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le Mer 27 Sep 2017 - 15:59
Une chaude, chaude journée. L’une des dernières de la saison. Le prêtre passa un peu d’eau sur son visage. L’ombre des arbres de la Cour tentait de lui offrir protection contre les rayons du soleil — avec un succès mitigé. Elle ne suffisait pas à contenir la chaleur sèche ambiante. Plus loin, l’on s’affairait autour de l’annexe aux cuisines qui avait servi de repaire à la chef-médecin Ruth Bachburg pendant des mois. La salle s’était faite trop petite pour le nombre de personnes qu’elle contenait. Après une période de décadence sanitaire, les travaux de reconstruction avaient enfin permit de se doter d’un lieu plus approprié pour les patients.

Oui il fallait le dire. L’annexe était devenue, malgré tous les efforts de la responsable des soins, un précurseur à une antre de la pestilence. Très dangereux pour des personnes dont on souhaite le rétablissement. Pendant un temps, la médecin avait même dû interdire les visite pour éviter à tout prix les allées et venues et risques sanitaires liés.

Il était temps de transférer quelques blessés. Une opération délicate mais nécessaire.

Normalement, tout devait bien se passer.

Mais la médecin avait tout de même demandé au prêtre de se ramener. Des fois que ses services soient nécessaires — jusque là, Etro soit louée, cela n’avait pas été le cas.

« Wiley ! » — mhm ? L’intéressé tourna la tête : un confrère prêtre l’approchait, reconnaissable à sa soutane si caractéristique. Il avait une voix rauque et grave, qu’Agon avait déjà entendue plusieurs fois. Et pourtant, sans jamais pouvoir se souvenir du nom de son possesseur.

« — Wiley, recommença l’homme avec un sourire de convenances une fois à portée. Je ne m’attendais pas à vous trouver ici. »
Le nouvel arrivant était plus petit que notre prêtre, de quelques centimètres. Cheveux clairsemés à la couleur poivré-sel, rides naissantes et yeux d’un bleu sombre. Une peau tannée par le soleil et les mains rugueuses d’un travail passé difficile. « — Madame Bachburg m’a demandé d’être présent au cas où.
- Vous n’aidez pas au transport des blessés ? J’ai pourtant cru comprendre que vous étiez prompt à mettre la main à la pâte. » — C’était vrai. Agon avait désormais cette petite réputation naissante. En grande partie parce que bien qu’il ne s’y sentait pas moralement obligé, il aidait aux réparations en ville lorsque l’envie ou le besoin de faire quelque chose d’utile lui prenait — « Quoiqu’il en soit, je suis bien heureux de vous croiser. 
- Ruth ne me laisserait pas manipuler l’un de ses patients pour une opération comme un transfert. C’est délicat. Enfin… heureux de me croiser ? Je peux vous aider peut-être ?
- En effet oui. J’imagine que nous ne pouvons pas nous installer à un endroit plus agréable ?
- Je vais devoir rester ici encore un moment. Si vous pouvez attendre je pourrais vous retrouver plus tard peut-être ?
- Non, non. Parlons ici. »

