite dans la poche, Kurt s’avançant lentement en fixant les visages un à un pour finalement trouver sa cible. À côté du piano.

Il reconnaissait le visage, il se souvenait maintenant du papier de journal qui parlait de lui. Il se remémorait aussi de l’avoir vue lors de sa cérémonie d’investiture. Lorsqu’il était encore un Turk et qu’il devait en apprendre un peu plus sur lui. Une question lui frôlait l’esprit, il se demandait comment allait son compagnon de beuverie lors de cette journée. Il s’agissait peut-être de la meilleure façon pour lui d’aborder le gars.

- Les gars… Le mercenaire s’était approché d’eux, conservant une certaine distance de sécurité avant de prendre la parole. Désolé de m’immiscer dans votre discussion que je devine plus qu’enrichissante, mais vous… Il pointait le primarque du doigt. Vous n’allez pas tarder d’être dans la merde, j’irai même jusqu’à dire dans une merde noire.

Il fermait brièvement les yeux, cherchant les présences qu’il avait détectée plus tôt avec sa perception magique. Ils étaient à l’entrée de la ruelle.

- À Illusiopolis, il vaut mieux ne pas traîner à proximité de l’endroit ou vous tabasser des gars, m’sieur la célébrité. Il sortait son paquet, l’ouvrant pour prendre une cigarette. L’information circule rapidement dans les rues et il y a pas mal de personne qui cherche à gagner un peu d’argent en enlevant des personnalités et en exigeant une rançon. Il amenait sa cigarette en bouche, fixant toujours le primarque. Nous allons du chanteur local aux techniciens de la Shinra. Alors, le grand Matthew du Sanctum, vous devez valoir une belle somme d’argent.

Était-ce vraiment utile de parler autant ? Probablement que non. Cependant, l’ex-Turk s’exaltait dans cette situation. D’un geste large, Kurt allumait sa cigarette en prenant soin de montrer à son interlocuteur qu’il avait une arme à feu sur lui.

- Deux méthodes. Il soufflait la fumée par le nez. Vous me suiviez docilement et nous allons rejoindre mes gars pour un petit séjour à nos côtés, ils ne devraient pas tarder. Il reprenait sa cigarette en main. À moins que vous ne cherchiez la méthode brutale. Dans ce cas, nous allons sortir afin d’éviter de briser quoi que ce soit de ce somptueux bar.
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le Dim 8 Avr 2018 - 12:14
-Quel grossier personnage vous faîtes. Et vous ne vous présentez même pas, répondis-je en mouillant d’un simple sort sa cigarette. Je n’aime pas la fumée, je vous prie d’arrêter cette mauvaise habitude, au moins en ma présence.

Le visage de mon ravisseur paraissait épuisé. Épuisé de vivre, de parler. Allait-il me claquer entre les doigts sur le chemin ? Probablement. Sa tenue n’était pas réellement mieux. Son pardessus était sale et lui donnait une allure débraillée.

-Il s’agit de Brown. Un ancien SOLDAT. J’serai prudent si j’étais vous.

-Merci du conseil Brandeïs mais ça va aller. Je m’excuse de couper court à notre entretien. Je tournai la tête vers Donovan. Vous enverrez sa note au Sanctum s’il vous plait. Je me reconcentrais sur mon employé. Allez voir Pentaghast ou Valeri. Dîtes leur pourquoi vous venez, ils vous diront quoi faire. Avant que j’oublie, lorsque vous serez à la station Shinra, j’aimerai que vous donniez un message aux employés. Dîtes leur que je ne pourrai rencontrer leur président. Cette prise d’otage chamboule quelque peu mon agenda.

-O… Ok.

Je me levai de mon siège, serrai la main de l’arnaqueur et me tournait vers ce Brown. Il ne ressemblait pas à un employé que Rufus aurait eu. Du moins, pas quelqu’un d’important. Et vu qu’il revenait faire son petit trafic juste sous le nez du président, j’en concluais qu’il n’était pas bien malin. Ou trop téméraire pour survivre longtemps à ce rythme. Ça expliquait peut-être son visage.

-J’espère que vous avez du thé chez vous. Je lui donnai une tape amicale sur l’épaule. Vous êtes affilié au Centurio ou vous êtes mercenaire free-lance ? Qu’importe ! Dans tous les cas, je dois vous remercier, dis-je dans un sourire. Vous ne pouviez pas mieux tomber. Nous y allons ?

Sans attendre sa réponse, je lui passai devant et me dirigeai vers la sortie du Red String Club. Lorsque je franchis la porte, je vis de nombreuses ombres se mouvoir dans ma direction au loin. De la concurrence ? Ou était-ce ses petits copains ? Je m’appuyais contre le mur et croisais les bras.

-J’espère que vous vous êtes échauffé. Car si ce ne sont pas vos amis, vous allez devoir me protéger si vous tenez toujours à m’enlever, dis-je en mimant des guillemets pour le dernier mot.

La suite des événements promettait d'être très amusante. Savait-il dans quel bourbier il venait de s'enfoncer jusqu'au cou? Certainement pas. Je lui offris un immense sourire alors que les habitants louches d'Illusipolis se rapprochaient inexorablement de notre position. Je ne pouvais pas espérer mieux qu'un mercenaire stupide en ce jour. Ca valait bien tous les Brandeïs du multivers.


Dernière édition par Matthew March le Lun 9 Avr 2018 - 10:25, édité 1 fois

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le Dim 8 Avr 2018 - 19:59
- En effet, ce serait dommage de ramener une aussi belle gueule en mauvais état. Kurt ricanait un instant en dégainant son pistolet. D’ailleurs, il manque un rien pour officialiser votre statut d’otage.

Brièvement, il fermait ses paupières afin de distinguer la distance qui restait entre lui et les charognards. Ils n’allaient pas tarder à leur tomber dessus.

Pourtant ? Il gardait un air satisfait, un large sourire sur son visage, il était barge.

Canalisant la magie jusqu’au bout de son index, il le posait ensuite sur la chemise du primarque et faisait ainsi naître une épaisse couche de glace qui l’enveloppait progressivement. Il retirait finalement son emprise, la glace ayant recouvert la totalité de ses bras et une partie de son torse. Inutile de faire plus, tant qu’il ne parvenait pas à venir lui planter un surin dans les côtes. À la limite, il devrait être capable de lui donner des coups de pied au cul.

- À défaut de menotte ou de corde, on va se contenter d’une prison de glace. Il devrait être à l’abri d’une balle perdue, avec un peu de chance. À couvert, à moins que sa majesté tienne à se mêler aux guerres de gangs.

Le mercenaire fermait une nouvelle fois les yeux, les présences n’étaient plus qu’à une dizaine de mètres. Il en profitait pour analyser la signature magique de son otage, dans le cas où il allait devoir commencer à le courser dans les rues de la ville.

Pour le reste, c’était à lui de rentrer en scène.

Tendant son bras droit, calant le creux de sa main libre à la poignée du pistolet, il se redressait rapidement et changeait de couvert d’un pas lent. Il pressait la détente une première fois, la balle filait à l’autre bout de la rue sans qu’il ne vise réellement, Kurt savait qu’ils étaient là, il ignorait simplement leurs positions exactes. La réponse n’était pas longue à attendre, les détonations illuminaient déjà le fond de la rue en donnant une direction pour la riposte du mercenaire.

Il accélérait le pas, bougeant son bras entre chacun de ses tirs pour changer de cible, trois douilles tombaient aux pieds du Kurt avant qu’il ne plonge dans une roulade afin de se planquer derrière une benne à ordure. Une douleur dans l’épaule le lançait déjà, une balle, elle semblait avoir traverser la chair. Rangeant son pistolet dans son hostler, le mercenaire se redressait en collant son dos contre la benne. Il gardait une pensée pour les membres des Bloodfists, dans l’espoir qu’ils ne se perdent pas en chemin.

Machinalement, il laissait ses bras pendre le long de son corps, emmagasinant ses ressources jusqu’à ce qu’il estime avoir assez de magie dans ses deux bras. Un pas de côté, il se retournait pour faire face à la rue. Il balançait son bras droit dans un swing de bas en haut, invoquant des stalagmites qui recouvrait la surface de la ruelle et embrochant potentiellement quelques malheureux.

