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Lumière d'Étro

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le Mar 6 Fév 2018 - 18:29

Le tonnerre grondait au sommet des tours du Château de Maléfique, illuminant les ciels de ses éclairs et faisant jaillir l’irrégularité des pierres de la bâtisse. Il n’allait pas tarder à pleuvoir sur le sol noir de la montagne. Malgré cela, les forces de Sanctum conservaient leur présence sur l’ancien symbole de la tyrannie que représentait la Sorcière, s’apprêtant encore à livrer bataille contre les stigmates de son influence. Une lutte contre la montagne elle-même, l’une des engeances abandonnées par Maléfique en personne et tourmentant ce monde depuis bien trop longtemps.

Ils sont arrivés.
Au bord du gouffre, Pentaghast observait les ténèbres insondables des douves de ce château. Les Paladins étaient ici depuis bien des lunes, pourtant, ils n’étaient toujours pas parvenu à éradiquer la menace que pouvait-être le monstre d’épine.

La corruption était dans le coeur même de cette montagne, ils allaient devoir faire bien plus que de simplement combattre. Ils allaient devoir vaincre.

Merci, Haegel. Préparer mes hommes, qu’ils soient prêts à nous faire descendre par le monte-charge.
Vous commettez une grave erreur, ma dame. Il vous faut un membre du clergé pour rejoindre les douves, c’est bien trop risqué pour que…
Il n’y a qu’un seul Haut-Prêtre ici et il s’agit de vous. Ce serait d’autant plus dangereux de laisser le château sans une personne capable d’invoquer la Lumière d’Étro…
Pentaghast, vous mettez la vie de Ser Valeri et Ser Fiathen en danger avec votre entêtement !

Le Paladin-en-Chef se retournait brièvement, fixant le prêtre dans les yeux, les cernes en dessous de ceux-ci trahissaient la fatigue qui s’accumulait à force de repousser les assauts des ronces. Voilà quelques semaines que le sans-coeur redoublait d’efforts, comme s’il savait que sa fin approchait. Souriant un instant, Cassandra s’avançait pour poser sa main sur l’épaule du conseiller.

Mon ami, vous êtes un exemple de vertu auquel nous devrions tous nous attacher. Ceci n’est pas un combat pour vous.
Laissez-moi…
De plus… Fabrizio et Fiathen ont repoussé l’assaut de la Coalition Noire sur notre Citadelle, ce sont eux qui me protégeront dans cette descente et non l’inverse. Ils sont bien plus doués que je ne le suis.

Il soupirait longuement, baissant les épaules avant de se redresser, conservant la même lueur dans le regard.

Bien, ce sera fait selon vos ordres.
Merci, Haegel.
Si vous ne remontez pas dans une heure, c’est moi-même qui descendrais pour vous ramener ici afin de témoigner de votre stupidité !

Le Haut-Prêtre soupirait avant de se retourner, prenant la direction du pont. Cassandra lui emboitant le pas, resserrant les sangles de ses gantelets et vérifiant l’état de son armure avant de retrouver les deux personnes qu’elle avait appelé. Deux des plus grandes figures que le Sanctum comptait, l’un et l’autre c’étant illustré durant les derniers mois.

L’homme ayant fait face à un dragon et le vieillard ayant réussi à capturer un membre de la Coalition Noire, cela ressemblait presque à une mauvaise blague dont le Paladin-en-Chef était l’instigateur.

Dépassant la structure conçut par les Paladins, Cassandra s’avançant jusqu’à la charrette qui devait avoir amenée ses alliés jusqu’au château. Même la vitesse d’un cheval ne suffisait plus pour échapper aux ronces, il n’y avait plus que la Lumière pour seule arme. Était-elle la seule du trio à pouvoir invoquer la Lumière de la Déesse ? Elle se posait la question l’espace d’un instant pour ensuite saluer les deux hommes, la main à la tempe et fixe sur ses appuis afin de masquer sa crainte pour cette expédition.

Fiathen, Valeri… Vous avez toute ma reconnaissance par votre présence en ce jour, j’espère que vous êtes prêt à brandir les armes une nouvelle fois pour notre Déesse.
Elle cessait son salut, laissant son bras glisser le long du corps. Contrairement aux Paladins qu’elle dirigeait, elle ne voulait pas contraindre l’un de ces deux héros du Sanctum à l’accompagner dans cet exploit.

Ceci est un service que je vous demande, vous avez le droit de refuser de monter sur ce monte-charge. D’autant que, à l’instar du sentier que vous venez de gravir, nous risquons d’être attaqué par les ronces durant toute la descente. Vous êtes prêt à me suivre ?



