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Feuille de personnage
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le Dim 15 Oct 2017 - 0:13
[MINI-SERIE]

« — NON ! J’en ai assez ! Et vous n’me r’tiendrez pas !
- Ian calmez-vous et écoutez-moi. Vous n’avez aucune idée de ce que vous êtes en train de faire.
- Je m’moque bien de pas comprendre les conséquences. Et puis qu’est-ce que vous en avez à foutre vous ?!
- Peu importe ce que vous pensez de moi aspirant, je ne suis pas là pour vous laisser compromettre votre avenir en vous ridiculisant ici — le prêtre McDiggs durcit le ton en attrapant Ian par le bras.
- Compromettre mon avenir ? demandait-il faussement en lâchant un rire nerveux. Vous en avez pas plus quelque chose à faire qu’les trois quarts du pat’lin d’où j’viens. Et eux m’ont vu grandir.
- Goguen, nous allons être clairs — »

Un bruit de pas sur les dalles. Une voix qui s’élevait.

« McDiggs ? Puis-je savoir ce qu’il vous arrive ? Je vous entends depuis l’autre bout du couloir. »

Celui qui avait à sa charge les enseignements aux aspirant-prêtres n’eut pas le temps de finir sa phrase. Le Haut-Prêtre Martin traversait le long couloir qui menait à son office, baigné dans la lumière de grandes fenêtres donnant plein Ouest, sur sa droite. Malgré sa mine calme, ses yeux brillaient de curiosité. Colin McDiggs lâcha le bras du jeune homme qu’il avait suivi jusqu’ici en prenant une inspiration. Il était désemparé. Dans quelques secondes, tout allait échapper à son contrôle. Il le savait. Ian libéré, il le vit se diriger vers le Haut-Prêtre. Il avait un pas décidé. Il avait quelque chose à dire — son coeur était cousu à ses lèvres.

C’était comme si le prêtre voyait les choses au ralenti. Et bien qu’il n’ait pas été de l’avis de l’aspirant, son coeur se serra à l’idée de ce qu’entraîneraient ses paroles.

« — J’dois parler au Primarque, lâcha Ian, le regard furieux et le ton grave.
- Ecoutez jeune homme, le Primarque ne va pas pouvoir vous recevoir pour le moment.
- Et quand l’pourra-t-il au juste ? Quand se montrera-t-il ? »

Chaque mot était une flèche qu’il envoyait au Haut-Prêtre qui ne comprenait rien de ce qui lui tombait dessus. Martin était perplexe, et il fronça légèrement les sourcils. Ian ne le nota probablement pas. Son instructeur, oui. Le Haut-Prêtre reprit avec le calme qui le caractérisait. Une capacité au recul qui avait fait de lui l’une de ces âmes nobles mais aussi alertes et habiles.

« — Puis-je seulement savoir qui vous êtes, et ce que vous voulez à notre Primarque ?
- Haut-Prêtre, intervint Colin, je vous en prie n’en voulez pas à ce garçon. C’est sa jeunesse qui parle.
- Je ne suis pas un enfant — le blondin laissa ces mots siffler entre ses dents. Mon nom est Ian Goguen, j’aspire à devenir un prêtre qui portera la foi en les Eternels au sein et par-delà le Domaine Enchanté. Et j’ai des questions à poser à l’Elu d’Etro. »

Ian faisait son possible pour ne pas faire, dans ses phrases, ces contractions qui incessamment semblaient lui ôter sa crédibilité auprès des instruits.

Il s’était exprimé avec une assurance qui marqua son instructeur. Quand ce garçon était-il devenu quelqu’un de si ‘fort’ ? Quand avait-il troqué sa discrétion, ses doutes et ses élans de solitude des premiers temps pour une ferveur qui venait à l’impressionner ? Oh Ian aurait pu faire tellement. Et il gâchait tout. Il allait tout gâcher. Il était à la fois révolté et fier. Fier d’avoir façonné cette âme qui eut pu briller de la foi en Etro, et révolté que cette création se retourne contre ce que lui élevait en maître. Ordre, respect de sa hiérarchie. Qui était-il pour oser demander des comptes au Primarque ?! Personne. Ian Goguen n’était personne qui puisse se le permettre. « Haut-Prêtre, dit-il en imposant ses mains sur les épaules du garçon, encore une fois je vous demande de ne pas prêter attention à cette jeune pousse. Sa formation est loin d’être achevée et il laisse bien trop ses passions le guider. » — Ian ne disait rien. Mais McDiggs sentait la tension incendiaire qui l’habitait.