Il amenait son autre bras en avant, relâchant aussi la magie qu’il avait accumulée dans une myriade d’éclairs touchant poubelles et vitres dans une détonation assourdissante.

Aussi vite qu’il c’était décalé, il retournait derrière son couvert pour récupérer son arme. Il devait gagner du temps et repousser les autres membres de gang jusqu’à l’arrivée des siens. Kurt avait déjà pris une balle, il n’avait pas envie de continuer à trouer son costume, pas pour un simple rapt. De plus, il devait garder un oeil sur l’autre bourgeois, pas la peine de charger dans la mêlée tel un fanatique. Du moins, pas pour l’instant, pas tant que l’autre restait bien sage dans son coin.
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le Dim 8 Avr 2018 - 21:05
-C’est votre travail de me garder en vie Monsieur Brown, et non le mien, répondis-je en souriant.

Toutefois, je m’exécutais. Je fis quelques pas en avant, et me colla contre une vielle porte qui tenait par miracle. Le petit renfoncement me protégerait de potentielles balles perdues. Alors que mon preneur d’otage partait frimer, je me concentrais sur ma prison de glace. C’était totalement inutile de sa part, puisque j’étais un captif si complaisant. Et le pire, c’était que mes vêtements risquaient d’être fortement endommagés si je ne m’en débarrassais pas. C’était hors de question.

Je fermais les yeux, et j’imaginais la glace perdre un instant de sa solidité, un état proche du liquide sans toutefois l’être. Cette camisole de force quitta progressivement mes épaules, mon dos, mon buste et mes bras pour venir se concentrer sur mes poignets. Les bracelets nouvellement formés se virent connecté par une chaîne de cinquante centimètres. Juste assez pour que je ne sois pas embarrassé par cette entrave pour me déplacer.

Je jetais un œil au combat qui se déroulait dans la rue. Le mercenaire faisait tout un cirque pour pas grand-chose. Je ne tenais pas à tuer les petits voyous qui m’avaient agressé, juste à les effrayer. Lui tenait à tuer la compétition. Et pourtant, il était bien moins direct et précis que moi. Avait-il vraiment été un SOLDAT ? Les critères de recrutements devaient être bien bas. Je pourrai proposer à Rufus de les revoir avec lui lors de notre entrevue.


-Et bien ? Qu’est-ce que vous attendez ? Ce n’était pas supposé être un enlèvement ? Vu d’ici, ça a tout l’air d’un pique-nique avec feu d’artifice. Dépêchez vous d’en finir que nous avancions avec cette histoire.

M’avait-il entendu ? J’avais parlé suffisamment fort pour couvrir le bruit des coups de feu conséquents qui étaient tirés mais avec la chance que j’avais, j’étais tombé sur le seul ex-SOLDAT dont le cerveau ne pouvait gérer plus d’une tâche à la fois.

-Ce n’est pas que je m’ennuie, mais j’ai des choses à faire, des papiers à signer. Vous verriez mon assistante, vous feriez demi-tour. Donc à moins que vous ne bougiez vos fesses, je vais finir par rentrer. Je ne suis pas de la royauté, mais j’ai une vie bien remplie contrairement à vous.

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Le Traître

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le Lun 9 Avr 2018 - 1:41
- Et vous allez partir de quel côté !? Hurlait le mercenaire, jetant son chargeur vide et glissant une main dans sa veste pour récupérer un autre. Dans l’impasse ou au milieu des échanges de tirs ! Il tirait sur la culasse de son pistolet, engageant une balle dans le magasin.

Râlant, il se relevait brièvement, observant l’avancement des autres porte-flingues. Pas de surprise, ils avançaient jusqu’à eux en l’absence de riposte et pas la peine d’utiliser sa détection. Kurt était incapable de se concentrer avec les railleries du primarque.

Probablement la raison pour laquelle il travaillait en solitaire depuis plusieurs mois, le calme.

Debout, il reculait d’un pas et se positionnait pour tirer. Il se décalait et dressait son bras, deux gars changeaient de couverts pour se rapprocher, Kurt pressait la détente à plusieurs reprises. Deux corps tombaient au sol. Ils essuyaient un nouveau tir de couverture qui forçait le mercenaire à se coller à la benne à ordure. Plan de con. Il réitérait l’opération, à la différence qu’il ne touchait personne dans cet échange.

- Bordel… Maugréait-il, passant son bras et tirant au hasard dans l’espoir de gagner du temps. Qu’est-ce que vous branlez. Murmurait-il à lui-même, rechargeant son arme.
- Il est seul, putain ! Une voix s’élevait de l’autre côté de la rue.

Soupirant, le mercenaire plongeait sa main dans sa veste pour en sortir un bâton de dynamite. Inutile de faire dans la finesse. Allumant la mèche, l’ex-Turk se collait contre la benne avant de jeter l’explosif en arrière. Il comptait mentalement jusqu’à cinq, sortant de sa planque à la deuxième seconde, vidant son chargeur pour rejoindre une autre poubelle et plonger quand il arrivait à la fin de son compte à rebours. Le bateau explosait, fragilisant l’un des murs de la ruelle et stoppant les tirs des deux côtés.

Kurt rangeait son arme, concentrant la magie du bout de ses doigts avant d’incanter une boule de feu qu’il concentrait progressivement.

Prenant une inspiration, il se redressait avant de sauter et prendre appui sur une poubelle et s’élancer dans les airs pour relâcher son sort. La lueur des flammes illuminait l’endroit comme en plein jour avant d’éclater et inonder les rues d’une odeur de cochon griller. Roulant au sol, il se planquait derrière un tas de sac poubelle, attendant de longues secondes avant de fermer les paupières une nouvelle fois à la recherche des signatures magiques de autres membres de gang. Ils se retiraient, pour l’instant.

Il se relevait dans un râle, la douleur à l’épaule l’élançait alors qu’il retournait du côté du primarque.  C’était le moment de retourner à la planque, avant que des renforts de Stacy ne puisse rappliquer. Ou des gangs ambitieux suite à la présence de l’autre cul béni. Le mercenaire soupirait en voyant une paire de menottes à la place de la couche de la glace, il avait au moins le mérite d’être imprévisible.

- Impressionnant. Marmonnait-il, passant finalement derrière lui. Comme vous appréciez tant d’ouvrir la marche, allez-y. Il grimaçait en s’étirant. Pas la peine de chercher à rejoindre la station, nous attendrons un peu avant de quitter Illusiopolis. Kurt reprenait son arme en main, laissant son bras le long du corps. En avant, j’vais vous indiquer la route à suivre.
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le Lun 9 Avr 2018 - 10:37
Un simple d’esprit, quelqu’un incapable de penser à des solutions simples ou originales. Lui échapper serait tellement facile. Si je le souhaitais bien entendu. Plus je passais du temps avec cet ex-SOLDAT plus j’en venais à penser qu’il avait survécu uniquement par chance et grâce à ses capacités hors normes. Mais éventuellement, il allait finir par en manquer, et se surestimer.

-Il y a plus d’une manière de s’échapper monsieur Brown. Cependant, comme je vous l’ai dit la situation me convient parfaitement.

Le combat qui avait lieu à quelques mètres de moi prit fin abruptement lorsque la discrétion même causa une énorme explosion. Ne m’avait-il pas reprocher d’en faire trop moi-même et de rester à proximité du lieu d’une rixe ? S’il ne suivait pas ses propres conseils de survie, je me demandais vraiment comment marchait le recrutement de troupes d’élites à la Shinra.

-Vous êtes un peu dur de la feuille vous. A moins que vous ne soyez lent du bulbe. Combien de fois devrais-je vous répéter que je n’ai aucune intention de m’enfuir ? Cette situation m’arrange bien plus que vous.

Je commençais à marcher, suivant à la lettre ses indications. Je m’assurai d’être toujours à un bras d’écart de lui, afin qu’il ne joue pas les cowboy décérébré avec moi. Pas pour l’instant du moins. J’avais hâte de voir ce que mon ravisseur avait prévu, et comment il allait gérer l’inattendue. S’il se rendait compte que ses plans déraillaient totalement, cela va s’en dire.

