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le Dim 7 Jan 2018 - 19:02
« C’est avec une certaine joie que nous nous retrouvons ce soir devant le nouvel établissement de la Shin-Ra à la Costa del Sol, le Bubble Bath ! Comme vous le voyez derrière moi de nombreux clients et de nombreuses personnalités ont fait le déplacement pour participer à cette soirée d’inauguration exceptionnelle organisée par la représentante de la Shin-Ra à la Costa del Sol : Madame Huayan Song ! Il n’a pas été possible de la rencontrer, mais d’après ce que nous avons pu apprendre, la compagnie a réellement tout prévu pour que cette nuit soit l’une des plus belles nuits pour les heureux élus ! C’était Natacha Palany… »

La voix s’éteint brusquement. Francis pose la télécommande sur le bureau et me regarde avec un petit sourire que je reconnais bien.

« Vous ne voulez pas rencontrer les journalistes Madame Song ? Vous qui êtes si à l’aise avec eux…
- Ce n’est pas la peine de chercher à me taquiner ce soir Francis, je suis suffisamment préoccupée par l’ouverture de notre établissement.
- Faut pas vous en faire, ça va bien se passer. Regardez, tout est en place. »

Nous avons effectivement une belle vue depuis notre bureau niché en haut de la discothèque, avec les vitres dissimulant notre présence aux yeux des clients, nous pouvons en fait voir pas mal de choses. Les premiers clients ne sont pas encore rentrés, ils font la queue dehors. Nous allons ouvrir dans exactement treize minutes et le musicien aux platines ne fait que s’échauffer pour l’instant. J’espère que tout va bien se passer. Si cette soirée fonctionne correctement, il y aura nécessairement un impact positif sur notre réputation à la Costa del Sol. C’est donc formidable. Je vois que mes serveurs ont une belle allure, les danseurs et les danseuses font leurs étirements, certains sont plutôt mignons d’ailleurs. C’est bien propre tout ça, c’est parfait.

Le talkie-walkie de Francis se met à cracher la voix du chef des vigiles.


« Les clients commencent à s’impatienter, on les laisse rentrer ?
- Non Carlos, attend encore onze minutes. On attend le signal de la patronne. »

Excellente réponse Francis. Mine de rien et malgré son air borné, il finit par apprendre les leçons que je lui donne. Va falloir commencer les boum-boum pour dynamiser mes futurs clients et mes employés. Je me tourne vers Francis.

« Demandez à ce DJ Monkey d’activer ses platines. La soirée commence maintenant pour lui. Faites rentrer les clients à 23h30 précise.
- Bien Madame Song. J’y vais tout de suite. »

Il incline rapidement la tête et sort du bureau. Je reste plantée sur mon promontoire, contemplant avec satisfaction le travail accompli. Quelques minutes après, je vois Francis demander à DJ Monkey de commencer. Ainsi, les clients seront un peu échauffés à leur arrivée dans les lieux. Le but est qu’ils se sentent tout de suite à l’aise. La musique démarre. Je peux entendre d’ici le cri de joie en provenance de l’extérieur. Ils sont enthousiastes, c’est bien. Après quelques instants, Francis se dirige vers l’entrée tout en gigotant son corps au rythme des basses pour encadrer l’arrivée des premiers animaux de la nuit. La soirée commence bien, je me dirige vers mon bar personnel pour me servir un petit cocktail sans alcool. Je fais mon show dans une vingtaine de minutes, le temps que le maximum de personnes soient rentrées. Je veux une salle remplie. Je sirote mon verre jusqu’au moment où Francis tape à la porte du bureau. Le temps passe vite.

« A vous dans cinq minutes Madame Song ! »

Je me redresse et réajuste ma tenue de soirée. Une belle et longue robe rouge à paillettes avec des chaussures de chez Jaime Choo. Je recoiffe mes cheveux, remet en place mes faux diamants. C’est parti. J’inspire profondément, en fermant les yeux, pour affronter la foule en délire. Mon entrée doit être fracassante. Et elle va l’être. Je sors de la pièce et Francis m’escorte jusqu’à la scène, il me confie un micro pour que je puisse parler après notre petite chorégraphie. Les danseuses en tenue très légère sont présentes à mes côtés. Toutes en string rouges, avec des plumes couleur sang… Le reste, et bien elles sont nues donc difficiles de porter attention aux restes. Les lumières s’éteignent. Les voix s’élèvent et la musique reprend. Les danseuses s’élancent les premières, fonçant sur la petite scène de la discothèque, juste devant le poste de DJ Monkey.

« Souriez Madame Song, c’est pour les clients !
- Oui, merci ! » dis-je, passablement stressée.

