Feuille de personnage
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le Mar 9 Jan 2018 - 18:08

ADRIEN
HEISER



Identité

  • Nom  : Heiser

  • Prénom : Adrien

  • Titre  :  Aucun

  • Âge :  34 ans

  • Camp :  Les Mercenaires

  • Monde d'Origine : San Fransokyo

  • Race  : Humain

  • Grade désiré : Le plus haut possible




Test RP


Un bar de malfrats d'Illusiopolis : les rires gras des conversations grivoises, les murmures des plans en préparation, les flingues sous la table qui visent le mec d'en face et le gars qui part aux chiottes sans savoir qu'il est suivi par trois gorilles qui vont lui casser les jambes. Sans parler de l'odeur : avancer entre les rots des buveurs de gerboise, le parquet imprégné du vomi du passé, l'odeur des habitués des environs et l'alcool qui vient vous arracher les nasaux. Je vois qu’ils me dévisagent. Mon cache-œil me rend reconnaissable, certains ont même peut-être entendu parler de moi, même si j’essaie de me faire discret. Allez tu t’en fous de ce qu’ils pensent Adrien, tu te fais des idées, me dis-je tout en dévisageant tous ceux qui croisent mon regard.
Et puis enfin ce pourquoi je suis venu, le tableau des primes.
Posé devant le fameux mur je regarde les affiches : récupérer des petits criminels qui ont violé leurs conditionnelles, quelques mecs à arrêter et la dernière, je ne lis que les premiers mots. Eux se sont vraiment des idiots – je prends le temps de soupirer tout en posant la main sur mon front - cela ne devrait pas être compliqué. Un sourire apparait sur mon visage. Arrachant la prime du tableau pour la dissimuler dans mon sac je prends alors la direction de la sortie. Celle-là c’est la mienne.

Je dois alors éviter les hommes saouls qui vous rentrent dedans. Quand je passe devant les toilettes j’entends des bruits sourds. Certainement la cuvette des toilettes qui s’écrase contre la nuque du pauvre gars de tout à l’heure, j’en ris. Je finis alors par atteindre la sortie. Une fois dehors je sors la prime de ma besace pour achever ma lecture. Il est question d'un groupe de six bandits qui ont décidé de renflouer leurs fins de mois en faisant un braquage dans lequel ils ont tué la gamine d’un riche plein aux As. Sur l’affiche, la tronche des types à abattre. Ces mecs ont pas été fini putain. Je me frappe légèrement la tête. Surveille ton langage quand même sinon tu vas finir grincheux. C'est le genre de prime que je m’occupe habituellement de gérer, des rebus de la société et des criminels. Je vais devoir les retrouver dans un premier temps. Mais par où commencer ?

Vu le type de pourritures, ils doivent appartenir à un quartier de la Dark City, Billy la Bonne Patte peut certainement me rencarder contre une bonne rigolade. C'est le bon plan les mecs comme Billy, suffit d’avoir été persuasif une seule fois et après quand tu les chopes ils se mettent à te prendre pour leur psychologue. Pour le trouver je vais passer par les réseaux de sans-abri. Je m'approche alors d'un homme assis par terre sous une bonne couche de vêtement dans le fond de la ruelle du pub.

« Hey, mec, tu vas bien ? - Je tends la main vers le sans-abri en y cachant un peu de munnies - Je cherche où trouver la Bonne Patte, tu pourrais pas m’aider ? »

L'homme emmitouflé se lève, tire un caddie de derrière une poubelle et s’enfonce dans un dédale de rues embrumées. J'allume alors un cigare de basse manufacture pour passer le temps. Deux ou trois heures plus tard, je vois le même homme apparaître au loin. En avançant il laisse tomber devant moi une canette vide et continue sa course. Putain mais qu'est-ce que j'aime quand ils font ça on dirait un film d’espionnage. Bon allez, il faut que je prenne une intonation bourrée.

« Toi là ! – Je lève les bras au ciel - Tu pourrais pas jeter tes ordures à la poubelle comme tout l'monde !? – Crie-je en bougeant mes bras dans tous les sens - Connard ! »

Je me penche pour ramasser la canette, je pars vers l’inconnu.  Quelques rues plus loin je tords la canette dans tous les sens pour la déchirer. Je réussis à extirper un petit bout de papier de la carcasse puis jette celle-ci au sol. Je réfléchis. Tu devrais la jeter à la poubelle. Je me penche et jette la boîte en ferraille dans une benne. Maintenant j'ouvre le papier et une rue y est inscrite avec une heure et un symbole munnies. Ça veut dire que Billy cherche un acheteur, et s’il me voit approcher en marchant il va prendre la fuite. Mais j'ai ma petite idée. Je mets peu de temps pour trouver un gars qui possède une bagnole avec des vitres teintées et qui veut bien m'aider à foutre la trouille à Billy gratos. Parce que c’est toujours drôle de foutre la trouille à Billy.

Mon chauffeur m'emmène dans la rue où se trouve mon indicateur adoré. On roule lentement, la vitre à moitié ouverte. Je laisse alors passer le bout de ma main en montrant un munnies. Et je vois plus loin Billy sortir d'un immeuble. Il porte un pantalon trop long, un chapeau étrange et ne s’est pas rasé depuis un moment. Il roule des mécaniques, sûr de lui, il pense qu’il va plumer un pauvre friqué. Il vient vers la voiture. Il se fait toujours avoir Billy. Il arrive à mon niveau, je baisse ma vitre, je m’avance à la lumière et je lui dis :

« Salut Billy ! Toujours en vie ? »

Sans lui laisser le temps de se rendre compte de son erreur je le prends au col. Je rentre dans la voiture, remonte à moitié la vitre et le plaque contre le côté de la bagnole.