-Vous ne m’avez pas répondu tout à l’heure, ce qui, je vous le rappelle, est très grossier. Avez-vous du thé dans votre planque ? Ou devrais-je passer le temps en cherchant votre prénom ? Il me semble que vous avez une tête de Kevin. Kevin Brown, répétai-je en ouvrant mes mains devant moi, comme l'explosion de feux d'artifices. Ça sonne bien vous ne trouvez pas ?

Tout en parlant, je continuais de suivre la direction qu’il me donnait. Les rues d’Illusiopolis était bien calme maintenant. Même les rats et les chats ne quittaient pas le confort de leur nid. Il faut dire qu’une explosion avait de quoi réfréner toutes les ardeurs, même de gens habitués à la violence et aux armes à feu.

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le Lun 9 Avr 2018 - 16:18
Levant les yeux au ciel, le mercenaire continuait d’avancer même s’il sentait progressivement la moutarde lui monter au nez. Il n’avait jamais eu la chance, lorsqu’il était encore sur le vaisseau-mère, de perpétrer un enlèvement.

Peut-être que, s’il avait eu cette chance, il aurait pensé à prendre de quoi l’empêcher de parler.

- Kevin Brown… Répondait-il, passablement ennuyé. Ma pauvre mère se retournerait dans sa tombe à vous écouter parler ainsi, on dirait presque que mon prénom est une insulte. Elle qui devait tant l’apprécier pour me le donner.

Au point où il en était, autant le satisfaire dans son orgueil. À moins que ce soit sa façon de gérer la situation, utiliser l’insolence et l’humour pour gérer le stress. Peut-être qu’il n’avait pas les pieds sur terre. Il restait tout de même le dirigeant d’une bande d’illuminés croyant en une déesse qu’ils n’ont jamais croisée. Au moins, les habitants d’Atlantica avaient le luxe de prouver que Triton était réel, contrairement à l’autre greluche.

Usant de sa concentration, il analysait rapidement les alentours, il n’y avait pas de groupe d’individus autour d’eux. Qu’est-ce que branlaient les autres gars du gang !?

- Niveau grossièreté, j’ai envie de croire que vous détenez le monopole. Disait-il, un léger sourire aux lèvres. À entendre tout ce vous dites. D’ailleurs, c’est quoi votre monde d’origine ? À en croire vos expressions, j’ai du mal à croire que vous soyez parvenu jusqu’à la découverte de la morphine.

Est-ce que Kurt voulait rentrer dans le jeu de son otage ? Pas tellement. Ou plutôt, ça avait le mérite d’occuper le temps de l’entendre parler. Même si sa patience était mise à rude épreuve, cette expérience était moins pénible que d’avoir à le poser sur son épaule pour le traîner jusqu’à l’entrepôt.

- Il n’y a pas de thé, ici. Répondait-il, finalement. Il doit y en avoir à votre prochaine destination. Rien d’aussi exquis que ce que peut se permettre le Sanctum, ce n’est pas tellement le genre de la maison. D’un coup d’oeil, il vérifiait s’il y avait la sécurité sur son arme. Comment va Fabrizio ? Il sort avec Aubrey où il n’a pas encore tenté sa chance… Un beau brin de fille, celle-là.

Mêlons l’utile à l’agréable, même s’il y a de forte chance à ce qu’il ne partage plus un verre avec Valeri ou une danse avec son amie. Dommage.
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le Lun 9 Avr 2018 - 17:52
-Je suis désolé que vous preniez votre prénom pour une insulte. En effet, votre mère doit être effaré par votre réaction. J’en viendrai presque à sympathiser pour vous.

Je jetai un œil derrière moi. Les épaules de mon ravisseur était détendu, sur qui impliquait une relative sécurité. Toutefois, ses yeux fouillaient chaque recoin. Son plan déraillait-il déjà ? C’était quelque peu triste de voir si peu d’investissement pour un enlèvement. Et un peu vexant. Après tout, il pensait que j’étais quelqu’un d’important, il aurait pu se donner les moyens de faire un beau plan bien huilé. Peut-être en attendais-je trop de lui.

-Vous ne vous êtes pas renseigné un tant soit peu sur moi donc. C’est vraiment dommage. Dans l’art du ravissement, vous avez des progrès à faire. Je pourrai vous aider à améliorer votre… entreprise. Pas que cela importe vous me direz.

Si je fus déçu lorsqu’il m’annonça n’y avoir aucun thé ici, aucun breuvage digne de ce nom qui aurait adouci mon attente qui promettait d’être longue, surtout s’il n’avait pas prévu notre fuite, je fus davantage surpris d’apprendre qu’il connaissait Fabrizio. Le jeune homme semblait brave et honnête, il s’était sacrifié lors de l’attaque après tout, j’avais pu constater les dégâts sur son dos. Il me faudrait peut-être revoir mon jugement si j’apprenais qu’il avait des amis comme mercenaire. Cependant, quoi qu’il puisse en être, je n’avais de doute sur son allégeance.

-Si vous voulez savoir comment va Sire Valeri, ne vous inquiétez pas, vous aurez prochainement de ses nouvelles. Après tout, il est un des défenseurs du peuple, nul doute qu’il sera présent partout où vous sévirez.

Qu’il connaisse un membre important du Sanctum, ça allait de soit. Les noms de Cassandra et Fabrizio se propageaient au fur et à mesure de leurs faits d’arme. Le fait qu’ils dirigeaient maintenant les corps armés n’allait pas les aider dans une potentielle quête d’anonymat. Mais que Brown connaisse le nom de mademoiselle Lockhart, une templière parmi ses collègues… C’était plus inquiétant. Il était venu sur nos terres, il avait discuté avec eux. Ma meilleure supposition restait durant mon ascension. Beaucoup de monde lui aurait permis de se cacher. L’autre hypothèse aurait été qu’il y avait un traite au sein du culte. Mais puisqu’il ignorait que je venais de la Contrée, il y avait peu de chance que ce soit véridique. D'autant plus avec la sécurité Swain. Personne au sein du culte ne voudrait connaître un sort similaire.

-Je me dois de vous rejoindre sur ce point. Mademoiselle Lockhart est en effet charmante. Néanmoins, si vous souhaitez des ragots, ne comptez pas sur moi. Je laisse les gens vivre leur vie. Je haussai les épaules. La seule manière pour moi de vous confirmer le statut de mademoiselle Lockhart serait que je lui demande de sortir avec moi. Toute plaisante que soit l’idée, ce n’est pas dans mes projets immédiats de chercher une compagne, surtout au sein du culte. Je vérifiais qu’il n’y avait rien sur le chemin pour me faire trébucher puis me retournai en continuant de marcher. Vous devez au moins savoir ça. Entre la reconstruction de la ville, la formation de nos troupes, la préparation à la guerre. Ce genre de petites choses. Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour trouver l’amour.

Je me tournais de nouveau et manquai de marcher sur la queue d’un chat qui partit à toute vitesse vers des poubelles. Un bruit métallique perça le silence temporaire de la ruelle, et s’éleva dans les airs. Notre marche durait depuis un certain temps maintenant. Savait-il où nous devions aller ? Ou me faisait-il marcher jusqu’à avoir trouver un plan.

-Dîtes moi monsieur Brown, qu’est-ce qui vous a poussé dans la voie du mercenariat ? Que vous recherchiez l’argent ou la violence, il y a bien d’autres carrières qui s’offraient à vous. Des carrières qui vous auraient permis de vivre longtemps, et d’avoir peut-être la chance de trouver quelqu’un comme mademoiselle Lockhart.

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le Mar 10 Avr 2018 - 9:43
- Il y a déjà une Aubrey dans ma vie. Répondait Kurt, sereinement, profitant de l’agitation de l’animal pour sonder les alentours. De plus, il ne me semble jamais avoir fait mention d’être un mercenaire. Dans ce monde, il n’y a pas plus honnête homme d’affaires que moi. Dans le cas où nous ignorons Rufus Shinra, peu peuvent se prétendre à sa hauteur.

Deux présences s’approchaient, rapide, elles devraient être là dans moins d’une minute à en croire la distance à parcourir. D’un geste, le mercenaire enlevait le cran de sureté avant de fixer le lieu par lequel devait débouler les invitées surprises.