Mais qui était ce prêtre qui voulait tant avoir une discussion avec lui qu’il ne pouvait attendre quelques heures ? Le jeune homme doutait presque que le fait qu’il lui soit tombé dessus fut un « hasard », ou un « oh mais quel bonheur de vous croiser ! Justement je voulais vous dire… ». Son antenne à mauvais plan karmique s’affolait dans un coin de son esprit. « — Mhm. Excusez-moi mais votre nom m’échappe. Vous êtes..?
- Colin McDiggs. J’aurais dû me présenter…
- Non c’est moi. Je sais que nous nous sommes déjà croisés mais je peux avoir une mauvaise mémoire des noms. Dites-moi plutôt ce qui vous trotte en tête. Prenez un peu de mon eau. Ce serait dommage que vous nous preniez un coup de chaleur, ajoutait-il en lui tendant le nectar de fraîcheur.
- Ce serait pourtant le lieu le moins risqué, avec les médecins qui s’affairent.
- Autant leur éviter de —
- Oui, bien sûr, conclut Colin en tirant un peu sur le col de sa soutane (ces choses n’étaient vraiment pas pensées pour l’Eté). Je voulais vous parler un peu de l’aspirant Goguen.
- Ian ? — les sourcils d’Agon se froncèrent sensiblement — Qu’y a-t-il ?
- Je suis l’un des prêtres chargés de l’éducation de ceux de nos aspirants qui désirent se tourner vers la prêtriseah, soupirait intérieurement notre prêtre, c’était donc celaet ce jeune homme a tenu des propos dont j’aimerais discuter avec vous. Vous êtes bien celui qui l’avez dirigé vers notre ordre n’est-ce pas ?
- Mhm, oui. Exactement. Pourquoi ?
- Nous avons fait un exercice qui me tient particulièrement à coeur aujourd’hui. Celui du dilemme d’ordre.
- Oui, bien sûr, fit-il mine d’acquiescer — qu’était-ce que cela encore ?Et donc ?
- Eh bien monsieur Goguen a montré une véhémence particulière durant ce séminaire. Confronté à l’ordre difficile à effectuer, il a tourné les talons à nos valeurs.
- Comment ? Pourriez-vous être plus précis ?
- Bien sûr. Je prenais l’exemple d’un voleur arrêté par les autorités. Les forces du Sanctum, les templiers plus précisément, seraient appelées à réquisitionner les biens du voleur, sûrement hérités de ses méfaits.
- Je suis jusque là oui.
- Notre déesse Etro est une incarnation de l’ordre. Comme vous le savez la hiérarchie et son respect est particulièrement importante. L’ordre donné doit être exécuté, quel qu’il soit.
- Oui.
- Mais — McDiggs marqua un temps, rictus malicieux naissant — nos aspirants ont souvent du mal à comprendre la portée de cet engagement. Lorsque je leur donne l’exemple que je vous ai donné, ils acquiescent. L’homme a volé, les biens tirés de ces méfaits doivent lui être retirés. J’ajoute alors une composante au problème.
- Je vous écoute.
- Le voleur a femme, et enfant. Et les biens du voleur sont aussi les leurs. Et eux ne savaient rien de ses activités.
- Je vois… »
Le fameux dilemme d’ordre. Agon n’avait aucun mal à imaginer que Ian n’ait pas été exactement sur la même longueur d’onde que le Père McDiggs. Un garçon impulsif, bien que capable de bien de la réflexion une fois sur sa lancée — ce qui était sûrement le plus effrayant. Pour peu qu’il ait une mauvaise idée en tête, il faudrait de l’huile de coude pour le faire rebrousser chemin.

Ian n’avait, ces éléments connus, pas eu le meilleur passif parmi les membres de son séminaire. Il avait même fauté, et son temps auprès du culte devait être sa preuve de pénitence. Ce n’était pourtant pas un mauvais garçon. Il avait en fait un sens assez fort de ce qu’Agon aurait appelé un « droit naturel ». Une justice primitive constituée basiquement de « ce qui se fait » et « ce qui ne se fait pas ». Et qui, fatalement, pouvait entrer en collision avec ce qu’une justice « de l’ordre » signifie.

Pour être honnête, notre prêtre se rapprochait bien plus lui-même de cette pensée que d’une justice « de l’ordre ». Il avait appris qu’il pouvait y avoir une grande différence entre la Justice, l’institution, et ce qui était juste en son coeur.
Alors il n’avait jamais encouragé le jeune Goguen dans cette voie dans leurs échanges depuis son arrivée à la Citadelle.

« — Monsieur Goguen a expliqué qu’il lui semblait qu’il fallait revenir sur l’ordre. Trouver une solution, un « compromis ». Lorsque je lui ai rappelé la doctrine de notre déesse, il m’a dit que cet ordre lui semblait injuste. Je lui ai rappelé que l’ordre quel qu’il soit, doit être exécuté. Que si a posteriori il est jugé mauvais, le donneur d’ordre est le fautif. Il s’est empressé de dire que — »

Oui, Agon comprenait bien Ian. Cette façon de procéder lui paraissait à la vérité à lui aussi stupide. Est-ce que la femme et le gamin de cette histoire en avaient quelque chose à foutre que celui qui avait donné l’ordre soit, peut-être, éventuellement, sanctionné plus tard ? Ils auraient déjà tout perdu. Rien ne réparerait ça. Et même si le Sanctum tenterait de faire amende honorable, il aurait d’abord été celui qui meurtrit.
Oui, définitivement stupide.

