Le Maître des Potions

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le Ven 20 Oct 2017 - 18:19
Voilà, j’y suis. Une nouvelle vie s’offre à moi. Une vie pleine de breuvages glorieux et de potions mirifiques. Un nouveau départ, dans un nouveau monde. Personne ne viendra se mettre en travers de ma route. Ils reconnaitront tous mon talent…s’ils en doutent.

Je m’avance vers la bâtisse, valise en main, passant les portes sans un regard pour les gardes en faction ici. Ils ne bougent pas. Je sens leurs yeux me suivre mais cela ne va pas plus loin. Ils savent forcément que je dois arriver.

Je rentre dans la bâtisse, allant directement vers le sous sol. C’est toujours là que sont les laboratoires. L’air pur et la lumière du soleil ? Aucun intérêt. Je trouve l’endroit sans trop de difficultés. Il est dans un état…lamentable. Et c’est peu dire.

Des fioles partout, pleines, vides, dont le contenu s’est répandu sur les paillasses. De la poussière en grandes quantités. Des toiles d’araignées, des bidons au sol, au milieu du chemin et des ustensiles qui mériteraient d’avoir un petit passage par la poubelle. Je pose ma valise à l’entrée du lieu et déambule parmi le fatras ambiant.

L’homme qui gérait cet endroit doit être mort en enterré, personne n’ayant jugé bon de venir…entretenir les lieux. Très bien. Autant qu’un nouveau départ se fasse en reprenant tout à zéro. Cela ne fera pas de mal à ce laboratoire.

Je retrousse mes manches et commence à jeter les fioles, vider les produits après les avoir testé, hors de questions qu’un mélange hasardeux ne m’explose en plein visage. Certaines solutions semblent intéressantes mais sans aucunes informations si ce n’est trois feuilles volantes qui se baladent librement au rythme de mes mouvements…

Rapidement, la place s’éclaircie. Enfin, rapidement…c’est une question de point de vue. J’y passe le temps qu’il faut sans compter les heures qui s’égrènent. Les paillasses reprennent un semblant de propreté, la plupart de la verrerie est à changer et les produits…sont tous plus ou moins dépassés ou mal étiquetés. Comment diable quelqu’un a pu travailler ici ?

J’ose espérer qu’ils se rendent compte de la chance qu’ils ont de me voir débarquer ici. J’aurais attendu d’eux un peu plus d’ordre mais pour une organisation prônant le chaos ça n’était pas vraiment la meilleure idée que j’ai pu avoir.

Je termine mon œuvre par un lavage de main et admire le travail. Ca brille, les traces ont disparu et l’ordre est venu à bout de tout ce chaos. Il est nécessaire que certaines choses le soient pour inspirer et créer le plus grand mal.

Je pensais presque trouver le cadavre de mon prédécesseur mais finalement non. J’aurais du devoir faire ma première dissolution importante à peine arriver, cela n’est pas plus mal. Maintenant, une grande tâche m’attend. Plus importante que remettre de l’ordre dans tout ce bordel. Commander tous mes nouveaux jouets et accessoires.

Je remplis quelques parchemins d’une plume agile et gracieuse, attendant quelques instants que l’encre sèche avant de les rouler et partir en quête de la personne qui pourra s’occuper de tout cela. Je ne marche pas longtemps avant de trouver un soldat et me place devant lui. Il me regarde comme si je venais de débarquer. Je lui jette un regard hautain, arquant un sourcil et croisant les bras sur ma poitrine. S’il pense que je vais parler le premier, il ne connait pas la personne qu’il a en face de lui !
Ma posture fait son petit effet et je le vois se redresser, serrer ses jambes l’une contre l’autre. C’est un bon petit soldat.

« Monsieur ? »
« Présentez vous. »
« Caporal Three. »
« Très bien… Caporal…Three. J’ai une liste de requête à soumettre à qui de droit. Vous avez laisser vos installations dans un état plus que…déplorable. Veuillez m’indiquer la personne la plus à même de considérer mes demandes. »
« Euh…Le…Boss…D…Death. »

Je le regarde avec insistance jusqu’à obtenir la localisation de son bureau. Ils n’ont pas l’air tout très finaud par ici. Enfin, j’ai toujours eu cet effet impressionnant sur les gens. C’est inné.
Je prends une profonde inspiration et suis le chemin indiqué par ce caporal. Death… C’est vraiment un nom ridicule. Mais je suppose que le lui faire remarquer ne fera que devenir mon nouvel état. Un état qui ne me convient guère, j’ai de grands projets.

Je serre mon parchemin et entre dans son bureau. Sans frapper. Tant pis s’il avait d’autres choses à faire, mon laboratoire est primordial. S’il ne peut voir son importance alors autant que je le sache tout de suite et prenne les mesures nécessaires.

