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le Mar 17 Oct 2017 - 14:01
Les mains dans les poches de son pantalon, jouant avec les clés de son vaisseau, Cypher observait d’un regard distrait la cérémonie ayant lieu dans le temple devant lequel il se trouvait. Après tout, il n’avait pas à se justifier. Il y avait tellement de brebis là-dedans qu’il ne trouverait pas un endroit pour s’installer. Bien, au moins, il n’aurait pas à écouter ce ramassis de conneries à l’intention d’une entité probablement inexistante. Il y avait un véritable retard dans certain monde, celui-ci en étant la preuve flagrante.

Tout ce délire de croyance, de divinité dictant un chemin à suivre et cherchant à inculquer ses valeurs, c’était de la fantaisie à l’état brute. Un moyen de tenir en laisse les loups vivants ici-même.

Soupirant, il amenait sa cigarette à la bouche et aspirait longuement la fumée avant de jeter le mégot au sol et l’écraser de ses chaussures. Au moins, il pouvait jouir de compagnie sur le parvis de cette église. D’autres croyants joignant les mains et cherchant à voir leur guide divin. Soufflant la fumée par le nez, il reculait d’un pas alors que le mouvement de foule de la sortie se faisait de plus en plus oppressant. Il y allait donc y avoir une fête, un banquet. Il allait pouvoir commencer son job.

- Vous l’avez entendue ? Disait une bonne femme passant à côté du Turk, discutant avec un homme qu’elle tenait par le bras. Il est là pour nous, pour nous aider dans les temps troubles que nous traversons ! Etro ne nous a pas abandonnées.
- S’il vous plaît, chérie. Reprenait son mari, se dirigeant vers les longues tables dressées dans les jardins du temple. Etro ne nous abandonnera jamais, nous sommes ses fidèles et elle nous a gratifié du plus beau des présents, craigniez-vous cela ?

Cypher levait les yeux au ciel en entendant cela, il était presque prêt à lâcher une galette à ses pieds. Contournant le couple revenant une tenue plutôt, singulière, l’homme de la Shin’ra continuait sa marche et allait s’accouder à une sorte de bar ambulant. Sur celui-ci se trouvaient des dizaines de verres ainsi que plusieurs tonneaux de bois percés, et d’autres bouteilles ou consommations.

Bien, il y avait aussi de nombreux gardes en armure trainant un peu partout dans la réception. Comme s’ils étaient sur le qui-vive.

Tournant la tête, Cypher appelait l’un des serveurs pour un verre de vin, apparemment, c’était gratuit. Le patron n’allait pas lui en vouloir de profiter des opportunités de ses missions. Et après une heure de balade dans les rues de la ville et d’une cérémonie interminable, ce n’était pas du luxe pour un tel service rendu.

- Tu ignores pour port-royal ? Un homme à ses côtés, demandant lui aussi un verre venait de parler à voix-haute, attirant l’attention d’une autre personne. Ouep, un gars a proposé aux habitants de venir ici, chez nous. Il paraît même que les premiers sont arrivés ce matin, ils ne sont pas vite gênés.
- J’te fais pas dire. Surenchérissait son acolyte. Ils ont dû entendre parler d’la cérémonie, histoire de s’pointer pour profiter de notre fête et piller nos r’ssources, ils ne sont pas mercenaires pour rien.
- Des mercenaires ? Ici ? S’excitait un gars, déjà éméchée. Pas d’ça chez moi, j’vous l’dis…

Attrapant son verre, tournant sur lui-même, le Turk s’écartait lentement de cette discussion et s’avançait entre les personnes présentes. Il risquait d’avoir un bon échantillon en venant ici. Avançant vers l’une des tables, derrière lesquelles plusieurs femmes habillées simplement s’activaient, il tendait un bras pour attraper un sandwich au jambon et l’amener tout contre lui.

Il n’y avait personne pour l’empêcher de se servir, il n’allait pas s’en priver. Aussi, ça changeait d’avoir du vrai pain d’artisan à se mettre dans la bouche, pas un truc fait sur le vaisseau-mère.

Quittant le buffet, gobant un gros morceau de pain, le Turk s’avançait au milieu des convives, à la recherche de la moindre information à se mettre sous la dent. Des discussions banales, certaines vénérant leur Dieu pour le remercier de la venue du dénommé Matthew March et d’autres parlant des évènements ayant secoué la ville il y a peu de temps. Par ailleurs, Cypher se rendait doucement compte qu’il faisait peut-être tâche avec son costard noir. Il y avait bien des gars venant d’autres monde, sauf qu’ils n’étaient pas nombreux à être habillé aussi solennellement. Il ne restait plus qu’à espérer que ça ne lui porte pas préjudice, et qu’il ne fasse pas une tache de rouge sur sa chemise avant la fin de la journée.

Continuant de déambuler, le Turk finissait par remarquer quelqu’un d’aussi seul que lui a cette cérémonie. Il ne semblait parler à personne et n’attendre personne. Grand, musclé et arborant une tignasse virant entre le roux et le brun. Un visage buriné par les années, plus par l’expérience que par l’âge.

Haussant les épaules, Cypher terminait d’avaler son sandwich et passait le plat de sa main sur sa veste pour dégager les miettes de pain avant de s’avancer vers lui d’un pas lent. Arrivé à portée de voix, il le saluait d’un sourire et il allait s’appuyait contre le mur du temple, à côté de lui avant de porter son verre à la bouche. Ce n’était pas la méthode d’approche la plus subtile de l’univers, au moins, il pouvait-être claire sur ses intentions. Ce qui se résumait à avoir une discussion sans but.

- Qui aurait cru que cela arriverait un jour ? Disait-il, le ton enjoué, mimant un brin l’ivresse. Après autant d’années, Etro nous annonce son élu et il se présente devant nous ! Moi, j’dis, c’est une joie d’avoir pu participer à cette journée.

Peut-être un peu plus lèche-cul pour le prochain, histoire de bien faire comprendre que le Turk est un croyant venu assisté à la cérémonie de son guide spirituel.

- Kurt Brown. Continuait-il, tendant sa main. Originaire du jardin radieux, venu malgré la déclaration de guerre pour assisté à ce jour. Cypher continuait de sourire, riant intérieurement à utiliser son vrai nom comme couverture. Et vous, un nom à me donner ?


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le Jeu 19 Oct 2017 - 21:06
Fabrizio se surprenait à observer certaines personnes, comme si elles préparaient quelque chose. Pure déformation professionnelle, pouvait-il se dire. Mais il se rendait bien compte qu'il y avait bien assez de soldats en poste pour que, pour une fois, lui-même ne le soit pas. Etro avait peut-être béni sa journée, d'une certaine manière. Même s'il se devait de rester vigilant. Il avait toute liberté de partir, comme il venait de le faire alors que le Primarque s'investissait en peignant de son sang un bouclier. Dans le pire des cas, il pouvait prétexter un excès de zèle et une patrouille en civil pour s'assurer que tout allait bien. Il y avait encore plus de monde dehors que dedans, tout les habitants de tout le foutu monde étaient sortis de chez eux pour assister à l'intronisation du Primarque.

Aussi, le zèle n'était peut-être pas si déplacé et son excuse s'était ainsi vite transformée en réalité alors qu'il s'imaginait devoir balancer un poignard à vingt mètres dans le crâne d'un taré qui essayait de tuer un pécore innocent.

Il lui avait été des plus facile de se faufiler au milieu de la foule, sans pour autant chercher à dissimuler son énervement sous un sourire. Il n'avait pas envie de prétendre avoir apprécié le discours. Même si désormais, ses doutes les plus profonds étaient quelque peu comblés – il voyait le Primarque comme un homme des plus déterminés. Son discours, ses prières. Tout montrait qu'il était prêt à tout pour parvenir à son but.

Le fait de voir quelqu'un d'autre investi officiellement avait quelque chose d'injuste. Angeal n'avait pas eu un travail différent, et pourtant il n'avait jamais été appelé Primarque... Il ne l'avait jamais été, et pourtant.

Et pourtant.

Matthew March promettait de les protéger, de faire tout ce qu'un Primarque avait à faire. Il se mettait au risque de tout perdre. Il requérait l'aide de la Divine, l'implorait. Il leur demandait de ne pas s'inquiéter, de ne pas s'en faire s'ils ne comprenaient pas. Mais plus encore, il leur clamait être seul contre tous.

Il était face à un dilemme. Pas Matthew, mais lui-même. De jour en jour, il apprenait les choses comme un paysan, d'abord le refus de l'aide du Consulat, cette haine dont faisait preuve le Primarque à l'égard des artistes. Il aurait bien aimé lui en toucher deux mots, car se rajoutait à cela le plus récent ordre du Primarque. D'aller investir le manoir de la Contrée du Départ.