« — Votre protégé a pourtant l’air d’avoir des choses à dire.
- S’il vous —
- J’ai des choses à dire oui, l’interrompit Ian.
- Alors allez-y. »

Colin réalisait qu’il était bien trop tard pour museler l’aspirant.

Lentement, ses mains quittèrent ses épaules et il s’écarta de lui. Ian apprendrait ce qu’il n’avait pas voulu entendre.

Toute estime qu’il avait pour ses convictions, ou plutôt pour la façon dont il voulait les porter, il y avait une chose dont le prêtre McDiggs connaissait l’importance.

L’ordre.

L’ordre est ce qui s’oppose au chaos. L’ordre est ce qui maintiens l’homme dans un chemin vertueux, l’ordre est ce qu’il s’impose à lui-même pour vivre en paix avec l’autre, l’ordre est la place de chacun. L’ordre est l’harmonie. Et aussi beaux et puissants que puissent être certains coeurs… s’ils allaient à l’encontre de cela, de cet ordre…

Alors ils seraient tels ces étoiles qui brillent trop fort — lumineuses et fascinantes. Mais rapidement éteintes.

« — Je veux savoir si c’est vrai. Si tout ce que le Sanctum avait à proposer aux gens de Port-Royal, c’est ou de mourir de froid ou d’faim, ou de perdre tout ce qu’ils ont en quittant leur monde.
- Qui vous a dit cela ?
- Les rumeurs vont vites.
- Nous tendons la main aux habitants de Port-Royal… Est-ce que cela vous semble… aller à l’encontre de nos préceptes ?
- Nous leur tendons la main ? Leur monde n’est pas tombé aux ténèbres ou sous le joug de la Coalition Noire. Il n’y a pas de raison de leur faire déserter ce monde où ils ont bâti leurs vies. Et où voulez-vous les accueillir ces gens ? Dans le campement à l’extérieur de la Citadelle ? Dans un nouveau faubourg bondé comme le quartier fauve ? Vous savez à quel point on parvient à peine à garder un début de paix par ici ?
- Nous avons réfléchi à cela, et pris des mesures dont vous aurez connaissance le temps venu.
- Mais quelles mesures ?! Quelle vie ? Quel 'temps venu' ? Qu’allez-vous faire pour leur donner de quoi s’établir décemment ? De quoi se nourrir ? On a —
- Ne haussez pas le ton je vous prie, dit-il d’un ton autoritaire mais posé — le but n’était après tout pas de le froisser, mais de le faire se reprendre. Nos réserves ont par ailleurs été refaites, au moins partiellement, des actions de certains. Vous Ian, plus qu’un autre je crois, devriez le savoir.
- Puis-je ? s’enquit McDiggs.
- Allez-y.
- Ian. Vous ne semblez pas comprendre que Port-Royal est le repaire des mercenaires. Ces gens ne sont pas des gens de bien. Ces gens sont des charlatans, qui vendent leur âme au plus offrant. Ils ont déjà attaqué le Sanctum, ils réduisent en esclavage, ils tuent tant que la couleur de l’or scintille sous le sang. Si Etro est notre patronne. Alors croyez bien que le précepte « Qui ne sait montrer compassion ne la mérite pas » s’applique plus que tout autre aux mercenaires.
- Mais au Nuage Noir les mercenaires ! Quand ai-je parlé des mercenaires ? Je vous parle des civils de Port-Royal !
- Port-Royal est sous le règne mercenaire.
- Et donc ?
- Alors s’ils refusent notre aide, reprit le prêtre Colin, nous ne pouvons intervenir sur leur territoire sans qu’il y ait un risque qu’ils s’en prennent à nos hommes. Port-Royal est de leur responsabilité. S’ils nous rejettent, ils devront apprendre que ce n’est pas le chaos qu’ils représentent qui leur permettra de se relever.
- Vous ne pouvez pas croire ce que vous dites. A quel moment Etro s’inquiète-t-elle du fait que si elle apporte son aide à autrui, une personne puisse s’en agacer et chercher à lui nuire ? Les habitants de Port-Royal ne sont pas les mercenaires. Ils méritent qu’on vienne les aider. Ils méritent de voir leur foyer préservé. Que dirait Triton à vous entendre ? Je me moque que les mercenaires puissent penser que c’est mettre notre nez chez eux si on débarque avec le peu qu’on a pour aider ces gens. Nous fermerions les yeux ? Ou on espérerait, si ces gens ne peuvent se résoudre à abandonner leur maison, que leur détresse serve de leçon aux mercenaires ?
- Vous y allez fort Goguen. N’oubliez pas que de se trouver sous l’hégémonie mercenaire n’aide pas à rendre les hommes meilleurs. »

