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Dim 29 Oct 2017 - 14:40
Je fais encore ce cauchemar. Je suis dans ma chambre dans le Vaisseau-Mère, seule. D’une manière ou d’une autre, je suis entraînée en dehors de ma chambre dans le couloir. Il fait sombre, malgré les quelques lumières du vaisseau. Certaines lumières crépitent, d’autres clignotent pour une raison que j’ignore. Je sens encore cette présence. Cette présence qui se cache dans le couloir. Elle joue avec moi, elle m’attire mais je la crains. Elle cherche à m’étreindre de peur, elle y arrive partiellement. Avez-vous déjà eu un tel rêve ? Je m’éloigne dans le couloir, à la recherche de l’entité qui hante mes nuits. Il n’y a personne d’autre, seuls les bruits étranges du Vaisseau-Mère me permettent de dire que je suis bien dedans. Comment être sûr de ce qu’on le rêve ou pas ? Je la sens encore autour de moi. Elle tourne autour de moi, elle me murmure des mots que je ne comprends pas. J’avance dans des couloirs de plus en plus sombre. L’obscurité ne me fait pas peur, c’est ce qu’il y a dedans qui me trouble. Je parcours le quartier-général de la Shin-Ra comme un fantôme, hantant les lieux de ma présence. Je continue de chercher, je ne sais pas pourquoi. Ou je ne sais plus. Je me perds un moment dans une salle sombre, j’essaye d’en sortir. Je ne panique pas, c’est étrange. J’erre dans les ténèbres, cherchant une voie de sortie. Soudain, je retrouve un couloir, et j’aperçois une forme.

Une forme que je devine humanoïde, dissimulée dans un nuage de fumées noires. Je sors mon fouet éthérique et je me mets à courir. J’ai peur, je l’ai vu. Il a suffisamment confiance pour se montrer à moi cette fois. Nulle ne peut échapper à la mort. Nous sommes dans un rêve, et mon cerveau me le rappelle cruellement : je passe d’une extrême assurance à une crainte. Qu’est-ce que je vais perdre ? Je stoppe ma course. Je sens encore la présence, qui semble attendre. Mais qu’est-ce qu’elle attend ? Qu’est-ce qu’elle me veut ? Je n’ai pas la force ou l’envie de parler. La vie est une succession de choix,  mais si je me refuse de faire celui-ci, que va t-il m’arriver ? Je n’ai pas le choix, je recule… L’ombre avance de nouveau vers moi, les rôles sont inversés. Je suis la proie, elle est le prédateur. Je cours vers ma chambre. Je ne regarde pas derrière moi. Je trébuche dans un couloir étroit, je m’effondre par terre. L’ombre se jette sur moi. Je crie. J’hurle de toutes mes forces ! Je ne vois rien, je ne ressens que de la peur.

Et alors que je sombre dans une terreur sans nom, j’entends distinctement ces mots dits dans une voix que je ne connais guère :


« L’abîme appelle l’abîme. De la lumière jaillit l’ombre. Ce que l’on possède dissimule la vérité. Ce que tu as perdu, tu le retrouveras mais le prix des secrets, tu paieras. Les fleurs ne s’épanouissent qu’au détriment des autres. »

Je me réveille brusquement dans mon lit, en sueurs. Qu’est-ce que tout ceci signifie ? Je passe une main sur mon visage, je me calme progressivement. Je décide de me lever. Je vais dans ma petite salle de bains pour me nettoyer. Je rentre dans la douche. Je reste un moment-là, appuyée sur la paroi, à laisser l’eau chaude coulée le long de mon corps. Je réfléchis à ce que je viens de vivre dans mon rêve. Tout est confus, je ne retiens que ces étranges mots. Pas le temps de niaiser, je dois aller au travail, malgré ce rêve qui se répète inlassablement à intervalles irrégulières. Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour recevoir cette étrange, voir terrifiante, visite ? Je sors de la douche et je me prépare. Je me sèche les cheveux, je m’habille et je me maquille. J’essaye d’oublier ma fin de nuit difficile. Aujourd’hui, je ne suis pas sur le terrain, je suis au bureau. Je m’habille en conséquence : nous avons tous un uniforme selon nos grades, nos positions, nos emplois. Pour moi, c’est tenue noire. Pour d’autres c’est blanc, d’autres ont une dérogation. Je n’ai pas eu le cœur de demander une dérogation encore, je n’en vois pas l’intérêt, je suis régulièrement sur le terrain après tout. Je n’oublie cependant pas d’afficher mes origines en mettant dans mes cheveux une belle broche en or stylisée et en mettant en avant quelques bijoux de Chine. Notamment un collier en jade, un bracelet en or avec trois rubis incrustés et une bague ayant la forme d’une griffe en or. C’est très à la mode pour les femmes de la haute société chinoise d’avoir ce genre de griffe à l’un de leurs doigts, habituellement l’index. Mine de rien cela fait un bon coupe-papier pour ouvrir le courrier. Je sors de ma cabine et me dirige vers l’étage numéro six.

C’est là où il y a mon bureau. C’est l’aube d’une nouvelle journée de travail et je vois déjà une foule de personnels, de SOLDATS et d’autres individus étranges circuler dans le vaisseau. L’effervescence au sein du Vaisseau-Mère montre la puissante de notre organisation. Je ne connais pas beaucoup de gens encore dans le Vaisseau-Mère, et en même temps il est si immense qu’il est presque impossible de croiser quelqu’un que l’on connaît ici. Je prends un ascenseur. Nous entrons à dix dedans : un homme-poule de la Forêt de Sherwood j’imagine, cinq humains qui ont l’air de venir d’Illusiopolis de ce que j’entends de leur conversation qui porte sur ma poitrine et mes fesses, une espèce de robot qui parle, une grande dame avec les cheveux très courts qui a un air très froid et des traits très masculins et enfin deux secrétaires de Monsieur le Président que j’identifie immédiatement de part leur faible intelligence apparente. Et nous voilà partis pour quelques instants ensemble vers un autre étage. Je remarque que la grande dame blonde a une insigne des Soldats sur elle. Elle n’a pas l’air d’avoir aussi peu d’expérience que Gunther ou Yijun, donc je dirai qu’elle doit être au moins de classe 2. Je n’ai pas le temps de creuser plus longtemps mon analyse, les portes s’ouvrent et je dois sortir à cet étage. Je fais encore un petit bout de chemin pour enfin passer le sas où je rentre mon code personnel et mon code secret pour déverrouiller l’entrée du bureau.


« Accès accepté. » dit la voix robotique enregistrée dans le logiciel des codes.

« Encore heureux. » dis-je, méprisante.

Le bureau est constitué d’un open space où les sous-gradés de l’administration font leurs petites besognes tandis qu’au fond de l’étage se trouve les bureaux fermés et privés des personnes un peu plus importantes. L’étage est conçu de telle manière que les haut-gradés passent devant tout le petit personnel. Certainement pour affirmer leur autorité, d’une manière ou d’une autre. Mon passage est souvent remarqué, principalement car je ne suis là que rarement et que donc si je suis là aujourd’hui, cela veut dire qu’il va y avoir quelques licenciements pour incompétences. Je traverse tout l’étage, sous le regard indiscret des larbins de l’étage qui savent qu’ils vont prendre chère aujourd’hui. En effet, ma journée est assez chargée, je ne sais même pas si je pourrai déjeuner à midi. Je ne suis pas contre rater certains repas au Vaisseau-Mère, la nourriture est si infâme que je préfère ne rien avaler. Si je veux manger correctement ici il faut commander des repas spéciaux aux cuisiniers qui déduisent le repas de votre salaire. Seuls les très haut-gradés de l’administration peuvent se permettre cela sans payer de leurs poches. Je traverse un nouveau couloir pour arriver devant une porte. Le Bureau 66. J’ai spécialement demandé celui-ci car le chiffre six est un porte-bonheur en Chine. Je rentre de nouveau mon code personnel, mon code secret et nouveauté sécuritaire de la Shin-Ra je dois placer mon œil devant une sorte d’appareil qui regarde si je suis bien moi-même ou pas. C’est formidable la technologie. La porte se déverrouille et je contemple un peu la pièce : le tout est très contemporain, très Illusiopolis mais en plus propre et plus évolué en un sens. Un large bureau blanc dans une matière que je n’identifie pas, une large chaise très confortable en cuir, un « ordinateur » comme il l’appelle, des chaises moyennement confortables pour les gens que je reçois, une table basse avec un grand canapé noir aussi. C’est sympathique. Pas de fenêtres, pas de points de lumière en-dehors des lampes au plafond. Parcontre j’ai une sorte de mur sur lequel je peux projeter des images et ainsi rompre l’ « enfermement » de la pièce. Habituellement, je projette une image des montagnes de ma région d’origine, le Sichuan. Cela me détend de voir ces majestueuses montagnes s’élever dans les airs, recouvertes de verdures et de temples taoïstes.

Je m’assois sur ma chaise et j’ouvre l’agenda de mon « ordinateur » : je n’ai jamais compris pourquoi ils appellent cette boîte de métal et d’images comme ça. Alors : mon premier rendez-vous est à 8h30 en salle de réunion. J’enchaîne ensuite sur trois rendez-vous individuels, et après des réunions toute l’après-midi. Je devrais finir vers 19h, au minimum. Je regarde l’horloge sur le mur : 7h50. J’ai encore un peu de marge. Je sors quelques papiers, deux stylos à plume. Je vérifie que les cartouches d’encre sont bien remplies. J’aime terroriser mes subordonnés. Avec le temps et au gré de mes missions, j’ai appris que la peur est le sentiment primaire de tout être. Les employés de la Shin-Ra sont des gens simples : ils sont là pour leur salaire, pas par amour du Président. Si vous éliminez les éléments faibles, ceux qui restent travailleront mieux. Ma méthode pour diriger mon équipe n’est pas appréciée par tous, je le sais. En attendant, ce sont mes dossiers qui sont mieux traités que les autres. Ça lui apprendra à Caroline, cette vieille harpie de bureau qui n’a jamais apprécié mes compétences de terrain sans compter ma progression rapide au sein de la hiérarchie. Caroline est une des personnes qui gère l’administratif au sein de la Shin-Ra, un peu comme moi, mais dans des domaines plus civils et de moindre importance : d’où sa jalousie. Elle pense être meilleure que moi quand la réalité est toute autre : je ne fais pas le même travail qu’elle. Après la mise au point, j’embarque différents dossiers, je verrouille la porte et je me dirige vers une salle de réunion. Je suis la première arrivée, je m’installe en bout de table et j’étale mes dossiers sur la table. Je regarde l’heure, il est 8h20. Personne n’est en avance, ce n’est pas normal. Bien sûr, la réunion est à 8h30, mais ils auraient pu se dire que j’allais arriver en avance.

J’attends jusqu’à 8h28 pour attendre les premiers arrivants. Ils viennent groupés, comme des moutons. À 8h30, il y a dix-neuf personnes autour de la table. Personne ne dit rien, et tous me regardent comme si j’étais une sorte de monstre. Je me redresse sur ma chaise et joint les mains sur la table.

« Bonjour à tous. Je ne vous remercie pas pour votre ponctualité. Je suis dans cette salle depuis dix minutes, ce n’est pas normal que je sois la seule en avance. Ensuite, je veux savoir où sont les deux comiques qui veulent arriver en retard ? » dis-je, ferme. Personne n’ose répondre. Cela m’agace.

« Alors ? Où sont-ils ? »

C’est à cet instant qu’une jeune femme ouvre la porte de la salle de réunion. Il a l’air essoufflée. Est-ce que je m’en préoccupe ? Non.

« Comment vous vous appelez ?
- Catherine ?
- Enchanté. Dehors !
- Quoi ?
- Dois-je vraiment répéter ? »

La jeune fille hésite un instant puis sort. Si elle avait osé prononcer un mot de plus, je l’aurai fait renvoyé.

