Derniers sujets
» Vol pour l'hoverboard
par The Babylon Rogues Aujourd'hui à 15:01

» [Piano] Compos, reprises, KH et autres...
par Huayan Song Aujourd'hui à 13:16

» A l'assassin! Au meurtrier!!
par Lotis Terrick Aujourd'hui à 12:05

» Et elle est où mon attraction ?...
par Ioan Kappel Aujourd'hui à 3:00

» Un famtôme dans la boutique
par Famfrit Hier à 12:36

» Les règles du jeu
par Death Ven 16 Fév 2018 - 16:14

» As de Coeur
par Huayan Song Ven 16 Fév 2018 - 1:10

» Ho ho ho !
par Daenerys Targaryen Jeu 15 Fév 2018 - 12:32

» Absence Roxas
par Huayan Song Mer 14 Fév 2018 - 14:01

» Objets trouvés non réclamés
par Kurt Brown Mer 14 Fév 2018 - 12:52

» De Nouveaux Traits
par Chen Stormstout Mar 13 Fév 2018 - 18:14

» L'importance de faire ses preuves quand on est un fauve
par Cassandra Pentaghast Lun 12 Fév 2018 - 23:04

» Ambition privée
par Huayan Song Lun 12 Fév 2018 - 17:14

» UUUUUUn joyeux bon anniversaire mon (ma) chér(e)
par Kurt Brown Lun 12 Fév 2018 - 11:59

» Intrusion
par Agon Wiley Dim 11 Fév 2018 - 1:32


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant
 Et elle est où mon attraction ?...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 319
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Ven 26 Jan 2018 - 16:37
Ah beh ouais. Ouais forcément. L’aut’con qui parlait et qui v’la qu’il a pas annoncé ? Jecht, putain… Genre t’sais… Jecht. Celui qu’a défoncé le Sanctum ? Celui qu’a défoncé la cheffe de la lumière ? Celui qu’a ravagé des villages entiers et des putains d’concessionnaires, tout nu ? Ouais, à chaque fois, moi.
Mais j’étais pas vexé qu’ces gros connards aient rien consacré à ma putain d’légende, non… J’suis une star subtile, moi. Faut s’renseigner pour connaître mon nom. Ah ça, des malins pour parler d’comment Jecht était fort au blitzball, y en a. Mais le gars qu’a compris que c’est Jecht qui a défoncé la lumière, le sanctum, qu’a vaincu Hercule… il est pas encore v’nu au monde. Putain alors qu’j’suis l’gars qu’a jamais rien caché, ça m’tue.

‘Fin jamais rien caché.

Non, j’étais pas vexé. Puis y z’auraient trouvé quoi comme attraction ? Une bataille de bars ? Un bras de fer contre un faux moi ? Putain tu plaisantes. Qu’est-ce que tu veux… C’est des artistes. Ca, pour te faire des batailles d’oreillers contre Ariez, ils sont forts mais pour représenter la vraie violence, la Jecht violence, ils ont pas le niveau, laisse béton. Non puis, t’habilles une meuf bonne en Ariez, tu vends ton pain. T’habilles un connard comme une pédale et t’as un putain d’Sephiroth. Va habiller un gland avec des pec’, des biceps. Impossible, frère.

J’suis une putain d’légende. Y a pas d’déguis’ment pour autant de style.


« Oh Auron ! Allons voir le labyrinthe de la reine de coeur ! » qu’elle me dit, Alice, puisqu’je portais encore l’nom d’un autre mec… en m’tirant l’bras.  J’l’ai regardée, genre choc tu vois.

« Genre celui que… t’as vécu, mais en genre, mille fois plus nul ? »

« Ne sois pas si dur. » Belle a son bras autour du mien, genre en couple et tout. Bon elle m’regarde pas et ça fait vraiment pose de vieux mais… « C’est Pamela qui l’a fait avec ses pouvoirs. »

« Genre les pouvoirs que… qu’ont buté l’Centurio, un truc comme ça ? »

Aie. Belle m’a r’gardé là, un sourcil levé, la bouche close ta mère. Ouais. C’est qu’elle est pas conne, Belle. On avait tous les deux fréquenté l’Centurio au même moment, elle savait putain d’bien qu’j’détestais c’connard de barman. Et bon, pas si intelligent qu’ça, j’lui avais vaguement avoué c’que j’avais fait l’soir-même avec des mots super mystérieux comme « j’ai tué un mec qui l’méritait bien ». Frère. Là j’ai compris qu’elle avait compris. Alors, j’ai voulu m’défendre, tu connais.

« On peut… aller mater Pamela, justement, c’est… une pendaison un peu hot et tout. »

« Je suis partante pour une pendaison ! »

« Moi pas. » qu’elle a dit froidement, Belle.

