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Barbare au rhum

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le Sam 10 Mar 2018 - 2:26
Naran se tenait à l’affut, immobile.

Les larges fenêtres de la salle de bal s’étaient illuminées, rayonnant soudainement dans la campagne nocturne. Le choc des armes retentissait à travers le jardin si proprement taillé ; un bruit diffus, constant, qui lui tenait aux tripes.
Serrant les dents, la Mercenaire observait les rayons se perdre dans le parc, son esprit plein des possibles évoqués par le sort. Est-ce que ses compagnons d’armes avaient trouvé un abri ? Quel genre de carnage pouvait causer de tels étincellements ?

L’explosion de lumière ne dura pas. Naran repris sa course.


Le gravier crissait sous ses pas. Ses bottes, seul vestige de sa tenue habituelle, heurtait le sol avec une lenteur désespérante. A son oreille, l’étrange machine arrachée au garde crépitait. Un écho incohérent, comme si la panique s’était aussi saisie de l’objet.

Le prêtre qui le lui avait confié avait disparu dans la nuit depuis quelque temps déjà.
Naran aussi avait enfourché la fenêtre, s’extirpant sans difficulté hors du manoir. Mais plutôt que de fuir, la voilà qui sprintait à travers les allées désertes qui bordaient la bâtisse. Sans un regard pour les buissons fleuris qui encadrait la demeure, elle se glissait le long des interminables dépendances, fonçant droit sur la salle de bal.
Sa discrétion laissait à désirer. L’urgence de la situation ne lui laissait pas le temps de longer les murs : L’obscurité et le chaos ambiant seraient sa seule protection.

Les statues postées le long de l’allée semblaient fixer sa progression. Nimbée d’obscurité, leurs silhouettes rappelaient celle des gardes qu’elle avait croisé, ou encore celle, plus difforme, de sans cœurs accroupis.

Mais quelque chose d’autre pointait, d’entre leurs socles de marbre. Des flammes. D’abord indistinctes, elles se multipliait maintenant à l’orée du parc. Quelque chose approchait.
Allié ou ennemis, ça n’avait plus beaucoup d’importance…

Après quelque coup d’œil soupçonneux, le regard de Naran fini par se détacher des lueurs. La Mercenaire repris sa course.


Au loin, le fracas du combat n’avait pas cessé. Quelques pas, un coin de mur, et la porte serait enfin à portée –
Naran trébucha.

Un objet chaud et flasque était étendu en travers du chemin. Les genoux de la Mercenaire heurtèrent un pan de cuir durci. L’odeur de tripes lui monta aux narines, et Naran reconnu la forme d’un garde vautré par terre. La cause de mort n’était pas difficile à deviner : Son torse était transpercé de part en part.

Elle allait poursuivre son avancée, mais un scintillement attira son attention. L’arme de l’homme était tombée à côté. Posée innocemment dans l’herbe humide, son canon noir semblait la fixer.
D’un geste, Naran s’en saisi. Elle n’avait presque pas d’expérience avec les armes à feu, et encore moins d’aussi massive que celle-ci. Mais elle avait vu les dégâts dont une telle arme était capable ; Et, privée de son arbalète, c’était toujours mieux que ses poings.

Le bruit venant du manoir s’intensifia. Naran pris sa nouvelle arme en main, et s’avança. La porte était restée ouverte, tandis que sur son perron reposait la forme avachie d’un énième garde.

A travers les fenêtres, la Mercenaire pouvait apercevoir le combat dantesque qui se déroulait à l’intérieur. C’était du suicide.

Naran s’avança vers la porte, son arme à la main.
Le Boucher de Grimm

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le Dim 11 Mar 2018 - 20:10

Un râle de douleur franchissait les haillons de Namtar, la douleur parcourait son corps telle un chaîne d’éclair à l’instant où cette odieuse lumière l’avait frappé. Il était à terre, piégé dans son orgueil et sa fierté par la main d’une si pitoyable personne. La rage le gagnait et pourtant, il ne parvenait pas à se redresser pour faire payer l’irrespect de cette Maîtresse de la Keyblade. Honte à la maladie de la chair, faible enveloppe inutile au possible,

Il n’y avait aucune satisfaction à voir la conclusion de ce duel entre Roxas et Aqua, il n’y avait pas participé et n’était responsable en rien de la défaite de l’une des deux parties.

Cependant, c’était la crainte qui l’envahissait à l’instant où le Maréchal revenait à lui. La Bête avait bien trop sacrifié pour que tout cela se conclut de la sorte. Le caprice de la vie, il en était la marionnette et serait prêt à céder de nombreuses âmes et même un monde pour continuer à marcher sur cette terre. Au rythme des pas de cet être, il devenait un esclave de la vie et parvenait à se haïr d’être rabaissé à pareilles pensées. La fierté était bien peu de chose sous un couperet.

Ce ne sera pas aussi simple, Roxas…
Crachait-il, ayant retrouvé cette énergie lui étant si chère à l’instant où son reflet se retraçait dans la lame de sa propre faux. Il tournait brièvement du regard, observant Lenore qui cherchait à l’abattre à la différence que l’arme restait immobile. Diable, pourquoi n’avait-elle pas continué son attaque ?! Il pouvait le comprendre en observant le visage du Maréchal s’étirer dans un sourire macabre, il était le maître du jeu et c’est ce qu’il tenait à lui faire comprendre.

Il ne jouerait pas à tout cela, les règles, elles étaient sienne et jamais il ne soumettrait à celle des autres. Attrapant le manche de l’épée d’Auron, il bondissait en arrière dans un craquement lugubre pour se positionner aux côtés de sa rivale du Centurio. La mort ne serait pas pour lui et il allait s’arranger pour qu’elle ne le rencontre pas aujourd’hui. Il murmurait à Lenore, des mots que jamais il ne pensait jamais avoir à prononcer et pourtant… Il s’apprêtait à ravaler cette maudite fierté.

Tu peux me haïr et désirer ma mort, mercenaire, sauf que l’ennemi n’est pas en ma personne aujourd’hui. Toi et moi aurons bien d’autres occasions de nous tuer… Garde cette faux, elle t’aidera…
Namtar faisait disparaitre l’épée dans sa main, malgré toute cette haine qui s’immisçait dans son coeur. Devoir demander de l’aide à un mercenaire. Il lui faudrait bien plus que la mort pour lui faire oublier la honte qu’il éprouvait.

Dans un mouvement de rage, le Démon tombait en avant. Frappant le sol de ses poings alors que l’orientation de ses coudes et des genoux changeait du tout au tout dans un craquement malsain. Une épaisse couche noire recouvrait chacun de ses membres avant de grossir et se recouvrir d’écaille sombre comme la nuit. Il gagnait en corpulence, détruisant ses vêtements à l’instant où une queue reptilienne faisait une apparition dans son dos. Ce changement ne lui causait aucune douleur sans pour autant lui prodiguer une once de plaisir.

Le cou de Namtar s’allongeait ainsi que sa mâchoire pour se barder de centaines de crocs acérés. Progressivement, il devenait cette vision de cauchemar qui avait incendié le Domaine Enchanté et la transformation se concluait par le cri du dragon noir. Tian Lang renaissait sous les traits de l’imposteur.

D’un pas lourd, le dragon se redressait sur ses pattes arrière sous les cris des survivants à la vague de sans-coeur. Il y avait encore tant de créature des ténèbres, par chance, elle n’attendait plus d’ordre de la part du dirigeant de la Coalition Noire, il pourrait garder sa concentration pour le seul homme qui ne méritait rien dans ce bal. Inspirant un bref instant, Namtar tirait sa tête en arrière avant d’ouvrir une large gueule et inonder de flamme la silhouette de Roxas. Les lourds pas de Namtar faisant trembler le sol quand il reposait ses membres tout en continuant la déflagration. Progressivement, la température grimpait dans la salle de bal sans que le dragon ne puisse s’en rendre compte. Est-ce que cela l’intéressait ?



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Éclat de l'Océan

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le Mer 14 Mar 2018 - 8:45
Le souffle coupé, emportée par son élan sous l'impulsion que lui avait donné Roxas, Aqua s'effondra genou à terre quelques mètres plus loin. Ses pensées floues lui permettaient à peine de comprendre ce qui venait de se passer. Le chaos environnant ne lui parvenait plus que comme un sifflement strident qui lui vrillait les tympans. Son bras droit était parcouru d'une douleur fulgurante, tout comme son buste. La jeune femme prit une grande inspiration, saccadée et brûlante. Il lui semblait que même l'air pouvait réduire en poussière sa cage thoracique. Dans sa bouche il y avait un arrière-goût de sang qui n'était supplanté que par celui de l'amertume. Elle avait échoué. Elle n'avait pas pu arrêter Roxas. Comme elle avait été présomptueuse de penser qu'elle pourrait lutter contre lui ! Il ne lui avait suffi que de trois coups. Trois coups d'une violence inouïe dont les impacts avaient déformé son plastron. Trois coups, et un quatrième aurait pu lui être fatal... Jamais de toute sa vie elle n'avait vu une telle force, il l'avait dominée avec une aisance humiliante. Que pouvait-elle faire contre lui ? Finalement, peut-être avait-il eu raison lorsqu'il l'avait raillée avec mépris. Quel genre de Maître de la Keyblade était-elle pour échouer systématiquement à sauver ses amis ? Quel genre de Maître de la Keyblade ne parvenait pas à protéger un monde de la destruction ? Aqua ferma les yeux. Tout cela lui semblait sans espoir. Les ténèbres environnantes se renforçaient à chaque instant et elle sentait leur étreinte se resserrer autour de son cœur comme pour en étouffer sa lumière...

Le bourdonnement dans ses oreilles se mua en un grésillement lointain. « Aqua. J'ai rejoint le vaisseau, je viens te récupérer, Roxas ou pas. Tiens-toi prête. » Cette voix... La Maîtresse de la Keyblade rouvrit brusquement les yeux. En un éclair elle sentit l'étincelle dans son cœur se raviver, comme si cette voix familière était parvenue à chasser d'une phrase l'ombre qui l'obscurcissait.  « Cissneï... » articula la jeune femme difficilement en reprenant ses esprits. Elle avait toujours trouvé la voix de sa supérieure réconfortante, mais il lui semblait que jamais elle n'avait été aussi heureuse de l'entendre ! Elle n'était pas seule. Cissneï allait venir la chercher au péril de sa vie, et elle était prête à abandonner le meilleur élément de la Lumière pour la sauver elle. Un sourire se dessina faiblement au coin de ses lèvres. C'était la lueur d'espoir qu'il lui manquait, celle qui allait lui donner la force de se relever et de continuer à se battre. Avec peine, Aqua s'appuya sur sa Keyblade pour se redresser en grognant de manière plaintive. Lorsqu'elle fut bien droite, elle répondit enfin à sa supérieure « Je t'attends. Nous repartirons avec Roxas. »

Elle avait parlé d'une voix calme et grave pour témoigner de sa détermination. D'ici à ce que Cissneï arrive, elle ferait son maximum pour sauver leur ami des griffes des ténèbres et protéger le Palais des Rêves. Maintenant qu'elle avait les idées claires, Aqua parvenait à réaliser ce qui lui avait échappé jusque là. Roxas aurait facilement pu la tuer, mais il ne l'avait pas fait. Au lieu de cela il avait hésité, elle avait brièvement pu lire le doute dans son regard. Tout espoir n'était pas perdu. Il y avait encore une étincelle de lumière en lui, tout comme il y en avait une qui brillait pour le Palais des Rêves. Elle pouvait sentir à quelques mètres de là... Un cœur de pur lumière qui irradiait comme un phare au milieu de la nuit. La Maîtresse de la Keyblade secoua la tête pour se remettre définitivement les idées en place. Ils n'avaient que peu de chances de repousser la Coalition ce soir, mais quelle que soit l'issue de ce bal Cendrillon était la clé qui permettrait de sauver ce monde. Et peut-être était-elle également celle qui pourrait sauver Roxas.

Aqua se retourna pour reporter son attention sur l'estrade, là où se tenait toujours le couple princier, mais son regard s'arrêta sur la nouvelle horreur que leur réservait ce bal macabre. Elle eut un mouvement de recul et ouvrit la bouche comme pour crier de stupeur mais aucun son ne sortit. Même les coups de feu s'étaient arrêtés face à cette monstruosité. Tétanisée, incapable de faire le moindre geste, elle ne put qu'observer Death à terre, visiblement en proie à une mutation horrifiante. Ses membres s'étiraient, se déformaient de manière grotesque pour devenir peu à peu une créature de cauchemar. La Maîtresse de la Keyblade sentit le sang lui battre aux tempes tandis qu'une goutte de sueur froide perlait sur son front. Tout cela ne lui disait définitivement rien qui vaille. « Le plus tôt sera le mieux. » ajouta-t-elle de manière aussi effrayée qu'alarmée en direction du micro qui lui permettait de rester en contact avec Cissneï. Ignorant le nœud qui se formait au creux de son estomac, la Maîtresse de la Keyblade se mit en route sans attendre la fin de la transformation du leader de la Coalition. Si elle voulait avoir encore une chance de faire quelque chose, il lui fallait agir vite.

Aussi rapidement que possible malgré ses blessures et le poids de son armure qui la ralentissait, elle se fraya un chemin jusqu'à l'estrade, repoussant à coups de Keyblade les ombres qui bondissaient sur elle. Lorsqu'elle y parvint enfin, Aqua aperçut Cendrillon et le Prince, escortés de quelques gardes ainsi que d'un homme qui n'avait l'air ni d'un habitant de ce monde ni d'un agent de la Coalition. Leur petit groupe était harcelé par un sans-cœur ayant pris possession d'un violoncelle que les gardes essayaient vainement de repousser. D'un bond, Aqua s'interposa entre eux et, en un enchaînement de frappes, brisa l'instrument de musique pour en faire sortir la Fleur de Brume qui vola autour d'eux quelques instants avant de s'enfuir vers un nouveau réceptacle. Cela allait leur laisser un bref instant de répit. Promptement, la jeune femme se tourna vers le souverain et son épouse.

« Majesté. » les salua-t-elle en s'inclinant avec le respect qui leur était dû. Tous semblaient à la fois surpris de son intervention et paniqués par la situation. Seule Cendrillon paraissait conserver un certain calme, mais peut-être était-elle juste absente à tout ce qui l'entourait. La Maîtresse de la Keyblade porta sa main libre à son heaume et l'ôta pour laisser apparaître son visage avant de fixer son regard bleuté sur la princesse de cœur en lui demandant d'une voix implorante « J'ai besoin de votre aide. »

En constatant à qui il avait affaire, le prince renâcla et lui adressa un regard mauvais. Cela ne l'étonnait nullement étant donné le passif qui les liaient mais la jeune femme ne s'en offusqua pas, gardant son attention sur Cendrillon. Cette dernière lui adressa un regard perdu mais curieux. Elle pouvait lire sans peine le cheminement qui était en train de se faire dans son esprit, et lorsqu'enfin l'étonnement passa dans ses yeux, elle sut qu'elle l'avait reconnue. « Vous... » souffla la princesse de cœur. Aqua lui répondit par un sourire bref et sincère. Leur rencontre remontait à plus de vingt ans, et pourtant Cendrillon se souvenait d'elle. Comment aurait-elle pu oublier le moindre détail de cette nuit si mémorable ? Celle où elle avait été réunie avec son Prince ? Celle où une jeune Maîtresse de la Keyblade l'avait sauvée ? « Mais, comment... ? »

Un rugissement déchirant l'empêcha de finir sa phrase. D'un simple regard vers la salle de bal, Aqua constata avec effroi que la métamorphose de Death était terminée. Il s'était transformé en un gigantesque dragon aux écailles sombres dont le souffle enflammé balayait la pièce, une créature qui ne lui rappelait que trop celle qui l'avait prise en chasse à la Terre des Dragons. La jeune femme déglutit, les yeux écarquillés en voyant les nobles essayer désespérément d'échapper aux flammes. Le cauchemar n'allait donc jamais s'arrêter ?