« Nous pouvons donc commencer la réunion sur la société à actionnariat de la Forêt de Sherwood que j’ai aidée à créer. On en est où ? » dis-je.

Joshua, le porte-parole du groupe de travail, se lève. Joshua est un homme jeune, originaire de San Fransokyo. Il est très grand, la peau légèrement bronzée, plutôt beau garçon même s’il n’est pas mon style. Malgré ma poigne de fer, il tient le coup. Il a l’air d’aimer mon côté autoritaire, même s’il n’arrive pas en avance aux réunions. Dans un costume assez semblable à celui du Président de la Shin-Ra, il me regarde et commence son rapport.

« Tout d’abord, pour faire un résumé de la situation dans laquelle vous l’avez laissé : vous deviez régler un problème de mutinerie au sein d’une mine de gemmes dans le monde de la Forêt de Sherwood. Mission couronnée de succès qui a laissé place à une société d’actionnariat qui nous vend exclusivement sa production. Nous avons pris ensuite le relais pour superviser la nouvelle société qui a pour l’instant rempli ses objectifs. Les échanges commerciaux ont repris. Le profit de la Shin-Ra a baissé de 20% cependant de part l’intéressement des employés et l’augmentation de la sécurité que nous finançons à cause des conflits sur ce monde.
- Est-ce que les ouvriers ont suffisamment de moyens pour vivre sur place ?
- On nous rapporte qu’apparemment oui. Beaucoup se sont installés à côté de la mine pour se défendre en communauté et éloigner les rôdeurs malfaisants. De ce qu’on sait, ils ont assez de revenus pour pouvoir manger à leur faim. Ils ne sont pas riches, mais leur situation s’est améliorée. On nous rapporte même que le Contremaître Ribbs a accueilli des orphelins locaux.
- Bien.
- Nous pensions proposer un nouvel investissement à cette société subalterne pour qu’ils agrandissent la mine. Avec la baisse de profits dus aux conditions de votre mission font que nous devons compenser d’une manière ou d’une autre.
- On parle d’un investissement de combien ?
- A peu près le prix d’un vaisseau moyen de la Shin-Ra Madame Song.
- Pour une augmentation du volume de combien ?
- On espère trois tonnes supplémentaires d’ici un mois ou deux, après travaux.
- Validez. Transmettez cette proposition au bureau du Président, il aura le dernier mot. Envoyez mes compliments au Contremaître Ribbs par ailleurs. »

Je prends quelques notes. Ils n’osent pas bouger.

« Vous aviez besoin d’être vingt-et-une personnes pour un tel rapport ? »

Pas de réponses. Je suis entourée d’incapables et de lâches.

« Sortez, et vous avez intérêt à être plus percutants cette après-midi. »

Ils sortent tous sans un mot. Seul Joshua brave le silence pour me parler :

« Je fais entrer vos rendez-vous ?
- Oui, envoyez-les à mon bureau. Ce sera tout Joshua. »

Il sort, je le suis vers la sortie. Je rejoins mon bureau et j’attends mon premier rendez-vous du jour. Je n’ai pas eu de mémo quant aux personnes que je rencontre, je sais seulement que certains veulent me voir. Je me demande bien qui. On tape à la porte. Je déverrouille la porte avec un bouton sous mon bureau. La porte s’ouvre sur quelqu’un que je connais bien maintenant : Francis. Mais qu’est-ce qu’il fout ici ?!

« Qu’est-ce que vous venez faire Francis ?! Je travaille !
- Ah bah j’ai prie rendez-vous avec votre puceau-là, il m’a dit que les employés pouvaient prendre rendez-vous avec leurs chefs !
- Je ne suis pas votre chef à proprement parlé Francis, vous êtes attaché à moi par la direction.
- C’est sympa d’être atta…
- Rentrez et asseyez-vous ! » dis-je, agacée. Mais qu’est-ce qu’il veut à la fin ?

Il s’approche et s’assoit. Je note qu’il a mis son uniforme pour une fois et non pas son vieux marcel dégueulasse.

« Qu’est-ce que tu veux Francis ?
- J’ai entendu des choses. On peut en parler ? » dit-il, l’air plus sombre qu'à l'accoutumée.

Je suis surprise. Je n’ai jamais vu Francis adopter ce ton. Il a dû effectivement entendre quelque chose. Je me redresse et je change d’attitude, je deviens plus avenante.

« Je t’écoute. » Il remue son postérieur sur le cuir de sa chaise, hésite puis se met à parler.

« J’ai entendu des collègues pilotes du SOLDAT dirent qu’il y avait des dossiers RH confidentiels pour certains employés… Si vous voyez ce que je veux dire.
- Sois plus clair.
- Votre mari pourrait être dans l’un de ces dossiers. Il travaillait pour la Shin-Ra avant de disparaître non ?
- Hum… Tu es sûr de ce que tu as entendu ?
- Oui. Après je ne sais pas s’il y aura un dossier spécial pour votre mari ou pas. C’est dans une salle d’archives spéciale. Allée J, corridor 3, porte B-44.
- Comment as-tu eu une localisation si précise ?
- J'ai peut-être dissuadé deux ou trois secrétaires de la direction de parler...
- Francis... Tu ne les as pas... ?
- Bien sûr que non ! J'ai juste utilisé mon corps de rêve pour les séduire.
- Je ne veux rien savoir de plus. Je me renseignerai Francis. Merci pour cette information. »

Francis se lève, me salue et repart comme il est venu. Me laissant réfléchir à tout ça. J’espère que la Shin-Ra ne m’a pas caché des choses. Mais cela reste une bonne piste pour trouver de nouvelles informations. Si Francis a dit que c’était « spécial », cela veut dire qu’il me faut une carte d’accès pour ce lieu. Il va falloir que j’en vole une, il n’y a pas de raisons que j’ai accès à cette salle en temps normal, ce n’est pas dans mon service. Je passe à mon rendez-vous suivant, cette fois avec Joshua. Nous devons parler d’un retour de dossier concernant du titane. Il rentre en silence dans mon bureau, après avoir attendu que je lui ouvre.

« Votre rendez-vous précédent s’est bien passé ?
- En quoi ça vous regarde Joshua ?
- Pardon, oui…
- On en est où sur le titane ?
- Votre « contact » au Jardin Radieux a bien tout remis à la Shin-Ra.
- Je voulais plus un rapport sur les cours du titane.
- Toujours la pénurie, même si l’entreprise s’en sort en se fournissant par divers réseaux.
- C’est déjà ça. Ils en ont fait quoi du contact d’ailleurs ?
- Ils l’ont gardé jusqu’à ce que l’affaire soit conclue.
- Bien.
- Tenez, voilà le dossier. »

Je prends le dossier et je le lis. C’est mal fait, mal écrit, imprécis.

« Qui a fait ce rapport Joshua ?
- Euh… Sophie et Bernardo, pourquoi ?
- Vous leur ferez savoir qu’ils sont licenciés. Immédiatement.
- Pour quel motif ?
- Est-ce que je dois me justifier auprès de vous ?
- Euh… Non, d’accord je prends note. »

Allez, ça fera deux salaires à payer en moins pour ce mois-ci et deux incapables en moins dans la Shin-Ra. Je finis de discuter avec Joshua puis je le congédie, qu’il retourne travailler ! Mes rendez-vous de la journée s’enchaîne. Les réunions aussi. Au total j’en ai fait virer six dans la journée. Ce n’est pas mal, c’est ma vitesse de croisière. La dernière réunion de la journée commence. C’est sur la situation actuelle à Illusiopolis. Nous sommes dans la salle de réunion et la séance à commencer il y a trente minutes.

« Le Gang des Songes demeure actif même si une stratégie claire est encore à déterminer.
- Oui, et il faut dire également qu’ils ne gênent pas directement notre développement.
- Qu’en est-il des Blood Fists ?
- Ils ont pris un coup, mais leur direction a tenu le choc. Ils ont perdu beaucoup, mais ils survivent et reprennent un peu d’aplomb, même s’il faudra des mois pour qu’ils retrouvent leur réputation. »

La réunion se clos peu après. Je pars en première, les laissant récupérer de leurs émotions. Six licenciés dans la journée, ça vous boost une réunion. Je finis de ranger mes papiers et je décide de rejoindre ma cabine. Tout le bureau évite de croiser mon regard, ils savent que je ne tolère pas l’incompétence. Les problèmes que l’on rencontre sur le terrain, c’est une chose. Les problèmes rencontrés au bureau peuvent tous êtres surmontés. Alors que je m’apprête à sortir, je tombe nez-à-nez avec ma Némésis de la paperasse : Caroline. Avec sa coupe au carré, ses oreilles de souris et ses yeux de requin.


« Alors Madame Song ? On fait sa journée de bureau hebdomadaire ?
- Comment va votre ménopause Caroline ?
- Ah ! Sale garce. J’attends avec impatience le jour où le Président vous licenciera !
- Faites attention, vous ne serez peut-être déjà plus là le jour où cela arrivera.
- Vous ne vous en tirerez pas, Huayan !
- Taisez-vous. Je suis à ce poste car je travaille mieux que vous. Vous êtes capable de maîtriser les tâches basiques, je suis plus efficace dans les cas compliqués. Maintenant laissez mes subordonnés et ceux des autres travailler. Vous faîtes perdre du temps à la Shin-Ra. »

Je n’ai pas besoin d’autres mots pour la faire partir. Telle une furie, elle jette un stylo par terre et s’en va. Enragée, elle est rouge. On dirait une grosse tomate mécontente. Pauvre vieille fille. Je regarde derrière moi, tout le monde retourne au travail. Ils savent qu’avec moi, il va falloir travailler jusqu’à 20h. Au moins. Moi, je vais me préparer pour le reste de ma soirée. Je rejoins ma cabine et je sors une carte du vaisseau. J’en ai toujours une sous la main pour éviter de me perdre. Ce n’est pas légal, mais je ne crains pas grand chose. Allée J, corridor 3, porte B-44… Trouvée ! C’est effectivement bien caché, dans une allée peu fréquentée des étages inférieures. Je patiente un moment, j’enlève mes bijoux. J’attends que l’heure du dîner commence. Moins de témoins potentiels dans les couloirs. Après 20h30, je sors de ma cabine et me dirige vers les étages inférieurs. Je m’éloigne de plus en plus du tumulte des personnels circulant dans le Vaisseau. Je me dirige vraiment vers les étages inférieurs, là où il y a les archives, le traitement des déchets, la cantine des salariés et des réserves de je-ne-sais-quoi. Je vous avoue que je ne fouille pas le vaisseau tous les jours.  Sur mon chemin, je croise Francis qui tique immédiatement sur moi et m’interpelle dans un angle mort des caméras.