- Pour un homme qui laisse aux gens le luxe de vivre leur vie, vous me semblez particulièrement investi dans la correction des racailles. Il ne quittait pas la rue des yeux, continuant à parler, faisant ralentir le rythme. N’est-ce pas paradoxal ? À moins que seules les personnes ayant grâce à vos yeux méritent leur liberté. Il lançait une dernière détection, il devrait apparaître sous peu. Une question intéressante, si vous voulez mon avis.

Il ne doutait pas un instant que son avis lui importait peu. En attendant, il levait bras et s’apprêtait à tirer quand il reconnaissait la silhouette imposante de Ruth. Suivi par Leto, dans le cas où sa vue ne lui faisait pas défaut. Depuis le temps qu’il attendait les gars de son gang, il avait du mal à y croire. Rangeant son arme, il faisait signe aux deux hommes de main de s’approcher de l’otage.

- Qu’est-ce que vous foutiez !? Était la première question qui franchissait les lèvres de Kurt.
- T’es un marrant. Rétorquait Ruth. Tu t’casses du bar avec la cible et on doit t’chercher dans la moitié de la ville.
- Oh, il valait mieux rester à l’endroit le plus évident pour que les autres nous tombent dessus ?
- Ou nous attendre. Le grecque avait pris la parole, retirant ensuite son sac à dos. Avoir la gâchette facile, ce n’est jamais bon.
- Merci pour tes leçons de morale, très utile. Il tournait brièvement le regard pour fixer Matthew. Vous avez ce qu’il faut, j’espère.

Leto hochait la tête par l’affirmatif, sortant une corde ainsi qu’un sac en toile qu’il tendait au mercenaire. Ils allaient pouvoir prendre la direction de l’entrepôt, Kurt finissait par croire que cette ballade allait durer éternellement.

- Monsieur le primarque, il est temps de rejoindre vos nouveaux appartements. Il souriait un bref instant, commençant à nouer la corde autour de l’otage.Vous avez été très coopératif, je vous l’accorde, mais mes associés ont une préférence à ce que vous soyez attaché. Une fois le travail terminé, il se relevait, prenant le sac en toile dans les mains. Pas besoin de me faire de leçon, ce dernier accessoire a pour unique intérêt à ce que vous ne puissiez pas nous rendre visite dans un futur proche.

D’un geste vif, il enfilait le sac sur la tête de Matthew avant de donner un ordre silencieux aux deux hommes de main pour qu’ils avancent. Il allait se charger de guider le primarque, du moins, jusqu’à l’entrepôt. Posant sa main sur l’épaule, ils allaient pouvoir avancer.

- Pas d’inquiétude, nous serons bientôt arrivés et je vous promets une somptueuse chaise en bois ainsi qu’une pièce rien qu’à vous pour la durer de votre séjour. Qui, espérons-le, ne sera pas trop long.
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le Mar 10 Avr 2018 - 10:27
-Je ne savais pas que vous tentiez une carrière dans la comédie. C’est bon à savoir, ricanai-je. Que vous soyez du Centurio ou non ne change rien. Vous êtes un mercenaire, une vraie goule. Vous vous nourrissez du malheur des autres pour vous enrichir. Je me désignais. Quand vous ne le provoquez pas au préalable cela va s’en dire.

Mon ravisseur était en alerte. Quelqu’un devait s’approcher. La vie d’hors-la-loi était bien stressante. Enfin, c’est ce que je pouvais en déduire en le regardant. Et il n’était pas un modèle de conduite, même parmi les corrompus. On pouvait dire ce qu’on voulait de Death ou Genesis, eux au moins savaient se tenir. Ils ne tremblaient pas des genoux dans une allée en sursautant au moindre bruit. Enfin, j’imaginais que la rançon de la gloire était d’attirer tous les déchets, autant du haut que du bas de la pile.

-Si je ne corrige pas les racailles comme vous les appelez, qui le fera ? La Coalition ? Elle les embauche. Le Consulat ? Ils travaillent avec eux. Le Centurio ? Il a un grand pourcentage de ses racailles comme membres. Si ce n’est la quasi-exclusivité. Je lui souris de toutes mes dents. Vous me jugez bien sévèrement sans me connaître. N’ai-je pas tendu la main à vos compagnons de nombreuses fois ? Y compris ce soir d’ailleurs. Si vous continuez sur votre perfide chemin, vous ne pouvez me blâmer pour les actions que j’entreprends. Je réagis en conséquence.

Des ombres sortirent deux silhouettes. Comme aucun coup de feu ne retentit de part et d’autres, je supposais qu’ils étaient amicaux. Au moins envers le gus qui me servait de compagnon de route. Leur conversation se révéla… riche en informations. Comme je le pensais, il s’agissait d’amateurs qui étaient complètement largués par la situation. Ça avait quelque chose de triste.

-Vous pouvez m’appeler Matthew. Après tout, nous allons passer un très long moment ensemble. Plus que ce que vous pensez, répondis-je en lui rendant son sourire. Faîtes ce que vous avez à faire. Tant que vous n’oubliez pas ma tasse de thé, tout me convient, continuai-je en me débarrassant des menottes de glace. Pourquoi voudrai-je vous rendre visite ? Nous allons habiter ensemble un sacré bout de temps. Je ne compte pas partir prochainement.

Je me laissais guider, maintenant complètement aveugle à ce qui m’entourait. Enfin presque. Si monsieur Brown m’avait privé de la vue, lui nageait dans une obscurité absolue, sans idée d’où ses prochains pas le conduirait. J’espérais pouvoir voir son visage lorsqu’il comprendrait finalement, il fallait l’espérer, dans quel bourbier il s’était mis.

-Je pense que votre troupe de comiques et vous auriez plus de succès si vous montiez un spectacle. Vous auriez aussi de meilleurs revenus. Pensez-y lorsque vous attendrez la fin de cette prise d’otage. Ca vous permettra également d'éviter d'être chauve avant l'heure. Sérieusement, pensez-y. Le stress est mauvais pour l'organisme.

Le trajet fut long et fastidieux, surtout pour cette randonnée improvisée en mocassins. J’essayais, pour me distraire, d’imaginer les réactions de mes proches s’ils étaient à ma place. Cassandra leur aurait sûrement cassé les doigts un par un, au nom d’Etro, jurant qu’aucun d’entre eux ne poserait leurs mains sales sur elle. Fabrizio… Il aurait probablement tenté quelque chose de spectaculaire qui lui aurait valu de nouveaux des semaines d’hospitalisation. Quant à Cissneï… Nul doute qu’ils auraient fini par implorer sa clémence et son pardon. Fort heureusement pour moi, je n’allais pas découvrir ce qu’il en était. Ou leur réaction face à ma conduite docile. Il y a fort à parier que personne ne la comprendrait non plus. Peut-être devrais-je prendre un traducteur, comme ce prometteur aspirant dont Cassie avait fait l’éloge ?

J’aurai tout le temps d’y penser plus tard. Quelques minutes de plus, et l’un des trois clown me força à m’asseoir sur une chaise en bois particulièrement inconfortable. Je sentis la corde se détendre, et la cagoule m’être retiré. Devant moi se tenait toujours monsieur Brown. Il devait être fier de son coup. Pauvre bougre. Si seulement il réfléchissait deux secondes avant d’agir. Nous nous tenions au centre d'une pièce mal éclairée. Je ne voyais aucune fenêtres ou porte, de là où je me tenais. Je croisais ma jambe droite sur mon autre jambe, et posais mes mains également croisé sur mon genou.


-Ne soyez pas trop long. J’attends ma tasse de thé depuis un moment maintenant. Je fis une pause, pensant un instant à ma situation. Je commence à avoir un creux d'ailleurs. Ce serait bien aimable à Bonnie et Clyde ici présent d'aller chercher de quoi manger. J'ai envie de pâtes bolognaises. Avec bien entendu du gruyère et de la sauce pimentée. Qu'est-ce que vous prendrez monsieur Brown?

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le Mar 10 Avr 2018 - 20:10
- Vous m’en voyez désolé, Matthew. Il se retournait, invitant Ruth et Leto à le suivre et à se diriger vers la porte. Ici, ce n’est pas la vie de château. D’ailleurs, vous êtes plus du côté des paysans, il faut être méritant pour obtenir son repas et non claquer des doigts.