« Le temps presse votre Altesse. » reprit-elle d'une manière un peu brusque en reportant son attention sur Cendrillon. La Maîtresse de la Keyblade inspira profondément, essayant de retrouver un semblant de sang-froid avant de poursuivre d'un air grave « Votre peuple s'enfonce dans les ténèbres les plus profondes. Je vous en prie... » Elle lui tendit une main qui la suppliait d'accéder à sa requête en lui adressant un sourire triste ainsi qu'un regard dans lequel brillait encore un faible espoir. « Aidez-moi à leur montrer la lumière. »

Cendrillon la regarda d'un air incrédule avant d'acquiescer silencieusement au bout de quelques secondes. Un sourire de soulagement illumina le visage d'Aqua brièvement, puis elle reprit un air sérieux. Il s'agirait peut-être de sa dernière chance de faire pencher la balance en leur faveur. Tout allait dépendre de cet instant. Doucement, elle vint se placer aux côtés de la princesse de cœur en amenant vers elle le poing qui tenait fermement sa Keyblade. Délicatement, presque timidement, la main de Cendrillon vint se poser sur la sienne. Elle tressaillit à ce contact. C'était comme si un torrent de pure lumière déferlait en elle, mais d'une manière tout à fait étonnante... D'une façon apaisante et chaleureuse. Le flux qui coulait en elle, qui embaumait son cœur, n'avait jamais été aussi puissant. Lentement, elle brandit son arme en l'air, la princesse de cœur accompagnant son mouvement alors qu'une aura étincelante commençait à apparaître autour de la clé. Tandis qu'elle concentrait sa magie, sa main libre vint spontanément se placer au niveau de son éclaireuse. Aqua eut une pensée pour tous ses amis, pour toutes les personnes qu'elle avait rencontré au cours de ses voyages, pour tout ceux qui étaient chers à son cœur, qui lui donnaient de la force et qui étaient autant de fragments de sa « Lumière ! »

Une onde lumineuse jaillit alors des deux femmes pour commencer à se répandre autour d'elles. Puis, ce fut une véritable explosion ! Une déflagration d'une lumière intense, aveuglante, traversa toute la salle de bal en l'irradiant de son éclat, décimant au passage de nombreux sans-cœurs qui disparurent dans des volutes de fumée noire. Légèrement essoufflée, la Maîtresse de la Keyblade baissa son arme pour la pointer en contrebas, là où se trouvait le dragon. Jamais encore elle n'avait pu faire appel à une lumière aussi puissante, un tel effort l'aurait probablement épuisée en temps normal. Mais avec la présence de Cendrillon à ses côtés, avec sa lumière qui coulait en elle, cela lui semblait si facile, si harmonieux, si beau. Habitée par cette sensation de paix et de plénitude, Aqua prit une longue inspiration, puisant de nouveau dans cette formidable énergie. C'est alors qu'un rayon s'échappa de la pointe de sa Keyblade, un rayon concentrant la force de cette lumière dans toute sa pureté. Une telle puissance, pensa-t-elle, serait probablement à même de venir à bout d'un être aussi ténébreux que Death.

Mais ce n'était pas Death qu'elle visait. Son sort était dirigé droit sur Roxas. Et, de tout son cœur, elle espérait que cela serait suffisant pour chasser les ténèbres qui l'habitaient. « S'il te plait... Reviens... » murmura-t-elle juste avant que le rayon ne le frappe.
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le Sam 17 Mar 2018 - 10:17
La lame de la faux s’était figé dans quelque chose, sans pour autant s’enfoncé dans la chair comme elle l’aurait souhaité, ni même la frôler. Incapable de l’enfoncer davantage, incapable de la retirer. Une barrière ? Une protection magique ? Non, à en croire le regard étonné du monstre, surpris par la proximité de la lame devant son visage lorsqu’il pivota.

Les mains de Lenore tremblaient sous la pression mais l’arme ne bougea pas d’un millimètre, malgré la rage et la frustration, malgré le sang qui bouillonnait dans son esprit. Son corps ne lui répondait plus. Soumis à une pression qu’elle reconnaissait désormais, un psychisme immense insinué dans son corps, malgré ses tentatives pour s’en libérer. Son esprit luttait mais était encore trop faible et il se perdait dans des émotions noires d’impuissance et de haine inassouvie.



Toute sa vie, elle avait attendu ce moment, les circonstances étaient idéales et pourtant… Le regard du Boucher de Grimm trahissait la source de son échec. Une fois de plus, tourné vers le Maréchal de la Lumière, traitre, souillé par les ténèbres. Interrompant une danse à laquelle il n’était pas convié.
Pourquoi ? Qu’avait-il donc à y gagner ? Il était possédé par les ténèbres, ça elle en était certaine, mais même ça, ne justifiait pas l’intérêt de sauver Death et de l’attaquer en même temps. A moins qu’il n’en ait fait sa proie, égoïstement… Tout comme elle.

La tête lui tournait, incapable de réfléchir davantage, entre le sang qui pulsait à ses tempes, la déferlante de ses émotions et la pression psychique contre laquelle elle luttait désespérément.
Elle se sentait impuissante, lui faisant monter les larmes aux yeux sous la douleur de la force qu’elle tentait toujours de mettre dans ses mains.

Tellement impuissante que même sa cible l’ignora.

Il lui murmurait à l’oreille d’un ton calme presque paternel ou amical, lui tournant le dos, comme si elle n’était rien. Lui offrant sa faux, comme cadeau « utile » pour quoi ? L’aider, la protéger ?

Même pas une menace. Elle ne l’avait jamais été à ses yeux. Frustration sans bornes.

Un souris au pied d’un dragon noir.



Sa rage s’effaça vite au profit de la terreur. Sa transformation, son corps se déformant horriblement ne faisant que grimper la peur à chaque mouvement et craquement qui résonnait dans le silence qui s’imposait à la salle du bal alors que chacun était témoin de sa nouvelle forme démoniaque.

Elle levait les yeux sur la créature reptilienne d’un noir absolu qui se développait presque jusqu’au plafond, emplissant l’espace de son volume. Des yeux tremblant d’effroi devant la gueule lardés de crocs acérés grand comme des sabres. La bouche tombante, la peau blafarde alors que son sang et sa rage fuyait l’apparition. Elle n’arrivait même plus à bouger. Son esprit avait fuis avant même d’ordonner au corps de se bouger.

Inexistante et incapable. Au milieu de l’horreur, du sang, de la mort. Elle aurait pu tout autant ne pas être présente le jour de ce massacre. Comme dans son passé. Ses épaules s’affaissèrent sous le constat. Son esprit s’embrumait.




Le sol trembla et elle s’appuya sur le manche de la faux pour rester debout. L’air se chargea d’un souffle incandescent rendant chaque inspiration étouffante. Une lumière aveuglante la força à fermer les yeux. Le déchainement d’élément ranima son esprit, elle devait fuir, se reprendre, s’éloigner des attaques que les vraies protagonistes lançaient vers un seul et même point. Elle devait rejoindre Stephan auprès du prince, de la princesse et de cette maitresse de la Keyblade. Abandonné Death menant son combat contre le maréchal.

… Elle était pourtant si près…




Son cœur se serrait. Aveuglée par la lumière. Aveuglée par la douleur.

Même si l’éclat de lumière empêchait encore de voir quoique ce soit, elle entendait le souffle de flammes se tarir.

Elle serrait le manche de la faux. Elle devait fuir. Elle devait, mais ne le fit pas. Du moins pas avant...
Pas avant d’avoir furieusement enfoncé la lame de la faux, de façon circulaire, au hasard autour d’elle. L’enfoncer dans la cuisse du dragon et l’abandonnée là, profitant d’être ignorée, profitant de la luminosité intense pour que personne ne s’en rende compte. Et surtout pas cet emmerdeur de Maréchal.

Elle n’était pas une menace pour Death. Il s’imaginait peut être en faire une allié de circonstance. Elle aurait dû, c’était la chose la plus logique à faire. Mais elle n’était plus dans la logique depuis longtemps dans cette soirée. Elle ne pouvait juste pas partir sans au moins lui arracher un cri de douleur, le marquer et lui graver à même la peau qu’elle comptait et que jamais elle ne lui pardonnerait. Qu’elle le traquerait toute sa vie pour le détruire. Quitte à y perdre des mondes, quitte à se perdre.

Alors seulement, elle put se résoudre à rejoindre rapidement l’estrade princière, non sans maudire son inutilité. Soutenant Stephan, bien amoché par les combats incessants. Se cachant derrière la femme en bleu et Cendrillon, sauvant le monde d’une terrible menace…


Dernière édition par Lenore le Lun 26 Mar 2018 - 15:42, édité 1 fois
 

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le Lun 26 Mar 2018 - 14:37
Je… « Attend. » J’vais y passer. « Erik. »

Le sang de l’escroc le fuit plus vite qu’il ne s’échappe de cet enfer.

« Montrez-vous ! »

Le chocobo, son seul soutien, s’efface.

« J’dois encore rester ici. » semble-t-il entendre. Un écho persistant de ces dernières minutes. L’image de la mercenaire s’impose à lui. Une autre voix paraît s’y mêler, lointaine. Une voix perdue dans des souvenirs trop souvent refoulés. Une voix aux consonances presque oubliées. « J’ai encore des choses à faire. Mais toi… » Le jeune homme vient s’écraser au sol. Dans la terre humide. « Si tu t’en sors… » Il retient un grognement — une douleur profonde, mordante, un feu qui vient le saisir à l’âme. L’embraser. L’escroc brûle de l’intérieur, et son corps ne semble pas s’y faire.

Pourtant ce monde est froid.

Quelqu’un… quelqu’un a parlé..? Vraiment, jusque dans ce bois ? Vraiment, alors qu’il pensait s’en être sorti ? Ou bien, est-ce qu’il l’imagine ? L’escroc espère délirer. Qu’on lui foute la paix. Qu’il puisse… juste un instant…

Avoir la paix, oui. Cela.

« Préviens les Mercenaires. » Qu’ils aillent se faire foutre ! « Tu peux faire quelque chose, de là où tu seras. Parle pour nous. » Qu’ils aillent tous se faire foutre ! Il essaie d’inspirer. De s’agripper à la fraîcheur d’une brise nocturne.

Comme des rasoirs dans sa gorge.

La mâchoire de l’escroc se serre par réflexe. Un gémissement qu’il n’arrive pas à retenir part se fracasser contre la mousse sur laquelle il rampe. En sourdine. Son coeur. C’est son coeur qu’il sent le plus. Battre. Qu’il entend le plus. Hurler. Hurler à la mort.

Un bruit de pas. Le sol meuble qui ploie sous la botte d’une inconnue. Le jeune homme n’avait donc pas halluciné. Quelqu’un est bien là. « Je sais pas si… ça va bien se finir. Pour être honnête. » Sérieusement ? Evidemment. Il doit bien s’y faire à force. Arrêter de lutter. Arrêter de s’étonner, de même pester contre un destin qui a l’air de le poursuivre avec un bâton ferré en main. « Mais au cas où on s’en sort pas… » L’escroc se traîne — son être tout entier paraît se faire le boulet d’un bagnard — au couvert de l’arbre le plus proche. Pathétique. « Faut pas que les gens oublient. Que toi, tu oublies. » Tu es pathétique, se dit-il pour lui-même. « Faut qu’ils sachent. »

L’herbe mouillée, les cailloux, la terre, viennent racler sur ses plaies ouvertes : deux balles qui sont venues le rappeler à la sombre réalité de sa misérable condition. Son esprit, qui semblait pourtant le soutenir, se laisse aller. La douleur se fait confuse. Diffuse. Suivent le sol, suivent les arbres, suit la nuit… suit l’autre.

Quelqu’un. Il y a quelqu’un. L’escroc serre la main, serre les dents.

« Montrez-vous ! Dernier avertissement ! »

Qui ? Allié ? Ennemi ? Pourquoi allié ? Comment ? Qui le serait ? Ennemi ? Sa tenue est celle d’un serviteur. Mais les balles ? Mais le traquenard ? « Je… » Gagner du temps. Comment ? Quoi dire ? Je vais mourir comme une merde. Fuir ? Vers où ? Se faire abattre dans le dos ? Se faire abattre comme un chien ? De quoi les gens se souviendront ? De qui ? Erik a sûrement été oublié depuis longtemps. Agon n’est qu’un idiot qu’on envoie courir les campagnes — ou se faire tuer dans des bals impossibles. D’un serviteur réduit au silence pour la cause ? Aurait-il la force de courir, même blessé, jusqu’à la station Shinra ? Et puis quoi encore ? Ils le laisseraient prendre un vaisseau, au bord de la conscience, pissant le sang plus qu’une putain de fontaine ne crache son eau ? « A… attendez. » — Gagner du temps. Pourquoi ? Que dire ?

« Quoiqu’il en soit. L’ami. Je prierai pour toi. Te perds pas. » Le jeune homme est foutu.

Une pauvre merde, qui va mourir là comme un crétin. C’est ce qu’il se dit. Un relent de douleur vient le parcourir en une vague incendiaire. Un idiot. Stupide. Un con qui a tout fait pour juste vivre. Qui fait pourtant toujours les mauvais choix. Il avait dû être un enfoiré dans une autre vie, s’il y en avait. Vraiment. Là, crève connard. L’univers s’en portera sûrement mieux.

Mais putain mais non ! Son coeur bat plus fort, plus vite. Se débat. Arrête ! Crie son désespoir sur une scène que les spectateurs ont déserté depuis longtemps. Pas maintenant ! Pitié ! L’escroc ne peut abandonner — s’abandonner — là, si ? Sa main rencontre l’écorce de cet arbre qu’il ne semblait pourtant pas pouvoir atteindre. Il sent sa respiration se faire rauque. Saccadée. Haletante. Le jeune homme essaie de se redresser, même légèrement. Ne plus se trouver face contre terre. « Je s… » Non. Pas de nom. « J’étais… » Non. Pas les circonstances. Debout.

Debout par pitié. Debout. J’ai peur.

Ses jambes ne l’écoutent plus. Se font lourdes. Chancellent. Je vais y passer.

Si tu te ressaisis pas tu crèves ! — « Aidez-moi. » lâche-t-il dans un soupir peiné. Doucement, l’escroc s’aide de l’arbre pour reprendre quelques appuis. A couvert. Je ne veux pas.

S’il doit lutter pour vivre ce soir.

Il le fera.

Tendu. Il est prêt. Prêt à se battre.

Mais alors, un rugissement sourd parvient jusqu’aux bois.
Un rugissement marqué au fer rouge dans sa mémoire.

Un jour ensoleillé.

Un jour de misère, de chaos, de flammes et de chair brûlée. De crainte qui vient vous étriper jusqu’à l’âme.

« Le… le dragon. »

Il n’entend pas l’inconnue s’approcher — s’approche-t-elle ?
Son coeur, lui, se tait un instant. Cesse de se rebeller dans sa poitrine.
Une silencieuse, fatale, funeste réalisation.

