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 L'oubliée
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Jeu 12 Oct 2017 - 20:22
La salle de bal prenait forme. Un domestique grimpait sur une haute échelle pour allumer les nombreuses bougies que constituait le lustre. Comme toujours, ce qui se passait de plus important au Palais des Rêves aurait lieu lors d’un bal. Personne ne faisait attention à la sombre silhouette qu’était la mienne. Tous les domestiques — réquisitionnés exceptionnellement par la Coalition — étaient affairés à rendre cette salle à la hauteur de ce qu’avaient pu être les soirées autrefois, au temps des princes, des princesses et des rois. Et pourtant, conformément aux ambitions de Death, ce serait normalement la dernière fois que quelque chose de princier aurait lieu dans ce monde.

Je pris les escaliers qui menaient aux chambres. C’était une maison encore plus spectaculaire que celle de Monsieur de Lully, que j’avais pu visiter il y a déjà quelques temps. Elle me rappelait un certain bal, au temps d’Ariez et de Booker DeWitt. Les choses avaient bien changé depuis cette époque, et il était curieux de constater à quel point la Coalition avait évolué depuis, et j’y avais contribué à mon échelle.

En croisant une femme de chambre, je donnai des instructions. J’y étais un peu habituée, désormais.

-Quand elle sera arrivée, qu’on me l’amène dans la suite bleue.


* * *

Il n’y avait pas grand-chose à faire, sinon attendre. J’étais allongée sur une méridienne, feuilletant un livre traitant de l’ennuyeuse descendance d’une femme noble et d’un parvenu d’origine exotique. Tandis qu’on vidait de grandes cruches d’eau chaude dans la baignoire, on allumait les bougies autour de la coiffeuse et partout dans la pièce. Le soleil commençait déjà à tomber. L’atmosphère était moite, en cause les grands nuages de fumées qui s’échappaient de la salle de bain.

La porte s’ouvrit, je fis instantanément basculer mes pieds à terre, pour reprendre bonne figure. Une femme  ainsi que deux gardes entrèrent, l’un tenant la femme par le bras, l’autre les suivant.

Je ne dis rien, les regardant faire. Depuis que Death m’avait donné cet ordre, je n’avais cessé de me demander comment cette « entrevue » allait se dérouler. Serait-ce facile ou allait-elle se débattre, m’insulter ? C’aurait été logique, après tout. Je détaillai son physique, son visage, son état. Son expression me rappelait quelque chose. Mon regard s’attarda sur ses mains, enchainées.

-Les chaines, ce ne sera pas nécessaire.
-Madame, elle a essayé de s’échapper durant le trajet. Elle aurait réussi si…
-Je pense être à même de la rattraper si elle refait une tentative. Du reste, nous ne pourrons la présenter les mains enchainées, ça ne ressemblerait pas vraiment à… un acte de générosité.


Ils s’exécutèrent. Ainsi, elle avait essayé de s’enfuir. Sans doute n’avait-elle pas été informée de ce qui l’attendait ici, et même dans le cas contraire, pourquoi aurait-elle du faire confiance à ses geôliers ?

-A présent, sortez.


Ils savaient que j’étais capable de la maîtriser, ils savaient qui j’étais. De plus, à en juger par son état, elle était plutôt affaiblie. Je me rappelai alors la jeune femme que j’avais vue, un an plus tôt environ, dans les cachots du manoir, alors que je rendais visite aux Cartes du Pays des Merveilles.  C’était elle, Cendrillon, que j’avais vue sans faire le lien avec la princesse détenue. Je ne savais pas comment elle avait été traitée, sans doute avait-elle été négligée, oubliée. Ni Death, ni Ariez ne l’auraient faite torturer ou maltraiter physiquement —pourquoi l’auraient-ils fait d’ailleurs— mais qui pouvait savoir ce qui s’était passé pendant toutes ces années dans ces sous-sols. Sans doute Death venait-il de se rappeler qu’il avait une Princesse à déposer sur l’échiquier.
Nous restâmes ainsi quelques secondes face à face sans mot dire. Encore trop mal à l’aise pour lui adresser directement une parole, je tournai ma tête vers la porte ouverte menant à la salle de bain.

-Elle est là, vous pouvez vous en occuper.