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le Mar 20 Fév 2018 - 22:12
Il la salua en retour, d'un air cependant plus léger qu'elle.

«  Non. Je suis venu jusqu'ici pour repartir, je pensais prendre un café en terrasse quelque part. Je te dis ça maintenant, juste histoire de pas te décevoir - »


Fabrizio n'avait pas anticipé le malaise que sa réponse allait occasionner. En toute vérité, il ne l'avait pas vu venir. C'était le cas de le dire ; il aurait mieux fait de garder ça pour lui. Quel con.

«  Non mais vraiment. »
reprit-il, prenant place sur la plate-forme. « Je dis pas que ça va être une partie de plaisir, mais je pense qu'on a toutes nos chances. »

Il adressa un sourire qui se voulait rassurant à Pentaghast , tout en réduisant la distance entre lui et le monte-charge. Elle avait cette manière de présenter les choses ; sûre d'elle mais à la fois inquiète. Déterminée mais comme arrivant au dernier combat. Pourtant, Etro savait qu'elle avait les capacités pour faire tomber une forteresse entière avec un discours, trois soldats et une demi catapulte. Il se gardait bien de lui dire, plus par superstition à l'aube d'un combat aussi rude que par retenue ou timidité.  

Il avait quelque peu réfléchi au combat à venir ainsi qu'à ses alliés, d'un point de vue strictement personnel et fort égocentrique. Au final, il y avait eu trop d'inconnues pour qu'il se permettre des avancées trop nébuleuses, trop incertaines. Lui qui, par habitude, essayait de tout connaître de ses ennemis et alliés avant que le combat ne commence, se retrouvait bien mal aisé alors que toutes les informations qu'il y avait sur leur ennemi du jour c'était « un tas de ronces maléfiques ».

Il extrapolait ; il y avait bien entendu plus d'informations que ça. De plus, il avait passé quelques semaines dans le château de Maléfique, et bien qu'il ne connaissait pas les lieux – et que ces derniers avaient probablement bien changé et qu'il ne se battrait même pas au même endroit, c'était la surprise en moins. Il était très familier avec le ciel obscur, la terre stérile et l'atmosphère oppressante de cet endroit morbide. Rien qui ne puisse l'étonner à ce niveau là. En vérité, plus il y songeait et plus les paramètres inconnus se résorbaient, laissant place à plus d'assurance de sa part.

Il n'était pas seul non plus pour cette mission car, comme il y avait songé plus tôt, ses alliés étaient là également. Cassandra Pentaghast et Fiathen comptaient parmi une certaine élite des forces du Sanctum, et s'il avait envie d'être honnête, si c'était eux qui étaient en charge de le protéger, il dormirait sur ses deux oreilles au milieu de n'importe quel champ de bataille. C'était une allégorie, bien entendu, car sur un champ de bataille, il espérait bien être capable de leur rendre la pareille.

Il avait déjà exposé ses pensées sur Cassandra, mais Fiathen, il le connaissait tout de même beaucoup moins. Il savait que, comme lui, il avait défendu le Domaine contre l'attaque de la Coalition Noire. Si, en soit, cela comptait comme une preuve suffisante, il fallait ajouter à cela les nombreux faits d'armes que le Templier avait derrière-lui. Même si, à première vue, il était légèrement... grisonnant, il était l'un des membres du Sanctum le plus à-même de participer à cette mission ce soir.

Le monte-charge entama sa lente descente le long de la paroi de pierre sombre. Ainsi donc, la mission commençait pour de bon.

Il se passa quelques longues secondes – minutes ? Au milieu desquelles il n'y eut que le silence et un vent particulièrement froid et désagréable qui semblait venir du fond du gouffre. Il n'y eut pas de moment précis ou les craquements de machinerie, des chaînes, du bois changèrent, mais à un moment donné, ils s'intensifièrent. Passant presque inaperçus d'abord.

C'était sans compter que le but de la mission étant de faire attention à sa peau tout en abattant la source des problèmes de la région, les trois membres de la petite équipe n'étaient pas sur le qui-vive. Fabrizio avait, pour sa part, une inquiétude grandissante alors que, devant-lui, le bruit caractéristique de l'apparition de sans-cœur se fit entendre. De petites bestioles couvertes de ronces, dont la plupart s'activaient sur la surface de bois tandis que d'autres s'accrochaient aux attaches du monte-charge, freinant sa descente.

Fabri dégaina son épée sans autre forme de procès.