« Bonne chance. »

Spoiler:
J'ai essayé d'assombrir un peu le jaune que j'utilisais normalement pour faire parler Agon mais je suis dans la période expérimentale donc hésitez pas à me dire si ça passe ou pas et à m'aider ^^' — Pareillement, côté dialogues Cissneï et Naran parlent dans une couleur similaire. J'espère que la lecture du texte ne s'en trouvera pas trop laborieuse o7
L'Ange de Réconfort

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le Mar 3 Avr 2018 - 19:24

Cissneï forçait son esprit à ne penser qu'à des choses simples. Elle s'intimait des ordres. Désespérés, paniqués. Ouvre la porte, demande à ce type qui il est.

Ses mains étaient calées contre les angles familiers de son arme de poing. Elle comptait chacune de ses inspirations.

Jusqu'à quinze. Jusqu'à vingt, quarante, cent. Jusqu'à ce que son esprit s'endorme.

Aidez-moi, avait supplié cet homme. Et elle se retrouvai dans la position qu'elle avait connu il y a des années déjà. Des odeurs de poudre. Une odeur de chair, tiède, dégoûtante. Le sang, poisseux sur ses paumes et sous ses ongles. Elle n'avait pas eu à se soucier de ses empreintes là, la Compagnie était passée derrière. Et puis personne n'avait son dossier, nulle part. Maintenant si, peut-être. Il y avait un temps, son existence n'était pas une chose réelle. Elle n'avait pas de papiers, aucun document, pas et plus de nom.

Son nom, elle l'avait choisi grâce à un oiseau.

Cela ne la fit ni sourire ni pleurer. Son cœur battait désespérément, insensible à tout ce qu'elle pouvait bien ressentir. Ses yeux étaient secs, incapables de s'ouvrir aux larmes. Elle braquait son arme sur cet inconnu.

« Qui êtes-vous ? »

Coalition ? Lumière ? Non elle n'avait personne d'autre ici, Coalition, donc.

« J'ai posé une question ! »

Elle haussa le ton, rapidement. Lui avait-elle laissé le temps de répondre ? Elle montrait de la faiblesse.

« Je t'attends. Nous repartirons avec Roxas. »

Une voix.

Aqua.


Son esprit sautait sur la conclusion ? Qui était évidente.

Comme propulsée au dehors de ses craintes, en dehors de ce corps qui ne lui répondait que par à-coups, elle réalisa. Elle perdit le compte, elle cligna des yeux. Une fois, deux fois, sans le réaliser. Son regard se porta sur son arme, puis sur ce type en face d'elle. Il lui avait demandé de l'aide. Tout comme Aqua.

Qui était-elle ? Qui était-elle pour refuser de l'aide ? Pouvait-elle se targuer d'être Boss de la Lumière, un titre qui, certes ne lui allait pas mais qu'elle portait tout de même ? Ce titre ne lui allait pas certes, mais elle avait grandi pour qu'il lui aille. Quoi qu'en disent les autres. Arme braquée sur l'inconnu, elle fit quelques pas hors du vaisseau.

« Tu as dix secondes pour monter. Le programme est simple. Je retourne au palais, je récupère mes soldats. Et on se casse d'ici. Si ça te va- »

Il lui demandait de l'aide, bien sûr que ça allait lui aller. Avait-il le choix ? Elle acheva la distance qui les séparait en trois pas décidés. Son arme, elle la gardait au poing. Elle achèverait ce type s'il montrait une velléité de... de quoi ? De n'importe quoi. S'il était un coalisé peut-être. Elle en avait soupé, de se faire avoir. Aussi prenait-elle les devants ; elle n'avait pas envie de laisser ce type là.

Elle le voit, il est jeune. Dans l'ombre, ses traits sont creusés de ténèbres. Cissneï l'attrape par le bras et le glisse autour de ses épaules ; elle le traînerait s'il le faut. Elle n'avait vraiment pas le temps de s'attarder ; elle devait faire vite.

Elle le posa, peut-être plus délicatement qu'elle l'avait traîné, dans le petit espace derrière le siège conducteur. Ainsi elle pouvait garder un œil sur lui, et lui pouvait respirer un peu. Elle alluma les lumières de l'habitacle, pour jauger de son état. Platement, elle songea qu'il ne représentait pas une grande menace. Il y avait peut-être une menace sur sa vie.

« Aqua, tu me reçois ? » lança-t-elle dans sa radio. « J'arrive, je suis sur toi dans quelques minutes. Tiens jusque là c'est un ordre ! »

Agressive, elle fit décoller le vaisseau avec une embardée ; le moteur gummi ronflant. Elle ferma la porte ; ah, un petit oubli qui aurait été désastreux. Elle allait la rouvrir bientôt de toutes manières.

Le vaisseau dépassait la canopée, le ciel sombre comme de l'encre s'étalait au dessus d'eux, la liberté était proche. Mais elle n'y songea même pas. Elle dirigea le vaisseau vers les lumières du palais.

Ils repartiraient tous ensemble.

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le Mar 3 Avr 2018 - 21:08


Les flammes du dragon l'enveloppaient entièrement, sa silhouette sombre disparaissant dans le torrent de feu qui le submergeait. La chaleur était forte, intense, mais il en faisait fi. Il restait silencieux, un sourire narquois dessiné sur le visage, en attendant toujours plus de ses opposants. Ils touchaient à leurs limites, ce bal n'avait plus lieu d'être ; l'heure était venue de la dernière danse.

Il se prépara à riposter, à charger le dragon et à simplement lui arracher la gueule d'un geste nonchalant. C'est lorsqu'il fléchit ses jambes qu'une immense douleur vint le prendre directement au cœur. La pluie de feu lui obstruait toute vision, mais la chaleur qui l'envahissait, qui le brûlait à cet instant précis était beaucoup plus forte, beaucoup plus toxique que ce que le dragon avait été capable de cracher.

Un sort de pure Lumière venait de le toucher de plein fouet et il se surprenait à poser un genou à terre. Nul doute que l'auteur de cet assaut était la Princesse de Coeur présente en ces lieux. La porteuse de keyblade présente un peu plus tôt à ses côtés ne devait pas être innocente non plus. Ce qu'il ressentait à cet instant précis le dévorait. C'était son orgueil qui venait d'être touché, sa vanité. Il ne ressentait à ce moment que vagues d'émotions négatives. De la colère, de la frustration, mais aussi de la peur. Ce sentiment de faiblesse qui l'envahissait peu à peu le mettait hors de lui. Rien ne pouvait l'atteindre, rien ni personne. Il en était ainsi, et pourtant... Elle devrait payer. Tous ici paieraient.

Il rassembla ses quelques forces pour se redresser et pouvoir de nouveau faire face à l'assemblée en face de lui. S'il avait pris un coup, il leur rendrait au centuple. Lui seul possédait le droit de vie ou de mort sur le bal, et ils n'étaient personne pour le lui ôter. Un garde s'approcha, l'arme tremblante prêt à le prendre par surprise, mais il se retourna d'un coup et le projeta à terre avant d'écraser son crane sous sa chaussure. Lui avait été trop lent.

Pour autant cette mort ne lui avait procuré aucune satisfaction. C'était celle des acteurs présents en ces lieux qui lui importait. Et c'était maintenant qu'il se déciderait à les prendre. Il ferma les yeux, canalisant son énergie et souleva de son esprit toute âme vivante dans le manoir, à l'exception du dragon et forma une ronde qu'il cloua au sol. Déjà l'on pouvait voir les paumes de ses mains s'illuminer et d'une lueur orangée, et d'une lueur brune. Il referma ses doigts dessus comme pour contenir l'énergie qui ne demandait qu'à être libérée et projeta une Divine Comédie ainsi qu'un Séisme sur tout ce qui se trouvait autour de lui. Les corps maintenus à terre, bloquées par une force invisible disparurent dans le flux magique qu'il venait de relâcher. Déjà il pouvait compter plusieurs âmes s'éteindre. Mais la rage que lui avait procuré l'assaut de Lumière, cette rancœur, cette colère... décuplait ses forces.

Il resserra la ronde en rapprochant ses deux bras. Il serra le poing, l'amena au niveau de sa joue et fit s'exprimer toute la frustration qui le dévorait. Un unique coup de poing comme exutoire, un unique coup soulevant la terre, déchirant la nuit elle-même et provoquant l’effondrement du manoir sur lui-même, et peut-être même plus.

Ses yeux se tournèrent vers le corps inconscient de la porteuse de clés. Immobile et face contre terre.
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le Mar 3 Avr 2018 - 21:10
Noir. Tout était toujours noir. J'pouvais marcher, j'pouvais appeler à l'aide ça changeait que dalle. J'avais l'impression de marcher d'puis des plombes maintenant. J'étais prisonnier des ténèbres fallait croire. Parfois j'avais des bribes de rêves ou je sais pas trop quoi. Au début j'me voyais déglinguer un ou deux gardes. Et plus on avançait dans le temps, plus ça m'envahissait l'esprit.

La dernière chose dont je me souvenais, c'était l'illusion de Bern. Le truc super glauque dans la Salle d'Audience. J'te jure ça m'avait pris au tripes. J'étais pas bien. J'me rappelle avoir hurlé et pouf, tout était noir. J'étais là, complètement perdu. Aucune lumière ne se profilait à l'horizon. Tout était mort.

Et puis j'ai commencé à prendre conscience de ce qu'il se passait. J'étais comme spectateur de mon propre corps. Les ténèbres s'en étaient emparé. J'avais tout vu de A à Z. Death, l'autre rousse, mais surtout Aqua. Mes ténèbres l'avaient frappée. J'avais essayé de les retenir sans grand résultat, j'essayais de reprendre le contrôle, mais j'me sentais impuissant face à ça.

Reprendre le contrôle me paraissait impossible. C'était comme un flux continu, un truc dont tu voulais pas t'approcher par peur d'être emporté par le courant. Nan, c't'ait vraiment spécial comme sensation. Restait toujours que je me voyais déglinguer tout le monde et que je pouvais rien y faire. Si j'm'y prenais mal, c'était juste fini de moi.

Et puis, Aqua à réussi à m'aider. Le sort de Lumière que mes ténèbres n'avaient pas vu, moi je voyais que ça. Je le voyais se préparer, limite j'aurai pu encourager Aqua. Et lorsque j'ai été touché, une vive lumière à éclairé les abysses desquelles j'étais prisonnier. J'me suis pas fait prier, j'ai couru. J'ai couru vers la lumière. Elle était putain de loin, et l'autre dehors était du genre bien vénère. J'ai fait au plus vite, et lorsque j'suis arrivé à sa hauteur, j'ai tendu la main comme pour l'attraper.

Et j'suis rev'nu à moi, au milieu de la salle de bal complètement chaotique, et j'suis tombé sur les genoux de fatigue. Le monde mourrait. Les fissures qu'il avait causé laissaient une plaie béante sur la surface du monde et j'voyais déjà une énorme masse de sans-cœur s'y jeter. Le monde était à cœur ouvert, et il n'en avait plus pour longtemps, un peu comme le manoir qui menaçait de s'effondrer d'une minute à l'autre.

J'ai vite jeté un œil autour de moi, on comptait plus les cadavres. Même moi ça m'mettait mal c'est t'dire. J'ai vu le dragon machin Death, j'ai aussi vu Aqua étalée sur le sol, l'armure enfoncée par mes... ses coups et Cendrillon. Fallait que je les sorte de là, mais j'avais pas cinquante solutions. Les portails c'était mort. J'allais pas les risquer là dedans. J'pouvais en mettre une sur mon épaule, p'tête.

J'ai invoqué mes keyblades, et j'ai appelé mon planeur. J'ai mis Cendrillon sur mon épaule et j'me suis traîné jusqu'au planeur pour la déposer. Niveau ressources j'étais nulle part, j'me sentais lourd et capable de rien. Et encore t'sais, ça c'est parce que je forçais. Je forçais de ouf pour pas juste tomb... Aqua.

J'ai couru vers Aqua. Le planeur c'était qu'une solution provisoire. Ça impliquait de passer par les entrechemins, et Cendrillon sans protection là d'dans c'tait bullshit. Nan, Aqua avait une oreillette fallait que je la récupère pour contacter Ciss'.

A moins que j'aie réussi à la péter auquel cas là, c'était vraiment la baise.

Ciss... J'ai Aqua et Cendrillon, magne ton putain d'cul. Viens nous chercher, j'ai les deux K.O. et j'ai aucune foutue idée de comment nous sortir d'ici. Y t'reste combien de places ?

J'allais la chercher dans les cieux. Des vaisseaux qui volent à burne doit pas y'en avoir des masses dans l'ciel vu la situation. J'allais décoller, luttant comme un barge contre la fatigue physique et j'ai vu Death.

Puis merde.

J'ai sorti une de mes deux potions et j'y ai balancé sur la gueule. Il se démerderait avec ça. C'était pas mon pote... si, p'tête un peu. Mais il nous était encore trop utile pour crever comme ça surtout.

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Barbare au rhum

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le Mar 3 Avr 2018 - 22:30
D’abord, la fournaise. Un souffle brûlant, et, à travers la fumée noire, l’ombre d’un dragon. Aussi terrifiant que dans ses pires légendes.

Puis un flash de lumière. Irradiant, comme un reflet…


Un reflet ébouissant, sur la neige.
L’odeur de poudre. Le craquement sombre du sol, qui se dénouait dessous ses pieds.
L’éclat du soleil, soudain bien trop proche, alors que ses pieds glissaient vers les tréfonds.



Le ciel était écarlate. La terre grondait sous ses pieds.
L’avalanche. Encore.


Se protégeant de ses bras, de son armes, Naran fit face. Cette fois, ce fut non pas la neige, mais les flammes qui vinrent la cueillir au visage, avant que le sol ne s’ouvre sous elle.


Dernière édition par Narantuyaa le Mer 4 Avr 2018 - 20:15, édité 1 fois
Le Boucher de Grimm

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le Mer 4 Avr 2018 - 0:11

Un bruit sourd, un sifflement, la chaleur, la poussière dans la bouche. Le vide. À partir de quel moment les écailles du dragon noir ont-elles été liquéfiée. Quand est-ce que ses os ont-ils été brisés. Il n’y avait qu’un seul gémissement qui échappait de sa gueule. Un long râle d’agonie, une odeur de mort enivrante et dégoutante à la fois.

Était-il encore conscient, vivant, dans l’univers ou dans les enfers.

Namtar délirait. Purement et simplement. Il n’y avait qu’une seule sensation qui lui semblait réelle, la douleur qui parcourait chaque parcelle de son corps. Il était retourné à sa forme originelle ? Surement. Il y avait ce poids, inerte, dans son dos.

Rrr…
Même sa gorge irradiait, sèche comme en plein désert et impossible de contracter sa mâchoire.

Il la voulait. Cette potion, juste là, devant lui. Il ne désirait rien d’autre, rien de plus ou de moins. La Bête était au bout de ses forces, la seule raison expliquant pourquoi il parvenait toujours à vivre. À réfléchir. Elle était pourtant si proche, cependant, semblait presque intangible. Irréelle.

Ainsi était-ce le glas sinistre qui s’abattait sur lui. Les sans-coeurs déferlaient autour de lui, il n’était pas un repas de choix, trop ténébreux pour un appétit si grand. Un bien piètre maître, avait-il encore le moindre contrôle. Un fou, un ignorant. Au royaume des morts, il ne suffit pas d’être vivant pour en être le roi. Le son de la cloche résonnait dans son esprit, attendant de le voir sombrer dans cette faille béante à quelques pas de sa carcasse.