« J’ai besoin de matériel pour travailler….correctement. Votre laboratoire était dans un état pitoyable. A croire que l’ancien propriétaire est mort de sa négligence. Ce problème est maintenant résolu mais il reste celui des fournitures. »


Je lui dépose les parchemins sur son bureau et le regarde droit dans les yeux, croisant les bras, attendant une validation immédiate de mes besoins. Je n’ai cure de son aspect effrayant ou de sa main mise sur ce groupe. Je veux mon matériel et je l’aurais.


Dernière édition par Salazar Regale le Sam 21 Oct 2017 - 14:19, édité 1 fois
Le Boucher de Grimm

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le Sam 21 Oct 2017 - 13:07

Le démon, assit sur sa chaise, observait tout en arquant un sourcil l’inconnu qui venait de faire irruption dans son bureau. Cheveux gras, un nez pointu, un regard de défi. Namatar ne pouvait se résoudre à garder son sérieux devant cette situation.

Pas qu’il se sentait offensé, loin de là. C’était bien la première fois qu’il remarquait un tel comportement à son encontre. Ça en devenait presque lassant de voir autant de courbette.

Ce n’est pas la négligence qui a tué l’ancien propriétaire de mon laboratoire, c’est moi.
Détournant son regard, le dirigeant de la Coalition Noire déposait le dossier qu’il tenait en main sur son bureau et il refermait ensuite le capuchon de son stylo avant de s’avancer sur sa chaise, posant ses coudes sur le meuble massif en chêne.

Rassemblant ses idées, le démon cherchait le nom que pouvait bien porter cet énergumène. Il parlait du laboratoire et de son manque d’entretien, il devait probablement s’agir du chimiste ayant eu la brillante idée de se joindre à la Coalition Noire. S’il s’agissait bien de lui, il n’avait de plus grand plaisir que celui de le voir. Un nouveau pion sur l’échiquier, à mille lieues de la bande de bêtes assoiffées de sang qu’il avait sous ses ordres. Peut-être était-il capable de faire preuve d’autre chose que d’insolence comme il venait de le prouver à l’instant.

Ainsi, vous pensez qu’il suffit de venir dans mon bureau, d’exhiber un parchemin à ma vue et demander. Non. D’exiger quelconques « instruments » pour les avoir ? Pardon de briser vos rêves, vous n’êtes pas au Consulat et vos recommandations ne vous offrent aucun privilège au sein de mon laboratoire. Encore moins dans mon bureau.
Il étirait un sourire sur son visage, par simple provocation. Qu’il ne se fasse pas de fausse idée, comme s’il était à la maison avec papa et maman, héritant de tout comme s’il avait une quelconque légitimité au sein de mon groupe.

Voilà ce que le démon pouvait avoir en horreur, et cela, il l’avait prouvé maintes et maintes fois. Il droit du sang le répugnait, cette fausse idée comme quoi les humains ne naissaient pas égaux. Pure foutaise. Personne n’est unique, personne n’est un magnifique flocon de neige dérivant dans les cieux jusqu’à se poser sur le sol. La vérité est bien plus simple, ils sont tous semblable, de la chair et des os n’ayant d’autre objectif que de grandir. Et telle était la différence qui séparait les hommes.

Il y a ceux qui sont trop faibles pour prospérer, pour gouverner, pour grandir. Ensuite ? Il y a les autres, ceux doués de réflexion et d’énergie pour franchir le simple statut « d’être » au sein même de notre univers. S’il était plus que cela, il gonflerait le torse plutôt qu’à s’écraser. Namtar ne demandait rien d’autre que cela, et cet homme, il allait devoir le prouver.

Ici, il faut me prouver que vous êtes capable de me servir, d’être utile… Monsieur…?
Par pitié, qu’il ne soit pas ce genre de personne pensant pouvoir berner le démon pour pouvoir prendre sa place. Il m’a fallu de longues années pour qu’il atteigne son but, ce n’était pas aujourd’hui qu’il abandonnerait sa place sur le trône.



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le Sam 21 Oct 2017 - 19:55
Que cela soit sa négligence ou le patron qui avait décidé de mettre fin à sa vie, cela revenait exactement au même. Il n’avait pas su se rendre indispensable et en avait payé le prix. Jamais je ne ferais cette erreur. Je serais le seul et l’unique. Celui dont on ne peut se passer. Et dont on n’oublie pas le nom. Ce qui n’était pas encore le cas maintenant. Mais il venait seulement d’arriver, il lui fallait être un peu patient.

