Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Dim 22 Oct 2017 - 13:42
« Eve lève toi et danse avec la vie ! L’écho de ta voix est venu jusqu’à moi ! Eve lève toi, tes enfants ont grandi ! En donnant la vie je serai comme toiiiiii ! »

Je me redresse pour crier une nouvelle fois sur Francis pour qu’il éteigne sa musique dégénérée qui ne fait que me donner des frissons de dégoût. J’ouvre à peine les yeux en disant :

« Bon, ça suffit maintenant !
- Pardon Madame ? ! » dit une voix très féminine, trop féminine pour que ce soit une vieille imitation foireuse de Francis.

Maintenant que j’ouvre mes yeux, je me rends compte que je ne suis pas, ou plutôt plus, dans le vaisseau de Francis. Je suis allongée sur un transat, sur une grande plage privée de Costa del Sol, surplombée par l’ombre d’un large parasol. La musique provient d’un poste de radio qu’une jeune fille écoute sur l’un des transats voisins.

« Vous pourriez baisser le son tout de même ! Certaines personnes veulent se reposer ici !
- Je vais baisser le son, c’est pas la peine d’être aussi désagréable ! Marâtre ! » me répond-elle, cette petite insolente, avant de s’éloigner pour aller s’installer un peu plus loin.

Et vous, ne m’imaginez pas en maillot de bain, car je ne le suis pas. J’ai encore suffisamment d’estime pour moi-même pour éviter de me défroquer comme le font tous ces gens sur les plages. Ils rigoleront moins quand leur peau deviendra si sombre qu’ils ressembleront à des paysans, ah ! Habillée élégamment comme d’habitude, bien qu’un peu plus légèrement vu la température de la Costa del Sol, je porte aujourd’hui un bel ensemble de chez notre styliste Legarfield : une combinaison blanche et noire, qui a assez de charme même si la couleur blanche est la couleur du deuil en Chine. Je peux passer outre ce détail, après tout c’est une bonne idée pour se fondre dans l’environnement des gueux locaux. Bien entendu, je n’oublie pas mes lunettes chics et mon beau chapeau en paille finement tressé.

J’apprécie déjà un peu mieux ce séjour à la Costa que le dernier que j’ai pu avoir qui a fini en course poursuite de voiturettes. Quand je pense que Francis a failli me faucher, même par accident, j’en ai presque des frissons : ce serait une mort des plus… Ridicules. Enfin bref. Ce séjour commence plutôt bien : reçue dans une suite très luxueuse du complexe hôtelier « Agrabah » de la Shin-Ra – comme quoi on reconnaît un peu mon mérite dans cette entreprise parfois-, j’ai eu l’occasion de visiter un peu les rues commerçantes de la station balnéaire et puis de me relaxer un peu ici, sur ce transat. Oui, je n’aime pas le soleil, et puis je ne peux pas bronzer, je fais partie de la haute société moi : je dois être aussi blanche que possible. Mine de rien, les produits de beauté constituent un investissement sur le long terme, je n’ai pas envie de tout gâcher par une inconscience ridicule comme celle de m’exposer au soleil.

J’apprécie de me relaxer sur ce bord de mer. Un léger vent marin m’évite de mourir de chaud sous ce climat estival fort chaud durant l’après-midi. Cela doit bien faire trois heures que je n’ai pas bougé de cette position. Il va bien falloir passer au travail à un moment donné. Vous allez être déçus, ma mission n’est pas d’un très grand intérêt aujourd’hui. A priori, pas de meurtres, pas de combats et pas de Francis dans les parages ! Je suis saine et sauve autant se le dire. En effet, le Président Rufus Shin-Ra, loué soit son nom, m’a accordé un jour de congé à la Costa del Sol en remerciement de ma précédente mission à San Fransokyo. C’est au moins un geste pour me remercier du juteux contrat que j’ai pu conclure en son nom avec les militaires locaux. Quand j’y repense, je n’ai qu’un seul regret : ne pas avoir demander une commission plus importante. M’enfin, ainsi va la vie. De toute façon, je ne me fais pas d’illusions : la Shin-Ra ne serait pas ce qu’elle est sans lui, donc il doit bien savoir que si je travaille aussi dure c’est que j’attends quelque chose en retour. Je n’oublie pas d’où je viens, et je n’oublie pas mes objectifs. D’ailleurs, l’un de ces objectifs sera bientôt accompli : j’épargne des munnies depuis peu et je pense que d’ici quelques temps, j’aurai assez d’argent pour m’acheter mon premier vaisseau ! Je n’aurai plus besoin d’user des transporteurs de la Shin-Ra et cela me fera des économies supplémentaires qui serviront à d’autres desseins. Comme quoi l’air marin aide à la réflexion.

Pour en revenir à ma mission, vous vous doutez certainement que le Président ne m’a pas envoyé ici uniquement par gentillesse : je dois accomplir une tâche lourde. Une tâche longue, qui va certainement me prendre un temps fou de paperasse : un rapport complet sur la situation économique de la Costa del Sol. Je pense que le Président ne s’est pas rendue compte de l’ampleur de ce qu’est une analyse économique d’un monde entier. Cette analyse, très longue et particulièrement difficile à effectuer, l’est d’autant plus que je suis seule pour l’accomplir. Mais j’y arriverai avant de repartir. Je ne suis pas du genre à me démonter si facilement. J’ai survécu à des barbares en furie, je survivrai à de la paperasse.Je vous avoue que les beaux yeux du Président ne sont pas nécessairement ma principale motivation dans la vie, et je le regrette car j’en aurai besoin actuellement. Je finis de siphonner mon cocktail, et ensuite je passe à l’action. Je n’ai pas de temps à perdre, comme vous devez le supposer à l’heure actuelle.  