« — Mon frère, vous allez bien ? s’enquerrait le Père McDiggs en croyant voir son interlocuteur décrocher de la conversation.
- Oui, oui, excusez-moi. Je vous en prie continuez.
- Il s’est empressé de dire que ce n’était pas suffisant. Ce après quoi, j’ai tâché de réexpliquer notre doctrine. Et… mhm.
- Et ?
- Il a alors déclaré que ce supérieur était un homme et qu’il pouvait commettre des erreurs que notre déesse n’aurait peut-être pas aimé voir nos hommes reproduire sans s’interroger dans leur foi. Mais de façon moins… polie.
- Je… vois. Mais j’imagine que ce n’est pas la première fois que vous avez des aspirants qui se questionnent par rapport à cette doctrine dans un premier temps, si..?
- Non, en effet. Bien que nul n’ait usé de termes aussi forts que le jeune Ian. Et aussi… la raison pour laquelle je désirais m’entretenir avec vous plus personnellement. Il vous a cité nominalement.
- Pardon ?! — Agon répondit aussi promptement qu’il pensa son exclamation de surprise et déconcertation.
- J’ai décidé de prendre le jeune homme à part à la fin du séminaire. Il était assez agité. Mais il m’a expliqué qu’un prêtre comme vous n’aurait jamais permit une telle chose. Vous comprenez, mon frère, que je sois venu vous trouver.
- Venez-en aux faits. »
Notre prêtre le sentait. Celui qui était venu le trouver avait refermé ses serres sur lui, mais n’avait pas même réellement commencé à jouer avec sa proie potentielle. McDiggs avait quelque chose d’un rapace, dans ce qu’Agon en percevait désormais. Pas un vautour. Un aigle, ou un épervier. Il se tenait droit, fier. Il tentait d’incarner au mieux celle qu’il servait, et était sûrement une oreille indéfectible pour ceux qui venaient le trouver comme un conseiller dévoué.
Mais tout aussi majestueux et nobles que soient l’aigle et l’épervier, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’oiseaux de chasse. « Eh bien, prit-il le temps d’articuler, nous nous devons de présenter un Clergé uni. A fortiori par les temps qui courent.
- Vous savez, entamait Agon comme pour se défendre, Etro n’est pas qu’une déesse de l’ordre.
- C’est sa caractéristique essentielle.
- Elle incarne la compassion et la tolérance.
- L’un n’empêche pas l’autre. »

Agon aurait pu. Il aurait dû peut-être même, ne pas commencer à être agacé de ce qui tournait à un interrogatoire déguisé sur ses positions en tant qu’homme de foi. Et notre prêtre était d’ordinaire du moins un homme assez décontracté. Mais ce n’était peut-être pas l’heure. Le jour. La personne. Le sujet. La chaleur. Il répondit avec un ton plus amer que ce que sa raison lui avait intimé. « — En l’occurence si. Déposséder une mère et son fils de tout ce qu’ils possèdent manque cruellement de compassion. Et Etro n’a pas de compassion pour ceux qui sont incapables d’en faire preuve. Je me trompe ?
- Notre Primarque est Elu d’Etro. Ceux qui lui sont proches sont irradiés de sa Lumière, et chaque personne entre lui et nous est une personne qui est là parce que cet Elu le désire. Le supérieur est plus proche de cette Vérité. Il faut pouvoir la suivre, même si l’homme fait des erreurs. Il ne faut pas que l’action de la déesse soit ralentie par le doute humain qui ne convient pas à notre fonction de guide. Je vous accorde que c’est une interprétation plus personnelle de cet Enseignement mais —
- A vous entendre on croirait que de vouloir réfléchir à ce que l’on est en train de faire est un mal.
- L’ordre est un moyen par lequel achever une société d’harmonie, et de paix. L’homme doute mais le Sanctum doit être à la fois le bouclier et la lame indéfectible. Il ne peut se fissurer et se fracturer de remises en question à chaque niveau de l’échelle.
- Mais c’est.. » — il serra les dents de frustration. Trop facile, pensait-il. C’était trop facile de dire « non, ce n’est pas ma faute, je n’avais pas à réfléchir, on m’a donné un ordre ». Et pourtant Agon n’était pas un ange de moralité. Il y avait bien des choses peu appréciables qu’il n’allait pas commencer à reprocher à grands mots à autrui. Un mensonge, de-ci, de-là. Le vol. Mais il y avait des limites à cette ignorance volontaire. Autrement dit, et plus vulgairement « des limites à la connerie ». Il ne fallait pas être Elu d’une quelconque déesse pour savoir que certaines choses étaient tout bonnement mauvaises. Et puis quoi ? Le jour où un templier ou un paladin un peu pourri ordonnerait à un aspirant de tuer un enfant, il devrait le faire sans un état d’âme ? Il devrait le faire tout court d’ailleurs ?
Même un criminel savait cela. Peut-être même certains tueurs estimaient-ils qu’il y avait de bonnes et de mauvaises raisons de tuer.