Séparer les forces du Sanctum à un moment où il récupérait encore des derniers événements relevait de l'idiotie – au mieux, et de la folie furieuse au pire. Dans tous les cas cela relevait d'un mauvais jugement et d'une absence de logique. Quel était son but, avec ceci ? Il effaçait ce que Angeal Hewley avait bien pu faire en laissant Atlantica sous influence du Consulat, allant jusqu'à leur laisser le monde. Fabrizio avait, au départ, accueilli la nouvelle plutôt sceptiquement, puis avait compris que la force du Sanctum ne se résumait pas au nombre de ses mondes, bien au contraire. Comment la foule, aujourd'hui en liesse, accueillerait le départ de ses soldats pour un monde dont la plupart ignoraient jusqu'à l’existence ?

La situation avec le Consulat était autrement plus compliquée.

Ce n'était pas maintenant que Fabrizio pouvait décemment dire qu'il regrettait cette rupture, cette déclaration de guerre. Fusse-t-elle répondue par un silence, d'ailleurs. Il n'avait jamais apprécié le Consulat pour un vaste nombre de raisons. Combien de fois avait-on pu lui dire que le Consulat n'était pas mauvais et qu'il se faisait des idées, et combien de fois avait-il répondu qu'une organisation aussi rutilante avait forcément des cadavres dans son placard.

Il devait aller voir le Primarque. S'il avait des inquiétudes, il ne devait pas les garder pour lui. Le Primarque était le visage du Sanctum et, bien que le seul à diriger, il n'était ni sourd ni aveugle.

Il avait sobrement fui les lieux, incapable de penser à tout cela à l'intérieur des murs du temps. Impossible encore de rester sur le parvis, là encore à cause de la foule opaque. Il avait trouvé un refuge idéal, dans un recoin où il pouvait observer sans vraiment être observé. Le soleil était agréablement plaisant et repoussait les températures automnales.

Il ne fallut pas longtemps pour que sa bonne planque soit investie par quelqu'un. Fabri l'avait vu s'approcher mais n'en avait pas fait grand cas ; tout le monde allant bien quelque part. Ce n'était probablement qu'un participant aux festivités comme un autre. Il se présenta, rapidement, et comme un signe du destin – destin qui n'avait décidément pas fini de foutre la merde, il venait du Jardin Radieux.

Il y avait quelque chose qui le rendait des plus aimables, peut-être le verre de vin ou le sourire. Mais parallèlement, il venait lui parler alors que franchement, ce n'était pas le meilleur moment. Fabri se retint de lui répondre immédiatement, le détaillant très rapidement. Était-il un fidèle du culte d'Etro ? Peut-être, il en avait tout l'air. Il venait faire la fête comme tant d'autres, ce n'était pas du luxe après une année plus chargée en merdier qu'une décennie.

Cette année avait été aux à une vie ce qu'un fond d'acide était à de la bière.  

« Ouais c'est... une belle journée. »

Il avait envie de boire. De l'acide ou de la bière, mais ce n'était pas vraiment le genre de journée où rester sobre était des plus festifs.

« Fabrizio Valeri, enchanté. »

Il serra cette main tendue. Et comme il n'avait pas essayé de le tuer d'une quelconque manière, il assumait qu'il ne lui voulait aucun mal.

« Y'avait pas de moyen de voir la cérémonie depuis le Jardin Radieux ? » Fabri n'avait pas manqué de voir l’Éclaireur présent à l'intérieur du Temple, prenant la forme d'un petit contingent de journalistes armés d'une caméra. « Enfin, je suppose que c'est toujours mieux de profiter de la fête et du vin. »

Ce type avait plutôt l'air perdu, en réalité. Souriant, certes, l'air avenant. Il n'avait pas l'air âgé, quoique lui donner un âge précis relevait de l'impossible. C'était logique, dans un sens, il ne venait pas d'ici. Le château était déjà un labyrinthe lorsque la population ne faisait pas sa sortie annuelle.

Fabri pensait avec une pitié toute vague aux Templiers qui devraient récupérer toutes les victimes de l'alcool une fois la journée, puis la nuit passées.

« Ça doit pas être simple pour vous là bas, non ? Je veux dire... du jour au lendemain le Primarque qui coupe les ponts avec le Consulat. C'est un peu tombé de nulle part. »

C'était aussi sa chance d'en savoir plus. Il n'avait pas vraiment une correspondance fournie avec des habitants des Citées Dorées ; sa belle-sœur était une exception mais ses discussions se limitaient aux explosifs et leurs maints usages. Non pas que Marie fut dénuée de conversation ; c'était une femme vraiment passionnée par ce qu'elle faisait. Et puis, elle était restée une fervente catholique, c'était donc inutile. Kurt Brown était, lui ainsi que son verre et ses ragots, littéralement tombé du ciel.  
 

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le Sam 21 Oct 2017 - 0:12
Il était bavard, parfait, il n’allait pas devoir recommencer l’opération avec un autre. Continuant de sourire, le Turk s’abaissait pour poser sa chope de vin à ses pieds et sortir son paquet de cigarettes et s’en allumer une.

- Oh, vous savez… Il n’avait pas le temps de rester cinq minutes à réfléchir à ses réponses, il devait tenir une discussion avec Fabrizio. Le Consulat est loin d’agir tel un tyran dans ses mondes, encore moins avec son peuple. Tirant sur le filtre de sa clope, il levait la tête avant d’expirer par le nez.

Finalement, prendre deux minutes pour réfléchir à ce qu’il devait dire aurait été une meilleure idée que de balancer un mensonge d’entrée de jeu. Tout ce que Cypher avait comme information par rapport au conflit entre le Consulat et le Sanctum, c’était la déclaration du porte-parole le jour même de l’attaque.

Ce qui se résumait à pas grand-chose.

- Avec mes amis, nous nous posons des questions. Finissait-il par dire, laissant son regard se perdre vers le pied de la citadelle. Le bulletin de Rhapsodos a été retransmis sur les écrans de la ville, c’est là que j’ai découvert l’existence du primarque, sous le nom de Fitzgerald et de sa déclaration de guerre au Consulat. Mon meilleur ami à prit peur et a quitté les cités dorées, par crainte de représailles.

Plus c’est gros, mieux ça devrait passer. En attendant, ça ne devait pas être loin de la vérité, les ressortissants d’un monde en guerre ne devaient pas voir les choses d’un bon oeil quand la guerre était déclarée. Décorant son visage d’un sourire, Cypher regardait de nouveau le gars répondant au nom de Fabrizio dans les yeux tout en faisant tomber les cendres de sa cigarette au sol.

- Heureusement que le tragédien prenne sa personnellement ! Il attrapait sa clope à la bouche pour récupérer son verre au sol. Aucune représaille pour les croyants vivant chez eux, sa cible est Fitzgerald. Ou devrais-je dire, March, c’est compliqué cette histoire.

Bien, son mensonge devait être assez convaincant. Cypher récupérait sa cigarette entre l’index et le majeur et amenait sa chope aux lèvres. Il baissait ensuite son verre, regardant son interlocuteur du coin de l’oeil avant de reprendre.

Oh pardon, c’est malpoli de ma part. Il s’essayait les lèvres du revers de la main avant de reprendre. Vous ne devriez pas prendre à boire ? Je vous suis. Il dessinait un nouveau sourire sur son visage. Et ici ? Comment ça se passe ?

Après tout, il était ici pour prendre la température, fallait bien qu’il y parvienne.


Dernière édition par Cypher le Dim 14 Jan 2018 - 11:46, édité 1 fois
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le Ven 27 Oct 2017 - 16:08
« Genesis Rhapsodos le magnanime. D'un côté c'est arrangeant qu'il se mette pas à détruire les Temples d'Etro de ses mondes.  Dis à ton ami de se faire rembourser son billet, la Shin-Ra comprendra peut-être. »

Si la Shin-Ra proposait des remboursements, bien entendu. C'était bien beau de filer des conseils, mais encore fallait-il qu'il soit sûr de ce qu'il avance.

« Après, je comprends quand même sa réaction, au Consulat. Si un allié te tourne le dos du jour au lendemain tu vas pas non plus lui dire que nan, c'est bon, on t'en veux pas. »

Il ne présumait pas connaître les pensées du Porte Parole, bien au contraire. Ce n'était qu'une suite des plus logiques. March déclarait la guerre. Refusait l'aide du Consulat. Le Consulat, en retour avait de quoi être vexé. Qui ne l'aurait pas été ? Fabri lui-même avait été vexé parce qu'il avait été la chercher, cette putain d'aide. Pas en personne, mais de quoi le Sanctum avait eu l'air ? Demander de l'aide et la refuser une fois arrivée ? C'était de l'ordre de la stupidité la plus poussée. Pas des plus pratiques pour maintenir un semblant de cohésion.

Depuis, de l'eau avait coulé sous les ponts. Mais rien n'avait réellement bougé.

Kurt s'en remettait à lui pour, sommairement, trouver un coin où boire. C'était relativement simple, puisque la citadelle possédait au moins quelques dizaines de boutiques de type 'vente de boissons alcoolisées' qui allaient de la taverne ayant pignon sur rue au tripot de rue sombre et sans issue. Cependant, il était au désespoir de réaliser, à la vue de la foule déjà présente, que la moindre taverne était prise d'assaut.

