Véritable Primarque

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le Dim 15 Oct 2017 - 12:15
-Puis-je vous parler d’une affaire importante ?

-Allez-y.

J’étais en train de finir l’ordre de mission d’un templier, qui devrait rattraper la bourde commise par le prêtre Wiley lorsqu'il avait envoyé les réfugiés de Port-Royal au Domain plutôt que dans mon village à la Contrée du départ, quand Martin était venu dans ma chambre. Il avait un air soucieux que je ne lui connaissais pas. Ou plutôt, que je ne lui avais vu qu’une seule autre fois, lors de l’attaque.

-Il y a quelques jours, j’ai croisé la route du jeune Ian Goguen, un aspirant que le prêtre Wiley a ramené de Mornevie.

Encore la célébrité ! Décidément, ce prêtre était partout. Peut-être devrais-je lui céder mon siège de Primarque ? Ne pas être une cible permanente pour mes ennemis serait le luxe !

-J’ai tenté de vous en protéger autant que j’ai pu, mais vos choix ont amené beaucoup de confusion au sein de notre ordre. Particulièrement chez les jeunes. Un désir de réponse, de compréhension s’est fait ressentir dernièrement. Surtout concernant l’aide que nous n’apportons pas à Port-Royal.

-Je vois, soupirai-je. Et vous concernant ? Partagez vous ce désir ?

-Non Mon… Matthew. J’ai beau ne pas toujours tout comprendre de vos actions, je sais qu’elles sont guidées par Etro elle-même. Et qu’elles sont absolues.

Voilà pourquoi je n’aimais pas la religion. Pour peu qu’on vous considère comme un élu, tout le monde acceptait tout, y compris des « fantaisies ». Cassie me manquait. Au moins, elle n’hésitait pas à remettre en question mes actes. Elle cherchait à comprendre avant de s’exécuter. Elle pourrait me remettre sur le droit chemin si un jour ma vision était occultée.

-Vous vous trompez Martin. Mes actions ne sont pas guidées par Etro, bien que j’essaie de mon mieux d’appliquer ses valeurs. Mes actions sont guidées par le bien du peuple.

-Mais alors…

-Pourquoi refusez d’aider Port-Royal ? Parce que je ne vise pas le bien du peuple immédiat et éphémère. Je veux que tous les mondes puissent prospérer librement, sans crainte pour leur vie. Toutefois, pour atteindre cet objectif, il faudra parfois faire des choix difficiles. Fermer les yeux sur la souffrance d’autrui qu’on ne peut pas protéger dans l’immédiat. C’est la même raison qui m’a poussé à vouloir entraîner nos troupes, toutes nos troupes, au combat et à la magie. Au lieu de chercher immédiatement à contre-attaquer face à la Coalition. Ou à tenter de capturer Genesis.

-Je vois, grimaça-t-il.

-Vous n’êtes pas obligé d’aimer ou d’approuver. Mais ces choses sont à faire. Et je les ferai. Je lui souris. Et puis nous sommes les gentils. Nous gagnerons face à eux. En étant meilleur, et plus vertueux qu’eux.

-Merci pour vos réponses. J’irai voir nos apprentis après la cérémonie.

Sur ces mots, le Haut-prêtre partit de ma chambre, me laissant seul pour terminer le travail qui m’attendait. D’ici quelques minutes toutefois, je devrais l’abandonner pour me préparer. Cet après-midi, j’allais être révélé au monde entier. J’allais être révélé à tous les mondes même. Comme je le souhaitais, un journaliste de l’éclaireur serait présent aujourd’hui. J’avais un message à faire passer moi aussi. Comme le proverbe disait, à chacun son tour.

Lorsque j’eus fini cette corvée, je me levai de ma chaise, et commençai à me déshabiller. Sur mon lit était posé la chemise en lin blanc qu’il me faudrait porter pour cette longue et fastidieuse cérémonie. Le peuple voulait me voir, voulait me connaître. Et il me fallait me plier à cette envie. Tout ça pour conserver leur confiance, et continuer à diriger le mieux possible cette secte. Cette journée allait être bien longue.

Une fois que je fus prêt, je me dirigeai vers le donjon du château. Cassandra m’avait expliqué la procédure il y a quelques jours de cela. Martin s’en était chargé la veille, pour être certain que je n’oublie rien. À l’intérieur de celui-ci, mon escorte en armure de plate m’attendait. Un jeune homme souriant, aux yeux aussi clair que le ciel, me regardait. Ce devait être la première fois qu’il voyait le Primarque, tant le vrai que le faux. À côté de lui, un vieil ours mal léché, son instructeur très probablement, regardait droit devant lui, au garde à vous. Je souris au plus jeune, et je m’installai entre eux-deux. Cassie aurait pu choisir un vétéran plus avenant quand même. Enfin, j’allais devoir m’en contenter.

Nous prîmes la direction de la ville, marchant d’un pas lent. Lorsque nous fûmes dehors, les habitants, qui avaient un chez-eux à l’intérieur de l’enceinte, commencèrent à nous suivre. Si nous avions commencer la marche seuls, lorsque nous arrivâmes à l’église où la cérémonie devait avoir lieu, c’est probablement toute la ville qui marchait derrière nous, tant les hybrides que les humains de toute classe sociale. Je n’avais plus l’habitude d’être nerveux, mais voir tant de fanatiques me donna des sueurs froides. Même si c’était pour leur bien, je mentais à tous ces gens. S’ils le découvraient…

Après une petite demi-heure où chacun s’installa dans l’église réaménagé pour l’occasion, mon escorte put faire de même. J’étais seul devant ce grand bâtiment. Je pouvais sentir, plus que voir, tous les regards tournés vers moi. Quand il fallait y aller… Je pris une profonde inspiration avant d’avancer sous le signal du Haut-Prêtre Dodann. La chorale que Cassie avait entraîné commença à chanter à l’instant où je franchis les portes.