Je me lève, laissant mon instant de repos derrière moi. Je reprends mon sac, spécialement prêté par la Shin-Ra pour l’occasion. Dedans j’ai de quoi écrire, de quoi noter, quelques produits cosmétiques au cas où et la clé de la chambre de mon hôtel. Ainsi que quelques lames, au cas où. On ne sait jamais ce qui peut traîner dans les coins sombres par les temps qui courent. Je quitte la plage, avant de me rendre compte que toute l’industrie locale tourne autour de ces choses-là : les plages. Je reviens sur la promenade où de nombreux plagistes et citoyens locaux se promènent ou rejoignent les plages. Quelques enfants en maillots de bain courent en direction de la mer, j’entends leurs rires. Leurs rires agaçant. Je n’ai jamais aimé les enfants, ils sont si… Enfin bref.

J’essaye d’avancer un peu le long de cette promenade, pour observer les différents éléments économiques que je pourrai déjà ajouter au rapport. Après une petite balade, toujours accompagnée de mon ombrelle – vous vous attendiez à ce que je bronze, et bien non ! -, je m’assois sur un banc en direction de la mère et je sors de quoi écrire. Débutons immédiatement notre analyse ! Grande présence de touristes et de vendeurs de snacks qui ont l’air de bien vendre leurs produits, beaucoup de matériel de plages à acheter par ces derniers pour profiter de la plage. Service de luxe sur les plages privées comme là où j’étais précédemment aux frais de la Shin-Ra, prix abordables pouvant profiter aux classes moyennes. Prix et qualité supérieurs disponibles pour les classes aisées. Un bon filon économique à exploiter j’imagine. Sans compter qu’il doit y avoir beaucoup d’importations ici : ne serait-ce que tous les produits alimentaires, sans compter la production de matériel de plage à coût très réduit.  Je passe une heure supplémentaire à analyser la plage, ensuite, je vais directement aller à la mairie de Costa del Sol pour consulter le registre des entreprises et commerces locaux. Pourquoi analyser boutique par boutique quand on peut consulter le registre de la côte ? Parfois les feignants ont réponse aux procédures longues, je ne suis pas feignante, mais pour le coup j’aurai été très déçue de faire magasin par magasin. Voilà comment on gagne du temps, prenez note.

Je m’aventure désormais loin de la plage, à travers les rues commerçantes. Costa del Sol est intéressant également pour son architecture, tout comme San Fransokyo d’où je reviens tout juste, ce monde a une certaine splendeur naturelle. Les rues sont pavées, les maisons et les bâtiments sont blancs, coiffés de toits orangés fait en tuiles. Beaucoup de plantes sauvages à travers la ville mais également des jardinières où les habitants placent quelques plantes pour agrémenter les fenêtres de leurs maisons de belles couleurs, même les volets des fenêtres sont peints en couleurs différentes pour créer une diversité architecturale unique en son genre. Quelques arbres offrent un répit ombragé à ceux qui comme moi n’apprécient pas les rayons écrasants du soleil, et l’on entend les oiseaux et les cigales chantés à travers les rues, agrémentant les conversations des passants et des commerçants. Le clou du spectacle des rues commerçantes est le vaste marché qui constitue son épicentre. Un marché traditionnel, comme il y en a en Chine, où les marchands apportent fruits, légumes, viandes, poissons, poterie, œufs, chacun haranguant la foule de touristes et d’habitants à venir acheter leurs produits. C’est dans ce marché que Francis avait foncé lors de ma dernière aventure ici. Je remarque immédiatement que ce marché est très beau et qu’il y a foule ici : beaucoup de gens viennent ici, touristes ou habitants, anciens comme jeunes. Notamment, il a une particularité : c’est un marché qui continue après la fermeture des autres boutiques, soit après vingt-et-une heures, ce qui signifie qu’il offre aux clients la possibilité d’une expérience nocturne particulière ici. Après tout, les marchés nocturnes ne sont pas foule dans les autres mondes à ma connaissance, si l’on met à part les marchés noirs illégaux bien sûr.

Je m’éloigne de cet épicentre, toujours traversant les rues de la Costa del Sol, je remarque un nouvel élément, que je n’avais pas nécessairement retenu lors de ma première mission ici : l’artisanat. Il y a des commerçants ici qui font de l’artisanat et qui le vendent à des prix relativement élevés. C’est un facteur intéressant. Un artisanat de qualité est un artisanat qui fait du profit. Qui dit profit, dit Président Rufus. En voyant les clients de ces boutiques, il n’est pas difficile de comprendre que nous ne sommes pas sur de la classe moyenne, on est sur des gens de la haute société avec des moyens financiers importants et qui souhaitent acheter des objets uniques qu’ils ne trouveront pas ailleurs. Je remarque plusieurs artisans faisant des planches à voile et des planches de surf. Les sports nautiques sont des sources de revenues également. Une idée me vient. Une compétition de sports nautiques tiens ! Un business qui peut être lucratif pour un Shin-Ra ! Je suis fière de moi sur ce coup-ci, il fallait avoir l’idée. Je viens de mettre au chômage au moins dix analystes du service économie de notre entreprise là ! Connaissant mon Président, j’imagine que cette idée lui plaira car pouvant être mise en place très rapidement.

