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le Dim 4 Fév 2018 - 19:17
Le soleil de Hill Valley était tout juste couché que les coyotes s’égayaient déjà à l’horizon, sortant de leur léthargie diurne, prêt à partir en chasse de charogne et d’occasions faciles. Lenore chevauchait toutes brides abattues soulevant un nuage de poussière ocre derrière elle pour retourner en ville à la hâte. Non pas qu’elle était particulièrement pressée, mais elle devait au moins en avoir l’air pour rester crédible.

Plus tôt dans la journée, elle s’était arrangé pour avoir la charge de trois étranges prisonniers à conduire au pénitencier, uniquement pour pouvoir discuter avec ses volatiles humanoïdes pickpockets dont Surkesh lui avait parlé, pour négocier avec eux et au final leur servir de taxi pour Port Royal. Maintenant que c’était fait, il lui fallait encore raccrocher les wagons, comme l’on disait dans ce monde. Retourner auprès du Shériff en panique apparente, expliquer pourquoi le pénitencier n’avait jamais reçu ses prisonniers et pourquoi ils n’étaient plus en sa compagnie, sans finir elle-même en geôle. L’homme de loi allait lui en vouloir, quelle idée de les avoir confiée à la première danseuse de saloon qui le demande aussi ! Il ne lui ferait plus confiance, c’était certain, alors il lui fallait trouver une bonne explication qui réduisent les dommages.





Elle ne calma pas l’allure de l’animal en pénétrant enfin dans la ville éclairée par des braseros régulièrement planté le long de la petite rue principale. Les passants surpris se plaquèrent à l’habitude contre les maisons de bois devant ce cavalier furieux y compris lorsqu’elle prit le croisement pour descendre quelques mètres dans la grande rue principale de la ville. Elle descendit de selle pour attacher l’animal devant le bureau du shériff dont la porte s’ouvrait à la volée.

L’homme bourru et moustachu tenait déjà son fusil, relevant son chapeau d’un doigt vif, le regard noir vers Lenore en anticipant les faits.


« Didi ! Par l’pipe en bois du Colonnel ! Où qu’c’tait qu’t’étais ! J’ai déjà envoyé un tél’gramme au P’nitencier qui m’as dit qu’t’vais j’mais été sur place… » Tonna-t-il, imaginant le pire, sans en être très loin.

- Sheriff ! Ils se sont échappés ! Disait-elle en gagnant l’intérieur du bureau, haletante de panique factice. Elle avait déjà bien réfléchit à son histoire pour s’innocenter. C’était dingue, y a eu … d’abord y a eu une tornade de poussière… Et puis… ils rigolaient... et j’voyais plus rien.
- Une tornade ? On a ri’n vu d’la sorte ici. Disait-il avec suspicion.

- Et après y a eu ce bruit assourdissant au-dessus de nous… et un vaisseau a atterrit…

- Un vaisseau ? M’enfin y a que c‘ui qui va et viens des étoiles dans l’coin.

- Oui ! oui c’était le même… t’as raison… Je n’avais pas fait attention. Et les soldats en sont sorti et m’ont menacé avec leurs fusils. Ils ont embarqué les prisonniers et ils avaient l’air confiant de leur sort en plus. Ils souriaient et riaient.

- Tu t’fout’rais pas un peu d’ma gueule ? T’es en train d’me dire qu’les mecs d’la Shinra ont sauvé sous ton nez une bande d’voleurs d’trains ? Bah ça alors, c’quoi qu’cette histoire… Disait-il en se grattant la nuque.

- J’comprends pas plus qu’toi… Qu’est-ce qu’ils peuvent bien en faire ? Répondit Lenore en s’asseyant sur la chaise du sheriff.

- P’têt qu’ils bossent pour eux, du coup leurs ont s’vés les miches, ses maudits étrangers, on peut pas leur faire confiance. Lâcha avec un crachat un des prisonniers incarcérés dans les geôles en reluquant allégrement les mollets de la mercenaire sans même s’en cacher, provoquant la colère du Shériff Kennedy qui frappa de sa botte les barreaux.

- Non enfin ... je veux dire… C’est pas des malfrats………..si ? Lenore avait tout le mal au monde pour conserver son sérieux et son air faussement perdue alors qu’intérieurement elle jubilait de salir la réputation de la shinra en leur mettant tout ça sur le dos.

- Ecoute… Fit le Shériff Kennedy en passant sa main sur sa bouche après un temps de réflexion. Pour l’moment t’en parle à personne. Cette affaire pue la merde et j’m’y connais. T’pô blessée au moins ?

- Non, non je n’ai rien tenté, ils étaient bien trop armé et nombreux… J’suis désolé Gabe mais…

- Nan t’bi’n fait… J’rais d’t’façon pas dû t’laisser faire dès l’début. Meh. Tu d’vrais r’tourner au saloon… C’pô un endroit pour toi ici. Allez file. » Fit il d’un geste ample avant de reprendre sa place dans sa chaise lorsqu’elle quittait la pièce, poussant un lourd soupir de réflexion.




