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le Lun 15 Jan 2018 - 23:39
La méditation. Il peut être aussi paisible que tumultueux. Souvent les néophytes supposent que cette technique sert à trouver une sorte de paix intérieure. Ce n’est pas faux, mais penser que cela est un chemin tranquille, s’en est un autre. Cette quête peut vous mener à comprendre votre âme, comprendre votre esprit et ainsi trouver des solutions à vos problèmes ou aux grandes questions de l’univers. Une façade muette et silencieuse, dissimulant un conflit éternel : le Bien, le Mal ; la Lumière, l’Obscurité ; la Vie, la Mort ; la Paix, la Colère ; l’Amour, la Haine. En Chine, chaque école de pensée peut vous procurer des clefs pour combattre dans cette guerre sans fin. Cependant, là où notre originalité réside, c’est que nous pouvons choisir les préceptes que nous préférons suivre. Un jour, je peux être Taoïste, le lendemain Bouddhiste, le surlendemain autre chose. Ce ne sont que des enseignements : c’est à vous d’en faire bon escient. Cette nuit je franchis les murs rassurants de la maison familial pour m’envoler vers les montagnes verdoyantes. Dans ces galeries rocheuses se trouvent une ancienne salle. Une tombe plus exactement. Là-bas repose les restes d’une femme, considérée comme une sorcière. Je ne l’ai pas connue, mes parents non plus. On raconte qu’elle usait de magie noire. Je n’y crois pas nécessairement. De mon expérience, la magie la plus pure peut être considérée comme dangereuse par des populations peu confrontées à elle. Cependant, il est vrai que dans le cas présent, cette personne a fait des choses mauvaises, des crimes violents. Elle fut bannie, et demeure désormais dans l’un des monts les plus embrumés de la région. Pourquoi y aller me demanderez-vous ? La méditation. Cherchez des réponses là où personne n’est allée avant. Au cœur des ténèbres, peut-être trouverai-je une lumière en moi ?

Je reprends ma forme à l’entrée de la caverne. Oh les anciens villageois ont fait correctement leur travail : de vieux sinogrammes arborent cette « porte », interdisant les vivants de pénétrer les lieux. Le mot maudit est lâché. Pour que des Chinois parlent de malédiction, c’est que cela doit être sérieux. Je tends ma main gauche, éclairant mon chemin dans l’ombre. Le sol est humide, presque glissant à certains endroits. Un air froid, avec une odeur désagréable s’échappe des tunnels creusés à la hâte. Ce n’est pas une grande installation. J’entends le bruit de petits ruisseaux qui courent dans les parois. Très rapidement, j’arrive dans une grande cavité. Celle-ci est faiblement illuminée par la lumière de la Lune qui indique de son halo d’argent un emplacement près d’un trou. Je m’approche, tout en conservant la flamme à ma main. Une pierre, grossière et sans aucun travail est posée là. L’orifice cependant… Une personne adulte, aussi grosse que Francis et aussi grande qu’un mannequin de la Shin-Ra pourrait tomber aisément dedans. Des plantes mortes, semblables à du lierre selon moi et des racines sortent des profondeurs comme cherchant un moyen de s’échapper. J’inspecte les lieux autour de moi. Quelque chose attire mon regard à l’opposé de la mystérieuse crevasse. Une armure ancestrale et de moyenne qualité est disposée sur le sol. Vu son état, elle est là depuis un très, très, très long moment. Une véritable éternité si vous voulez mon avis.

Je retourne au halo lunaire. Je m’assois sur la roche, froide et sans confort. Je me fais souffrance et inspire. Je tente de détecter la présence d’individus autour de moi, sait-on jamais. Après un petit moment, je ne sens rien de particulier. Je vais donc débuter ma séance de méditation en espérant qu’un tel endroit me servira d’une manière ou d’une autre. L’atmosphère est étrange mais n’est pas particulièrement menaçante. J’ai connu une aventure dans ma chambre sur le Vaisseau-Mère qui était bien plus menaçante que cela… Si je lui remets la main dessus à cet espèce d’enfant mal… Je m’égare. Concentrons-nous. J’expire l’air dans mes poumons. Je cherche à ressentir chaque parcelle de mon corps, une par une. Je débute par les orteils pour remonter jusqu’aux cheveux, en passant par le torse. La position assise est importante, j’étends ma colonne vertébrale le plus possible, l’énergie circule mieux ainsi. Le moment est venu, je recentre mon esprit et je voyage en son sein.

