Le Traître

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
507/0  (507/0)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 25 Mar 2018 - 20:25
La lumière vacillante d’un néon en fin de vie, l’odeur âcre des tâches de moisissure grimpant sur un mur de plâtre et le bruit incessant d’une goutte d’eau chutant depuis la fuite d’un conduit d’eau rouillée. Le mercenaire était là, assis dans le fond de la pièce sur un banc en latte de bois. Le dos contre le mur, le visage fixé sur la fuite d’eau pendant que la cigarette se consumait lentement alors qu’il profitait du silence de l’endroit.

- Putain… Il fermait les yeux, passant sa main derrière sa nuque avant de se relever et jeter son mégot au sol. Il commençait à en avoir marre. De tout, de cette situation et de cette vie.

Avançant de quelques pas jusqu’à un évier, Kurt déboutonnait sa chemise et observait un instant ses bandages ensanglantés. Il claquait brièvement la langue avant de déposer son vêtement sur le côté et ouvrir le robinet. La douleur le faisait grimacer quand le bandage se détachait de sa peau, les brûlures dues aux déflagrations n’étaient pas encore cicatrisées et le faisaient gémir quand il appliquait les onguents.

Il passait finalement de l’eau sur son visage, la tête lourde avant de resserrer les bandages et remettre sa chemise. Il n’était pas fait pour cette vie, il le savait et rageait intérieurement.

- Qu’est-ce que tu branles ? Une voix parvenant de son dos, le mercenaire tournait brièvement la tête pour distinguer Leto dans l’encadrement de la porte, l’un des hommes de main de Donny.
- Là ? J’me brosse les dents pour être beau devant le patron. Ironisait Kurt en enfilant la veste de son nouveau costume, offert par les Bloodfist pour service rendu. Qu’est-ce que tu me veux.
- On t’attend pour la réunion, dans l’bureau. Il claquait la porte derrière lui, laissant le temps au mercenaire de s’essuyer le visage et ranger son pistolet dans le hostler.
- Un plaisir incontestable, surement. Pestait-il en passant la porte à son tour.

Enfonçant les mains dans ses poches, le mercenaire traversait l’entrepôt d’un pas lourd. Le regard perdu dans le bâtiment, il observait les stocks qui s’accumulaient lentement dans les larges caisses de bois. Le commerce de change qu’il avait réquisitionné semblait marcher. La marchandise circulait, c’est tout ce qu’il espérait. Du moins, ça aidait à clarifier sa situation. Toutefois, il ne semblait pas y avoir plus de membres dans le gang. Il y avait toujours Donny, trop occupé à ne rien foutre. Ainsi que Leto, Ruth, Vid et Ward. Il manquait Wyn, un gars de la cité des rêves qui s’occupe du commerce dans la ville.

Ils étaient encore au point zéro. Il n’y avait plus qu’à espérer que cette réunion permette à ce que Donny ouvre les yeux pour faire bouger les choses.

Le son de ses pas contre les marches de fer résonnait dans l’endroit, grimpant progressivement jusqu’au bureau surplombant l’entièreté de l’entrepôt. Il distinguait la silhouette du chef de gang au travers de la fenêtre, le regard suivant le chemin du mercenaire jusqu’à la porte de bois. Encore une bonne journée qui s’annonçait. Il clanchait pour rentrer dans la pièce et distinguer tout ce beau monde assis sur des canapés, une bière à la main en attendant l’arrivée du retardataire.

- Mon porte-flingue préféré. Maugréait Donny, quittant la fenêtre pour s’installer derrière un bureau en face de tous ses hommes. Bien, nous allons pouvoir commencer.
- Ce n’est pas trop tôt ! Raillait Ruth, un petit gars en veston de cuir.
- Vos gueules. S’interposait brièvement le chef, claquant des doigts alors que Ward se levait pour accrocher une carte à un tableau de liège au mur. Il y a du travail.

L’ancien médecin s’avançant dans la pièce, prenant place au côté de Leto qui décapsulait une bière pour la tendre à Kurt. Un grognement en guise de remerciement, il se contentait d’amener le goulot à ses lèvres avant de brièvement fixer la salle. Il devait s’agir du seul endroit de l’entrepôt qui ne soit pas dégueulasse. Le sol était propre, il n’y avait rien qui traînaient outre des trophées et des médailles ainsi que quelques bouteilles de bière vides.

Donny trouvait de quoi s’occuper, finalement. Il claquait une nouvelle fois des doigts, cherchant à attirer l’attention et pointait ensuite la carte de la ville.