-Je m’avancerai jusque dans ta lumière, celle de la joie et de la paix.
Soyez juste envers nous, Ô divine Étro, découvrez vos enfants du mal qui les accable
Soyez notre force, Ô divine Étro, que les ténèbres quittent nos coeurs
Donnez-moi la Lumière et la foi, qui cela nous guide à travers vous
Et nous allons chanter, Ô Divine Étro, que les ténèbres quittent nos coeurs
Confiez vos paroles et vos louanges au Créateur, car il est à la base de tout chose
Gloire au Créateur, à Étro et à son Primarque, qu’ils nous guident en ces temps de peine

Les prières de certains furent comme des brises sous la force du chant des enfants, des murmures que je ne pouvais comprendre mais qui, d’une certaine manière, rassuraient. Tous priaient. Tous à leur manière. En passant devant des prêtres « spécialisés » dans le culte de Triton, je pus entendre cette prière.

-Au nom du Créateur qui a séparé les eaux d'avec le ciel et la terre et de son fils Triton qui foule et apaise la tempête. Ô divine Etro, Reine de tout ce qui est bon, à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à Tes pieds Tes fils qui voudraient se hausser jusqu'à Toi. Obtiens-leur une âme pure comme brise de mer. Un cœur fort comme les flots qui les portent, une volonté tendue comme voile sous le vent, une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune, un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. Mais surtout, ô divine Etro, ne les laisse pas seuls à la barre, fais-leur relever les écueils où ils s'échoueraient avant d'ancrer, près de Toi, au port de l'Eternité.

Bien qu’ils priaient Etro, leur amour de la mer revenait sans cesse. Ce culte avait beaucoup à offrir à ces fanatiques. Tous pouvaient trouver une raison de croire, de se sentir écouter et protéger. Et je devenais une de ces raisons en tant que Primarque. Ça allait me faire du boulot en plus. Je m’agenouillai devant l’autel, et je commençai ma propre prière alors que les Haut-prêtres me reconnaissaient comme légitime Primarque.

-Ô Etro, écoute ton enfant qui s’agenouille devant tes protégés. Aide-moi à faire face aux adversités qui nous attendent lorsque je n’aurai plus la force. Guide-moi sur ce chemin que nos ennemis s’échinent à détruire et assombrir. Mes yeux sont les tiens, ma force est la tienne. Ensemble, nous apporteront joie et félicité à tous. Ensemble, nous délivrerons les peuples des ténèbres et leur montrerons la lumière. Ta lumière. Ô Etro, entends mon appel, entends ma prière, car je suis prêt à tout perdre pour que tes protégés soient sains et saufs, heureux et libres.

Alors que je venais de terminer ma prière, que j’avais eu du mal à inventer la veille pour qu’elle soit la plus juste possible entre mes aspirations et leur croyance, Martin s’approcha de moi et posa sur mes épaules une veste bleue et blanche. Le symbole d’Etro, la tortue, était brodée dans le dos. Je me relevai sous ses yeux brillants de joie, et je tournai le dos aux prêtres, faisant face à la foule.

-Très chers habitants du Domaine Enchanté, très chers croyants par delà les mondes ! Mon nom est Matthew March, et je suis l’élu d’Etro, le véritable Primarque reconnu par le clergé ! Certains d’entre vous me connaissent, d’autres ont pu voir mes actions au cours de ces derniers mois ! Je sais que vous ne comprenez pas pourquoi j’agis ainsi, mais je vous demande de me faire confiance, de croire en moi ! Ma seule préoccupation est le bien de tous, vous comme des autres peuples qui ne croient pas en notre déesse ! Qu’importe la difficulté de la tâche, qu’importe que mon chemin soit ardue et solitaire, je vous promets d’être le bouclier contre les ténèbres ! Je vous promets de ramener la lumière dans vos foyers, dans vos coeurs, dans vos vies et celles de vos proches ! Et je n’aurai de cesse d’y parvenir jusqu’à ma mort !

À ces mots, je pris l’épée du templier le plus proche, et je m’ouvris la paume de la main gauche. Le sang avait déjà coulé pour eux, et le mien venait rejoindre celui de leurs frères tombés au combat. Ensuite, je peignis d’une vague tortue le bouclier de ce même templier que je portais ensuite de ma main droite. Le Sanctum était le bouclier des peuples, ici et maintenant.

Des tonnerres d’applaudissements, de sifflements accompagnèrent mes gestes. La cérémonie était finalement terminée, et le banquet, la fête pouvait débuter. Je souris face à cette liesse, et rendis à son propriétaire le bouclier. Puis je me dirigeai vers la journaliste qui se tenait sur le dernier banc, près de la porte.


-J’ai un message à faire passer Mademoiselle Ritchi. Des rumeurs courent sur le Sanctum comme quoi nous avons tué Ariez. Et le résultat en a été l’attaque de la Coalition Noire il y a quelques temps. Je tiens à mettre les choses au clair. Nous avons tué ce tyran. Et nous débarrasserons prochainement les mondes de ces mauvaises herbes que sont Death et Genesis. Le Sanctum veillera à la victoire de la Lumière sur les Ténèbres. Mon sourire s’agrandit. Profitez du buffet.