« On se balade sans Francis Madame Song ?
- Je vais manger à la cantine.
- Madame, ne me prenez pas pour une pimbêche avec un 95 D : je déteste la bouffe de la cantine donc vous ne l’aimez certainement pas non plus. Je viens avec vous. Laissez-moi vous aider.
- Soit, mais nous devons être comme des fantômes.
- Après notre rendez-vous, j’ai trouvé le poste de sécurité du corridor 3. On a qu’à rentrer dedans et effacer les enregistrements vidéos après que vous soyez passée.
- Allez-y seul, occupez vous de la sécurité, moi je vais directement à la porte B-44.
- C’est parti ! »

Je lui lâche un petit sourire et je reprends mon chemin. Bien que cet homme soit un véritable goret, je commence à réellement apprécier sa loyauté presque sans faille. J’aime les gens loyaux. Un soldat loyal ne vous abandonne jamais, que vous soyez au sommet de votre gloire ou au fin fond d’un gouffre ; un individu lambda ne vous accompagne que quand il y trouve un intérêt personnel. Je poursuis ma route. Je remarque un garde en faction dans le corridor 3. Aïe. Les choses se compliquent, il va falloir m’en débarrasser en douceur. Qu’est-ce que je peux bien faire ? L’assommer ? Mais avec quoi ? Non. Le tuer ? Non, ça n’a pas de sens. Ah, je sais.
Je me plaque contre le mur, dans un angle et j’attends qu’il me tourne le dos pour repartir dans l’autre sens du corridor. J’en profite pour me concentrer. Une fois prête, j’envoie tout sur lui.
Le soldat en faction s’arrête et s’appuie contre le mur de gauche. Il vacille un peu se faisant. J’en profite pour prendre l’apparence faciale et capillaire de la vieille pie de Caroline, au moins si le soldat se rappelle de quelque chose, ce sera son vieux visage décrépit. Il vomit abondamment sur le sol. Formidable, un soldat qui a le vertige de base. Mon pouvoir a bien fonctionné dites moi, c’est une cible parfaite. Je m’approche de lui.


« Vous allez bien, monsieur ?
- N… » tente t-il de dire avant de revomir un coup.

Vous me connaissez, j’en profite pour prendre son badge, attaché à sa ceinture. Je le fais le plus adroitement possible, pour éviter qu’il s’en rende compte, mais vu son état, j’en doute.

« Vous devez aller à l’infirmerie ! » dis-je, faussant mon intérêt pour lui ou même sa santé.

Je l’aide à se relever, il vacille toujours encore un peu, mais il se remet. Je lui indique l’infirmerie de l’allée A, corridor 1. Rien que d’y aller va lui prendre une demi-heure. Je dois faire vite, il s’éloigne et je fonce vers la porte B-44 pour la déverrouiller avec son badge. J’ai bien fait de lui prendre, je n’ai vraiment pas accès à cette salle en temps normal. J’entre dans une salle très sombre, avec de nombreuses rangées d’étagères métalliques et de cartons avec des centaines de milliers de pages. Il va falloir être méthodique. Je verrouille la porte derrière moi de l’intérieur. J’entends un haut-parleur qui crépite dans la salle, puis la voix de Francis s’anime :

« Madame Song, c’est pas pour faire ma petite chatte mais va falloir se bouger. »

Merci Francis, cela m’aide beaucoup. Je me dirige vers l’allée avec la lettre « H », comme Haojun ou Huayan. J’ouvre des dossiers, des classeurs. Je vois des noms, des informations, même des rapports de missions qui ne datent pas d’hier… Je ne trouve rien, je fouille l’allée « Z » comme pour la première lettre du nom de famille de mon mari. Je ne trouve toujours pas. Je m’agace et je commence à tout fouiller en jetant les informations qui ne m’intéressent pas au sol. Rapidement, le sol est recouvert. Cela doit bien faire maintenant vingt minutes que je ne trouve absolument aucune mention de mon mari. C’est impossible. Je finis par trouver un carton contenant un classeur avec des informations assez vieilles sur la Terre des Dragons. Cela pique ma curiosité et je regarde au cas où.

Je trouve enfin quelque chose.

Il est inscrit que mon mari a eu une rencontre avec Jiawei Dajisi – la Haute-Prêtresse Jiawei- peu avant sa disparition dans son temple. Qu’est-ce qu’il a bien pu aller faire chez cette vieille sorcière ? Jiawei Dajisi est la haute prêtresse en charge d’un culte local au sein de ma ville : le culte de He Shen, le Dieu de la Rivière. Bien qu’elle tente de se faire passer pour inoffensive et gâteuse, les gens avec un minimum de jugeotte se rendent compte qu’elle est aussi rusée qu’un renard et qu’elle participe activement aux luttes de faction dans ma ville. Qu’est-ce qu’Haojun a bien pu aller faire avec elle ? Je remonte encore plus loin dans les rapports, et je vois qu’il l’a rencontré plusieurs fois sur une longue période, à peu près une fois toutes les trois semaines. Pourquoi faire ? C’est une piste, je continue de lire, mais je ne trouve plus rien. Comme si cette page est tout ce qu’il restait du passage de mon mari dans la Shin-Ra. Ou alors, je n’ai pas tout bien fouillé. Je prends la page et je la range dans ma poche, c’est toujours ça de pris. Je retourne fouiller un peu et je finis par tomber sur autre chose, tout aussi intéressant : un dossier à mon nom.

Je l’ouvre, piquée par la curiosité de savoir ce que la Shin-Ra inscrit sur moi dans mon dos. Il y a mes différents faits d’armes, mes missions, mes réussites, mes échecs, mon parcours et une partie de mon passé. Bien que je n’ai rien à cacher – ou presque- sur mes missions au sein de la Shin-Ra, les informations sur ma famille, mon passé et mon mari ne me conviennent pas. Je prends avec moi les pages concernant ma famille, mes liens amicaux en Terre des Dragons et mon rapport psychologique. La Shin-Ra n’a pas besoin d’autant de détails. Je range tout dans ma poche en froissant un peu le tout, je n’ai pas le luxe du temps malheureusement.

« Madame Song, le garde sort de l’infirmerie d’où vous l’avez envoyé. Va falloir vous dépêcher de sortir. Retournez dans votre cabine, on se parlera de tout ça plus tard. Je vais tout effacer, vous inquiétez pas, personne ne saura ce qui s’est passé ici pendant les quarante-cinq dernières minutes. »

Je lui fais signe de la main pour lui indiquer que j’ai bien entendu son message. Je renverse un peu tout n’importe comment, faisant voler un nuage de poussière dans les airs. Je reprends la face de Caroline et je sors de cette salle poussiéreuse et encombrée. Je me dépêche de courir pour m’éloigner au plus vite et rejoindre mon appartement. Francis a raison, nous devons nous éviter jusqu’à la prochaine mission. Je ne veux même pas savoir comment il a fait pour accéder à la salle, même si j’imagine qu’il a dû assommer le pauvre soldat qui était derrière l’écran. Je rejoins ma cabine, et je décide de sortir toutes ces feuilles volantes de mes poches. Je les relis, tentant de voir quelque chose que j’aurai manqué. Je prends toutes les feuilles concernant ma personne et je les déchire, les réduit en tout petit bout que je jette à la poubelle. Ce sera ça de moins. Pour la page concernant mon mari, je la plie soigneusement et la cache dans un compartiment secret sous ma boîte à bijoux. Il y a assez de place pour mettre une feuille pliée en deux. Je me fais monter un plateau repas de qualité et je dîne seule, dans un silence dont le seul les routes interstellaires ont le secret, pensant à mon mari. Ce n’est pas la joie qui me traverse comme vous devez l’imaginer. Cette sensation de mystère, cette atmosphère pesante, cette vie de labeur me condamnent à errer inlassablement entre les mondes, mes envies, mes souvenirs et mes devoirs en quête d’un homme peut-être vivant mais que je ne retrouverai jamais. Qu’est-ce qui a bien pu arriver ? Qu’est-ce que j’ai raté ? Qu’est-ce que j’ai oublié ?

Je m’allonge sur mon lit, pensive. Je me demande si mon esprit trouve encore un moyen pour se reposer. Entre mes rêves étranges et ma vie de femme intrépide travaillant pour la Shin-Ra, il est très sollicité. Je soupire un grand coup. Je décide de laisser aller mon chagrin. Parfois, nous devons relâcher ce qui nous pèse sur l’âme, à l’abri des regards et des jugements. Je commence à murmurer une chanson. Lentement, du bout des lèvres, brisant de très peu le règne du silence. Je m’endors sur ces paroles.

« Qui n'a connu 
Douleur immense 
N'aura qu'un aperçu 
Du temps
L'aiguille lente 
Qu'il neige ou vente 
L'omniprésente 
Souligne ton absence
Partout

Si j'avais au moins 
Revu ton visage
Entrevu au loin 
Le moindre nuage
Mais c'est à ceux 
Qui se lèvent
Qu'on somme « d'espoir »
Dont on dit qu'ils saignent
Sans un au revoir, de croire
Et moi pourquoi j'existe
Quand l'autre dit « je meurs » ?
Pourquoi plus rien n'agite 
Ton cœur ? »


Où es-tu mon Amour ?





Crédits de la chanson : « Si j’avais au moins » de Mylène Farmer.
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Lun 30 Oct 2017 - 0:47
Cela paraissait presque trop simple, se surprenait à penser le Turk en utilisant son badge d’accès spécial pour pénétrer dans la chambre de la femme qu’il suivait. Véritablement, ce rang lui permettait bien des choses dans l’enceinte du vaisseau-mère, trop de choses. Les lumières étaient éteintes, le silence était de mise dans cette pièce outre les quelques mécaniques du vaisseau que Cypher avait réussi à occulter depuis le temps qu’il vivait ici.

D’un pas discret, il se glissait dans la chambre plonger dans le noir, se repérant à tâtons avant de trouver une chaise en face du lit pour s’asseoir sur celle-ci.

Huayan Song, employée modèle et détestée par plus de la moitié de ses collègues. Du moins, elle n’y avait pas été avec le dos de la cuillère à en croire les plaintes de renvoi excessif déposé aujourd’hui. Un exemple à suivre ! Néanmoins, ce n’était pas cela qui amenait le Turk dans cette chambre, seulement l’honteuse accusation déposée par une certaine Caroline plus tôt dans la journée. Un cas banal en habitude, sauf que l’ancien médecin connaissait le nom et il avait émis l’envie d’en apprendre plus.

Et quelle découverte avait-il donc faite ! La petite escapade dans la salle des archives n’étaient pas tombée dans l’oreille d’un sourd, ou plutôt, il n’y avait heureusement pas plus d’une seule caméra pour enregistrer tout cela. Restons honnête, il s’agissait du visage de cette commère de Caroline qui apparaissait sur la bande, mais une autre à la cantine prouvait son innocence dans cette affaire.

Concrètement, il ne venait pas ici sous les ordres du Président. Non, c’était simplement la curiosité qui l’avait guidé jusqu’ici.

Le besoin de briser la monotonie qu’était la vie sur le vaisseau-mère. Aussi, maintenant qu’il faisait partie du corps secret de la Shinra, il pouvait bien en profiter. Loin de lui l’idée de venir observer une jeune femme dans son lit, il avait passé l’âge du voyeurisme. Une quête de distraction, allait-il seulement en parler à Rufus Shinra après cela, probablement pas, tout cela dépendait des réponses qu’elle allait bien pouvoir donner pour justifier son petit manège.

Soyons honnêtes deux minutes, il se souvenait bien de sa tenue d’apparat lors de leur séjour dans la ville d’Halloween. À côté de celle de D.Va, bien peu de personnes pouvaient l’oublier. Dans le cas contraire, il aurait s’agit d’idiots ou d’ignorants. Et Cypher n’était plus parmi ce genre de personne.

D’ailleurs, ce fut un mouvement en provenance de la literie qui lui laissait comprendre que son heure allait bientôt démarrer. Il était comme un enfant de huit ans à la veille de Noël, presser d’ouvrir son cadeau. Et surtout, de découvrir le visage de cette femme en découvrant un homme dans sa chambre alors que la porte était verrouillée. Rien que cela aurait suffi à en décourager plus d’un. Cependant, c’était la grande Huayan Song qui était propriétaire des lieux ! Il s’attendait à bien plus.

Parfaisant son entrée, le Turk dégageait une cigarette de son paquet et l’amenait à sa bouche alors que le bruit de l’ouverture de son briquet se répercutait contre les murs de la chambre.

Maintenant, la flamme rouge illuminait brièvement la scène pour ne laisser rien d’autre que le tabac se consumant comme source de lumière. Elle qui adorait Illusiopolis, elle allait pouvoir apprécier toute cette mise en scène. Un nouveau bruissement, celui des draps pour que finalement la lampe de chevet s’allume, dévoilant l’homme dans son costume dans le fond de la pièce.