« Bon, qui se charge de leur demander leurs billets? »
 

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le Mer 4 Avr 2018 - 16:18
« -J'm'occupe de ceux sur l'sol. »

Joignant le geste à la parole je lève ma maladroitement jambe gauche et la fait retomber lourdement sur la plate-forme, aussitôt une demi-douzaine de stalagmite de glace viennent embrocher les resquilleurs.  Un problème en moins reste...à peu près tout.

Inutile de vérifier si mes compagnons ont su gérer les mauvais payeurs qui s'étaient placé sur les chaînes. Je fais équipe avec ce que le Sanctum fait de mieux en ce moment en termes de héros de légendes.

D'un côté un mec qui a survécu à la faciale d'un dragon  après avoir eu les burnes de l'affronter avec un arc et de l'autre une meuf qui a défié la garde de Swain seule. Parce que pourquoi pas.
Et là c'est juste une ligne sur les dizaines de pages que doivent faire leur CV chez EtroCorp.
Bref j'étais probablement plus pépouze ici que les pignoufs qui nous attendaient dans le château.

Non le truc qui me rassurait le moins sur cette plate-forme c'était le vieux clodo proche de la retraite.

Je sais même plus pourquoi j'ai accepté cette mission de l'enfer, tout ce dont je suis sur c'est que c'était probablement la plus mauvaise idée que j'ai eu de ma vie. Depuis que j'ai pris place sur la foutue charrette qui nous a amené ici je sais que j'suis pas à ma place.

Je sors plus les mains de mes poches de peurs que mes compagnons remarquent mes tremblements, j'ai pas prit ma canne pour pour faire croire que ma jambe va mieux, trop occupé à paraître en bonne santé j'ai même pas pensé à renforcer notre structure avant la première attaque.
La seule bonne idée que j'ai eu c'est de renforcer ma peau avec des plaques de glaces avant de monter dans le chariot. Sérieux il a fallu l'apparition de ces putains de sans cœurs pour me faire reprendre pieds avec la réalité.  

Le problème c'est que je voyais cette mission comme une opération de comm' et en plus d'être à chier pour ça je vais rater cette foutue mission avec toutes les contraintes que je m'impose. Je voulais que cette mission m'évite la retraite anticipé mais ce sera peut être celle qui nous enverra tous les trois au cimetière si je continue comme ça. 'Faut que je sorte mes mains de mes poches et que je me fasse une canne.

Mais est-ce que je peux vraiment me permettre d'avoir l'air faible devant ces deux foutues légendes ?

Gardant mes mains profondément enfoncées dans mes poches je projette ma détection magique en direction du fond pour essayer de détecter quoi que ce soit mais peine perdu. Tout ce qui nous entoure est baigné de la même aura démoniaque, impossible de sentir quelque chose se distinguer. Le bon côté des choses c'est que si jamais j'envoyais un sort suffisamment puissant en bas je toucherais forcément quelque chose.

Le mauvais côté c'est que pour faire ça fallait sortir les mains de mes poches.

Le faire ? Pas le faire ? C'est con, je sais. Mais t si jamais ont s'en sortait en vie et que j'étais mit de côté juste après ? J'aurais rien gagné au final. Non je voulais continuer encore longtemps à déambuler dans les rues de la Citadelles. Pour le Petit. Non. Pour moi.

Et j'en étais à peu près là de mes réflexions quand l'enfer s'est déchaîné.

Des centaines, peut être des milliers de ronces ont surgi tout autour de nous. Et soudain le monde ne fut plus que ténèbres. Des chocs violent sous la plate-forme nous déstabilise, de tout côtés un mur d'obscurités s’apprête à nous engloutir et le ciel n'est plus qu'une toile de ronces.

L'instinct de survie ? J'en sais rien mais après avoir autant tergiversé mon corps a fini par agir sans me laisser réfléchir. Avant même que je m'en rende compte mes jambes ont claudiqué vers un des bords de la plate-forme, mes deux mains jointes au dessus de mon crane, tremblantes comme des feuilles mortes. Et sans y réfléchir plus que ça j'y amasse le plus possible de flux magique et les fait retomber devant moi. Libérant une nuée d'une centaine de demi lune de glace plus affûtées que des lames de rasoirs, tranchant le mur qui me fait face.

Un autre problème en moins reste...

Reste une tige de l'amas de ronce sous la plate forme qui s'est glissé jusqu'à ma jambe valide sans que j'y prête attention. Reste qu'elle s'est enroulée autour de celle-ci et m'attire par dessus bords sans que je parvienne à me rattraper à cause de mes mains tremblantes. Reste que j'ai pas réussi à attirer l'attention de mes deux compagnons dans tout ce chaos à cause de mon souffle court.