Cette fête était pour moi, mais j’avais d’autres choses à régler. Mon escorte me rejoignit vite, et je pus voir la déception sur le visage du plus jeune. Lui aussi voulait s’amuser. Il serait temps. Lorsque le Mal ploiera le genou devant nous.

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le Mer 18 Oct 2017 - 14:41
Alors que la douleur traverse une énième fois ma jambe blessé je retiens de justesse un gémissement. La célébration va être longue. Pourtant quand la nouvelle était tombée que le primarque allait enfin être révélé il n'était pas question d'se défiler, jambe encore raide ou pas.

Et puis bon j'allais pas me plaindre, on m'avait retirer mon plâtre la semaine dernière donc ça aurait pu être pire, même si ma jambe restait quand même encore bien faible. Enfin de toute façon le Sanctum avait besoin de tout le monde donc j'étais là, à faire le pieds de grue d'vant ma rangée de bancs.

On m'avait même fait porter une armure complète ainsi qu'une épée et un bouclier, histoire que les gens se sentent rassurés ou quelque chose comme ça. En attendant ils étaient peut-être rassurés mais moi j'étais super inconfortable, et je vous raconte pas ma tête lors de la déambulation jusqu'à l'église. Bordel une canne aurait pas été de trop ! Mais bon pour symboliser les protecteurs du Sanctum on faisait mieux qu'un vieux boiteux avec une canne, donc j'avais dû m'en passer et souffrir en silence.

D'ailleurs si ce primarque pouvait se dépêcher de remonter son allée...ah ça y est le voilà qui passe à ma hauteur.

Et alors que je le vois s'avancer à travers l'allée se faire reconnaître par les hauts prêtres je ne peux pas m’empêcher de me demander : est-ce qu'on est sûr que c'est lui ?
Alors me faites pas dire ce que j'ai pas dit hein, je suis très content de voir qu'on a, en théorie, trouvé notre « guide », youpi, tralala, c'est la fête.

C'est juste qu'à tout prendre j'aurais préféré que ce ne soit pas un con.

Alors qu'il continue d'avancer dans l'église je me remémore sa décision de déclarer la guerre au Consulat juste après la fin de l'assaut de la coalition noire.

Quand j'ai appris ça j'ai d'abord cru à une blague. Nous sortions juste de deux batailles qui avaient peut être été les plus sanglantes de toutes l'histoire du Sanctum. La meilleure choses à faire était -elle de déclarer une guerre à notre plus proche allié ?

Étrangement cette déclaration n'a pas été super bien accueillie, par la population comme par nous. Et au lendemain de l'assaut de la coalition il a fallu compter nos pertes. Beaucoup de morts, bien sur, mais aussi des défections.

Une partie des nôtres sont partis par peur suite à l'action des coalisés mais je n'pense qu'ils soient majoritaires. Pour moi la plus grandes parties sont des gens qui ont dû choisir entre leurs croyances ou leurs familles. Ou des gens qui en ont simplement eu marre, qui ont eu l'impression que le malheur ne cesserait jamais de s'abattre sur le Sanctum. Et honnêtement je les comprends.


Même moi si la foi n'avait pas été la béquille qui me permettait de continuer à avancer je pense que j'me serais barré. Et alors que je vois enfin la personne qui a empêché le Consulat de nous apporter son aide. Entraînant sans doute la mort inutile de dizaines de blessés, prisonniers des décombres ou de l'incendie de leurs maison, je ne peux pas m’empêcher de m'imaginer lui dire le fond de ma pensée à coups de blocs de glace.

Rajoutez à ça le fait qu'apparemment il ai voulu accueillir des rescapés de Ports Royale ici, pour les loger où d'ailleurs ? Dans d'autres camps de fortune misérables? Alors qu'on a déjà du mal à s'en sortir sans ça et vous comprendrez que mes sentiments sont un peu mitigés à son égard.

Mais allez Fiathen calme toi et reste positif, les gens prient et sourient essaye donc de les imiter...ou empêche juste tes mains de trembler ce sera déjà bien. Agrippant le dossier du banc devant moi pour stopper ce mouvement compulsif je me recentre et tente d'afficher un air joyeux. Après tout on a déjà bien assez de moments pour faire la gueule pour ne pas gâcher en plus les rares où on est censé être heureux.

D'ailleurs dans le fond je suis quand même assez content. L'église est pleine à craquer et si je me fie à ma détection magique il y a aussi un bon paquet de monde à l'extérieur. C'était cool de voir que malgré tout ce qui nous est tombé dessus il y avait encore autant de personne fidèle à Etro. Bon une partie d'entre eux sont sans doute venue là uniquement pour le buffet ou pour se changer les idées mais ça reste une bonne nouvelle. La foi est quelque chose de solide qui ne se brise pas comme ça, j'étais heureux d'en avoir la preuve.

Enfin à tout prendre notre primarque présente bien, c'est déjà ça. Je roule des yeux quand il évoque ses « actions qu'on ne comprend pas encore » mais le coup du sang c'est cool, ça impressionne. La tortue sur le bouclier c'était plutôt bien trouvé aussi, au moins il aura réussit à marquer les esprits et au bruits que fais le publics les gens on appréciés. C'est le principal j'imagine. Et puis ça m'amuse d'imaginer ce que doit ressentir le gus dont les armes viennent de tremper dans le sang du primarque. A sa place je r'vendrais ça comme des foutus reliques sacrées pour arrondir mes fins de mois.