- Madame Huayan Song. Disait-il sur le même ton, cachant difficilement un sourire en crachant la fumée de sa cigarette. C’est un plaisir de vous rencontrer.

C’était presque galvanisant ! Néanmoins, désireux de ne pas se prendre un mauvais coup, le Turk glissait sa main dans sa veste pour tenir la poignée de son arme rangée dans son hostler.

- Salle des archives. Allée J, corridor 3, porte B-44. Énumérait-il de tête, dans l’unique but de faire comprendre à cette femme la raison de sa présence et qu’il savait. La question est simple, pourquoi se donner autant de mal pour un vulgaire papier…?

Il avait bien d’autres questions en tête, néanmoins, il allait attendre un peu avant de commencer son interrogatoire. Cette nuit promettait bien des choses.
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Lun 30 Oct 2017 - 14:06
Je me suis endormie dans mon lit. Je ne me suis même pas changée. Toujours maquillée, toujours coiffée, toujours habillée avec mon uniforme. Je ne sais pas quelle heure, ni ce qui m’a réveillé. J’ouvre doucement les yeux, l’obscurité m’entoure toujours et m’apporte une ambiance rassurante. J’aime l’obscurité, même si je préfère de loin la Lune et sa douce lumière. Mes yeux me font légèrement souffrir, j’ai peut-être un peu pleurer avant de m’endormir. On s’accorde un moment de faiblesse et au final on gâche son maquillage. Heureusement que le mien était waterproof, sinon je n’ose imaginer à quoi je ressemblerai actuellement. Cependant, quelque chose m’inquiète. Alors que la pièce est dans le noir complet, je détecte une présence. Une présence très proche, moins de cinq mètres. Quelqu’un est entré dans ma chambre. Mon heure est déjà venue ? Je n’ai pas encore fini ce que j’ai à faire, je vais devoir retarder la Mort une fois de plus. C’est certainement le bruit de la porte qui se referme qui m’a réveillé.  Je fais mine que je dors encore, et je bouge légèrement mon bras droit sous mon oreiller pour me saisir d’une de mes armes de jet. Je ne suis pas nécessairement dans une position à mon avantage, je vais devoir me débrouiller avec ce que j’ai sous la main. Qui a bien pu ouvrir cette satanée porte ? Elle est toujours verrouillée et je suis la seule personne connaissant le code ! Soit mon assassin est un utilisateur de magie étrange, soit c’est un expert en informatique, soit une sorte d’esprit qui traverse les murs, soit il s’agit de quelqu’un qui a accès aux fichiers des mots de passe de la Shin-Ra… Ou alors quelqu’un avec un passe-droit. Il n’y a pas beaucoup de gens ayant ce genre d’accès ou ce genre de profil. Le Vaisseau-Mère est presque impossible à infiltrer : trop de personnel, trop de caméras, trop de portes verrouillées. Donc, il y a une forte chance que ce soit quelqu’un de la Shin-Ra ou infiltré au sein de l’entreprise. Je vais vite en avoir le cœur net.

Je sors la lame de sous l’oreiller. C’est à ce moment-là que mon assassin, ou du moins mon visiteur, allume un briquet pour allumer une cigarette. J’aperçois son visage un bref instant : un homme. Il est assis sur ma chaise et m’observe. Encore un détraqué du slip qui a observe les belles femmes qui dorment dans leurs lits. En tout cas, il n’est pas très malin : maintenant je sais exactement où il est et qu’il n’est pas un fantôme. Je vais lui faire regretter de vouloir s’en prendre à moi ! Moi, Song Huayan ! Je pose ma main gauche sur ma lampe de chevet, je vais allumer la lumière et tirer en même temps. Je me concentre à mon maximum : si l’homme arrive à parer une attaque surprise, c’est qu’il n’est pas le pécore de base. S’il ne pare pas ? Et bien tant pis pour lui, j’ai envie de vous dire. Je bouge brusquement, alors que j’allume la lumière et que j’engage mon lancer, il se met à parler :

« Madame Huayan Song. Dit-il sur le même ton, cachant difficilement un sourire en crachant la fumée de sa cigarette. C’est un plaisir de vous rencontrer. »

Je ne réponds même pas. Trop tard, je lance ma lame vers lui en utilisant ce que je peux de ma puissance psychique. La lame voltige dans les airs vers ma cible, presque à bout portant. Je regarde la lame, pas l’homme, qui vole vers la cible. Mon lancer est parfait, il n’a presque aucune chance d’en réchapper. Nous allons voir si ma théorie est bonne ou pas. Alors que mon arme s’approche irrémédiablement de sa gorge, l’homme sort une autre arme de sa veste et pare. Ma lame est déviée et va se cogner contre le mur pour retomber faiblement vers le sol. Je ne suis définitivement pas en présence d’un gueux devenu assassin d’un soir. Mon regard s’adapte à la luminosité et je regarde maintenant mon invité de la nuit. Je sors mes jambes du lit et je remets mes bottes. Je m’assois sur le bord de mon lit, défiant du regard le jeune voyeur présomptueux.

« Salle des archives. Allée J, corridor 3, porte B-44. » dit-il. Cela n’augure rien de bon pour moi. C’est quelqu’un de l’administration et vu la rapidité du geste pour parer, il s’agit au moins d’un SOLDAT de Troisième Classe. Même Francis n’aurait pas pu la voir venir celle-là.

« La question est simple, pourquoi se donner autant de mal pour un vulgaire papier…? » demande t-il, pensant certainement que je vais lui répondre.

Cela me paraît évident : je vais révéler toute mon histoire et mes secrets au premier pervers venu qui rentre dans ma chambre en pleine nuit. C’est une évidence, n’est-ce pas ? Tout l’art de la conversation qui va suivre, c’est de parler sans rien dire, donner des précisions là où il n’y en a pas. Bref, noyer le poisson dans l’eau. Je retiens particulièrement les mots « vulgaire papier » : il considère que ce n’est pas important. Il ne s’agit que d’un simple papier. Il omet donc les papiers de mon dossier personnel que j’ai retiré : peut-être qu’il avait eu accès qu’à certaines caméras et pas toutes ? Francis a effacé celles qu’il avait sous contrôle, donc mon invité-surprise n’a qu’une vision partielle des évènements. C’est parfait. Cela va m’aider pour l’embrouiller et le faire sortir.

« Je ne sais qui a fait votre éducation, mais si j’avais été en charge d’une personne aussi incompétente, elle aurait aussi été licenciée comme les incapables que j’ai renvoyée ce matin. » dis-je, prenant un léger sourire tandis que je fais glisser mon autre lame de ma manche gauche, ni vu, ni connu. Au moins, s’il me saute dessus je pourrai me défendre un minimum. S’il était venu me tuer, ce serait déjà fait. Non, il doit venir pour autre chose. Ou alors c’est un meurtrier sadique.

« Mais j’imagine que vous n’êtes pas venu pour parler de ma politique en matière de ressources humaines. On ne vous a jamais appris à saluer poliment une Dame ? Sauf si vous venez d’un pays sous-développé où les hommes regardent les dames dormir dans le noir lorsque ces dernières sont inconscientes. » dis-je, confortablement assise sur le bord de mon lit.

« Vous me ferez le plaisir d’éteindre votre cigarette. Je suis peut-être votre otage pour l’instant, mais cela ne vous interdit pas d’avoir un minimum de tenue. Ce n’est pas un fumoir ici. Maintenant, rendez-vous un minimum utile et aller faire du thé avec la machine à thé sur la table à votre gauche. Je prendrais bien une petite tasse pour me désaltérer, j’ai la gorge affreusement sèche. » dis-je, feignant l’autorité. Je n’ai pas d’autres cartes à jouer pour l’instant. Ou presque.

« Vous semblez avoir la chance de me connaître, ce n’est pas un plaisir partagé donc je souhaiterai savoir l’identité du détraqué qui rentre dans la chambre des dames en pleine nuit sans y être invité au préalable. De plus, je ne vois pas ce dont vous voulez parler avec cette salle aux archives. Est-ce que je m’y suis introduite sans autorisation ? Oui. Est-ce que j’ai eue accès à des informations compromettantes ? Non. Est-ce que j’ai blessée un membre du personnel ? Non. Je ne sais pas qui vous envoie, mais je peux vous assurer que s’introduire, armé qui plus est, dans la chambre d’une importante membre de la Shin-Ra est autrement plus répréhensible pour notre Président. Soyez donc un gentilhomme et épargnez-moi vos balivernes d'homme suffisamment présomptieux pour penser que vous pouvez me poser des questions de cette manière, dites-moi ce que vous voulez vraiment. » dis-je, agacée et méprisante.

Je le regarde. La manière de se mouvoir, les expressions du visage, les gestes de ses doigts avec la cigarette. Cela me rappelle étrangement quelque chose ou plutôt quelqu’un. Serait-ce mon ancien chef de mission à la Ville d’Halloween, Kurt Brown ? Qu’est-ce qu’il ferait là et pourquoi surtout ? Non, c’est peu probable. Quoique la forme du visage ressemble à celle de Kurt. Etrange. Il va falloir clarifier tout ça. Je garde bien mon arme de jet proche de ma main gauche, au cas où il tente quelque chose contre moi. J’attends encore un peu, l’air agacé. Pourquoi même ici il faut que des gens trouvent le moyen de venir m’énerver. Il va falloir que je trouve une manière pour apprendre le respect qui m’ait dû à cet homme.

« Hé bien, j’attends mon thé. »
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Lun 30 Oct 2017 - 18:43
- Oh, pardon… Répondait Cypher en pinçant le mégot de sa cigarette avec ses lèvres avant de faire tourner son poignet gauche. Le thé, c’est pas vraiment mon délire. Les boissons glacées me tentent plus, j’peux arranger ça si vous le voulez.

Accumulant sa magie au bout de ses doigts, le Turk matérialisait progressivement un pique de glace de la taille d’une règle qui balançait ensuite sur la machine à thé présente à sa gauche. Le sort filait dans l’air jusqu’à transpercer la machine et la rendre inutilisable, quel dommage. Récupérant sa cigarette dans sa main et posant son arme à feu sur ses genoux, l’ancien médecin haussait les épaules dans une gestuelle parodique.

- Mince… Il mimait l’idiotie dans son regard. Ma maman a bien essayé d’être sévère avec moi, malheureusement, jamais elle n’a pu m’empêcher d’être maladroit.

Une connasse qui se donne de grand air, au moins, il pouvait bien rire de ça. Elle allait dire quoi maintenant, le maudire sur dix-sept générations pour avoir osé détruire sa belle théière ? Ou bien appeler le Président Shinra afin qu’il constate l’intrusion d’un individu dans sa chambre et ayant détruit sa cafetière. Les deux situations avaient au moins le prestige d’être hilarantes.

Maintenant qu’il avait terminé de jouer au con, il se redressait et balayait l’idiotie de son visage pour rappeler à cette dame que la situation n’avait rien d’un jeu.

- Mon nom, il ne vous intéresse pas, j’suis pas ici pour faire ami-ami avec vous. Il tirait alors sur sa cigarette avant de cracher la fumée dans sa direction. Là, j’viens parler à madame Song et pas à votre diatribe sans queue ni tête. D’ailleurs, j’ai déjà oublié la moitié de ce que vous venez de me raconter.

Reprenant la poignée de son arme, il posait alors des deux coudes sur ses genoux, limitant un peu plus l’espace qui séparait le Turk de cette femme. Quelle étrange manie d’avoir voulu remettre ses bottes, comme si cela allait l’aider dans cette situation, peut-être pensait elle qu’elle était en présence d’un pervers qui venait juste se rincer l’oeil.