« Ouais mais… moi les trucs où il faut réfléchir, ça m’gonfle, donc le labyrinthe c’est mort. »

« La bataille de neige contre l’obscure méchante que nous avons tous oubliée, Belle ! Tu dois dire oui ! »

« Ou… Ouais carrément ! Moi j’te Jecht Shoot des bonhommes de neige, tu vas rêver. »

« Alors je… ne veux pas vous faire de la peine mais il fait assez froid, je préférerais attendre le jour pour… » Là elle se fait interrompre par un raz-de-marée d’putain d’touristes qui traversent la rue. Putain grave qu’on gênait. On s’est un peu déplacés, et on a continué comme ça, mais… les rues, c’était bondé, genre… moment idéal pour une invasion sans-coeur.
« Donc tu vas réprimer toutes nos pulsions toute la soirée, un truc comme ça ? T’étais pas une consule, toi ? »

Putain d’ailleurs, Belle et Alice, consules de la glande. Les meufs, leur truc de journuit, elles ont rien s’coué. Nan genre… tu vois tout l’Consulat qu’fait son cirque d’puis un mois, puis t’as les deux  qu’ont pas porté un carton d’puis l’début. Et là, genre, ça doit être les seules consules à avoir congé. Et genre, les meufs, elles disent qu’c’est leur boulot.

Mais genre. Là. Là à cet instant-là, elles « bossaient ». L’Consulat leur avait d’mandé de v’nir faire un tour. Tu… situes ? Non d’ailleurs, Alice avait genre r’çu un truc qui r’ssemblait à une lettre de menace, j’trouve, une menace consule, genre avec une signature avec une tulipe au-d’ssus du i de Genesis. Ca fait peur. Et ça disait « Si tu vas pas au labyrinthe, on va t’chatouiller jusqu’à c’que tu rigoles. »

Putain… J’ai bien fait d’pas être parodié par ces chèvres.

Bon tu m’diras… Jecht, Songe de mes couilles. J’avais rien fait d’puis qu’j’m’étais fait latter la tronche par Hercule et d’puis qu’j’avais entraîné quelques miss à s’battre pour Roxas. Donc j’juge pas.


« Oh putain. Idée d’genie. Le truc de Frollo, là. L’autre connard a parlé d’justice, un truc comme ça. »

« Oui, c’est un faux tribunal où les condamnés doivent s’échapper de cachots dans lesquels on les enferme. »

« C’est… Nous trois. Nous trois dans un cachot, c’est trop d’souv’…

« J… Auron ! »

Alice m’a pointé du doigt un point au loin. Et premier réflexe : j’m’en suis foutu. Un coup sur… non plutôt… quatre coups sur cinq, c’qui l’intéresse c’est d’la merde.
Mais là, j’ai senti au bout de trois s’condes intenses qu’y avait une tension… Alors oui j’ai r’gardé.


« Oh ! V… viens on va la trouver ! »

On a tous les deux couru sans attendre Belle vers une meuf. Jolie, mais ça on s’en fout. Les gars… Un décolleté qui tombe jusque bas du ventre ? Des ch’veux pétrifiés dans du gel qui font des cornes ? Une robe rouge ?
Elle est pas aussi grande qu’Ultimecia mais sinon l’déguis’ment est pas mal !


« Hey tu… »

« Est-ce que… »

Alice et moi, on a fermé notre gueule au même moment en voyant les meufs derrière la fausse Ultimecia. 5 putains d’chinetoques en Huns, sur des ch’vaux et tout. Ou alors c’était des Huns. Je… Calage. C’tait p’têt’ giga con comme pensée mais j’ai direct eu peur qu’elles m’reconnaissent alors que… y a des milliers d’tentes de Huns et qu’j’y suis pas allé tant qu’ça et… Ou c’est juste des déguis’ments, c’est des consules à la con, mais sincèrement, ça fait vrai, mec. On aurait dit des putains de Mongoles. L’Ultimecia est genre immobile d’vant nous, hyper maniérée, à attendre un truc, t’vois.

« Genre tu… sais qui est Ultimecia, meuf ? »

« Commence donc par dire bonjour, Auron ! Bonjour ! Savez-vous qui est Ultimecia, meuf ? »

« Poussez-vous, malpropres, où mes cavalières huns vous exterminent. »

« … Ouais. »

Nan ! Là, j’étais sûre qu’c’était pas des vraies Huns. Elles sont dégueulasses, les Mongoles. Celles-là font genre sales mais elles sont propres, tu l’vois.

« Alors… elle ne parlait pas tout à fait comme ça. Essayez quelque chose de plus froid… poli… moqueur. »

« Ok alors, euh… jeu d’rôle, ouais. Euh. »

« Oh tu vas… improviser un rôle ? »

J’sautille sur moi-même en r’gardant les 5-6 meufs d’vant moi qui veulent continuer à s’balader en ville. Puis j’me mets en garde et tout.

« J’suis Auron, meuf. Et j’suis hyper chinois, j’ai genre du sang grave samuraï et tout, la fierté et tout. Et j’te laisse pas marcher sur mes rizières si tu réponds pas à mes questions subt… substantiels. »

« Le mercenaire mort, donc. »

« … ouais mais Ultimecia aussi est morte, donc j’pensais c’tait possible et tout. »

Elle a l’air de rien biter à c’que j’dis. Purée ça s’trouve, ils ont juste vu Ulti une fois avec les Huns, ils savent pas qui c’est, c’qu’elle a fait et…

Et putain, elle avait droit à un déguis’ment consul juste pour ça alors que moi, rien ? Qui a libéré tous les prisonniers du Palais d’justice à la cité des rêves ?!


« Bon laisse tomber. »

« Ultimecia s’est occupée de moi pendant trois ans, vous savez. »

Oula… J’me rapproche d’Alice pour poser une main sur son épaule délicate. « Ta gueule, p’tite connasse » qu’j’lui ai murmuré.