Bon de toute évidence la célébration est fini, il est temps de se mettre en mouvement. Quand on nous a briefé nos supérieurs nous ont dit qu'on aurait juste à déambuler dans la foule, les mains sur nos armes, pour rassurer les gens et dissuader de potentiels agresseurs. J'vais donc devoir marcher des heures au pif avec une armure complète, génial.

Je tente donc tant bien que mal de masquer mon boitement et m'avance près de la sortie. Regrettant amèrement l'absence d'une canne sous la douleurs de mes articulations quand j'aperçois mamie Belette et quelques amis hybrides me faire signe, un tabouret vide près d'eux...Ma conscience hésite environ un quart de seconde avant de poser mes fesses dessus.

Tant pis pour la surveillance, si on me demande j'dirais que je prends des renseignements sur l’état des campements à l'extérieur de la ville.
Lumière d'Étro

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le Jeu 19 Oct 2017 - 12:57

Faisant le pied de grue, revêtant son armure complète, le Paladin-en-Chef observait le Primarque quitter l’enceinte du Temple aussitôt son discours prononcé. Elle ne pouvait réprimer un soupir d’agacement, que ce soit pour les paroles qu’il venait de prononcer ou quant à son attitude. Qu’importe la tache qui pouvait l’attendre, cette journée était la sienne et il devrait rester ici, avec son église et ses croyants.

Un problème, Pentaghast ?
Elle tournait le regard, remarquant que le Haut-Prêtre Haegel s’était avancé vers elle, portant lui aussi une tenue de cérémonie. Le visage fatigué, les paupières lourdes de fatigue, il s’arrêtait à un mètre de la dame avant de croiser ses mains devant lui tout en tenant un épais grimoire.

Rien d’important.
Coupait-elle sèchement, ajustant son épée à la taille avant d’avancer d’un pas, cherchant à voir si March n’avait pas déjà disparu.

Ce jour est à marquer d’une pierre blanche, Pentaghast. Il est de notre devoir de le célébrer, non d’y ruminer quelconque rancune.
Vous tenez réellement à ce que je parle…

Il souriait brièvement, avançant alors d’un pas pour se mettre aux côtés du Paladin.

Mon devoir est de vous conseiller afin que vous puissiez accomplir votre tâche, ce n’est pas en restant muette que j’y parviendrais. Alors, dites-moi ce qui vous tracasse.
Dans ce cas, je vous prie de me suivre.

Cassandra, lors de la cérémonie, était resté à proximité du Primarque en cas d’attaque afin d’être la première à réagir, tout comme le Haut-Prêtre Dodann lui avait conseillé lors de leur entrevue. Toutefois, cela avait aussi permis au Paladin de remarquer bien des choses durant l’office. Une chose ayant particulièrement retenu son attention.

Le Roi et la Reine étaient présents, priant eux-aussi à la venue de l’élu d’Étro. Elle doutait que March n’ait pris un moment pour aller à leur rencontre.

Ils avançaient ensemble, traversant l’église afin de se diriger vers la sortie. Pentaghast continuait d’observer dans les coins de l’endroit, craignant toujours une attaque et espérant que personne n’allait tirer aux flancs lors de la réception. Les Paladins et les Templiers pouvaient profiter de la journée, mais ils devaient aussi être à l’affut, prêt à agir. Et ce n’est pas à proximité d’un débit de boissons qu’ils parviendraient à assumer leur travail.

Les dernières actions de notre Primarque me laissent perplexe, pour faire simple.
Hum…
Envoyer un prêtre afin de proposer notre soutien aux habitants de Port-Royal, inviter ceux qui le désir d’une nouvelle vie, loin des malheurs de leur monde… Cela m’est concevable.
Étro nous enseigne la compassion, vous devriez retenir cela.

Elle s’arrêtait brusquement, observant le visage du Haut-Prêtre avant d’acquiescer d’un mouvement de tête.

Néanmoins, nous n’avons pas la place ici-même pour les accueillir et nous n’avons aucun droit sur le monde d’origine de notre Primarque. C’est triste à dire, mais nous manquons cruellement de moyen. Cette décision, altruiste, n’est-elle pas mauvaise ? Ne devrions-nous pas penser à nos habitants, réguler la situation, avant de penser aux autres…
Pentaghast…

Il fronçait les sourcils, fixant d’un regard mauvais le Paladin-en-Chef, pour ensuite s’asseoir sur un banc de l’église et l’inviter à venir prêt de lui.

Tous deux, nous sommes des enfants de ce monde. Et tout comme vous, il m’est difficile de regarder la ville et les camps établis de l’autre côté de la muraille, nous sommes un genou à terre. Dans mon coeur brûle un feu ardent, espérant revoir ma nation briller de nouveau. Et j’imagine que c’est aussi votre cas.
Il est de notre devoir de protéger nos gens.
Vous avez raison, cependant, tout être est un enfant de la Divine Étro. Qu’il vive au Domaine Enchanté ou à Port-Royal, il mérite que nous sacrifiions le peu que nous possédons pour que la Lumière puisse briller dans leurs coeurs.

Cassandra baissait légèrement le regard, ouvrant progressivement ses mains pour observer ses paumes avant de les refermer brusquement et fixer Haegel.

Vous avez raison, nous devrions tendre une main à ceux dans le besoin. Exactement comme nous l’avons fait pour les rescapés de Sherwood.
Sages paroles.

Elle se releva alors s’écartant légèrement pour retourner dans l’allée principale de banc, dorénavant vide de monde, tout le monde profitait du banquet dans les jardins du Temple.