Je sonde mon âme, à la recherche de ce qui la compose depuis la dernière séance. Colère, haine, tristesse, souffrance, joie. Certaines blessures ne guérissent jamais, on peut les refermer un peu, mais rarement complètement. D’autres viennent s’ajouter au fil du temps, plus ou moins importantes, plus ou moins douloureuses. Oublier est parfois une bénédiction, c’est après la méditation que l’on s’en rend compte. D’un autre côté, l’âme n’est-elle pas faite de toutes ces sommes d’expériences ? Le ruissellement de l’eau se fait plus entendre dans la caverne. Je reste concentrée, je visualise les montagnes, les forêts alentours. Je suis comme attirée par le lieu où je me trouve. Une attraction que je tente de refouler, avec difficulté. J’entends le croassement des corbeaux, le bruit des feuillages soumis au vent, les gouttes qui perlent et s’écrasent dans la cavité. Ma vision se porte vers la crevasse qui soudainement recrache un volume d’eau conséquent dans la caverne. Surprise et arrosée, je sors brusquement de ma méditation.

Je reprends contrôle de moi-même et regarde autour de moi. Il y a de la brume, une brume fine mais néanmoins présente. En Chine, comme dans d’autres pays du continent ayant des montagnes, nous croyons que les esprits se retirent dans les montagnes. La brume, ou le brouillard, descend sur le monde, ramasse les défunts pour les emmener avec elle. C’est donc l’occasion pour d’autres morts de retourner là où ils ne devraient pas être. Je ferme les yeux et me concentre. L’environnement lugubre crée une tension méditative que j’expérience pour la première fois. Je m’ouvre à lui. Je plonge mes sens et contre toute attente, on me répond. Au début, je pense à un souffle. Cela devient un murmure à peine audible. Finalement, j’entends.


« Qui es-tu ? »

Le genre de questions que je devrais plutôt poser moi. Je demeure concentrée, prête à répondre du mieux que je peux.

« Songzi Huayan. »

Ma voix résonne, je crois un instant à une erreur de ma part : peut-être me suis-je trompée ? Il n’y a peut-être rien.

« Je suis bien là… Tu ne devrais pas être là.
- Je cherche des réponses. »

Un nouveau silence. La voix est féminine, plutôt jeune. Si légère que j’ai presque dû mal à entendre son souffle. C’est comme si sa tête était posée sur mon épaule. Je ne ressens rien physiquement, mais mon instinct m’indique le contraire.

« Dis-moi.
- Qui es-tu ?
- Mon nom n’a pas d’importance. Je suis morte, et toi non. Part, avant qu’Elle n’arrive. »

Le souffle se déplace. J’ouvre à nouveau les yeux. L’ambiance est devenue presque lugubre ici. Quelque chose se prépare dans les ténèbres.

« Qui « Elle » ? »

Un sentiment de crainte s’éveille en moi. Que se passe t-il ici ? Mon expérience ne devient-elle pas trop dangereuse pour continuer ? Je parle avec une morte ou bien je rêve encore ?

« La sorcière… Elle cherche un corps pour s’incarner de nouveau. Son âme est trop ancienne pour être entendue par toi… Fuit. Mourir sans sépulture et n'avoir personne pour prendre soin de votre âme… Est une chose affreuse. Fuit. Fuit ! »

Le silence, de nouveau. Je ne sais que faire. D’un côté, il pourrait s’agir là d’un test pour voir ma réaction. De l’autre, la jeune voix ne semblait pas plaisantée. Quelque chose hante réellement les lieux. Je me relève. Je rallume ma flamme du bout des doigts pour avoir une lumière plus vive que celle de la Lune. La brume continue de surgir du trou envahissant les lieux. Un bruit métallique retentit… Puis un autre. Un métal qui grince sur le sol de roches. Les rivières souterraines se font toujours entendre. Drôle de…