« Et c’était affreux. Je n’existais quasiment pas, à ses yeux. »

« Ah… ah oui ? »

« Elle me gardait plus ou moins au cas où… Comme si un jour, ses pas allaient la mener sur une porte magique qui, pour être ouverte, nécessite une Alice. Oh et comme j’ai de la chance, j’ai justement une Alice sur moi ! »

« Ah. »

« J’ai dit qu’elle s’était occupée de moi, mais… c’était une façon de dire que j’étais sa captive. Vous savez qu’elle ne lisait pas b… »

J’ai mis une putain d’main sur sa bouche, à cette idiote. « L’écoute pas, elle est conne. » Et j’me suis cassé, frère. Super, trop d’risques cette escapade. J’aurais du aller dans c’labyrinthe à la con. Et on est r’venus vers Belle, qu’faisait genre chuis trop belle devant une petite boutique de livres d’horreur.
« Je sais ce qu’on va faire. » qu’elle nous dit direct. Et c’est génial parce que notre avis, elle s’en foutait. Mais v’là qu’on la suit parce que j’ai pas de personnalité et qu’Alice en a trop. On marche comme ça jusqu’une ruelle où y a… bon y a des gens, comme partout ailleurs. Mais dans la ruelle, pas d’musique, même si j’en ai pas parlé avant. Bref… rien qui sort des baffles. Par contre!

« Oh ! »

Alice fait un sourire radieux et prend brièvement Belle dans ses bras; J’te jure, elle avait beau être dev’nue une jeune adulte super bonne, elle s’comportait tellement comme une gamine, j’avais du mal à m’rendre compte et tout. Mais bref. C’qui la f’sait réagir comme ça, et c’qui f’sait sourire Belle, c’était les chants. 
Y avait au sommet d’un p’tit chaipaquoi, genre des faux rochers, dans la ruelle, trois meufs mi poisson, mi à poil. Des sirènes, quoi. Et… attends mec. Tu…

Tu parles à celui qu’a enlevé la fille du roi triton dans un road trip érotique… et à celui qui a essayé d’filmer une sextape avec les sirènes du pays imaginaire et qui… bon. J’ai fait en sorte que maintenant, ce soit la paix entre elles et les indiens, parce qu’elles sont bonnes. J’pense qu’si y avait un Marc Dorcel des Sirènes, ce s’rait moi.

Et elles chantaient, donc. Et Belle et Alice, elles ont séparé tous ces Juïfs de Consuls en deux en cinq secondes en commençant à… je blague pas. Ca s’est passé comme ça : à tenir la note des sirènes. Avec leur voix d’princesse, là, effet magique… tout l’monde a fermé sa gueule sauf les sirènes, tout l’monde nous a r’gardés… ouais même moi alors que…

Bah j’chantais pas.

Et les filles ont avancé vers la p’tite scène des sirènes, en m’emportant avec elle. Juste là, elles tenaient la note, ça allait mais… Nouvelle chanson. Et elles se sont assises aux côtés des sirènes qui… Yeah. Bonne. Bonne. Et Bonne. Bon et donc, nouvelle chanson. Et comme j’étais devant comme un con, bah je me suis assis aussi.

Une des meufs a commencé…


« C’est un murmure, une étincelle,
Un flot chantant presqu’irréel. »


« Et je viens vers toi. » a répondu Alice d’une voix fort aigue et enfantine en mettant sa main sur celle de la sirène. Genre… tout mignon. L’aut’sirène a r’pris avec les mêmes notes.

« Vers l’étoile, vers le nord,
j’habite une île d’or, de trésors. »


« Mais je viens pour toi. » Cette fois-ci c’est pour Belle ! Et elle continue, rejointe directement par Alice ! Duo princesse de coeur !

« L’océan, la mer, les rivières, les détroits,
Les abysses, les naufrages nous séparent,
L’accalmie, la tempête, la peur et le froid … »


« Et j… « Je m’noierai dans tes bras tôt ou tard. »

Ok…

« Lorsque je chante, lorsque je crie,
J’entends ta voix qui m’a choisie,
Parmi tous les marins restant au port. »
qu’elles chantent avec beaucoup plus d’énergie en allant bien aigu et tout, les princesses.


« Et quand je pleure, quand je t’oublie,
Quand devant les vagues, je fléchis,
Tu m’offres un voyage blanc et sans effort. »
Les sirènes, ça !

« Tu m’offres un voyage blanc et sans effort. » Euh… une seule des sirènes. Je… J’sers à que’qu’chose, là ?

« Je te vois, lovée d’écume,
Chauffée du couvert de la brume. »


« Soudain, tu comprends. 

Et te voilà, tête d’un navire,
Tu penses aventure et avenir, »


« Soudain, tu comprends. »

Ah bah si y en a qui comprennent…

« Tu vivras, tu vivras longtemps et sans moi… »
« Tu auras des lendemains fascinants. »
« Mais ce voeu, nous le prononcerons tout bas. »
« Nos rêves danseront au rythme de ce chant. »

Et la suite, bam, elles chantent toutes ensemble, avec des effets d’voix et tout et… ça donne bien !