Des pans entiers du plafond chutaient, fracassant le sol de leurs poids et martelant l’esprit du Démon. Vivre, à tout prix. Il tendait le cou, l’objet de sa convoitise à deux pas de lui, il ne bougeait pourtant pas. Une douleur à son bras le harcelait. Son crâne tombait sur le sol. De son seul oeil valide, Namtar distinguait un amoncellement emprisonnant son bras droit. Il était vivant, mais piéger en même temps. Il ne laisserait pas aussi peu l’arrêter. Il levait un genou, l’autre, tendait son autre bras. Il touchait la potion du bout des doigts, cela ne suffisait pas.

Un mouvement sec, un déchirement glauque, un râle. Un corps brisé, un bras abandonné. Le Démon coinçait le goulot dans sa gorge et sentait le liquide se répandre dans son corps. Il vivait de nouveau, ou pas. Il était comme demi-mort, toujours rendu sourd par la douleur quand il chutait contre le sol en échouant à se relever.

Ser… Serviteur…
Il n’avait besoin de rien d’autre que de la volonté, de la haine et cette peur de mourir. Le cliquetis des bottes de fer surpassait le bruit, un soldat était à ses côtés pour l’aider à se relever. Un seul oeil, un seul et pitoyable oeil pour observer le spectacle mortuaire autour de lui. Il aurait pu se réjouir de voir ses ennemis au sol, puant la mort, à la différence qu’il n’était responsable de cela en rien.

Il fallait partir, s’enfuir, vivre. Il n’y avait plus rien ici, il suffisait d’observer le trou béant et la montagne inhumaine de sans-coeur qui se précipitait dedans. S’il ne l’avait pas, personne ne l’aurait. Tels étaient ses mots, un geste du destin pour briser sa fierté.

La tête du démon chutait sur son épaule absente, le rappelant à l’ordre et manquant de chuter dans le vide. De la volonté. Une crypto-ombre arrivait, prenant la place du soldat qui s’élançait dans la fissure à son tour. Perdu, simplement perdu. La vision floue balayait la salle, s’attardant sur deux silhouettes inertes. Il pensait reconnaître Abigail et Lenore. Il y avait encore un espoir, une gloire. D’un geste de la main, deux rondouillards faisaient leurs apparitions et frappaient leur ventre. Obéissant docilement aux ordres d’un démon déchu, il refusait que cela soit en vain.

Un pas, et puis l’autre. Un autre corps à ses pieds, qui pouvait-elle bien être. Une monnaie d’échange. Il s’en fichait presque, il ne voulait pas repartir les mains vides. L’unique oeil se détachait de ses traits grossiers avant de fixer le rondouillards prenant Lenore sur son épaule, lui ordonnant ensuite d’attraper celle-là avant de partir. Avant que le plafond ne s’écroule sur lui et ce qu’il gardait encore de vie. Les flammes ne sa rage n’étaient pas encore éteintes, il allait avoir besoin de raviver celles-ci et deux âmes charitables venait de se présenter à lui.

Le temps lui-même semblait s’allonger quand il parvint à passer les portes du bâtiment, ou ce qu’il en restait. Fuir, quitter le monde. Des lueurs, des torches, il lui fallait rejoindre son vaisseau.



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Seigneur des Esprits

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le Mer 4 Avr 2018 - 14:20



Je continuais de marcher dans cette forêt en suivant les villageois armés et fiers de ce qu'ils allaient accomplir.

Lorsque nous fûmes arrivés à une petite porte en bois,  cela devait sûrement être une entrée de service.  Ils commencèrent à rentrer à l'intérieur, mais avant qu'ils ne pénètrent tous, une violente secousse. La terre se mit à trembler. Je posai ma main sur l'homme le plus proche de moi.

- Pas un pas de plus.
- Pardon ?
- Vous n'avez pas senti ?
- Si, et ?
- Sortez et partez vous réfugier…
- Après nous avoir demandé de faire tout ce que vous vouliez,  vous nous demandez d'abandonner ?
- Pas exactement ça, mais nous arrivons trop tard. Ça,  ce n'est pas le genre de choses qui est censé se produire lors d'un bal. Partez, retournez chez vous et cachez de nouveau vos armes.  Vous aurez une nouvelle occasion de vous venger.


Je les forçais à sortir,  je voyais bien que ça ne leur plaisait pas.  Mais il était inutile de les envoyer au casse-pipe. Ils n'allaient rien pouvoir faire et ils m'auraient sûrement reproché cela après. De plus, je me voyais mal dire à Death que les villageois que nous avions réussi à convaincre sont tous morts lors de ce bal... Ça aussi ça risquait de me retomber dessus.

C'est alors que je venais de me souvenir d'autre chose, mon boss.

Et mer... Credi.  Death,  j'espère qu'il n'est vraiment pas trop tard…


Jetant un dernier regard derrière moi, pas un villageois, je pouvais donc entrer en toute sécurité. Je sortais ma rapière de son fourreau et entrais dans cette petite pièce qui devait être en réalité une annexe qui devrait pouvoir me conduire au Château et surtout à Death et Abigail, l’Intendante était aussi présente lors de ce bal qui a mal tourné.

Je marchai sur la pointe des pieds tentant d’éviter quelques débris et potentiellement alerter un ennemi de ma présence en ces lieux.

Évitant quelques pierres et autres morceaux de bois, j’entendis sur ma gauche un souffle. Très court. Quelqu’un, ami ou ennemi, je n’en savais trop rien. Je décidai d’y aller.

C’était un grouillot de ce château. Il avait les jambes coincées sous une armoire qui lui était tombée dessus avec ce tremblement.

- Aidez-moi ! Pitié…
- Pitié ? Tu as choisi le mauvais camp…


Sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit je plantai ma rapière dans la tête de ce pauvre bougre et repris ma route parmi les décombres.

J’arrivai enfin dans la pièce où s’était déroulé la soirée. Il y avait énormément de poussière entre les pierres tombées et cette énorme fissure au sol d’où sortait de nombreux sans-cœur.

Inutile de leur donner la chance de trouver Death ou Abigail avant moi. J’en plantai quelques uns avant de reprendre mes recherches.

Je couvrais ma bouche et mon nez avec mon bras libre, plissant les yeux pour tenter de les retrouver. Je reconnu au bout de plusieurs secondes, la couleur de cheveux de l’Intendante. Et un peu plus loin, tentant plus ou moins bien debout, la carrure colossale de Death.

Je me dirigeai directement vers ma collègue Coalisée pour la soulever du mieux que je pus et tenter de la traîner vers Death pour lui faire part de ma présence.

- Encore un souvenir ? Dis-je en voyant une forme trainée par des sans-cœurs. La sortie c’est par là…


Je fis signe à Death de me suivre. Je n’allais pas très vite, Abigail n’était pas dans un très bon état et mon boss non plus d’ailleurs.

Lorsque nous arrivâmes dehors, par là où j’étais entrée. je posai délicatement Abigail près d'un arbre, à l'abri de regards indiscrets et reparti avec Death vers son vaisseau et pourrait ainsi retourner vers notre quartier général.

Lorsqu'il fut enfin installé plus ou moins correctement dedans, je retournai là où j'avais laissé Abigail et la reprit avec moi pour aller vers mon vaisseau, étant totalement inconsciente, elle ne pouvait pas reprendre son vaisseau. Et nous partîmes aussitôt. Il était inutile de rester dans cet endroit une minute de plus.









Éclat de l'Océan

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le Mer 4 Avr 2018 - 19:50
Ses yeux étaient fermés. Elle flottait au milieu d'une immensité vide. Aucune pensée ne traversait son esprit. Aucune pensée ne venait la perturber. Tout n'était que sensations diffuses, si éloignées qu'elles ne semblaient pas pouvoir l'atteindre. Elle était comme absente à elle-même. Les ténèbres alentours se renforçaient. Les ténèbres essayaient de l'enserrer dans une étreinte mortelle, de la faire plonger au fin fond de la nuit. Mais il y avait encore une lumière qui brillait. La sienne, faiblement, et une autre qui irradiait dans le lointain, chassant l'obscurité. Elle était en sécurité auprès de cette lumière. C'était agréable.

Elle ne sentait plus rien. Elle ne sentait plus son corps. Elle ne sentait plus d'émotions. Ici, il n'y avait que la paix, que la sérénité qui l'appelait. Lentement, elle se laissa dériver dans l'inconscience. Le temps n'importait plus. Des images fugaces apparaissaient dans son esprit. Un songe. Des images de mort et de désolation. Un cauchemar. La vie n'importait plus. Pourquoi lutter ? Ici, tout semblait bien plus simple. Pourquoi ne pas se laisser aller ? Tiens jusque-là, c'est un ordre. Un écho. Venu du passé ou de l'avenir. Elle ne le savait plus. Tenir. Qui avait pu lui dire cela ? Elle ne le savait plus. La lumière dans son cœur frémit alors que ces mots tournaient dans son esprit jusqu'à y laisser une trace indélébile. La voix s'était éteinte. Le visage auquel elle appartenait se formait et se déformait sans jamais réussir à se préciser. Une impression demeurait. Cette voix était celle de quelqu'un qui lui était cher. Quelqu'un d'important. Tiens jusque-là. Son cœur s'accrocha à ces mots qui se répétaient, qui tourbillonnaient autour d'elle, qui l'entrainaient dans la spirale qu'ils décrivaient. Tenir. Elle ne savait pas pourquoi. Mais elle pouvait tenir.

Elle sentit alors qu'on touchait son visage, et une sensation au niveau de son oreille disparut. Aqua grogna, revenant à la réalité. Péniblement, elle entrouvrit les yeux. Sa vue était floue. Elle ne percevait que le rougeoiement des flammes et un tourbillon de poussière. Une atmosphère apocalyptique. Une chaleur infernale. Il y avait dans sa bouche un goût de cendres. Du reste elle ne sentait plus rien, comme si son corps avait disparu, comme si elle était paisiblement en train de flotter au dessus. Était-elle morte ? Des visions, des fragments de souvenirs sans cohérence, défilèrent dans sa tête. Le bal. La Coalition Noire. La lutte de la lumière contre les ténèbres infinies. La rage du feu et de la terre. La fin d'un monde. La jeune femme manqua de s'évanouir de nouveau. Elle devait faire quelque chose. Elle pouvait faire quelque chose, si elle se soignait. La Maîtresse de la Keyblade entrouvrit la bouche, essayant de prononcer l'incantation d'un sort de soin, mais seul un râle s'échappa d'entre ses lèvres.

Une silhouette apparut dans son champ de vision, se dessinant à contre-jour dans les flammes. Elle ne pensait plus. Un ennemi ? Un ennemi n'aurait aucun mal à l'achever. C'était ainsi que cela allait finir ? Aqua n'aurait pu être plus détachée de son sort. Elle n'avait plus la force de lutter. Dans une respiration hoquetante, sa vue se précisa. Les contours de la silhouette s'affinèrent jusqu'à devenir parfaitement nets. Un jeune homme. Familier. Il lui fallut un instant pour poser un nom sur ce visage. Roxas. Elle eut un spasme et sentit tout son être se glacer de terreur. Un instant supplémentaire chassa sa peur, lorsqu'elle put enfin discerner sa figure. Non. Ce n'était pas le Roxas qu'elle avait affronté. Ce n'était pas le visage déformé et rongé par les ténèbres qu'elle avait vu. C'était Roxas. Le seul. Le vrai. Il était revenu. Aussi douloureux qu'il fut, un sourire heureux, apaisé, s'étira lentement sur les lèvres d'Aqua.

Ainsi. C'était donc une victoire.

Sur cette pensée, ses paupières retombèrent. Elle se retrouva de nouveau plongée au milieu du vide. Mais elle était sereine. Elle avait réussi. Souriant toujours, son corps se recroquevilla dans son esprit et elle se laissa plonger. Elle était fatiguée. Si fatiguée. Tout son être n'aspirait qu'à un repos réparateur. Un très long repos. Elle ne se réveillerait probablement pas tout de suite. Ni d'ici quelques jours d'ailleurs. Mais cela ne lui importait plus. Le sourire aux lèvres, elle sombra lentement, inexorablement, jusqu'au plus profond des abysses du sommeil.

Jusqu'au plus profond de l'oubli.
Expert comptable

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le Jeu 5 Avr 2018 - 3:09
Ouvrir les yeux lui demandait un effort considérable. Même ouvert, il lui fallait encore intégrer ce qu’elle percevait. Son cerveau semblait comme à l’arrêt. Submergé par la douleur, il n’était plus capable d’intégré d’autres informations. Il refusait de lutter, commandait la fermeture des paupières, se laisser aller à l’inconscience salutaire. Fuir, abandonner, laisser les ténèbres l’embrasser.


Ouvrir les yeux et penser à respirer. L’air était épais de poussière, tombant comme la neige et recouvrant les décombres. Les bruits étaient étouffés, distordus, indistincts ou lointains peut être.  Rien qui ne lui soit destinés. Elle avait tout le loisir de prendre son temps pour comprendre ce qu’elle avait sous le regard, sans forcer son esprit engourdi, pressé par la douleur à se déconnecter.


Ouvrir les yeux encore et enfin comprendre, se reconnecter à sa mémoire, remettre les événements dans l’ordre. Death s’était fait dragon et lui avait déversé ses flammes. Les deux femmes de lumière l’avaient inondé d’une lumière aveuglante. Et pourtant c’était eux, et non ce monstre de maréchal, qui souffraient. Réduits à néant, la peau brûlée à sang, inertes comme ce corps ensevelis qu’elle avait sous les yeux.


Son corps ne lui répondait plus, hâtif qu’il était à fuir cette réalité. Etait-ce le Prince qu’elle voyait face à elle ? Stephan ? Un corps anonyme écrasé, ensevelis, carbonisé. Il était logique qu’elle soit exactement dans le même état, expliquant la douleur sans bornes, son incapacité à bouger ne serait-ce qu’un membre. Elle soufflait difficilement, un râle d’agonie s’échappant de ses lèvres.

Les ténèbres, douces et bienveillantes lui tendaient les bras. Compatissante, se refusant à condamner ou railler son échec et son inutilité. Un craquement, plusieurs en fait. Le monde s’effondrait. Death ne l’aurait pas. La lumière ne le sauverait pas. Lenore n’en pouvait plus de lutter et laissa son souffle emporter sa conscience. Quelle folie lui était passée par la tête, pensait-elle vraiment pouvoir lutter à leur niveau ?


Elle se sentait partir, comme flottant alors que la douleur était ravivée par des mouvements incontrôlés. Ouvrant les yeux dans un dernier effort pour comprendre. Le sol bougeait, plus loin de son regard que ce qu’il avait été jusqu’à maintenant. Elle crut reconnaître une voix, peut-être même deux, la dernière n’était qu’un souffle rauque. Elle se raccrochait à l’effort de se souvenir de cette voix féminine. Où l’avait-elle déjà entendu ?


Naran. Elle l’avait oublié, perdue de vue dans la débâcle. Elle se retrouvait là à côté d’elle, ballottée également, la tresse pendant mollement vers le sol. Inconsciente et blessée. Son esprit préférait se fermer. Fermer les yeux et oublier la douleur. Oublier la conscience d’avoir entraîné avec elle Stephan et la mongole dans ce destin. Ce n’était pas le temps des remords. C’était celui du repos. Impérieux. Elle ne pouvait plus lutter.