Me concentrant à nouveau  sur l’intéressée, je surpris un regard saisi par la peur. Avait-elle mal pris ce que je venais de dire ? Elle devait craindre ce qui attendait dans la pièce à côté. Le temps l’avait rendue paranoïaque, pouvais-je l’en blâmer ? Les deux femmes de chambre pénétrèrent dans la chambre, et sans grande précaution, prirent la main de la Princesse pour l’emmener dans la salle de bain. Ces femmes ne savaient pas qui elle était, elles ne pouvaient pas savoir. Tout ce qu’elles devaient faire c’était laver une inconnue et aider à la préparer pour un bal.

Pour l’instant, elle se laissait faire. Je les suivis. Je ne pouvais pas me permettre de lui laisser trop de pudeur, au cas où elle faisait une nouvelle tentative, au cas où elle se débattait, je devais être là. Je les observai la dévêtir, enlever sa robe grise et poisseuse et la jeter à terre, tel un morceau de tissu à jeter. Sa peau était blanche ou grise, totalement privée de soleil et des vitamines qui qu’il procurait. Ses côtes étaient visibles à travers sa peau, elle était peu charnue, ses formes de jeune femme en bonne santé avaient presque disparu, sa peau était sale, ses cheveux d’un blond vénitien étaient broussailleux, emmêlés. De nombreux bleus recouvraient ces cuisses. Sans doute le résultat d’un inconfort permanent.

-Eh ben ma jolie, y’a du boulot.
-Silence, s’il vous plait.


Il n’était pas nécessaire de se moquer d’elle, d’écraser encore plus sa fierté, alors qu’on la préparait déjà, telle une poupée, encore un nouvel accessoire dans cette grande machination. Elle devait être anéantie.

Elle sembla encore plus faible quand les femmes l’aidèrent à entrer dans le bain. Elle était si maigre qu’elle dut prendre appui lorsque sa peau entra en contact avec l’eau chaude. C’était déjà trop d’émotion pour elle. Je faillis m’avancer pour les aider, puis me ravisai aussitôt, masquant ce faux mouvement comme je le pouvais. La princesse ne réagissait pas vraiment, elle faisait ce qu’on lui demandait. Elle plongeait la tête et le visage dans l’eau, gardant les yeux grands ouverts en tout temps, elle se laissait savonner, frotter, corps et cheveux. Les servantes la couvrirent d’onguents, de baumes et de masques, de sorte que la pièce fut rapidement remplie d’odeurs fleuries mélangées. Quand la toilette fut finie, elles la firent lever et la couvrirent d’une serviette. Le spectacle insupportable de sa maigreur pouvait enfin cesser. Je posai mes deux mains sur mon visage et le massai quelques secondes. Quand j’ouvris les yeux, elles étaient activées à la sécher de toute part, sans aucune forme de pudeur. J’attrapai le peignoir en soie blanche qui pendait sur un crochet et le tendis à une des femmes. Quand elles lui firent mettre, je crus surprendre un moment de faiblesse, un moment où je pus voir un mince sursaut de bien-être et de douceur. Comment la contredire ? Y avait-il quelque chose de plus doux que cela au monde ?

Nous entrâmes à nouveau dans la chambre, où je reculai la chaise devant la coiffeuse, là où elle était attendue. Elle s’assit, religieusement. La prisonnière semblait un peu moins courbaturée, mais c’était peut-être son état plus digne qui donnait cette impression. Sa lumière était plus forte, je pouvais le sentir car il m’était un peu moins facile de me tenir droite à ses côtés. Une des femmes de chambre saisit un peigne en argent et entreprit de lui démêler les cheveux. Tout le nécessaire de coiffure avait été disposé sur la tablette de façon à lui recréer une coiffure digne d’une princesse.

Ses cheveux abîmés par le temps, par la crasse et la sécheresse furent coupés autant que nécessaire. Elles créèrent dans ses cheveux de nombreuses et longues ondulations. Elle rassemblèrent une partie des cheveux et les accrochèrent avec des épingles, tout en laissant la partie la plus basse tomber sur les épaules. Elles posèrent de petits ornements diamantés dans les cheveux de façon à les faire briller. Un petit cadeau de Death, destiné à envouter le Prince, qui fit envier les deux femmes de chambre.
Je me dirigeai ensuite vers la garde-robe, là on avait préparé un grand nombre de robes, toutes les unes plus somptueuses que les autres. Je les parcourus, et sélectionnai la plus fine d’entre toutes, la seule qui lui irait.