« Lorsque je chante, lorsque je crie,
J’entends ta voix qui m’a choisie,
Parmi tous les marins restant au port. »

« Et quand je pleure, quand je t’oublie,
Quand devant les vagues, je fléchis,
Tu m’offres un voyage blanc et sans effort. »

« Tu m’offres un voyage blanc et sans effort. »


De là, elles répètent une fois leur refrain avec des trucs et des trucs. Moi je… j’ai plus rien tenté. Y en a dans l’public, y commençaient d’jà à chanter avec tout l’groupe alors que putain, j’connais pas cette chanson, moi. Mais ils chantaient.
A la fin, putain d’ovation pour toute la p’tite bande. J’ai r’gardé Belle et Alice serrer dans leurs bras les trois meufs, visiblement super trop contentes d’avoir fait c’truc et…

Une bataille de bars, hein. Ca aurait été sympa.

_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Expert comptable
Féminin
Nombre de messages : 330
Age : 28
Date d'inscription : 27/09/2016

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: commandant
XP:
65/400  (65/400)
Dim 28 Jan 2018 - 21:21
Une petite accartade histoire de faire le plein. Lenore avait entendu l’annonce de la Journuit des méchants. Un titre pompeux pour une foire gigantesque. Et effectivement, à la hauteur de la publicité qui en avait été fait, elle en prenait pleins les yeux et les oreilles. Adieu la douce perfection lumineuse dont les jardins radieux l’abreuvaient  à chacune de ses visites. Les rues, la ville, le monde en entier s’était voilé de soufre, de pourpre sanguin et de vert bileux. Dans la magnificence de l’horreur, elle ne pouvait mentir, les consuls avaient malgré tout réussis le tour de force d’un décor parfaitement horrible et harmonieux.

La mercenaire déambulait calmement sous sa cape grise lui donnant des airs malveillants et maussades parfait pour infiltrer le thème de la nuit. La musique noyait les rues, empêchant les conversations des passants, les éclats lumineux qui zébraient le ciel nocturne en explosions trompettantes attiraient les regards et faisaient pivotaient les têtes. Les danseurs aux mouvements désarticulés s’arrêtaient pour laisser place au cracheur de flamme déguisé en démon qui forçait la foule à se scinder, encouragé par les cris provenant des balcons, prostituées, alcools et drogues s’offraient aux plus téméraires et dépensiers en toute légalité.

Dans cette ambiance frénétique, de sursaut et de rires, Lenore se faisait ombre discrète. Soulageant bourses et poches des passants, petites marchandises des étals, manteau délaissés sur un bord de banc ou de fontaine pendant que des amants s’enlaçait follement.

Jusqu’au moment où, dans la foule, une main imprévue la saisit par le poignet. Un garde en livrée plus soupçonneux que ses camarades alors qu’elle avait approchée du magasin qu’ils surveillaient, lui posa une lourde palme sur l’épaule en fronçant les sourcils. Elle lui sourit timidement sans qu’il ne change de faciès, attirant la curiosité de ses camarades d’astreintes. A moins qu’ils ne soient que des hommes déguisés en garde ? Non leur comportement était clairement celui des désignés dévoués.


« J’ai beaucoup trop de boulot pour te faire un sermon. Dit-il en tendant la main, paume vers le haut, lui relâchant le poignet. Tu rends ce que tu as volé et tu vas t’amuser sans créer de problèmes comme tout le monde. »

Elle lui rendit une petite bourse, puis voyant qu’il maintenait son geste en place, lui rendit une bague  et deux colliers avant de baisser la tête. La pression à son épaule se libéra et elle put regagner la foule sans plus de soucis. Souriant en coin au reste de larcin toujours en poche.



Au détour d’une ruelle, les cris et frissons laissèrent la place à des voix cristallines et puissantes, portant en leur chœur une douceur et une chaleur attirante. La rousse suivie la foule dans cette direction. Un trio de sirène, fausse fort heureusement, et deux consuls dont la tête disait vaguement quelque chose à la mercenaire… Le chant tournait et s’emplifiait dans la ruelle et le silence se faisait naturellement, tous les passants souriant et appréciant le calme et la volupté de l’endroit.

L’une des deux consuls serrait un livre contre son cœur et ce fut le déclic. Belle ! LA princesse de cœur qui avait pris les voiles de Port Royal et que Lenore avait traquée jusqu’au quartier résidentiel du Jardin Radieux. Et donc la blonde à ses côtés devait être Alice… Et la montagne de muscles assis en tailleur devant les chanteuses à rien faire ce serait…….. C’était qui tient d’ailleurs ?

Lenore se faufila à travers la foule pour se rapprocher pendant que les applaudissements récompensaient le spectacle et que le calme était de retour. Des tatouages courraient sur les muscles saillants de cet homme torse-nu. Une barbe virile, une taille notable par rapport aux deux princesses qui le rejoignaient déjà en souriant. Pour un peu, il ressemblait au portrait craché de ce célèbre joueur de blizzball qui avait fini mercenaire et dont les vieux du Centurio lui rabâchaient les oreilles…

Dans tous les cas il avait l’air très copain copain avec les princesses et il devait quelques informations aux mercenaires… L’occasion de faire d’une pierre deux coups était tentante pour la rousse et elle s’approcha dans le dos du colosse, tapotant  son épaule avant de laisser glisser les doigts sur la peau de celle-ci pour en tester la fermeté du muscle alors qu’elle retirait naturellement sa main après son geste.