Une dernière chose., pensez-vous que nous devrions accueillir quiconque dans le besoin ?
Le Haut-Prêtre souriant à cette question, posant ses mains à plat sur le banc avant de répondre.

C’est ce à quoi nous devrions aspirer, selon moi.
Que ferions-nous quand les récoltes seront mauvaises, que les bois seront vides de gibier et que nos sources seront taris ? Qu’allons-nous dire à notre peuple, qu’allons nous faire ? Devrions-nous laisser le peuple mourir de faim, laisser une famine s’installer et la maladie emporter nos enfants ? Est-ce qu’Étro voudrait voir cela se produire…
Vous exagérez les choses, Pentaghast…
Cela n’arrivera pas demain, la semaine prochaine ou l’année suivante. Sauf que si nous décidons d’accueillir chaque malheureux dans notre monde, ou dans un autre, nous finirons par subir le courroux de notre sottise.

Il fronçait les sourcils, baissant lentement le regard alors que Pentaghast s’apprêtait à quitter l’endroit pour rejoindre ses hommes à l’extérieur.

Notre devoir est de tendre une main, mais il n’est certainement pas de le faire au détriment de notre peuple ou de notre monde. Le Roi et la Reine nous ont épaulés de longues années, ils ne pourront continuer de satisfaire nos lubies.
Que ferons-nous alors des rescapés, des prisonniers de guerre et des personnes vivants plus mal que chez nous. Avez-vous une réponse à cela ?
Si nous devons agir, c’est chez eux et non amener chez nous. Les hybrides sont le parfait exemple, voilà des années qu’ils sont ici et ils ne sont toujours pas intégrés. Imaginé un instant pour des mercenaires, des consuls ou des habitants du Royaume de la Coalition Noire.

Elle s’avançait alors, faisant grandir la distance entre elle et le Haut-Prêtre.

Il est de notre devoir d’agir, de soutenir ceux dans le besoin. Pour cela, nous devons aller vers eux, et non l’inverse. Si nous continuons à faire cela, nous irons droit dans le mur.
Entre foi et conviction, Cassandra semblait jongler entre deux idéaux à longueur de temps. Comme si elle était incapable de se décider, jouant la butée et n’allant jamais dans la direction dans laquelle elle devrait se plier. Finalement, était-ce une bonne idée d’accepter ce rôle et de vouloir suivre le Primarque ? Il n’était peut-être pas celui que l’on attendait, mais celui qu’ils méritaient.

Elle ressassait cette pensée, se retrouvant finalement dans le jardin à la recherche de March. Grimaçant, elle espérait réellement qu’il ne soit pas partie. Il devait se montrer, non se terrer.


Le Drapeau Blanc

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le Ven 21 Sep 2018 - 3:04


Alors, ça fait trente ans, je suis désolé. Je dois noter cet rp depuis à peu près cinq mois, j'en ai tout à fait conscience. Matthew n'est plus actif et les commentaires risquent d'être inutiles mais je vais faire cet rp objectivement, en oubliant les vieilles affaires.
Donc je vais comme si je pensais que Matthew allait bientôt revenir, sans arrière pensée.

Je vais aussi noter comme toi tu le ferais, Matthew, c'est-à-dire très dans le détail, souvent syntaxique et sémantique. Je pense que si tu le fais, c'est parce que ça te parle. Donc allons-y.


Matthew tout d'abord.

Je contextualise. Martin dit "Yo, y a des jeunes qui sont pas contents de vous, dans l'ordre." Matthew il dit "Hey, t'en penses quoi, toi ?", Martin dit que pour lui, c'est très bien, et tu écris :

"Voilà pourquoi je n’aimais pas la religion. Pour peu qu’on vous considère comme un élu, tout le monde acceptait tout, y compris des « fantaisies ». Cassie me manquait."

C'est un peu bizarre dans la mesure où tu viens d'apprendre que y a plein de jeunes dans l'ordre, donc pas des pécores hein, qui ne sont pas d'accord et qui n'acceptent pas tes décisions. Donc plein de gens qui "n'acceptent pas tout". T'as juste l'exemple du "oui seigneur" devant toi et tu catégorises tout le monde.
De plus, le "Cassie me manquait" par rapport à tout ça... Il me gêne. Parce que je crois qu'il n'y a pas un personnage dans le Sanctum qui n'a pas critiqué, même en narration, même sans rien faire, les décisions de Matthew. Alors tu vas me dire "Oui mais du coup, personne ne conteste ses décisions puisque personne ne vient lui en parler, à part Cassandra." Et on en vient à mon idée : Et les centaines de PNJ qui constituent l'ordre, alors ? Parce que forcément, y en aura quelques-uns qui vont critiquer.

Mais bon, passons !

"Mes actions sont guidées par le bien du peuple."

Des actions peuvent être guidées par quelqu'un ou par une volonté, tu vois. Genre je peux dire "mes actions sont guidées par un désir de justice !". Mais le bien du peuple ne guide personne. Le bien du peuple n'est qu'une chose vague qui n'a pas de volonté propre. Par contre, la volonté de servir le bien du peuple, elle, peut guider tes actions. Le bien du peuple, c'est le résultat escompté, pas la cause de quoi que ce soit.