Agon ne croyait pas non plus aux sociétés de paix et d’harmonie. C’était là un propos ou profondément utopiste ou révélateur, au contraire, d’un effrayante dystopie.
La première option. Un monde de bisounours qui n’existait pas et ne saurait exister. Car les hommes sont animés de milles sentiments qui rendent l’absence de conflit impossible — et ce n’était pas dire qu’il n’y avait pas des lieux où il faisait bon vivre, où il y avait une quiétude toute bienvenue. Simplement, notre prêtre croyait déjà bien plus en la concession et la médiation des intérêts de chacun. Sauf ceux de profonds empêcheurs de tourner en rond.
La seconde option. Une société parfaite d’apparence mais où l’on vit sans le feu de l’existence. Celui qui pousse au meilleur comme au pire. Où l’on se contraint pour un « ordre » supérieur en se meurtrissant le coeur et l’âme. Un monde dans lequel quelqu’un comme Agon ne pourrait pas vivre.

« — Ce serait une pure insubordination que de remettre un ordre en question. Et quels que soient les ordres si de telles insubordinations sont tolérées ou que l’on se laisse chacun aller à nos passions alors autant laisser ce monde dans le chaos. Nul ordre ne saurait y régner. Nulle harmonie. » — McDiggs paraissait garder son calme. Mais Agon était profondément décontenancé. Auprès de l’annexe, Ruth s’était d’ailleurs arrêtée un moment pour l’aviser. Il s’était écarté de son interlocuteur d’un pas, parlait avec ses mains, sourcils froncés, agacé. Quelle mouche le piquait ?

Il restait à notre prêtre une carte, que son esprit venait de tirer. Il tâchait de reprendre son calme, faisant craquer ses doigts après une inspiration profonde. Il glissa un regard vers la médecin avant de revenir à McDiggs. « — Ecoutez. Je vois que Madame Bachburg m’a fait signec’était fauxet je vais devoir vous laisser. J’ai du travail. Simplement. Avant de partir. »

Sa raison le prit par les épaules et voulut le convaincre de ne pas en dire plus. De profiter de son mensonge pour s’éclipser. Il n’y avait rien à tirer de cette discussion de politique religieuse.
Il la balaya d’un bon coup de pied.

« — Jusqu’à preuve du contraire, notre « Lumière d’Etro » a déserté. Elle a décidé de faireun bras àfi de sa hiérarchie pour faire ce qui lui semblait juste. Ca ne me semble pas très « ordre » tout ça. Et vous savez quoi ? Elle est parmi nous aujourd’hui. Et même avec une grosse promotion. J’espère que vous n’aurez pas à avoir la discussion que nous avons eu avec notre Primarque, car le chaotique des actions d'une figure proéminente du Sanctum ne l'a pas dérangé. Il est « l’Elu ». Sa parole est forcément d’or. »

McDiggs plissa très légèrement les yeux. Juste assez pour que malgré son air composé, Agon puisse percevoir qu’il l’avait profondément agacé.

« Sur ce. » lâcha-t-il finalement en tournant les talons.

Pourquoi diantre avait-il été l’ouvrir ? Ton but est de rester discret Agon ! — Quoique cet objectif ait en soi déjà échoué. Peut-être était-ce pour cela qu’il ne s’était pas retenu de répondre à ce prêtre. Ou peut-être était-ce qu’il avait pris un trop plein de confiance ? Trop de temps passé ici sans même être soupçonné de quoique ce soit ? Se sentait-il intouchable ? — Non, probablement pas non.
Au final peut-être était-ce juste que McDiggs lui était profondément antipathique. Mais il fallait qu'il se surveille à l'avenir.

Lorsqu’Agon arriva près de la médecin, elle lui demanda ce qu’il avait.
Il lui répondit juste qu’il voulait faire quelque chose, n’importe quoi.
Véritable Primarque

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le Sam 30 Sep 2017 - 20:36
Commentaire numéro 2 !