Allez c’est parti. Au prochain « féerie », je monte pour rejoindre les danseuses qui se mettent à gigoter autour de moi. J’applaudis avec mes mains et j’incline rapidement la tête devant le public. Trois pas à gauche, trois pas à droite, on avance de deux, on recule de quatre. Deux danseurs masculins font un salto arrière. J’avance en tournant sur moi-même deux fois. L’ambiance est plutôt bonne, je vois de nombreux sourires dans la foule devant moi. Les bras levés, on crie, on joue, on acclame. C’est très bien. Les danseuses se stabilisent derrière moi et sur mes côtés, toujours en exposant leurs poitrines nues. Il en faut pas beaucoup pour satisfaire le public masculin. Je redresse le micro.

« Quelle belle soirée ! » dis-je, souriante.

« OUAIIIIIS ! » répond la foule.

Au moins ils sont en forme.

« Merci à tous d’être venus pour l’inauguration du Bubble Bath, le meilleur club de toute la Costa del Sol ! Je suis Madame Song, et votre hôte pour cette soirée exceptionnelle ! Je vous souhaite une excellente nuit en ma compagnie ! Tout de suite, faisons place à DJ Monkey et à la musique ! DJ, MU-SI-QUE ! » dis-je, totalement faussement enthousiaste.

Les basses reprennent leur travail. Je m’évacue de la petite scène avec les danseuses, soucieuses d’enfiler leurs prochaines tenues. Je suis plus soucieuse de retourner à mon bureau pour m’éviter de supporter le volume sonore que dégage cette salle. Tu m’étonnes qu’on a construit ce bâtiment en sous-sol, à l’extérieur cela aurait été un enfer pour les voisins, heureusement que mon bureau a une isolation sonique conséquente. La soirée se déroule correctement, il doit être aux environs d’une heure du matin. Exceptionnellement je vais superviser l’événement jusqu’à sa fin, à l’aube. Je rejoins mes quartiers tandis que Francis reste « au contact » et demeure proche du DJ. Quelques instants plus tard, j’ai un vigile qui me contacte par talkie-walkie :

« Patronne ? J’ai une certaine Toma qui voudrait vous voir, elle dit être une amie.
- Oui, laissez-la rentrer dans mon bureau ! »

Quelques minutes après, on tape à la porte. Mon amie Toma d’Illusiopolis, patronne du Lupanar Joyeux, maison close de qualité. Elle a son manteau de fourrure des grands soirs et je remarque qu’elle a changé de couleur de cheveux… sa chevelure est verte, comme une pomme.

« Toma, quelle bonne surprise. Je ne savais pas si tu allais venir.
- Je n’allais pas manquer cette ouverture, avec toute la publicité qu’a fait la Shin-Ra dessus ! Un magnifique endroit, tu as bien fait de mettre un peu de ton temps là-dedans ! »

Elle s’avance et me fait la bise. Je l’invite à s’asseoir dans un de mes fauteuils donnant sur la salle. Je me joins à elle et nous discutons un peu de nos affaires actuelles.

« Comment va le Lupanar ?
- Il roule comme d’habitude. Tu connais les hommes, certes pas autant que moi, mais quand même. Être assuré de ne pas se prendre un vent d’une jolie demoiselle suffit pour les faire aller chez les prostituées. J’aimerais bien être visitée de temps en temps, mais je suis plus de toute dernière fraîcheur comme tu le sais.
- Tu es bien conservée pour ton âge.
- Merci ma chérie, mais on est pas dans l’humanitaire toutes les deux, tu sais que j’ai raison.
- Comment tu trouves la Costa del Sol ?
- C’est plutôt un bel endroit, au moins il y a du soleil ici, ça change d’Illusiopolis. Merci d’ailleurs pour ton invitation de rester aux frais de la Shin-Ra à la Station Agrabah. J’apprécie le geste, beaucoup.
- Je t’en prie Toma, tu m’as rendue plus d’un service.
- C’est vrai. Mais tu sais ce que c’est : tu donnes et souvent tu reçois peu au final. J’apprécie d’autant plus que toi, tu respectes ta parole. »

Nous continuons à bavarder encore un peu et elle finit par repartir profiter de son champagne chèrement achetée avec ses filles qu’elle a emmenées en « voyage d’affaires ». Comme quoi même les maisons closes ont des comités d’entreprise maintenant. La soirée continue de battre son plein. A partir de deux heures du matin, cela commence à devenir électrique. Littéralement. J’ai demandé à ce qu’on utilise les bobines tesla disposées au plafond, l’effet sur la foule est plutôt satisfaisant : ils sont très dynamisés. L’expérience est sans danger, c’est plus pour les effets de lumière que cela crée. Les corps se meuvent à travers la foule compacte, les boissons font chavirées les esprits, la musique déchaîne l’âme des clients. C’est la partie la plus importante de la soirée car c’est celle-ci qui sera dans la mémoire des visiteurs : après ils auront tellement picolé qu’ils ne se souviendront plus de la suite. D’ailleurs en parlant de picoler, je vois que Francis est rouge comme une tomate, j’ai l’impression qu’il a pas mal bu lui. Je prends mon talkie et je lui envoie un message à destination de son oreillette.