Rejoignant le porte, il se décalait suffisamment pour que le primarque ne le remarque pas tout en gardant un oeil sur lui. Ensuite, il chuchotait à l’intention de Leto la suite des opérations.

- Prendre ça… Kurt joignait ses deux mains, concentrant sa magie afin de créer une statuette de glace à l’effigie d’une danseuse de saloon. Tu retrouves Ward et la suite est simple. Avec le bordel que nous avons créé, il vaut mieux évacuer le gars loin d’ici. Qu’il parte directement pour port royal et demande à voir Lenore dans le fort au sommet de l’île. Il lui donne ça et qu’il raconte ce que nous avons à lui offrir. Il regardait un instant le primarque par-dessus son épaule. Qu’elle vienne avec son vaisseau pour l’escorter, elle aura assez de jugeote pour comprendre.
- T’es sûr du plan ? Demandait Leto.
- Pour une fois dans ta vie, fait moi confiance. Il se retournait, attrapant une chaise pour se diriger vers Matthew. Qu’il fasse attention à ce que ça ne fonde pas, il se démerde comme il veut.

Trainant la chaise avant de l’installer devant Matthew, le dossier de la chaise face à lui, pour finalement s’asseoir et croiser ses bras au sommet de celui-ci. Il laissait un léger sourire se dessiner sur son visage avant de reprendre.

- Malheureusement, nous sommes en zone de transition. Le mercenaire attrapait son briquet, jouant avec durant un instant. Nous sommes bons pour passer un moment ensemble, le temps que votre vaisseau soit affrété. Il se résignait à prendre une cigarette, après tout, il lui devait bien ça. Le choix vous appartient. Ou nous attendons sagement qu’arrive le moment de partir, à moins que vous désiriez discuté ou même jouer aux cartes.

Le mercenaire se redressait sur sa chaise, faisant craquer son dos, il devrait peut-être s’occuper de sa blessure à l’épaule. La douleur était silencieuse, ça pouvait attendre encore un peu.

- Oui ! Pour le thé. Il se massait la nuque un instant avant de reprendre. Il n’y en a pas, ici. Les racailles que nous sommes préférons boire de la bière et occasionnellement de l’eau. Histoire d’oublier notre piètre situation. Il haussait brièvement les épaules. Il doit bien y avoir des saucisses apéritives, pour caler votre appétit. C’est loin d’être luxueux, ici, mes remerciements à la Shinra.

Il était presque pitoyable à jouer cette carte, comme s’il n’avait jamais été réellement touché par la misère de ce monde. Même depuis son départ du vaisseau-mère, il n’avait pas touché le fond des ruelles d’Illusiopolis.

Certes, il y avait une nette différence entre sa vie de Turk et celle de mercenaire. Ça n’allait pas durer éternellement.

En attendant, il se demandait combien le Centurio allait pouvoir tirer de cet homme. D’après les dires, les religieux ont souvent plus que ce qu’il montrait, toujours à demander de l’argent pour leurs églises et autres idioties. À l’image d’un contrat, les négociants pour la tête de Matthew devaient avoir la possibilité d’exiger ce qui leur passait par la tête. Pourquoi pas cet étrange vaisseau capable d’abattre un dragon ? Quelle est la réelle valeur de cet homme, c’était la question qui intéressait tout le monde. Plutôt, qui intéressait le mercenaire à cet instant.
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le Mar 10 Avr 2018 - 20:50
-Des paysans… Oui je le suis en effet, murmurai-je alors qu’il s’éloignait.

Alors qu’ils complotaient comme trois gamins tentant de voler le chocolat dans le placard, j’observais les alentours, tentant de trouver quelque chose pour me distraire. N’importe quoi. Malheureusement, le mauvais éclairage de la pièce dans laquelle nous étions, et l’absence de lumière provenant de l’extérieur ne me révélait rien que je n’avais déjà vu. Dommage, j’aurai bien aimé pouvoir lire un peu pour passer le temps.

-Pourquoi choisir ? Vous savez déjà que j’attendrai sagement. Et rien n’empêche de parler tout en jouant aux cartes. Mon sourire ne quittait pas mes lèvres décidément, ça en devenait presque douloureux. Quant au thé… N’étiez-vous pas un homme d’affaire honnête ? Quel honnête homme ne possède pas de thé, en tout lieu et toute circonstance ? Vous permettez ?

Lentement, j’approchai mon bras de ma veste. Je tirai délicatement le pan de mon autre main. Puis je fouillais quelques instants ma poche intérieure. J’en retirai un petit sachet de thé que je lui lançai ensuite, lui demandant d’en préparer pour notre partie de cartes. J’acceptai également bien volontiers les saucisses qu’il proposait. Cela valait mieux qu’attendre une éternité ici avec l’estomac dans les talons.

-C’est également loin de ce que vous pourriez trouver. Certains n’ont pas la chance d’avoir un toit, de l’eau potable ou de quoi manger. D’autres, malgré le fait qu’ils possèdent les trois, sont opprimés. Vous êtes libre et ne manquez de rien d’essentiel. Je fis rouler mes épaules en l’attendant. A quoi voulez vous jouer ? La bataille, le poker, autre chose ? Une variante d’un jeu connu ? Je fis craquer mes doigts. De quoi voulez vous parler ? Personnellement, je suis intéressé par vous monsieur Brown. Vous m’avez dit avoir une mademoiselle Lockhart dans votre vie. J’en suis heureux pour vous même si je doute qu’elle apprécie votre intérêt à d’autres femmes. Comment est-elle ? Comment s’appelle-t-elle ?

J’attendis patiemment ses réponses, mon thé et le jeu de cartes. Il y avait de grandes chances que je perde face à cet honnête homme d’affaire, mais ce n’était pas très important. Le but était de passer le temps. Et puis je doutais qu’il ait le moindre soupçon du véritable jeu auquel il jouait. Dans cette partie d’échec, il ne cessait d’être mat.

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le Mer 11 Avr 2018 - 1:48
- Voyons, nous ne sommes pas encore suffisamment proches pour commencer à parler de notre intimité. Il levait brièvement les yeux au plafond. Le sujet n’est pas très intéressant, par ailleurs.

Kurt se retournait, appelant Ruth afin qu’il s’approche pour ensuite lui demander d’amener une table pliante ainsi que nécessaire pour le thé et cet apéritif improvisé. Outre le regard interrogateur, il se retournait en soupirant pour rejoindre la porte.

- Prends aussi un paquet de cartes, merci. Il portait de nouveau son attention au primarque, les traits fatigués. Comme vous semblez si certain que je sois un mercenaire, imaginons à quoi puisse ressembler une vie de couple pour pareille goule. Il soufflait un bref instant. Une maison ? Des enfants ? La fête du voisinage chaque mois ? C’est difficile à croire. Les mercenaires sont trop occupés à sucer la moelle de la misère humaine, il est vrai qu’ils n’agissent que par égoïsme.

Le mercenaire se relevait un instant, tournant la chaise afin de pouvoir s’asseoir correctement tout en observant un bref instant le sachet de thé. Il avait vraiment une réserve dans sa veste ? Il n’ignorait pas l’addiction de la caféine, il ne soupçonnait simplement pas que cela se porte aussi à la théine. Il ressemblait presque à un drogué qui planquait sa came dans la doublure de sa veste.

- Une vie de voyage, constamment sur les routes pour nourrir nos sombres intérêts. Il hochait la tête, de gauche à droite. Ce n’est pas vraiment une vie de couple. Il souriait à nouveau. À moins que deux mercenaires se retrouvent à travailler ensemble, on dirait presque une histoire  shakespearienne. Il bougeait légèrement la tête, entendant la porte s’ouvrir derrière lui. Heureusement pour moi, cette ville m’a accueilli et le souci d’une vie rangée ne m’incombe pas encore.

Ruth et son imposante carrure arrivaient sous le faisceau de la lampe pour ouvrir la table et l’installer entre l’otage et le ravisseur. Il déposait ensuite un réchaud ainsi qu’une bouilloire et deux tasses. En dernier, il sortait une boîte de conserve de sa poche et le paquet qu’il abandonnait devant les deux hommes. D’un geste de la tête, le mercenaire le remerciait alors qu’il retournait dans son coin, faisant grise mine.