Comment pouvait-il ne pas comprendre ? — la voix du garçon se fit moins violente, plus plaintive.

« Lorsque ce monde a été blessé, sommes-nous partis ? Est-ce que si la Lumière nous avait proposé l’asile nous serions partis sans essayer de reconstruire ? N’aurions-nous pas préféré qu’elle nous envoie des gens pour nous aider plutôt que de nous demander de tout abandonner quand nous survivions au pire ? Quand nous tâchions de nous relever forts ? »

McDiggs ne pouvait pas concevoir que l’aspirant remette tant en cause le bien-fondé des décisions de l’Elu d’Etro. Et pour quoi ? Pourquoi le sort des habitants de Port-Royal l’avait-il fait éclater ainsi ?

— Ian ne pouvait, lui, entendre que le Sanctum puisse se satisfaire de « cette » générosité. Etait-ce que le culte manquait de ressources ? Mais même avec peu d’aide, ne valait-il pas mieux la proposer autrement ? Ou était-ce que les Haut-Prêtres ou le Primarque faisaient des civils de Port-Royal une sorte d’extension des mercenaires ? Est-ce qu’ils leur tourneraient le dos parce qu’ils étaient « la tâche » d’un groupuscule qu’ils désapprouvaient ? Et quand bien même ils le seraient. Fallait-il par comparaison ne pas s’inquiéter du traitement et des conditions de vie des habitants de mondes sous l’égide de la Coalition Noire ? Oublier les croyants du Jardin Radieux ? Oui, les gens de Port-Royal étaient le peuple d’un monde sous l’égide des mercenaires. Oui, si le Sanctum les aidait, il retirerait une épine dans le pied de ce ‘groupe’. Peut-être.

Et alors ?

Le garçon estimait s’être perdu à un moment dans son existence.
Être allé trop loin. N’avoir pas été quelqu’un de bien.

Et petit à petit, Etro s’était invitée dans sa vie.

Il avait été fermé, d’abord. Puis il avait été curieux, il avait entrouvert la porte. Il s’était questionné, avait interrogé. On lui avait répondu. Il avait réfléchi, raisonné.

Cette entité lointaine avait fini par lui apparaître quelque chose de doux. Etro ne le prendrait pas par la main chaque jour qui passe pour le guider, elle ne ferait pas tomber la foudre sur lui s’il agissait à mal. Mais elle était comme la bonne conscience posée sur son épaule. Celle qui allégeait son âme lorsqu’il sentait avoir bien agi.
Et il avait besoin de ce sentiment.

Il avait aussi besoin de la savoir miséricordieuse, capable de tolérance, de pardon, de compassion. Parce que si elle n’en était pas capable, alors l’Etro qu’il s’était imaginée était une chimère.
Alors les convictions sur lesquelles il s’était reposé pour se reprendre en main n’étaient que vent et poussière.

Martin, silencieux, attentif, attendait. Le garçon n’avait pas fini — sa longue expérience le lui soufflait.