Ils passèrent devant une bonne adresse où la foule était telle qu'ils n'arriveraient probablement à entrer qu'à la tombée de la nuit. De même pour une autre taverne qu'on lui avait recommandée, et un bar devant lequel se tenaient pas moins de trois de ses connaissances. Des soldats, en service ou non -il ne voulait pas savoir, discutaient, verre à la main pour la moitié d'entre eux. La cérémonie avait eu largement le temps de se terminer, l'heure était aux libations. La journée s'y prêtait.

« Ici c'est... je saurais pas dire. Tout le monde a son avis. Aujourd'hui ce sera dur de trouver quelqu'un de mécontent, ça durera tant que le vin sera gratuit. »

Fabri avisa un stand où les verres étaient servis plus rapidement qu'ils ne partaient ; laissés ainsi en toute liberté, il n'y avait aucun risque quant à assumer qu'ils était gratuits. Tous ses doutes disparurent en un instant. Il n'avait aucune idée de ce qu'il y avait dans les verres, mais c'était gratuit, et puis c'était un jour de fête. Et il devait aussi montrer à Kurt qu'il n'y avait pas que dans les Citées Dorées où le vin était potable.

Il attrapa deux verres, un pour lui et l'autre qu'il donna à Kurt qui avait probablement eu le temps de finir le sien pendant la fastidieuse recherche d'une foutue taverne.

« Je mentirais si je disais que tout était clair. On a un Primarque, reste à savoir ce qu'il va faire. Idéalement il accomplira la volonté d'Etro. Après je parle pas pour tous les habitants du monde, tout le monde a son droit d'opinion. »

C'était pas du luxe. Tant pour le droit de penser que pour celui d'avoir un Primarque qui accomplirait la volonté de la Divine. Fabri n'osait pas penser à ce qu'Elle pouvait penser. Ce n'était pas sa place et il était, comme tant d'autres, voué à défendre sa voix et ses ordres.

Il n'avait pas envie de dire du mal d'un Primarque tout juste nommé, même s'il avait déjà eu un an de marasme général pour déclarer la guerre à la moitié des belligérants de l'univers. Il n'avait pas envie d'être ce gars qui crachait sa haine sans raison - pour l'heure, à tous vents. Ce gars pouvait-être un envoyé du Consulat. Il fallait ajouter à cela qu'un croyant des Citées Dorées n'avait probablement pas la même vue du Sanctum qu'un habitants du Domaine. Il poussait la réflexion un peu loin.
 

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le Sam 28 Oct 2017 - 20:00
- Imaginez un instant qu’un monde entier soit rangé au même avis. Répondait Cypher à la dernière phrase du gars du Sanctum. Le monde serait bien triste. Merci, d’ailleurs. Disait-il en levant son verre.

Après cette courte balade dans la ville, un verre de vin en main et un interlocuteur, le Turk tournait la tête pour chercher deux places assises qu’il découvrait pour les réserver d’un bond et inviter le fameux Fabrizio à s’asseoir à ses côtés.

- Rien qu’au jardin radieux, cette annonce de guerre partage le peuple. Commençait-il en posant son verre sur la table de bois et ensuite ses coudes. Entre les croyants effrayés et les autres ne comprenant pas réellement les intentions du porte-parole envers le Sanctum, c’est un joyeux melting-pot que vous attend dans les rues de la capitale consul. Un peu comme ici, j’imagine, rien n’est jamais simple.

Il restait vague, cherchant plus à ouvrir la conversation par des interrogations plutôt qu’en affirmant des choses dont il n’était même pas certain. Il suffisait d’imaginer que le gars était au courant de tout et qu’il se bidonnait bien en écoutant le gars de la Shinra raconter son ramassis de conneries. Et dix minutes plus tard ? Deux gars arriveraient pour soulever le Turk par les aisselles et le guider dans une jolie cellule avec vue sur douve, froid hivernal et paillasse de puce en option, interrogatoire musclé pour activité de jour.

Bref, il n’y était pas encore et il pouvait probablement compter sur une diversion pour courir au travers des rues et rejoindre son vaisseau. Seigneur, si vous existez, faite que ça n’arrive pas, il restait à boire dans son verre et des cigarettes dans son paquet.

- De vous a moi. il s’avançait un peu sur sa chaise, cherchant plus à rester discret pour que personne d’autre ne puisse l’entendre. Déclarer la guerre juste après avoir subi l’attaque de la Coalition, entre les corps cramés et les civiles fuyants pour leur vie, ce n'est pas un peu étrange ? Il haussait brièvement les épaules. Ce que je vais dire n'est peut-être pas la vision d’Etro, voir parfaitement égoïste, mais ne fallait-il mieux pas attendre d’avoir reçu toutes l’aide de la part des consuls avant de les envoyer paître ? Oui, ce n'est pas sympa de dire ça, sauf que bien des vies auraient été épargnés si la déclaration aurait été reporté… Ne serait-ce que de deux heures.

Il jouait gros en disant cela, il risquait même à ce que le gars se lève et lui colle son poing dans la gueule pour avoir prononcé ces quelques mots. Néanmoins, c’était aussi un peu l’avis de Cypher dans cette histoire. Déclarer la guerre, c’est bien marrant cinq minutes, sauf qu’il y avait tous les habitants de cette ville qui cramait alors que les alliés étaient dégagés à coup de pied au cul.

Par ailleurs, il disait probablement cela à cause de sa formation en médecin. Selon lui, les aspirations politiques et autres saloperie du même genre devait passer après le bien-être des citoyens. Il avait beau être de la Shinra, ennemi juré des mercenaires, il ne s’était pas pour autant empêché de soigner les blesser et panser les blessures au Centurio. Déjà, par simple conviction. Ensuite, parce que ce n’était pas les dirigeants qui subissaient les tracas de la vie des citoyens. Il était bien malin de penser cela, il était Turk et il avait déjà tué deux enfants pour le bien de la compagnie. Finalement, son avis n’avait pas réellement de poids. Cypher amenait alors son verre aux lèvres, afin d’oublier ce qu'il pensait.

- Eh bien, il n’est pas mauvais votre rouge ! S’exclamait-il. Il vient d’où, production locale ?


Dernière édition par Cypher le Dim 14 Jan 2018 - 11:46, édité 1 fois
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le Dim 29 Oct 2017 - 1:15
« On est d'accord. »

C'était un peu agressif, mais Kurt avait commencé. Il avait collé un cpuo de hallebarde métaphorique dans le nerf de la guerre. Fabri avait, verre en main, l'impression de parler avec la première personne dotée de sens en un an. Il n'avait pas vraiment partagé son point de vue. C'était, comme sa foi, un sujet tout à fait privé qu'il préférait garder pour lui. Ceci dit, contrairement à la foi, il avait de bonnes raisons de garder ça pour lui. Si ses craintes de se retrouver jugé par la Divine ne regardaient que lui, son point de vue et ses opinions pouvaient faire le tour du Domaine en une demi-journée, si tenté que les bonnes personnes étaient au courant.

« Même deux heures, ça aurait pu être un changement énorme. Quitte a vouloir se comporter comme des salauds avec un allié, autant s'en servir et le dégager après. Si j'avais vraiment voulu vexer le Consulat, j'aurais fait ça. Tant qu'on aurait eu un peu plus de soutien. Dans une situation comme celle là, c'était pas du luxe. »

Se remémorer les détails de cette journée particulière créait en lui un sentiment sourd que le goût du vin ne faisait pas passer. Il ne le ferait probablement jamais, le vin comme toute aute chose d'ailleurs. Il s'était passé tant de choses en l'espace de quelques jours que Fabrizio peinait à faire le point encore des mois après. Ce qu'il avait fait, où il avait été ; il se voyait partout dans les histoires des autres, tantôt avec consternation, avec intérêt, souvent. Mais toujours en silence, ne sachant trop que dire, où se mettre. Comme s'il avait envie de fuir, de ne plus être lui-même.

Il y avait ces soirs là où la conversation s'en détournait vers ces évènements, et le ton prenait un goût de malaise. D'hésitation. Il y avait toujours une pensée pour une personne disparue, ou un bref regard a cette vie qui aurait pu être si les choses avaient demeuré plus... calmes. Bien entendu, le Sanctum se relevait alors d'autres évènements tout aussi méphitiques, et plus d'une personne avait eu son compte en matière de bain de sang. Savoir que les cicatrices de ces quelques jours funestes ne disparaitraient jamais complètement était une réalisation qu'il faisait tous les jours.

« Quoi ? .. Le vin ? Honnêtement je sais pas. Les paysans ici ils ont plutôt portés sur l'eau de vie faite maison. » Fabri se tut quelques secondes. Quelque courtes secondes pour se rappeler des événements. De son interlocuteur, du lieu, du jour. D'un millier de choses.

C'était peut-être un avantage à parler avec ce gars qu'il ne connaissait pas. Parce qu'il ne le connaissait pas en retour. Il ne devait pas faire excellente figure, en définitive. Il songeait, encore fort sobre, à la situation. Son regard allait et venait sur les habitants qui profitaient d'une journée radieuse pour fêter l'ascention au pouvoir du Primarque.