«  Très beau déguisement que vous avez là. Le fameux sportif non ? Celui qui était champion de ce jeu de balle aquatique ? Le seul l’unique Jecht, maitre du Blitzball. Je suis sa plus grande fan. »

Elle souriait au trio, hochant la tête pour saluer les deux demoiselles respectivement.

«  Vous avez de magnifiques voix toutes les deux, trop loin du thème des méchant mais je m’en serait voulu de le rater. Ca faisait littéralement chaud au coeur.»
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 319
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Mar 30 Jan 2018 - 0:04
On était en train de quitter la p’tite scène et tout… après, je sais pas, une demi-heure de chant. Et on s’barrait quand j’ai senti un p’tit frisson dans l’dos et j’me suis r’tourné vite fait. D’vant toute la p’tite foule qu’écoutait encore les trois poules, y en avait une quatrième. Et la meuf… était sympa. Pas sympa dans l’genre cool. Sympa dans l’genre, visage sympa. Un beau sourire, des ch’veux roux. Et… J’vais pas t’dire qu’elle était canon parce que j’en savais rien, vu qu’elle avait une cape et tout. Mais elle avait l’air mince et elle avait l’air d’être mon type.

Puis une meuf qui pose ma main sur mon corps, c’est… D’habitude c’est l’contraire, tu comprends. Ca m’f’sait un p’tit effet, j’vais pas t’mentir. J’me suis r’tourné deux secondes vers Belle et Alice qui regardaient la p’tite.


« Très beau déguisement que vous avez là. Le fameux sportif non ? Celui qui était champion de ce jeu de balle aquatique ? Le seul l’unique Jecht, maitre du Blitzball. Je suis sa plus grande fan. »

Elle a enchaîné sur un compliment pour les deux autres, c’qu’était sympa, mais j’m’en foutais. La p’tite meuf v’nait d’parler d’moi en tant que star de blitzball, t’as bien entendu. C’était un putain d’écho à c’que j’venais justement d’me dire, comme quoi les gens s’souv’naient curieusement d’ma putain de carrière d’y a mille ans alors que c’que j’avais fait dans les dernières années, ils s’en foutaient ! D’ailleurs c’était bizarre parce que… 

« Ah, merci beaucoup. » qu’a dit Belle, interrompant mon putain d’fil d’pensées. « Ce n’était pas prévu, en fait. Ecoutez les sirènes encore un peu et je suis sûre qu’il y aura bien une chanson un peu plus dans le thème. »

« Ce n’est certainement pas Jecht, ça non. Lui c’est Auron. » qu’elle a répondu, Alice, après quelques secondes de vide. « D’ailleurs… qui est Jecht ? Ce n’est pas le nom de quelqu’un de bien ! Plutôt le nom de

« Y’s’trouve que je suis Jecht. » qu’j’ai dit avec un air fier, en pointant mon pouce vers ma poitrine recouverte de mon putain de tatouage en J. Que’que s’condes après, t’as une nouvelle chanson qu’a commencé et Belle a proposé qu’on s’éloigne un peu pour pas déranger les chanteuses à jacasser sur ma célébrité mourante ! Alors bon, une dizaine de mètres plus tard, j’ai r’pris mon p’tit numéro.

« Si j’m’attendais à avoir encore des fans! » qu’j’ai dit, pour faire le faux modeste. Nan ça m’parait évident. Après, c’est pas forcément pour ma carrière sportive parce que… « Surtout pour un sport qu’est quand même vachement passé d’mode ! »

Franchement, si Belle et Alice avaient pas été là, j’aurais vraiment fait du grand numéro, un truc bien clinquant, un truc mémorable, style inviter la fille à enl’ver sa cape pour me montrer son déguis’ment ou un truc comme ça, qu’je situe un peu la marchandise sur l’échelle de Pamela. Mais j’me suis ret’nu. J’ai r’gardé ailleurs, l’air de faire genre chuis complètement indifférent à l’amour que m’portent mes fans et…

« C’est juste dingue parce que quoi, j’ai… 58 ans, maint’nant, quand même. » J’ai fait un grand sourire en m’grattant la barbe. Les ch’veux blancs, ça commençait à s’voir pas mal. Les rides, ça f’sait déjà pas mal de temps… Les muscles ? Toujours au top niveau, mais complexe pas, je suis Jecht. « Et ma carrière de sportif, ça fait quoi… 25 ans ? »

Pfiou, ça r’montait pas mal, c’est sûr. Alice qu’était pas née, Belle qu’était un enfant et la p’tite jeunette devant moi…

« C’est fou, 25 ans. On dirait pas hein ? Et y a 25 ans, t’avais genre quoi ? T’étais pas née, un truc comme ça ? Mais t’es quand même ma plus grande fan, franchement j’adore l’idée. »

J’l’ai r’gardé avec un sourire qui s’effaçait lentement, t’sais.

_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Nouveau
Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 22
Date d'inscription : 09/01/2018

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
0/500  (0/500)
Ven 2 Fév 2018 - 5:29


Puissant. C’était ce qu’il était, et c’était ce qui avait attiré l’oeil du garçon. Les voix qui l’avaient guidé ici, comme celles qui avaient cherché à le retenir, s’estompaient en son esprit. Le dédale meurtrier où l’on faisait moisson des têtes de visiteurs malavisés, et où il avait failli perdre la sienne, n’était plus qu’un souvenir battant en retraite dans les méandres de ses préoccupations.