- Pour la dernière fois, vous n’êtes plus dans votre château et vous pouvez rêver à ce que je fasse le service. Il lançait, à son tour, le sachet de thé à Matthew. Toujours à se faire servir, on croirait presque voir Rufus Shinra dans son bureau. Appelant sans cesse sa secrétaire pour son café. Il n’y a aucun doute que vous soyez capable de faire chauffer de l’eau, alors, débrouillez-vous. Pour une fois.

L’ex-Turk fixait la bouilloire un instant, tournant son poignet en levant son majeur et son index. Un sort simple, de quoi remplir le contenant d’eau pour qu’il puisse s’amuser. Il attrapait ensuite le paquet de cartes qu’il ouvrait pour ensuite séparer les jokers du jeu. Mélangeant les cartes et déposant le paquet au milieu de la table, un sourire se dessinant sur son visage.

- Il n’y a rien de plus chiant qu’une bataille, ne parlons même pas d’un poker sans mise. Il passait sa main dans ses cheveux. Le gin, c’est une variante de rami pour deux joueurs. Dix cartes, il suffit de vider sa main en proposant des combinaisons pour s’en débarrasser. Par exemple, un brelan ou un carré. Ce n’est pas très difficile à prendre en main et ça a le luxe de passer le temps.

Kurt reprenait le paquet en main, n’attendant que la confirmation pour distribuer les cartes. À moins que son hôte veuille jouer à d’autres jeux. Il n’allait jamais autant regretter d’attendre Lenore.
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le Mer 11 Avr 2018 - 12:06
-Pas assez proche ? Je me demande ce qu’il vous manque pour ça. Quant aux relations humaines, c’est toujours intéressants. Après je peux comprendre si vous vous êtes pris un rateau. Vous devez garder l’image d’un homme fort et indestructible. Je compatis. Je me tus le temps de l’échange entre mes ravisseurs. En quoi est-ce difficile à croire ? Les égoïstes prennent ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. Donc tout est possible. Est-ce agréable à vivre ? Ça, c’est une toute autre question. Je lui fis un clin d’oeil. Mon erreur, c’est vrai. Vous êtes un homme d’affaire honnête après tout. Si j’étais mesquin, je pourrai vous dire que ce n’est qu’une périphrase pompeuse et quelque peu mensongère pour décrire un mercenaire. Mais je ne le suis pas.

Lorsque le clown numéro deux revint avec la table, et le nécessaire pour boire mon thé, je ne me fis pas prier et me mis immédiatement à sa confection. N’avait-il pas voulu faire le thé parce qu’il n’en avait jamais fait, aussi simple que ce soit, ou parce qu’il pensait avoir l’ascendant, et devoir le prouver encore et toujours ? Qu’importe la raison, je plaignais sa pauvre mère. L’apprentissage de la politesse devait avoir été difficile avec cette tête brûlée.

-Il ne s’agit pas de faire le service, mais de convenance. Vous êtes l’hôte, et je suis votre invité, dis-je en versant l’eau chaude dans les deux tasses. Aussi simple que cela. Vous devriez remédier à cette lacune avant d’avoir un enfant, ou je n’imagine même pas les problèmes qu’il pourra vous causer. Je reposai la bouilloire sur le réchaud et commençai à tremper mon sachet. Je n’ai jamais joué au gin. C’est toujours plaisant d’apprendre quelque chose. Distribuez je vous prie.

Mon ravisseur commença à distribuer les cartes. Je finis par en avoir dix dans la main. Il déposa ensuite le reste face caché, mais retourna la première du paquet, et la déposa à côté. Il m’avait dit de faire des combinaisons. En regardant mon jeu, je ne vis qu’une paire de trois, cœur et trèfle.

-Et maintenant ? Je dépose mes cartes devant moi ? J’attendis les consignes avant de continuer. Quel est la suite de votre plan ? Vers quelle destination exotique, quelle prison magnifique, comptez-vous m’envoyer ? Personnellement, je vous conseillerai le Nouveau Monde. La forêt est une excellente cachette, et il n’y a pas grand monde pour vous chercher là-bas. Dans le cas où vous tomberiez sur des Indiens, ils ne parlent pas la langue. C’est parfait pour vous.

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le Ven 13 Avr 2018 - 13:41
- Personne dans l’univers n’est indestructible, Matthew. Répondait-il simplement, rangeant les cartes dans sa main. La force, l’arrogance et les apparences cachent toujours une faiblesse qui n’attends que d’être exploité. Il relevait le regard, fixant le primarque. Il suffit d’annoncer sa combinaison et de l’étaler sur la table, le premier dont la main est vide est le gagnant. Si vous n’avez rien à annoncer, vous piochez une nouvelle carte.

Le mercenaire observait ses cartes, il n’avait qu’une suite de couleurs allant du sept au neuf. En rouge. Ainsi qu’une dame de la même couleur. Autant jouer la chance pour le coup. Il attendait que son adversaire joue son tour avant de piocher une carte et rajouter un as de pique à sa main.

- Quelle est votre portée de la convenance ? Questionnait-il, rangeant sa nouvelle carte au bout de son jeu. Ce que vous enseignent vos parents, le mode de vie de votre monde ou encore ce que la vie ne vous à jamais offert. Il relevait la tête, déposant ses cartes sans pour autant les divulguer. Quand la cité du crépuscule à été envahie par la coalition, était-il de convenance d’offrir le thé aux habitants, ou simplement d’abattre les résistants afin de ranger tout le monde dans les rangs. Il haussait rapidement les épaules. Les convenances sont des règles que l’on s’impose à soi-même dans l’unique espoir de bien apparaître devant les autres. Ici ? Ce n’est pas mon attention de bien paraître devant vous, comme la coalition lors de l’attaque sur votre château.

Il aurait pu ajouter la mention comme quoi la sympathie envers lui n’apporterait rien, ce qui n’était pas faux. Seulement, c’était inutile, il pouvait le deviner. Une fois l’histoire conclu, ils ne se reverront probablement jamais. Cette idée faisait presque sourire Kurt, il n’allait lui falloir que quelques heures à attendre pour cette libération.

S’il avait été au courant de cet aspect du primarque, il aurait réfléchi plus longtemps avant de partir l’enlever.

- Au nez et à la barbe de mon ancien patron, il n’y a pas meilleur endroit pour me cacher. Il reprenait ses cartes en main. Le Centurio devrait débourser pas mal pour vous avoir chez eux. Il fixait un instant Matthew. Ensuite ? Voyage dans les caraïbes, emprisonnement dans un fort et défilé de mercenaire. Un endroit charmant en cette période de l’année. Il baissait de nouveau son regard sur son jeu. Ils doivent avoir du thé, c’est déjà une petite victoire pour vous, j’imagine.
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le Ven 13 Avr 2018 - 17:14
-Si la convenance était respectée par tous, il n’y aurait plus lieu d’être de ces meurtres, ces enlèvements, ces guerres, répondis-je en posant ma paire. Ou des attaques sur les châteaux. C'est certainement triste que la morale se soit vue pervertie par la société.

Je piochais lorsque ce fut de nouveau mon tour. J’avais pratiquement une quinte royale. Il ne me manquait que le dix. Je réarrangeai mes cartes en l’écoutant. J’en avais neuf en main, si j’arrivais à poser cette suite, il ne m’en resterait plus que cinq. J’avais peut-être une chance de gagner ma première partie de gin.

-N’en soyez pas si sûr. Tôt ou tard, vos agissements parviendront aux oreilles de Rufus. En étant juste sous son nez, vous êtes aussi à portée de main. Et je doute qu’il vous accueille les bras ouverts. Mais il pourrait nous surprendre tous les deux. Après tout, même si vous ne réfléchissez pas beaucoup à la situation dans laquelle vous vous embarquez, vous avez des capacités qu’il aurait sûrement avec joie d’utiliser malgré votre… retraite. Je lui souris alors qu’il piochait de nouveau, et j’en fis de même. Si vos camarades sont intelligents, ils ne débourseront rien pour moi. Et… je suis déjà gagnant, quelque soit l’issue que prendront les événements.

J’avais pioché un cinq. Je pouvais poser une paire mais était-ce le bon mouvement ? Un brelan me serait bien plus profitable. J’allais attendre un peu, garder des atouts dans ma manche.