« J’ai besoin de savoir. Savoir quelle aide le Sanctum peut ou veut apporter à ceux qui en ont besoin. J’ai besoin que le Primarque réponde. Nous avons besoin que le Primarque se montre. Peut-être que s’il parlait, s’il expliquait ses choix. Peut-être alors que nous ne serions pas dans la confusion où nous sommes désormais. Peut-être verrais-je sa lumière. Je veux pouvoir la voir comme vous l’avez vue.
Peut-être comprendrais-je. Peut-être verrais-je Etro incarnée en lui. Sa justesse. La compassion dont j’aime imaginer Etro se parer.
Nous savons qu’il est là sans le connaître, nous savons que les choses bougent sans que l’on nous en informe. Je vous en prie Haut-Prêtre, mettez fin à cette folie. Même ici, les gens souffrent. Les gens ont besoin de l’image rassurante du Primarque. De pouvoir recevoir ses mots directement et non pas les interpréter de la bouche de ses messagers. Connaître sans artifices ce que cet Elu voit pour nous dans le futur. Il est le Primarque découvert.
Les fidèles ont besoin d’un homme qui ne les oublie pas. Un homme et symbole qu’ils puissent reconnaître. Ceux du Domaine Enchanté, ceux d’Atlantica, comme ceux du Jardin Radieux. Nombreux sont ceux qui y croient en Etro. Et nous serions en guerre avec leurs dirigeants ? Quelles mesures ont été ou seront prises pour eux ? Combien d’aspirants ai-je côtoyés venant tout droit du Jardin et inquiets de l’avenir de leurs proches ?
Les gens ont besoin de la lumière d’Etro et des Eternels. Dans tous les mondes. Et cette lumière ne peut être étouffée sous un dôme de questions et d’incertitudes. D’incompréhension.
»

Le silence retombait sur le trio, doucement. Un voile de quiétude dans ce grand couloir bercé par le soleil d’une fin d’après-midi. Ian reprenait son souffle. Aussi idiot que cela ait pu paraître aux deux hommes qui lui faisaient peu ou prou face, cette discussion et ce monologue étaient pour lui un effort d’éloquence considérable. Et s’il avait dû parler deux minutes de plus, il lui serait probablement devenu insupportable.

« — Je vous ai entendu, jeune homme, entamait le Haut-Prêtre doucement. Le doute est en chacun de nous. Je vous invite à vous reposer pour le reste de la journée. Méditer sur vos paroles.
- Parlerez-vous au Primarque ? »

Il sourit doucement. « Vous pouvez prendre congé. » Sans un mot, Ian s’inclina, satisfait, peut-être — puis s’esquiva d’un pas hâtif. Le jeune homme réalisait bien qu’il avait fait quelque chose d’important — de grave ? L’avenir le dirait, il ne savait trop, ou ne voulait trop en juger.

Il disparut au tournant du couloir.

Martin avisa le prêtre McDiggs.

« — Mais enfin Colin, qu’est-ce que c’était que ceci ?
- Haut-Prêtre… je vous prie de l’excuser encore une fois. Ne détruisez pas son avenir en rapportant ses propos au Primarque. Vous le savez, je me rangerai à votre avis si vous décidiez du contraire. Mais il pourrait devenir quelqu’un de grand.
- Je serai seul maître de cette décision, mais vous ne répondez pas à ma question.
- Cela fait un temps déjà que des conceptions divergentes d’Etro sont promulguées au sein du Sanctum. Nos aspirants y sont exposés et ne savent plus en quoi placer leur foi.
- Ce garçon n’est pas un cas isolé ?
- Monsieur Goguen est impulsif. Mais je crains que d’autres ne soient en conflit, intérieurement.
- Par rapport à Port-Royal ?
- Par rapport à Etro en elle-même. Ce qu’elle représente. Ce qu’elle promeut. Pour ce qui est de Port-Royal… je sais l’aspirant relativement proche du prêtre Wiley, que vous avez envoyé échanger avec les mercenaires. Peut-être se sont-ils entretenus avant son départ.
- Je vois.
- Que comptez-vous faire Haut-Prêtre ?
- Je vais y réfléchir. Mais vous saurez bien assez rapidement ce qu’il en est… - il marqua un temps, pensif ; devrait-il en parler au Primarque ? - Vous pouvez disposer Colin. Tâchez donc de vous reposer vous aussi. »

Le prêtre s’esquiva aussi silencieusement que l’avait fait l’aspirant, mais son pas fut lent. McDiggs réfléchissait. Peut-être pouvait-il encore faire quelque chose pour Ian.
Mais s’il refusait la main qui lui était tendue, le prêtre n’aurait d’autre choix que de le désavouer. Il deviendrait l’un de ces agents inconscients du mal, une âme perdue au chaos qu’il aurait pourtant aimé retenir. L’un de ceux qui pensaient la vie faite de choix faciles et évidents. Où l’on pouvait se permettre sans mal de se laisser aller à ses passions, à son sens tout personnel de la justice, ou de la générosité.