Lenore resta quelques instants encore devant le bureau, cherchant une idée. Elle avait eu le temps de voir les affaires des Babylon Rogues entassées dans un coin. Elle devait les récupérer, après tout c’était son paiement pour les avoir amené à Port Royal. Seulement les réclamer paraitrait étrange et il était hors de question de les acheter si elle pouvait les subtiliser. Encore fallait-il que l’on ne la soupçonne pas.

Elle descendit la rue nonchalamment, jetant des regards pour trouver une idée jusqu’à apercevoir au fond d’une arrière court une canne à pêche prête pour le lendemain. Elle se fondit dans l’ombre entre les deux maisons pour aller subtiliser le fil et l’hameçon au pauvre pêcheur. Un plan se dessinait lentement dans sa tête afin de faire sortir le shériff dans la rue, suffisamment occupé pour qu’elle puisse se faufiler à l’intérieur du bureau et subtiliser les sacs. Un sourire se dessinait sur ses lèvres en visualisant l’enchainement des problèmes.

D’abord une mèche de coton et une ligne de poudre noire pour mettre le feu à un coin de la sacrosainte banque. Pas un réel problème mais le doute d’une attaque sera suffisant pour faire sortir le shériff et attirer l’attention. Pendant ce temps lancer le fil et l’hameçon par les barreaux de la fenêtre de la geôle du milieu.

Le brigand qui y était enfermé, celui qui avait osé écouter et participer à la conversation semblait assez malin pour s’en servir pour attraper les clés. Pas besoin de se faire voir de lui, il valait mieux qu’il ignore d’où venait cette aide providentiel pour s’enfuir. Ainsi le shériff serait occupé à le pourchasser en sonnant l’alerte, pendant que Lenore se faufilerait dans la pièce, ne laissant qu’un poivrot ivre mort ronflant pour témoin de son méfait. Le plan était parfait.




Profitant de l’obscurité de la nuit pour masquer ses actes. Elle déclencha l’enchainement d’incident, attendant à l’arrière du bureau du shériff, hors de vue du prisonnier, le moment propice. Une légère explosion, des cris, l’étape une était lancée ainsi que le fil et l’hameçon.

Quelques mots surpris, un temps de réflexion qui sembla interminable à la mercenaire… N’avait-il donc aucun réflexe de la survie ?! Puis le bruit discret de clés chutant au sol fit sourire Lenore. Encore un peu de patience, d’autres hurlements bien plus urgents allant dans une autre direction et voilà le tour joué.

Elle se glissa dans la pièce de l’homme de loi, dans la ruelle désertée et prit rapidement les différents sacs, filant à l’abri avec son butin et sa fierté.

Du moins jusqu’à ce qu’un bruit de coup de feu fasse trembler l’air dans les rues et provoque les cris terrifiés des passants.




Lenore jura, le prisonnier n’avait pas dû résister à la tentation de faire du grabuge. Elle cacha ses affaires à l’abri avant de revenir par l’arrière des maisons de bois, pour s’approcher discrètement de l’endroit du conflit armé. Chacun était planqué derrière une auge ou un tonneau, la population à l’abri relatif derrière ses fenêtres pendant l’échange de coup de feu.

La mercenaire souffla lourdement, elle devait régler le problème qu’elle avait engendré avant que des dégâts importants ne soient faits et qu’une enquête sérieuse ne se fasse. Et puis cela permettrait de se faire mousser auprès du Sheriff Kennedy pensa-t-elle sans perdre le sens des affaires.

Planquée derrière la maison du cordonnier dans le dos du malfrat, elle attendait le bon moment. Un coup de feu, il avait besoin de recharger l’arme qu’il avait sûrement volé au shériff avec les cartouches de la même provenance. Elle aurait dû l’anticiper. Il était de nouveau prêt à faire feu, guettant la position d’une cible facile parmi les citoyens aidant l’homme de loi. Il se concentrait, levant le fût de sa carabine et visant. C’est le moment que choisit Lenore pour grimper sur la barrière de bois qui encerclait le jardin arrière de la maison, prenant de la hauteur, de la vitesse en courant en équilibre juste quelques pas pour pouvoir sauter sur les épaules du brigand.

Il se retrouvait la tête entre ses cuisses chancelant sous le poids soudain qui l’entrainait vers l’avant. Lenore plia rapidement les jambes sous ses bras et s’accrocha à son bras portant l’arme, se laissant partir en avant dans le mouvement de chute afin de renverser le type au sol. Les deux roulèrent lourdement dans la poussière sous les cris de halte aux tirs du Sheriff. LA mercenaire ne laissa pas le temps à l’affreux de comprendre ce qu’il lui arrivait, serrant son bras enfermé entre ses jambes, elle saisit fermement le poignet, plaça un pied sous son aisselle et tira violement en arrière pour lui déboiter l’épaule, le faisant ainsi lâcher l’arme dans un hurlement déchirant et un bruit sec.

Elle se saisit de la carabine et se recula à la hâte avant qu’il ne se relève, le visage déformé par la douleur et la haine. Elle le tenait en joue désormais en souriant, le cœur battant la chamade, pendant que les hommes approchaient de lui, armés et prêt à l’incarcérer de nouveau malgré ses jurons et ses crachats indignés.