Ouvrir les yeux pour ne pas mourir. Elle en était pourtant incapable.
 

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le Sam 7 Avr 2018 - 5:39
Ouvrir les yeux pour ne pas mourir. Même s’il en avait été incapable, il l’aurait fait.

Sombrer, lentement, inexorablement, jusqu’au plus profond des abysses du sommeil. Jusqu’au plus profond de l’oubli. S’abandonner. Se laisser aller. Perdre le fil de la douleur, de la peine. Se reposer. Attendre. L’étreinte douce du sommeil.

Il ne peut se le permettre ; tout simplement parce que de cette torpeur-ci le jeune homme n’est pas sûr de pouvoir se réveiller. Cette pensée seule le maintient dans le présent. Là, entre le siège conducteur et la paroi du vaisseau. Il n’est pas sûr de percevoir les choses correctement, ou dans le bon ordre. Des voyants s’allument, d’autres s’éteignent, l’écorce de l’arbre s’imprime sur sa tempe, le métal froid de la cabine mord sa paume. Une femme lui parle. Les réacteurs vrombissent. Ses jambes vont, l’une devant l’autre. Il bute sur une racine. Il est assis. Ses sens s’alarment, courent de-ci de-là d’une peur panique. Ils ne s’accordent pas. Mais au moins il ressent. Il voit, il est présent. L’escroc essaie de se concentrer sur sa respiration. Inspirer. Calmement. Expirer. Simplement. Cet exercice l’aide à remettre de l’ordre dans ses sensations.

Une jeune femme au visage défait, au regard dur. Ses traits s’embrouillent. Pour une seconde, l’escroc croit remettre un nom sur ce visage qu’il est sûr de n’avoir jamais eu si proche de lui. Deux prunelles chocolat, une chevelure tendant vers le roux qu’il a cru discerner. Le nom. Il l’a sur le bout de la langue.

Cissneï.
Celle qui dirige les armées de la Lumière.

Et elle part chercher ses hommes.

Du sang.

Roxas s’invite dans son esprit. Les corps mous des nobliaux qui tombent au sol. Et… Aqua. Le nom lui revient. Elle s’est interposée, oui.
Tout a dégénéré si vite.

Le Maréchal Roxas.

Il doit la prévenir ! Elle ne sait peut-être pas ! Elle ne peut pas y retourner sans le savoir — moins encore avec lui dans ce vaisseau ! L’escroc peine, son souffle est grave. Sa gorge se serre, sa tête part en arrière comme pour retenir les entrailles qu’il croit sentir lui remonter dans la bouche. L’appareil lui paraît trembler… il doit tenir bon. Il n’a pas le choix.

Conscient. Yeux ouverts. Respire. Remet de l’ordre.

Le jeune homme cogne contre le siège conducteur pour se faire entendre.

« Votre amie se bat là-bas ! Le Maréchal Roxas s’attaque aux civils, il est devenu fou. Faites attention — n’y allez pas tête baissée ! Il va vous tuer ! » veut-il dire.

Mais entre la peine et la douleur, seules quelques syllabes lui échappent. Des mots épars, entrecoupés de râles plaintifs que seule l’oreille attentive pourrait comprendre.
L'Ange de Réconfort

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le Mar 10 Avr 2018 - 0:20

Il lui fallut quelques instants pour répondre à la voix de Roxas, qu'elle entendait à travers la radio. Hésitante, d'abord, elle choisit la sûreté en laissant quelques secondes s'écouler. Le temps de respirer, de reprendre une contenance qui allait et venait. Elle n'avait pas pensé à garder une quelconque apparence devant cet inconnu qui était désormais derrière elle ; elle lui tournait le dos, espérant simplement qu'il ne calanche pas. Il avait l'air mal en point, à tout moment il pouvait crever d'une hémorragie interne, de quelque chose qu'elle n'avait pu remarquer au premier regard. Aussi, elle restait alerte quant à un cri d'agonie qui pouvait venir à tout moment.

Son attention était sollicitée de toutes parts .

« Roxas. Je suis en vue, j’atterris au plus proche. »

Aqua, Cendrillon, Roxas. Plus l'inconnu. C'était plus que la capacité du vaisseau. La jeune femme laissa encore s'échapper quelques secondes, sans 'en rendre compte. Sa perception du temps était altérée ; il aurait bien pu se passer une seconde comme une heure, elle aurait été capable de ne pas s'en rendre compte. Tous ses membres tiraient, son esprit n'était qu'une marée de sentiments contradictoires. Il y avait une angoisse lancinante comme gravée dans sa chair, mais une aphasie si grande qu'elle restait bloquée, là, juste quelque part dans sa gorge. Elle ne pouvait s'en défaire. Elle aurait du disparaître, aurait pu disparaître. Mais les images de cette soirée étaient désormais en elle ; les souvenirs qu'elle avait cherché à oublier, remis devant ses yeux.

« Ça devrait aller. Vous serez un peu serrés. Vous plaignez pas si vous devez vous mettre sur les genoux de quelqu'un ! »

Cette remarque la fit sourire ; la rassurant. Elle était encore capable de dire des choses comme ça. Un pas de recul ; elle respirait encore, pensait encore, voyait encore, parlait encore. Le passé était le passé, se disait-elle. Et ainsi, dans la confiance de son plan, elle leva les deux petites manettes qui abaissaient la propulsion du vaisseau d'un geste sec. Elle ne connaissait pas bien ce vaisseau. Elle n'avait pas piloté un truc de ce genre depuis des années ; en avait-elle jamais conduit un ? Combien de pans de sa vie pensait-elle avoir vécus alors qu'il n'étaient qu'un mensonge attentivement fabriqué par les petites mains de la Shin-Ra ? Cette pensée s'agrippait aux rets de son esprit. S'accrochait comme une toile prise dans un roncier.

Un son, derrière-elle. Cissneï se retourna, presque distraitement dès que la surveillance de l'approche d'un terrain d'atterrissage valable le lui permit. L'homme était vivant ; l'air hagard, en sale état, mais vivant. Roxas, tuer, se battre ? Elle dut détourner le regard.

« Nous aurons tout le temps de parler de ça une fois hors de danger. » lança-t-elle sur un air autoritaire, autant pour se rassurer elle même que pour maintenir le son de sa voix au dessus de celui des moteurs qui vrombissaient à cause de ses manœuvres incertaines. « Tout ira bien, ne vous inquiétez pas ! »

Tout irait bien, et cette fois-ci, elle allait s'en assurer. Cette journée avait si mal commencé. Les Ténèbres étaient plus oppressantes que jamais pour qu'elle les remarque et les ressente comme elle les ressentait désormais. Toute la brume de la maléfique sorcière s'était dissipée depuis longtemps ; révolue, effacée. Mais il y avait bien entendu autre chose qui captait son attention.

Ce fut alors qu'elle posa le vaisseau sur une terrasse ; les alarmes retentissaient. Le terrain n'était pas stable. Mais Roxas, Aqua et Cendrillon étaient en vue. Et leur vue terrifia la jeune femme.

« Vous savez conduire ce vaisseau ? » demanda Cissneï à l'homme derrière-elle.

Dans l'état où il était, c'était quasiment peine perdue.

Elle rechargea son arme rapidement, d'un geste mécanique qu'elle aurait voulu moins tremblant que ça. « On va faire avec ce qu'on a, hein. Allez, il va juste falloir rester éveillé le temps de décoller, ça ira. » Sans s'arrêter, elle rengaina rapidement son pistolet et attrapa l'homme par l'épaule, le tirant vers le siège conducteur du vaisseau. « Écoutez. Une fois hors de l'atmosphère, éloignez-vous le plus possible. Il y a des vaisseaux de la lumière en orbite autour de nos mondes. Ils pourraient capter le signal de ce vaisseau même si vous perdiez connaissance. Alors une fois tout le monde à bord, balancez ce machin dans l'espace, lancez-le vers le Château Disney suis-je bien claire ? »

Le Boss de la Lumière accentua les derniers mots de sa phrase. Plus que tout, elle voulait qu'il comprenne. Roxas utilisait le canal d'Aqua. Elle était donc vraiment hors d'état. Même si sa vue avait confirmé à Cissneï ce qu'elle craignait mais comme pris dans un état d'urgence, son esprit lui demandait de tout confirmer deux fois. Cendrillon ? Cissneï n'en savait pas plus. Roxas pouvait probablement s'en sortir seul ; mais peut-être que non. Il devait prendre ce vaisseau le cas échéant.

Cissneï ouvrit la porte du vaisseau. Les trois personnes qu'elles recherchaient se trouvaient à proximité, et il ne lui fallut que quelques secondes pour les rejoindre.

« Roxas, un gars de confiance pilote le vaisseau, il ira se poser au Château, si tu peux utiliser un portail fais-le, sinon tu montes avec eux ! »


Elle dégaina son shuriken. Les vagues de sans-cœur étaient proches ; comme un océan, noir, se mouvant rapidement alors que le vent et les ténèbres engloutissaient palais, parterres, pierre, vitres brisées dans un fracas que rien ne semblait pouvoir contenir.

Ils allaient tous rentrer, ensemble.

« Je couvre vos arrières. »

La Clé du Destin

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le Dim 15 Avr 2018 - 16:58
Le craquage total. Ciss qui voulait couvrir nos arrières. Elle était déterminée, ça se voyait dans ses yeux. Elle devait s'douter qu'on la reverrait pas après ça. Les ténèbres bouffaient tout, elles croquaient dans le monde comme dans une putain de pomme, et lui, affaibli qu'il était, il disparaissait sans se débattre. Y'avait plus rien, c'était mort. Ici c'était la fin de tout.

Le pire c'était que tout ça c'était d'ma faute. Je repensais à ce que l'avatar de la pierre m'avait sorti l'autre fois. « Corriger l'erreur ». Ce p'tit con était décidément un putain de visionnaire. Quoiqu'il se passe ici, peu importe comment se terminerai c'te soirée, ça serait la fête à mon cul par après. J'avais déconné, et il allait bien falloir que j'me démerde avec ça. Une connerie pareille, ça t'aurait fait passer le coup de la maison d'Andy pour une putain d'anecdote qu'on se raconte au coin d'un barbeuc' en souvenir du bon vieux temps.

Alors j'ai laissé Ciss trente secondes le temps de poser Aqua et Cendrillon dans le vaisseau. J'ai plongé mon r'gard dans celui du mec qu'était au poste de conducteur. Il avait pas l'air serein. J'y ai dit d'attendre avant de décoller et que si y f'sait l'con j'allais le retrouver et le pourrir. Le message passé, j'suis redescendu et j'suis retourné auprès de Ciss.


Bon, monte dans le vaisseau et arrête tes conneries. Barre-toi tant que tu le peux encore. J'm'en occupe. J'AI foutu la merde, comme d'hab. Laisse moi rattraper ça. T'as pas besoin de faire ça, t'en as déjà beaucoup trop fait.

Le truc c'est que j'savais bien qu'elle m'écouterait pas. Alors, j'y ai pris l'épaule, je l'ai désarmée et je l'ai retournée face à moi.

Je te dis de laisser tomber. On aura pas le temps de décoller que tu seras déjà morte, c'que tu fais c'est inutile, qu'j'y dis dans un sourire. On se retrouvera plus tard au Château, mais j'me refuse à c'que tu crèves ici, par ma faute.

J'essayais d'être rassurant. La vérité c'était que j'avais aucune idée de si j'allais moi-même rentrer. J'savais juste qu'elle méritait pas d'encore une fois rattraper le coup, pas au prix de sa vie. C'était serious business ici.

Faut pas que tu m'en veuilles, surtout.

Je l'ai assommée et je l'ai rattrapée avant qu'elle ne s'effondre au sol. Puis j'l'ai prise dans mes bras et l'ai apportée au vaisseau. J'ai regardé le gars, et lui ai juste intimé l'ordre de foncer. J'suis redescendu en vitesse et j'ai dégainé mes armes pour sécuriser la zone. La Transe m'avait complètement vidé de mes forces, j'tenais juste parce que j'avais pas le choix. Et la marée de sans-cœur en face ne cessait d'me conforter dans l'idée que j'étais vraiment qu'un naze.

Elle s'approchait toujours un peu plus, avec la force d'une lame de fond. Tout ce qu'elle attrapait disparaissait de ma vue. Elle enveloppait tout, se faisait plus massive au fur et a mesure de sa progression. Et j'restais debout à l'attendre, droit et fier. Après tout j'avais juste qu'à gagner du temps.

Quelques secondes avant l'impact, j'ai frappé ma pièce d'armure pour qu'elle m'enveloppe entièrement. J'savais pas si ce serait suffisant, mais au moins c'était ténèbresproof. J'ai visé une direction au loin, j'ai fléchi les jambes et j'ai foncé en ligne droite dans un dernier effort. Fallait que tape mon dernier cent mètres, au moins que ce soit beau même si y d'vait plus rester beaucoup de monde pour voir ça. Un type avait séparé une mer en deux ? Conneries, j'ferais la même avec les ténèvres.

La pression sur mon corps se faisait de plus en plus forte à chaque pas. Je sentais des assauts venir de tout les côtés et j'faisais au mieux pour resister. Mon armure était comme écrasée contre mon corps par le poids du millier de sans-cœur autour. Te dire combien j'en ai niqué pendant cette charge, j'pourrais pas. Y'en avait quand même une blinde. Mais c'que j'me rappellerai toujours, c'est cette vision super glauque. La sensation d'être dans un tunnel complètement clos, sans lumière, sans air, fixés par ces putains de prédateurs aux yeux jaunes. T'as plus de repères, tu pries pour ne pas dévier de ta trajectoire...

Mais bon j'suis pas la brêle du coin hein. J'ai atteint mon portail, parce que j'fonçais pas non plus comme un connard sans plan. J'suis pas sûr que chez Jecht c'était l'idée du siècle pour passer un dimanche tranquille mais bon... Faut dire que le Château Disney, là, tout de suite, ça m'bichait pas trop.

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le Sam 21 Avr 2018 - 3:30
La porte se ferme.

Ouais. « Tout ira bien. » Dans le marasme de ses sens défaillants, l’escroc l'avait su : la Générale de la Lumière avait voulu se rassurer elle-même. Lui était en tous les cas loin d’être convaincu.

Chaque seconde, chaque hésitation supplémentaire des intervenants de cette comédie macabre lui coûtait cher. A lui. Le con anonyme dont on pouvait bien se foutre et qui n’avait ici aucune valeur ajoutée. Et ça commençait à faire beaucoup d’hésitations. De détours et de retours. Au moins la rouquine aurait la satisfaction d’avoir tenté quelque chose… il l’aurait aussi. Sûrement. S’il y avait un après.

Le jeune homme n’était pas optimiste — non. Et quoiqu’il ait bataillé pour demeurer conscient, le Destin semblait venir piquer ses dernières velléités de survie. La douleur s'était faite diffuse — présente, comme en sourdine. Mais en son âme, s’invitait le fatalisme. Tu veux vivre ? Retournons en arrière. Tu veux pouvoir retourner à ton existence, toute misérable qu’elle soit ? Laisse-moi te faire attendre. Laisse-moi hésiter, regarder dans le vague. Donne-moi ton temps.