« Le Sanctum n'y gagnera rien à faire la guerre. » reprit-il. « Mais Etro l'a choisi, pas vrai ? A mon sens, c'est probablement la preuve qu'on n'a pas toute l'histoire. Vous en pensez quoi
?
»
 

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le Dim 29 Oct 2017 - 23:34
- L’eau-de-vie faite maison ! Il souriait en entendant cela, terminant de vider son verre et grappillant de précieuses secondes avant de répondre. Là, ça me parle plus. Il doit y avoir de quoi ramoner la tuyauterie dans vos patelins.

Une manoeuvre perdue d’avance, il allait devoir se prononcer sur un sujet qu’il ignorait parfaitement. Il n’avait qu’une seule phrase à traiter et si peu de donner, cela risquait de promettre bien des choses. Outre savoir que le primarque était le grand gourou que la religion attendait pour savoir à quelle heure il pouvait pisser, ou d’autre conneries du même genre, il n’avait pas réellement de base sur laquelle démarrer.

Il lui restait l’option de jouer à l’ivrogne incapable d’aligner deux mots. Autant dire que s’il tirait cette carte, il allait se retrouver dans de beaux draps pour la suite de cette mission.

- March a dû être choisi pour une bonne raison. Risquait-il, croisant le regard de son interlocuteur. Probablement que nous ignorons encore laquelle, et nous ne tarderons pas à la découvrir d’ici peu.

Est-ce qu’il n’était pas trop vague dans sa réponse ? Certainement. Fabrizio n’allait pas se contenter d’un non-sens comme réponse. Autant qu’il continue sur cette idée, ou même, qu’il parle de cette guerre dans laquelle le Sanctum semblait être embarqué.

- Est-ce que notre bonne Etro l’a contacté en privé pour lui raconter les quelques larcins du Consulat ? Il avait des chances que cela fonctionne, il croyait en une divinité et il n’y avait qu’à jouer autour de cela. Le verdict a été sans appel, c’est probablement qu’il voulait absolument garder une certaine pureté de la part de ses fidèles. Aussi du peuple du domaine enchanté, par ailleurs.

La technique du coup de pompe au cul avait porté ses fruits, le mec en face de lui avait continué la discussion alors que Cypher partait sur cette pente glissante. Autant continuer sur celle-ci.

Cependant, de quoi allait-il bien pouvoir parler maintenant. La question sur la foi et sur les raisons pour lesquelles il ne fallait pas critiquer les choix du grand général des armées saintes avait été abordée. Il lui restait quoi, la situation de la ville et le nombre de visites par année afin de contempler les ossuaires ? Aborder ce sujet ne ferait que, potentiellement, faire comprendre le manque de connaissances du Turk. Avec ça, il n’avait plus une grande marge de manoeuvre.

- Cette guerre, vous vous voyez déjà perdant ? Il rebondissait sur une réflexion, à défaut de sujet de conversation. D’accord, la Coalition vous a chié dans les bottes, mais la cérémonie prouve que vous n’êtes pas en reste. Il y avait presque autant d’armure que de prêtre dans le temple ! Ce qui, d’un point de vue extérieur, n’était pas faux. Moi, j’suis au jardin radieux. Et outre quelques gardes en tenue et des rares consuls un peu costaud, il y a pas grand chose à craindre. Une dernière carte à tirer, et se sera parfait. Ça, je ne devrais pas le dire, mais ils ont de moins en moins de pote.

Il dégageait son paquet de cigarettes de la poche intérieur de sa veste avant d’en prendre une à la bouche, ensuite, il cherchait son briquet dans sa poche.

- Ils ont déclaré la guerre à la Lumière, le Sanctum leur crache à la gueule, ils démolissent la taverne des mercenaires et il y a juste une alliance avec les gars de la Coalition ! Il sortait enfin son briquet qu’il posait le bois. Il reste qui ? La Shinra, et outre des accords commerciaux, la compagnie de transport ne va rien faire avec eux. Dans un sens, ils sont bien plus mal en point que vous.

Il allumait alors sa cigarette avant de tendre son paquet ouvert à Fabrizio. Avec un peu de chance, ce geste sympathique allait clôturer leur amitié.


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le Mer 1 Nov 2017 - 23:59
« C'est pas tant de nous voir perdre qui pose problème. C'est de nous voir partir en guerre. Je veux dire, c'est plus compliqué que ça. Il faut savoir choisir ses ennemis. »

Dans l'idée, rendre la monnaie de sa pièce à la Coalition n'était pas une mauvaise idée et Fabri vendrait bien des choses pour pouvoir être le premier à défoncer la tête de certains de ces tarés à coups de pavés. Mais tout le reste ? C'était complètement inutile. Il n'allait même pas mentionner le reste du plan catastrophique qui se liait bout à bout dans son esprit selon ce qu'il savait de la feuille de route du Sanctum, aptement dirigée par March. Il ne savait que peu de choses, et pour l'instant ce peu de choses ne le faisait même pas rire.

Que le Consulat ait 'moins de potes' était tout de même surprenant en soi, vu que le groupe semblait toujours être cette masse de mondes et d'artistes unis sans défaut. Il devait en être autre chose au sein de leurs mondes. Vivre tous les jours dans un monde appartenant au Consulat ne devait pas être différent qu'ailleurs, mais des choses plus insidieuses comme les opinions pouvaient différer.

Fabri considérait le paquet que Kurt lui tendait tout en songeant à la situation. Le Consulat, plus mal qu'eux ? Non, ce n'était pas vraiment concevable. Ce n'était pas par défaitisme mais par logique. S'ils en étaient au même point, alors le Consulat parvenait à maintenir une apparence de calme et de composition. Que Kurt, du Jardin Radieux, vienne en se demandant ce qui allait se passer, était en soi une mauvaise chose. Il n'avait, au départ, exprimé qu'un sobre « c'est compliqué », mais c'était déjà trop. C'était un peu comme si, tout en l'ignorant, le Sanctum perdait la face. Aussi rassurante qu'avait pu l'être la cérémonie, il y avait un arrière-goût désagréable.

« Je fume pas, merci quand même. »

Entretenir son tabagisme était une épreuve des plus compliquées dans ce monde.

« La Shin-Ra, c'est différent. J'aimerais bien savoir où est-ce qu'ils se placent là dedans d'ailleurs. Pas que ça me concerne, mais bon. » il but encore quelques gorgées de vin qui, au final, n'était pas aussi mauvais qu'il le pensait.« Peut-être qu'ils y gagneraient si jamais une guerre se déclenchait et qu'admettons... toute une armée de coalisés leur achetait des tickets aller-retour pour aller détruire la Lumière. »

Il ne pensait pas que la Shin-Ra avait un intérêt à s'allier à quiconque. Mais là encore, il ne savait rien de la Shin-Ra. Force était de constater qu'il n'avait pas vraiment regardé ailleurs que vers le Domaine durant l'année passée et ne pouvait vraiment donner d'informations intéressantes. Ce n'était pas son but non plus, Kurt avait beau être des plus aimables, il sortait quand même de nulle part. Même croyant, il venait surtout d'un autre monde.

Fabri se faisait peut-être des idées.

« T'as de la famille qui est engagée dans un camp ou dans l'autre ? »

Il ne lui demanda pas vraiment si le tutoyer était acceptable, c'était une simple tentative pour nouer un contact qui était déjà présent.
 

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le Ven 3 Nov 2017 - 13:50
Ouille, des questions sur la Shinra. Malgré lui, Cypher avait levé un sourcil et craignait un instant d’être repéré. Toutefois, la suite de la discussion n’était pas accablante, simplement remplie de question. Il avait le choix de rebondir directement sur ce que Fabrizio venait de dire ou lâcher un mot sur la compagnie, dans les deux cas, cela pouvait paraître suspect.

Peut-être devrait-il glisser un peu de vérité dans son discours, ainsi, son mensonge paraîtrait plus vrai ? Au point où il en était, il ne pouvait pas vraiment écarter cette option.

- J’vais te dire, Fabrizio… Il retirait la cigarette de sa bouche, histoire de ne pas paraître comme un parfait paysan. Il y a intérêt de se méfier de la Shinra, ils ne sont pas aussi blancs que nous pourrions le croire.

Il ramenait sa cigarette à la bouche pour tirer sur le filtre avant de jeter le mégot dans son verre vide, un peu tendu, il passait sa main sur sa nuque.

- Ça fait un peu plus de deux ans que j’ai trouvé un travail au jardin radieux et que j’y habite, rien de fantastique, j’suis pas doué de mes mains. Il levait son regard pour fixer son interlocuteur. Une sorte de messager, le mec qui amène les missives d’un point A jusqu’à un point B. Vraiment, ce n’est pas dingue quand on voit les consuls briller sur leurs podiums.

La bonne dose de mensonge, un truc un peu gros qui va directement passer avec une fine couche de vérité. Après tout, il ne pourrait pas vérifier, Kurt Brown était mort pour la Shinra et tout le monde ignorait ce qu’était devenu le gamin de la cité du crépuscule. Néanmoins, s’il partait en quête de réponse en terre consul, il serait directement grillé.