-Cependant, vous avez raison. Du thé serait un plus. Je mis ma main devant la bouche et baillai. Excusez moi. Ça a été une longue journée. Pourrai-je savoir pourquoi vous avez quitter la Shinra ? Vous deviez avoir un bon travail, un salaire fixe et probablement généreux. Un meilleur cadre de vie que celui-ci, continuai-je en désignant mon lieu de captivité. La Shinra vous offrait une certaine stabilité qui vous aurait permis de fonder une famille sans crainte.


Dernière édition par Matthew March le Sam 14 Avr 2018 - 16:46, édité 1 fois

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le Sam 14 Avr 2018 - 0:02
Le mercenaire oubliait l’espace d’un instant le primarque en fixant la carte qu’il venait de piocher, un deux de pique. Il n’attendait pas plus longtemps, il prenait l’as dans sa main pour déposer sa paire sur la table. As et deux de pique. Dix cartes en main, il revenait au point zéro.

- Oh, si le Centurio n’est pas intéressé, il me suffit de vous proposer à d’autres. Quittant son jeu des yeux, il adressait un sourire à Matthew. Les artistes, ou à la Lumière dans le pire des cas. Il y a bien quelqu’un qui voudra payer pour vous avoir à ses côtés.

Le trois de trèfle et de coeur était sur la table, il avait celui de coeur en main. Il avait aussi un six de carreau, la possibilité de poser deux brelans d’un coup. Il attendait que son adversaire jouet pour reprendre une nouvelle carte. Une dame noire.

Mimant de réfléchir, l’ex-Turk gagnait du temps pour répondre à la dernière question.

- Un désaccord entre Rufus et moi, m’obligeant à prendre le premier vaisseau pour m’écarter le plus loin possible du vaisseau-mère. Il se redressait sur sa chaise, s’appuyant contre le dossier. Il m’a ordonné d’abattre quelqu’un, j’ai refusé, il m’a fait comprendre qu’il n’était pas content et me voici dans la crasse d’Illusiopolis. Il avait bien envie d’une cigarette. Fin de l’histoire.

À savoir, ce n’était pas tellement éloigné de la vérité que ça. Il ne tenait pas particulièrement à partager qu’il était un tueur d’enfants sans âme, il risquait de repartir au quart de tour. Il semblait fatigué, avec ça, il était moins désagréable. Il y avait au moins l’avantage à ce que l’atmosphère soit détendue. En apparence.

- Vous savez, on s’habitue très rapidement au vaisseau-mère. Le grand manitou, il sait comment s’occuper de ses employés. Un bref moment de nostalgie. Il suffit d’être un peu doué, capable de tenir une arme et de ne pas échouer la moindre mission et les portes du paradis s’ouvrent à vous. Une douche chaude, c’est ce qui lui manquait le plus. Il est plus café que thé, sa secrétaire fait le meilleur arabica que je n’ai jamais goûté. Si l’occasion se présente, laissez-vous tenter.

Il observait un bref instant la tasse, le thé n’avait jamais été sa grande passion.

- À quoi ressemble le Sanctum ? Finissait-il par demander. Votre monde est charmant. Très rustiques, sauf que je n’ai jamais vraiment compris votre obsession pour vos dieux. Ça correspond à quoi ?
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le Sam 14 Avr 2018 - 17:00
Je tirai une nouvelle carte. Un nouveau cinq. Cependant, je décidai de ne pas poser tout de suite mon brelan. Avec un peu de chance, il allait tirer lui-même un cinq, et espérer pouvoir déposer au moins une paire. Ce qui lui serait impossible. Cependant, j’avais maintenant onze cartes en main. Il allait falloir que j’en pose assez vite. Si dame chance était avec moi, je pourrai déposer ma quinte royale.

-Je ne doute pas que le Consulat paiera pour m’avoir. Genesis adorerait se faire passer pour mon sauveur, j’en suis sûr. Mais quel que soit l’acheteur, ils paieront pour rien. Je le regardai prendre une carte. Vous en allez aussi loin que possible c’est rester dans le jardin de Rufus ? Néanmoins… il y a de l’espoir pour vous. Vous avez encore quelques principes, une certaine décence humaine. Vous pourriez vous sortir du bourbier dans lequel vous êtes fourré.

Je l’observais attentivement lorsqu’il me parla de son expérience sur le Vaisseau-mère. Son visage semblait se détendre légèrement. Il pourrait presque sourire. Mais il ne le fit pas bien évidemment. Pourquoi personne ne souriait plus ? Ça avait le grand avantage d’éclairer le monde, ainsi que le visage. Il me parla ensuite du Sanctum. Que pouvais-je bien lui dire ?

-A rien de plus que votre vie. Les gens du Sanctum ne sont pas différents des autres. Cependant, au lieu de croire en leur propre force, ils ont choisi de croire en celle de dieux. Aussi ridicule que ça puisse vous paraître, vous ne pouvez nier les effets bénéfiques que cela peut avoir. Malgré le massacre des troupes royales, malgré l’attaque de la Coalition, malgré la destruction de leur maison, malgré le risque de famine… ils n’ont jamais perdu espoir. Ils puissent leur force en autrui, et en l’idée d’un monde meilleur pour demain. J’espère que vous parvenez à en saisir l’idée.

Je n’avais pas changé d’avis sur le culte. Je trouvais toujours que c’était une secte, et le massacre prouvait bien qu’il y avait des fanatiques dans ses rangs. Cependant, j’avais appris à connaître ces gens, et certains étaient très humains. Ils croyaient en un mirage certes, mais ils n’étaient pas différents de moi si j’exceptais ce point.

-Quinte royale, dis-je après avoir pioché, sept cartes dans la main. Dans combien de temps pensez-vous que vos… camarades reviennent ?

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le Sam 14 Avr 2018 - 21:56
Kurt fronçait un bref instant les sourcils, observait la carte qu’il avait tirée, un trois de pique. Aucune utilité, d’autant que Matthew venait de déposer une belle suite sur la table. Il fixait les cartes un instant, le dix dont il avait besoin se trouvait sur la table. N’attendant pas plus longtemps, il déposait sa couleur allant de sept à neuf.

- Oh, si vous pensez qu’Illusiopolis est le jardin de Rufus, c’est une erreur. Brièvement, il rangeait ses cartes. Avez-vous remarqué les patrouilles de la Shinra ? Il n’y en a aucune, pas dans ce genre de quartier. Il reprenait une nouvelle carte, encore un as, celui de coeur. Les SOLDATs s’occupent de protéger les agents de la Shinra dans les quartiers riches ou autour du gros chantier, il suffit d’éviter certaines zones.

Il se souvenait bien des directives qu’il recevait à chaque mission à Illusiopolis, ne pas se mêler des affaires de gang à moins qu’ils ne prennent trop d’importance. Autrement, ça n’empêchait pas certains hommes d’affaires de se rendre dans les bars les plus crades de la ville, l’adrénaline du danger.

Il se souvenait qu’un SOLDAT qu’il avait côtoyé venait de cette ville, la fille dans la machine. Avec un peu de chance, ils se croiseraient au détour d’une ruelle.

- L’idée de remettre ses propres actes sous le nom d’une croyance me révulse. Il revenait rapidement sur les paroles du primarque. Que vos Dieux donnent la force à vos concitoyens pour se relever, tenir devant l’adversité, c’est noble. Il hochait brièvement la tête. Le moment où vous commencerez à tuer sous le cachet de votre religion, il n’y aura plus aucune noblesse. Pire. Ce n’est rien d’autre que de reporter sa culpabilité sous un faux prétexte, comme s’il y avait quelqu’un au-dessus de nos têtes afin d’approuver nos choix. Kurt piochait une dernière carte, après son adversaire pour ensuite poser sa paire de trois et ranger le valet de carreau qu’il avait tiré. L’homme est bon ou mauvais, cela, il le détermine par ses actes. Les mercenaires ont beau être égoïste, ils n’ignorent pas ce qu’ils sont et ne se cache derrière aucun masque.

Il ne restait plus que neuf cartes dans la main du mercenaire, la partie s’annonçait difficile pour lui. À moins de piocher toutes les cartes qui lui manquait, ce serait quasiment impossible.