Rien. Aucuns de ceux qui avaient attiré son regard dans cette ville n’était comme cet homme. Il dégageait quelque chose. Quelque chose d’inégalé. Une force brute, aussi glaçante qu’intense. Démesurée. Elle laissait au garçon l’impression d’un flanc de falaise, dont on ne pourrait jauger la hauteur qu’en se laissant tomber. Seule une curiosité funeste pourrait amener à s’y tenter. Une vieillesse traîtresse s’invitait sur son visage. Teignait sa chevelure.

Pourtant, son attitude trahissait l’impudence et la fierté de jeunes années.

Pour cause.

Il était puissant. Plus que tout autre ici. Assurément. Oui.
Et se dégageait de lui une subtile mais enivrante odeur de malt et de houblon fermenté.

Les trois jeunes filles qui se tenaient près de lui s’étaient comme effacées, occultées par la présence de cet homme inconnu. Son teint était celui des paysans, mais son sourire celui du duelliste victorieux. Sa crinière poivre et sel se faisait ambassadrice de négligence, mais son corps était taillé par un entraînement rigoureux. Un petit paradoxe curieux, que l’enfant-sorcier d’un soir épiait sous son chapeau pointu.

« Tu veux un autographe toi aussi ? »

Prit par surprise. Une petite demoiselle aux cheveux d’or s’accroupit devant Ioan, le scrutant de ses grands yeux bleus et profonds. Le garçon esquissa un mouvement de recul, par réflexe. Mais il était trop tard. Deux saphirs scintillant d’une curiosité et d’une ingéniosité débordante venaient le tenter, le saisissant à même l’âme. Ils le traînaient par-delà la cornée, le noyant dans une innocente avidité. Elle voulait savoir, souvent, toujours. Prit au piège dans ces eaux profondes, l’enfant se laissait engloutir. « Tu vas b — »

« — Alice, s’il te plaît.
- Quoi ? »

Une voix calme mais ferme. Alice se retournait, libérant Ioan se son emprise. Le regard du garçon glissa lentement sur son corps frêle. Une demoiselle aux bras fins, et aux joues roses. Aux gestes dynamiques, emprunts d’une élégance tranquille. Un joyau brut, dont le précieux était jalousement occulté par son accompagnateur.

Suspicion.

Le garçon releva la tête. Il la sentait.
Une étincelle méfiante qui mourut rapidement dans les yeux de la jeune femme brune ayant rappelé sa camarade à l’ordre. Une beauté délicate avait béni ses traits — mais c’était la moue inquiète et discrète qui avait animé ses lèvres, dessinées avec douceur, qui accrochait le regard. L’enfant tira sur sa cape comme pour s’en protéger.

Qu’est-ce qui n’allait pas ?

« J’ai dit quelque chose de mal ? » demandait Alice en se redressant.

Le sourire gorgé de contentement qui avait marqué le visage de l’inconnu s’était envolé.
La petite joie qui avait animé les demoiselles durant leur chant s’en était allée. La jeune femme aux yeux noisette posa ses doigts fins sur le bras de son protecteur. Ses pieds s’étaient tournés vers la rue qui jouxtait la ruelle. Une rue animée, aux lumières dansantes. Comme une invitation.

Restait cette femme au sombre capuchon, à la silhouette svelte, et dont les lèvres fines s’apprêtaient tout juste à se mouvoir, d’une inspiration légère. Sa présence ne semblait en rien égale à celle de ses interlocuteurs.

Pourtant.

Il y avait quelque chose.

Et quelque chose n’allait pas.
Et Ioan était là. Les yeux rivés sur ce quatuor si particulier.

Non. Quelque chose n’allait pas.
Comme s’il y avait au-dessus de la tête de chacun une épée meurtrière que, pourtant, nul ne pouvait voir.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Expert comptable
Féminin
Nombre de messages : 330
Age : 28
Date d'inscription : 27/09/2016

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: commandant
XP:
65/400  (65/400)
Ven 2 Fév 2018 - 9:38
Lenore avait cligné des yeux lorsqu’Alice avait mentionné Auron, cherchant grossièrement à dissimuler l’identité de son escorte. Malheureusement pour elle, la mercenaire avait croisé l’Aurore Rouge auparavant à son arrivée au Centurio, avant qu’il ne parte avec Natsu pour le nouveau monde, avant qu’il ne soit tué mais cela, peu de gens étaient au courant. Jecht l’avait contredit de lui-même fier comme un paon faisant sourire en coin la rousse qui n’aurait même pas besoin de forcer l’évidence.

Cependant il était clair qu’il n’avait pas du tout mordu à l’hameçon. Bien loin de la tête brûlée idiote qu’on lui avait dépeinte, il avait logiquement relevé le peu de crédibilité de l’histoire de Lenore, faisant naitre dans ses yeux une lueur de danger et de défi. Elle savait avouer avoir perdu, du moins dans certains cas, mais peut être pouvait-elle encore retourner la situation à son avantage alors qu’ils avançaient dans une ruelle, un enfant déguisé sur leurs talons.