Je continue mon chemin pour enfin arriver à l’hôtel de ville local. Un peu comme tout le monde ici, les employés de l’administration ont une tenue très… Informelle dirons-nous. Je vous garantie que si j’étais la responsable, je les aurai fait virer pour atteinte aux bonnes mœurs et à l’administration. Enfin bref, l’homme faisant la sieste sur un siège à l’accueil se réveille un peu en bégayant, surpris que quelqu’un vienne ici, j’imagine. Ou alors, il n’a jamais vu une femme aussi belle que moi, ce qui est fort possible aussi.

« Qu’est-ce que je peux faire pour vous, ma petite dame ?
- Bonjour. Je souhaiterai avoir accès au registre des entreprises de la Costa del Sol je vous prie.
- Certainement, veuillez me suivre. » dit-il, souriant.

Il se sort de sa chaise, avec une démarche un peu particulière je dois le dire : on dirait Francis après son cinquième litre de bière quotidien. Il passe sur le côté de l’accueil et me fait signe de le suivre : il ouvre une porte et m’invite à rentrer. Effectivement, ce n’est pas très loin. La salle est assez grande je dois le dire, les archives de la Costa del Sol sont assez fournies, bien que peu entretenues et détaillées j’imagine. Quand vous êtes originaire de ce monde, vous devez préférer la plage et le flirt plutôt que la paperasse de l’administration. Quelle belle bande de feignasses. Je vous mettrai ça aux rizières, ils rigoleraient moins. L’homme de l’accueil me sort quatre grands registres et me les désigne comme étant les archives administratives officielles économiques contenant le nom des entreprises, de leurs créateurs et de leurs gérants actuels ainsi que leur secteur d’activités. La dernière mise à jour datant d’il y a six mois. Cela aurait pu être pire. Je contemple ces quatre grands registres, je sens que je vais passer du temps dans cette salle d’archives.

« Merci. » dis-je dans un soupire.

Que le travail commence. Je sors des feuilles de papier, un crayon et je commence à prendre des notes sur ce que je peux lire. Je ferai le rapport complet et officiel à l’hôtel. Prenons donc quelques notes : beaucoup de boutiques indépendantes, beaucoup de marchands à leur compte, un certain nombre de pêcheurs, d’artisans. Quelques magasins de luxe sont également présents et beaucoup de restaurants avec prix et donc clientèles diverses. Je ne remarque rien d’anormal dans les registres : si ce n’est qu’il semble y avoir des individus possèdent plusieurs affaires, mais avec des gérants différents. Il y a donc quelques entrepreneurs, rentiers et riches familles ici. Intéressant. Je vois aussi que mon cher Chocolamancien fait parti de ceux-là. J’espère que je ne reverrai jamais cet individu fort antipathique. Enfin bref, revenons au travail. Je vois aussi que beaucoup d’entreprises sont spécialisées dans les biens et services en relation avec les plages de la Costa del Sol, ce qui semble logique vu le monde où je suis. La Shin-Ra semble dominer le marché de l’hôtellerie, notamment sur le segment du luxe. Cependant, il y a quelques établissements, de moindre taille qui survivent à cette concurrence, notamment en utilisant des prix plus abordables et pariant sur l’aspect traditionnel de l’architecture locale, là où la Shin-Ra fait des complexes de luxe ou de masse s’inspirant d’autres mondes. Je continue le travail pour plusieurs heures, relevant certains détails un peu étranges : certains noms reviennent souvent tout de même, je pense que certaines personnes d’Illusiopolis doivent utiliser Costa del Sol pour cacher certaines affaires.

Je dis cela car j’ai remarqué le nom de Nolan Gray, un lieutement d’un chef de mafia d’Illusiopolis : Dorian Howthorn. Je l’ai déjà croisé plusieurs fois, un homme fort antipathique qui se croit toujours au-dessus des autres. Au final, il règne sur un petit quartier sans importance et il est si minable qu’il ne glisse même pas un faux nom pour faire ses activités à la Costa del Sol. Si Dorian fait ça ici, d’autres plus malins doivent le faire aussi. Ce qui veut dire que ce « paradis » ensoleillé ne reçoit pas uniquement que des touristes en quête d’un cancer de la peau. C’est un élément intéressant que l’on pourrait creuser. Je relève l’adresse officielle de ce « commerce » au nom de Nolan Gray. Je vais aller voir s’il y a un minimum d’honnêteté ou pas.

Alors que le crépuscule s’annonce, l’homme de l’accueil m’invite à sortir et revenir demain si j’ai encore besoin de revoir les registres. Ce ne sera pas nécessaire je pense, j’ai vu la plupart des informations dont j’ai besoin pour faire un premier rapport au Président. J’espère qu’il appréciera mes propositions et mon analyse. Je quitte l’hôtel de ville et je traverse une nouvelle fois la ville. Certains plagistes reviennent des plages et retournent vers leur hôtel. Des enfants cramoisis s’extasient en mangeant des glaces. D’autres commencent déjà un apéritif, comme ils disent ici. Je n’ai jamais compris ce concept, m’enfin. Toujours armée de mes lunettes, je remarque quelques regards des passants et des passantes. Des regards lubriques des hommes, des regards de mort des femmes surprenant leurs maris ou observant la qualité de mon ensemble. Et oui, tout le monde n’est pas habillé par Legarfield en personne ! Prend ça la ménagère en vacances, y en a qui bosse ici.

