Prêtre-Guerrier de Rai

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le Sam 17 Mar 2018 - 23:16
Le coup de poing vient s’écraser contre le museau du fauve. Il recule de quelques pas, laissant sa main griffue recouvrir la zone touchée.

L’homme qui se tient devant lui manque de trébucher sous sa propre impulsion. Mais quelle misère, quelle misère ! La couleur rougeâtre illumine son nez, témoignant d’un état d’ébriété imposant. Mais qui a eu la bonne idée d’ouvrir ces flux au juste ? Et puis, c’est quoi cette fête de la saint-patrick ? Pour un fauve comme Bryke, ce festival n’a aucun sens ! Et voyez le résultat !

Le seul œil valide du ronso s’agite, il regarde autour de lui. Ildeberd est encerclé par deux ivrognes, et Jen est introuvable. Pire encore, une foule de spectateur se sont rassembler autour d’eux pour mieux beugler et placer des paris.

Le quartier est pourtant agréable en temps normal. Plusieurs petites maisonnées, entourant la citadelle du roi Stéphane. Des petites rues de pierres, l’odeur musqué de la vie citadine, le souffle léger du vent. Ici, un seau de peinture d’un vert éclatant, abandonné à proximité d’une maison dans un volet sur deux a été repeint.

« Mais vous allez vous calmer, oui ?! » beugle le jeune rat, du sang coulant de son museau.

Il faut dire qu’il a pris pas mal de mandales le jeune hybride. Voilà qu’un nouveau coup part dans sa direction, il esquive d’un saut bref, sa queue battant l’air nerveusement.

- « Jen, par Etro, t’es parti où ?!
- Fichu Hybride, vous v’ramener ch’nous, vous piquez dans n…no…n’reserves, vous mangez not’ nourritu…re ! *hips* »

Intérieurement, Bryke sent la rage venir, de plus en plus forte. Mais bon sang, voilà pourquoi il déteste l’alcool. Et qui a eu la merveilleuse idée de laisser des paysans boires toute la soirée ? Le résultat n’est clairement pas à son goût.

Il suffit de quelques pintes, et c'est tout le contenu peu ragoutant, caché au jour le jour dans les sacs des nombreux citoyens du domaine enchanté, qui éclate au yeux de tous.

Faut-il leur jeter la pierre ? Depuis cette guerre dans la forêt de Sherwood, ce sont des centaines d’individus qui ont fui vers le domaine enchanté. Autant de bouches à nourrir, autant de bouches supplémentaires alors que, l’attaque de la coalition si récente, a détruit bien plus qu’une simple porte de citadelle.

Si le fauve s’écoutait, il récupèrerait une chaise, et martèlerais plusieurs de ses charmants villageois jusqu’à ce que le voile d’éthanol qui recouvre leurs pensées s’évaporent.

Mais les ordres sont les ordres. Il ne doit pas tabasser les citoyens n’est-ce pas ? Et par la dame de la montagne, que cette contrainte n’aide en rien.

Il suffit de voir l’état du museau d’Ilderberd, ainsi que les trois civils gémissant au sol de douleurs. Bryke c’est pourtant retenu, mais un bon coup de poing, avec la force d’un ronso, suffit à mettre un ivrogne au tapis.

Ils n’étaient qu’un groupuscule, surement des amis, rassemblé par des idéaux similaires. Cela expliquerait pourquoi ils ont ainsi jeté leurs dévolus soudain sur Ilderberd, prenant par mégarde les deux compagnons aux allures animales alors qu'il faisait une patrouille.

Bam, Bryke vient de donner un coup de poing à l’un des ivrognes le toisant. Il crache une gerbe de sang, accompagné d’une jolie dent.

« P’tit bâtard, t’mère a b… »

Oups, voilà le deuxième coup de poing. Pile à temps pour taire ses idioties. Bryke laisse échapper un léger grognement de satisfaction, mais c’est que ça le démangeais.

L’odeur du sang, l’odeur de l’alcool, l’odeur de la sueur. Tant d’effluves qui se mélangent en un parfum étrange. Le rire des spectateurs, le son des pièces jonglant de mains en mains aux fils des paris, les coups de poing frappant les visages. Est-ce ça, une soirée classique d’un tel festival ?

Aussi triste soit-il, aussi de mauvais augure. Bryke aurait presque préférer combattre des sans-cœurs. Mais où sont-ils d’ailleurs ? Ces soi-disant sans-cœur vêtu de vert ?