Puis elle l’avait déplacé. L’avait assis dans le fauteuil conducteur. Le regard mort de l’escroc courait sur ses traits doux — ternes et sales. Il n’avait même pas eu la force de lui dire… à celle qu’il avait prit pour son sauveur. Il n’avait même pas eu la force de lui dire qu’il ne savait absolument pas quelles étaient les coordonnées du Château Disney. Il aurait aussi bien pu finir à Agrabah, dans un arbre ou contre un astéroïde, perdu sur les routes stellaires.

Cette pensée n’avait pas aboutie, qu’elle revenait vers lui. Bien… il allait pouvoir lui…

Dire.

Roxas.

Ce n’était pas la Générale de la Lumière qu’il avait eu devant lui.

Les réacteurs s’allument.

On y était, le jeune homme délirait. Les dernières images avant de passer l’arme à gauche. Et c’était cette espèce de blondin meurtrier qui s’imposait à lui. Pourquoi ? N’y avait-il rien de plus important dont il devait se souvenir ? Une personne à qui retourner alors que le rideau final s’écrasait sur la scène ? L’escroc demeurait là, raidit par la crainte. Allait-il l’emporter ? Sa Faucheuse allait-elle avoir la figure d’un gosse qu’il n’avait jamais vu qu’une fois — tout aussi marquante qu’elle fut ?

Surtout — ne souffrirait-il plus ?

Pourtant la mort lui dit juste d’attendre avant de décoller.
Et qu’elle pourrait « le retrouver et le pourrir. »

Il n’en doutait pas.
Bien que ce discours lui parut dissonant.

Ah. C’était vrai. Rationaliser. Le « Maréchal de la Lumière » Roxas avait contacté sa bien-aimée cheffe. Alors… elle était vraiment allée le trouver ? Elle n’avait pas écouté ? Il était vraiment là, dans le vaisseau ? Là, tout proche de lui alors qu’il avait cherché à le fuir ? Quelle ironie.

Etait-elle morte, celle qu’il avait prit pour son sauveur ?
L’avait-il tuée, comme il l’avait craint ?
Etait-il le prochain ?

Le teint blafard, les yeux de l’escroc avaient rougit.

Il était fatigué. Fatigué de tout ça. Il espérait encore se réveiller.

Puis quoi ?

Il avait attendu, là. Dans le siège conducteur. Que pouvait-il faire d’autre ? Allez, allez tiens bon. Le jeune homme avait serré les dents. S’était redressé sur son assise. Il fallait qu’il voie ce qu’il se passe. Prendre le contrôle. Il n’était pas dans un rêve. Il n'allait pas se réveiller. Il était dans la dure réalité. Cette connasse. Pourtant l’escroc n’avait pas eu le temps de prendre appui, de se retourner. A peine s’était-il arrêté sur la chevelure azur de la femme dont le corps reposait mollement à ses côtés. Un pantin sans vie.
Mais Roxas était déjà de retour, et il lui avait intimé d’y aller. Aussi loin. Aussi vite que possible. Est-ce que la Générale était là ? — Est-ce qu’il avait assez de temps pour s’en inquiéter ?

Pas vraiment.

Le jeune homme n’a jamais piloté.

Jamais.

Il ne peut pas se reposer sur les poids morts qui peuplent la cabine.
L’escroc est le dernier.

Des réminiscences de vieux voyages lui viennent. Il n’est pas sûr. Il n’a jamais fait réellement attention. Pourquoi l’aurait-il fait, hein ?
Le vaisseau est fermé, mais il aperçoit les ténèbres et les orbes d'or qui les animent.

Le jeune homme lâche un sanglot nerveux.

Mourir.

Il ne veut pas mourir.

Non.

Pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il se retrouve là ? Putain de merde !

Il appuie sur ce qu’il croit être l’accélérateur dans un râle écorché.

Le vaisseau part tout droit — La terre se déchire. Les arbres crient, frappent, hurlent, emportés par cette bête de métal ; et les griffes des sans-coeur crissent sur le cockpit dans un ultime gémissement.
Ce monde meurt. Ce monde se laisse mourir.
Ce monde ne veut pas partir seul.

Mais Erik Woods ne veut partager son linceul.

Il incline les manettes. Vers lui. Doucement, d’abord. Tester ? Ce ne peut être plus difficile que les jeux auxquels il a joué par le passé, n’est-ce pas ? Douce illusion.
La machine part en avant par a-coup. L’escroc suit, s’écrase sur les manettes comme le mort que l’on jette dans une fosse commune. Sa voisine n’est retenue que par le harnais qui la maintient. Un bruit sinistre de ferraille retentit dans l’appareil avant qu’il ne se redresse brusquement. Balloté, le jeune homme se trouve plaqué contre son siège — la douleur revient par vagues. Elle est là. Elle est toujours là. Comme pour se rassurer, Erik laisse s’échapper quelques paroles sans sens. Des onomatopées décousues qui ressemblent aux exclamations étouffées d’un vieillard sans dents. Il s’entend. Il perçoit.

Le vaisseau se stabilise alors que les manettes reviennent en place. Pousser. Il doit les écarter de lui. Le jeune homme laisse ses mains sans force les enserrer. Sanglantes. Boueuses. Immondes. Son souffle se fait court. Une panique augmentée d’urgence trouve l’instant propice pour se faire une place dans le cockpit. Erik la sent l’égorger tandis qu’il redresse le vaisseau, tandis que ses yeux croisent les perles avides d’un sans-coeur éclaté sur la vitre qui le protège. Il le voit glisser, alors que l’appareil prend de la hauteur. Alors qu’il va plus haut. Plus vite. Plus loin. Rapidement. Partir. S’éloigner. Partir. ne pas se retourner. Ne pas attendre. Pas plus. Vite. Plus vite, oui. Loin. Plus loin.

Vivre.

Erik lâche un sanglot désespéré en voyant les étoiles.

Son souffle est court.
Ses inspirations des coups de poignard.
Ses expirations des braises que l’on attise.

Une sueur froide court le long de son dos. Ses bras tremblent alors que son corps se détend. Que le vaisseau s’immobilise.

Le silence.
Entrecoupé de gémissements plaintifs.

Erik a froid. Sa vision se trouble — C’est pas le moment. Pitié.

Un message… A l’aide.

Un message… Au secours.

Ses yeux se perdent sur le panneau de commandes. Il essaie de se souvenir. Son temps s’effile.

« Shinra D-37. Shinra D-37 demande identification. A vous. »

Un grésillement qui résonne dans la carcasse aux corps inertes. Dans le vaisseau rayé, cabossé. Erik se redresse. Répondre. Il doit répondre. Ses mains passent sur les boutons sans savoir sur lequel appuyer.

« Shinra D-37. Shinra D-37 demande identification. A vous. »

Certains brillent, s’illuminent. De blanc, de rouge, d’orange. Une constellation miniature dans laquelle le jeune homme manque de plonger. L’escroc se ratatine sur le tableau de bord. Il veut se redresser, mais ses bras ne l’écoutent plus. Ses doigts remuent, faiblement.

Le silence.
Entrecoupé de souffles mourants.

Après s’être senti brûlé, après s’être senti glacé… il ne se sent plus que . Là sans vraiment l’être. Les voix qui finissent par revenir dans le vaisseau se font une marmelade de paroles distordues.

Respire. Allez.
Conscient. Tenir.

Son temps glisse en une larme sur sa joue. S’écoule hors de lui en une effluve carmin.
Il n’allait pas réussir. L’univers allait l’avoir, finalement.

Il voit la lumière.
Et la forme qui s’en détache.

Ah.

Il y a donc bien quelque chose. Quelque chose « après. » On vient le chercher.

Un triste, profond soupir lui échappe. Il aurait voulu tenir plus.
Demander pardon à ceux qu’il a laissés.

Mais au lieu de l’emporter, l’ange le replace délicatement dans le siège.

« Vous m’entendez ? Serrez ma main si vous me comprenez. »

L’escroc frémit.
Il est encore vivant.

« Lise. Amène la Potion. »

La voix se reporte sur lui.

« Nous allons vous amener en sécurité. Je suis le Capitaine John Adams. Restez calme. La Shinra vous prend en charge. Vous êtes en sécurité. »

Il avait prit un agent de la Shinra pour un envoyé de l’au-delà. Quelle ironie. Erik aurait sourit, s’il avait pu.
Si tout ce sur quoi il pouvait se concentrer n’était pas le soulèvement irrégulier de son torse. Le rythme erratique de sa respiration.

« Capitaine… je… la Générale Cissneï est une passagère. » entend-il.

« Vérifie qu’elle n’ait pas besoin d’un traitement urgent. »

Un voile brumeux l’empêche de les distinguer. Leurs voix sont claires. Douces. Rassurantes.

« Nous les laisserons à la charge de la Lumière une fois que leur vie ne sera plus en danger. »

Il fait bon, soudain. Un soulagement. Une chaleur agréable.
Le souffle du vent sur la mer parvient aux oreilles du jeune homme. Il lui conte mille choses: le soleil couchant que l’on apprécie depuis la place de la gare. La lumière qui filtre entre les branches des arbres de la forêt au étangs. Ceux qui ont ri, ceux qui l’ont aimé. Ceux qui ont fait chanter ses jours.

Il fait bon, soudain.

Un instant.

« Lise, le pack de potions ! »

La douleur, la peur. La peine. La mer sur laquelle se reflète le Crépuscule le lui murmure en quelques embruns : il les connaîtra encore.

Erik a froid.
Un Garçon Ordinaire

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le Lun 30 Avr 2018 - 19:08
Au Bal
Au Bal Masqué oh hé oh hé


Che(è)r(e)s ami(e)s Bonjour. Je suis l’Élu pour la notation de ce rp. Chen s'est dit qu'il fallait que je commence par un truc pépère.

Vu que c'est mon premier commentaire, voici quelques points liminaires :

- Vous le savez déjà, ce commentaire vient d'un humain qui se base sur sa propre expérience et ses propres goûts. Un truc que j'ai trouvé bof pourra être "génial" selon un autre, et inversement.
- J'ai pris beaucoup de notes au fil de ma lecture et je ne vais pas toutes les remettre ici. Si je ne parle pas de quelque chose, considérez que c'est parce que j'ai bien aimé (ou demandez moi à part).
- Vous remarquerez que j'apporte une attention toute particulière à l'interprétation des personnages, car c'est ce qui m'intéresse le plus dans le rp. Vous avez surement fait des super descriptions, de l'action au top, mais j'en parlerai moins.
- Je ne parlerai pas des RP qui ont mené à celui ci, ou qui y sont liés. Je considère que comme un film, une série, ou un jeu vidéo (kof ffXV), un rp doit se suffire à lui-même et on doit pouvoir tout comprendre sans avoir eu besoin de lire autre chose au préalable.

Je vais d'abord commenter le rp dans son ensemble, l'impression générale qu'il m'a laissé et votre capacité à jouer ensemble, puis je donnerai mon avis sur chacune de vos prestations. Et pour terminer, quelques remarques et citations. Ah oui, et les lien-d, votre xp, vos munnies, tout ça, bande de vénaux.

Allez, on y va ! "Le premier arrivé au bateau est le capitaine !"


1. Avis Général


Je trouve ce rp vraiment très bon.

Voilà. Alors pour les xp, ça sera... on me fait signe dans l'oreillette que c'est un poil court.

Bon, je vous explique pourquoi je trouve que vous vous êtes super bien débrouillés.

Déjà, et pour moi c'est vraiment le plus important, j'ai ressenti à chaque moment l'affection que vous portez à vos personnages. Pas une bête affection du genre "ouais, il/elle est trop badass", mais suffisamment d'affection pour approfondir leur caractère, l'expliquer, vouloir les faire douter, se poser des questions, faire de la merde, ne pas tout savoir, avoir des remords, de l'espoir, et tant d'autres émotions. Ça vaut tant pour les personnages de l'univers KH que les personnages inventés, vous êtes tous attachés à vos persos et ça se sent. Pour moi, ils étaient tous complexes, vivants, je me suis éclaté à mieux les comprendre. Faut dire qu'une telle situation, ça fait forcément ressortir des choses. En tout cas, ça me conforte dans l'idée que j'ai choisi le bon forum pour faire du rpg : vous êtes des joueurs et joueuses de fort belle facture.

Deuzio, la symbiose. C'est un RP difficile, pas seulement pour ce qu'il se passe dedans, mais aussi parce que vous êtes nombreux à y participer : 9 joueurs si j'ai bien compté. Ça peut vite devenir chaotique et difficile à suivre pour le lecteur mais ce n'est pas le cas ici. Quelques petites cassures dans le rythme mises à part (j'y reviendrai dans la deuxième partie), on suit très bien l'action, on visualise bien où vous êtes, où vous en êtes et ce à quoi vous réagissez malgré la contrainte du tour de post et les différentes "scènes". J'applaudis d'autant plus que j'ai l'impression que ça s'est fait très naturellement : certains personnages sont forcément au premier plan (ce sont eux qui mènent le bal), d'autres au second (plus spectateurs qu'acteurs). Mais le second rôle est super important, il donne de la valeur à ce que font les "acteurs principaux". Et mention spéciale pour les seconds rôles : non seulement vous avez joué le jeu, mais vous en avez profité pour approfondir la psyché de vos personnages, et même si certains n'ont objectivement pas fait grand chose, ce RP les marquera pour la suite. Enfin, j'ai noté que vous vous êtes parfois entendus entre vous HRP pour savoir comment tel perso réagirait à tel événement ou a telle attaque afin de l'intégrer en amont dans vos messages, ce qui est très bénéfique pour le rythme global de l'action.

Troizio, la faillibilité de vos personnages. Je reviens sur ce point précis, parce que pour moi, c'est ce qui fait vraiment la réussite de ce rp. On a toujours un peu tendance à vouloir donner de notre omniscience de narrateur à nos personnages pour les guider vers le bon chemin, mais là, vous avez résisté comme des chefs. J'ai particulièrement adoré tous les moments ou vous avez fourré vos personnages dans des situations compliquées alors que vous, joueur/joueuse, vous saviez très bien que ce n'était pas du tout la bonne option. C'est ça qui maintient la tension jusqu'au bout pour le lecteur, c'est ce qui fait le sel de ce rp. On se demande souvent qui va crever.

Bon, il s'avère que.. personne ne crève. Aucun personnage joueur en tout cas. Bon.

A la première lecture, j'ai râlé. Si y'a bien un rp qui méritait qu'un PJ crève dans une mort glorieuse (ou pas), c'était celui là. Ils détruisent le monde, mec ! Et pour être franc, je pensais assister à au moins deux, voire trois morts de PJ.

A la relecture, je me suis dit que pour la plupart, la mort de vos PJ n'apporterait pas grand chose. Et vous y êtes attachés, forcément. Je préfère encore lire la suite, comment vos personnages vont se comporter, changer, après ce qui s'est passé. Ça aurait été dommage de ne pas pouvoir lire ça, alors j'espère que vous ferez en sorte que ça compte, putain purée ! Je vous en dirai plus dans mes commentaires à chacun de vous.

Point bonus : le lien avec la thématique du masque qui tombe. Il tombe pour beaucoup de PJs ici, par des transformations littérales (Namtar en dragon, Roxas en transe), mais aussi dans votre psychologie (Agon en Erik, Cissnei de la Lumière, Aqua qui fait le choix de rester Aqua, Lenore captive de sa vengeance et captive tout court, Naran et sa témérité). Pour le coup le titre colle super bien et je suis fort friand de ce genre de symbolique.