Je décide d’aller voir l’entreprise de Nolan Gray avant de rédiger mon rapport à mon cher Président. Quitte à voir une imposture, autant le faire rapidement. Je reviens sur la longue promenade en bord de mer, je regarde du coin de l’œil le magnifique spectacle sur ma gauche. Je ne sais pas pourquoi, mais je m’assois sur un banc, contemplant la scène. Je ne sais pourquoi, mais elle fait remonter en moi des émotions fortes, des émotions pour mon mari. Je repense à une petite chanson, que je chantonne du bout des lèvres. Une chanson que j’ai chantée autrefois à mon mari. Il me manque. Une larme coule sur ma joue. Je vois qu’un petit garçon me regarde. Il a vu ma larme, ma faiblesse. Je ne suis pas faible. Je décide de m’adresser à lui :

« Qu’est-ce que tu regardes petit ?
- Tu pleures Madame. » me répond-il.

Au moins il est poli. Cela me change des agents de la Shin-Ra et des dragueurs habituels. Ce petit garçon a la peau blanche mais il a bronzé un peu. Il a une sucette dans la bouche. Il a de beaux yeux bleus et a les cheveux noirs. Ils sont aussi noirs que les plumes de Noah. Il doit avoir huit ans je pense, il n’a pas un corps très développé encore. Il s’approche et s’asseoit à côté de moi. Je n’aime pas les enfants. J’ai du mal à comprendre leur esprit et leur envie.

« Qu’est-ce que tu veux ?
- Tu t’appelles comment Madame ?
- Madame Song. Et toi, petit ? Elle est où ta mère ?
- Je m’appelle Alejandro. J’ai pas de maman Madame.
- Comment ça ?
- Je suis tout seul. »

Maintenant qu’il le dit, c’est vrai qu’il a l’air pauvrement habillé : il n’a qu’un pantalon et une vieille chemise à carreaux entourée autour de sa taille. Il a l’air sale et maintenant qu’il est proche de moi, je sens un peu mieux son odeur. Un gamin des rues ? Ainsi, même ici, la pauvreté frappe certains. Pauvre gosse. Je le plains quelque part. Cependant, je ne suis pas ici pour faire de l’humanitaire. Je me lève et je reprends mon rôle. Je ne dois pas être faible, j’essuie rapidement ma larme et revient dans la réalité.

« Cela te dirait de te faire un peu d’argent ?
- Oui ! Tu peux m’acheter du chocolat s’il te plaît ?
- D’accord, suis moi petit. »

On se lève du banc et nous dirigeons vers l’adresse de la société de Nolan Gray, si l’on peut appeler ça une société. Nous approchons d’une vieille chaumière qui a l’air déserte : même la boîte aux lettres, au nom de Nolan Gray déborde de papiers. Je me sers, je me permets de le faire car nous sommes près des quais, peu de personnes sont dans les parages à cette heure-ci. Je regarde rapidement l’objet des courriers : de petits impôts locaux, des publicités pour des festivités en ville datant de l’année dernière pour certaines. C’est donc bien désert. C’est là que le petit va rentrer en jeu.

« Ta sucette, tu l’as achetée petit ?
- Non pourquoi ?
- Pour rien. Dis-moi, tu fais comment pour vivre ici ?
- Je… Je fais des bêtises.
- Tiens donc. Tu n’as pas de père non plus pour te punir ?
- Si, mais il dort tout le temps et quand il est réveillé, il est bizarre ! Il boîte et me voit en trois fois dans la maison !
- Je vois. Quel genre de bêtises ?
- Je… Je vole des trucs.
- C’est pas bien ça, Alejandro.
- Je sais…
- Tu sais comment rentrer dans cette maison ?
- Oui… C’est une vieille cabane, je peux me faufiler par derrière je crois… Pourquoi ?
- Rentre là-dedans et rapporte moi quelque chose de valeur, d’accord ?
- Vous m’achetez du chocolat après ?
- Promis.
- Ok ! »

Le petit court sur le côté de la maison. Pourquoi je lui ai demandé d’y aller à ma place ? Déjà, je suis en talons donc ce n’est pas pratique. Ensuite, pour des raisons de sécurité : si la maison est piégée, au moins ce n’est pas moi qui prendrait le coup. Oui, je n’ai pas de scrupules. Chacun son rôle dans ce vaste univers. Je ne l’entends pas revenir, il réapparaît derrière moi avec rien du tout dans les mains. J’ai cru un instant qu’il était parti le petit voyou.

« Tu n’as rien trouvé ?
- La cabane est vide à l’intérieur, il n’y a rien du tout. Y a que de la poussière.
- D’accord. Tu n’as rien vu de curieux ?
- Non Madame Song, promis.
- Allez viens, je vais t’acheter du chocolat. »

Cela confirme ma théorie, il n'y a donc rien à cette adresse. Nous retournons vers les rues commerçantes où je trouve aisément un chocolatier ouvert pour récompenser mon jeune serviteur. Je lui donne son chocolat.