« Bon mon pote, je vais te raconter une blague et à la fin tu vas me dire tout ce que tu sais sur la bande de casseurs qui ont buté la gamine d'un riche la semaine passée. Allez, je vais lui faire une blague courte cette fois. Alors c'est deux mongols qui marchent dans la rue et il y en a un qui fait à l'autre : « Hey attention où tu marches regarde une crotte de chien. Attends, je vais vérifier. » Là le mec se penche, renifle la crotte, met son doigt dedans, porte le doigt à sa bouche et regarde son pote. « Ouais je suis sûr que c'est une crotte ». Son pote se penche alors, met le doigt dans crotte et le goûte après. Il regarde alors son ami « Et dire qu’'on aurait pu marcher dedans ! ». Allez ! À toi Billy ! »

La voiture continue d'avancer, la Bonne Patte doit presser le pas, tout en évitant les poubelles et autres obstacles sur le trottoir.

« Mec, lâche-moi, je vais parler. Tu me connais. Je te balance toujours tout. »

« Tu connais la chanson mon pote ? – Je prends un ton alors plus méchant - Tu veux pas finir comme la dernière fois et que tout le quartier entende ta mère pleurer en voyant ta gueule quand tu vas lui apporter ces légumes du marché Billy ? »

« Ouais, ouais, okay, pardon je te demande de m'excuser je veux dire. Tu m’as manqué mon pote tu sais moi je ne les connais pas bien ces mecs en plus c’est pas moi qu'ils viennent voir pour disparaître c'est Jimbo le contrebandier, il vendrait sa mère pour des munnies. Tu sais que moi je l’aime ma mère hein je suis même le seul à m'en occuper. Je dois lui apporter des médocs là. Nan mais elle m'attend mec. Je dois passer au pressing avant en plus puis tu froisses mes vêtements-là. Bon okay, je sais, je sais ce que tu veux. Tu l'aimes pas trop Jimbo il pue de la gueule mais ce n’est pas vraiment un mauvais gars. Il se tient juste pas et il buterait n'importe qui pour un contrat mais toi tu n’es pas comme ça tu es règlo et on est potes en plus. Je peux te dire qu’il est allé sur Oerba la semaine dernière mais tu ne vas pas y aller hein ? Il y a des bêtes féroces mec tu connais pas hein ! Je tiens à toi tu sais ! Ils écrasent les vaisseaux comme des crêpes à ce qu’il parait !  Tu sais. Je ne dis pas que tes potes sont là-bas mais… » Bim ! Le poteau.

« À la prochaine Billy, dis-je suivi d’un rire gras. »

Je me mets en route pour l'astroport. Mon vaisseau fera l'affaire pour me rendre sur Oerba, il est petit, vieux, il fait la gueule de temps à autres mais il tient la route. C'est un vaisseau de transport de petite troupe que j'ai fait améliorer avec deux canons frontaux. L’extérieur du vaisseau est couleur rouge usée par le temps avec marqué ARNOLD sur une bande jaune parcourant les flancs. Les pièces du vaisseau sont le cockpit et la soute arrière où des bancs sont disposés de chaque côté. C'est plus pratique quand on a besoin de monde. Puis il y a la pièce indispensable, les toilettes. Mon doux et beau Arnold combien de fois encore nous accompagneras-tu un pas de plus vers la mort ? J’ouvre manuellement la soute arrière, je monte, j’équipe la tenue décontractée, je m’assois dans le cockpit et mets le contact. Tourner machine et décollage capitaine.

L'univers est vide, un amas d'obscurité dans lequel la vie est conditionnée dans de petites bulles, et moi je suis seul dans une boîte de conserve. Plongé dans les ténèbres, les mains de la nuit éternelle attendant que je sorte ou qu’une simple faille dans mon armure de mortel surgisse pour me broyer. Et je me sens seul, dans cette immensité. Je ne compte plus le temps quand je vois Oerba au loin. Il faut que tu prépares le matériel mon pote.

Je mets mes vêtements teinture désert, le gilet pare-balles, ceinture de munitions avec trois grenades dont deux grenades à fragmentation et une fumigène, un flingue à la cuisse droite, un couteau à l'autre, un second pistolet dans son holster gauche, la cape de camouflage désert et le sac à dos. Dedans, deux gourdes, de l'huile, un flingue, quatre rations, une radio, des munitions, une cordelette, un nécessaire de crochetage et une bouteille de rhum pour finir. Je m’équipe aussi d'un foulard pour cacher le bas de mon visage. « Je ne vais pas me laisser cramer au soleil non plus » dis-je tout en admirant ma belle gueule dans un miroir de poche accroché au plafond. Il ne me reste plus qu’à installer ma mono-lunette. Ce truc est accroché à mon visage par trois sangles l'entourant. Je me fige alors quelques minutes en regardant mon second fusil d'assaut puis finis par l'accrocher sur le côté de mon sac. C’est parti mon grand, un pas de plus dans le brouillard épais de la vie.