- Ce qui m’intéresse, c’est de savoir pourquoi vous étiez dans la salle des archives et que vous avez essayé de faire porter le chapeau à une autre personne. Il arquait un sourcil en disant cela. À moins que vous pensiez réellement que votre stratagème allait fonction, ce qui est vrai, dans un sens. Il tournait la tête et souriait. Oui, je n’ai pas eu le courage de trier les papiers à terre et de remarquer ce qu’il manquait ou ce qui a été ajouté. La raison pour laquelle me voici devant vous.

Il arrivait au bout de cigarette, nonchalamment, il l’attrapait pour la faire tomber au sol et il l’écrasait de son pied. S’il voulait continuer à pousser le vice, il aurait allumé une autre clope et aurait pris un malin plaisir de souffler toutes la fumée dans son visage.

- Alors, reposons la question pour que vous compreniez bien les enjeux de cette entrevue. Il se redressait pour retomber mollement contre le dossier de sa chaise. Est-ce vous cherchez à compromettre la compagnie Shin’ra en dissimulant des preuves ou justement, en récoltant des informations pour les revendre au plus offrant. Si c’est le cas... Il enclenchait alors le chien de son pistolet. Soyez sûre d’une chose, le Président ne jugerait pas mes actes en ayant connaissance d’une quelconque trahison de votre part.

Pour conclure ses propos, le Turk souriait de toutes ses dents. Par Dieu, qu’elle n’essaye pas une seconde fois de faire une attaque surprise, il détestait être violent avec les femmes.
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Lun 30 Oct 2017 - 19:52
Les hommes sont si prévisibles. Insultez-les un peu et ils explosent comme des furies. Aucun tact, aucune tenue, aucun style. Absolument regrettable. J’observe la réaction de cet individu avec un visage en apparence impassible, mais derrière ce dernier se cache le mépris que je me surprends à si bien contenir. Le rire aussi. Pour qui se prend ce chevalier blanc du Président ? Il détruit ma théière d’un sort de glace. Bien, merci de m’apprendre que tu sais manier la magie. Il répond coup par coup. On sent cet instinct guerrier, militaire : œil pour œil, dent pour dent. J’ai définitivement en face de moi quelqu’un qui est passé par le SOLDAT. Cependant, un soldat ne peut pas entrer dans toutes les chambres sans avoir l’air de s’en inquiéter outre mesure. Je commence à me demander si c’est bien Kurt Brown, ou quelqu’un d’autre ? Il palabre encore un peu, puis écrase son mégot au sol. Quel voyou… Après la théière cassée, le mégot par terre. Bien, bien. Manifestement, l’intimidation a marché… Dans une certaine mesure. Il me parle de trahison. Il me parle d’espionnage. Il me parle de me tuer. Il pointe son arme sur moi.

Comment ose t-il ? Me menacer ? Moi, Song Huayan ? Quelle plaisanterie. Je ne sais pas qui est ce petit merdeux, mais je vais devoir m’en débarrasser, d’une manière ou d’une autre. Justement, je compte bien relancer quelques pics avant de me mettre à table. Je suis outrée de deux façons : la première est le fait qu’il me vise avec une arme ; la seconde c’est de penser que j’ai pu trahir la Shin-Ra. Rien que l’idée est complètement farfelue. J’ose me lever. Je me redresse, ne faisant aucun mouvement brusque pour éviter d’affoler mon invité surprise. J’inspire un grand coup. Je joins les mains et je lui fais face. Je n’ai pas peur de lui. Je n’ai pas peur de mourir. La vie n’a pas de sens sans mon bien-aimé. Alors au moins morte, ma souffrance s’arrêtera et je reviendrai hanter ce goujat pour m’avoir empêché de trouver réponses à mes questions.

« Comment osez-vous dire cela ? » dis-je, le ton calme mais fâché.

Je remue mollement la tête, comme pour désapprouver les paroles de mon interlocuteur.


« Vous dîtes que vous savez qui je suis, mais je constate que ce n’est visiblement pas le cas. Laissez-moi donc éclaircir votre esprit sur qui je suis. » dis-je, toujours stable dans mon ton, tout en appuyant ma voix sur le mot « qui ».

«  Je suis Madame Song Huayan, née en Terre des Dragons et au service de la Shin-Ra depuis plusieurs années. Depuis mon arrivée ici, je n’ai connu presque aucun échec. Je ne suis pas une SOLDAT, et pourtant je me bats chaque jour pour la réussite de cette entreprise et de son Président. J’étais une jeune fille innocente et dépressive lorsque j’ai rejoint cette organisation pour remplacer mon mari. J’ai appris à égorger pour la Shin-Ra. J’ai appris à mentir pour la Shin-Ra. J’ai appris à corrompre et manipuler pour la Shin-Ra. J’ai donnée mon corps pour cette entreprise, j’ai donnée mon sang et mes larmes pour cette entreprise, j’ai donnée mon innocence sur l’autel de sa réussite ! » dis-je, marquant une pause. Je reprends mon souffle et je reprends.

« J’ai tué des hommes à mains nues dans leur sommeil. J’ai chargé une horde de mongols et ai scalpé leur chef, tout en ordonnant de trancher des têtes et de les mettre sur des piques à destination de nos ennemis. J’ai utilisé des moyens abominables pour accomplir les tâches qui me sont confiées. Et vous, vous ! Vous osez me menacer d’une arme à feu en me traitant de traîtresse ?! Qui êtes-vous pour oser me parler sur ce ton, dans ma chambre, et en pleine nuit ?! » dis-je presqu’en criant, tout en m’approchant un peu de l’homme assis sur la chaise.

« J’ai tout donnée à la Shin-Ra. Absolument tout. Croyez vous que le Président m’aurait confié des tâches aussi secrètes s’il pensait que j’étais une espionne ? Croyez vous qu’il m’aurait envoyé dans des mondes étranges, voir hostiles pour accomplir ses desseins ? Croyez vous vraiment que je sois une espionne ? Si c’est le cas, alors vous êtes indigne de faire partie de cette entreprise. » dis-je, abaissant progressivement la voix.

Maintenant, c’est le moment de se mettre à table. Je me rassois sur le lit. Je n’ai pas le choix, je ne sais pas qui est cet homme réellement et de toute manière, qu’est-ce que ça peut bien faire ? Même Francis est au courant après tout.


« Je vais vous raconter une histoire, Monsieur Goujat. Permettez que je vous appelle comme ça en l’absence de votre réelle identité. Une petite fille de la Terre des Dragons, née dans une famille aisée avec des parents aimants, vient en âge de se marier. Son père lui trouve un mari idéal. Une famille respectable, de l’argent et de l’intelligence. Ce qui n’est pas si courant que ça. La jeune fille est si heureuse avec lui. Un mariage arrangé qui finit bien, une belle histoire n’est-ce pas ? La jeune fille devient une femme et ensemble ils commencent à vivre ensemble, dans une grande demeure d’une ville fort sympathique de Chine. » dis-je comme une conteuse pour enfants. Je me surprends même à avoir un léger et honnête sourire de bonheur sur le visage. Un fait rare.

« Un jour… Ou plutôt une nuit, la femme se réveille et ne trouve pas son mari. Elle remue ciel et terre, cherche partout. Rien. Rien de rien. Aucune piste, aucun indice, aucune preuve. Le mari idéal avait définitivement disparu. La jeune femme tombe dans une grande dépression et pense même à en finir avec la vie. Après une longue période d’inactivité et de laisser-aller, cette femme décide de reprendre sa vie en mains et de retrouver son mari qu’importe le prix à payer. Il se trouve que son mari travaillait pour la Shin-Ra. Quelques courriers envoyés et la voilà à la place de son mari. Menant des missions pour la Shin-Ra. Au début, c’était difficile car elle ne connaissait pas grand chose et elle était d’une naïveté déconcertante. » continué-je de raconter.

« Et au fil du temps, elle se rend compte qu’être gentille et innocente ne la mènera nulle part. Peu à peu, jour après jour, affaire après affaire, elle devient de plus en plus sombre. De plus en plus apte à se séparer des humains. On commence par le chantage, puis l’escroquerie, ensuite le vol. On passe ensuite aux vandalismes entraînant des homicides involontaires, pour finir sur les meurtres de sang-froid, ou pas. Pourquoi sacrifier son innocence ? Pour retrouver l’homme qu’elle aime. Cette femme a décidé d’aller fouiller cette salle d’archives pour voir s’il n’y avait pas une information concernant son mari disparu. Est-ce qu’elle a trouvé quelque chose d’intéressant ? Non. A-t-elle eu en mains des dossiers compromettants ? Non. Est-ce qu’elle recommencerait ? Non, sauf si c’est réellement nécessaire. Cette femme, c’est moi. Surprise. » dis-je, tout en me levant à nouveau.

« Pour répondre à votre interrogation, j’ai pris le visage de cette sale harpie de Caroline pour brouiller les pistes et éviter d’avoir un blâme sur l’entrée non-autorisée dans une salle à accès restreint. Cela doit vous faire plaisir non ? La grande Madame Song qui est au final une pauvre femme stupide en quête d’un amour très probablement perdu. Alors, arrêtons cette mascarade, voulez-vous ? Je n’ai jamais rien fait qui serait contre les intérêts de la Shin-Ra. Je n’ai jamais eu aucune sanction. Je n’ai jamais déçu notre Président. J’ai fait quelque chose de mal, c’est vrai. Je n’ai pas respecté les règles à la lettre. Alors maintenant que vous savez qui je suis et mes motivations, je vous laisse vous-même juge. Mettons un terme à ce petit jeu. Je ne peux pas faire mieux pour défendre mon intégrité, alors prenez votre responsabilité. » dis-je.

Je m’approche de mon interlocuteur, assis sur la chaise. Je me penche vers son arme qui me pointe et je place mon front sur le canon de son arme. Je vous avoue n’être absolument pas rassurée mais après tout je me suis livrée comme il le souhaite. Je n’ai pas le choix. J’ai dit ce que j’avais à dire.

A lui de décider maintenant.
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Lun 30 Oct 2017 - 23:07
- Hum… C’était gênant, vraiment.

Elle avait collé son front contre le canon de l’arme du Turk, et pour ça, elle se penche en avant. Dans d’autre circonstances, il aurait pu trouver cela agréable. Ici, cela n’avait rien d’existant, que du contraire. De plus, s’il pressait la détente, Huayan allait s’écrouler sur lui et bonjour la note de pressing.

- Vous êtes sûre d’avoir bien compris la question…? Il l’invitait à se relever, remettant le chien de son pistolet en place et rangeant celui-ci dans son hostler. J’vais vous donner une astuce, commencez pas à raconter votre vie pour être épargnée, c’est juste pitoyable. Soufflant du nez, il se permettait même d’ajouter quelque chose. D’autant plus quand quelqu’un vous braque avec une arme, franchement, j’avais envie de tirer pour arrêter le suicide social.

Il s’écartait et se relevait, tournant le dos à cette caricature avant de passer sa main devant la bouche. Il n’y avait pas d’autre mot, il était gêné d’avoir eu à assister à cette scène. Autant, la vie qu’elle pouvait avoir, il n’en avait rien à foutre et ce n’était pas ce qu’il cherchait à savoir. Une information simple, pas besoin d’enrober ça d’un beau discours. Brusquement, Cypher se retournait et pointait la dame du doigt.

- Rassurez-moi. Il arquait un sourcil. Vous vous attendez pas que j’vous balance aussi ma vie, là, c’est juste mort. Vous n’aurez rien, que dalle. Il roulait alors des yeux. Vraiment, j’voulais juste vous entendre dire que vous aviez bien été dans cette salle des archives pour récupérer des documents, rien d’autre. Il sortait alors son paquet de cigarettes de la poche pour en sortir une et la tenir dans sa main. Dites-moi que vous sortez pas le même manège à chaque fois ?