Et c'est avec un gémissement étouffé que l'amas de ronces se referme sur mon corps.


Dernière édition par Fiathen le Lun 9 Avr 2018 - 0:24, édité 1 fois
Lumière d'Étro

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le Sam 7 Avr 2018 - 15:13

Ils étaient comme balloté sur la plateforme alors qu’ils ne distinguaient plus rien. Que ce soit la plateforme ou le ciel, la gauche ou la droite et la présence même de Fabrizio ou Fiathen.

Cassandra partait en avant, puis en arrière alors qu’elle venait de trancher l’un des sans-coeurs. Elle n’en avait pas l’habitude, depuis combien de temps ne luttait-elle plus contre les créatures d’ombre. Dans un mouvement lourd, elle terminait par chuter et son épée glissait le long de la plateforme dans un sifflement avant de chuter dans les ténèbres des douves. Relevant le regard, la colère se lisait sur ses traits alors qu’elle frappait les poutres de son poing.

Nous dev…
Elle n’avait pas le temps de conclure sa phrase que les ténèbres s’évaporaient en un instant, ramenant la lumière sur les enfants d’Étro dont l’un de ceux-ci ayant réussi à sauver les siens.

Le Paladin-en-Chef avait eu raison de l’appeler, il le prouvait à l’instant même.

Ce fut ensuite l’horreur qui s’immisçait sur le regard de Cassandra. Le corps de Fiathen partait en arrière, sa tête heurtant la plateforme et tombant lui aussi vers les ténèbres du gouffre. Le sang du Paladin ne faisait qu’un tour, elle voyait les mains du vieil homme tenter de s’accrocher alors qu’elle poussait sur ses jambes, tendant les bras dans un effort insurmontable. Sa poigne se referait sur les doigts de Fiathen, elle se sentait partir sous la force jusqu’à glisser aux portes du précipice.

Leurs regards se croisaient un instant, elle tentait de tirer, impossible. Le cuir de ses gants échappait à la prise du Templier qui chutait sans un bruit, happé dans les ténèbres, semblable à une âme s’enfonçant dans les eaux.

Ô Étro, comment pourrais-je prier quand le mal m’écrase et que je n’en peux plus. Toi qui connait le creux de la souffrance, amène ton fils vers ta lumière !
Elle entonnait ses paroles en bafouillant, illuminant brièvement sa main tendue vers le vide alors qu’une imposante poigne se matérialisait et quittait sa main pour plonger vers les profondeurs insondables. Les secondes, peut-être des minutes passaient et jamais la poigne d’Étro ne revint à Cassandra.

Les ronces commençaient de nouveau à s’amonceler autour d’elle et de Fabrizio, sa folie devait cesser. Les yeux rouges, le Paladin reculait et se relevait ensuite, ne possédant plus que son bouclier à son bras gauche. La mâchoire serrée, elle passait sa main devant son visage avant de faire apparaître une lame de lumière pure et fixer le compagnon qu’il y avait toujours avec elle.

Il ne devait pas chuter, elle se le jurait.

Dans un râle elle brandissait son épée au-dessus de sa tête en même temps que son corps entier ne s’illumine. Des ondes, d’un blanc nacré, commençaient à quitter son corps en halo régulier. Elle entonnait une nouvelle prière, espérant tenir assez longtemps par cette protection qu’elle octroyait à Fabrizio. Elle lui devait bien ça, elle n’avait pas le choix et devait y parvenir.

Créateur, apprends-nous donc à combattre le dérisoire et l’opaque de la souffrance par la justice, la liberté, la force et l’amour que nous octrois ta fille. Étro, garde ton oeil protecteur sur tes enfants, que ceux-ci puissent lutter contre les ténèbres, le mal et l’injustice régnant depuis trop longtemps. À moi et mes compagnons, donne-nous l’impatience de ceux qui aiment et la patience de ceux qui comprennent.
Les pensées du Paladin-en-chef n’allaient que pour une personne, Fiathen. Il ne serait pas abandonné, pas en jour ni dans les suivants.



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le Ven 22 Juin 2018 - 1:15
La situation virait à la blague de mauvais goût. En quelques secondes il n'y avait plus ni gouffre ni prières et encore moins de plan. Il n'y avait que des ronces et des ténèbres. C'était ce sentiment de panique qui l'assourdissait qui lui permettait aussi de garder à l'esprit qu'il y avait deux autres cœurs qui battaient en sa présence, deux cœurs qu'il devait vraiment, au possible, garder en vie. Il se permettait les euphémismes, il y avait encore un espoir.