« Tu peux partir maintenant Alejandro.
- J’ai pas envie.
- Pourquoi ? Je t’ai donné ton chocolat non ?
- Oui mais vous êtes bizarre !
- Je dois prendre ça comme un compliment ?
- Vous venez d’où ? Vous avez des yeux bizarres !
- D’un autre monde, je viens de la Terre des Dragons. Et mes yeux… Je ne ferai pas de commentaire, petit malpoli.
- Dragons ? Il y a des dragons chez vous ?
- Oui en effet… Enfin, on en avait au moins trois. Mais de vilains messieurs ont voulu les tuer sous prétexte qu’ils étaient dangereux, enfin.
- Vous allez repartir chez vous ?
- Oui, bien sûr. »

Nous nous baladons encore un peu en ville. C’est drôle, je ne me suis jamais vue avec un enfant. La plupart du temps, les enfants sont de petits boulets que l’on supporte par manque d’opportunité pour s’en débarrasser, mais parfois ils peuvent être utiles. Je sens un potentiel pour Alejandro et d’autres. Je vais y réfléchir, j’ai peut-être quelque chose à faire. Après un long moment, je me rapproche de mon hôtel et je dis au revoir à Alejandro.

« Petit Alejandro, je vais rentrer chez moi demain.
- C’est dommage, je commençai à vous aimer Madame ! Même si vous êtes un peu bizarre !
- Merci… Petit.
- …
- Si un jour tu entends, tu vois ou tu ramasses, trouves quelque chose de bizarre comme moi… Contacte moi.
- Comment ça ?
- Va à l’astroport de la Shin-Ra et dit que tu as un message pour Madame Song. Je reviendrai te voir si tu trouves quelque chose de bizarre.
- D’accord ! »

Et il s’en va en courant au loin. Voilà comment se débarrasser d’un enfant. Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que ce n’est pas notre dernière rencontre. Je retourne vers mon hôtel et je rejoins ma chambre. Il fait nuit maintenant. Je n’ai pas dînée, mais je vais directement écrire mon rapport pendant la nuit. Je repartirai à l’aube, je n’ai pas de temps à perdre. J’écris le rapport en ces termes :

"
I) Situation économique globale


Grande diversité de l’économie locale. Un tissu économique très développé et une clientèle nombreuse et variée. J’ai classifiée les activités par « secteur » :

- Plages :

De nombreuses clientèles pour un même produit : la plage.
Il y a une clientèle de luxe cherchant des plages privées avec des services inclus en supplément comme des cocktails, des serviettes, des boissons classiques, du champagne, des parasols et la promesse d’un moment de détente sans une horde de Francis à proximité. Il y a potentiellement un marché ici pour une clientèle de luxe étrangère en provenance d’Illusiopolis par exemple.


- La pêche :

Il y a une certaine quantité de pêcheurs à la Costa del Sol : un business peu lucratif mais qui reste suffisamment important pour être reporté dans ce rapport.

- Les marchands du marché :

Un potentiel fort pour plusieurs raisons : ouvert de nuit comme de jour, il permet aux touristes d’avoir un contact avec la gastronomie et la culture locales. Une influence importante sur l’économie du centre-ville et des rues commerçantes pour la simple et bonne raison qu’il attire du monde. C’est une sorte de centre urbain pour tous, habitants comme touristes.

- Artisans et boutiquiers :

Beaucoup de petits artisans et commerçants : un bon dynamisme dans l’ensemble. Les produits sont diversifiés même si on sent un certain lien très fort avec la mer et les plages. Les artisans fabriquant des planches à voile ou des planches de surf sont assez nombreux et vendent leurs produits chères. Chez les boutiquiers, nous avons aussi les magasins de vêtements qui marchent plutôt bien : ils vendent les habits de plage et des choses que l’on peut porter en se promenant sous cette chaleur infernale. La boutique des produits de Legarfield marche très bien, je suis sûre que la petite campagne publicitaire avec la jeune demoiselle faisant des combats de robot à San Fransokyo a dû faireson petit effet auprès du public. On a également des boutiques d’artisans vendant chocolats, pâtisseries, pains et autre nourriture de la région.

- Les restaurants :

Là encore, beaucoup de restaurants avec la plupart un menu très dépendant de la mer et des produits frais qui en viennent. Grande dépendance de ces restaurants sur leur approvisionnement, ce qui permet aux quelques pêcheurs de survivre j’imagine. La gamme des restaurants sont larges : du petit café près des plages au grand restaurant de luxe.

- L’hôtellerie :

Grande concurrence. La Shin-Ra se spécialise dans un tourisme de masse et/ou de luxe avec ses grandes stations modernes. Cependant, ce n’est pas un grand problème pour les autres hôtels de la Costa del Sol qui ont choisi de miser sur des établissements plus petits mais offrant une expérience plus « authentique ». L’industrie hôtelier de la Shin-Ra n’a pas de soucis à se faire pour l’instant, la clientèle visée n’étant pas la même.

- Industrie nocturne :

Quelques boîtes de nuit ont ouvert récemment, accueillant une clientèle plutôt jeune en quête d’un divertissement auditif plus conséquent que la musique traditionnelle locale. Ils n’ont pas encore fermé, donc j’imagine qu’elles fonctionnent correctement.

En conclusion de cette première partie, je dirai que de nombreuses propositions peuvent être faites pour faire de ce monde un joyau touristique majeur de notre univers.


II) Le SWOT

Le SWOT ( Strengths, Weaknesses, Opportunities and Threats / Forces, Faiblesses, Opportunités et Menaces ) est une matrice permettant de révéler les points forts, les faiblesses, les opportunités potentielles et les menaces d’un produit, d’une entreprise, d’un pays ou d’un monde. Ici, je vais effectuer un SWOT sur la Costa del Sol en tirer des conclusions.