« Aaaah, bon sang, mais vous n’abandonnez jamais ?! » Ilderberd enchaine les esquives, frappant de faibles coup de poing. Il n’a pas la force de son meilleur-amis, Tristan, le sanglier. Et que peut-il faire face aux deux paysan, en embonpoint, qui se sont visiblement réuni contre lui ?

Les leçons de Cassandra lui reviennent en tête, il continue d’esquiver, ne cherchant même plus l’offensive. Hop, un pas-chassé sur le côté, hop, et d’un nouveau coup de poing évité. Entre l’alcool et la fatigue, les deux commencent à haleter bien vite.

Bryke de son côté, donne un nouveau coup de poing à son nouvel ami à la dent manquante. Il manque de tomber à la renverse dans un air comique, avant de reculer la tête, se préparant à enchaîner avec un puissant coup de tête.

Et c’est soudainement la panique pour le fauve. Mais quel idiot ! Il est si bourré qu’il ne voit pas l’énorme corne sur le front de son adversaire ? Bryke n’a d’autres choix que de relever la tête le plus vite possible, laissant le coup de boule percuter sa mâchoire. Mince, œil pour œil, dent pour dent ?

Non, heureusement, les dents du ronso demeurent bien accrocher, et malheureusement pour le fêtard, il a sous-estimé la rigidité du crâne d’un ronso.

Le fauve se redresse, s’avançant vers l’homme au sol, redressant sa patte droite, bien décidé à le maintenir au sol.

« Laisse mon papa tranquille, sale monstre ! »
beugle un jeune homme, saisissant le seau à proximité, et le projetant vers le ronso

Bryke cligne des yeux un bref instant, tandis que plusieurs des spectateurs rient. Il sent sa fourrure humide, il sent quelque chose de collant venir serrer les divers poils entre eux. Ce n’est qu’avec horreur qu’il découvre le contenu du seau. De la peinture verte.

Inspire, expire, inspire, expire. Ne pas tuer le gamin, ne pas arracher sa tête. Ce n’est pas ce qu’un aspirant doit faire. Par la dame de la montagne, que l’envie est là pourtant.

Il se contente de tourner lentement la tête vers le gosse, le regard assassin. Les poils du menton collant entre eux dans un mélange de vert et de bleu.

Le gamin ne se démonte pourtant pas, fuyant vers son père, pour le soutenir, et essayer de l’emmener plus loin.

Du côté d’Ilderberd, les deux ivrognes suent à grosses gouttes, essayant d’attraper ce rat d’une agilité redoutable.

« Mais t’va t’lais..cc..cco…cogner OUI ?! »


L’un des deux s’arrête, à bout de souffle, glissant sur le sol, jusqu’à tomber sur les fesses. Le deuxième s’apprête à donner un nouveau coup de poing, redressant le bras. Mais il est lent, et sa garde brisée. Le rat en profite, gauche, gauche, droite, font ses poings.

Le dernier résistant rend son déjeuner, et semble avoir eu sa dose pour la soirée. Le rat laisse une de ses mains tâter son museau, qu’il découvre toujours saignant.

« …Baah…ça va faire un vilain bleu. La honte ! »

Il secoue négativement la tête tout en se dirigeant vers Bryke. Il retient un sourire en coin en voyant le pauvre ronso, recoloré dans un vert de mauvais goût. Il cache bien vite son amusement, devant l’humeur désormais massacrante du fauve.

Connaissant le goût prononcé pour le mutisme de son camarade, il prend l’initiative de prendre la parole.

« Que ça vous serve de leçons citoyens ! Festoyer, profitez de cette soirée, mais ne laisser par les festivités vous mener à des actions déplacées. Elles ne seront pas tolérées ! »

Pour une raison obscure, le rat se sent fier. L’espace d’un instant, il oublie qu’il est un aspirant, il se sent comme un vrai protecteur des lois, celui qui empêche le chaos sur la ville. Cette fierté lui fait même oublié les regards des citoyens sur lui. La plupart ne semblent pas apprécier qu’un simple soldat, un hybride de surfait, ose leurs faires la morale.

Bryke et Ilderberd s’éloignent, avant de s’installer calmement dans une ruelle.

« Désolé les gars, j’ai pensé que ce serais mieux qu’on se sépare pour couvrir plus de terrain et…Par Etros, mais qu’est-ce qui t’es arrivé ? »

Jen s’avance lentement vers le fauve, clignant plusieurs fois des yeux devant sa nouvelle couleur.