Cassandra avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. Lui, il balança un coup de taille à une des créatures proches d'elle. Rapide, fort, la tranchant en deux. Pareil pour une autre ; des coups plus hâtifs cette fois, pas un mais deux, trois. Il en venait plus encore. Jusque là, il n'y avait que la peur et les ténèbres qui avaient amoindri ses forces et troublé ses sens. Fabri essayait de se dire que malgré une mise en scène théâtrale, rien de pire ne les attendait. C'était peut-être son côté optimiste.

« Pourquoi on a pas cramé tout ce merdier quand on pouvait, hein !? Raser le château et détourner une putain de rivière dessus v'la ce qu'il aurait fallu faire, merde à la fin ! »

Il y en avait au moins une qui savait garder son sang froid dans une occasion pareille. Elle avait mis en relief une situation qui était bien plus délicate qu'il n'y paraissait. Parce que Fabrizio n'avait pas remarqué Fiathen qui était été littéralement capturé par l'amas de ronces préhensiles. Il n'avait rien vu ; en réalité, c'était juste son absence qui lui avait fait deviner l'impensable. Un vide dans son esprit, sur les mots de l'évidence qu'il taisait. Non pas par pur espoir mais par logique.

Il n'avait jamais su de quel côté de la barrière il préférait tomber. La logique, l'espoir, la raison, le sens. Il usait de chaque avec ce qui lui avait toujours semblé être de la parcimonie. Mais le sens tombait toujours, lorsqu'il n'y avait pas le temps pour plus de débats.

Il y avait un silence profond les entourant désormais. La Lumière d'Etro qui provenait de l'épée de Pentaghast parvenait à assourdir les ténèbres. Il ne savait pas comment décrire ceci d'une autre manière. Par ondes successives, la lumière se diffusait à travers les ténèbres.

Jusqu'à ce que le monte-charge ne touche le sol.

Les chaînes s’affaissèrent quelques secondes ; probablement le temps qu'il fallut aux hommes restés sur la falaise pour voir qu'ils filaient dans le vide et n'arrêtent leur mouvement. Tout devint immobile et, rapidement, ils étaient seuls au milieu des ténèbres.

L'endroit était comme le château de Maléfique ; de la pierre noire et rien d'autre. Pas même un semblant de vie. Quelque chose qui pourrait faire croire qu'un jour, il y eut de la lumière de ce côté du monde. Tout autour étaient les ronces. Le monte-charge était posé en travers sur ce qui semblait être une racine, mais qui était en fait une liane couverte d'épis acérés, épaisse comme le tronc d'un chêne dans la force de l'âge.

Il n'y avait, pour l'instant, qu'à observer en silence. Le temps d'un regard, le temps de s'apercevoir que les ombres couvertes de ronces n'allaient pas rester bloquées, apeurées par la lumière bien longtemps et qu'il allait falloir reprendre le combat.

« Baisse pas ta garde, Pentaghast, ils vont avoir d'yeux que pour toi maintenant. »

Il chercha Fiathen du regard, mais les ténèbres et les ronces avaient enveloppé toute l'abîme comme s'ils étaient dans une caverne aux murs fait d'un lacis labyrinthique. Il ne vit rien ; tout se mouvait en un grand ensemble. Bientôt, quelques ronces s'approchèrent au loin ; comme hésitant. Un grondement sourd se fit entendre, plus loin. Ce qu'ils cherchaient à détruire ? Le sans-cœur devait bien être quelque part. Et ils le trouveraient, quoi qu'ils aient à traverser...
 

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le Dim 8 Juil 2018 - 16:37
L'obscurité.

Autour de moi tout n'est qu'ombres mouvantes, je perçois le mouvement des ronces se pressant contre moi, ondulant contre ma poitrine mais c'est tout. Pas la moindre ouverture pour me laisser deviner ce qui se passe au dehors. Pas la moindre lueur d'espoir.... Enfin si, juste après ma chute, une main de lumière a franchit le mur d'obscurité, repoussant les ronces, annihilant l'obscurité.

Mais en vain.

Les ronces m'avaient trop écarté, j'étais trop faible pour les repousser, trop apeuré pour esquisser un geste vers cette main. Elle resta là quelques secondes, tatonnant à quelques mètres de moi puis disparu. Et avec elle l'espoir d'une fin heureuse.
Et désormais me voila seul.