Lorsque la passerelle du vaisseau s’ouvre, je peux sentir la chaleur du soleil sur l'horizon jusque dans mes narines. L'air est épais, je peux enfin voir la terre sèche face à moi et je me sens seul.
Mon premier pas sur le sol est lourd, je sens la terre aride et craquelée du désert sous mes bottes, la chaleur traverse ma semelle. Venant jusqu’à faire hérisser les poils de ma jambe droite. Le sable élancé par le vent vient frapper la seule partie de ma tenue qui n’est pas protégée. Un petit espace de joue entre ma lunette et mon foulard. Le sable en profite pour s’inséminer dans le reste de mon ensemble sans me demander mon avis.
Bref, heureusement que je ne suis pas venu seul.

Derrière moi se tient mon meilleur ami d'enfance, Yohan Cavallero, aussi fin tireur que moi, aussi bel homme et aussi dingue pardi ! Il fait un mètre quatre-vingt. Le fait qu’il aille dans une salle de musculation trois fois par semaine lui donne une carrure assez impressionnante. Les cheveux châtains et sa coupe en bataille lui donne un air sauvage. Il arbore une barbe de trois jours qui ne l’aide pas sur ce point.
Il arrive toujours au bon moment pour me sortir des embrouilles qui m’auraient coûté la vie et je sais qu’il ne me quittera jamais. Il porte la même tenue que la mienne, celle de la Raven Co, la tenue de notre groupe de mercenaires.

« Cette fois tu gardes le vaisseau Yohan je peux m'en sortir seul, dis-je en regardant l’horizon derrière le voile de sable. »

Je ne fais pas attention à sa dernière remarque et commence à me diriger vers la supposée localisation de la cible qu’il nous a été demandé d'abattre. Elle se trouve dans un vallon entouré de plateaux. Du pain béni. Le désert où tout est mort et tout finit par retourner à la poussière, une bande de bandits qui pense être tranquille et que personne ne vienne les chercher. Mais dans cette histoire je suis le salopard qui viendra les tirer de leurs contes. J’imagine déjà le visage des gars que je vais dézinguer quand ils se rendront compte qu’ils sont voués à mourir. Et moi je suis seul bourreau dans cette immensité de dunes.
Après une heure de marche je vois les plateaux promis. C'est là-bas que se cache cette bande de malfrats et de meurtriers. Je continue alors ma route vers les paysages rocheux dans l'optique de trouver une cavité pour vérifier mon matériel avant la bataille.

Arrivé au pied d’une colonne. Je peux apercevoir une faille dans un des décors, pour y accéder il me faut escalader quelques roches. Sans mal je parviens à me réfugier dans cet abri. Il fait frais et humide. Le refuge que j'ai trouvé me laisse juste la place de poser mon matériel, de m'asseoir et de commencer à démonter mes armes pour les graisser. Poser, démonter, graisser, remonter, chargé et ce pour chaque arme. Je ne veux surtout pas que mes armes soient enraillées quand commencerai le combat.

« Ouais tu vas attendre la nuit mon pote, t'auras l'avantage. »

J’attends la tombée de la nuit et je me demande ce que je fous ici. Et j’attends les bras croisés seul dans cette grotte, alors je prends ma radio et commence à parler de tout et de rien avec Yohan. Je n’ai pas vu le temps passer et il fait nuit.
Bref, j'avance alors vers la sortie de la cachette. Il fait sombre, je porte ma main à mon visage et découvre mon cache-œil. Derrière, une prothèse mécanique qui me sert d'œil gauche. Un utilitaire bien pratique qui me donne une vision autre que celle d'un simple soldat. Mon œil droit se ferme et alors le monde change, j'y vois un amas de variations de bleu. J'aurai du mal à me déplacer mais dès qu'un soupçon de vie entrera dans ma ligne de vue je serai averti. Je rentre alors dans le vallon à pas léger, ils ne doivent pas m’entendre. La vallée est parcourue de roches allant de la taille d’un homme à celle d’un caillou. Mais bordel c'est un vrai labyrinthe ce machin. Je trouve alors une roche et l’escalade. Je ne vois rien, pas un rat, pas un piaf, rien. En tout cas aucune bête des histoires de Billy. Je le vois, un pixel rouge, de la chaleur, ils étaient bien ici. Vous savez ce qui est bien avec les cigarettes ? – J’affiche alors un immense sourire - C'est que les mecs les jettent sans les éteindre pardi ! Il doit y avoir une grotte. Je me mets en place pour avoir la position de fumette du pré-mort. Posté entre deux roches je sors la radio pour avertir Yohan que je suis en place.

« Yohan, je suis en position, nos cibles sont bien dans le vallon. » Yohan ne répond pas. « Tu me reçois ? » Il ne doit pas m’entendre, une tempête de sable peut très bien bloquer la transmission. Pas grave mon pote, tu n’as pas besoin d’aide après tout.
L'œil dans le viseur il me fallut attendre le lever du jour pour en voir un sortir. Depuis quand tu vas cloper tout seul toi ? – Je soupire – Bon un sur six ça fera l’affaire pour commencer. Le doigt posé sur la détente, je sens la résistance.
Tu inspires longuement, tu expires doucement et quand tu sens ce moment où la paix est en toi. Un sourire, ET BIM MON POTE ! Tu l’as pas vu venir celle-là ?! En même temps que le doigt appuie, la force de l’arme se fait sentir dans l’épaule. Le bruit déchire l’air. La balle siffle. La cible n’a pas le temps d’allumer sa clope. La cigarette tombe, le corps la suit, ne reste que l’impact de balle au centre d'un ramassis de bouts de cervelle. Une vie en moins mon pote, maintenant les cinq autres.
J’entends des pas, quelqu’un court.