- Bref, tu me demandes si j’ai de la famille dans un camp ou dans l’autre ? Il reculait un peu sur sa chaise, tendant ses bras en tenant la planche de bois. Ils sont tous morts. Père, mère et frères ont péri il y a huit ans à la cité du crépuscule quand la Coalition a décidé d’imposer sa loi. Et moi ? Un gamin de quinze ans au milieu d’une guerre, j’ai pas trop réfléchi et j’ai couru pour me réfugier à la gare de la ville. C’est alors qu’un gars m’a embarqué dans un transport et direction le vaisseau-mère. Petite pause, laissant le temps à ce que l’information soit décodée. Sans parent, j’ai décidé de rejoindre le programme d’entrainement du SOLDAT de la Shinra que j’ai quitté en même temps que j’ai rejoint le jardin radieux et découvert une atmosphère plus saine… Dont Etro.

Voilà, il ne pouvait pas être plus honnête. Ou du moins, il avait vraiment raconté les raisons l’ayant poussé à rejoindre la Shinra quand il était encore con. Dorénavant, Fabrizio savait qu’il avait un ancien gars de la compagnie de transport devant les yeux.

- Pour dire, j’sais bien la politique de la compagnie et elle risque de ne pas avoir le moindre scrupule à vendre deux-cents tickets à la Coalition pour faire sa guerre. Il s’arrêtait là, simplement. Donc, pour répondre à ta question, mes seuls amis sont encore à la Shinra et les autres craignent des répercussion et ils sont probablement au Colisée de l’olympe ou a un autre endroit.

Cypher n’allait pas être stupide au point de dire que deux de ses plus proches amis se trouvait à Illusiopolis et dans la forêt des contes. Là, ce serait vraiment trop donner d’élément pour qu’il le trace à l’avenir. Et puis, il avait donné un os à ronger, ce n’était pas trop mal.

- Et toi ? Des amis ou des proches au Consulat… Il s’essuyait le bout du nez de son index. Peut-être que j’peux faire parvenir un message, c’est mon métier. Et il courait béatement à Fabrizio en disant cela.


Dernière édition par Cypher le Dim 14 Jan 2018 - 11:47, édité 1 fois
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le Mar 7 Nov 2017 - 22:02
Ils avaient eu, à peu de choses près, le même passé de merde. Sauf que Kurt avait choisi de partir à la Shin-Ra, ce qui n'était peut-être pas nécessairement différent de Fabri, qui lui avait échoué au Domaine Enchanté. Silencieusement, il l'avait écouté. Ne voulant l'interrompre. Comprenant ses mots, ses motivations.

Maintenant qu'il lui retournait poliment la question, il n'allait pas froidement lui dire que non, toute sa famille se résumait à une personne – et encore ?

« Désolé de l'apprendre. »

C'était sincère, pourquoi ne pas l'être ? Qui aurait pu croire qu'un gars lambda se balladant un jour de fête aurait pu cacher un passé aussi sombre ? C'était, en fait, quelque chose que tout un chacun pouvait posséder. Mais tout de même.

« La Shin-Ra, sans scrupules ? Etro t'entende, quelle surprise ! » dit-il en finissant son verre. Fabri n'y croyait pas ; une organisation comme ça ne restait pas fonctionnelle en offrant simplement des vaisseaux pour aller d'un monde à un autre. « Dans le climat actuel, c'est peut-être la meilleure chose à faire, ne pas en avoir... C'est pas moi qui vais leur en vouloir pour ça, qu'est-ce qu'ils en auraient bien à faire de toutes manières ? »

Il n'avait aucun grief contre la Shin-Ra. Il ne se souvenait pas, d'ailleurs, que le Sanctum eut déjà affaire à elle. Peut-être  allait-elle devenir la prochaine cible de March ? Non, c'était peu probable.

« Il me reste un peu de famille, par alliance. Je suis arrivé ici il y a quelques années, assez pour te dire que c'est pas ici qu'on sert le meilleur vin. »

Étaler l'histoire de sa vie serait fort malvenu, selon lui, aussi, rester vague était peut-être la meilleure solution. Il en disait trop, ce mec, ce n'était pas une connaissance - enfin, si, mais pas de ce genre de connaissance.  

« Viens, il doit y avoir des dizaines d'autres tavernes plus loin. C'est la bière qui vaut vraiment quelque chose ici. »

Il ne devait pas y avoir, mais il y avait d'autres tavernes. Il n'y avait rien de mieux pour éloigner Kurt de ses sujets macabres que de l'entraîner d'ailleurs. Ce gars posait trop de questions pour un simple messager, même si, en fait, rien n'interdisait un messager d'être curieux. Fabri se méfiait des soldats, en étant un lui-même ; Kurt lui ayant avoué avoir failli l'être. C'était donc tout comme.

Le brun toujours en vue, il entama de nouveau sa recherche d'un endroit des plus propices à la célébration de cette magnifique journée.

Les rues étaient pleines de monde, comme de juste. Fabri fit signe à Kurt de le suivre. Il ne savait pas vraiment ce qu'il y avait dans le vin qu'ils avaient bu, mais si pour l'instant il allait bien, il ne savait rien de l'état de son compagnon de beuverie. Il avait vu des personnes finir sous une table en moins de temps qu'il ne lui fallait pour boire un seul verre. Aussi, dans cette foule, il n'avait pas vraiment envie de risquer de perdre quelqu'un qui ne connaissait pas le Domaine.
 

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le Ven 10 Nov 2017 - 11:44
Un sourire benêt sur le visage, le Turk prenait la suite de Fabrizio. Vraiment, c’était un chic type. Il ne l’avait pas jeté dans les cachots ou craché à la gueule en racontant son histoire ! Lui, ça devait-être le genre de gars qu’on voudrait avoir comme meilleur ami. D’un grand geste qu’il voulait précis, il attrapait une nouvelle clope qui amenait à sa bouche pour l’allumer, il avait déjà la gorge sèche.

C’est en marchant dans les rues de la ville qu’il remarquait finalement qu’il titubait et que ses paupières étaient lourdes. Il avait peut-être un peu trop forcé sur le vin.

Remarquant seulement qu’il tenait la cigarette du mauvais côté, il crachait le tabac qu’il avait sur la langue et jetait le tout en contemplant le mégot brûlé. Cela le faisait chier, en vue du prix qu’il déboursait pour se payer le moindre paquet. Brièvement, il rattrapait son nouvel ami qui venait de s’arrêter devant un nouveau débit de boissons. Souriant, il lui mettait la main sur l’épaule avant lui parler.

- Trouve-nous une place, je me charge de ramener la bière ! Il souriait d’autant plus. J’espère qu’elle est à la hauteur de tes dires, il y en a une au Jardin Radieux qui est à tomber.

Une fois, il avait pris une bière avec Loris à une terrasse du Jardin Radieux, il se souviendrait toujours de ce qu’il avait bu ce jour-là, c’était un véritable nectar. Bien. Il se retournait vers l’intérieur de l’habitation, zigzaguant entre les habitants et manquant de renverser plusieurs plateaux, il arrivait enfin devant le chef de l’établissement pour attraper deux chopes et se retourner pour rejoindre Fabrizio.

Venir ici, c’est presque aussi bien qu’un congé à Costa Del Sol, il ne manque que la plage pour que ce soit parfait. Et des filles en maillot de bain.

Rapidement, il retrouvait Fabrizio à une table et se rapprochait de lui. Manquant de trébucher, il tombait sur la table en manquant de renverser sa consommation. D’un rapide coup d’oeil, il évaluait le verre avec le plus de contenus avant de le mettre devant son interlocuteur. Une bonne chose de faite.

- Tiens, voilà ! Toujours content, oubliant presque ce qu’il venait de raconter sur ses parents. Vraiment, cette journée est trop cool pour être vrai, j’en oublierai presque les titres des journaux.

Il attrapait son verre qu’il cognait contre celui de l’autre avant de prendre une bonne gorgée du liquide, retenant ensuite un rot.

- T’as raison, ce n’est pas d’la piquette qu’on sert ici ! Il reposait son verre sur la table. Finalement, March, il sait faire les choses en grand, tu penses pas ?
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le Mar 16 Jan 2018 - 0:15
Le vin gratuit, et la bière, en grandes quantités. Ça avait le don d'épicer les conversations, mais aussi – et surtout de salement tourner la gueule. Cependant, il se trouvait encore bien trop sobre. Évidemment, il ne l'était pas, ou plus, disons simplement qu'il n'était pas assez ivre pour une journée de ce genre. Heureusement, Kurt ramenait déjà la bière.

« S'il y avait eu qu'un service religieux, franchement j'y aurais pas été. Du vin gratuit c'est quand même plus attirant ! »

Un rapide coup d’œil autour de lui acheva de le conforter dans sa résolution ; nombreux étaient les visages connus, tous affairés à boire, discuter, fêter l'avènement de ce Primarque providentiel. Au delà des personnes qu'il connaissait de vue, il y avait là quelques amis et gens en qui il avait une confiance décente.