Strengths :

- Beaucoup de clients dû au nombre très conséquent de touristes qui viennent sur ce monde.
- Une fiscalité plutôt avantageuse.
- Un climat estival propice à une industrie touristique très forte.
- Un environnement urbain et naturel apprécié des touristes.
- Aucun sans-cœur n’est encore arrivé sur ce monde : les touristes ont confiance en ce monde où pour eux la menace est faible, voir inexistante.
- Une délinquance et une criminalité faible, surtout depuis que le Chocolamancien a été arrêté.
- Un tissu économique local hors tourisme très développé et dynamique.
- Aucune réelle concurrence face aux grands complexes hôteliers de la Shin-Ra.
- La Shin-Ra n’a pas mauvaise image sur ce monde, si ce n’est pour les quelques mécontents qui n’aiment pas les grands complexes hôteliers.


Weaknesses :

- La place sur la Costa del Sol n’est pas infinie. Par conséquent il faut gérer l’urbanisme intelligemment pour éviter de se retrouver coincer par manque de terrains à bâtir.
- On ne peut pas tellement bâtir sur des bâtiments déjà existants sur la Costa del Sol pour la simple et bonne raison qu’ils participent à cet environnement dont les touristes raffolent.
- Peu de perspectives économiques en dehors du secteur touristique à première vue.
- Un secteur de la pêche en vie mais relativement dérisoire en terme de chiffres d’affaires par rapport aux autres industries locales.
- Dépendance aux importations, notamment pour certaines nourritures étrangères ou certains produits qui coûtent moins chères ailleurs. Exemple : les vêtements Legarfield.
- Un monde trop spécialisé : les hôtels sont la base de l’économie. Il faut diversifier.
- Encore peu de propositions pour les clientèles aisées des autres mondes.
- Un gouvernement local peu concerné par son monde.
- Manque de leadership.


Opportunities :

- Diversification radicale des activités touristiques.
- Prise de contrôle du gouvernement local pour favoriser notre implantation.
- Se saisir sur le segment de la clientèle de luxe en offrant une expérience exceptionnelle.
- Miser sur le charme du vieux Costa del Sol pour attirer les touristes vers ce monde.
- Transformer Costa del Sol en banque pour les plus riches des autres mondes. Aider à échapper à l’impôt et aux taxes.
- Ré-organisation du secteur maritime pour proposer des expériences touristiques nouvelles.
- Faire de Costa del Sol la destination de relaxation de prédilection pour tous les mondes.


Threats :

- Une arrivée des sans-cœurs sur ce monde ruinerait son potentiel d’havre de paix interstellaire.
- L’entrée d’un concurrent majeur sur le marché de l’hôtellerie.
- Des catastrophes naturelles.
- Un changement dans le climat.
- Une augmentation de la délinquance et/ou de la criminalité.



Conclusion du SWOT :

La Costa del Sol est un monde où l’économie est stable. De plus, l’absence de réelle menace est un facteur plus que positif pour ce monde. L’industrie touristique est pleine de potentielles et la Shin-Ra pourrait utiliser ses larges fonds pour pouvoir réellement s’implanter durablement dans le paysage local sans rencontrer une réelle résistance sous quelque forme que ce soit.


III) Mes recommandations personnelles.


Projets à court-terme : Faciles à mettre en place.

- Compétition de sports nautiques. Il y a beaucoup de touristes et d’habitants faisant de la planche à voile, du surf, du jet-ski, du kayak de mer, comme ils disent. La Shin-Ra pourrait organiser une compétition pour chacune de ces activités et ainsi amener un nouveau segment touristique majeur : les sportifs et amoureux de la nature.

- Campagne publicitaire. La Costa del Sol a un fort potentiel touristique. La Shin-Ra pourrait organiser une campagne publicitaire via l’Eclaireur et d’autres médias pour montrer la beauté de ce monde tout en vantant les complexes hôteliers de l’entreprise.

- Ouverture de nouvelles plages privées avec services inclus pour attirer la clientèle de luxe et aisée.

- Un festival de musique sur les plages. C’est facile, c’est efficace et ça plaira aux jeunes touristes.




Projets à moyen-terme : Le début d’un fer de lance.

- Ouverture d’une boîte de nuit près des plages. Beaucoup de jeunes touristes aimeraient pouvoir être sur la plage tout en gigotant dans tous les sens sous les sons infernaux de DJ ZBREH.

- Le démon du jeu. Il manque une chose à la Costa del Sol pour beaucoup de touristes : un casino. J’ai pu voir que certains touristes ont du mal à dépenser tout leur argent, il faut les aider à pouvoir s’en débarrasser dans un grand casino qui pourrait trouver sa place près du littoral. Nous pourrions même combiner le casino et la boîte de nuit en bord de plage pour économiser les coûts.

-  Convertir les pêcheurs au chômage en hommes d’animation. La Shin-Ra pourrait reconvertir les anciens bateaux de pêche peu productifs et rentables en navires de plongée sous marine. Ces anciens marins emmèneraient leurs clients au large pour qu’ils puissent ensuite plonger et découvrir les merveilles sous-marines de la Costa del Sol.



Projets à long-terme : Ce qui sera le plus long à mettre en place, mais qui sera profitable malgré tout.