L’armure bouge. Ce n’était pas prévu au programme cela. L’antique armure chinoise se meut dans l’espace, pas aussi rapidement qu’un homme normalement constitué mais elle marche. Un masque au niveau de la tête laisse transparaître une lueur blanche sinistre dans les deux fentes servant pour les yeux. En soi, une armure vivante, c’est déjà inquiétant. Ce qui l’est plus, c’est la guisarme qu’elle tient dans sa main, rouillée mais toujours potentiellement tranchante. Un pas lourd après l’autre, l’assemblage macabre avance vers la sortie, pour me la bloquer. Je m’éloigne d’elle, tâchant de conserver une bonne distance. Je me concentre et désormais, seule la Lune contemplera le spectacle qui se dessine. J’avoue être un peu surprise et je n’ai pas beaucoup d’idées pour me débarrasser d’une armure qui se déplace seule. En parlant d’elle, elle se met en position d’attaque, guisarme en avant prête à charger.

Je me sers de mon esprit pour prendre le contrôle de la pierre sur laquelle j’ai médité. J’attends le bon moment pour la propulser vers ma cible, qui elle ne perd pas de temps à foncer vers moi du mieux qu’elle le peut. Lorsque je pense avoir un bon angle de tir, je projette le roc sur elle, la plaquant contre la paroi. Elle reprend de l’aplomb et tente de reprendre sa marche cadencée dans ma direction. Je remarque des bouts de métal et de cuir pourris au sol : la roche n’a pas fait grand chose.


« Si vous croyez pouvoir me faire peur, c’est une grossière erreur. » dis-je, tentant de me convaincre moi-même.

Je ne gâcherai pas mes stylets ici, et avec l’obscurité, cela reste compliqué. Je parie sur le fouet éthérique. L’arme se matérialise dans ma main droite, crépitant de ses lueurs étranges dans la cavité rocheuse. Mon adversaire semble vouloir faire une rapide révérence, que j’interprète comme une provocation de sa part. Il va falloir s’en sortir proprement. L’ennemi fait valser sa lance, je ne vois pas le coup venir et je me mange un sacré coup dans la poitrine. Je m’énerve, bien sûr. Je fais voltiger le fouet et tente de l’atteindre, une esquive la sauve. Les passes d’armes s’enchaînent : c’est assez comique pour quelqu’un d’extérieur. J’esquive, l’armure esquive les coups. On dirait un jeu dans lequel il ne faut pas être touché par l’autre. Bien qu’impressionnante, l’antiquité a des mouvements lents, prévisibles et… Encombrés… Je crois. Un coup, un autre. Mon corps crache un peu de sang au niveau du visage. Elle ne perd pas son temps et abandonne sa lance pour m’attraper et me plaquer au sol, la technique classique ne marchant pas. L’armure m’écrase, je suffoque. J’essaye de me débattre. J’ai l’impression qu’elle essaye de me saisir plus que de m’étouffer. Je change la forme de mon fouet pour en faire une épée. Je ne sais quelle magie est à l’œuvre, mais je tente ma dernière chance : je plante la lame immatérielle au travers de l’antiquité, dans le flanc droit.
Un cri soudain venant du fond des âges se fait entendre. L’armure s’écroule de toute part et la brume se fait aspirer par la crevasse, même Francis boit une bière moins vite. Je reprends ma respiration. Je pousse les pièces de métal qui me gênent. Allongée sur le sol, je ne cherche pas à comprendre complètement ce qu’il vient de se passer. Je ferme les yeux et je prends la forme de mon animus… Je déploie mes ailes, laissant mon sang dans la caverne à ceux qui la hantent. Un jour ou l’autre, je reviendrai… Et je comprendrai.

Pour les réponses à mes questions… Il faudra chercher ailleurs.
Maître brasseur

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le Mar 16 Jan 2018 - 19:40
Bien, m’voici de nouveau pour une notation ! Peut-être vais-je vivre une journée sans avoir à noter un exploit, peut-être…

Bref, ici ! Il va y avoir deux points à soulever.

Le premier, j’en ai touché un mot dans la notation de Hoper. C’est simplement le titre de l’exploit.

Pour moi, le titre est important et mérite souvent réflexion pour une simple chose : que celui-ci n’en dise pas trop et soit suffisamment aguicheur pour donner envie d’être lu. Tu vois où j’veux en venir ? En voyant le titre de rp, j’ai pas eu besoin de beaucoup de jugeote pour comprendre le lieu et ce qu’il allait se passer dedans. Et même pas avoir besoin de connaître les légendes chinoises !