Au moment de ma chute j'avais eu un instant  pour me rouler en boule, main contre la poitrine, tête baissé, et juste assez de temps pour solidifier mon corps. Seul me reste la liberté de me demander qui de mon armure ou de ma peau givrée va céder en premier.
Je ne peux rien faire d'autre que de subir cette pression toujours grandissante, ces ronces qui passent et repassent sur mon gisant, serrant, éraflant, comme jouant avec ma carcasse avant de la briser pour de bon.

Ne rien pouvoir faire d'autre que de subir. Et tenter d'ignorer la douleur.
Lancer un sort? Mon corps entier est paralysé, prit dans cette gangue d'obscurité. Impossible d'esquisser le moindre geste, de remuer le moindre sourcil.... Ou en fait si je pourrai.

Mais je n'en peux plus.

Annuler mes protections pour gagner quelques centimètre pour pouvoir incanter? Lancer pics et blocs de glaces en tous sens pour libérer suffisamment mes bras afin de libérer le froid restant à l'intérieur de moi dans un dernier assaut?  Ça impliquerai de souffrir.

Et je n'en peux plus.

J'en peux plus de souffrir, de voir mon corps partir à la dérives. J'en peux plus d'imaginer ce que serait ma vie en tant que croulant à la retraite, j'en peux plus de me lever chaque jours en me demandant ce que je perdrai avant la fin de la journée. Mon ouïe? Mon toucher? Ma mémoire? Mon bon sens?

Je n'en peux plus.

Lorsque j'ai pris part à cette mission je pensais vouloir prouver que j'étais encore apte à être templier. C'étais faux. Je voulais simplement en finir vite et bien. Quitter cette prison qu'est devenu mon corps, mettre fin à mes angoisses, à mes peurs. A ce combat que je mène contre moi même.

Car je n'en peux plus.

Crissement au niveau de ma jambe droite. Ma mâchoire congelée ne peux crier mais laisse échapper un râle de douleur. Un protection en moins. Combien de temps avant la fin?
Nouveau crissement sur l'autre jambe, nouveau râle.

Bientôt. Elle arrive bientôt. Courage.

Le temps passe...flou...une seconde, ou une heure? Je ne sais pas. Je ne sens déjà plus mes jambes, sans doute broyées. Une sensation de froid se répand en moi, anesthésiant mes pensées, se logeant dans mon cœur,  me coupant petit à petit du monde qui m'entoure...
Nouveau crissement... le torse? Je ne sais pas, je ne sais plus, je n'ai plus envie de savoir.

La douleur, l'obscurité, voila à quoi se résume mon monde. Une douleur qui emporte tout avec elle, mes doutes, mon histoire, mes envies. Me laissant seul avec cette obscurité et une fatigue...une fatigue telle que mon cerveau me supplie de m'en aller, de me réfugier dans le sommeil, l'inconscience...De laisser le sans-cœur terminer son travail et me libérer de cette prison. C'est à peine si je sens encore les ronces ramper sur ce qu'il reste de moi, à peine si je peux encore discerner clairement ce qui m'entoure.
Je vogue dans un océan indescriptible de douleur et d'obscurité. Ou plutôt je m'y noie.

Et mon cerveau lui aussi semble se laisser porter, réactivant au hasard quelques pans de ma mémoire et en désactivant d'autre....L'oubli...et le souvenir.
La bataille à Atlantica, dernière fois où je me suis senti aussi submergé par un océan de ténèbres. La convalescence, comme dormir dans du coton. Le réveil douloureux, deux morts sur ma conscience. Une culpabilité sourde qui me poursuivi trop longtemps.

Mais pas cette fois, non.

Cette fois je ne me réveillerai pas...Tu vas voir petit cerveau ça ira mieux, je ne me réveillerai pas...ce sera plus simple...Deux morts...Pas de culpabilité possible...Deux morts...enfin le repos sans avoir à me tourmenter...Deux morts...Inutile d'y penser...Deux morts... Dors s'il te plais...Deux morts...Ne te souci plus du reste...Deux morts...Arrête de penser aux autres...Deux morts..Tant pis pour tes coéquipiers... tes coéquipiers...Deux morts...Fabrizio et...Cassandra?

Putain, NON!

Quelque chose remonte en moi, rampant le long de mon dos, venant se loger dans mon crane pour faire réagir cette vieille bourrique, réveillant mes pensées, ramenant mes souvenirs, remettant en branle cet abruti de cerveau : L'envie de vivre!
Je ne peux pas partir sans rien tenter. Pas pour moi, pas pour prouver quoi que ce soit. Mais pour eux, pour qu'ils vivent. Cette fois-ci je ne laisserai personne mourir!