- Le paradis fiscal. L’havre de paix touristique pourrait être aussi un havre de paix pour l’argent interstellaire. Beaucoup de personnes à Illusiopolis ou sur d’autres mondes vivent dans la crainte que leur patrimoine financier soit volé. Offrons donc à ces pauvres personnes un endroit sûr pour leur argent… Le tout contrôlé par la Shin-Ra bien sûr.

- Contrôler le gouvernement. La Costa del Sol n’est pas connue pour son gouvernement mais pour ses plages. Peut-être pourrions-nous tirer profit en mettant ce gouvernement sous notre tutelle éthique et responsable ? Les avantages seraient nombreux : moins de taxes, moins de problèmes pour l’urbanisme, moins d’obstacles et pas de nationalisations possibles.



Conclusion globale du rapport :

La Costa del Sol est une destination de choix pour notre compagnie de part le manque de concurrence, l’absence apparente des autres factions interstellaires et le potentiel économique majeur notamment au niveau du tourisme ainsi que des activités qui y sont liées intrinsèquement. Je résumerai l’ensemble de mes analyses par ces termes : la Costa del Sol est une jeune plante sous le soleil. Elle vit bien par ses propres moyens. La Shin-Ra est l’engrais qui lui permettra de pousser et ainsi d’éblouir l’espace interstellaire de sa magnificence commerciale et naturelle. Un investissement modéré pour les propositions de court-terme pourrait d’ores et déjà nous offrir une belle perspective d’avenir dans ce monde."

Je finis d’écrire ce rapport et je le range dans un petit dossier que je remettrai à cette chère secrétaire du Président Rufus. Je vais me coucher au milieu de la nuit, quelque peu épuisée. Je dors paisiblement. Je n’ai pas tellement d’ennemis ici, peut-être que cela aide pour le sommeil. Le fait de se dire que personne ne vient pour vous égorger dans votre sommeil est quelque part rassurant pour mon esprit. A l’aube je suis réveillée par les rayons du soleil qui traversent ma fenêtre. Je n’avais pas tiré les rideaux en allant me coucher. Au moins, je ne serai pas en retard à l’astroport. Je me lève et je prends un long bain. Une fois cette bonne chose de faite, je m’habille et je prépare mes affaires. Je range bien tout dans mon sac et je quitte la chambre sans rien laisser derrière moi. Toujours armée de mes lunettes, je sors un éventail pour m’éventer un peu. Quelle chaleur sur ce monde. Je rejoins l’astroport sans problème majeur, en voiturette conduite par un employé de la Shin-Ra. On m’indique le transport que je dois prendre. Je m’avance, je reconnais la vieille carlingue du vaisseau de Francis. Il va me faire des remarques, je le sens. Je m’approche du vaisseau.


Je vois que l’accès s’ouvre pour me laisser monter. Une odeur de bière ressort du vaisseau… Francis a encore joué à l’ivrogne en m’attendant. Je monte en enelvant mes lunettes et utilisant mon éventail pour tenter d’éloigner cette odeur infâme.

« Francis ! Vous avez encore bu ! Cette odeur est abominable !
- J’ai bu qu’une canette ou deux, c’est pas la mort Madame Song !
- Il est SIX HEURES DU MATIN ! » dis-je, agacée.

Il se tait quelques instants, il doit chercher une excuse supplémentaire à me sortir.

« Bon, on décolle ? C’est pas que j’aime pas Costa del Sol mais j’ai plus de bières en réserve.
- Oui, j’imagine que c’est une urgence vitale. Démarrez au plus vite ! »

L’accès se ferme et nous décollons en direction du Vaisseau-Mère. Pendant le trajet, peu après le décollage, Francis allume encore une fois sa foutue musique.

« Starships were meant to flyyyyyyyy ! Hands up and touch the skyyyyyyy ! Let’s do this one more tiiiiiime ! »

« Non. » dis-je sèchement tout en éteignant le terrible son.

« Votre mission s’est bien passée Madame Song ? Vous aviez un jour de repos avec une mission c’est ça ?
- En effet. Tout s’est bien passé je dirai, j’ai même rencontrée un jeune garçon des rues, il s’appelle Alejandro.
- Vous l’avez pas récupéré comme Noah celui-là ?
- Je ne suis pas une œuvre de charité Francis, ma générosité n’est pas infinie.
- J’avais remarqué !
- Francis, je regrette que je n’ai pas le droit de vous faire fouetter.
- Et moi dont.
- Ne soyez pas arrogant. L’orgueil n’est pas un allié de l’homme.
- Pas faux. Vous avez profité des plages un peu ?
- Rapidement, j’ai fait une petite sieste sous un parasol. J’ai été réveillée par une musique étrange, un peu du même genre que la vôtre.
- J’espère que vous lui avez mis une bonne branlée à la personne qui vous a perduré !
- Je lui ai dit de partir en effet. »

Nous marquons un long silence, ponctué par les bruits étranges des routes interstellaires.