« Bob ! Bob ! » L’homme qui viens vers ma victime sera bientôt en ligne de mire. « Nan, putain ils nous ont retrouvé. » Il apparait dans mon viseur, je tire. La balle siffle, le bruit retentit. Et il se fait tirer en arrière.
« Merde pas de mort ! » Expire-je silencieusement. Je prends la radio pour y passer un message au cas où Yohan m’entende. « Hey, je me suis fait repérer avant les un tiers, je vais peut-être avoir besoin d’aide. J’y vais, je te laisse. »
J’accroche la radio à ma ceinture, laisse mon sac sur place et décide d’avancer dans le labyrinthe. Je dois faire vite, je presse le pas, je les entends parler. Sans les écouter je me positionne contre un rocher, je dégoupille une grenade à fragmentation et la lance vers la position approximative de mes adversaires. Je saute à couvert. J’entends une parole.

« Hein !? C’était quoi ça ? » Dit le supposé homme dans un soupçon de surprise.
Boom, l’explosion se fait sentir. Le choc souffle le sable et le fait s’envoler, brise les roches les plus proches de l’impact. Il ne reste alors que le silence et un brouillard de poussière.

Je me lève et prononce alors quelques mots. « Même pas de regrets pour ces dernières paroles. » Tout en regardant le ciel je dis : « Toi tu n’iras pas bien haut. » Je sors de ma cachette et vais regarder le massacre. Les roches sont fissurées, la scène est parsemée de sang, de boyaux, de tout ce qui se trouve dans un corps humain en plus de quelques vêtements. Je vais devoir estimer le nombre de corps.
« Bon… » J’hésite, réfléchis, me gratte la tête.  « Trouvé ! Deux jambes là, plus un pied qui dépasse de sous le caillou ici, me prononçe-je fièrement. Plus que trois. » Il ne faut pas que je perde plus de temps sachant que je ne sais même pas où se trouve le reste de ma prime sur patte.
Je continue alors mon chemin à pas de loup, puis après quelques minutes je me perds un instant dans mon esprit. Tu as peut-être fait fuir les derniers tu sais ? Un bruit me sort de mes rêveries, Cavallero peut être ? Je saisis alors ma radio
« Hey, tu… » Un bruit sourd, un choc derrière la tête, je me sens lourd, mes yeux se ferment, je tombe. On a profité de mon absence.

J’ai mal, mon corps est endolori, je sens ma tête qui se balance de droite à gauche sous une suite de coup. J’arrive à peine à ouvrir les yeux. Je pense être assis, mais je n’arrive pas à bouger les bras ou les jambes, pourquoi ? Je suis attaché et ils me tabassent sans même que je ne sois éveillé. J’essaie de balbutier quelques mots.

« A … A … » C’est tout ce que j’arrive à dire, je suis vraiment nul.
« Quoi ?! T’arrives pas a parler ? » La forme humanoïde rigole et se dandine comme s’il se moquait de moi, je veux lui crier que j’ai buté ses potes et qu’il est le prochain mais je ne parviens qu’à laisser échapper un seul mot du plus profond de ma pensée pour ce qu’il fait.

« Amateur. » Ce dernier mot ne le fait pas rire. Il me roue de coup et m’insulte en avalant la moitié des syllabes. J’arrive cependant à imaginer pourquoi il ne m’a pas tué, et il le confirme avec ses propres mots. « Où est ton pote Yohan et combien êtes vous ? » Il continue de m’interroger mais je ne cède pas. Les chocs électriques des batteries de je ne sais où me traversent le corps et mon œil de métal me fait mal. Puis, voyant que ça ne mène à rien, il me frappe encore et encore. Je n’ai pas pris la bonne mission, encore une fois. On essaie de se faire le plus de pognon en risquant le moins notre vie. Mais c'est une fois qu'on est assis dans une tranchée, que la terre avance petit à petit à chaque coup de mortier, que les peintures de guerre se recouvrent du sang de nos frères que l'on reconnaît avoir fait une erreur. Et à ce moment précis, je suis chez moi. Alors mes yeux se ferment et je m’évanouis, peut être arrêtera-t-il de me frapper.

Je sens à nouveau mon corps, je reprends peu à peu mes esprits, j’ai dû me réveiller pendant leur sommeil. J’ai le temps de reprendre conscience. Il me reste des bases de premiers secours magique de chez la Raven Co. Nous étions obligés de pouvoir lancer un sort de soin pour pouvoir aider un frère en cas de nécessité extrême. Je sens une main amicale sur mon épaule.

« Tu peux le faire, me dit-il. » Je me concentre, le sort part. Je me sens mieux mais ce n’est toujours pas la forme. « Yohan ? » Je me tourne et il est là, prêt à se battre. « Tu aurais dû m’appeler plus tôt et tu le sais. » Il me détache.  

« J’ai essayé de te joindre par radio et tu ne répondais pas, comment tu as réussi à rentrer ? »

« On a tous nos petits secrets, puis j’ai l’habitude de venir te sortir du pétrin. » Il lâche un rire.