Son verre en main, il laissait son regard à la rencontre de ces gens. Il ne pensait à rien de particulier, sauf peut-être à l'offre de Brown ; en vérité, une cigarette c'était ce qu'il lui manquait là tout de suite, maintenant. Ça, et puis autre chose. Peut-être sa propre justice, qui s'imposait désormais à son esprit sous la forme d'une idée assez tenace dans son esprit dores et déjà embrumé par la boisson. Il fallait peut-être qu'il se sorte ça de la tête avant d'être définitivement rond comme une queue de pelle.

«  Je lève mon verre à la mémoire de ceux qui ne sont pas là pour célébrer ce jour avec nous ! »


Sa chope de bière à la main, Fabri s'était levé et avait prononcé ces mots d'une voix forte et claire. Il avait tenté le diable, et il aurait très bien pu tomber, déséquilibré par le vin et ainsi, tout serait retombé comme un soufflé. Putain, fallait pas s'arrêter en aussi bon chemin.

Il regarda la jeune femme qui chantait et jouait un air qui enjoignait à danser. Senrith, il la connaissait bien. Elle arrêta doucement le morceau qu'elle avait commencé sur son luth. Interloquée, d'abord, elle lui retourna le regard. Profitant de cette pause bienvenue, elle glissa une mèche de ses cheveux clairs derrière son oreille et écouta, posément, comme la plupart des clients de la taverne.

Prenant quelques courts secondes le temps de s'assurer que tout le monde était tourné vers lui, il continua :

« En ce jour de réjouissances, nous pouvons tourner un regard confiant vers l'avenir. Mais nous nous devons de donner une pensée à tous ceux qui se sont battus et ont péri pour nous permettre de vivre aujourd'hui. A tous ceux qui sont tombés lors de la nuit de Swain ainsi que de l'attaque de la Coalition Noire ! »

De l'assemblée, silencieuse un instant plus tôt, quelques cris fusèrent, Qu'Etro les garde ! Nombre d'entre eux étaient soldats, et tous, en tous cas la plupart, venaient de ce monde.

« Je lève mon verre à la mémoire de Sedris Sarayn - » A laquelle il avait parlé le jour même. Un court échange qui restait gravé dans sa mémoire comme avec un fer chauffé à blanc.  «  De Arne Gyllenstierna, Abel et Eléanor Hainaud, David Haever - »

Et d'autres noms suivirent, loin d'être tous ceux des disparus de cette funeste journée, loin encore d'être tous ceux qu'il avait en mémoire. Mais à chacun, une réaction. Tout le monde connaissait un proche, un ami, un frère, une connaissance qui vécut son dernier jour alors que la masse noire du dragon obscurcissait les rues et que la terreur des sbires de la Coalition faisait trembler la Citadelle.

Bientôt, il ne fut plus le seul à énoncer des noms, et tout le monde eut son mot à dire. Son souvenir à partager. Il y eut tant d'autres noms.

Une dernière pensée lui restait sur l'esprit. La première, peut-être, la plus douloureuse. Que devait-il dire en ce jour d'avènement, à propos de celui à qui le nom de Primarque faisait toujours écho ? Que pouvait-il dire ? Il ne pouvait pas le laisser dans l'oubli, d'autant que tout le monde avait depuis longtemps pris connaissance des évènements.

« Et de Angeal Hewley, qui fut un commandant, un père et un ami. Qui a, comme tant d'autres, fait cet ultime sacrifice. »

Non, comme eux, il ne l'oublierait jamais.

« Puissent-ils rester dans nos cœurs, puisse Etro leur donner la paix. »

Dans le silence qui suivit les réponses, les prières et les souvenirs, tous burent, et bientôt, les paroles revinrent. Il fallut encore quelques minutes pour que Senrith reprenne un chant – l'un de ceux dont elle avait le secret, narrant des contes d'un autre temps, exhortant au rêve et à la boisson. Fabrizio avait dès lors déjà repris sa place à la table à laquelle était assis Kurt. Nombreux étaient les regards qui s'étaient tournés vers lui, et désormais, nombreuses étaient les personnes qui étaient venues le saluer, en sortant de la taverne. Le remerciant ; certains parlaient de ses propres actions lors de l'attaque.

Il n'avait pas envie d'en parler, car il n'avait rien payé du prix que ses frères avaient subi. Il était là, son devoir était de se souvenir. Pas d'être félicité.

« Je crois que finalement, j'aurais besoin d'une cigarette. »
 

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le Mar 16 Jan 2018 - 15:39
Cypher restait un moment admiratif, la bouche à moitié ouverte alors qu’un rot s’échappait sans qu’il ne fasse attention. Ce type, Fabrizio, il avait un truc en lui. Du moins, c’est ce qu’il se disait en le voyant agir. Ayant instinctivement levé sa chope, accompagnant le geste des habitants de la ville.

Il avait aussi failli griller sa couverture, entonnant l’intention à leur déesse après tout le monde, sortant son nez de la chope pour ouvrir sa gueule.

Le Turk ignorait de quoi il pouvait bien parler, ou du moins, ce qu’il cherchait à inspirer. C’était à des années-lumières de ce qu’il connaissait à la Shinra. Quand il était encore un SOLDAT ? Le chef d’escouade se contentait de ramasser les plaques d’identifications sur les corps inanimés et de ramener ceux-ci au vaisseau-mère pour certifier les morts lors de missions. Ensuite ? Une équipe était envoyée pour enlever les corps et les trainer à l’incinérateur pour disperser les cendres dans les routes stellaires. Enfin, il s’agissait du schéma pour les hommes sans famille. Les autres avaient la chance de retourner dans leurs mondes.

Pour la garde personnelle du Président ? Le sort ne devait pas être plus enviable, les Turks étaient des fantômes agissant en dehors des limites. Autant dire que le dossier dans le bureau du soixante-dixième étage devait se retrouver dans la poubelle, ou l’incinérateur. Pour ce qui est du corps ? Il ne préférait pas l’imaginer à l’instant.

Entendre tous les noms prononcés, d’homme et de femme dont-il ignorait tout, cela lui procurait un étrange sentiment. De la jalousie. Lui, il n’aurait jamais droit à un tel honneur.

- Pour Farah… Boris… Et Roger. Murmurait-il, dressant son verre avec les autres. Une manière, dans une terre inconnue des disparus, de rendre honneur à ses amis. Puissent-ils être en paix…

Il restait silencieux un instant, laissant les gens venir parler à Fabrizio alors qu’il continuait de vider sa bière, d’un regard nonchalant. Lui, il n’était pas seul. Ils avaient déambulé dans les rues de la ville, marchant sans chercher après quelconque compagnie. Et pourtant ? Le voici entouré de personnes venant lui parler de ses exploits.

Il l’enviait pour le coup, et cela, il avait du mal à le cacher sur le moment. Même s’il se forçait à sourire quand il demandait après une cigarette. Il n’était pas son ennemi, il ne devait pas lui en tenir rigueur.

- Si c’est ta première fois, évite d’aspirer trop d’un coup. Sortant son paquet, dégainant deux cigarettes dont l’une qui tendait à Fabirizio. Tu risques de ne pas apprécier. Il allumait alors sa clope pour ensuite tendre le briquet. Au moins, tu seras fixé avec ça !

Il rigolait un peu, se rendant compte qu’il venait de vider son verre. Ce n’était peut-être pas un mal, il avait déjà trop bu, il devait garder l’esprit clair pour rentrer au vaisseau-mère. Histoire de ne pas ruiner la piste d’atterrissage à son arrivée. Relevant la tête, il tirait sur sa cigarette avant de reprendre.

- Très émouvant, t’es un mec bien Fabrizio. Il tapait sa cigarette au-dessus du verre pour faire tomber les cendres. Si jamais je devais passer de vie à trépas, j’aurais envie que tu parles ainsi de moi… Pardon… C’est l’alcool, je délire. Il souriait à nouveau, levant son pouce pour l’encourager.
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le Dim 18 Fév 2018 - 23:54
« Honnêtement, j'vais te dire un truc. »

Ah, non, il essaya de fumer d'abord. Ce ne fut pas des plus glorieux, pour ainsi dire. S'y prenant à deux fois pour que la fumée trouve le chemin de ses poumons sans la recracher immédiatement, il passa quelques minutes à tousser. Oubliant évidemment ce qu'il voulait dire. Manquant de recracher tout ce qu'il avait ingurgité. Il s'en souviendrait – sauf s'il buvait encore plus, peut-être.

« Non, franchement, je – attends. » Il continuait sur sa lancée, la lancée de l'étouffement. « Le mieux ça reste de vivre, tu trouves pas ? Bien sûr que si j'apprends que t'es mort, maintenant que je te connaît, ça me fera pas rien ! »

Il était honnête. Avec toute l'honnêteté dont il était capable avec un gramme de sang par litre d'alcool. Mais tout de même, Kurt semblait... triste. Et être triste lors d'un jour aussi particulier, ça restait quand même affreux. Certes, certaines personnes n'étaient pas aussi heureuses qu'elles le devraient par un jour pareil – lui le premier. Mais en aucun cas il n'avait le droit de rendre des gens malheureux.