L’ordre. Cela primait, pourtant.

Martin restait seul. Tout était redevenu calme. Il entendait, bien que peu, les échos des discussions des templiers parcourant le palais, et les clameurs de la ville devenus murmures ici. Dans la cour, les templiers et paladins s’entraînaient et le chant des armes se laissait écouter.

Le Haut-Prêtre avait-il donc tant servi d’accompagnateur au Primarque qu’il n’avait pas vu ces débats naître au sein de l’ordre qu’il avait participé à bâtir ?

Que faire. La décision n’était pas si aisée. Fallait-il, autrement, présenter les faits tels quels ? Qu’un garçon lui avait sauté dessus pour lui déverser ses questions et ses inquiétudes dans un discours qui témoignait de son inexpérience ?

Le sujet devait être abordé. Mais comment ? Le Primarque était-il prêt à gérer ce type de discussions ? Ce type d’enjeux ? Le Haut-Prêtre ne le savait. Il était l’Elu d’Etro, et elle l’avait sûrement choisi pour une raison. Tout de foi qu’il était, Martin ne parvenait pas à se comporter avec Matthew March comme avec les autres.

Il demeurait là, pensif. Baigné dans la lumière.
Noirâtre Acceptation

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le Dim 11 Mar 2018 - 15:58
* Nuage de fumée *
Yo !

Bon, passons le fait que je suis très en retard sur mes notations... Désolée quand même.Smile

Je... j'ai été victime (consentante) de mon ignorance en lisant ce rp. J'ai éprouvé certaines difficultés à bien comprendre de quoi il était question à certains moments là où j'imagine la plupart des membres de ton groupe aurait tout à fait bien saisi la situation.

Ce ne sont pas des critiques, mais je développe un peu. Déjà, je me suis demandée si tu avais défini toi-même tous ces intervenants où s'ils avaient été créés et/ou utilisés par les autres membres du Sanctum. Je pense surtout au Haut Prêtre, qui est certainement un membre important de la hiérarchie. Je crois savoir que tu es le seul membre actif à faire partie du clergé (si on oublie le Primarque) mais j'imagine qu'il peut y avoir des mentions de ces personnages dans d'autres rps. En tout cas, cela me semblerait bien. Enfin, je pense que vu ton sens du détail, tu n'auras pas manqué de rendre tout ça bien clair dans ta tête en l'organisant à l'écrit !

Euh... ouais, c'étaient des petites observations.

Je trouve que le rp est évidemment très bien écrit, plein de... sensations ? C'est bizarre à dire mais ouais, j'ai eu l'impression que tu mettais l'accent sur les choses imperceptibles, les détails d'une ambiance. C'est très mélodieux comme rp mais je pense aussi que c'est souvent comme ça avec toi.

Parfois j'ai un peu de mal à prendre, il faut vraiment que je me concentre pour bien comprendre la scène mais de façon générale c'était prenant.

Et qu'est-ce qui était prenant plus que le reste ? Wow, les dialogues étaient carrément bons, ils ont défini les personnages bien plus que les descriptions et les pensées des intervenants. Ils sont tous les trois convaincants, leurs réactions sont plus que vraisemblables, adaptées. Bref, vraiment très très bien là dessus.

Mention honorable au Haut Prêtre que j'ai trouvé vraiment juste dans sa sévérité mais également dans sa retenue.

Concernant le contenu j'ai un peu de mal à donner un avis qui sera juste, j'imagine que les motivations de l'aspirant sont justifiées mais je suppose qu'elles sont trop personnelles pour m'avoir convaincue aussi, et bizarrement, j'aime être convaincue lorsqu'il y a des plaintes dans un rp. XD

Bon, je pense avoir fait le tour de la question, bonne mini-série vraiment.

Très Facile : 6 points d'expérience + 60 munnies + 1 PS en dextérité
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