Yohan me porte à moitié sur son épaule. A quelques pas de nous se trouvent les instruments de torture et un mètre plus loin une porte. « Yohan tu peux le faire ? » Cavallero prends quelques-uns des ustensiles sur la table et commence à crocheter la serrure. Je saisis le couteau encore rouge de mon sang sur la table et me traîne jusqu’à Yohan. Il me regarde, sourit et j’entends le cliquetis de la victoire. La porte est ouverte. Il me soutient, il est mon frère, mon bras armé, nous n’avons eu qu’à avancer de quelques mètres dans un tunnel de roche sèche pour entendre des ronflements, plus loin sur notre droite. Des rideaux sont disposés de chaque côté du tunnel. Je tire silencieusement l’un d’eux, et derrière se trouve l’un des bandits que j’suis venu chasser. Ce serait tellement dommage de louper une occasion pareille.
Je pointe du doigt le pistolet du mécréant ainsi qu’un couteau posé sur la table de nuit. Yohan me repose contre un mur pour que je puisse tenir seul. Il se saisit du couteau. Puis, œuvre de manière discrète pour ouvrir le rideau de l’autre côté du couloir afin ne pas faire de bruit, et le cinquième homme s’y trouve. Il me regarde, j’empoigne le couteau de torture que j’ai subtilisé tout à l’heure.
Yohan me montre sa paume, il abaisse le pouce et l’auriculaire. S’en suivent l’annulaire, l’index et il finit par le majeur.
Je me laisse tomber vers ma cible. Calant la paume du couteau contre mon épaule gauche pour l’enfoncer de tout mon poids. Je m’abats sur lui, rendant son rêve cauchemar. Le couteau vient se loger dans son poumon. Il veut crier mais j’enfonce mon avant-bras entre ces mâchoires. Il me mord, il tente de me frapper pour que je le lâche mais rien n’y fait. Je sors le poignard de son corps et lui plante entre les côtes une dizaine de fois. Il est mort. Quand je regarde du côté de Cavallero, il n’a eu qu’à trancher la gorge de la proie. Il est déjà en train de nettoyer son arme.

Nous avons à présent chacun une arme et pendant que je bande ma blessure, Yohan me ramène mes affaires. Je prends le pistolet, lui laissant le fusil. Il est plus stable que moi après tout.
Il nous reste une seule vermine à trouver et il s’agit de celui qui coûte le plus cher. Mais il me faut du soin, que j’ai laissé au vaisseau évidement. Notre duo sort alors de la caverne et nous sommes quelque part dans le dédale de roches. Après avoir marché une heure entière nous tombons sur deux carcasses explosé.

« Putain ! Il aurait pu les planquer dans la grotte. » J’affiche un air de dégoût. « Ça pue maintenant. » Yohan rit, moi aussi et nous continuons notre route. J’en profite pour récupérer mon sac, manger un morceau, m’hydrater et ranger le pistolet que je tiens dans mon dos pour prendre le fusil que j’ai laissé sur mon sac auparavant. Je décide quand même de rentrer au vaisseau. Nous sommes en train de marcher dans le désert quand je commence à soupçonner que nous sommes suivis. Rien de concret, juste une intuition. Je m’adresse à Yohan doucement.

« Continue de marcher et lâche ton fusil. » Il me répond d’un simple acquiescement et lâche son fusil, je fais de même.

En avançant vers l’emplacement du vaisseau je ne vois pas la forme de notre transport. Mais en nous rapprochant il y a, à moitié recouvert de sable des débris de verre et des plaques de métal écrasées. Putain…. – Je me laisse m’effondrer - Billy disait peut-être vrai en fin de compte. J’entends à travers le fin souffle du désert une voix.

Il apparaît, c’est le chef de la bande, ma tête d’affiche. « Où est votre vaisseau ?! Où est-il ?! »

Yohan a les mains levées, je pose une main au sol pour redresser le haut de mon corps et de mon autre je montre les débris.
Mon ami fixe le bandit du regard et lui adresse du mépris. Je vois la brute en face de moi agacée, il s’énerve, ça se passe toujours comme cela.
Le vent souffle sur mon visage, le sable me déchire la peau, le soleil me brûle l’épiderme, je me laisse tomber en arrière me saisissant de l’arme dans mon dos. Le gredin frappe du pied et vise la tête du soldat encore debout. Mon bras se dégage, je l’ai en joue. Mon doigt appuie sur la détente, son doigt sur la sienne. Ma balle part. Sa balle part. Les tirs sifflent comme des échos de mort. Les projectiles atteignent leurs cibles. Ma douce se loge dans sa tête au niveau de la tempe. Celle de l’autre frappe Yohan de plein fouet, sa silhouette s’illumine un simple instant. Il se fragmente en un tas de miroir reflétant la lumière du désert et tombe au sol en s’évaporant. Ne me laissant à cet instant qu’une image. Un instant, Pour me rendre compte que je suis seul.

Je ne dois pas rester là. Je me mets à gratter les décombres de mon vaisseau pour trouver l’unique sérum de soin qu’il me reste. Le boire me donne l’impression que j’ai quinze ans. « Hey du calme, tu n’as pas quinze ans quand même ! » Je me frappe doucement la tête. « C’est bon la ferme Yohan » annonce-je d’un ton agacé. J’entends un cri au loin dans le désert, je lève alors le visage et vois une forme épaisse se rapprocher lentement. Je prends la dépouille du bandit sur mes épaules et commence à me hâter vers les plateaux. Il me faut moins de temps que précédemment pour les atteindre. Je vois la forme se rapprocher au fur et à mesure, c’est peut-être une petite tempête de sable après tout. Et le sol se mets à trembler. Je lâche ma prime morte au sol et commence à courir. Le vent se fait de plus en plus intense. Je vois la cachette que j’ai utilisé à l’aller. J’escalade plus vite que jamais et mets précipite. J’ai carrément froid, mes membres s’engourdissent, ma peau est gelée, je claque des dents et je tremble. Je passe trois heures de ma vie dans ce calvaire.

