Matriarche Écarlate

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le Ven 30 Mar 2018 - 18:24
« Au Macumba ! Macumba ! Elle danse tous les soirs, pour les dockers du port qui ne pensent qu’à boire ! »

« AU MACUMBA ! MACUMBA ! »

Nous voici une fois encore, Francis et moi, en route pour rejoindre la Terre des Dragons. C’est avec un certain plaisir que j’y vais. Un plaisir rare que je savoure. Je suis presque de bonne humeur, à un point tel que Francis a pris de mettre sa musique, certes pitoyable, dans mon vaisseau sans me demander mon avis préalable. Je m’étonne moi-même parfois. En toute honnêteté, nous ne devrions pas rester très longtemps cette fois-ci, notre tâche consiste à récupérer l’armure que j’ai commandé il y a maintenant quelques temps déjà, et de voir Haojun.

Un exercice périlleux que je n’ai jamais pratiqué m’attend. J’en ai la connaissance théorique et je devrais savoir comment procéder mais parfois les facteurs de la réalité peuvent altérer les résultats d’une expérimentation. D’autant plus lorsque cette dernière est surnaturelle, parfois il suffit de peu de choses pour que cela tourne à l’échec ou pire, au désastre. C’est également pour cela que j’ai choisi de venir plutôt en Terre des Dragons pour m’entraîner un peu : le faire à la Costa manquerait de discrétion, sans compter que je n’ai clairement pas la place nécessaire pour exécuter mon pouvoir tranquillement.

Francis survole les montagnes du Sichuan toujours aussi verdoyantes, au loin Chengdu. Nous atterrissons à une distance raisonnable de la zone urbaine dans une petite clairière, pour éviter le regard des curieux et les inquiétudes des ignorants. Nous débarquons calmement, accompagnés par le chant des oiseaux revenus avec le Printemps. Francis dispose quelques branches, vainement, sur le vaisseau pour tenter de le dissimuler un minimum. Je regarde ce grotesque spectacle avec un petit sourire narquois.


« Je vois que vos compétences de survie et de dissimulation ont été bien développées au sein du SOLDAT, huhu. »

Il se retourne vers moi, un grand sourire aux lèvres.

« J’étais un commando d’élite moi Madame ! J’ai été formé pour éliminer les menaces. Si tout le monde est mort, y a pas besoin de cacher les vaisseaux. Un problème égal une solution.
- Fort bien, "Furie Rouge". Finissez votre tâche et ne perdons pas de temps pour rejoindre Chengdu.
- Ouais, ouais… »

Après cette étape achevée, nous traversons quelques obstacles, essentiellement des buissons et des arbres, pour reprendre la route la plus proche. Nous marchons à une cadence soutenue, je suis quelque peu pressée d’arriver. C’est la fin de l’après-midi, il fait beau et la température est convenable, c’est agréable de voir la nature s’épanouir autour de nous. Bien sûr, l’hiver ici est tempéré et humide, mais le printemps ramène toujours un petit vent de chaleur et de vie. Pas de neige pour tout recouvrir, ou de froid, ni de barbares pour tout détruire : c’est paisible ici.

Nous marquons une pause avant de finir notre traversée et franchir les portes de Chengdu. Nous contemplons l’étendue verte parcourant les montagnes. Une légère brise vient se frotter à nos visages, tandis que quelques grues sauvages volent au loin, survolant le lit d’une rivière en contrebas, probablement en quête de nourriture. Même Francis, un esprit agité, ne peut s’empêcher de s’inspirer de ce magnifique spectacle apaisant. Le soleil décline et disparaîtra bientôt derrière les hautes formations de pierre. Un léger sourire se dessine sur mon visage : j’aime mon foyer.

Après une vingtaine de minutes, nous passons les portes. Je vais aller dîner chez mes parents tandis que Francis va se charger d’aller récupérer mon armure et de la ramener dans ma propriété.