«  ….Euh…Mm… »

Bryke laisse échapper un grognement, il voit déjà la petite étincelle dans son regard, et il craint de savoir ce qui va bientôt arriver…Trop tard.

« …pppffffff…AHAHAHAHA ! Ta tronche ! Ah…Ahah, Ouhouhouhou ! »

Elle se tord de rire, les yeux presque humides sous son fou rire. Elle fait quelques pas en avant, quelques pas en arrière, retenant mal son hilarité.

Le ronso se redresse d’une traite, montrant les crocs, grognant de plus en plus fort. Son égo en prend un coup, et la montagne sait combien il peut être haut.

« Ouah, doucement ! C’est pas méchant ! » panique Ilderbert, s’interposant immédiatement devant Bryke, essayant de calmer le jeu.

« Enfin, j’veux dire, j’comprends que là, tu vois pas la vie en rose hein…Ouaaah, ça te va vachement…Bien…
- Jen ! T’arrange rien ! »

Bryke écarte le rat d’un coup brute, avant de venir se positionner devant Jen, lui rugissant dessus, tel un animal. Elle, se contente d’un grand sourire, le sourire de la petite peste, fière d’avoir poussé son camarade à bout.

« Calme, gros bêta. C’est la saint-patrick ce soir, c’est sensé être joyeux. »

Le poing de Bryke se serre, et se détend plusieurs fois. Finalement, il se contente d’insulter Jen dans tous les sens…avec la langue des signes, bien entendu.  A la grande incompréhension de cette dernière, se contentant d’amusement.

Jen s’approche doucement d’Ilderberd, saisissant un pan de sa tunique pour venir essayer le sang séché loin de son museau. Il se contente d'hocher la tête, un sourire un brin gêné.

La nuit n’est pas encore terminée, et promet d’être longue. Au moins, aucun sans-cœur ne semble décidé à venir saccager les festivités.

Le ronso secoue les bras, essayant de chasser le peu de peinture encore humide…ça va lui prendre une plombe pour tout retirer.

Qu’importe, il restera le temps qu’il faudra au lac, à se frotter encore et encore. Sa fierté est en jeu, il ne rentrera jamais à la citadelle comme ça. Jamais.
Lumière d'Étro

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le Dim 18 Mar 2018 - 17:17
Tu sais, quand on gagne une loterie, il y a plus d’avantage que d’être péter de thune. Par exemple, c’est toi qui auras droit à être noté le premier ! Comme ça, tu pourras balancer tes billets de thune à la gueule des gens. Espèce de rappeur américain.

Alors, j’vais déjà dire quelque chose et j’vais l’dire qu’une seule fois sur cette série de notation, j’adore m’occuper des rp d’event. La raison est simple, les gens écrivent parce qu’ils ont envie de participer avec l’event. Tu vois c’que j’veux dire ? Il y a cette envie de participation, cette motivation personnelle que l’on retrouve dans l’écriture. En bref, c’est toujours un plaisir de faire un truc que vous aviez vraiment envie de faire. Aussi, mes commentaires sont moins complets. J’suis un crevard.

Mais un très joli crevard, sachez-le.

Bref, qu’est-ce que j’ai pensé du rp ! Alors, beaucoup de bien. Tellement que, j’ai un peu de mal à dire du mal de celui-ci. Selon moi, il y a un truc que l’on doit garder en tête en cas de rp. C’est de savoir tourner son personnage dans des situations ridicules, d’autant plus quand celui-ci dégage un certain charisme.

Là, l’idée du seau de peinture, j’ai adoré. Tu peux m’dire que c’est un truc très con, et j’suis d’accord avec toi. Néanmoins, c’est une contrainte et ça entache ton personnage. Heureusement que Jen était là pour accentuer ce côté-là, j’ai vraiment adoré. Surtout que Bryke à crier ! Vénère, certes.

Oh, si. Il y a un truc… Une consigne n’a pas été respectée ! Il a été demandé de ne pas tabasser les citoyens, même si c’était très marrant. D’ailleurs, j’suis content de voir que tu fasses attention au contexte du monde. Tu parles de l’attaque, des conflits dans la ville et tout ce qui va avec. En bref, ce qui est intéressant, c’est de savoir que tu t’es bien documenté pour ne pas faire d’erreur. Chapeau vert.

St Patrick accompli !

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