Une fois la tempête passée, je tente de retrouver le corps du malfaiteur que j’ai tué, impossible. Pareil pour le type tué à la grenade et le premier gars que j’ai buté. Mon seul espoir réside en deux bidons de produits inflammables et quelques tissus que je réussis à tirer en haut d’un plateau. Je fais un bûcher, gardant une couette pour me couvrir du soleil. Je suis seul sur ce plateau. Je fais le vide dans ma tête. Et Yohan revient.

« Casse toi. »
« Tu sais que je ne suis pas là de plein gré. Je veille sur toi. »
« Te voir mourir une fois m’a suffi, je ne veux plus le vivre. »
Je me prends alors la tête et il disparait.
Je resterai tant que tu auras besoin de moi, car je suis dans ton cœur et non pas dans ta tête.
Tu devrais trouver des gens pour te sortir les idées, si tu continues seul sur cette route tu vas t’y perdre.

« Qu’est-ce que t’en sais toi ? T’es mort de toute façon. »
C’est bas venant de toi, si tu es en vie c’est grâce a moi. Alors essaie de me faire plaisir et ne gâche pas ma vie.
« Ouais j’essaierai de trouver des copains de jeu Yohan, t’as gagné. »
Tu as entendu parler des mercenaires ?
« On dit que ce sont de fiers combattants. »
Et pourquoi pas la Shinra ?
« Nan, ils ne tiennent pas à leurs hommes. »
Bon, va pour les mercenaires alors.

Après ces dernières paroles je n’entends plus sa voix. Mais il me faut deux jours pour qu’un vaisseau survole la zone et me voit évanoui au sol. Je me réveille trois jours plus tard dans une clinique. J’ouvre les yeux et je regarde le bracelet à mon poignet pour lire son contenu.

« Clinique centrale d’Illusiopolis, patient Adrien Heiser. » Je suis soulagé à ce moment précis. Mais quelle heure est-il ? Et quel jour sommes-nous ? Je trouve une infirmière qui me répond très gentiment.
« Nous sommes samedi et il est quinze heures et quart environ. »
Toi, tu vas être en retard chez le psy il va pas être content.
« Ho putain tu as raison Yohan ! »
L’infirmière prends un air surpris et me voit partir à toute allure et sans mes vêtements.

Le lendemain, j’honorerai ma promesse et cramerais mes économies pour aller au Centurio rejoindre les fameux mercenaires.




Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?
Oui.
2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?
Un énorme chien.
3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?
A toute épreuve.
4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.
Il considère son psychologue comme un ami. Yohan, son ami d’enfance mort au combat, est devenu son “camarade”. Et puis, il a son pote ! Billy.
5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
Si la violence ne résout rien, c’est que tu ne frappes pas assez fort.
6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles ?
Je ne sais pas, ce n’est pas moi qui peut le dire. J’ai des problèmes en orthographe et en grammaire. Je me suis fait aider pour relire ma fiche.
7) Pourquoi incarner ce personnage ?
Ma soeur parlait à côté de moi, et j’ai eu envie de rejoindre le forum. J’ai lu les compétences, et ça m’a donné envie de faire un personnage schizophrène invoquant des clones. J’aime le personnage type commando. Ça me permet de faire des missions de baston, ou de prendre le thé.


Expert comptable

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: commandant
XP:
283/400  (283/400)

XP :

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le Mar 9 Jan 2018 - 19:15
Alors mon intervention sera purement ludique car le seul à valider les fiches est Primus. Mais cette fiche m’interpelle.



Elle est extrêmement magnifique !

Soyons méthodique.
Les points potentiellement moyens :
Je n’ai pas vu la description physique d’Adrien.
Pas de référence à son monde d’origine San Fransokyo et le passé du personnage qui l’a amené là.
Pas de présence de la faune monstrueuse d’Oerba qui pourtant rend ce monde excessivement dangereux.

Les points vachement positifs :
Un texte magnifique et prenant, on ressent tout, la solitude, l’aggressivité de l’environnement.
Une action très bien décrite, y compris les tirs de sniper (dédicace à Chen).
Une lecture fluide et captivante, presque pas d’erreurs pour ce que j’en ai relevé. (À part un Expire-je assez moche)
Un état mentale qui sera mais alors ... jouissif à lire et ce petit côté très amusant, comique qui rend le tout plus digeste.
Un illusiopolis qui devrait plaire à Rufus Shinra dans sa description. Un Oerba qui donne envie d’y aller.

Alors par contre pour le rang du coup, je n’ai jamais essayé de quantifier une fiche… donc ce n’est pas vraiment quelque chose de pertinent je risque de taper un peu au hasard. Mais je taperai dans capitaine, et pas parceque c’est un futur mercenaire.

Ravie de travailler avec toi... tiens ton totem c'est le gros chien ? haha ! ça tombe bien! on se revois pour ta mission bizutage.
Le Drapeau Blanc

Feuille de personnage
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le Jeu 11 Jan 2018 - 3:42
Bonsoir bonsoir.

Alors... tout d'abord, je dois dire que je n'avais pas compris que tu étais le frère de quelqu'un ici sur le forum ! Euh... voilà.