On lui fit revêtir des sous-vêtements. Quand la femme de chambre tendit la main pour que je lui donne la robe, je niai de la tête.

-Je vais m’occuper de ça. Veuillez attendre dehors, je vous appellerai pour la suite.


Bien que ne comprenant pas, elles partirent sans demander leur reste. Nous restâmes, toutes les deux seules dans la pièce, toujours silencieuses. J’ouvris la robe et me penchai pour l’approcher de ses pieds. Elle déposa ses célèbres petits pieds dedans et j’amenai progressivement le bustier les manches vers le haut de son corps.

-Ce n’est pas le genre de robes que vous avez du porter autrefois.


Je ne savais pas trop pourquoi j’avais dit cela, sans doute par inconscience ou par nervosité.

-… mais cela vous va très bien.


C’était une robe bleue nuit,  près du corps sur le haut et vaporeuse à partir du milieu de la taille, celle-ci soulignée par une ceinture en soie. C’était une parfaite robe de soirée, réconciliant le classique des contes de fée et la modernité d’une soirée arrosée de champagne. Elle était ornée de nombreuses toutes petites perles de cristal de la même couleur qui donnaient un éclat subtil à la robe.

J’allai dans son dos, afin d’accrocher la multitude de petits boutons qui composaient la fermeture.

-Combien de temps…?


Au début, je fus distraite, je ne fus pas trop attention bien qu’il fut surprenant qu’elle prenne la parole. Puis, réfléchissant, j’eus un doute, je craignais avoir compris ce qu’elle demandait.

-Pardon…?
-Pendant combien de temps ai-je été enfermée ? Je sais que…. Je sais que c’était plusieurs années. Je me souviendrais de plus de choses sinon.
-Il me semble… enfin… l’on m’a dit que cela faisait six ans.
-Six ans ?
-A  vrai dire, je ne sais pas trop, je n’étais pas encore là quand cela s’est produit.


Je croisai son regard dans le miroir, il était dur, fermé. Elle était à la fois, désespérée, elle n’y croyait plus, et puis il y avait cette force dans le regard, cette force qui laissait croire qu’elle ne se laisserait pas faire. Finissant d’attacher tous les boutons, je fis face à la princesse et observai son visage. Malgré tout ce temps, il avait gardé une beauté indéniable, une certaine fraicheur en dépit du manque de lumière. Mais elle était beaucoup trop pâle. Je pris un pinceau touffu et le trempai dans une poudre rose. Quand j’approchai ma main de son visage, elle eut un geste de recul. J’avais également senti cette résistance, cette lumière qui m’empêchait de l’approcher sous peine de sentir une vive douleur.

Nous nous défiâmes du regard, elle, parce qu’elle me détestait, moi et tout ce que je représentais via mon groupe, moi, parce que j’étais déterminée à lui faire passer un message.

-Peu importe l’opinion que vous avez de moi…


J’avançai malgré tout ma main et mon pinceau et le déposai sur sa joue délicatement, l’étirant vers le haut de ses pommettes.

-Il faut que vous sachiez pourquoi vous êtes là.


Elle resta de marbre.

-Dans deux heures environ, le prince viendra ici, nous l’avons invité.


Son regard fut déformé par la surprise et  par la peur. Elle ne savait pas si je disais vrai, et ce que cela impliquait.

-Il est dans votre intérêt de le rejoindre, et nous ne vous en empêcherons pas.
-Est-ce une plaisanterie ?
-Non, absolument pas.
-Pourquoi…? Après tout ce temps à m’avoir abandonnée dans cette cellule, à m’avoir tenue enfermée sans une seule bonne raison, sans même me dire pourquoi, pourquoi voudriez-vous me libérer ?
-Que vous le croyiez ou non, vous nous étiez utile autrefois… ou plutôt, une certaine personne vous a désiré ardemment. Elle est morte désormais. Pour nous, vous ne représentez plus rien, et ce qui ressemble à un jeu étrange, n’est rien de plus qu’un échange en bonne et due forme qui va avoir lieu ce soir.
-Je… je ne comprends pas ce que vous dites.
-Il faut que je vous dise… Ce monde a changé, et votre époux aussi par la force des choses, je n’en ai pas été témoin moi-même mais on me l’a dit à maintes reprises, y compris parmi ses plus proches amis. Votre disparition, et bien d’autres choses sans doute, l’ont brisé.