En bref : une vraie pièce de théâtre en trois actes, avec des personnages tous aussi intéressants les uns que les autres, premiers comme seconds rôles, une tension dramatique qui monte, un climax, de la baston, des plot twists, et un épilogue tout aussi soigné alors que ça aurait pu être bâclé. Si on était dans l'univers Marvel, ce RP serait Avengers : Infinity War (bon je suis sur qu'il est meilleur que le film, dont je n'ai vu que la bande annonce.) Je vous félicite donc tous et toutes pour tout le soin que vous avez apporté non seulement à votre personnage, mais aussi à ceux des autres.


2. Veuillez maintenant lire quelques messages personnels


Death/Namtar

Ouaip, c'est toi qui m'a fait pensé à la pièce de théâtre, car ton premier post y fait pas mal référence.

Au début du rp, c'est toi qui a la lourde tâche d'installer l'ambiance, de planter le décor et de glisser les pistes d'action possibles aux suivants. Et tu te débrouilles parfaitement. Tu es "l'hote" de ce rp comme Namtar est l'"hote" du bâl, sauf que Namtar, ça le saoule et c'est très drôle de lire ses apartés sur la situation un peu ubuesque qu'il a lui même créée par nécessité. Tu nous fais très bien ressentir la cruauté et le pragmatisme du démon, qui voit Cendrillon comme un accessoire, qui n'a aucune considération pour... personne et qui malgré tout, tente de sauver les apparences. J'ai particulièrement apprécié son dialogue avec les nobles, ce côté mielleux, manipulateur du "créancier", mêlé de passif agressif. Tu as aussi très bien rendu l'effet de Cendrillon sur Namtar, on avait presque mal pour cet enfoiré.

Avec l'arrivée de Roxas, ça part en couille et Namtar se révèle. Ton discours à l'assemblée est très inspiré, bien mordant. Le seul truc que je regrette à ce moment et la remarque ne s'applique pas qu'à toi (mais bon t'es le premier, déso pas déso), c'est la réaction de la foule. J'ai l'impression qu'ils ont eu un "léger mouvement de panique" mais que bon, en fait, ça allait quoi, juste 2 morts dans leur groupe social. Alors que pour des nobliaux pas du tout habitués à ce genre de choses, j'aurais imaginé une panique plus grande et limite incontrôlable, c'est leur vie qui est en jeu et ils ne doivent pas avoir énormément de courage.

Le combat contre Roxas est très stylé, façon "showdown" au début, des actions bien décrites et un bon rythme. Et c'est décrit encore une fois avec les mots de Death, de son point de vue. Après, plus pêle mêle, j'aime le thème récurrent de la maladie de la chair, la frustration de Namtar de devoir user de ce corps pourri, que tu utilises aussi dans d'autres rp, j'aime l'alliance improbable avec Lenore face à un plus grand péril (Namtar reste pragmatique malgré tout, très cohérent), la transformation en dragon qui est très bien décrite et on sent bien la menace incroyable qu'il représente tout à coup. Tout ça c'est super cool.

Dans l'épilogue, encore une fois c'est du bon, tu arrives a bien justifier le fait qu'il sauve abi (normal), puis lenore et naran (ne pas repartir les mains vides). Death préfère quand la mort vient de lui, il veut imprimer sa marque sur les mondes et les gens. Il doit être au centre de la pièce, et Roxas lui a un peu volé la vedette.

En bref : J'aime ton style, les champs lexicaux, les tournures de phrase que tu utilises avec Death et que tu n'utilises pas avec tes autres persos. J'aime être dans sa tête et comprendre ce gros bâtard. Tu as super bien mené l'ensemble, donnant à chaque fois de quoi répondre aux autres. Je me permet de relever UNE erreur que tu fais assez régulièrement dans ce rp : tu utilises le gérondif dans une phrase, ça le fait pas s'il n'y a qu'un gérondif car c'est la forme adverbiale du verbe. Il te faut un autre verbe conjugué autrement, imagine qu'il y a un "En" devant ton gérondif.

Exemple :  

"Parlant à sa conseillère dans un murmure avant de donner son accord pour que les festivités reprennent."
En parlant à sa conseillère dans un murmure avant de donner son accord, ca ne marche pas.
Dit-il à sa conseillère dans un murmure, murmura-t-il à sa conseillère avant de donner son accord, ça marche.

Je sais pas si j'ai bien expliqué, mais on se chope en vocal si tu veux ^^

Dernier truc, t'as été super bon joueur avec Death, réglo par rapport aux coups que tu t'es pris, ceux que t'as mis, tu as forcément l'habitude vu ta tâche d'admin mais voilà, c'était bien équilibré. GG.


Aqua

Nouveau personnage, nouveau lieu pour l'introduction. Très bonne idée, ça évite de répéter les mêmes descriptions, des descriptions que tu assures très bien d'ailleurs, en utilisant tous les sens. Je suis TRES, mais alors TRES déçu qu'Aqua n'ait pas décidé de porter des oreilles de chat, tout le monde sait que le décalage est très apprécié dans la haute bourgeoisie. Blague à part, il y a des descriptions qui m'ont marqué, qui font qu'on est vraiment dans la tête d'Aqua : la musique étouffée de l'orchestre, le bourdonnement sourd de bavarades (car la porte est fermée). Bien trouvé.

Tu joues Aqua de manière très KH, je suis forcément client : toutes les petites références ici et là m'ont soit fait sourire, soit touché. Je ne suis pas aussi expert en Aqua qu'en Sora, mais j'ai cru en repérer pas mal, et ton Aqua me fait beaucoup penser à celle très introspective, triste mais volontaire de BBS 0.2. Mais en même temps, les choses ont changé, et rien de mieux pour le montrer que cette description d'une Cendrillon plus affaissée, plus maigre, résignée. J'aimerais aussi que tu me files ta technique de yoga, puiser dans la for.. euh la lumière pour rester serein. J'espère que tu pourras nous faire un cours. En parlant de force, sympa aussi la référence à Star Wars.

Là ou j'ai grave kiffé, c'est l'utilisation du rapport de Death. C'est bien d'avoir des rapports, c'est mieux si on les utilise en jeu, et la, essayer de rallier les nobliaux à la cause de la lumière en montrant la duperie de Death, c'est parfait. Bien sûr, il faut aussi faire un big up à Chen d'avoir écrit ce rapport au départ.  Je signale à tous qu'on peut continuer à envoyer des rapports à Primus, tout est expliqué dans...

CE LIEN

Envoyez en. Et si vous en avez reçu, utilisez les. Parce que ça permet ce genre de situation cool en rp. Dommage qu'au final ca ne mène pas à grand chose, mais tu pouvais pas prévoir ce qui allait arriver.

Avec l'arrivée de Roxas, ça part en couille. Alors j'ai bien une petite remarque : pour moi, quand l'action commence, tu fais un poil trop de description et d'introspection. Elles restent de très bonne qualité, mais elles ont tendance à ralentir le rythme alors que le lecteur à ce moment là, ça sent la merde, la tension monte, il veut pas que ça redescende. Un poil moins et ce serait parfait. Tout dans ses actions là rappelle la Aqua de KH, encore une fois, tu l'interprètes vraiment fidèlement et on est dedans, notamment quand elle se confronte à Roxas. Pêle mêle, j'ai aussi aimé l'effet de l'avancée des ténèbres sur le mental d'aqua, la voix de cissnei qui lui redonne de l'espoir, le fait que tu aies réutilisé la fleur de brume dans le violoncelle (roxas avait laissé cette opportunité), Aqua qui prend le temps pour une révérence devant le prince et cendrillon alors que c'est le chaos fini... je pourrais continuer, il y a vraiment beaucoup de bonnes choses.

Bon, je parle quand même du moment ou j'ai crié "ouiiii" derrière mon écran : la surcharge de lumière quand Cendrillon et Aqua se donnent la main, avec tous les détails qu'il faut : le souvenir de ses amis, la main sur son éclaireuse, voilà quoi. C'était parfait. Et le rayon de lumière qui va sur Roxas plutôt que Death, petite surprise, mais c'est tellement elle de préférer sauver un ami que terrasser un ennemi. A la fin, c'est tout ce qui importe vraiment à Aqua, avoir réussi à ramener Roxas, et c'est putain de beau. Et triste.

En bref : more, please. Et comme Chen, tu as été très bon joueur, pas de grosbillisme, bel équilibre.


Roxas

Wesh, mon double. Bien ou bien ?

Je ne m'en suis rendu compte que quand tu es redevenu le "vrai" Roxas, mais ton style est complètement différent quand tu es en transe et... franchement, j'aime beaucoup. Le changement de personne pour le narrateur en dit long, on est beaucoup plus distant avec le roxas en transe et ça marche à la perfection. Comme Chen, tu adaptes vraiment tes tournures de phrase, tout devient plus sec, froid, sérieux et menaçant, mais ça reste rock n roll. GG.

Avec ton arrivée, ça part en couille. Mais pas tout de suite, comme tu le remarques de manière avisée : "Et tout le monde parlait, encore et encore." What the fuck ? Time for action. Tu ne t'en prives d'ailleurs pas quand c'est à nouveau ton tour avec des coups épiques, à la mesure de ta décadence (Balancer Lenore sur Death). Et tes descriptions sont bonnes, exemple : "le carrelage de la salle de bal imprima sa silhouette lorsqu'elle rejoignit le sol". C'est encore mieux que dire que ton coup est surpuissant, là, tu le montres. Autre chose que j'apprécie, Roxas qui se permet d'humilier Death avec des "trop facile" et de faire durer le plaisir juste pour le fun. Je ne vais pas te lister toutes les citations de Rox que j'ai relevées, j'en mettrai quelques unes à la fin du commentaire, mais il te manque juste un dropmic. Et pourtant, tu n'oublies pas le "vrai" Roxas derrière, tu le laisses poindre, tu laisses deviner qu'il est toujours là, qu'il essaie de résister à cette transe.

Bon, la remarque : elle correspond aux événements antérieurs, la cause de la transe qui n'est pas super bien expliquée. Tu me diras, fallait lire "Tombe la chemise", mais pour moi il faut que chaque rp se suffise à lui-même (et ouais, tu peux me faire le même reproche avec sora, mais fais ce que je dis, pas ce que je fais.) Ca aurait mérité un peu plus d'explications au début, notamment sur ce qui est arrivé à Dame Bernkastel et son rôle dans tout ça (une remarque qui peut s'appliquer a d'autres aussi, j'ai pas vraiment compris ce qu'elle fichait là).

Pêle mêle, j'aime la fleur de brume que t'as jarté du lustre et qui file dans un violoncelle, ta subtile référence à vanitas (vanité, héhé), et ton nouvel achievement : j'ai détruit un monde. Comme tu le dis, la chambre d'andy a côté, c'est de la blagounette. J'aime les remords de Roxas quand il retrouve ses esprits, et sa complexité (la potion à Death), la référence à un certain avatar de lumière dans un rp qui m'est cher, le fait que Roxas attrape la main de "l'autre" pour revenir à lui, l'image de Roxas face à ce qu'il a causé, fièrement dressé contre cette marée noire qui engloutit tout. Sûr que retourner au château disney après ça, c'est pas la meilleure option. Je constate d'ailleurs que Roxas n'a pas vraiment de remords a voir disparaître le monde de Cendrillon (en même temps, c'était chiant dans bbs).

Bon, t'as sauvé Cissnei. J'en reparlerai plus tard, mais je la voyais bien mourir ici. Mais encore une fois, la complexité des allégeances de Roxas explique qu'il ne la laisse pas crever, donc ça passe. Merci d'avoir pensé à Cendrillon, qui est un peu oubliée (comme les autres figurants) dans l'épilogue, mais bon, vu l'état dans lequel ils doivent être...

En bref : J'aime ton changement de style avec la transe, t'as bien foutu la merde, c'était rigolo, et je suis curieux de savoir ce qui va se passer maintenant pour toi !


Lenore

Nouveau lieu pour ton entrée en scène, cette fois on découvre la cuisine. C'est parfait, ça donne vraiment une vision complexe des lieux, ça rend le tout plus vivant, et comme pour Aqua, ça évite d'avoir à décrire des choses déjà décrites juste pour remplir. Avec ton premier post, j'ai vraiment eu l'impression en ce début de rp que les pions se mettaient en place sur l'échiquier.

Petite remarque tout de même : que font les mercenaires ici ? J'ai eu du mal à le comprendre avant un bon moment, peut-être que ça aurait pu être précisé plus tôt pour faire comprendre l'enjeu au lecteur, à moins que tu aies voulu le laisser volontairement dans le flou, ce qui ma foi fonctionne.

Je ne reviens pas trop sur ton style, c'est toujours très agréable à lire. Je suis fan de Lenore parce que tu la rends crédible dans sa folie vengeresse. Focalisée sur Death, constamment tiraillée entre ce désir de lui foutre sa raclée et son empathie envers les pauvres nobles innocents qui n'ont rien demandé à personne, qui sont juste victime de ce jeu machiavélique. Tu rends très bien cette fixette qu'elle fait sur Death, quasiment tout ce qu'elle pense a un lien avec lui. Par exemple, quand Roxas débarque, elle s'étonne surtout des rondouillards que Death invoque.  Quant au côté plus empathique, c'est notamment ton intervention auprès de Cendrillon que je retiens et ta capacité à la convaincre, jusqu'au beau moment ou elle te protège du dernier rondouillard.

Excellentes scènes aussi, l'approche silencieuse de Lenore derrière Death avec sa faux et cette scène après l'offre d'alliance improbable de Death, Lenore ne peut pas résister à son instinct de lui faire mal. Tu rends bien compte de son esprit torturé et surtout, tu n'y déroges pas plus qu'il ne faut. Perso, je m'attache à Lenore grâce à ça. Dans l'épilogue, tu nous décris très bien une Lenore perdue et sans contrôle sur rien, ce n'est pas le genre de post facile à faire et tu t'en tires avec brio.

Pêle mêle j'ai aimé : les nobles qui parlent en rimes (lol), le discours pendant le toast, le lien que tu as fait avec le pnj noble à qui aqua a refilé le rapport, ton interprétation des figurants qui paniquent vraiment (à laquelle j'adère), lenore qui fouette le dos d'un rondouillard avec son collier d'or, le voile rouge de sa vision dû au sang.

En bref : tu es entre le premier et le second rôle dans cette pièce de théâtre, et tu t'en tires bien. Lenore n'a eu que des actions tout a fait justifiées par rapport à la psychologie du personnage. Je vais lire avec beaucoup d'intérêt la suite de tes aventures maintenant que tu es captive de ton meilleur ennemi.


Agon Wiley

Bonjour !

Et encore un changement de lieu pour l'introduction d'Agon l'infiltré. Je ne reviens pas trop la dessus, si tu as lu au dessus, tu sais que je trouve ça super. Tu présentes très bien les objectifs, le contexte et les problèmes potentiels qu'Agon aura à affronter. Mais là ou tu excelles, dans tous tes rp, c'est dans le questionnement intérieur de ton personnage, entre couardise, manque de confiance en lui et volonté irrépressible de survivre. Et encore mieux, je crois déceler une évolution chez lui, difficile évolution, mais évolution quand même, quelques actes d'empathie. Ok c'est toujours lié au fait qu'il veuille sauver sa peau, mais j'ai hâte de voir ou tu nous mènes avec ça.