« J’aime les documentaires historiques de l’Eclaireur. Souffla-t-elle dans un rire discret avant de poursuivre en baissant le regard. Mais d’un coup je me sens stupide… Comment je peux prétendre être votre plus grande fan avec un trou de 25 ans dans votre carrière, surtout devant ce nouvel adepte qui semble subjugué. Elle désigna le gamin discret qui accaparait l’attention d’Alice. Je ne peux vous laisser partir sans combler mon ignorance du coup. Dit-elle en tentant de s’agripper doucement au second bras de monsieur muscle, Belle accrochée au premier. Je serais ravie d’entendre parler de vos dernières aventures si vous me permettez de vous accompagner dans cette folle soirée, qui sait où elle va nous mener. » Finit-elle en souriant, le regardant dans les yeux en relevant la tête.

Un scintillement attira son regard, levant davantage le nez vers le ciel. Au-dessus de leurs tête, une pluie doré tombait en zig zag et mourrait aussitôt après quelques centimètres, précédent un pétaradant convoi de diligence plein de cris féminins enjoués. Lenore ouvrait grand les yeux de surprise à voir le véhicule voler et cracher des munnies sur la foule. D’un geste elle réceptionna une des pièces à sa portée, caressant des doigts la surface du papier doré qui se froissait pour laisser entrevoir une masse sombre chocolaté.

Le consulat et ses artifices. Elle ne pouvait s’empêcher de s’amuser de la soirée. D’une pichenette, la mercenaire jeta la pièce vers l’enfant qui ne quittait plus le quatuor des yeux alors qu’il n’avait toujours pas ouvert la bouche. Sa présence pouvait à la fois empêcher de tourner au drame, ou détourner la méfiance qui pressait l’air autour d’eux. Même Belle lui jetait parfois des regards douteux auquel Lenore ne pouvait que répondre d’un sourire ou d’un clin d’œil provocateur. Peut-être qu’elle ne voyait pas d’un bon œil qu’une femme tente de séduire son garde du corps. A moins qu’ils ne soient davantage, ce qui expliquerait bien des choses.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 319
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Jeu 8 Fév 2018 - 14:43
« … surtout devant ce nouvel adepte qui semble subjugué. »

« Hein ? »

J’me suis r’tourné et j’ai vu un gars, genre… un gars bien flippant, cinquante centimètres de haut, des yeux de fou, qu’on aurait dit qu’il flottait tellement l’mec il était fin. Avec un p’tit chapeau d’merde… Et il nous r’gardait, là, l’air d’vouloir sortir un fusil à pompe pour dézinguer des gens beaux et sortir de son adolescence de merde. Nan, j’te dis… un regard qui f’sait flipper.
Puis il nous lâchait pas, l’gars. J’sais pas quel âge il avait, genre 9 ans… mais il regardait que nous. Et d’puis quand il était là d’ailleurs ? Bah putain d’mystère. Mais j’aimais pas ça. La p’tite fan, c’était genre… un peu suspect, j’trouvais. Mais c’est pas comme si ça m’faisait peur mais là je sais pas. Mec… quand j’ai vu c’gars qui nous matait, j’ai flippé pour de vrai. J’avais grave l’impression d’être coincé, comme… putain d’traqué. Mais alors que c’était sûr que c’était rien.
Mais j’étais pas bien.

J’ai r’gardé Belle et putain, elle avait pas l’air tranquille non plus. Elle m’avait attrapé l’bras et tentait d’un peu m’guider vers une rue chais pas quoi avec plein de monde. Laisse tomber, y a du monde ici mais j’ai d’l’espace. J’allais pas m’paumer dans une rue bondée… pas avec les deux princesses.

Putain, à y réfléchir, ce p’tit connard regardait les filles avec un air vachement malsain. Genre… amoureux, t’sais. Non mais… c’est pas juste possible. Les meufs sont super belles, tout l’monde le sait, tout l’monde le voit. C’est normal qu’un p’tit gosse tombe amoureux. Mais c’est pas normal qu’il ait une tête de spectre !


« Je serais ravie d’entendre parler de vos dernières aventures si vous me permettez de vous accompagner dans cette folle soirée, qui sait où elle va nous mener. »

« Hein ? »

J’ai r’gardé à nouveau la meuf. Ch’ais pas son nom. Mais elle avait l’air de bien bien m’kiffer. Et elle me tient l’aut’bras. Eh beh…
T’sais cette vieille légende qui dit qu’c’est quand t’es en couple que les aut’meufs s’intéressent à toi ? Là ça s’vérifiait à peu près.


« Il est marié, mademoiselle. » qu’intervient Belle, les sourcils froncés en enroulant d’manière plus visible son bras autour du mien. Ah non mais j’sais… C’était pas d’la jalousie, c’tait une conscience cette meuf. Alors ça aurait pu m’emmerder qu’elle dise ça. Genre… dans un autre contexte… Style avec l’Asiat’ de l’aut’fois. Mais là, t’inquiète qu’y a aucune femme qu’aurait pu m’séduire. Pourquoi ? Putain, l’ambiance j’t’ai dit. Cette situation me stressait ! Juste… Juste un truc qu’aurait tout réglé ! Que l’petit connard se mette à côté de l’autre bouilloire. Là j’les aurais eu en face de moi, les deux en même temps, j’aurais pas eu peur qu’il enlève Alice dans mon dos et la dissèque. Non puis la deuxième raison, c’est qu’j’étais là pour Alice et Belle, pas pour draguer des poules.  « Et Jecht n’a rien à vous raconter, malheureusement. Depuis qu’il nous a sauvées de la Coalition noire, il se fait discret. »

C’est… un peu plus dur à encaisser, ça par contre. J’ai jamais eu honte d’être une légende, donc… qu’on fasse genre qu’j’ai rien fait, ça m’gênait, tu vois.