Elle ne semblait pas vraiment surprise par cette nouvelle, juste abattue.

-Votre royaume est désormais en pleine révolution, et sa survie est loin d’être assurée s’il reste ici.
-Quoi…?
-Le peuple est en colère. Vous pouvez décider d’ignorer ce que je dis, mais il est dans votre intérêt de le rejoindre et d’accepter les termes qui vous seront proposés ce soir. Pour votre survie et la sienne, c’est peut-être la seule opportunité.


Je dépose de l’encre rouge sur ses lèvres encore légèrement bleutées.

-Si vous refusez…


Je pris un air grave. Bien que cela était injuste, je disais la vérité.

-Vous retournerez en prison et le sang coulera encore, le sien sans l’ombre d’un doute. Vous pouvez éviter cela.
-Co…comment ?


Je ne savais pas trop si elle me croyait ou non.

-Convainquez-le, rappelez-lui comme vous l’aimez encore, et comment il vous a aimé toute sa vie. Rappelez-lui que l’amour est…



Je déglutis, des noms me viennent à la bouche.

-…la seule chose qui vaille la peine. Et… Le reste n’est rien.



Je recule et admire l’oeuvre que nous avons accomplie ce soir, redonnant sa splendeur au mythe d’autrefois.

-Ecoutez ce que Death aura à vous dire.



L’instant d’après, je quittai la chambre et indiquai aux femmes de chambre qu’elles pouvaient y retourner afin d’achever les préparations. J’appelai les gardes et leur ordonnai d’y entrer également pour garder la jeune femme, tout en leur interdisant de la toucher ne serait-ce qu’une fois.

-Death est le seul à pouvoir l’approcher. Prenez garde.



Je me précipitai vers l’escalier et quittai les lieux sans adresser la parole à qui que ce soit. Il était hors de question que j’assiste à un bal de plus ici. Peut-être avais-je eu tort de m’adresser ainsi à elle, de l’informer, peut-être étais-je supposée laisser cela à Death. Mais que savait-il de l’amour et de ce qui pouvait pousser une femme à agir ?
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Le Boucher de Grimm
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Ven 13 Oct 2017 - 14:35
Alors, j’vais m’excuser d’avance, mon commentaire ne risque vraiment pas d’être long.

Tu le sais, j’attends toujours une journée passé après ma lecture avant de noter un truc, simplement par souci de mise en avant. Pour ceux qui ne comprennent pas, c’est simplement parce qu’après avoir laissé s’écouler un certain temps, j’arrive à isoler les choses vraiment importantes dans un rp. Ou du moins, ce qui cloche selon moi. Bien évidemment, le lendemain, j’aurai pas tout retenu, seulement l’essentiel.

Et donc, avec cette technique, j’ai vraiment retenu que du bon de ce rp. Il est vraiment bon, au même niveau que tes interactions dans ce monde.

J’savais très bien que t’envoyer faire ça serait gage de qualité, parce que je connais tes goûts personnel et j’trouve l’ordre de mission original. Sauf que, ce n'est pas ta description des décors et autre connerie du style qui rend le rp bon. Non. C’est l’atmosphère que tu colles.

Il y a eu cinq personnes qui sont venues me parler pour dire que ton texte était super cool et que tu posais la bonne ambiance, que c’était presque malsain. Cendrillon est tellement dépeint dans ton texte, à mille lieux de ce que l’on voit dans les films de Disney. Genre, t’aurais dit à la fin de ton rp : « Aller, au goulag mademoiselle » que ça ne m’aurait pas perturbé. Et surtout, tu parles de tes relations et j’aime énormément le rattachement que tu fais à ta propre historie.

Vraiment, ton texte est au top. J’vais tenter de me baser sur ça pour la suite, sauf que je crains ne pas pouvoir faire aussi bien que toi.

Aller, il y a quand même un bémol dans la mission, un rien. Simplement que, le fait d’être proche d’une princesse de coeur avec un coeur étant ténébreux, tu douilles quand même un poil. Enfin, t’as un psychisme assez correct et ton coeur n’est pas aussi bancal que celui de Death. Donc voilà, juste ça, et tout aurait été parfait.

Mission accomplie !


Facile : 13 points d'expérience + 130 munnies + 2 PS en Psychisme ! Et un bonus en Défense.

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