"-Pourquoi refusez (attention, c'est "pourquoi refuser", que tu pourrais remplacer par Pourquoi vendre ? Alors que "pouquoi vendez" n'est pas correct.) d’aider Port-Royal ? Parce que je ne vise pas le bien du peuple immédiat et éphémère. Je veux que tous les mondes puissent prospérer librement, sans crainte pour leur vie. Toutefois, pour atteindre cet objectif, il faudra parfois faire des choix difficiles. Fermer les yeux sur la souffrance d’autrui qu’on ne peut pas protéger dans l’immédiat. C’est la même raison qui m’a poussé à vouloir entraîner nos troupes, toutes nos troupes, au combat et à la magie. Au lieu de chercher immédiatement à contre-attaquer face à la Coalition. Ou à tenter de capturer Genesis."

Ma première pensée, quand j'ai lu ce passage, a été pour ta fiche de présentation, où concrètement... on avait l'inverse. Matthew était enragé parce que les groupes se foutaient éperdument de la vie de quelques pécores au fin fond d'un monde. Ici... je me suis dit "En fait, il fait pareil." parce que quand t'y penses, en oubliant complètement les mercenaires, leur existence et tout... bah tu as un monde où ça craint. Où des tas de gens ont des problèmes; Et Matthew ne les aide pas parce qu'il vise le bien des peuples à long terme. Oui enfin, moi je comprends. Mais c'est tellement à l'opposé de ce que tu disais dans ta fiche.

"ou à tenter de capturer Genesis". Ca fait très réaction a posteriori, ça. Genre "je l'ai pas fait parce que blablabla" alors qu'en fait la raison est autre. Parce que la raison pour laquelle le Sanctum n'a pas capturé Genesis, c'est surtout parce qu'ils étaient à terre. C'est pas genre "D'abord on va entraîner nos troupes". Vous avez déclaré la guerre, vous avez pas juste dit "T'es qu'un gros méchant" à Genesis.

Ce que je veux dire, c'est que tu dis que c'est pour le bien à long terme que Matthew a entraîné les troupes au lieu de capturer Genesis. Oui mais alors... Autant entraîner les troupes... ET PUIS ENSUITE seulement déclarer la guerre. Comme ça, pas de risque de se faire attaquer alors qu'on est à moitié mort. Ca c'est un choix difficile ^^. "Ne pas avoir attrapé Genesis" c'est genre même pas un choix du tout ^^ , comment vous auriez fait ? ^^ Y avait juste aucune possibilité. Bréf.

"À côté de lui, un vieil ours mal léché, son instructeur très probablement, regardait droit devant lui, au garde à vous. Je souris au plus jeune, et je m’installai entre eux-deux. Cassie aurait pu choisir un vétéran plus avenant quand même. Enfin, j’allais devoir m’en contenter." Assez sympa, ce passage. On voit que Matthew est très soucieux de voir qui l'accompagne. Forcément oui, ton escorte transmet tes valeurs ^^. Si un président se ballade avec que des blancs, tu peux te dire Aie.

On a une description de la procession. C'est bien fait, ça m'a plu. Je ne sais plus si ces choses avaient été décidées au préalable mais y a pas mal de symboles dans toute la partie religieuse qui sont très sympas. "La chorale que Cassie avait entraînée (Le participe passé avec avoir s'accorde avec le CDV (COD) s'il est avant le verbe. Ici : Cassandra avait entraîné la Chorale. La chorale que Cassandra avait entraînée. La chorale est bien le cdv, il est avant le verbe.)commença à chanter à l’instant où je franchis les portes."

Le chant est bien, regardons-le un peu.

"Donnez-moi la Lumière et la foi, qui cela nous guide à travers vous"

qui cela ? En fait j'ai pas compris cette phrase-là. Je sais pas ce que désigne qui. Guider à travers quelqu'un, c'est bizarre. Guider jusqu'à vous, non ?

Mais j'aime bien le chant, oui. J'ai trouvé chouette le "gloire au créateur, à Etro et à son Primarque", ça fait très sainte trinité du Sanctum, c'est assez bien fait. #leRoilaLoiLaLiberté

Ensuite on a la prière de Triton que je vais recopier ici :


"-Au nom du Créateur qui a séparé les eaux d'avec le ciel et la terre et de son fils Triton qui foule et apaise la tempête. Ô divine Etro, Reine de tout ce qui est bon, à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à Tes pieds Tes fils qui voudraient se hausser jusqu'à Toi. Obtiens-leur une âme pure comme brise de mer. Un cœur fort comme les flots qui les portent, une volonté tendue comme voile sous le vent, une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune, un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. Mais surtout, ô divine Etro, ne les laisse pas seuls à la barre, fais-leur relever les écueils où ils s'échoueraient avant d'ancrer, près de Toi, au port de l'Eternité."

A nouveau, la prière est très cool. Mais c'est un peu dommage qu'elle tourne autour du champ lexical du marin. Je pense qu'il y avait plus parlant à faire. Et on en vient à ce que j'avais déjà dit, je trouve assez curieux d'associer Triton aux marins dans la mesure où... Oui certes, il y a un folklore de marin et de pirates autour de lui, mais c'est surtout le "dieu" du peuple sous-marin. Triton déteste les bateaux ^^. De plus, c'est assez dommage parce que cet rp a été posté pile au moment où on avait une discussion sur les "domaines" de Triton, qui ont été plus ou moins définis maintenant (désolé j'ai un doute), et aucun des thèmes n'est vraiment mis en avant. Après la prière est vraiment chouette et c'est très bien écrit.