« Belle. » J’ai posé une main sur sa main qu’était sur mon autre bras. Genre pas clair. « La p’tite dit qu’elle est à fond sur l’Eclaireur donc… elle doit forcément savoir que Jecht a tué Hercule, y a pas si longtemps qu’ça. » Puis j’ai r’gardé la fille, sans sourire. « C’est l’genre d’info qu’tu veux apprendre ? J’en ai quelques-unes des comme ça… Tu m’as dit qu’tu t’appelais comment ? »

« On peut t’adopter, si tu veux. » qu’j’ai entendu Alice dire derrière moi au p’tit con.

_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Nouveau
Féminin
Nombre de messages : 5
Age : 22
Date d'inscription : 09/01/2018

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
0/500  (0/500)
Aujourd'hui à 3:00
Alice l’avait de nouveau attrapé à même l’âme, l’avait traîné dans les eaux tumultueuses de son esprit. « Je... C’est… » Une mer agitée, non par la tempête, mais par la vie qui y foisonnait ; par les créatures et les songes merveilleux qui s’y agitaient, animés par une imagination que nul n’aurait su brider. 

Ioan ne pouvait les voir, ne pouvait les discerner avec précision. 
Il ne pouvait que ressentir leur existence. 
Il ne pouvait que se laisser noyer par cette créativité contagieuse. 

Tandis qu’elle l’entraînait par le fond, la lueur mourante de la surface s’estompait. La réalité, cette ruelle au Jardin Radieux le soir de la Journuit… l’enfant la perdait de vue. La fausse pièce qu’il avait attrapée par réflexe et serrait dans le creux de sa main ne parvenait pas à l’y raccrocher. « ... p…ss…ble… » — ses mots lui échappaient sans qu’il ne puisse les retenir. « On peut t’adopter, si tu veux. » Le garçon connaissait ce terme, « adoption ». Le concept lui était étrangement familier, sans qu’il puisse comprendre pourquoi. Il n’y avait pourtant jamais réellement songé pour lui-même. Or… comme une réalisation, une petite ondine venue rire à son oreille — il n’était « … le fils de personne. » C’était vrai. Ioan n’avait ni père, ni mère. 

Mais l’enfant n’en ressentait pas de manque — pas plus qu’il ne ressentait le besoin de savoir d’où il venait, réellement, ou ce qu’il avait pu faire, fut un temps. Ioan ne s’était pas, jusqu’alors, préoccupé de tout cela. La vie qu’il avait désormais, qu’il avait acquise, lui convenait. Elle avait ses beautés comme ses déceptions. Cela, il pouvait le reconnaître. Une forme de tranquillité, protégée par des fossés piégés dont il tâchait de faire abstraction. Mais Ioan avait une forme de reconnaissance pour Maître Patregain, dont il respectait le travail et... 

... Beld.

Le garçon regarda tout autour de lui. 

Beld n’était plus là.

Depuis quand ?

Allons, si… il était là… quelques instants auparavant ! « Qu’on lui coupe la tête ! »

Quand était-il parti, au juste..?

Les voix qui l’avaient guidé ici, ces sirènes chantonnantes, se muaient en une comptine discordante et inquiétante. Les lumières dansantes des torches menaçaient de venir lui brûler le visage. Les rires chaleureux résonnaient comme une onde malsaine. Il était seul. Il était perdu. Un badaud buta dans un pavé brutalement déchaussé — les pavés.
Le garçon n’avait pas remarqué les pavés.
Il n’avait pas prêté attention à la jardinière de terre cuite qui trônait en-deçà d’une fenêtre brisée, encastrée dans le mur blanc à sa droite. Il n’avait pas su entendre la complainte du mouchoir de coton bleu ciel battu par les semelles sales des citadins, et qui s’était recroquevillé contre un petit escalier inégal. L’air frais vint lui glacer la gorge. Tout réclamait son attention.

Il manquait d’un repère.

« Tu veux ? »

La main libre de Ioan vint chercher celle de son interlocutrice comme une ancre tâchait de se raccrocher aux fonds marins.

« J’ai perdu quelqu’un. » — il n’avait pas vraiment fait attention à la question, le regard hagard.

« Oh… eh bien... — Auron ! » Alice se retourna, laissant sa voix claire effleurer les trois acolytes en proie à une discussion toute en sous-entendus. « — Tu ne veux p — »
- Dites mademoiselle, la coupa Belle, cherchant désespérément à couper court à cette conversation. Peu importe ce que son accompagnateur pouvait bien vouloir faire son numéro. Quelqu’un a dit, un jour, que c’est quand chacun s’occupe de ses affaires que le monde n’en va que mieux. Ne voudriez-vous pas…
- C’est de moi ça ! »

Y.Y:
 
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Veut voir Abdel mais tomber sur Nirina (Pv elle)
» La «frontière» est-elle carrément fermée entre Haïtiens et Dominicains même au Q
» Quand haiti pourra-t-elle exporter vers RD?
» L'armée d'Haïti est-elle soluble dans la démocratie ?
» Elle est admirable cette haitienne.