« Dites seulement : Song Huayan. Il devrait comprendre. Et il a déjà été payé, ne lui donne rien de plus.
- Qu’est-ce que je fais s’il veut pas me laisser l’armure ?
- Je suis certaine que vous vous en sortirez parfaitement Francis. Vous avez déjà fait pire, je crois ?
- C’pas faux ! »

Nous nous quittons là. Je vais profiter du repas de mes parents et passer un peu de temps avec eux. Mon père est un peu fatigué, il revient d’un voyage d’affaires à Chongqing qui apparemment n’a pas été de tout repos. Il reste cependant très positif, comme à son habitude, tandis que ma mère le sermonne sur son attitude qu’elle juge « désinvolte ». Ils sont un peu déçus de s’avoir que je ne resterai pas plus d’une nuit à Chengdu – qui ne le serait pas ? -, malheureusement les affaires sont les affaires et je ne peux me permettre de laisser la Costa sans réelle surveillance trop longtemps.

Je quitte ma famille après un délicieux dîner et alors que l’astre lunaire s’est déjà bien élancée dans le ciel, je croise Francis en passant par un carrefour non loin de mon habitation. Il est de dos, et semble vouloir rentrer rapidement sans être vu. Il longe les murs comme une fine araignée. Je me concentre pour lui projeter un tout petit caillou dans le dos. Il se fige comme un enfant qu’on aurait surpris entrain de prendre un gâteau dans un pot interdit. Il tourne lentement la tête vers moi.


« Ah Madame Song ! Je vous cherchais justement !
- Ah oui ?
- Mais tout à fait ! Je suis allé chercher votre commande comme prévu et puis m’inquiétant de ne pas vous voir rentrer, je me suis dit que j’allais patrouiller autour de chez vous au cas où…
- Votre braguette est ouverte Francis. Fermez-moi cela au nom de la bienséance.
- Oh merde ! »

Il s’affaire à fermer cette entrée donnant sur un monde que j’imagine bien immonde. Cependant, il semble un peu se moquer de moi, qu’est-ce qu’il faisait dehors à cette heure ? Je doute qu’il soit parti à ma recherche, je lui ai dit que j’étais chez mes parents. Etrange. Ah oui, la braguette ouverte. Je crois savoir.

« Tu es allé à la maison close du coin c’est cela ? Elle n’est pas loin du forgeron.
- Moi ?! Jamais. Vous insultez mon honneur Madame !
- Ne te moque pas de moi Francis. Je n’aime pas que tu fasses ça pendant le service.
- Il n’y a pas de dangers ici, je me suis permis cette petite incartade…
- Une menace peut être présente partout sous différentes formes. Regarde les barbares qui s’appellent « Mongols » : pris un à un, ils sont aussi insignifiants que des cafards ; mais en essaim ils sont redoutables.
- Je vois pas l’idée de la phrase.
- Le danger est partout, retiens cela. Maintenant rentrons, avant que je ne décide de te mettre un avertissement pour ta visite impromptue aux demoiselles de petite vertu. »

Nous rentrons dans ma maison. Francis me conduit au jardin où il a posé l’armure, soigneusement. Les pièces sont disposées sur un fin duvet d’herbes, tandis que Xupeng est déjà entrain d’astiquer les différents éléments de métal. Noah doit être couché, sinon il m’aurait déjà sauté dessus.

« Bonsoir Xupeng !
- Bonsoir ! Je suis content de te voir ici.
- Tu ne devrais pas la nettoyer maintenant, va dormir plutôt !
- Cela me gêne de laisser une armure comme celle-ci sale. Le forgeron n’est pas très maniaque en ce qui concerne les poussières : il y en a partout.
- C’est pas faux, le gars a de la cendre partout dans son atelier, un sacré bordel.
- Si même Francis le dit. »

Je profite de l’instant pour contempler mon achat : c’est une belle chose. Le forgeron a réellement bien fait son travail, je serai bien incapable de porter une telle armure : trop lourde pour moi. Je pense que je ne pourrai même pas lever mes bras avec un tel poids sur mes épaules. Trois cents munnies, c’est une somme rondelette, mais au moins la qualité de l’artisan est là. Même Francis regarde un peu du coin de l’œil cette création d’inspiration chinoise. Je peux sentir d’ici sa jalousie : malheureusement, cette armure est à moi, et son utilisation me sera que des plus réservées.

Après que Xupeng ait fini de nettoyer, je le congédie. D’après la position de la Lune, il doit être aux environs de neuf heures, et n’est plus dans sa prime jeunesse. Je lui parlerai un peu plus demain matin. Quant à Haojun, je doute qu’il arrive avant au moins une heure du matin, si ce n’est plus. J’ai donc largement le temps de faire ma petite expérience. Dans mon jardin, peu de risques d’être sujet aux regards indiscrets et Francis ne sera pas contre un peu d’exercice… De toute façon, il n’a pas le choix.