- Bien, les gars. Il marquait un temps de pause. Les affaires vont bien, grâce à chacun d’entre-vous.
- Yeah. Des acclamations, des verres qui s’entrechoquent alors que le mercenaire plissait simplement les yeux. Ne disant rien. Merci patron.
- Il n’y a pas que ça. Il tournait alors son regard pour fixer le mercenaire. Il y a aussi des gars qui sont venues se présenter à nous, parlant de rejoindre les Bloodfist, une idée de qui il s’agit ?
- Éclaire donc nos lanternes. Soupirait le mercenaire, roulant des yeux devant le patron.
- Une blonde, ainsi que quelques autres gars. Il pointait ensuite la conserverie du bout des doigts. Ils se disaient Vagos, sauf qu’ils veulent nous rejoindre maintenant, une explication.
- La ville parle aussi d’une fusillade dans leur territoire. Ward complétait l’information, s’appuyant contre le mur. D’un gars en costard.
- C’est moi, oui. Répondait-il. Un contrat du Centurio, rien de plus. Un gars de l’avenue principale qui ne voulait plus voir les Vagos, j’ai été chez eux pour tuer le patron et laisser en vie ses porte-flingues. Il faut croire que ce n’était pas une si mauvaise idée.

Donny quittait sa place pour s’approcher du mercenaire, le fixant de toute sa hauteur alors que les autres ne disaient plus rien. Une lueur se dégageait de son regard. Kurt faisait bien attention à n’en avoir rien à foutre, par simple affront.

- Quand est-ce que tu allais nous en parler ? Il restait fixe, les poings serrés. À moins que tu ne veuilles rien partager avec nous, nous qui t’avons accueilli dans la bande. Ta nouvelle famille et…
- Tu te calmes tout de suite, mon gros. Répondait presque instantanément le mercenaire. Tu n’es pas vraiment un modèle paternel pour moi ou quoi que ce soit d’autre, il n’y a qu’un contrat qui nous lie et rien ne m’oblige à te raconter ma vie ou mes occupations. Il levait alors son regard, un instant avant de boire dans sa bière.
- Le problème, fiston, c’est que plus personne n’ignore ta présence en ville avec tout le bordel que tu causes. Il retournait au tableau pour pointer le nom de Stacy sur la carte. On me pose des questions à ton sujet, et c’est mauvais de voir le nez de l’autre connasse au-dessus de mes affaires.
- Nos affaires. Reprenait-il. Le prêteur sur gages, c’est uniquement grâce à moi.
- C’est aussi grâce à moi que tu ne te vois pas offert une paire de basket en ciment. Il retournait s’asseoir, croisant les mains. Oui, les mercenaires nous aident. Sauf que si tu continues à flinguer à tour de bras et à laisser des traces de ton passage, les Bloodfist vont encore se faire laver la gueule par les gars des songes ou de Stacy. Alors, t’es gentil et tu calmes ton index quand t’es dans la ville.
- Kurt. Ward, l’éclaireur du gang. C’est pas contre toi, sauf que nous n’allons pas pouvoir te couvrir éternellement si tu continues à causer autant la merde. Il prenait un dossier qu’il jetait sur le bureau du patron. C’est déjà un miracle que la Shinra ne soit pas à tes trousses.

Le mercenaire levait les yeux aux cieux l’espace d’un instant, agacé avant de sortir une cigarette de son paquet et l’allumer. Le temps pour Donny de recommencer ses remarques.

- Voilà pourquoi nous allons limiter nos activités au racket et à la récolte d’information. Il fixait Kurt l’espace d’un instant avant de fixer ses autres gars. Pendant un temps, histoire que les autres nous oublies et que nous puissions passer au niveau supérieur.
- L’ouverture d’une garderie ? Ironisait le mercenaire, crachant son nuage de fumée. C’est des conneries, personne ne vous respecte et vous ne faite rien d’autre que de lécher les pompes de Stacy en espérant recevoir des crasses à manger.
- Il recommence… Soupirait Ward, passant sa main sur son front.
- Voilà pourquoi j’voulais pas voir sa gueule à la réunion. Ruth avait pris la parole, passablement énervé. Un mercenaire à pas sa place chez nous, il pense qu’à sa gueule et pas aux conséquences.
- Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre.
- Fiston. Reprenait Donny. Tout ça, c’est de ta faute. Il aurait seulement fallu que tu ne laisses aucun témoin, avec ça, nous n’aurions personne pour nous emmerder et nous laisser travailler. Alors, si t’es pas content, tu te casses de chez moi et tu envoies quelqu’un d’autre pour faire la liaison avec tes potes du Centurio. Pour le futur, ce sera la récolte d’information et rien d’autre.
- Pour le moment… Murmurait Kurt en terminant sa bière et déposant la vidante à côté de son siège. Ward ?
- Ouais ? L’éclaireur s’avançait d’un pas, fixant le mercenaire.
- La semaine dernière, des indiens du nouveau monde étaient aussi bien armés que n’importe quel gang de la ville. Une idée ? Il se pinçait le menton, semblait réfléchir un instant.
- Des rumeurs. Il concluait sa réponse de la sorte. J’vais regarder à ça, si ça ne te dérange pas, Donny.
- Tu peux t’occuper de ça. Il tournait alors regarde sur Kurt. Si mon fiston veut bien s’occuper de quelque chose, en attendant.
- Si c’est le prix à payer. Un sourire traversait le visage du chef de gang avant qu’il ne se relève pour s’installer devant la carte de la ville. Tu viens pas de me demander de me calmer avec ma gâchette ?
- Justement. Reprenait Donny. Pour calmer les nerfs des gars de Stacy, Ward à raconté ton histoire à la conserverie et à insisté sur le fait que t’étais toujours dans la zone.
- Ouais ? S’interrogeait le mercenaire.
- Tu y retournes, tu attires l’attention et t’essayes de ne tuer personne afin que cette histoire ne passe pas pour une embuscade. Il souriait brièvement. Tu nous reviens en vie, par contre, t’évite de signaler à tout le monde que tu travail pour nous.
- Une fois de plus, c’est moi qui prends les balles. Kurt se relevait avant de jeter son mégot dans sa bière et se dirigeait ensuite vers la porte. Bien, on se retrouve la semaine prochaine.