« Francis ! Francis ! Vous avez bu ! »

Il tangue un peu pour se stabiliser et me répond de manière très chaotique :

« Abs-SO-lu-MENT pas ! Je veux… Je veux… CHANTER ! Et je rentre ! » finit-il par articuler.

Qu’est-ce qu’il va me faire encore ? Il s’approche du micro et commence à hurler dedans :

« Lance la musique DJ, je vais rapper comme jamais ! »

Je ne peux qu’entendre qu’à partir des caméras de surveillance dont je dispose à côté du bureau. J’envoie un autre message au chef des vigiles.

« Allez me chercher Francis, il a trop bu. Isolez-le discrètement et sans violences. 
- Bien reçu Patronne. »

La musique reprend et Francis se met à chanter, d’une voix plutôt grave. Il est plutôt bon, il met l’ambiance dans la salle et accompagne la soirée. Je ne le fais pas arrêter en urgence, car cela risquerait de créer une bagarre avec le niveau d’alcoolémie de la salle qui doit battre des records vu l’heure tardive.

« We get that bass thumpin', people jumpin' all over the world
We got them speakers pumpin', Timmy Trumpet for the woman with curves.
Got that freak flow, freak show
Welcome to the circus
Let the leaders lead, preachers preach,
Welcome to the service.

Close the curtains on 'em if they're actin' like they never heard us
See we do this for a purpose just to keep that fire burnin'.
And we don't need no water let that mother-mother-burn,
Timmy play your trumpet let the people go berserk ! »


Je vois que la sécurité commence à arriver, et je vois aussi que Francis demande à changer de musique.

« Allez c’est parti ! Vous êtes chauds ce soir ou quoi bande de puceaux ?! »

Il sort une chaîne en or qu’il exhibe fièrement, comme provoquant la salle de son côté macho mucho. Je ne m’empêche pas d’avoir un petit sourire. Il est drôle quand même.

« On m’appelle Francis, on m’appelle Francis,
On pense que je suis dément,
Je me suis jamais chié dessus,
J’ai pécho ta grand-maman,
Elle a un putain de cul !

Je suis l’enfoiré de la Shin-Ra,
Avec ma go Song, on t’la mettra à l’endroit,
Vient voir ton petit Papa,
Même mes yeux te font des doigts !

Je suis le vilain du Vaisseau-Mère,
Tu vas te retrouver par terre,
J’ai lâché un pet sur ta mère,
Tout en roulant sur ton père !

Tu vois je m’en bats la race ?
Ma main au milieu de ta face,
Je suis le pilote préféré de ma classe,
Mes blagues sont souvent salaces !

Mon salaire en vrai c’est de la merde,
Pour le même prix j’aurai dix putes mdr,
J’aime pas trop les mercos,
C’est des putain de salauds ! 

On m’appelle Francis, on m’appelle Francis,
On pense que je suis dément,
Je me suis jamais chié dessus,
J’ai pécho ta grand-maman,
Elle a un putain de cul ! »
 

Merci Francis pour ce rap de qualité. En attendant mes gentils vigiles vont t’emmener te reposer dans une salle plus adaptée à ta situation. La soirée continue de battre son plein, même si l’intervention de Francis a légèrement laissé quelques traces, amusées, dans l’esprit de mes clients. Tant mieux. La nuit avance et il doit être quatre heures du matin lorsqu’Yijun se fait escorter jusqu’à mon antre nocturne pour me parler. Je n’attendais pas à le voir. Je me remaquille un peu, cachant un peu les cernes qui commencent à apparaître dû au manque de sommeil. Il entre et je l’invite à s’asseoir.

« J’ai fait ce que vous m’aviez demandé Madame Song. J’ai des noms, quelques personnalités locales, quelques membres du gouvernement local en bonnes ententes avec eux… Il ne s’agit pas de grand banditisme comme à Illusiopolis, mais il y a un petit chemin à faire avant que la Shin-Ra ne soit en position de force ici.
- Vous pensez que je peux m’en charger seule ?
- Oui, mais ça vous prendrait beaucoup de temps. Vous allez devoir appeler des alliés selon moi.
- Vous avez repéré la personne qui pourrait être responsable pour les armes ?
- Oui, un certain Marcel Panini, un ami de Monsieur Pasdemont, vous le connaissez je crois ?
- Et comment. Il a fait partie des réfractaires au grand projet immobilier de la Shin-Ra que j'ai menée. » dis-je, commençant à réfléchir aux prochaines marches à suivre.