Je m'accroche à cette idée comme à une bouée de sauvetage, je ne dois pas mourir après eux. Petit à petit je retrouve mes sensations. Reperçois le mouvements ondulants de ces catins de ronces, ressens la douleur lancinantes de mes jambes.

Je reprends pied.

Une idée, il me faut une idée...même pas un plan juste une idée, pour agir, pour les aider encore...une dernière fois. Ma tête bourdonne mais je ne peux pas me permettre de traîner, réfléchis Fiathen, réfléchis! Je repense à toutes les fois où je suis allé au château, ai survécu aux ronces...Mais seul la lumière d'Etro est efficace contre ces enfoirés et je ne suis pas un puceau en toge! Allez réfléchi encore un peu! Il y a un moyen, c'est obligé!

Je repense à tout ce qu'on m'a dit, essaye de me rappeler les histoires racontées...et soudain mon cerveau ramène comme au hasard un souvenir de ma première traversée. L'un de mes collègues m'avait dit...Quoi déjà?! Réfléchi! Souviens toi, la clé est là!...Oui! "On y serait passé si Pentaghast n'avait pas fais pleuvoir la lumière sur ces ronces" un truc du genre du coup...

Nouveau crissement , les yeux.
La glace de ma mâchoire se brise sous la tension que j'opère et le rugissement que je lâche à du faire trembler les murs de la citadelles...Je veux seulement dormir...C'est trop dur...je...

Un autre souvenir...celui du Petit, de mon Petit.

Le corps disloqué, tenant encore à me rassurer, à m'adresser une dernière fois son regards. A m'inspirer pour le restant de mes jours.

Je m'accroche.

Inspirant à fond, mes idées tentent tant bien que mal de se remettre en place. Si Cassandra a pu mettre en place une douche dorée, il y a un espoir. Je peux encore les aider, ne serait-ce qu'un peu. Il faudrait qu'elle soit là, avec moi. M'inspirant comme elle l'a fait lorsque j'étais acculé devant tant de personnes prêt à perdre la foi. Qu'elle me sauve une fois de plus. Heureusement elle est plus fiable que moi.

J'aurais pas plus d'une poigné de seconde pour agir. Je sens que mon corps à trop souffert, qu'il ne tiendra plus longtemps avant de lâcher mais je le supplie de tenir. Une poignée de seconde... je n'ai pas besoin de plus.

Me concentrant tant bien que mal je fais le vide dans mon esprit... Le vide...comme c'est plus facile de...faire...non! Allez accroche toi vieille carne! Ne pas déraper, ne pas se tromper, surtout ne pas échouer!
Ne pense pas à toi, pense aux autres! A tout ce qu'ils doivent accomplir. Focalise toi là dessus! Plus d'envie égoïste, plus de douleur personnel, mais les autres. Juste eux. Cassandra et Fabrizio.

Petit à petit, difficilement, dérapant trop de fois, mon esprit fait le tri. Et lentement il  réussit à mettre la douleur de côté. Ma concentration est instable, je sais. Je ne dois pas trainer.

Brusquement je fais fondre toutes mes protections, plus d'armure, plus de peau givrée. Juste moi.
Ce changement me fais perdre quelques centimètres d'envergure et je récupère pour un court instant la liberté de remuer mes bras. Ne pas perdre de temps, je sens déjà les ronces se recaler sur mon corps. D'un mouvement que je veux le plus ample possible je libère mon flux magique, envoyant une onde bleu pale tout autour de moi, chassant les ronces de quelques centimètres de plus. Mes bras sont complètement libérés et j'atterri sur un sol rocailleux.
Pas le temps d'analyser plus que ça, je dois passer à la suite.

Le ventre à terre je joins mes mains comme Cassandra me l'a indiqué et je repense à elle. Au moment où elle m'enseigna à prier comme elle le faisait, alors que mes joues étaient encore luisantes de larmes. Cette fois c'est du sang qui baigne ma figure mais cela ne change rien.

Mes mains tremblent plus que jamais, mon souffle est presque inexistant, je ne vois plus, je ne sens plus mes jambes, ma mémoire flanche mais ça n'a aucune importance. Car elle est là. Fidèle à mon appel je la sens se loger en moi, sa Foi, son abnégation remplissant la moindre parcelle de mon corps. Son assurance, sa droiture, son courage remplacent mes faiblesses. Je sais que j'y arriverai.