Merci à Lenore pour son commentaire. J'en profite pour encourager quiconque en aurait l'envie à commenter une fiche ou l'autre, quand il le veut.
Alors, Chen, quand il lit une fiche de présentation et qu'elle a été commentée, dit "Je n'ai pas lu le commentaire précédent pour ne pas être influencé", je comprends la logique mais personnellement, je le lis dans la mesure où j'ai envie que mon commentaire ait l'air d'être impartial et... si je trouve certains arguments pertinents, je peux les appuyer.

Très bonne fiche, dans l'ensemble. De manière générale, je suis vraiment d'accord avec Lenore.

Le plus gros défaut de cette fiche, commençons quelque part, c'est finalement qu'il ne respecte pas vraiment vraiment les consignes : " et vous devez décrire votre personnage, comme dans un rp en incluant bien son histoire, ses traits de caractère et son physique."

Alors, c'est un rp, c'est même un bon rp... mais tu es censé raconter l'histoire de ton personnage dans cet rp, et le décrire aussi bien physiquement que psychologiquement. Sauf que moi, contrairement à Lenore, ta description physique ne me pose aucun souci. C'est vrai que ton personnage, tu le décris bof. On sait qu'il a un cache-oeil et un implant oculaire derrière. Le fait que tu précises que Yoan est impressionnant notamment parce qu'il fait 1m80... me fait dire que Adrien ne doit pas être bien grand. Mais je dois le deviner.

C'est vrai que c'est juste mais d'un autre côté, j'ai trouvé que ton test rp était assez fourni en descriptions pour compenser cette lacune. Comme je le dis bien, le but d'une description physique, c'est de me montrer que vous savez décrire des faits, des endroits, des physiques. J'entends tout le temps des rpistes dire qu'ils détestent cette partie. Vesper, par exemple, la voudrait supprimée de la fiche parce que "ce serait inutile". Pour moi, non. Dans le processus d'écriture, la partie "description" est super importante. Mais que tu me décrives le physique de ton gars ou le reste, bah je m'en fous. Je ne dis pas... devant une fiche super ambitieuse, genre qui vise Maréchal... je regarderai si le physique est bien décrit.

Mais ici tu as très bien décrit le vaisseau, son équipement, les scènes d'action, les lieux. Franchement, tu m'as convaincu, aucun souci.

Et là on va me dire, "c'est l'histoire donc". Forcément, oui. On ne sait pas grand chose. Il est écrit qu'il vient de San Fransokyo, d'accord. C'est raccord avec son oeil qui est d'une technologie quand même... élevée.
Il faisait partie d'un groupe de mercenaires.
Il a perdu un coéquipier. Et visiblement, depuis, il est devenu Bruce Willis. Et c'est tout. Parfois, aussi peu me suffit. Ca a du charme d'avoir un héros dont on connait aussi peu de choses, surtout quand il a grave de classe. Ca me suffit... quand ça ne soulève pas plus de questions encore.

Je fais une petite parenthèse ici. La plupart des critiques qu'on peut faire sur ta fiche sont des critiques sur l'univers. C'est sans gravité puisque tu es nouveau. Je ne t'en tiens pas rigueur. Disons simplement que dans une fiche qui en dit peu, les petits "problèmes" scénaristiques détonnent pas mal.

Voici donc un petit condensé des problèmes de scénario ou des petites lacunes qu'il y a dans ta fiche. Ce ne sont pas des blâmes, juste des remarques.
- San Fransokyo est apparu il y a quelques années seulement. Avant, il n'avait aucun contact avec les autres mondes.
- Pourquoi un groupe de mercenaires aussi balèzes à San Fransokyo ? Ca m'a l'air d'être un monde plutôt pacifique.
- San Fransokyo est un monde bourré de technologie. A priori, c'est pas vraiment un monde de magie (je ne dis pas qu'il n'y en a pas, je dirais qu'elle est inconnue) Donc quand tu me dis "On était obligés d'apprendre à lancer un sort de soin" moi ça me pose un problème.
- Même si on oublie San Fransokyo. "Obligés d'apprendre un sort de soin". Obligés par qui ? S'il y a une obligation pour être un truc aussi précis dans un groupe de mercenaires, ce sont pas les guignols du coin, les gars.
- Y a tout un numéro de discrétion dans Illusiopolis, genre on veut être discrets. Sauf que Illusiopolis n'est pas seulement une ville où il y a une criminalité énorme, c'est une ville où la Shinra protège les riches, se protège elle-même et se fout de la criminalité (peut-être en échange de quelques deniers).

Voilà voilà !

Donc... pour l'histoire, je suis un peu tiède.

Mais en fait le caractère est aussi pour moi assez lacunaire ^^. Y a des choses que tu nous fais extrêmement bien ressentir, vraiment. J'ai passé un très bon moment devant ta fiche, j'ai ressenti les trucs que ressentait ton personnage, tu rends très bien ça. Mais honnêtement, c'est difficile de définir ce qu'on sait de lui, justement. Y a l'aspect psy qui est à la fois très original et... franchement intéressant. Ca nous dit des choses. Y a le spectre de son ami, qui nous renseigne. Adrien est torturé par son passé, se sent seul. Mais sur plein d'autres choses, rien. Tu nous décris énormément de situations très émotionnellement engageantes, où tu pourrais nous dire plein de choses sur ton personnage, et tu ne le fais pas. Je prends l'exemple du début : t'es dans un bar immonde où des mecs se font tabasser pour rien. Ton personnage assiste à l'injustice et tu ne dis rien.