Le sheriff resta un instant de plus avec la danseuse héroïne de la soirée, sifflant entre ses dents d’un air perplexe.


« He ben… Où qu’c’est donc qu’t’as appris ce genre de choses ?

- La danse ça mène à tout faut croire. Faut apprendre à se débarasser des ivrognes trop ambitieux. Ricana-t-elle.

- En tout cas c’tait dang’reux, j’veux pas t’voir r’commencer pigé ? Laisse ça aux bonhommes. La gronda-t-il. Pis t’foutais quoi là derrière hein ?

- Je ... Je peux pas le dire. Hésita-t-elle en se faisant timide. Pas devant tout le monde.

- Hmm.. J’vois… Si j’m’attendais à ça… Avec l’vieux cordonnier en plus. J’pensais plus qu’t’’s’rais l’genre du gamin Ev’rett… Il leva un sourcil suspicieux plein de sous-entendu.

- Quoi ?! Naon !! S’indigna-t-elle naturellement avant de s’approcher pour lui chuchoter à l’oreille cachant sa honte factice. Je faisais pipi…

Le sheriff fut secoué d’hilarité avant d’inviter la danseuse de saloon à fêter l’arrestation du fugitif à peine sorti de sa cage. Bras dessus, bras dessous, il la raccompagna au Double Colt afin d’être sûr que cette fois, elle rentre saine et sauve, sans se mêler au danger potentiel de la nuit en chemin. Lenore souriait, soulagée. Elle avait récupérer les affaires des Babylon Rogues avec succès et rattraper le coup auprès du sheriff, cela valait bien un whisky et une petite danse sur l’estrade pour fêter son retour à Hill Valley.
Le Traître

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le Mer 14 Fév 2018 - 12:52
Me voilà pour te noter ! Je voudrais déjà m’excuser du temps que j’ai pris à m’occuper du commentaire, c’est ma première fois et je craignais un peu de le faire et je n’ai pas arrêté de le reporter. On ne peut pas toujours fuir ses responsabilités, il est temps que je me lance ! ^^

Pour ce qui est des remarques, je vais garder un modèle similaire aux autres et parler de ce que j’ai moins aimé en premier lieu.



- Lors de notre échange de mp, tu me parlais beaucoup d’ambiance via mots-clés pour nous situer selon un contexte où une ambiance générale. Comme je fais dorénavant plus attention à cela, j’ai remarqué que c’étais beaucoup plus présent en début de texte qu’au début du plan. Il n’y a qu’un indicateur pour savoir que nous sommes à la tombée de la nuit, peut-être que l’action aurait été plus marquante avant un jeu d’ombre à la suite ?

C’est un artifice que j’aime bien utiliser à Illusiopolis, l’histoire de la lumière créer par la flamme d’un briquet où le coup de feu d’une arme créant un bref éclair. Peut-être aurait-il eu sa place dans l’échange entre le bandit et le shérif, pour situer le contexte.

- - Le plan afin de récupérer les affaires des Babylons Rogue. En lisant la suite d’idée… Provoquer une diversion / libérer le prisonnier / se carapater avec les affaires… Je me suis dit que ça pouvais être sympa et j’étais prêt à voir l’évènement chiant (le cow-boy fou de la gâchette) afin de pimenter le récit. Ce qui je regrette, c’est que l’élaboration de la diversion soit en arrière-plan et que nous soyons sur la touche à attendre l’enchaînement d’action.

Créer une explosion convaincante et parvenir à la dissimuler, j’imagine que c’était toute la difficulté du plan. En comparaison avec l’hameçon et le besoin de se faufiler dans le bureau du shérif.

+ L’humour de second plan. Que ce soit dans la discussion avec le shérif, la narration de Lenore ou encore “ l’excuse ” de la présence d’une danseuse derrière une maison, c’est un ton très léger et rafraîchissant. Ce ne sont pas les blagues au point de se taper le cul au sol, mais c’est le truc qui tu regardes avec un sourire en coin et en soufflant du nez.

++ L’ambiance de cow-boy qui sent bon la testostérone. Notamment avec l’échange entre le shérif et le bandit ainsi que les descriptions en début de rp. Outre quelques films de Clint Westwood, je ne suis pas familier avec l’univers et pourtant… Je n’ai pas eu de mal à me retrouver dans le lieu et dans les gimmicks de l’univers. Le crachat / les habitudes de langage / coup de botte de shérif / simulation de braquage de banque.

+++ La conclusion d’un arc. On va me dire que ce n’est rien, mais j’adore de savoir que des éléments ont un début, un milieu et une fin. Avant de commenter, j’ai pris le temps de lire les échanges avec les mercenaires et les Babylons Rogue. Il y avait d’abord le texte avec Surkesh, ensuite le tien après un vol et finalement la discussion dans une taverne de port royal avec Narantuyaa pour se conclure avec cette récupération.

En plus qu’ici, ce n'est pas le plus exaltant de l’histoire. De prendre le temps d’écrire la conclusion et de garder le ton tout du long, c’est vraiment top et ça donne envie de voir la suite. Tout est lié et il ne faut pas oublier chaque élément.



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