Un petit détail mais qui m'a bien plu : alors que l'action a bel et bien commencé dans la salle du bal, que la tension dramatique monte, tu n'en fais pas des caisses pour expliquer comment Agon a rejoint le lieu central. Au lieu de prendre des plombes pour décrire ça, tu parles du sympathique et malheureux George, et on a tout de suite compris ce qu'Agon avait fait, c'est malin et ça n'alourdit pas.

Alors oui, on peut dire qu'Agon n'a pas beaucoup contribué à l'action de ce RP (l'épilogue mis à part). Il se dit qu'il n'a "aucune valeur ajouté". Mais est-ce pour autant du temps perdu ? Je ne pense pas, car tout cela aura eu un impact considérable sur lui. Pas facile de jouer un second rôle spectateur, mais je ne me suis pas ennuyé en te lisant car j'étais intéressé par ton personnage et ses pensées. J'ai quand même été étonné qu'il ne se casse pas plus vite lorsqu'il a ressenti, à l'arrivée de Roxas, que ça partait en couille.

Y'a un truc que j'ai pas pigé aussi, c'est dans sa fuite au chocobo, juste avant qu'il ne croise cissnei. "Une violente et brulante sensation l'envahit. Le souffle coupé. De loin, l'on put voir le chocobo s'enfoncer dans la forêt". La j'ai cru qu'Agon avait été désarçonné, mais ce n'était sans doute pas le cas, bref j'étais confus.

Pêle mêle, j'ai aimé tout le post ou chaque paragraphe commence par "c'est une catastrophe/c'est un désastre/etc." , c'est drôle et en plus ça aide le lecteur un peu paresseux à tout bien resituer. J'ai aussi kiffé la fuite en chocobo (décalage), "tomber la soutane", le jugement d'agon sur les invités : sûr qu'ils pensent plutôt à leur survie là plutôt qu'au "sang des autres", les paroles de Naran et d'un autre qui hantent ce pauvre Agon tout en parallèle, qu'il ait prit l'agent de la shin-ra pour un ange, et ta conclusion triste et poétique à ce rp. Bravo, tu as sauvé des gens très importants de la Lumière, on te filera des glaces à l'eau de mer.

En bref : encore un super perso très bien écrit, je n'ai pas lu tous tes rp d'avant, maintenant j'ai envie de te suivre pour constater l'impact de ces événements sur Agon. Ou Erik.


Naran

Sain Baina Uu.

Au risque de faire quelques redites par rapport aux personnages dont j'ai déjà parlé, je ne peux que louer ton interprétation de Naran. Tu es notamment très forte pour la rendre perfectible (j'en avais parlé dans la première partie du commentaire) et lui faire faire des trucs qui paraissent logique pour elle par rapport à son état d'esprit, mais que nous lecteurs identifions comme des erreurs. Ses propres émotions l'empêchent de noter des détails qui auraient pu l'empêcher de faire des conneries. Tu évoques si bien sa perte de repère qu'on est confus avec elle. Une phrase notamment m'a marqué : "La tête perdue à sa paranoïa soudaine, Naran se perdait peu à peu dans un dédale de couloirs de plus en plus désert et de salons fermés à clé, un énième plateau à la main." Rien qu'en une phrase, tu évoques pas mal d'émotions, avec une symbiose entre l'ambiance du lieu et son état d'esprit. C'est beau. A un autre moment, tu parles de la salle de bal qui s'efface de son champ de vision pour laisser place à un plan des lieux, là aussi c'est très imagé.

Je ne m'attarde généralement pas trop sur les descriptions, mais tu es trop douée pour que je les ignore ici : "Les statues postées le long de l’allée semblaient fixer sa progression. Nimbée d’obscurité, leurs silhouettes rappelaient celle des gardes qu’elle avait croisé, ou encore celle, plus difforme, de sans cœurs accroupis." Tu nous dresses assez souvent des tableaux vivants. Et encore une, pour le plaisir : l'objet chaud et flasque que tu percutes en revenant au manoir devient la forme d'un garde, puis un torse transpercé. On voit vraiment à travers les yeux de Naran, c'est très agréable.

Ma petite remarque concerne l'hésitation de Naran, qui est tout à fait compréhensible vu la situation mais qui parfois est un peu trop présente, comme si toi même, joueuse, tu hésitais sur quoi lui faire faire, ou tu te sentais bloquée par la situation. A la première lecture, j'ai été un peu confus qu'elle cherche à tout prix une échappatoire du manoir pour éviter le bain de sang, pour finalement y retourner par l'allée. Soit c'était prévu par avance, Naran ne cherchait qu'une voie de sortie, pas forcément pour l'emprunter, soit elle a eu un changement d'idée, me suis-je demandé. Finalement, ce sont sans doute ses pensées pour Lenore qui lui ont donné ce courage ?

Ton dernier post, celui ou Naran s'attend sans doute à mourir, avec le parallèle avec un traumatisme passé, l'avalanche, avec des éléments en contraste (neige/feu), est touchant par sa brièveté. Je ne sais pas si dans ta tête, tu pensais que c'était ton dernier post avec ce personnage, mais si c'est le cas, c'était bien amené. Elle n'a le temps de penser à rien, pas même que c'est fini. Super triste, brutal mais bien fait.

Pêle-mêle j'ai aimé : la violence soudaine dans les pensées de Naran vis à vis de Roxas, tes descriptions très vivantes qui font vraiment travailler l'imagination du lecteur, la prise en compte des soldats de la coalition qui bloquent les accès, ton entente avec Agon pour accélérer le rythme lors de votre fuite, Naran qui fonce vers le suicide.

En bref : Naran aurait pu mourir ici. Finalement, ça aurait été dommage. Comme pour Agon, je ne te lisais pas à chaque fois mais ça y'est, je suis pris par ton perso et je veux connaître la suite.


Cissnei

Tuto Buyo.

Tu écris bien toi aussi. Voilà. C'est tout ce que j'aime : on est dans la tête du perso, on comprend son raisonnement, on capte ses émotions et on vit les événements avec elle. J'ai particulièrement aimé son questionnement par rapport à son rôle de chef de la lumière, cette réalisation que Cissnei a "grandi pour que son titre lui aille", sa volonté de montrer que oui, elle est capable, malgré son passé trouble, malgré ses défauts et ses peurs. En voilà une qui n'en veut.

Intéressant qu'elle souhaite avant tout sauver Aqua, "Roxas ou pas". Pour ceux qui suivent l'histoire de Cissnei (comme moi), ça montre bien son tiraillement entre plusieurs affiliations, et le choix qu'elle semble faire à ce moment là en dit long.

Ma petite remarque portera, tu dois t'en douter, sur le lien avec le rp précédent que tu faisais avec roxas, j'aurais bien aimé plus de détails sur ce qu'il s'est passé avec Bernkastel pour mieux comprendre l'état d'esprit de Cissnei à ce moment là.

Autre point fort : sa capacité à se rassurer elle même, soit par un bruit qui lui rappelle des souvenirs (dans ce cas ci, celui du moteur), soit en sortant un truc a coté de la plaque au vu des événements qui la fait rire et reprendre espoir elle-même. Elle a quand même une sacré force de caractère, quand on y pense.

Le meilleur moment malgré tout reste sa volonté de sacrifice, qui est bien joliment amenée par cette répétition de "ils repartiraient tous ensemble". On comprend lorsque tu réutilises ça un post plus loin, "ils allaient tous rentrer, ensemble" qu'elle ne s'inclut pas dans l'équation. A ce moment là, j'ai frissonné. Je me suis dit ok, je suis prêt à ce que Cissnei meure parce que c'est bien fichu. Bon, Roxas l'a sauvée, et comme je l'ai dit dans son commentaire, c'est tout à fait logique qu'il le fasse.

Pêle-mêle j'ai aussi bien aimé le moment ou Cissnei sort de son vaisseau dans la clairière, ca m'a fait penser a Star Trek IV. Et sa manière de trimballer Agon et de le motiver à se battre.

En bref : tu as un rôle de support et tu le joue très bien. Malgré tes efforts, Cissnei est bel et bien en vie, et elle a fort à faire et pas mal de questions à se poser. Je me répète, mais je lirai la suite avec intérêt.


Milla

Hey, petite morte !

Ta participation à ce rp aurait pu/du être plus importante, mais tu ne pouvais pas prévoir le grand barda que ça allait devenir. Tu t'en accomodes plutôt bien en faisant en sorte que Milla reste dans l'action, qu'elle ne passe pas pour une potiche. Y'a un truc qui m'a fait bien rigoler, c'est le décalage que tu instaures dans ton premier post : c'est le drame au bal, y'a du sang et tout et pendant ce temps là à Vera Cruz, Milla se prend des arbres et s'excuse auprès d'eux. Parfois le décalage, c'est too much, mais dans ce cas çi, ca m'a fait rire. Je suis assez bon client de ce genre de trucs qui changent radicalement l'ambiance, tant qu'on en abuse pas, et tu fais juste ce qu'il faut.

Convaincre les paysans ne t'es pas difficile et pour cause, il y a un lien semble-t-il avec un rp précédent, donc ça passe crème. Peut-être que leur réaction est un poil trop enthousiaste, me suis-je dit. "Baston ! Baston !" Quel enthousiasme ! Mais bon, ça reste des paysans hein, ça passe. Ils m'ont fait penser aux gens du village dans la Belle et la Bête.

Ton deuxième et dernier post est intéressant aussi, Milla veut protéger les villageois quand elle sent que ça va mal tourner pour eux, alors que d'autres à la Coalition Noire n'auraient pas eu d'états d'âme. Milla reste proactive, dévouée à sa hiérarchie, je regrette juste qu'on ne soit pas plus rentrés dans sa tête à ce moment là : n'a-t-elle pas peur ? envie de tout plaquer et de se barrer le plus loin possible ? Comme je connais assez mal ton personnage, ce sont des questions que je me pose. Ce qui m'amène à une réflexion globale sur ton style : il est assez direct et plaisant à lire, pas de souci dans les descriptions d'environnement ou d'action. Mais je trouve qu'on s'attacherait encore plus à Milla si tu nous faisais un peu plus partager ses émotions, sa logique et ses questionnements internes.

Milla est quand même super froide quand elle veut : la mise à mort du grouillot en est un bel exemple.

En bref : un rôle de support, qui aurait sans doute du être plus grand. Je suppose que tu as dû être frustrée en tant que joueuse, mais tu donnes bien le change. J'aimerais en savoir plus sur Milla, sur ce qu'elle pense, comment elle vit les événements, si elle se remet en cause ou remet en cause les actions de son groupe, etc. Je n'ai pas beaucoup lu de rp de toi, mais je vais m'y atteler !


Abigail / Officier Zoot

Au tour d'elle. Enfin, de tu.

Je profite de mon premier commentaire sur abi pour te signaler que, même si ça m'avait surpris au départ, le choix de la deuxième personne du singulier pour la narration est tout de même intéressant. On le voit assez rarement. Perso ça me fait l'effet d'"être" Abigail, emprisonné dans le personnage, conscient de ses actions sans pour autant pouvoir y faire grand chose. C'est déroutant et j'aime bien.

Mais commençons par l'Officier Zoot, chef des bras cassés, euh, des forces de protection de la Coalition. J'ai beaucoup ri avec ce post, ils sont sensés sécuriser la zone, et non, ils jouent au billard en attendant qu'il se passe quelque chose. Zoot réveillé par le tabac calciné de son mégot de cigare, l'image m'a fait rire. C'est cool de voir de temps en temps ce qui se passe au niveau des sous-fifres, pas seulement au niveau des "personnages importants" d'un groupe.

Quant à Abigail, tu n'as pas fait grand chose, mais tu l'as bien fait. Déjà, alors que l'action a commencé depuis longtemps, tu ne t'embarasses pas d'une longue introduction, non, Abigail saute directement dans l'action pour ne pas casser le rythme. Et surtout, tu agis sur ces sacrés figurants qui paniquent/paniquent pas trop, au moins maintenant c'est clair, il vaut mieux pour eux ne plus fuir. Bon c'est un détail, mais le code Delta Tango Charlie Foxtrot Romeo est peut-être un poil long pour l'ordre que tu as donné a tes unités, tu aurais pu soit assumer le décalage avec un code à la con (pourquoi pas une référence), soit faire plus sérieux et bref.

En bref : Abigail est un personnage intéressant, efficace, froide, don't j'ai toujours apprécié suivre les aventures. Bien entendu, j'aurais aimé en lire plus ici ! Je pense qu'en sachant que tu ne posterais pas forcément beaucoup, tu t'es limité dans tes actions pour ne pas trop t'impliquer et gêner les autres joueurs. Et ça, c'est prévenant. En espérant te lire à nouveau vite.




3. Et pour terminer...


Citations :

"Malheureusement pour lui, il ne jouerait pas le rôle pour lequel il avait répété. La vie n’est qu’une suite d’insatisfaction, du moins, pour Death." Namtar - Tel est pris qui croyait prendre.

"Aujourd'hui tout serait plus simple". Aqua - Ditto.

"Je viens pour la fête. T'es le videur ?". Roxas - Non, c'est toi.

"Balancez un truc qui bouge". Roxas - Tant que ça le peut encore.

"Le grand Roxas, maréchal de la Lumière nous fait l’honneur de sa présence, accédez à sa requête avant qu’il ne tue d’autre personne !" Namtar - Le passif-agressif lui va si bien.

"Je vous sauve la vie… Majesté". Lenore - Le Ducon est dans les pointillés.

*Qu’est-ce qu’ils avaient tous, ces gens, à jouer aux héros ?*. Agon - Il n'y a pas de héros sans auditoire.

"Le plus tôt sera le mieux". Aqua a Cissnei, devant le dragon. - Saignant ou à point ?

*Un unique coup de poing comme exutoire, un unique coup soulevant la terre, déchirant la nuit elle-même et provoquant l’effondrement du manoir sur lui-même, et peut-être même plus.* Roxas - Il a mis le poing sur les i.

*Ce monde ne veut pas partir seul. Mais Erik Woods ne veut partager son linceul.* Agon - Même pas avec son égoïsme ?


Lien-D

Lenore et Death - Une alliance avec le diable. "Toi et moi aurons bien d’autres occasions de nous tuer… Garde cette faux, elle t’aidera…"
Aqua et Roxas - Le choc des keyblades. "Tu dois lutter ! Ton coeur est plus fort que ça !"


Des Chiffres

Death : Expert : 50 points d'expérience + 500 munnies + 5 PS, trois en Symbiose et deux en Défense.
Aqua : Expert : 50 points d'expérience + 500 munnies + 5 PS, deux en Défense, un en Psychisme et deux en Vitesse.
Roxas : Expert : 50 points d'expérience + 500 munnies + 5 PS dont cinq en Pour la Forme.
Lenore : Atroce : 45 points d'expérience + 450 munnies + 4 PS, deux en Défense et deux en Psychisme.
Agon : Difficile : 35 points d'expérience + 350 munnies + 4 PS, deux en Défense, un en Vitesse et un en Symbiose
Naran : Difficile : 35 points d'expérience + 350 munnies + 4 PS, trois en Pyschisme et un en Dextérité.
Cissnei : Périlleux : 35 points d’expérience + 300 munnies + 3 PS, deux en Psychisme et un en Dextérité.
Milla : Avancé : 30 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS en Symbiose.
Abigail : Normal : 20 points d'expérience + 200 munnies + 3 PS, deux en Défense et un en Psychisme.

Merci à mon coach, Chen, de m'avoir guidé pour cette première notation.

"Que votre cœur soit la clef qui vous guide !"
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