Le mercenaire claquait la porte derrière lui, descendant les marches quatre à quatre pour ensuite traverser l’entrepôt et prendre la sortie ouest. Il en avait marre d’être le chien de tout le monde, toujours sur les routes à s’occuper des affaires des autres, ça commençait à bien faire. Pourquoi il faisait cela ? Après tout, il ne resterait rien dans le futur. Une perte de temps.





Une demi-heure plus tard, Kurt se retrouvait devant le grillage de la conserverie à allumer une énième cigarette. Il était une fois le plus le gibier d’un jeu auquel il avait l’obligation de participer. C’est à l’instant où il passait les portes qu’une ombre se décalait d’un recoin de l’usine, il n’allait donc pas tarder à recevoir de la visite. Poussant les portes d’un bureau désinfecter, le mercenaire s’avançait dans celui-ci pour se poser derrière le bureau et poser ses pieds sur celui-ci. Autant ce mettre à l’aise pendant l’attente de la pluie de balles.

Une autre demi-heure passait jusqu’à ce que des voix s’élevèrent dans l’immensité du bâtiment. Kurt souriait, écrasant sa cigarette et attrapant son pistolet.

Quittant la pièce, ne se privant pas de faire plus de bruit, le mercenaire courait au travers de l’usine jusqu’à atteindre la chaîne de montage. Encore des éclats de voix, parfait. Continuant de courir, seul l’éclat d’une porte attirait son attention à quelques mètres derrière lui, il tournait brièvement le regard pour distinguer cinq hommes qui le pointaient du doigt. Une détonation. L’ancien médecin se laissait partir en arrière pour glisser le long du sol, terminant sa course derrière une machine. Il était temps de se donner en spectacle. D’un geste rapide, il se redressait et pointait son arme en direction des bruits avant de vider son chargeur sans chercher à toucher, créant un vacarme sans nom jusqu’à ce qu’il retourne sous son couvert pour recharger.

- Stacy le veut vivant ! Criait un type, Kurt ne pouvait rêver mieux. Évitez de toucher la tête. Finalement…

Il se relevait, courant pour rejoindre un autre couvert alors que d’autres tirs fusèrent. Les impacts se dessinaient sur son passage ainsi que le bruit sourd du métal de la balle heurtant les machines. Par réflexe, comme si cela allait changer, il amenait ses mains au visage comme protection jusqu’à ce qu’il plonge derrière un tapis roulant. Il relevait la tête, un instant, cherchant à trouver la source des tirs jusqu’à ce qu’une explosion retentisse dans son dos et ne projette la porte qu’il avait envisagée comme point de sortie ne traverse l’entrepôt. Il tournait brièvement le regard, cinq hommes s’ajoutaient à l’équation.

- Où est-il !? Les hurlements dans son dos.
- À ta gauche, devant la grosse machine. Là ! L’ancien médecin jurait au-même rythme qu’il reprenait sa course entre les machines, au beau milieu d’un tir croisé. Attrapez-le !

Glissant une nouvelle fois sur le sol, passant derrière une série de caisses qui éclatait suite aux impacts de balle, Kurt accumulait la magie dans sa main libre. Une idée, vite. Il distinguait alors un chariot de manutention à une dizaine de mètres de lui. D’instinct, il fonçait jusqu’à celui-ci avant de bondir et projeter une série d’éclairs qui partaient en ligne droite jusqu’à la première troupe. Il loupait volontairement le coup, frappant toutes les machines qui s’illuminer un bref instant alors que le mercenaire atterrissait sur le chariot. Le faisant s’avancer sous la force du bond, déséquilibrant Kurt qui tombait et s’allongeait sur son nouveau moyen de transport et prêt à tomber de nouveau.