Les ronces reviennent, enserrant mon corps mais mes mains restent jointes. Et Cassandra ne m'abandonne pas.
"-Etro toi qui sais, toi qui vois..."
Par pitié ne m'abandonne pas...
Lumière d'Étro

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le Jeu 12 Juil 2018 - 13:57

Une dernière vague de lumière émanait de l’épée même de Cassandra, balayant le pavé noir des douves avant de revenir à sa source et s’immiscer dans les jointures mêmes de l’armure de Paladin. Devenant ainsi un phare pour ses alliés, un guide pour que Fiathen soit capable de lui revenir. D’un geste lent, elle tournait la tête et fixait Fabrizio dans les yeux.

Qu’ils viennent à moi, pour que vous puissiez récupérer notre ami…
Elle levait un bras, faisait ainsi briller sa main pour que l’arme de Fabrizio soit accompagné par la Lumière du Créateur pour les prochains coups qu’il porterait. Ils ne devaient rien laisser au hasard.

Il ne doit pas périr ici, loin de tout.
À ses mots, le Paladin s’avançait et quittait la passerelle de bois pour finalement fouler le sol de pierre. Avançant sciemment en direction du danger, prenant son épée de lumière à deux mains pour contrer le premier assaut des ronces. Elle se désintégrait à son contact, s’échappant tel un miasme noir dans les airs, faisant reculer la bête quand elle dressait son épée par-dessus sa tête avant d’abattre et trancher la base d’un tentacule.

Cassandra semblait pareille à une machine, continuant à s’avancer dans ce labyrinthe de noirceur, une seule pensée hantait son esprit et elle tentait vainement d’y échapper. Même si cela semblait idiot et déraisonnable, elle avait cette sensation que Fabrizio n’aurait aucun mal à s’en sortir avec le Templier maintenant qu’elle attirait à elle toutes la vermine des douves du Château de Maléfique. Il était probablement l’homme le plus compétent qu’elle pouvait espérer sur l’instant, lui et elle serait capable de le sauver. D’abattre la créature. De vaincre les ténèbres et les ennemis se dressant face au Sanctum.

Il avait été debout face au dragon, il serait face à ce sans-coeur et ils seraient ensemble pour la reconquête du château.

Une ronce s’agrippait à sa cheville, restant impassible malgré la lumière et la tirant vers l’avant pour finalement retourner aux ténèbres. D’autres ronces, plus nombreuses, l’assaillaient de toute part. Les chevilles, les poignets, le torse, les cuisses. Elles s’écrasaient contre son armure, s’effritant, agrippant le Paladin au coeur alors qu’elle tentait de lutter contre les assauts continus de sa propre force.

Du temps, elle devait gagner du temps, elle lui devait absolument ça.

L’armure brillait d’une lueur nouvelle, attirant d’autant plus de ronce à son encontre et l’immergeant de plus en plus sous la noirceur des épines. Elle battait sa lame dans le noir, traçant un arc de lumière à chaque coup et illuminant ses mimiques déformés par la rage de la bataille. Il n’y avait aucun trait noble, rien qu’un visage tendu et cherchant un nouvel ennemi alors que les secondes défilaient. Elle ne ressentait rien d’autre que les ténèbres autour d’elle, est-ce que Fabrizio avait réussi et étaient-ils déjà sur la passerelle à les attendre ? De tout son être, elle espérait que ce soit ça.

Une voix, des paroles. Entre deux râles, Cassandra le ressentait et l’entendait. C’était lui, il était là, il était en vie. Elle tournait le regard, cherchant, une ronce l’attaquait en plein visage et marquait son visage d’un fil rouge à la joue. Grimaçant, elle ignorait cette brûlure jusqu’à ce qu’elle réalise.

Étro, toi qui sais, toi qui vois…
Amenant son épée sur la droite, elle balayait l’espace devant elle avant de poser un genou à terre, joignant ses mains sur la garde de la lame de lumière plantée dans le sol.

En ce jour, n’abandonne pas ton fils. En cet instant, n’oublie pas tes enfants. Irradie les ténèbres de ta justice, irradie tes fidèles de tes vertus, mènes-nous jusqu’au sentier d’or de tes Lumières…
Un éclat dans les cieux, brillant d’une lueur nouvelle, transperçant les nuages jusqu’à retomber sur le pavé noir des douves à l’endroit où priait Cassandra. La colonne de Lumière contrastait dans les ténèbres, écrasant les ronces et les faisant disparaître dans un miasme sombre. Libre, elle sentait l’aura se détacher de son corps alors que son regard se redressait. Elle avait entendu l’appel de Fiathen, elle ne devait pas l’abandonner et l’illuminer jusqu’à elle.



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