« Les routes interstellaires sont dangereuses Francis ces temps-ci ?
- Pas plus que la normale. Il y a toujours une part de risques, ne serait-ce qu’avec les quelques vaisseaux sans-cœurs. Pourquoi ?
- Oh pour rien, je crains toujours de finir comme la dernière fois où nous nous sommes écrasés à l’astroport de la Costa del Sol.
- Tant que je suis votre pilote, vous survivrez vous en faîtes pas Madame Song.
- Au fait je voulais vous demander Francis : pourquoi un ancien SOLDAT comme vous êtes devenu un simple pilote pour des missions d’agents de la Shin-Ra ?
- Ces enfoirés de l’administration ont dit que j’étais trop vieux. J’ai passé un peu plus de la moitié de ma vie à bosser pour eux et ils m’ont remercié comme une vieille chaussette.
- Et pourtant ils vous ont gardé comme pilote ?
- Ouais, mais j’ai insisté pendant plusieurs mois. Je revois encore cette conn**** de secrétaire du président m’inviter à aller prendre ma retraite au soleil à la Costa del Sol au lieu de continuer à travailler ! AH ! La bonne blague !
- Et pourquoi pas après tout ?
- Je suis un homme d’action Madame Song, si je ne fais rien, je m’ennuie. J’ai pas envie de mourir de vieillesse dans un vieux lit entrain de baigner dans ma propre pisse.
- Quelle est la vraie raison Francis ?
- Bon… Y a aussi que ça voudrait dire que je serai 24H/24 avec ma femme. Et ÇA c’est horrible.
- Madame Francis a de la chance d’avoir un mari aimant.
- Ma femme s’intéresse qu’à l’argent, et elle me trompe en plus ! En même temps je suis tout le temps sur le terrain, je peux pas lui en vouloir.
- Vous lui enverrez mes sincères salutations.
- Boarf, si ça peut vous faire plaisir. »

Sur ces bons mots, nous continuons notre voyage, avant d’arriver au Vaisseau-Mère où je m’en vais remettre mon rapport.

Espérons que le Président apprécie mon analyse…  On parle souvent des promotions des SOLDATs, mais il n’y a pas qu’eux dans la Shin-Ra. Ce ne sont que des agents à tuer, moi je fais partie de ceux qui font tourner la machine et qui savent comment réellement diriger nos employés. Je trouve qu’on entend un peu trop parler d’eux. Je vais donc tenter de relever un peu l’honneur des autres employés, huhu.
Playboy Milliardaire

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
286/650  (286/650)

XP :

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le Dim 22 Oct 2017 - 14:53
Une mission somme toute assez sympa... et complète !

Deux missions de suite où j'suis agréablement surpris. J'ai jamais vu ton personnage comme un combattant, mais plus dans ce style là. A raison ou a tort, j'sais pas. Il me semble que t'es jamais venu me voir pour me dire « Cette mission pue du zgeg, j'peux en avoir une autre ? ». Ça aurait été ton droit. Du coup, j'me demande si le genre de missions que je te donne te plaît.

J'serais tout de même tenté de dire que oui, vu le degré de travail dans tes textes. J'aime bien, c'est détaillé. Faut juste penser à ne pas regarder la longueur avant de s'y plonger Very Happy mais ouais, c'est cool !

Pourquoi je dis que cette mission est complète ? Parce qu'on a de tout. Tout ce que j'aime voir, en tout cas. Tu développes le monde dans lequel tu te trouve, tu développe ton personnage par-ci par-là, on en apprend plus et sur ton monde natal, et sur ton personnage. Tu créés de nouveaux PNJ, et j'suis sûr qu'on les reverra, tu développes encore un peu plus Françis, tu fais des références aux précédents RP de la Shinra. Pas uniquement les tiens avec le Chocolamancien, mais aussi celui de D.Va. C'est cool, ça montre que tu t'impliques et ça... j'achète !

Rentrons un peu plus dans le détail. Et par détail, je vais parler de ton rapport de mission. Il est extrêmement détaillé, c'est limite un vrai rapport on ne peut plus officiel et c'est génial. Ça me donne un max d'idées pour la suite, j'suis plutôt content. Tu nous parles d'économie, de population, d'interactions entre les différentes catégories, c'est vraiment pas mal. T'as du te creuser la tête pour cette mission. C'est pas nécessaire pour toutes, mais ici on sent vraiment la volonté de bien faire !

Le gamin des rues était cool aussi. Peut-être que les interactions étaient un peu trop simples, mais le gamin était méga jeune donc je ne saurai pas vraiment dire. En tout cas, il est cool ! Ce que tu en as fait est bien, par moments même on se surprend à être pris d'empathie pour lui. Il est dans la merde, et ça fait un peu chier. Et pourtant, on le connaît pas tant que ça. Par de-là les mondes, y'en a 50 millions des comme lui, mais on ça on l'oublie.

Limite, ça commence à me faire chier de pas faire de gros gros commentaires pour tes missions. J'aimerais pouvoir en dire plus tant elle m'a plu, malheureusement... C'est toujours plus simple de faire des critiques négatives que positives. Pour cette mission, je ne trouve vraiment rien à redire, si ce n'est quelques broutilles qui tendent plus vers l'inattention, le feu de l'action. Nan. C'est vraiment une excellente mission ! Very Happy

J'suis un fou, j'te mets full bonus parce que tu le mérite bien.

Normal, 26 xp, 260 munnies, 3 PS + 1. 1 en défense, 2 en psychisme, 1 en magie.
Tu obtiens aussi un rapport que tu devras demander à Primus en lui envoyant un MP comportant le lien de ce RP. Je sais plus si je t'en ai déjà donné un, en tout cas, sache que son contenu est confidentiel et qu'il ne regarde que toi. Libre à toi de t'en servir ou de le mentionner par la suite dans un de tes futurs RP. Par ailleurs, n'aie pas peur si tu ne le reçois pas dans l'immédiat, ça... peut prendre un peu de temps ^^


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