« Tu sais ce qu'on dit, reste en vie si tu veux te battre demain !  Je déconne pas. Si jamais tu meurs... d'accord. Mais c'est pas nécessairement une obligation. Enfin, j'me comprends. Pas tout de suite, quand même ! »

Il avait peur que Kurt ne le comprenne pas. C'était la cause de ses répétitions et de ses tentatives d'explications. Dans le fond, c'était un bon gars. Pas que dans le fond d'ailleurs, car pour l'instant il n'avait pas vraiment montré de mauvais côtés. Il méritait, comme tout le monde, quelques mots à son propos s'il mourait, quand même. « Tout le monde mérite une cérémonie honorable, sauf peut-être l'enculé qui a lâché un dragon sur la Citadelle. »

Merci pour lui, c'était vraiment un connard.

Pendant ces élucubrations, il regarda avec suspicion son verre se lever. Il cligna des yeux une fois, puis deux, avant de comprendre que cet événement était tout sauf magique.

« On t'as jamais dit que le vol était condamnable ? »


Ce à quoi la rousse – évidemment, répondit sans perdre un instant.

« L'ivresse sur la voie publique aussi, je te sauve d'une amende. Vous, sauve, tiens. C'est qui, ça ? »

Fabrizio soupira ; mais en réalité, il était plutôt content de voir Aub ici. Elle finissait sa phrase en prenant quelques gorgées

« Aubrey, je te présente Kurt, Kurt... je te présente Aubrey. Tu devrais pas bosser ? »

La jeune femme ne portait pas d'armure, mais une robe qui était somme-toute assez jolie. C'était peut-être plus un chemisier et une jupe qu'une robe, mais franchement c'était là que les connaissances de Fabri s'arrêtaient, pour lui, là, elle était jolie, point. Dans la lumière de la taverne, ses vêtements semblaient être d'un bleu clair, de divers tons et motifs. Il supposait qu'elle portait probablement une chemise puis une veste par dessus, car le motif n'était pas le même. Dans tous les cas, ce n'était pas une tenue pour patrouiller dans les rues ou tenir la garde de nuit sur les murailles battues par les vents.

Ses cheveux n'étaient pas déliés, mais joliment tressés. Comme pour un jour de fête.

« Dix-neuf heures, je commence à dix-neuf heures. » elle haussa les sourcils et sourit. « J'ai demandé à Senrith de jouer un truc sur lequel on peut danser, tu veux venir ? »

« Franchement ? »

L'inévitabilité de la chose se mettait en place alors que, dans un coin de la salle, Senrith se décalait pour laisser la place a d'autres musiciens avec qui elle allait jouer. Avec un sourire, elle discutait aimablement avec eux. D'un regard, Fabrizio comprit aussi qu'il y avait largement la place ici pour danser, alors que certains clients commençaient à décaler des tables.

Devant l'insistance de la jeune femme, il dut trouver une solution.

« Tiens, va plutôt faire connaissance avec Kurt, il voulait savoir si les gens ici savaient danser ! »

Il tira de nouveau sur la cigarette, satisfait de son idée. Kurt.... il ne méritait pas d'être triste comme il le voyait maintenant. Peut-être que ça pourrait lui changer les idées ? C'était plus par timidité que par absence d'envie qu'il l'envoyait danser avec Aub ; mais au fond, la raison principale c'était surtout qu'il avait besoin de se changer les idées.
 

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le Mar 20 Fév 2018 - 23:57
Progressivement, l’un des sourcils du Turk se haussait au rythme de la discussion jusqu’à atteindre son apothéose à la mi-hauteur de son front. S’il avait eu quelque chose en bouche, il l’aurait probablement craché au visage de Fabrizio.

Uniquement sous l’étonnement de la proposition, non par vengeance.

- Hum… Quoi !? Il enlevait sans cérémonie sa cigarette de sa bouche avant de l’écraser maladroitement sur la table de bois. Alors… Euh… Pour le coup, je suis presque certain que c’est avec toi qu’elle voulait danser… Non…? Il était à la juste limite entre le pitoyable et l’adorable, même s’il penchait plus d’un côté que de l’autre. Aubrey, comme il s’agissait de son nom, haussait les épaules dans un sourire.
- Faute de grives, on mange les merles. Elle attrapait Cypher par le poignet avant de le tirer de force en direction du nouvel espace aménager. Allons, m’sieur Kurt ! C’est pas comme si j’vous demandais de livrer un message au Consulat alors que la ville est en état de siège. Elle se tournait en direction de son acolyte de beuverie, une mine boudeuse avant de reprendre un air enjoué.
- Je te hais. Murmurait le Turk à l’intention de Fabrizio avant de manquer de tomber de sa chaise en se relevant.

Alors qu’il se faisait traîner à travers la taverne, il révisait doucement sa position par rapport à ses dernières paroles. Mine de rien, Aubrey était un beau brin de fille. C’est d’ailleurs à cet instant qu’une pensée lui traversait l’esprit, elle était rousse tout comme l’était Lenore, à croire qu’il venait de se découvrir en faisant cette analyse. Ou bien qu’il venait seulement d’ouvrir les yeux.

En soit, il ne se limitait pas à cela. Une légère réminiscence de ses cours sur l’anatomie lui revenait à l’esprit, surtout des travaux tirés de la culture grec. Cette femme était harmonieuse, d’une certaine façon. Telle une promesse que l’on pouvait lui susurrer à l’oreille lors d’un jour de fête.

Quelle coïncidence, il se trouvait être à l’un des jours de fête d’une religion dont il ignorait tout. Cypher avait d’ailleurs un léger pincement au coeur en repensant aux paroles que Fabrizio venait de prononcer, il ne devait pas, pourtant il avait un peu honte de lui mentir de la sorte. À moins qu’il ne s’agisse de l’un des effets de l’alcool sur son organisme. Seulement, les faits étaient là, il se retrouvait en face d’une splendide rousse et avec des dizaines de regards occupés à le fixer.

Des cordes étaient pincées, le souffle de certains artistes franchissait les cuivres et les percussions sur les tambourins s’accéléraient.

Quant à lui, l’un des agents de l’ombre du Président de la compagnie la plus riche de l’univers, il se retrouvait comme un con avec un sourire niais devant une femme qui faisait une courte révérence. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire, maladroitement, il se contentait de lui aussi légèrement baisser la tête alors qu’elle s’approchait de lui d’un pas léger, levant l’une de ses mains tout en soulevant légèrement sa jupe de l’autre.

- M’sieur Kurt, resté pas figé comme un cochon devant son auge. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il était resté immobile devant son geste, le faisant passer d’un teint pâle à celui d’une pivoine. Suffis d’faire comme moi et ça ira.
- Ahaha… Il désirait le noeud de sa cravate, comme si cela allait l’aider avant de reprendre. Oui, je vais vous suivre…

Le Turk levait alors sa main, cherchant à attraper celle d’Aubrey qui se contentait juste de la caresser avant de repartir en arrière, suivant le même pas léger qu’elle avait déjà engagé pour ensuite changer d’appui et recommencer la manoeuvre. Même si l’alcool embrumait son cerveau, Cypher était loin d’être trop stupide pour ne pas réussir à reproduire un mouvement.

Laissant la musique le guider, il s’avançait lui aussi avec un pas moins lourd en passant sa main non-directrice dans son dos et caressant lui aussi la main de la rousse.

Il se laissait prendre au jeu, même si la danse devenait d’une inlassable répétition. L’unique différence venait probablement du fait que les musiciens donnaient le ton et que le public commençait lui aussi à accompagner la manoeuvre en claquant des mains. Heureusement, l’alcool et la sympathie d’Aubrey faisaient revenir son teint à une couleur moins rabaissant. À la suite de cela, heureusement pour lui, d’autres spectateurs se joignaient à cette cavalcade et il se retrouvait bien vite avec une nouvelle partenaire.

Le souffle commençant à lui manquer, il s’attisait à quitter la ronde pour rejoindre le public et passer la main à quelqu’un d’autre. Il souriait presque avec plaisir, ce rendant compte que c’était la première fois qu’il dansait réellement. Quittant rapidement cette nouvelle drogue, il se retournait pour rejoindre la table que Fabrizio n’avait toujours pas quitté en s’allumant une nouvelle cigarette. Piochant un verre abandonné sur une table, il le déposait ensuite devant son nouvel “ami” en adoptant un timbre de voix naturellement doux.

- Si tu veux mon avis, c’est la grive qu’elle veut rencontrer dans la taverne. Il souriait presque devant la brutalité réelle de sa phrase. Tu n’étais pas en train de me dire qu’il fallait rester en vie pour combattre le lendemain…? Il poussait légèrement la chope, brisant un peu plus la distance entre l’alcool et ce type. Il doit y avoir une bonne raison pour se battre, et elle se retrouve sans cavalier.