Dorénavant, il devait se poser une question, est-ce que son histoire était vraie. Si elle tentait une nouvelle fois de lui faire à l’envers et qu’elle cherchait juste à gagner du temps, il allait devoir agir. Glissant la clope à son oreille, le Turk faisait de nouveau face à Song. Il avait toujours son sérum, sauf que ce serait trop simple dans le cas présent. Il éclairait alors son visage d’un sourire avant de reprendre. Elle se pensait indispensable, bien, elle n’allait pas tarder à le prouver.

Pas d’arme, pas de sérum, juste de la volonté.

- On va faire quelque chose. Disait-il. Je vais me forcer à oublier ce que je viens d’entre, cela vous mieux pour tous les deux. Cependant, j’vais vous demander un seul et unique service, celui d’être honnête avec moi et de ne plus me raconter votre vie.

Il tournait alors sur lui-même, faisant quelques pas et se rendait doucement compte que cette pièce était bien plus petite que sa nouvelle chambre.

- Vous me dites n’avoir rien volé dans la salle des archives, d’accord, je vais vous croire. Il tournait alors son regard, fixant la dame. Néanmoins, j’ai déjà donné l’ordre de vérifier tous les papiers et de m’avertir dans le cas où il en manque ne serait-ce qu’un seul post-it. Il élargirait son sourire, dans une expression presque malsaine. Maintenant, est-ce que vous maintenez votre version des faits, où je dois être informé de quelque chose de nouveau ? Après avoir parler, Cypher refermait son visage pour être le plus sérieux du monde. Si vous avez menti, vous aurez trompé le Président ainsi que toutes vos belles années de bons et loyaux services à la Shinra. Dans ce cas, vous me retrouverez dans votre chambre ou n’importe où dans l’univers, et cette fois, vous n’aurez pas le temps de m’attaquer qu’une balle sera déjà logée entre vos deux yeux.

Sur le papier, c’était simple, à elle de voir comment elle voulait que cela se déroule.
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Mar 31 Oct 2017 - 9:45
Bon. La situation se complique un peu plus que prévu. Mon beau discours émouvant n’a pas marché. En temps normal, un homme sensé aurait lâché l’affaire. Là je suis en présence de quelqu’un qui a un bras long et qui en plus est un expert en meurtre… Il ne reste qu’une seule option valable selon moi : un Turk. Cependant, je ne savais pas qu’ils pouvaient agir de leur propre chef contre des employés de la Shin-Ra elle-même. Là où lui crie une loyauté absolue, il fraude le règlement intérieur en agissant sans ordres. Elle est belle la moralité de l’histoire. Je suis en face d’un homme qui par conséquent n’a aucune sensibilité, je vais devoir montrer patte blanche pour me sortir de ses griffes. Cependant, je crois qu’il n’a pas très bien compris une chose : il n’y aura pas de prochaine fois. Je ne vais pas le tuer, non. Seulement je ferai un rapport d’incident tellement arroser que cela devrait le persuader de revenir me menacer de mort en pleine nuit. Il retire le canon de son arme. Je change de mode d’argumentation, finit l’empathie, il va falloir que je montre des arguments raisonnés.

« Vous êtes sûre d’avoir bien compris la question…? »  dit-il. Il se fiche de moi ou quoi ? Il me demande si j’ai trahi la Shin-Ra, je réponds !

« Vous m’avez demandé si j’ai compromis la Shin-Ra. Je vous ai répondu, j’ai dit non. Vous m’avez demandé pourquoi j’avais fait ça. Je vous ai répondu en vous expliquant en détails la portée de mon geste. Si vous n’êtes pas capable de comprendre les réponses de vos propres questions, je ne peux rien faire pour vous. » dis-je, tout en ayant un ton calme et posé.

Il se retourne et tripote sa cigarette mise derrière son oreille. J’ai de moins en moins de doute, il s’agit de Kurt Brown. Cela explique pourquoi il n’a pas dit son identité au début : s’il est devenu Turk, il n’en a plus. Dommage qu’il ait des traits si reconnaissables. Cette position, avec la cigarette derrière l’oreille, il avait la même dans le vaisseau qui nous conduisit à la Ville d’Halloween. Bonne mission malgré une équipe que j’estime rétrospectivement peu préparé en amont.


« Vous vous attendez pas que j’vous balance aussi ma vie, là, c’est juste mort. Vous n’aurez rien, que dalle. » rajoute t-il. Il n’a pas à s’inquiéter, sa vie ne m’intéresse pas de toute façon. C’est un Turk, par définition il n’a plus de vie.

« Je vous rassure, votre vie ne m’intéresse pas. Je vous ai raconté la mienne car vous m’avez demandé le pourquoi du comment. J’ai répondu à votre question plus qu’en détails, je crois. » dis-je, légèrement impertinente.

Il se retourne vers moi et commence à me regarder avec un grand sourire tout en me posant une nouvelle question en somme : est-ce que j’ai pris des documents dans cette salle, oui ou non ? Je rêve où il est entrain de sous-entendre qu’en cas de disparition de papiers, je suis responsable de l’intégralité des archives ? Que je n’ai pas eu le temps d’entièrement fouillée qui plus est ? Et ça se dit Turk en plus. Je me redresse, je réponds à son sourire par un visage impassible et un ton froid. Comme dit précédemment, je ne joue plus sur l’empathie, cela ne marche pas avec ce genre d’hommes, il va falloir que je sois honnête et droite maintenant si je veux survivre.


« Bien. Je maintiens ma version des faits dans son intégralité. Je suis d’ailleurs toujours profondément outrée de votre accusation de trahison à mon encontre. Je suis entrée de manière non-violente et non-autorisée dans une salle d’archives à accès restreint. Je n’ai eu connaissance d’aucunes informations compromettantes pour notre entreprise. Cette intrusion a été motivée par ma volonté de retrouver mon mari disparut. J’ai emprunté le visage de Caroline pour brouiller les pistes mais visiblement rien n’échappe à votre œil de lynx. Cependant, je vais modifier une chose. » dis-je, tout en sortant de ma boîte à bijoux le papier faisant mention d’une rencontre entre mon mari et une personnalité politique et religieuse de ma ville de résidence en Chine. Je la donne à feu Kurt Brown.

« J’ai pris ce papier qui concerne mon mari. Au cas où vous ne sauriez pas lire, il y ait fait mention d’une rencontre entre mon mari disparu et une femme influente de notre ville de résidence. Elle n’appartient à aucune autre faction interstellaire et ne sort jamais de sa ville natale. Cette rencontre a eu lieu il y a plusieurs années et n’était pas classée confidentielle. Elle n’est donc pas une information compromettante selon moi pour la Shin-Ra. Je vous la rends. C’est le seul et unique extrait de dossier que j’ai pris. Cependant, je souhaite souligner l’hypocrisie de votre accusation : c’est une salle d’archives de notre administration, si d’autres papiers ont disparu, ce n’est pas nécessairement que je les ai volés. Vous m’avez surveillé cette fois, j’ai été prise, soit. S’il vous manque d’autres documents, je n’en suis strictement pas responsable, et vous le savez très bien. » dis-je, honnête, pour une fois.

Je décide de me rapprocher de lui. Il me regarde sérieusement. La bonne blague. Je vais tenter d’en finir. Je joins les mains devant moi, pour éviter qu’il pense que je vais le planter par surprise. Ce que je peux faire techniquement vu qu’il y a une lame au sol et qui n’attend que de trancher de la chair. Mais non, il a voulu de l’honnêteté, il l’a eu. Il a voulu tout savoir, il sait tout. Il a voulu m’humilier, il a réussi. Il doit être fier dans son petit costume chic, se dire qu’il a réussi à piéger Madame Song. Rigole tant que tu peux mon petit bonhomme, le spectacle est bientôt fini et la prochaine fois, tu n’auras pas le plaisir de m’humilier aussi facilement.

« J’ai répondu à vos questions, honnêtement. Vous devez savoir qu’une femme dit tous ses petits secrets quand elle est menacée de mort. Je vous ai dit tout ce que vous vouliez savoir en apportant ma version des faits définitives. Vous m’avez profondément humilié, j’espère que vous en tirer une certaine satisfaction sinon vous baisseriez encore plus dans mon estime. Maintenant, sauf si vous avez d’autres questions ou menaces de mort à proférer, je vous invite à sortir de ma chambre, Monsieur Kurt Brown. J’ai un rapport d’incident à écrire. » dis-je, le ton calme et avec le visage le plus impassible que je peux faire.

Sort de ma chambre, goujat. Moi qui croyais que Kurt était un homme convenable, je me rends compte que non. Comme quoi, tout le monde peut se tromper. Quand je pense que j’ai dû suivre son commandement lors de la mission à la Ville d’Halloween. Quand je pense que lui, ose m’accuser de trahison et de compromettre la Shin-Ra. Derrière mon visage impassible se cache une éruption de colère. J'ai horreur qu'on me prenne de haut et qu'on ose m'humilier de la sorte, surtout par un Turk qui n'est que la garde fanatique du Président !  
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Mar 31 Oct 2017 - 20:16
- Kurt Brown… Il levait un sourcil en souriant. Inconnu au bataillon, n’y a-t-il jamais eu un homme répondant à ce nom dans le vaisseau-mère ou dans une succursale de la Shin’ra…?

Le papier en main, Cypher le parcourait rapidement avant de le plier de nouveau et de le ranger dans la poche intérieure de sa veste. Ensuite, il observait une dernière fois Huayan Song dans les yeux, bien peu avenante à cette heure-ci de la nuit. Quoi de plus normal, elle n’avait plus de théière pour servir ses invités.

- Maintenant que vous êtes une experte des salles d’archives, vous pourrez-vous en rendre compte. Il se retournait alors, marchant vers la porte en attrapant sa cigarette à l’oreille. Vous me confondez avec un fantôme, il n’y a jamais eu un type répondant à ce nom à la Shinra. Il s’arrêtait alors devant la porte pour allumer sa cigarette. Si vous venez d’être honnête, vous n’aurez plus à me croiser. Dans le cas contraire, à bientôt.

Il tirait sur sa cigarette en ouvrant la porte et quittant la chambre de la chinoise, tournant brusquement, il lâchait un dernier sourire à Huayan en amenant son index et son majeur au front pour la saluer en lâchant une dernière réplique.

- Enfin, cette fois-ci, pensez à demander l’autorisation. Disait-il avant que la porte ne claque et qu’il se dirige dans la série des couloirs uniquement éclairés par les néons.

Maintenant, il était l’heure de faire son rapport avec la preuve à l’appui, le papier dérobé. Néanmoins, il lui restait une dernière chose à faire. Plongeant une main dans sa poche, il sortait son PHS et pianotait sur celui-ci avant de l’amener à l’oreille. Vingt secondes plus tard, quelqu’un décrochait.

- Caroline ! Mon amie… Disait-il, un sourire aux lèvres. Vous avez fini de trier les dossiers dans la salle d’archives ? Non ? Il hochait légèrement la tête de gauche à droite avant de reprendre. Dommage pour vous, j’ai absolument besoin de savoir s’il mange le moindre papier. Il s’arrêtait deux secondes. Pourquoi !? Pour vous innocenter aux yeux du Président, vous ne voudriez pas être renvoyée de la compagnie pour si peu… Non ? Quelques secondes de plus. Parfait. Demain matin, dans votre bureau pour votre rapport. Merci Caroline.

Il fermait son portable et le rangeait dans sa poche avant de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette. Une bonne soirée d’accomplie, il ne lui restait plus qu’une dernière action à accomplir et il pouvait partir se coucher.