Bon, jusqu’à lors, je n’avais rien de spécial à dire sur ton rp !
« ces choses n’étaient vraiment pas pensées pour l’Eté »
Ca… tombe bien que tu en parles ! Les soutanes ne vont pas durer !
Oh ! Et j’suis content d’entendre parler de nouveau de Ian ! Ca faisait un bail (depuis la mission de Fabrizio quoi)

« Je suis l’un des prêtres chargés de l’éducation de ceux de nos aspirants qui désirent se tourner vers la prêtrise »
Ouah… cette phrase est incroyablement lourde ! Enlève déjà « de ceux » et tu allèges considérablement celle-ci. Pas la peine de préciser que tous les aspirants ne sont pas des paladins ou templiers ! Même de dire qu’il ne s’occupe que des apprentis prêtres. C’est une évidence.
On ne charge pas un boucher d’enseigner à un chirurgien (ça pourrait être drôle à voir, pas à subir)

« réquisitionner les biens du voleur, sûrement hérités de ses méfaits. »
J’ai rien contre la justice, et punir ceux qui le méritent. Toutefois, prendre toutes les possessions d’un type, sans aucune preuve qu’elles ont elles-mêmes été volé ? Certaines peuvent être acheté honnêtement (ou par le bien de l’or gagné des larcins), ou hérités. Dans ce cas, la justice du Sanctum va aussi récupérer l’or gagné par le marchand honnête ? Ou les autres biens des frères et sœurs, père et mère… qui n’ont rien à voir là-dedans ?
Je vois le « but » des exercices mais… Si une telle justice existe réellement au sein du Sanctum, je ne vois pas comment les gens font pour supporter le culte. Ordre et justice oui. Bienveillance également.
Et puis juger au cas par cas également.

« Déposséder une mère et son fils de tout ce qu’ils possèdent manque cruellement de compassion. Et Etro n’a pas de compassion pour ceux qui sont incapables d’en faire preuve. »
Eh si je meurs un jour, Agon pourrait être le nouveau primarque !
En tout cas, il pourra remettre au pas tous les fanatiques débiles de l’ordre !

« Le jour où un templier ou un paladin un peu pourri ordonnerait à un aspirant de tuer un enfant, il devrait le faire sans un état d’âme ? Il devrait le faire tout court d’ailleurs ? »
On oublie le pourri. En soit la question est intéressante. Mettons que, d’une manière ou d’une autre, on arrive à remonter le temps, ou tout bonnement à savoir que la progéniture d’un homme, ou d’une femme donnée, sera la fin de tout ce qui est bon. Est-ce que, parce que c’est actuellement un enfant, il faudrait le laisser en vie ? Si demain, Agon voyageait dans le temps et tombait sur Death bébé, est-ce qu’il le laisserait vivre en sachant tout le mal qu’il va causer ?
Est-ce que, dans la guerre qui se prépare, tout homme doit remettre en question les ordres pour n’obéir qu’à ceux qu’il estime juste, ou en accord à ses valeurs ? Ne pas participer à la guerre, c’est une chose. Ne pas obéir, ça peut être bien pire que le faire.
Questionnement intéressant en tout cas ! Et qui risque prochainement d’arriver dans les rps ce tous les membres de groupe !

« Et quels que soient les ordres si de telles insubordinations sont tolérées ou que l’on se laisse chacun aller à nos passions alors autant laisser ce monde dans le chaos. »
La grande majorité des prêtres sont au courant pour Matt. De plus en plus de templiers et paladins savent qu’il y a un nouveau primarque (même s’ils ne peuvent pas forcément mettre un nom dessus, ou un visage).
Je vais prendre un exemple très récent, et tout simple. Matt a donné une mission, un ordre à Cassandra. Celle-ci a décidé de ne pas y obéir, en se disant que des ouvriers devaient rester au Domaine pour le réparer. Matt ne la punira pas pour ça. L’ordre a été remis en question. Mais l’élu est d’accord pour laisser une marge de manœuvre à ses subordonnés. Comment réagis le clergé ? Deux idées absolues rentrent en « conflit ». Pourtant le monde n’est pas à feu et à sang.
Tu rends très bien le fanatique. Et ce personnage est quelque peu… détestable. Mais j’espère qu’à travers lui, tu ne dépeints pas une majorité des prêtres… ou il va y avoir une pénurie prochainement !

Bon ! Et bien exploit accompli !
C’était très sympa même s’il y a deux trois phrases qui manquaient parfois de fluidité ou clareté.
Et surtout, c’était très intéressant. Avec Cassandra, avec Fabrizio, on a souvent une vue très militaire du Sanctum. C’est donc sympa de voir le côté plus céleste, plus spirituel avec toi !

Allez ! Très facile
Tu gagnes 5 points d’xp, 50 munnies et 1 PS en psychisme pour apprendre à contrôler tes nerfs !



EDIT :
Pour les débiles comme moi qui n'ont pas compris le dernier dialogue. Agon parlait de Cassandra, de sa rébellion contre sa hiérarchie pour délivrer Lulu et de sa promotion en Chef des paladins!
Comme ça, c'est plus claire!

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