Agripper au chariot comme une moule à son rocher, le médecin traversait la pièce sous un feu nourri, parvenait à peine à dresser des murs de rocher sur son passage jusqu’à ce que le chariot percute une machine et ne propulse l'ancien médecin en avant. Face contre le sol, ravivant les brûlures qui parsemaient son corps alors qu’il se relevait.

Le visage mauvais, il fixait les hommes de Stacy qui se réorganisait. Pas de mort. Rangeant son pistolet dans son hostler, le mercenaire accumulait sa magie sans discontinuer. Il frappait le sol d’un coup de pied, un monticule de roche dont il était le départ traversait l’usine en renversant les machines sous son passage au même moment qu’une vague n’apparaisse entre ses jambes et ne se propage à même le sol. Les deux magies cherchant simplement à se propager dans l’usine. Une détonation. Une douleur à l’épaule alors que Kurt tombait à genoux en appuyant sur la nouvelle plaie. Il venait justement de changer de costume.

Joignant ses deux mains, il dressait ses poings au-dessus de sa tête jusqu’à ce que naisse une flammèche à la pointe de celui-ci et qu’il ne la dirige devant lui. Il repensait au brasier qu’il avait produit au nouveau monde, et l’instant d’après, une imposante flamme quittait son corps pour partir exploser dans les étages supérieurs du bâtiment.

Il avait bien assez fait de bruit comme ça. La main droite sur son épaule, un placebo à la douleur qu’il ressentait, il courait aussi vite que cela lui était permis jusqu’à l’une des entrées de l’usine. Avec un peu de chance, le sort de terre ainsi que celui d’eau serait suffisant pour qu’il puisse prendre la fuite. Intérieurement, alors que défilait les rayons de lumière projetée par les fenêtres, le mercenaire rageait au rythme de sa respiration. Le regard vif, épiant les coins d’ombre en cas d’une autre embuscade, il distinguait finalement la porte de sortie devant lui.

Il prenait finalement sa liberté d’un coup d’épaule, ouvrant la porte avec fracas avant de manquer de trébucher sur quelques mètres et finalement se reprendre jusqu’à la sortie du grillage.

Une fois de plus, l’ex-Turk se retrouvait à agir comme le dernier des abrutis pour obtenir les miettes d’un gâteau. Il commençait à en avoir marre de tout cela, il n’avait d’autre envie que de faire avaler tous les plombs qu’il avait à Donny pour pouvoir retourner chez lui. Patience, ce serait bientôt terminé.
Expert comptable

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: commandant
XP:
293/400  (293/400)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 30 Mar 2018 - 16:42
Retour à Illusiopolis ! C’est fou comme on se sent bien chez soit. C’est sympa de voir un monde développé par un pj. On me parle souvent de ce que je fais à Hill Valley, et je trouve que tu fais pareil avec Illusiopolis, la ville du Péché. Mais t’as raison, les balades en forêts c’est trop dangereux en ce moment… D’ailleurs Il aurait peut-être été bon de rappeler d’où lui venait ses blessures décrites en début de texte.

Bon déjà, je dois te dire que tu m’as fait plaisir sans le vouloir. « Il clanchait pour rentrer dans la pièce » … Là les belges et les gens de la moitié nord de la France vont comprendre… mais pas les parisiens et les sudistes. LE nombre de fois dans ma vie où j’ai dû expliquer ce qu’était une clanche ! alors que bon c’est évident meh…
C’était l’intervention inutile du jour.
Plus sérieusement…
Le retour des bloodfists dans toute leur splendeur. Quelques pensées complotistes plus tard, j’aime bien ce que tu en fait, leur retour au calme par peur des conséquences c’est pas bête. Par contre je ne comprends pas bien le fait de retourner sur la conserverie pour dire que... Je sais pas que t’as élu domicile sur place au lieu d’avoir fait une intervention punitive? C’est un détail hein mais je ne pige pas bien ce que ça va faire comme conséquences de retourner sur place et qui sauverais leurs miches.

Après le combat, t’es rôdé, on les apprécie toujours autant. Je note une bonne description de l’entrepot intégré au combat. Tu t’es quand même notablement améliorer sur ce point qui te faisait peur alors je suis contente. Dommage qu’il ne souffre pas de ses blessures pendant le combat voir dès le début.
Pas grand-chose de plus à dire, j’ai hâte de voir la suite que tu envisages. AH ! si ! toujours pas de passage de soldats Shinra !!!!!! Pour la peine ça ne sera qu’avancé.

- difficulté et récompense
Avancé : 30 points d'expérience + 300 munnies + 2 PS en magie et 1 ps en déf.
messages
membres