Prenant l’ascenseur central, il se rendait à l’étage de ses appartements et se diriger vers sa chambre. Il allait s’asseoir à son bureau et commencer à rédiger son rapport. Il avait agi en électron libre pour le coup, maintenant, il devait s’assurer d’être couvert dans ses actions. Il n’avait fait cela que pour le bien de sa compagnie, et préférait agir avant qu’un accident fâcheux n’arrive et qu’il puisse être inculpé pour son inactivé quand le problème pouvait être évité. Au moins, il pouvait se rassurer en sachant que c’était bien moins pénible de remplir un rapport plutôt que des fiches de consultation. Il y avait au moins un avantage.

Écrasant un énième mégot dans son cendrier, Cypher se relevait en craquant son dos pour finalement aller se coucher. Demain matin, le Président allait avoir l’enquête complète de cette histoire. Avant, il méritait de s’allonger.
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Mar 31 Oct 2017 - 22:41
Je ne sais pas quelle mouche a piqué Kurt Brown, mais apparemment c’est une mouche avec des produits très étranges. Je ne comprends vraiment pas les motivations de cet homme si ce n’est de m’humilier gratuitement. Si c’est le cas, il y aura un retour de karma d’une violence équivalente. Sauf si c’est en effet la direction en la personne du Président qui l’envoie, et là la situation se complique. Pourquoi s’acharner autant sur moi alors qu’une simple convocation à al direction suffirait ? Je commence réellement à penser que cette espèce de sociopathe n’est ici que pour son propre plaisir. Il me dit qu’aucun Kurt Brown n’a jamais existé, ni n’a travaillé pour la Shin-Ra auparavant. Il est schizophrène ou il est drogué ? J’ai été sous ses ordres à la Ville d’Halloween, qu’est-ce qu’il me dit ? Bien sûr que si je t’ai reconnu ! Il fait cependant référence à un fantôme. J’imagine donc qu’il est effectivement devenu quelque chose de plus haut-gradé : un Turk. Cela consolide l’une de mes théories de départ. Des tueurs, des assassins sans états d’âme. Je ne sais même pas comment le Président fait pour avoir une telle garde à son service : l’or n’achète pas la loyauté sur le long terme. J’espère qu’il a une procédure particulière pour s’assurer qu’il n’y ait pas de traîtres chez eux. Il se dirige enfin vers la porte et en profite pour allumer sa cigarette : une sorte d’ultime provocation avant de sortir de la cabine.

Dégage. Dégage. Dégage.

Il me fait un signe de la main et sort en claquant la porte. Je ne réfléchis pas et je me précipite vers la porte pour la verrouiller de nouveau et j’amène même la chaise pour tenter vainement de bloquer un peu plus l’ouverture, même si cela ne sert techniquement à rien vu le type d’ouverture que j’ai. Je me place dos au mur et je me mets à pleurer. Ce ne sont pas des larmes de désespoir, de tristesse ou de faiblesse. Je ne pleure pas parce que j’ai eu peur. Ce serait trop facile. Non, je pleure car en réalité je me rends compte que mon cœur ne ressent plus rien. Je pleure pour mon cœur qui ne s’agite plus. Je pleure pour cette innocence oubliée à jamais. Je pleure pour la disparition de ma normalité. Voilà ce que je suis devenue. Je travaille pour la Shin-Ra et même en son sein, certains essayent encore de m’atteindre. Il va falloir que je monte plus haut pour me protéger. Cependant, si je suis encore menacée de la sorte, je devrais prendre des mesures d’urgences. Je finis de lâcher quelques larmes sur mon sort. Rapidement, les ruisseaux s’échappant de mes yeux s’assèchent : après tout c’était surtout nerveux. Je m’avance vers mon bureau, je saisis un papier et un stylo. Je rédige mon rapport d’incident. C’est la meilleure chose que j’ai à faire pour l’instant. Je réfléchis quelques minutes le stylo entre les mains. Puis, je couche mes mots sur le papier. Je lis à voix haute tout en écrivant, comme pour valider la portée de chacun de mes mots.


« Monsieur le Président-Directeur Rufus Shin-Ra,

Je vous écris aujourd’hui pour vous rapporter un incident qui s’est déroulé aujourd’hui. Je me reconnais coupable d’une infraction au règlement intérieur. Infraction qui vous sera certainement rapportée par une personne ressemblant très particulièrement à un ancien officier de Troisième Classe qui manifestement n’était qu’un fantôme, si vous voyez ce que je veux dire. Je vous écris directement et officiellement pour éviter de recevoir d’autres visites intempestives. Voici ma version des faits.

Une rumeur concernant la salle d’archives – Allée J, Corridor 3, porte B-44- concernant l’existence potentielle de dossiers pouvant concerner certains employés de la Shin-Ra est arrivée à mes oreilles. Comme vous le savez, j’ai pris la place qu’occupait mon mari, ou presque, dans cette société. J’ai rejoint la Shin-Ra et l’ait servi loyalement jusqu’à présent, cela va de soi. J’essaye depuis, cependant, à tenter de retrouver la trace de mon mari disparu. Sans succès. L’existence potentielle d’un tel dossier m’a persuadé de ne pas suivre notre procédure habituelle. J’ai pris l’apparence faciale d’une de mes collègues, Caroline Mercier, qui ne doit pas être cependant excusée de son incompétence journalière à son poste de travail. Elle n’est donc responsable de rien, comme à l’accoutumée et en toutes circonstances. J’ai trouvé un badge du garde en faction devant la porte et je suis rentrée dans cette fameuse salle, à la recherche d’informations sur mon mari. Comme vous pouvez l’imaginer, je n’ai rien trouvé de particulièrement intéressant si ce n’est un vieux rapport datant d’il y a plusieurs années faisant mention d’une rencontre entre mon mari et une vieille femme à la Terre des Dragons. Cela ne vous intéresse pas, je m’en doute bien. Cependant je vous l’écris ici pour bien vous spécifier l’aspect dérisoire d’une telle information pour notre société. L’histoire ne s’arrête pas là. J’ai mis un peu de désordre, certes, mais rien de très violent. Vu l’état habituel de nos salles d’archives.

J’ai fautée en ne respectant pas le règlement intérieur et je ne recommencerai certainement pas. Je vous prie donc de bien vouloir excuser ma conduite et j’espère que mes états de service feront amende honorable pour cette mauvaise conduite exceptionnelle.

Maintenant, je souhaiterai dénoncer l’attitude illégitime d’un de vos hommes sur ma personne. Je ne suis pas le simple employé de base que l’on peut martyriser inutilement pour son bon plaisir. Alors que je dormais paisiblement dans ma cabine, l’homme –que j’identifie comme l’ancien officier qui a été mon chef de mission à la Ville d’Halloween, pour ne pas citer son nom- est entré dans ma chambre en silence et m’a observé dormir. Combien de temps ? Je n’en sais rien. Dans l’obscurité, j’ai décidé de me défendre de manière dérisoire en lui jetant un couteau qu’il a dévié. Il m’a ensuite interrogé en me menaçant de mort avec son arme à feu. Je lui ai remis la pauvre feuille de rapport que j’avais emprunté, et qu’il vous fournira certainement. Il m’a accusé de trahison, d’espionnage et de compromettre les intérêts de la Shin-Ra. Je suis à votre service depuis plusieurs années, mon mari disparu aussi. Je n’ai jamais déshonorée notre organisation, j’ai donnée plus que le commun des employés pour vous servir et servir la Shin-Ra. Je m’attends par conséquent à un certain traitement de faveur quant à ce genre de situations. Vous avez voulu m’apprendre une leçon, je la retiens plus que nécessaire. Cependant la prochaine fois, je souhaiterai plutôt vous avoir en face de moi plutôt qu’un de vos limiers enragés. Je n’ai, à ma connaissance, jamais déçu votre personne ou la compagnie. J’ai effectué des missions difficiles, au péril de ma vie. Vous pouvez mettre en cause mes techniques de management, mais personne dans cette administration ne peut mettre en doute mon efficacité. Vous venez de déstabiliser l’une de vos plus ferventes partisantes en la menaçant de mort. J’imagine que vous avez probablement donné l’ordre de m’interroger aussi brutalement. C’est pourquoi je tenais à clarifier la situation avec ce rapport d’incident.

A vous de voir si vous souhaitez donner suite à cette affaire ou pas. Pour anticiper mon prochain courrier, je demande d’être officiellement placée directement sous votre tutelle pour ne pas avoir à répondre à des subalternes lorsque vous avez des doutes sur mes intentions pourtant loyales à celles de notre entreprise. Je demande également de ne plus être menacée de mort par l’un de vos hommes lorsque vous n’avez que de la diffamation contre moi et des accusations bancales. Pour mettre à plat les choses convenablement, je reste bien entendu disponible si vous souhaitez me convoquer.

Je reste à votre entière disposition.

Cordialement,


宋华严 »


Je glisse le rapport dans une enveloppe, j’écris de ma plus belle écriture le nom du Président et je sors de ma chambre en direction de l’étage 70. Ce n’est pas encore l’heure du bureau. Je me place face à une caméra et je m’assoie sur une chaise de l’accueil. A l’aube, je vois une secrétaire qui arrive.

« Mais qu’est-ce que vous faîtes là Madame Song ?
- J’ai un courrier pour le Président. »

Je lui donne le courrier dans la main, en lui faisant comprendre qu’elle n’a pas intérêt à ce que la lettre se perde en chemin. Sans dire un mot, je retourne à ma chambre, je verrouille la porte. Je me couche. Je vais dormir jusqu’en fin de matinée.

Quelle nuit.




--- Fin de l’exploit ---
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Mer 1 Nov 2017 - 19:15
Alors, il est temps que j’tape mon commentaire. D’ailleurs, petite remarque avant de commencer, j’avais déjà commencé à taper ce que vous allez lire. Sauf qu’un mec est venu s’incruster et j’ai dû attendre avant d’envoyer ça ! Bref, vous l’avez compris, le commentaire sera séparer en deux parties.

Une première partie pour Huayan, concernant son exploit uniquement, pour ensuite me pencher sur votre interaction. Ou intimidation, j’ai pas le terme correcte.


Huayan Song, Aka Splinter cell :

Alors ! Ici, j’vais commencer par une critique que j’ai envie de te faire en lisant ce rp. En vrai, c’est une question de forme. Selon moi, une fois que le problème sera devant tes yeux, tu seras capable de le gérer et sans le moindre souci. Réellement, c’est un truc tout con.

Exemple :

« L’effervescence au sein du Vaisseau-Mère montre la puissance de notre organisation. Je ne connais pas beaucoup de gens encore dans le Vaisseau-Mère, et en même temps il est si immense qu’il est presque impossible de croiser quelqu’un que l’on connaît ici. »

et

« …Le bureau est constitué d’un open space où les sous-gradés de l’administration font leurs petites besognes tandis qu’au fond de l’étage se trouve les bureaux fermés et privés des personnes un peu plus importantes. L’étage est conçu de telle manière que les haut-gradés passent devant tout le petit personnel… Le Bureau 66. J’ai spécialement demandé celui-ci car le chiffre six est un porte-bonheur en Chine. Je rentre de nouveau mon code personnel, mon code secret et nouveauté sécuritaire de la Shin-Ra je dois placer mon œil devant une sorte d’appareil qui regarde si je suis bien moi-même ou pas. C’est formidable la technologie. La porte se déverrouille et je contemple un peu la pièce : le tout est très contemporain, très Illusiopolis mais en plus propre et plus évolué en un sens. Un large bureau blanc dans une matière que je n’identifie pas… »

Là, j’ai souligné les raisons de ma remarque. Bon, le deuxième cas est un peu coupé dans le texte, mais c’est une façon de montrer c’que j’veux dire.

Dans le premier cas, nous nous retrouvons deux fois avec le mot « Vaisseau-mère » en deux phrases. En soit, c’est lourd à la lecture. Pourtant, j’suis pas le genre à demander quinze synonymes pour une seule et unique chose. Sauf qu’ici, remplacer le deuxième terme par « Base d’opération de la Shin’ra » ou un autre truc allèges le texte et ne bloque pas l’esprit d’un lecteur.