« On va se pieuter Madame Song ou … ?
- Contemple plutôt la merveille que je vais créer.
- Vous savez, depuis le mariage de Tata Margot à Tortuga, c’est difficile de m’étonner… Je me demande toujours ce qu’il ait advenu de cette chèvre d’ailleurs … »

Je m’agenouille auprès de l’armure sans vie, belle mais pour l’instant gisant sur le sol. Ma concentration croît sous le regard amusé de Francis, qui tout de même fait un ou deux pas en arrière. Je place mes mains au-dessus de la cuirasse, attendant le bon moment pour débuter mon œuvre. Je tiens à faire le rituel correctement, je fais le vide dans mon esprit, focalisant toute mon attention, toute ma connaissance sur les pièces de métal. L’énergie psychique, je la ressens. Elle irradie de mon corps, de mon cerveau. Je me relève, écartant les bras de part et d’autre, comme une mère accueillant son enfant chaleureusement.

L’armure se met à trembler un peu, avant de lentement se dresser et de s’élever au-dessus du sol, sous le regard intéressé de Francis. J’utilise mon pouvoir pour lier les pièces de l’ensemble entre elles, créant des liens invisibles entre les différentes parties, constituant ainsi une sorte de « toile d’araignée psychique ». Ou du moins, c’est ainsi que je le vois. Bientôt mon étrange rituel prend fin et je décide de donner « vie » momentanément à cet amas de métaux et de cuir.

Elle tient debout et prend sa guisarme. Francis ne laisse pas paraître un quelconque étonnement. Je n’ai cependant pas encore terminé. Ma concentration persiste, mais là où auparavant je liai l’armure, maintenant je la maintiens pour qu’elle puisse agir sous mes ordres. Une fois que je ressens le niveau de pouvoir nécessaire atteint, je détourne le regard vers mon fidèle pilote et complice :


« Prenez une arme Francis.
- Je vous voyais venir à des kilomètres Madame Song ! Allez, on va rigoler un peu. »

Il va prendre une lance posée sur un râtelier et se met en position de défense. Il attend de voir ce que je compte exactement faire, je crois. Je commande à mon armure de maîtriser Francis, sans le blesser au sang ni le tuer. Mon pouvoir fonctionne ! Elle tourne sur elle-même pour faire face à son adversaire, se met en position d’attaque et se met à avancer, plus ou moins fébrilement au début vers lui. Cependant, je fais un effort considérable pour maintenir le lien actif entre elle et moi, me rendant bien incapable de faire autre chose, ou très difficilement en tout cas.

« J’espère que vous pouvez la booster un peu plus Madame Song, car là honnêtement je vais en faire qu’une bouchée de votre tas de ferraille. »

Mon esprit note à peine la remarque de Francis tant il est focalisé sur l’armure et ses mouvements. Les passes d’armes sont courtes, plus ou moins grossièrement effectuées et prévisibles. Il va donc définitivement falloir m’entraîner avec cette compétence. J’apprécie cependant la volonté de Francis de ne faire que parer les coups, au lieu de bousiller mon armure. De toute manière, c’est ça, ou il me la repaie en intégralité. Après une petite heure passée à tenter différentes approches, nous décidons de nous arrêter là, pour le moment. L’armure revient se figer au sol.

Je suis littéralement exténuée. Mon esprit a pris un sacré coup avec ce pouvoir, c’est d’une grande difficulté de maintenir le lien longtemps avec précision. Je vais devoir le travailler sérieusement pour qu’il me soit réellement utile un jour. Je m’assois un moment sur une pierre du jardin, Francis à mes côtés.