Quelques fautes en vrac :
qu’importe que mon chemin soit ardue et solitaire - chemin est au masculin singulier. Ce sera donc "ardu"
Ensemble, nous apporteront joie et félicité à tous. - nous apporterons
Lui aussi voulait s’amuser. Il serait temps. Lorsque le Mal ploiera le genou devant nous. - Ici c'est une faute intéressante et... on pourrait débattre. Mais tu dis "Il serait temps" genre "un moment viendra où il pourra s'amuser". Et tu dis "Lorsque le mal ploiera le genou devant nous", donc un futur simple, donc : ça va arriver, c'est le futur. Mais... "il serait temps" est au conditionnel. Donc c'est incertain. Or... lorsque le mal ploiera le genou, il pourra s'amuser, donc, pourquoi du conditionnel, si pour Matthew, c'est certain.

Je commente deux choses. Tout d'abord, dans le discours, Matthew dit :

"Je sais que vous ne comprenez pas pourquoi j’agis ainsi, mais je vous demande de me faire confiance, de croire en moi !"

Je pourrais écrire un livre sur cette phrase parce qu'il y a beaucoup à dire mais... ce qui est assez étonnant, c'est que Matthew ne développe pas ce qu'il veut dire par "ainsi". En gros y a plein de gens qui l'écoutent et qui se disent "il fait référence à quoi là ?"
Ensuite, il dit "Je SAIS", donc... visiblement, y a plein de gens qui se demandent pourquoi il agit "ainsi". Ca nous renvoie au début. Visiblement, pas mal de gens contestent ses actions et décisions. Mais... Il sait, donc... Et il dit "Tkt, je gère" en gros. C'est étonnant ^^ Après c'est très politicien et je comprends. Il veut pas dévoiler son jeu, trop s'expliquer sinon il aura l'air de se défendre mais là, il dit littéralement : "Hey, je sais que c'est chelou, ce que je fais mais... vous me faites confiance ou pas ?" genre, zéro explication alors qu'il sait que ça inquiète tout le monde.
Moi je serais un croyant, on me dit ça, je me dirais... Mec, je veux bien te faire confiance, mais viens, explique au moins ^^
Tout le monde applaudit, c'est la fête. Je suis entre deux chaises; D'un côté, je pense que ce genre de meeting, c'est tellement l'ambiance que même les gens qui sont un peu froids, ils vont être emballés par le truc, et profiter du moment. D'un autre côté, purée, ce qu'il a dit est pas très rassurant.

Il va parler à l'éclaireur, et là, il dit "Ouais, c'est moi qu'ai tué Ariez, tu vas faire quoi ?" (en gros)

Et à nouveau, y a plein de choses à dire. Parce que d'une part... le fait qu'il le dise confidentiellement à l'éclaireuse entre vraiment en contradiction avec ce qu'il lui dit. Il veut donner l'impression qu'il est déter, qu'il va tuer tous les mauvais, et tout... mais il assume pas tant que ça puisqu'il l'a pas dit dans son discours. Moi je serais dans l'éclaireur, je me dirais "wesh, pourquoi tu l'as pas dit dans ton discours, c'est bizarre".On peut aussi souligner le fait que comme Matthew l'a dit, ça fait des mois qu'il est là ^^. Revendiquer l'assassinat maintenant, c'est bizarre.

Cela dit, c'est assez cool d'assumer le meurtre dans la mesure où tous les rpistes savent que c'est faux, mais c'est visiblement dans l'intérêt de tous les concernés de dire que c'est vrai. Le Sanctum se donne des airs de cador, la Coalition actuelle a pas l'air d'avoir mené une offensive juste pour se couvrir.

Passons à Fiathen, mon commentaire sera plus "dans mon style".

Au début, je commence à lire en mode : il va me décrire toute la scène que Matthew a déjà décrite, on dirait. Mais c'est intelligent. Tu commences à décrire, oui, vite fait, après une description de ta douleur, de ce qu'on t'oblige à faire... Tout ça pour en arriver au premier moment où tu vois Matthew et où tu te dis "Ah le voilà ce con". Et j'ai particulièrement aimé tout le raisonnement qu'il y a derrière; Forcément, personnellement... je suis d'accord avec le point de vue de Fiathen. A vrai dire, je pense que même Matthew est d'accord avec ton point de vue : avoir déclaré la guerre au Consulat à ce moment-là, c'était bizarre : "Nous sortions juste de deux batailles qui avaient peut être été les plus sanglantes de toutes l'histoire du Sanctum. " "déclarer une guerre à notre plus proche allié ?" "la personne qui a empêché le Consulat de nous apporter son aide. Entraînant sans doute la mort inutile de dizaines de blessés, prisonniers des décombres ou de l'incendie de leurs maison, " "Rajoutez à ça le fait qu'apparemment il ai voulu accueillir des rescapés de Ports Royale ici, pour les loger où d'ailleurs ? Dans d'autres camps de fortune misérables? Alors qu'on a déjà du mal à s'en sortir sans ça" "

En fait, je trouve ton point de vue particulièrement bien décrit et surtout, animé par une vraie violence dans le langage. C'est super bien écrit,ça donne la pêche et on sent que tu t'es investi dans ce point de vue. Même plus tard, cette description du début est juste super discrète. Et tu proposes le point de vue de ton personnage pour chacun des moments importants du discours de Matthew. T'es pas tout le temps négatif, mais l'avis très tranchant est super drôle à lire. même quand il aime bien quelque chose, on sent que c'est pour des raisons particulières, style... il aime bien le coup de Matthew qui se coupe la main, parce que ça en jette. "Et puis ça m'amuse d'imaginer ce que doit ressentir le gus dont les armes viennent de tremper dans le sang du primarque. A sa place je r'vendrais ça comme des foutus reliques sacrées pour arrondir mes fins de mois." c'est super bien dit, c'est drôle, j'adore.