Je me relève de mon fauteuil et je regarde à travers la baie vitrée. Sans me retourner, je donne mes nouvelles consignes à Yijun :

« Je veux que vous alliez au Vaisseau-Mère et que vous me rameniez tout le monde. Li Guo, Gunther, les jumeaux Quentin et Clément, et si tu connais des gens suffisamment intelligents pour suivre mes ordres, n’hésite pas à les ramener.
- J’ai combien de temps pour faire ça ?
- Une semaine maximum. A ta place je partirai tout de suite.
- Ce sera fait, Madame Song.
- 再见。
- 再见宋子华严. »

Il s’en va sans plus de cérémonie. La discothèque commence à se vider peu à peu. L’aube est proche. Je vais pas tarder à me reposer un peu. Un petit moment de réconfort avant de devoir reprendre les affaires sérieusement ici. Il est hors de question que la Shin-Ra perde un lieu aussi facile à tenir que la Costa del Sol par un manque de fermeté et de stratégie. Etant éthique et responsable, je reste jusqu’à la fermeture, avant de rejoindre mon hôtel, où mon lit me paraît merveilleusement confortable. Un court repos avant de faire un débriefing de la nuit passée avec les équipes civiles de l’entreprise.



Crédits musicaux : "Animals" Martin Garrix, "Freak show" Timmy Trumpet, "C'est féerique" le Moulin Rouge et "On m'appelle N***" et une chanson non nommée du youtube Ganesh pour le rap de Francis.
Maître brasseur

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le Mar 6 Fév 2018 - 2:55
Dernière notation de cette série d’exploits pour ma part ! Alors, sois déjà content, j’apprécie bien plus ce texte, il est vraiment bon. Sauf qu’avant ! Hahaha, j’dois dire une chose négative. Crains la puissance de la critique, tu n’es pas prêt ! *saute dans les airs avec les glaives d'Azzinoth*

C’est une réflexion que j’me fais souvent et qu’il t’arrive de faire dans tes rp, c’est le coup de la faiblesse des hommes. Ça fait partie des clichés qui me font rire à moitié. Un peu le coup de : « Oh, c’est un homme ! J’ai qu’à montrer mes seins et c’est bon » et quand je vois ça, j’ai juste envie de transposer la situation dans l’autre côté. Genre, t’imagines Death qui se dit : « Oh, c’est une femme ! j’ai qu’à montrer ma teub et c’est bon » et d’imaginer ça me fait profondément rire.

Donc, juste pour dire, voir ça me fait toujours rire et j’vois ça comme un des clichés de facilité dingue du cinéma. Et de voir une active comme Eva Green surexploité pour bouger son boule afin de séduire, c’est d’un niais pour moi.

Bref, j’ai fini ! Maintenant, j’vais enfin dire du bien de cette histoire.

Je le dis un peu plus haut, j’ai beaucoup aimé ce rp pour une raison simple, l’ambiance. Personnellement, je me suis prêté au jeu et j’ai lancé les musiques en même temps que le rp. Et ça, c’est une utilisation intéressante d’un autre médium afin de retransmettre l’ambiance. Elle était posée par l’écrit et la musique venait rajouter un plus à l’histoire. Clairement, c’était fun !

D’ailleurs, remarque à la volée, tu parlais de « DJ Monkey » et moi… J’ai cru pendant longtemps que ça allait être « Kid Noize » qui serait utilisé pour ton illustration. Il te suffit d’une recherche google pour comprendre la raison.

Ce qui est drôle aussi, c’est d’utiliser un autre personnage pour se permettre certaines choses ! Genre, le rap de Francis, j’ai franchement apprécié. Bon, c’est pas du Orelsan ! Mais c’est déjà pas mal. D’ailleurs, je ne connais pas la portée de ton implication, mais j’trouve ça tout de même classe d’ajouter ce genre de chose. Par ailleurs, c’est un vrai travail de reprendre une chanson pour la mettre en rp ! Bref, c’était marrant !

Ce que j’espère, suite à cette lecture, c’est que d’autre rpiste viennent utiliser l’endroit pour une soirée ou quelque chose d’autre. À Illusiopolis, les gens ont tendance à inventer un club par facilité. Ce serait cool de prendre ce que les autres viennent de créer !

Bref, bonne mise en situation, assez cool ! Mission accomplie !


Facile : 12 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en Symbiose !

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