Ou c’est juste moi qui faire une fixette sur ce genre de chose.

Le deuxième exemple, c’est la même chose. Avec le même mot, « bureau », tu exprimes à la fois le meuble et l’espace de travail. Ici, tu pouvais remplacer le terme par un autre pour éviter la redondance ou éviter une mauvaise compréhension (même si, nous sommes d’accord, la phrase donne le sens).

Voilà, pourquoi est-ce que j’suis chiant avec ça à faire plein d’exemple ?! C’est simplement pour dire que, parfois, en relisant une phrase tu peux te dire que celle-ci est lourde. Pour moi, c’est le même délire que pour les synonymes décrivant nos personnages. Toi, tu écris à la première personne et ça ne dérange pas parce que le sujet est facilement identifiable. Mais regarde après Surkesh ou même Cypher après qui écrit à la troisième personne. Ils tournent avec un certains nombres du sujet pour designer son personnage, j’vais reprendre Cypher pour l’exemple direct et Surkesh parce que j’le connais bien.

Cypher / le Turk / l’ancien médecin / il ET Surkesh / le sans-coeur / le mercenaire / il.

En quoi c’est intéressant de faire le comparatif ? Simplement que, dans le cas d’une désignation d’un lieu / d’un meuble, tu peux appliquer cette logique. Les deux personnages que je cite commencent souvent par se définir eux-mêmes comme sujet, ils utilisent ensuite « il » et prennent un autre synonyme quand il se retrouve à changer de sujet ou a revenir sur eux.

Là, j’vais montrer un exemple en utilisant des synonymes sur le deuxième exemple que je pointe.

« Les locaux de mon service sont constitués d’un open space [Open-space définie déjà une zone de travail remplie de bureau] où les sous-gradés de l’administration font leurs petites besognes tandis qu’au fond de l’étage se trouve les bureaux fermés et privés des personnes un peu plus importantes. »

Tu vois le délire ? En changeant légèrement le sens de la phase et la façon de l’écrire, ici, je conserve l’idée du « bureau » que tu voulais transmettre tout en utilisant qu’un seul terme. Pas de redondance, simplement un enchaînement de terme pour bien détailler la zone.

J’sais bien que j’suis vachement chiant à parler de ça, mais j’aime bien expliquer et prouver ce que j’dis pour que vois de quoi je parle. Ici, c’est simplement une question de facilité pour ton lecteur. Finalement, si tu es ici, c’est pour être lu par les autres membres et faire découvrir ton univers ! En faisant ce genre d’effort dans ton texte, tu prends plus facilement le lecteur par la main et il peut te remercier.

Voilà ! C’que j’voulais critiquer est passé, en soit, j’ai rien de méchant à dire de ton texte et c’est justement maintenant que j’vais être gentil ! Tu l’avais attendu, non ?

Ce que j’trouve marrant dans ce genre d’exploit, c’est que tu es presque en train de masquer le véritable but de ton rp. Pas dans le sens où tu le rends discret, plutôt que tu cherches à faire avancer ton récit pour que l’information nous tombe tout droit sur le coin de la gueule. En soit, cet épisode jusqu’à l’arrivée de Francis dans ton bureau, ce n’est rien d’autre que de la mise en contexte.

Utile, c’est un peu un « insider » pour décrire la vie de ton personnage en dehors des missions. D’ailleurs, j’aime beaucoup ça et j’vais te dire pourquoi !

Pour moi, ce n’est pas incompatibles que nos personnages se balladent dans les rues et des conneries du genre. L’exemple, Huayan se balade à la Cité des Rêves ? Fait les magasins ? Moi, je ne trouve pas illogique que tu dises à un moment que tu vois passer Chen dans les rues avec deux tonneaux dans les bras. Pourquoi ? Parce que Chen à une vie en dehors des missions, sur le côté, il fait des trucs. D’ailleurs, i’trouve ça dommage que les gens ne prennent pas ce genre de liberté !

Bref, en quoi est-ce que j’aime ça ? Ça nous rappel simplement que ton personnage est un véritable employé de la compagnie et en dehors des missions et escorte, elle se retrouve à faire autre chose de ses dix doigts.

Bref, contexte et récit, j’aime bien. Et pour ce qui est de la suite de la quête de Huayan, j’aime bien l’idée d’enchaînement que tu veux faire. Néanmoins, j’vais juste faire mon chiant par rapport au système propre de la sécurité de la Shin’ra et des PS ! Par exemple, tu parles d’un scanner oculaire pour rentrer dans ton bureau et il n’y a pas besoin d’un tel dispositif pour la salle des archives ? Là, c’est mon avis d’extérieur et j’me base de ton exploit pour réfléchir. Mais une salle détenant les informations sur des employés (visage, fait d’armes, famille…) devrait être bien gardée pour une simple et bonne raison.

Si un mec arrive comme toi, flingue le garde et rentre dedans, c'est des milliers d’agents qui peuvent être compromis. Dans le cas de ton personnage, tout le monde saurait ce qu’elle a fait et pourquoi, c’est une véritable mine d’information cette salle et à mon sens, elle devrait être mille fois plus gardée. Après, nous sommes d’accords, il n'y a pas que des employés de grand standing et probablement les nuls de base. Ce n’est pas si important, mais quand même.

Et l’autre remarque, plus par rapport au PS, c’est le fait de subtiliser le badge du garde sans qu’il ne le remarque. Huayan à cinq en dextérité, elle n’est pas la personne la plus dextre et tenir un corps pour fouiller ses poches et retirer un truc sans se faire remarquer… Pour moi… Faut tout de même être agile pour y parvenir ! Même si le mec est à moitié groggy, il peut le remarquer. Donc voilà, pourquoi, ce sont les deux éléments qui me sortent un peu du récit.

Mais vraiment, j’insiste, j’aime beaucoup le développement de ton personnage et plus particulièrement de voir enfin Huayan avancer dans son histoire ! Une piste, enfin ! Bon, c’est pas gagné et la suite du commentaire va arriver…

Huayan Song et Cypher, Aka Bonnie & Clyde :

Ouais, j’ai piqué l’idée à Roxas. Bref, j’vais pas vous faire un commentaire séparer, j’vais donner mon avis général sur votre interaction à la lueur d’une lampe de chevet.

En vrai, j’aime vraiment beaucoup l’idée que Cypher / Kurt Brown pointe le bout de son cul dans la chambre de Huayan. Pourquoi ? Parce que dans un sens, ça me permet de retirer ce que j’disais plus haut quant à la sécurité du vaisseau-mère. Rufus et moi partageons bien une chose, c’est notre amour de FF7. Et quand j’vois que son seul Turk en PJ prend l’initiative de ce pointer dans un rp pour rappeler que : « It’s the Shin’ra, bro ! Don’t mess with us », j’tombe amoureux.

Ce matin, j’te disais ça en mp sur Discord Huayan, j’adore quand les gens se pointent dans les rp des autres pour donner de la consistance où offrir de nouvelle opportun aux joueurs. Ici, c’est vraiment ce que j’ai ressenti et je t’ai dit ce que j’en pensais. Il a offert plus à ton personnage qu’au siens.

Toutefois, Cypher, j’ai quand même un truc qui m’a pas mal déranger dans ce rp venant de toi.

Certes, t’es Turk et tu fais partie des personnes ayant le plus d’importance dans la société, tu ne réponds qu’à Rufus et c’est l’essence même des Turks. Sauf que, sérieusement ? Pour cette histoire de salle des archives en désordre avec une dame inculper d’un crime qu’elle n’a pas commis, tu te retrouves à te « dévoiler » devant deux employés. Moi, j’me dis, c’est pas très Turk ! Enfin, l’idée de se pointer et d’être intimidant, ouais ! Mais pour les infirmations que tu obtiens, il y a déjà deux gonzesses qui vont parler de ça.

L’une se retrouve à fouiller la salle des archives, l’autre dans son lit durant cette soirée. Quand on m’parle de personne dans l’ombre, j’imagine pas trop ça ! Enfin, pour dire, t’es peut-être au sommet de la hiérarchie… Tu connais pas non-plus toutes les ficelles de la société. Bref, c’est ce qui m’a le plus dérangé.

Oui, j’commence par ce qui m’a déranger, historie de faire passer la pilule. Du coup, c’est à ton tour, Huayan !

Déjà, il y a une erreur conne, tu te trompes dans la classification du SOLDAT. Dans l’ordre, c’est : Milicien / Troisième Classe / Deuxième Classe / Première Classe. Les miliciens étant les recrues et les Première Classe l’élite du SOLDAT. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il faut être d’un grade Seigneur / Général / Maréchal pour accéder au titre. Voilà, c’est rien, tu le sais comme ça.

Et la seconde chose qui me laisse perplexe, c’est que ton personnage en sache autant sur le Turk. Ce sont, comme le dit la fiche de groupe, les hommes de l’ombre qui s’occupe de tout ce qui peut potentiellement nuire à l’image de l’entreprise. Et s'il y en a un qui vient, c’est que tu as fait une connerie. Pas pour justifier les actes de Cypher, non, pour dire qu’il s’agit de la branche secrète du groupe. Moi, j’vois vraiment les gars qui escorte le Président et personne ne sait ce qu’il faut vraiment sur le terrain. Genre, il peut aussi bien flinguer une famille que prendre des photos sur la plage. Pour moi, c’est des bruits de couloir, rien de plus ! Après, j’suis pas de la Shin’ra et Rufus confirmera ou non. Tout ça pour dire, parfois, il faut limiter ses connaissances irp. On n’est pas omnipotent (et cette remarque te concerne aussi, Cypher)

Pour la seconde fois dans un commentaire, la critique est terminée ! Maintenant, j’vais être gentil avec vous deux.

C’que je disais plus haut, c’est vrai. L’idée de voir le type se pointer dans la chambre et être le plus insolent du monde avec un personnage comme celui de Huayan, c’est kiffant. Le mec se pointe, tellement sur le lui pour poser sa paire de couilles sur la table et directement accuser. Même pas il vient parler, il accuse tout bonnement et simplement. Ce qui est génial, c’est de voir la « victime » être outrée à un point pas possible. Vraiment, j’ai eu la banane tout le long du rp.

J’crois que le truc que j’préfère, c’est de voir Huayan essayer trois méthodes différentes avant de se rendre compte que ça ne va pas marcher. Genre, la meuf déballe sa vie pour rien, le mec s’en bats juste les reins et ce fou de sa gueule en même temps. Vraiment, j’crois que le coeur de votre rp, c’est justement cette différence de culture.

Lui vient juste accuser pour le bien de la compagnie, d’un point de vue. Elle, elle fulmine devant le manque de respect qui lui devrait être dû. Vraiment, c’était ouf.

Là, j’suis juste en train de vous lancer des fleurs, mais vraiment, vos rp étaient cool outre les critiques que j’ai tapé plus haut. Ce qui est cool avec la Shin’ra, c’est d’avoir cette différence réelle de pouvoir entre vous deux. Dans le sens ou, vous êtes tous les deux des employés fidèles et ayant accompli beaucoup de chose. Et ici, en plus d’un duel de personnalité, c’est un duel de vision de la compagnie. La ou l’une ne vois pas une trahison, l’autre l’interprète comme telle.

Là, j’ai de quoi continuer des heures à vous féliciter, j’vais plutôt arrêter ici. Du coup, les jeunes, c’était bien ! J’suis curieux de voir s’il va y avoir une suite ou non.

Exploit accompli !

Huayan Song => Normal : 21 points d'expérience + 200 munnies + 3 PS ! Deux en Psychisme et un en Dextérité !
Cypher => Facile : 11 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en Psychisme !

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