C’était le mieux qu’il pouvait faire. Et surtout, le meilleur moyen qu’il avait trouvé pour renvoyer l’ascenseur suite à la trahison de Fabrizio.
Le Pardon Enchaîné

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le Mer 21 Mar 2018 - 0:10
« La – la grive ? Mais attends ! »

C'était déjà trop tard. A bien y réfléchir, ce n'était même pas vraiment une fatalité. A les regarder danser, il avait éprouvé une certaine jalousie . Il avait vite mis ça sur le compte de l'alcool, surtout, mais en vérité le sentiment lui semblait plus profond. Là encore, avec l'alcool, tout était plus profond. Surtout le rebord des trottoirs.

Il ne lui fallut qu'une seconde pour se décider. Écrasant ce qui restait de cigarette dans un verre vide et prenant une gorgée de celui que Kurt venait de poser devant lui, il se leva et alla rejoindre Aubrey, qui avait déjà amorcé son approche de la piste de danse. Elle, elle se glissait entre les clients avec une démarche légère, s'il y avait quelqu'un à comparer avec un truc volant, c'était elle. Un genre de passereau, quelque chose de mignon ? Il n'avait pas la tête à ça. Il la rejoint, quelques secondes plus tard.

Il regarda Aubrey faire signe à Senrith ; une autre danse alors que les couples se faisaient et se défaisaient. A l'allure que ça prenait, tout le monde était là pour un bout de temps. Ils n'avaient attendu que ça, parce qu'en réalité ça faisait longtemps que personne n'avait dansé, occupés aux réparations, aux questions, aux consternations d'une vie qui a perdu un trait d'innocence, comme arraché à l'enfance. Des événements terribles, l'un occultant l'autre, alternativement. On ne pouvait penser à la nuit de Swain sans penser à l'attaque de la Coalition. Et inversement. C'était là toute l'étrangeté de la chose.

Les premiers coups d'un tambour, rapide, marquaient le tempo de cette valse qui en était tout sauf une.

« Tu la connaît, ça va ? » lui demanda la jeune femme, d'une air presque moqueur.

Même si l'air lui disait vaguement quelque chose, il ne répondit que par un haussement d'épaules alors qu'elle replaçait rapidement une mèche échappée de sa coiffure juste derrière son oreille. Elle fut prompte à le saluer, ce à quoi il répondit, avec plus de maladresse que de mauvaise volonté. La réalité était là, même s'il lança un dernier regard vers Kurt ; il était plutôt heureux que ce dernier l'ait filé en pâture à la rousse.

Car jamais il n'aurait su comment faire, autrement.

« C'est presque pareil que tout à l'heure, tu nous as regardé ? 
- Un peu, pas trop à vrai-dire !
- Mets ta main sur ma taille, là ! »

Il fronça les sourcils, l'observant un instant.

« Ta main sur ma taille, allez ! »

Ce n'était pas de la gêne, ou de l'hésitation. Du moins c'était ce qu'il tentait de se dire. Il n'avait pas vraiment les pas de cette danse en tête. La jeune femme lui attrapa le poignet dans un rire, et la mit sur sa taille. Il sentait désormais le moindre mouvement de son bassin alors qu'elle se déplaçait, entamant la danse.

Il y avait tellement à penser, tellement à dire, tellement à voir qu'il en restait surpris et muet. Tant par l'appréhension de se tromper dans les pas ou simplement de gâcher ce moment. Il essayait de faire taire ses appréhensions. Il n'y avait rien à craindre, se disait-il. Autour d'eux, d'autres dansaient.

Sans s'en rendre compte, il avait beau s'inquiéter du moment présent mais il ne s'inquiétait de rien d'autre. Il n'y avait, pour l'instant, que l'angoisse de tomber sur quelqu'un ou de marcher sur le pied de la rousse. Rien de tel n'arriva, comme si Etro elle-même avait décidé qu'aujourd'hui était un bon jour. Un jour faste. Celui ou les chemins se croisaient d'une étrange manière.

Leurs mouvements se faisaient plus amples à mesure que la musique passait d'un couplet à un refrain, dans un crescendo des plus typiques de ces musiques où plus rien d'autre n'importe. Sans se séparer – elle avait juré que cette danse n'était pas différente de la précédente ! Ils prirent de la distance mais revenant toujours l'un vers l'autre. Croisant les autres danseurs, cherchant à ne pas se perdre. C'était peut-être ça qui avait fait sourire la jeune femme. D'un léger sourire, qu'il avait vu naître dès l'instant où elle était arrivée. Au creux de ses joues, naissant dans ses yeux. Celui qui avait le don de faire sourire tout le monde. Lui comme tant d'autres, qui était-il pour songer pouvoir y échapper ? Ce n'était en aucun cas une fatalité. Penser que c'en était une serait une insulte.

Il s'éloigna d'un pas respectueux de la jeune femme alors qu'elle tournait aux derniers sons de la musique, afin de la saluer. C'était peut-être le souvenir le plus clair qu'il avait de cette danse, dont il se souvenait en effet. Ainsi il fut plus rassuré quant à cette initiative. Son sourire, à elle, se mua en un franc rire honnête alors que tout le monde applaudissait cette danse et se préparait à la prochaine.

« J'vais rester un peu ici, Sen aura besoin d'un joueur de bodhran, le devoir m'appelle ! »

Les joues rougies par l'effort, elle s'était rapprochée de lui, lui prenant la main. Lui, ne sachant que faire, hocha la tête. Essoufflés, ils se séparèrent. Elle partit vers le coin où jouaient les musiciens et il se tourna, cherchant quelques secondes durant la table où était Kurt. Aub lui avait fait un signe en partant, également. Il ne devait pas être bien loin.

«  Si on intronisait un Primarque tous les jours je serais pas contre ! » lui dit-il en revenantaprès quelques secondes de recherche.
 

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le Jeu 29 Mar 2018 - 1:56
Le Turk souriait brièvement, fixant le regard du son compagnon de boisson. Il était vengé, Fabrizio avait eu droit au même traitement, à la différence qu’il semblait avoir profité un peu plus du moment que lui. Peut-être que c’est cela qui le rendait heureux, d’avoir joué l’intermédiaire le temps d’une danse entre eux deux.

Tout cela, c’était tellement différent de ce qu’il faisait en tant qu’homme de la Shinra. C’est tellement plus simple que de presser une détente, que d’interroger quelqu’un.

- Les caisses du Sanctum ne le supporteraient pas, ainsi que mon foie ! Il riait de bon coeur à la remarque de cet homme, un instant de honte en se rappeler que leur relation démarrait sur un mensonge. D’ailleurs, en parlant de ça, il est temps pour moi de retourner à la maison.

Avant qu’arrive le verre de trop. À moins qu’il préférerait éviter d’élargir la fosse des mensonges qu’il y avait entre lui et Fabrizio. Difficilement, il se relevait de sa chaise et terminait d’enlever sa cravate qu’il rangeait dans sa poche, tendant finalement sa main.

- Merci pour la journée, mon gars. S’il avait pu, il aurait dit un autre mot. Voilà bien longtemps que je ne me suis pas autant amusé. Un peu d’honnêteté, ça ne faisait pas de mal. Même si t’habites pas loin, évite de retourner à quatre pattes et ne laisse pas Aubrey à un autre. Il était mal placé pour dire ça, toutefois, il espérait que Fabrizio connaîtrait le bonheur qui lui avait été arraché.

Cypher passait finalement la jambe par-dessus le tabouret et quittait progressivement l’endroit, levant la main pour dire au revoir à cet homme. Il avait cette étrange sensation de s’enfuir comme un voleur, néanmoins, il avait peur de craquer et de tout lui dire. L’ironie de la situation. Le terrible Turk qui ne parvient plus à tenir sa couverture, il pouvait reporter la faute sur l’alcool. Oui, c’était peut-être la meilleure chose à faire.

Il devait aussi rejoindre le vaisseau-mère avant d’oublier les informations utiles qu’il était parvenu à obtenir. Il était aussi inutile en interrogatoire qu’en couverture, cela promettait pour l’avenir.

- Bon. Il levait brièvement les yeux vers les cieux, passant ensuite sa main dans ses cheveux. Où est-ce que j’ai garé mon vaisseau…?

Machinalement, il avait déjà plongé sa main dans l’une de ses poches pour récupérer une cigarette. Malheureusement, son paquet était déjà vide, il allait vraiment falloir qu’il fasse quelque chose contre ça. À moins que cet endroit soit capable de combler son tabagisme. Dommage, il allait prendre son mal en patience.

Aujourd’hui, c’était une belle journée.

Du moins, c’est ce qu’il se répétait en déambulant dans les rues. Probablement la mission qu’il avait préféré exécuter, loin de toutes les horreurs qui l’attendaient.

Au plus profond de lui, il espérait revoir Fabrizio. Même si, quand cela arriverait, il devrait lever le voile sur ses mensonges. Soupirant à cette idée, Cypher baissait légèrement les épaules. Peut-être qu’il allait devoir se trouver un véritable travail au Consulat, il n’aurait donc pas cette épreuve à affronter. Est-ce qu’un jour, il trouverait véritablement sa place dans l’univers.
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