Là, j’me moque un peu, sauf que j’trouve que c’est vraiment important.

Genre, il y a Natalia qui avait un rp nommé « Ne lisez pas, c’est une mission secrète !!! ». En vrai, tu vois ça ? Est-ce que tu te doutes un instant de ce qui va se passer dedans ? Non. Est-ce que tu veux le lire ? Moi, clairement ! C’est ça qui est génial avec un titre, c’est le pouvoir qu’il implique. Et si j’raconte ça, c’est simplement pour que les gens imaginent un peu le pouvoir entre leurs mains !

Second point ?! Là, j’avoue avoir eu une réminiscence d’un ancien membre du forum. C’est par rapport à la longueur des paragraphes. En soit, la façon dont tu écris est juste pour un roman.

Là, je t’assure que j’vais faire mon infographiste chiant pour expliquer cela !

Donc, pourquoi est-ce que ça marche en roman les longs paragraphes seulement coupés par les dialogues ? Simplement, une question d’économie de papier pour l’édition d’un livre. Cependant ? Ici, nous sommes sur des pages web ! C’est là qu’intervient l’infographiste web.

Ici, sur des pages web, il est particulièrement difficile de rester concentrer sur une surface lumineuse. Enfin, cela change avec notre génération, l’habitude des écrans. Donc, quand tu regardes un article ou un blog, tu peux voir que les paragraphes sont souvent courts et bien espacé. Cela est simplement une question d’ergonomie et de facilité de lecture pour une personne sur un écran !

Purée, mon commentaire va être chiant à lire.

Aussi, pourquoi est-ce qu’il y a souvent des paragraphe court ? Car en écriture, et à j’parle plutôt d’une règle de Français, un paragraphe doit transmettre une idée. Que chaque fois que tu interromps la lecture, que la personne reparte en sachant quelques choses que tu voulais transmettre. C’est ça, l’utilité première d’un paragraphe, être le véhicule d’une idée à transmettre.

Tiens, tu ne remarques pas un truc sur ce commentaire ? Il est plutôt espacé, chaque paragraphe transmet une idée, il doit y avoir un rapport sur ce que j’suis en train de raconter !

C’est un exercice à prendre en main, d’ailleurs, tu remarqueras dans mes textes que je n’applique pas toujours le concept. Même si je tente de m’en rapprocher le plus possible. Cela a un but, comme le titre cherchant à attirer les gens à toi, une bonne mise en pages facilite ton lecteur pour la compréhension de ton texte.

Un seul commentaire expliquant ce genre de chose ! Purée, j’suis trop chaud ce soir. Et comme d’habitude, ceci à pour but de t’instruire et pas de te descendre. D’ailleurs, tout ceci est par rapport à la forme et non sur le fond. Donc, j’galère à te trouver des trucs à dire !

Là, j’reviens sur un véritable commentaire et il est super long pour seulement exprimer deux idées.

En soit, j’aime bien la mission et ce qui va avec. Cependant, ce serait te mentir de ne pas dire que le coup de se rendre dans un endroit hanté et d’être contre une force occulte, c’est du vue et du déjà vue. Ce qu’il faut prendre en compte, c’est pas de raconter d’un truc original, c’est de bien le raconter.

Ici, c’est l’ambiance que tu poses qui est intéressante et donne vie à ce texte. Autrement, je trouve le texte un peu moins « fort » que les autres. Dans l’idée, on quitte la trame pour une quête personnelle, et à l’heure actuelle, je ne sais pas encore son utilité dans la totalité de la trame. Dans le sens, est-ce que le rp est là pour te renfoncer où raconter une histoire ? Là, ça fait un peu quête d’une première zone de mmo que tu comprends parfaitement de revoir plus tard. Tu vois l’idée. Enfin, c’est pas un mal, mais l’interrogation est ici.

Donc voilà ! Un exploit intéressant pour son écriture, et le fond que tu donnes à celui-ci. Il reste simplement à comprendre comme cela va se retourner pour toi.


Normal : 21 points d'expérience + 200 munnies + 3 PS ! Deux en Défense et un en Force.

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