Mais pas trop, ça n’était pas son fort hors de son laboratoire. Je ne peux m’empêcher de me redresser en sentant toute la pression se déverser sur moi. Je ne retiens pas non plus un petit sourire en coin. Voilà qui me change de mes anciens commanditaires. Ils s’exécutaient aussitôt mes demandes faites, dans la limite de leurs petits moyens. Visiblement, ici, cela sera différent. Très bien. Qu’il en soit ainsi.

« Si je ne viens pas réclamer ce dont j’ai besoin pour remplir correctement mon office et servir vos desseins, comment pensez vous que je puisse vous assister ? Il faut que je rackette les villages avoisinants ? Que j’attende que vos hommes aux petites manières daignes m ramener un peu de poudre par ci, un peu de liquide par là ? »

Je m’avance d’un pas, me penchant, venant presque me coller contre le bureau et fixe mon regard dans le sien, sans ciller. Je n’aime pas détourner le regard. Je veux de la franchise. Les faux semblants et les petites manières ne m’intéressent en rien.

« Si je suis ici, c’est aussi parce que vous avez besoin de moi. Je suis venu répondre à votre besoin d’avoir une personne compétente dans vos rangs, dans votre laboratoire. J’ai rempli votre…dossier, je ne me suis soumis à votre jugement et vous avez accepté que je sois ici, là et maintenant. En face de vous, à vous demander ce matériel. Vous voulez que je fasse mes preuves ? Pas de problème, je les ferais et vous n’oublierez pas mon nom. Je ne lècherais pas vos bottes, je ne cirerais pas le parquet sur lequel vous marchez et je ne vous tendrais pas votre papier toilette comme tout bon serviteur pourrait le faire. En revanche, je ferais briller votre nom, résonner votre règne dans les mondes et vos ennemis se souviendront le temps d’un dernier soupir qu’il ne fallait pas se mettre en travers de votre route.»


Je désigne les parchemins d’un doigt et d’un regard appuyé avant de reprendre ma pose, bras croisés.

« A vous de choisir. Médiocrité ou grandeur. »


Je tourne les talons et pars du bureau en claquant la porte, retournant dans le laboratoire prendre ma valise et essayer de trouver quelqu’un pour m’indiquer mes nouveaux quartiers.
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le Sam 21 Oct 2017 - 22:45

Namtar observait la porte un court moment avant de laisser un rire rompre le silence de sa pièce.

S’il devait donner un objectif pour définir cet homme, ce serait l’arrogance, il aimait beaucoup voir cela. Il semblait totalement désinhibé à l’image que tout le monde se faisait de lui. Même s’il n’avait pas usurpé sa réputation, cela agissait tel un coup de fouet, un renouveau dans l’enceinte du manoir.

Du moins, s’il parvenait à rester plus d’une semaine dans le bâtiment.

Bien. Il aimait les longs et beaux discours ? Valorisant ses compétences, persuadé d’être indispensable à toute l’entreprise qu’était la Coalition Noire. Une seule chose lui permettrait de vérifier cela, les actes. S’il disait vrai, qu’il était aussi compétent et intéressant, il ne prouverait bien assez vite. Tendant le bras, le démon attrapait le rouleau et il le déroulait devant lui, prenant connaissance des instruments demandés.

Il fallait lui reconnaître une certaine agilité pour la calligraphie, s’il écrivait et parlait aussi bien qu’il ne travaillait, ce serait un bon début.

Laissant le parchemin s’enrouler sur lui-même, le démon se relevait et contournant son bureau en tenant la liste en main. Il n’avait aucune raison à empêcher cet artiste à travailler, néanmoins, il n’allait pas le laisser s’en tirer comme ça. Une épreuve, voilà ce qui l’attendait pour son futur au sein de ma Coalition Noire. Sortant de son bureau et se dirigeant devant le bureau de la secrétaire, le dirigeant du groupuscule disposait le document devant la vieille dame et prenait la parole.

L’homme, avec les cheveux gras. Son nom ?
Salazar Regale, monsieur.
Prenez ça, acheté tout ce qui figure sur ce parchemin et faite lui livré à son laboratoire.

Elle hochait la tête, attrapant le papier et le regardant un instant.

Amenez-lui aussi les notes de son prédécesseur, et plus particulièrement celle sur le sérum de la résistance.
Bien monsieur.
Dites-lui bien que, s’il veux rester chez nous, qu’il parvienne à le recréer. Et qu’il ne s’inquiète pas pour ses sujets d’expérience, il y en a plein dans nos prisons.

La secrétaire acquittait une fois de plus avant de se lever et quitter l’endroit. Bien, s’il parvenait déjà à faire cela, il serait d’un grand secours pour l’organisation. Dans le cas contraire ? L’intendante allait avoir des heures supplémentaires. Espérons simplement que ce ne soit pas le cas.



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