« Vous m’impressionnez chaque fois un peu plus, Madame Song.
- Compliment accepté, Francis.
- D’où vous vient ce pouvoir ? Je veux dire, votre esprit et tout ?
- Je ne sais pas vraiment. C’est apparu un beau jour et depuis cela n’a fait que grandir. Plus j’utilise mon esprit, plus mes pouvoirs se développent et certains apparaissent parfois : comme celui-ci. Même si je connaissais cette compétence, du moins théoriquement, avant de l’essayer.
- Content de pas être votre adversaire en tout cas. Vous me foutriez la chair de poule. »

Je souris à sa dernière remarque. Il m’aide à me relever et me raccompagne jusqu’à ma chambre, où je le congédie. J’enfile ma tenue pour la nuit et je me glisse dans mes draps où je m’endors très rapidement, attendant l’arrivée de mon époux. Mon sommeil semble profond, mon esprit récupère des forces du mieux qu’il peut. Alors qu’il fait nuit noire, je sens quelqu’un me rejoindre dans mon lit. Je ressens la présence rassurante et bienveillante d’Haojun qui vient m’enserrer. Je me tourne pour lui faire face. Il m’offre un petit baiser sur mes lèvres et nous nous endormons ainsi. Un moment bref de quelques heures avant une nouvelle séparation.

Je lui en veux toujours, il le sait. Je maîtrise ma rage et ma colère, contre lui, contre la Shin-Ra. Après tout, à quoi cela servirait-il ? Il m’ait revenu, c’est déjà un début prometteur. Quant à la Shin-Ra… Je n’ai plus tellement le choix désormais. Je suis bien trop liée à elle maintenant, à quoi bon la quitter ? Pour me retrouver sans emploi, sans argent, sans subordonnés ? Quelle option intéressante !

Nous finissons notre nuit ensemble. Il partira peu avant l’aube, me glissant un léger « 我爱你 » à l’oreille, formant un petit sourire sur mon visage. Au petit matin, je rejoins Xupeng pour le petit-déjeuner. Il a préparé de nombreux plats, notamment pour Francis qui en a déjà dévoré la moitié.


« T’es un putain de cuisinier Xupeng ! Remet moi cinq brioches à la viande là !
- Je vous remercie Francis, mangez autant que vous le voulez !
- Je vois que vous vous amusez bien tous les deux.
- Ah, bonjour Madame Song ! Vous tombez bien, on vous attendait pour commencer.
- Pas la peine de me cacher que tu t’es déjà empiffré comme un cochon, Francis. Je ne suis pas trop protocolaire pour le petit-déjeuner.
- Bonjour Madame, je vous apporte votre déjeuner tout de suite ! 
- Merci Xupeng. »

L’un aime bien faire à manger, l’autre mange tout. Ils sont fait pour s’entendre ces deux-là. L’eunuque revient avec mon repas du matin, essentiellement des baozi – les fameuses brioches à la viande que Francis adore-, du thé et quelques litchis accompagnés de raisins rouges. Je remercie Xupeng qui retourne s’asseoir. Nous mangeons rapidement, notre départ ne doit pas être trop retardé.

« Noah sera un peu déçu de ne pas vous avoir vu.
- Dit lui que vous pourrez venir me voir bientôt, à la Costa del Sol. Je vous logerai dans un des hôtels de la Shin-Ra gratuitement. Je viendrai vous chercher avec mon appareil personnel.
- Je n’y manquerai pas Madame.» dit-il en souriant paisiblement.

Nous préparons nos affaires avec l’aide de Xupeng, Francis regarde l’armure, toujours dans le jardin.

« Madame Song, comment on fait pour transporter l’armure jusqu’à votre vaisseau ? Nan parce que je dis pas qu’elle est jolie votre cuirasse, mais ça pèse un certain poids, Puis avec mes vieilles blessures de guerre… » dit-il, tentant d’échapper à son sort.

Je le regarde en souriant, il comprend immédiatement.


« Ok, ok… J’ai compris, je vais la porter. Mais c’est bien pour vous faire plaisir ! »

Nous prenons la route pour retrouver mon petit vaisseau gummi. Francis enlève quelques branchages toujours en place et rentre en premier. Je le laisse charger nos affaires tandis que je surveille les environs. Il rétablit les différents systèmes et ressort au bout de quelques minutes, légèrement concerné.

« Madame Song, il y a plusieurs personnes de la Shin-Ra qui ont cherché à vous contacter. Vous devriez venir voir. »

Quelque peu interpelée, je m’engouffre dans le véhicule stellaire et allume la console en charge de recevoir les transmissions sur le réseau interne de notre entreprise. La voix de la secrétaire de Rufus Shinra transperce le silence environnant de sa voix niaise, mais avec des paroles inattendues.