Et j'ai rien contre ! En fait ça nous dit beaucoup de choses sur ton personnage, cette indifférence. Et je trouve ça très bien. Il n'hésite pas à se comporter comme un salopard de temps à autres mais... tu vas rarement au bout de tes idées.

Plusieurs exemples qui ne sont pas tous en lien avec le caractère mais enfin.

- Avoir utilisé, pour la cible du contrat, un gars qui a tué une gamine, c'est... pardon, le mot est fort mais : décevant de facilité. Tu nous offres une présentation vraiment super, des prises de risque assez géniales mais là tu nous sors le mec qui tue une gamine, qui sera aux yeux du monde entier le pire salaud de toute l'histoire. Tu veux faire détester un gars ? Dis qu'il a tué une gamine. Avec un meurtre plus banal, on aurait encore plus cru au manque d'engagement sentimental de ton personnage.

- Ton personnage est un anti-héros, clairement. Alors quand il dit à la fin : "Tu as entendu parler des mercenaires ?
« On dit que ce sont de fiers combattants. »"

Moi j'entends "Tu as entendu parler des mercenaires ? "Oui ! Force et honneur!" Attends ^^Tu nous as pas du tout vendu un mec qui respecte la fierté d'un combattant jusqu'ici donc je suis personnellement un peu troublé par cette phrase. J'ajouterais aussi que le coup de la Shinra qui ne fait pas attention à ses hommes c'est... bah c'est pas faux, c'est sûr, mais c'est un peu trop conscient. Ton personnage ne s'intéresse pas à tout ça (il me semble. C'est toi qui sais après tout) mais a quand même remarqué ô combien la shinra se fichait de ses hommes.

- Ici c'est plus en lien avec la construction de la première partie de ta fiche. Mais tu nous fais tout un processus d'information auprès de clochards, c'est hyper codifié, c'est super. Pour trouver un gars... alors que tu sais précisément où habite le gars.
Là je spécule mais Billy, non seulement tu lui as déjà pas mal parlé mais en plus tu dis des trucs tels que : "Tu veux pas finir comme la dernière fois et que tout le quartier entende ta mère pleurer en voyant ta gueule quand tu vas lui apporter ces légumes du marché Billy ? »"

En lisant ça, moi je comprends "Adrien sait très bien quel est le quartier de Billy".

Tout ça pour dire que malgré de super points de départ, je trouve que tu te perds un peu dans le caractère de ton personnage et au final, bah je ne sais pas trop comment moi-même présenter le gars.

Est-ce que j'ai tout dit ? Non. Au niveau du négatif, je pense avoir dit le très gros.

Niveau positif, j'aimerais revenir sur pas mal de choses.

J'ai vraiment aimé la première partie à Illusiopolis, elle est super. C'est pas parfait. Commencer dans un bar, c'est cool, ça donne une bonne ambiance, tu décris les odeurs, les différents groupes de personnes. C'est pas original mais c'est intéressant. Je dirais que... quand on parle de rire gras dans une description, j'y crois jamais, mais enfin. Mais voilà ! Ta fiche commence vraiment quand il cherche des indics. Là ça fait... franchement, grosse grosse ambiance polar. On imagine un fond au saxo, une pluie dans une ville en noir et blanc. Putain c'est exactement l'Illusiopolis d'aujourd'hui, t'as trop bien fait ça. Les infos, l'attente. La discussion violente avec Billy dans une voiture. C'est méga stylé.

Je ne sais pas si tu voulais donner une ambiance "roman noir" "polar" mais si c'est ce que tu voulais, la seule chose que je peux te conseiller, c'est de la faire à fond. C'est vrai que ton personnage a une dualité assez spéciale. D'un côté il fait très homme de la ville, dans un bar, un ver de rhum à la main... l'enquête, les indics, tout ça. Ca fait très flic. D'un autre, le côté commando qui n'a rien à voir.

Moi j'ai peur que... tu aies décidé de faire le commando et pas le flic. Parce que passé Illusiopolis, on oublie ce côté très "sale" du mec pas très net dans une ville corrompue... et on arrive à de l'action, typiquement militaire. Je ne dis pas que j'ai une préférence entre les deux. En fait... faire les deux à la fois est super bizarre, peut-être un peu trop ambitieux en terme d'immersion mais ce serait intéressant d'essayer.

Et puis on arrive à Oerba. J'avoue que rien que le fait que ça se passe à Oerba m'a un peu énervé dans la mesure où comme Lenore l'a dit, le danger lié à Oerba est absent. Déjà que je trouve qu'irp, les gens zappent complètement cette difficulé. Et puis Oerba c'est très varié comme décor, c'est pas vraiment désert, tempête de sable. Si peut-être un peu, y a des zones sèches mais tu nous a décrit vraiment un truc qui allait loin.

Mais c'est bien. Je te dirais pas que j'ai autant aimé que la première partie. Rien ne m'a autant marqué. C'est immersif, c'est méthodique. Mais c'est assez prévisible. Je te dirais pas que j'ai vu venir la situation avec Yoan mais on se doute vite qu'il y a un truc très spécial avec lui. Non c'est le reste qui est un peu prévisible. Pas grave, c'est intéressant, c'est bien.

Ta fiche m'a rappelé celle de Roméo qui date d'il y a quelques mois.

Je te donne le grade très justement évalué par Lénore, de capitaine.

Donc fiche validée et toutes conneries du style.


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