A la rigueur, la fin m'a vraiment moins plu. Tu dis en gros "bon et... puis c'est fini et je me casse hein". On a eu un rp, sérieusement... l'intro qui parlait de ton mal de dos ou je sais plus quoi. Très bien, très plaintive... Puis 5% de description pour 95% d'opinion sur plein de choses... pour finir sans conclusion, un peu. Avec un rp si argumenté, c'est un peu spécial.


Cassandra à présent. C'est assez cool, on passe à la suite, aucun rappel de ce qui a déjà été décrit, ou si peu. Cassandra est assez bougonne, on peut deviner pourquoi, et... petit défaut, à mon sens, quelqu'un vient très vite lui tenir le crachoir, si je puis dire ^^. C'est à la fois cool et à la fois hyper téléphoné. Elle est vénère dans un moment où tout le monde est content, il faut forcément que très vite, quelqu'un vienne lui demander pourquoi. J'aurais trouvé... hyper chouette que ce soit elle qui se dise "putain faut que j'en parle à quelqu'un" et qu'elle aille vers un type pour se plaindre. Certes, c'est pas son genre, et à la fois, elle en a gros sur la patate, elle veut s'exprimer, donc pourquoi pas faire l'aveu de faiblesse et craquer.

Et tu dis une chose... super intéressante, à laquelle moi-même je n'avais pas pensé : Matthew a fait zéro mention au roi et à la reine. Il les a pas salués, il leur a pas rendu hommage, rien. Et franchement, c'est à la fois hyper bien vu, hyper juste et hyper tendu. C'est... à la fois tellement logique que Matthew fasse ça. Il en a juste rien à secouer d'eux, donc je critique pas cette omission. Mais que toi tu l'aies vu, c'est bien parce que... grave, quoi. Comment dire "Hey, les deux ploucs, vous pouvez garder vos couronnes mais tout le monde vous a déjà oublié, hein" mieux que ça. Ils ont perdu leur puissance militaire, ils ont perdu beaucoup dans l'attaque de la Coalition. Il leur reste l'influence qu'ils ont auprès du peuple, sachant que le Sanctum en a plus.

Juste après... petite redite de ce qu'a soulevé Fiathen, cette fois-ci en dialogue, à savoir : pourquoi proposer de l'aide à des gens alors qu'on est sur les genoux, c'est carrément risqué. C'est... ok d'en parler aussi. Voilà. Le dialogue à ce propos, par contre, ne me plait pas trop. A ce moment-là, le Sanctum sait déjà que les mercenaires les ont quand même envoyés péter, même s'ils ne sont pas contre le fait que leur peuple parte. Et... à ce moment-là, on sait aussi que très peu de gens ont décidé de se réfugier au domaine enchanté. Genre très très peu. Une dizaine. Donc... l'incidence de ce nombre sur l'économie et l'organisation futures du Sanctum est juste minime. Alors pourquoi surtout parler du fait que c'est pas terrible d'aider des gens miséreux quand on est soi-même miséreux. Pourquoi pas surtout parler du fait que Matthew a pris des risques en demandant aux mercenaires de dissoudre leur rang ?

Après le dialogue m'a dérangé parce qu'il se basait trop sur cette histoire d'asile pour le peuple de port royal... Mais il n'en est pas moins très intéressant pour sa discussion morale. Ici, quasiment tout le rp tourne autour de "est-ce qu'on doit accueillir des miséreux même quand on a rien ?" et tu as assumé le truc jusqu'au bout. Et c'est intéressant. Cassandra montre un point de vue qui, loin d'être cruel, est au contraire très efficace. Du reste, je n'ai pas grand chose à dire, le rp est bien écrit.

Un commentaire un peu plus global : j'ai bien aimé cet rp mais il souligne ce qui pour moi cloche dans la vision encore actuelle du Sanctum : On en a un qui décrit un Sanctum où tout va bien, où on peut se permettre de proposer son aide aux autres, où on peut se permettre de mettre la pression aux adversaires et d'exiger des choses de la part des mercenaires. Et on a tous les autres qui sont sur les genoux en mode "on peut pas assumer tout ça". Et je pense que l'erreur du Sanctum est d'être trop vité passé à un "tout va bien, on s'est relevé !" quand je regarde les missions données depuis Bouc émissaire, pas mal sont en rapport avec bouc émissaire mais... le Sanctum se concentre surtout sur le militaire. C'est cohérent avec ce qui est dit mais... au niveau de la reconstruction, j'ai pas l'impression qu'énormément de choses aient été faites. En fait on va surtout dans une dynamique contraire. Du coup j'avoue avoir du mal avec ces ellipses. Sans que des choses notables aient été faites, on ressent un Sanctum riche et fort trop trop tôt.

Bref.

Mission facile pour Matthew, très facile pour Cassandra et Fiathen.
Matthew : 11 xp, 110 munnies et 2 PS en symbiose.
Cassandra: 6 xp, 60 munnies et 1 PS en dextérité.
Fiathen : 6 xp, 60 munnies et 1 PS en défense.

Vous avez tous reçu un flyer durant la cérémonie pour l'after où, dit-on, il y aurait tout le gratin de l'équipe éducative de l'école des scribes et des restaurateurs du domaine enchanté. A ce qu'il parait, ce sont de gros teufeurs; Oh !!! C'est un rapport ! Vous pouvez tous m'envoyer un mp avec comme titre "rapport" pour le recevoir.


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