« Bonjour Madame Song ! Je vous transmets ce message au nom de notre bien-aimé Président Directeur Général de la Shin-Ra : votre proposition que vous avez formulée il y a maintenant quelques temps a été complètement validé. Nous vous félicitions et vous souhaitons bonne chance. »

J’écarquille les yeux et je m’assois sur le siège le plus proche, abasourdie. Il a accepté ? Sans rien refuser ? Est-ce un piège ou un excès de confiance ?  Francis me regarde avec curiosité.

« Quelle proposition Madame Song ? Vous allez bien ? Vous êtes un peu pâle... Enfin plus pâle que d'habitude quoi. »

J’hoche la tête lentement pour signifier que je vais bien. J’ai uniquement du mal à y croire, cela paraît trop beau pour être vrai. Une autonomie totale. Il m’a donné une autonomie totale. Je relève les yeux vers Francis.

« J’ai proposé un grand plan au Président Shinra pour la Costa. Un plan où il était question de me donner complètement l’usufruit de toutes les possessions de la Shin-Ra dans ce monde pour me laisser pleinement libre… Mais également me confiant l’intégralité des profits faits à la Costa, contre un pourcentage mensuel que l’on reverse à la "maison-mère".
- Si je comprends bien, vous venez de devenir une putain de rentière-gestionnaire ?
- C’est exactement cela Francis, mais en beaucoup mieux. Je dirige une nouvelle entité commerciale, officiellement indépendante. Les employés de la Shin-Ra, à l’exception du personnel de l’astroport, à la Costa ont le choix de travailler pour la nouvelle entité, soit d’être affectés sur un autre monde.
- Si c’est que ça, je préfère travailler pour vous plutôt que pour le blondinet. Lui, il peut pas modifier la taille de sa poitrine à volonté. »


L’humour de Francis ne m’atteint pas vraiment. Je suis encore sous le coup de la nouvelle : je n’étais que l’exécutrice de la volonté du Président, et désormais, j’ai le total contrôle de ses affaires dans un monde.

« Active le second message. »

Francis appuie sur un bouton, cette fois, c’est la voix du chef des forces de sécurité de la Costa qui nous a contacté.

« Bonsoir à vous Madame Song. Je tenais à vous féliciter pour la nouvelle qui vient de tomber. Sachez que je suis des plus optimiste quant à notre future collaboration au sein de l’entité en charge des opérations à la Costa. Je vous invite cependant à passer rapidement dans notre centre de commandement… Il y a eu quelques changements d’effectifs. A bientôt. »

Soit il veut me lécher les bottes, soit il y a anguille sous roches. Je fais signe à Francis de passer au message suivant.

« Bonjour Madame Song, c’est Chantal ! Félicitations pour cette nouvelle opportunité d’améliorer les affaires à la Costa del Sol avec cette nouvelle entité ! Parcontre, nous avons plusieurs tâches administratives à accomplir donc nous aurions besoin de votre guidance pour les effectuer conformément à votre vision ! »

Bon. Manifestement, nous avons du pain sur la planche. Je savoure cette victoire. Ma grande victoire. Mes mains tremblent presque d’excitation tandis qu’un grand sourire inquiétant se fige sur mon visage. Enfin. Enfin, je vais pouvoir exercer mon métier sans avoir à constamment rendre des comptes au Président, ni à quiconque. La Costa va être à moi… Enfin, si je puis m’exprimer ainsi. La Shin-Ra reste nue propriétaire de ses biens après tout…

« Francis. Cap sur la Costa del Sol. Vite. 
- Avec plaisir Madame Song ! »

Nous repartons sur les Routes Stellaires, pressés de pouvoir passer à l’action. Francis n’est pas aussi enthousiaste que moi. Peut-être le sera-t-il plus tard ? Nos affaires ne font que commencer… Pour la Shin-Ra ! Et un peu pour nous aussi…
Maître brasseur

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le Mar 3 Avr 2018 - 13:15
On fait les choses dans l’ordre, notons d’abord les exploits avant le 1er Avril ! D’ailleurs, j’pense que j’avais être plutôt concis dans ce commentaire, je n’ai pas grand chose à dire.