- Avec un peu de chance, mon messager vient d’arriver au Centurio et les mercenaires réfléchissent à ce qu’ils doivent faire. Il pensait à la mauvaise habitude de Ward à traîner. Deux heures, peut-être trois à attendre. Bien joué pour la quinte, vous avez vos chances.
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le Lun 16 Avr 2018 - 17:29
« J’espère que je ne vous dérange pas ? » Tinta une voix amusée.

Lenore baissait sa capuche en pénétrant dans la petite pièce. Le gringalet qui l’accompagnait jusqu’ici lui avait vendu une histoire d’enlèvement juteux, qui semblait contraster avec l’ambiance qu’avaient installée les deux joueurs de cartes. Une histoire bien trop appétissante pour qu’elle ne l’ait cru de prime abord jusqu’à ce qu’il lui présente le petit objet de glace qu’il avait gardé dans une bouteille en plastique orange, servant à garder le chaud ou le froid plus longtemps. Une invention intéressante qui lui avait surement évité beaucoup de problèmes.

C’était une bonne idée de la part de Kurt, la sculpture de glace devenue signature, avait permis au messager d’attirer l’attention de la mercenaire après tout la simple mention à son nom, à elle comme à lui, n’aurait pas suffi à la rousse devenu bien trop méfiante. Par contre, il aurait certainement fini interrogé dans une cellule miteuse au moindre doute. Pour l'heure, il avait rejoint ses camarades de gang, détaillants la nouvelle arrivée avec curiosité et méfiance.

L’enlèvement aussi, était un sacré coup de poker. Une occasion en or visiblement qu’ils n’avaient pas manquée. Avoir la main sur un chef de faction était une denrée rare. Un dignitaire seul, sans arme et sans méfiance, dans un monde à mille lieux de ce que pouvait être son monde, c’était d’une folie pure. Un religieux dont la seule existence guidait et touchait au cœur des millions de personnes dans plusieurs mondes. L’impact allait être grand et les concernés donneront or et sang pour le récupérer.

De plus, il s’agissait du Primarque du Sanctum. Celui qui avait envoyé un émissaire pour inviter la population de Port Royal à abandonner tout, quitter leur vie de débauche et de malfrat pour rejoindre le monde de sa déesse dans la béatitude de la rédemption. L’idée faisait toujours autant sourire la rousse. L’audace de tendre la main et de coller un soufflet en même temps. Lenore rêvait depuis lors d’avoir cet hypocrite en face à face et c’était désormais l’occasion.

Bien qu’elle soit ravie de revoir son camarade, son regard détailla la célébrité, son apparence décontractée, les cartes, le thé. Depuis combien de temps jouaient ils pour en être arrivés à tant de détente? Peut-être devait-elle les laisser encore un moment, mais chaque seconde de trop dans ce monde était un danger de plus.


« Je m’inviterai volontiers à votre collation, mais je préfère ne pas rester trop longtemps et repartir pendant que le moteur est encore chaud. Je me permets de vous inviter à me rejoindre donc Monsieur ? Votre carrosse nous attend non loin. A moins que les enjeux de la partie ne soit plus important.»
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le Lun 16 Avr 2018 - 18:45
-Carré de trois ! Et avec ça je remporte la seconde manche.

J’avais été à deux doigts de gagner notre première partie mais je n’avais pas eu de chances aux tirages. Sans compter que j’avais gardé mon brelan trop longtemps comme joker d’une victoire assurée. Sur ma revanche, j’avais joué bien moins prudemment et stratégiquement. Au final, aucune des deux approches n’avaient compté réellement puisqu’il ne restait plus que deux cartes dans la main de mon ravisseur. Il aurait été parfaitement capable de les poser.

-Je vous propose la belle et nous pourrons éventuellement changer de j…

Je fus interrompu par l’arrivée d’une jeune femme rousse, qui avait un gantelet sur la main gauche mais étonnamment, sa main droite était nue. Avait-elle été brûlée ? Peut-être. Mais pourquoi le cacher ? Dans leur ligne de métier, des cicatrices et autres plaies étaient une sorte de récompense. Et puis cela leur permettait de jouer avec la peur sur les faibles d’esprits.

-Et bien, ce fut un agréable moment que nous avons passé monsieur Brown. Mais je suis au regret de devoir vous laisser.

Je posai les cartes, me levai, enfilai ma veste que j’avais déposé sur le dossier de ma rude chaise en bois et avalai une toute dernière mini-saucisse. Qui sait combien de temps durerait le voyage, et s’il y aurait un quelconque repas. Je tendis la main pour serrer celle de mon adversaire, puis me dirigeai vers ma nouvelle ravisseuse.

-Et bien allons-y, dis-je en souriant et m’inclinant légèrement. Ravi de vous rencontrer, mademoiselle.

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le Mar 17 Avr 2018 - 22:59
De nouveau debout, le mercenaire passait ses mains dans le bas de son dos avant de craquer celui-ci dans un lent soupire. Enfin tranquille. Il souriait brièvement à Lenore avant de déporter son regard sur le primarque. Au fond de lui-même, il se demandait s’il ne venait pas de refiler le pire cadeau qui soit au Centurio, l’idée le faisait presque rire. L’envie de rester un peu plus longtemps à Ilusiopolis se faisait de plus en plus présente au fil du temps.

Toujours au milieu de la salle, il se permettait à prendre une cigarette dans son paquet qu’il allumait sans plus attendre. Le parcours de la fumée dans ses poumons le tirait de sa torpeur, réveillant aussi sa blessure à l’épaule.

- C’est une bonne idée… Ward rentrait dans la pièce après le départ de Matthew et Lenore. Qu’elle se barre avec le butin, l’autre rousse.
- Le faire rester ici allait devenir trop dangereux. Il soufflait la fumée par le nez. Les rumeurs circulent rapidement en ville et l’enlèvement n’a pas été des plus discrets. Il se retournait pour fixer l’informateur. L’entrepôt est compromis.
- Oui. Il enfonçait ses mains dans ses poches. Dommage, l’endroit était sympa.
- Donny est dans quel état. Kurt lâchait le mégot, l’écrasant de sa chaussure. Il vaut mieux que j’y aille ?
- Et que tu reviennes avec la prime de l’enlèvement. Rigolait-il un instant. Dans le cas contraire, tu risques de te retrouver avec de nouvelles bottes à tes pieds, en ciment.
- Il a pas les couilles pour ça.

Le mercenaire s’avançait au travers de la pièce avant de passer devant Ruth et franchir la porte, il ne devait pas tarder à rejoindre son vaisseau. Ainsi qu’à poursuivre Lenore et Matthew. Qu’ils ne tombent pas dans une embuscade d’une bande rivale.

Forçant le pas, il s’apprêtait à quitter l’entrepôt quand l’informateur lui demandait d’attendre.

- Attends une minute, Kurt. Le mercenaire se retournait, songeur. Les armes, j’ai entendu des rumeurs.
- Ouais…?
- Rien d’extraordinaire. Il s’avançait d’un pas, sortant un calepin de la poche arrière de son jean. Le trafic d'arme, c'est loin d'être rare dans la ville Il vérifiait jusqu’à fixer une page. Rien n’est consigné. Officiellement. Entre les stocks d'arme de la Shinra détournés, les petites entreprises dans la ville et les receleurs, il y a centaines de piste à explorer.
- Donc, c'est mort ? Il laissait échapper un rire, fatigué.
- Ramène-moi un flingue dont tu parles, il y aurait moyen de l'expertiser et remontrer lentement la trace Il refermait alors ses notes. Du moins, ce rendre compte de sa provenance et écarter certaines pistes.
- Donc, on n'est pas rendu. Ward hochait la tête. C’est déjà ça, laisse moi une journée où deux pour te trouver ça. Merci, on se retrouve plus tard.

D’un geste de la main, le mercenaire quittait définitivement l’entrepôt et se dirigeait déjà vers le cimetière. Allumant une nouvelle cigarette, il restait perplexe. Cette histoire n’avait aucun sens. Il espérait, en demandant à Ward d’enquêter, que l’affaire ne soit reliée à rien. Du moins, il n'avait actuellement aucune preuve que les armes viennent de la ville.

Pourtant, les armes étaient aux mains des indiens et il voulait comprendre pourquoi. Kurt allait devoir faire un détour avant d'en apprendre plus.
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