Toutefois ! Il y a tout de même un truc que j’trouve regrettable. Ici, il s’agit simplement de l’apprentissage de la compétence lié au contrôle de l’armure. D’ailleurs, j’veux plutôt parler du détail accordé à l’envie d’apprendre à l’utiliser plutôt qu’à savoir utiliser la compétence. Tu vois c’que j’veux dire ?!

Tu prends le partie de faire une mission dédiée à l’apprentissage de la compétence, ce qui n’est pas un mal, ça renforce le côté : « Éternel élève qui apprend la maîtrise de son pouvoir ».

Alors, c’est quoi le plus important dans l’histoire ? De taper un texte qui dit : « J’suis capable de faire ça » ou de faire un texte qui dit « Ok, j’ai appris à faire cela ». Tu vois la nuance ? Moi, j’suis capable d’écrire sauf que ça m’a demandé beaucoup d’implication pour apprendre à écrire. Le délire est le même, à échelle différente, dans ce cas. Donc, c’est cela que je trouve regrettable, Huayan arrive trop facilement à prendre le contrôle sur l’armure alors qu’elle n’a jamais fait cela auparavant. Ici, j’parle même pas de comparatif à ta statistique de Dextérité qui puisse expliquer avec quelle facilité tu t’appliques à l’appréhension de cet arcane.

Ici, c’est clairement un choix d’apprentissage, donc, j’estime que l’on puisse écarter les statistiques l’espace d’un rp pour pondre un texte intéressant.

Bref, j’parle beaucoup pour dire la chose suivante : Est-ce que c’est plus intéressant de voir Huayan faire grimper son armure pour tarter Francic ? Ou Huayan qui galère sa vie pour assembler les pièces une à une et que l’armure tombe sur elle-même à l’instant où elle tente de le faire marcher.

Pour moins, la seconde option est plus intéressante pour la raison de l’apprentissage. C’est tout ce qui rends la chose intéressante, dans le cas contraire, ça ne fait que « sublimer » le personnage parce qu’il parvient à tout faire du premier coup. Tu vous l’délire ? Si tu aspires à rendre un personnage humain par son caractère et ses actions, autant aller jusqu’au bout dans l’apprentissage de ce genre de capacité sur-humaines. Enfin, c’est mon point de vue et j’trouve vraiment dommage de passer outre, d’autant quand il s’agit d’un atout du personnage. Après, faut pas non-plus apprendre à tout utiliser. Genre, j’vois pas l’intérêt d’expliquer l’évolution de ta maîtrise d’un sort, comme dans le cas des pouvoirs de télékinésie ou la maîtrise d’un élément.

Bien ! J’ai fini d’être chiant, j’peux parler de truc sympa, maintenant.

Pour ce qui est de la relation avec Francis, j’ai rien ajouter par rapport à ce que j’ai déjà dit. C’est toujours intéressant de voir cette nuance entre les deux. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cet épisode, c’est la légèreté avec ton mari. Pas besoin de tomber dans de grands discours ou d’autre connerie du genre. Un moment, simple et lourd de sens, c’est suffisant et c’est bien.

Le final aussi, est pas mal. D’ailleurs, il retourne parfaitement à une discussion que j’ai eue récemment avec un membre dont j’ai oublié le nom. La psyché d’un personnage qui change selon ses propres capacités (genre, il est haut en terme de PS) ou de son influence (comme le cas de Huayan). Ici, j’parle pas du pouvoir qui appelle le pouvoir, plutôt une réflexion à la Icar quand il se brûle les ailes à vouloir grimper trop haut. Il y a un exemple concret pour appuyer cela, l’arrogance propre à Roxas. Il sait pertinemment qu’il est le plus fort.

Alors, une Huayan qui est à la tête d’un monde avec ses habitants et une milice privé, est-ce qu’elle ne va pas devenir cette personne d’une parfaite arrogance ? Ça, j’trouve que c’est intéressant à exploiter.

Donc, voilà ! C’était bien et j’viens de finir mon avis.


Facile : 13 points d'expérience + 110 munnies + 2 PS Psychisme !

Là, j’ai longuement hésité pour la difficulté. En soit, j’aurai pu te donner du normal voir de l’avancée s’il y avait eu cet apprentissage supplémentaire. C’est rageant de le dire après coup, j’le sais bien et j’suis navré, mais il me manquait vraiment cette difficulté dans l’histoire pour que soit totalement conquis. Ce sera pour un prochain épisode ! Ahaha… Désolé.

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