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La Part de l'Ombre

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le Dim 24 Sep 2017 - 14:22

« Vous êtes cordialement invitée à passer la soirée et la nuit au Palace Hotel et Casino le Gran Mauricio. Une soirée mémorable chaque soir. »

Champagne et taxi, fauteuils en cuir . J’arrive devant le tapis rouge et on m’ouvre la porte. Une jambe puis une autre traverse l’ouverture de la portière. Je  me lève, mains posées sur la jupe crayon puis je rabats les larges lunettes de soleil sur mon nez. Non, ce ne sont pas des paparazzis, je suis simplement éblouie par la lumière du soleil. Il n’est pas encore seize heures.

-Bonjour Madame, soyez la bienvenue au Gran Mauricio.


J’indique au bagagiste de prendre mes valises dans le coffre de la voiture.

-S’il y a quelque chose pour vous faire plaisir… N’hésitez pas à m’en faire part.


Grande diva, je ne réponds pas. Menton haut, j’avance sur le tapis rouge qui m’amène au porche du palace. A l’arrivée, je montre mon invitation sans m’embarrasser des politesses. Je suis accompagnée par un garçon d’étage qui m’amène jusqu’à ma chambre via un ascenseur panoramique qui donne vue sur le hall.

C’est une construction récente, d’inspiration classique. D’immenses colonnes de pierre soutiennent le plafond qui se trouve à plusieurs dizaines de mètres de haut ; des couloirs en balcon sur plusieurs étages donnent vue sur cet immense endroit ; au milieu, des fontaines se mêlent et s’entremêlent, l’une est la source d’une autre. Il y a aussi ce grand Apollon de marbre, aussi froid et placide que moi. Et partout, des mosaïques: au sol, sur les murs, sur les meubles et les colonnes.

De l’autre côté de l’ascenseur en verre, on peut voir l’autre univers qui co-existe avec celui-ci. Une immense pièce, de taille semblable à l’autre, attend ses clients. Le style est le même, mais l’ambiance est toute autre : des lumières à ne plus savoir qu’en faire clignotent de toute part, des écrans, des tables de jeux. Partout, la tentation pour le plus faible. J’aperçois d’ailleurs au loin quelques âmes errantes, vestiges d’humain, accrochés à leur machine à sou, en désespoir de cause.

***************************************

Quelques heures passent. Je sors de la chambre. Pour ce soir, j’ai choisi mon uniforme le plus utile, encore jamais égalé : la robe de soirée. C’est une très longue robe couleur chair, près du corps du dessus jusqu’aux hanches, et légèrement évasée  sur le dessous. Elle est brodée de toute part de motifs de toutes petites perles qui la font briller tel un bijou immensément précieux et subtile. Cela me donne un air plus innocent, plus juvénile et inoffensif. L’arme parfaite pour le terrain que je foule. Mes cheveux sont lâchés et habilement négligés : de grandes vagues et ondulations tombent sur mes épaules presque nues. Un décolleté étroit en V traverse mon buste jusqu’au cru de la poitrine. J’en dévoile juste assez.

Je redescends au rez-de-chaussée, côté casino cette fois. Dans un coin, j’attends ma chance, mon tour. Un groupe passe. A cet instant, je fais mine de chercher quelque chose dans ma pochette pour ne pas être remarquée.

-Ne m’attendez pas chéri, je vais me repoudrer le nez ! Je vous rejoins après.


L’homme se retourne vers sa compagne et lui fait un petit signe de main. Quelques instants plus tard, ils ont disparu. Un peu plus tard, la fille ressort des commodités. Elle ne fait pas attention à moi, je tends ma jambe, elle s’écroule de façon ridicule. Faisant mine de l’aider à se rattraper, j’ai attrapé un pan de sa robe. Voilà pour toi, grosse dinde. La voilà totalement déchirée, du bas jusqu’au nombril. C’est foutu pour elle ce soir, elle ne peut pas songer y retourner comme ça.

-Merde ! Qu’est-ce que je vais faire ? J’ai déjà été payée pour cette soirée en plus.


Je hausse les épaules sans dire mot et je m’en vais, fraiche comme une rose. En quelques instants, j’ai rejoint le groupe et je passe ma main sous le bras du meneur : un homme gras, suintant, vieux et dégarni. Quand il se retourne vers moi, il ne s’attend pas à découvrir une toute autre femme que celle qu’il avait sous le bras quelques minutes plus tard.

-Hey ! Mais  c’est vous !
-C’est moi, oui.


Un sourire plein d’assurance apparait sur mon visage pour masquer la plate indifférence qui me caractérise en permanence. C’est juste une question de muscle, le sourire finalement.

-C’est une bonne surprise. Il y a une « after » plus tard dans la soirée, en haut, ça t’intéresse ?


Je fais un sourire entendu, mais pas question que je perde mon temps avec toi si tu ne me sers à rien. Pour le moment, pourtant, j’ai besoin de ce gros passeport pour m’infiltrer.

Nous passons quelques temps dans les salles du casino, à regarder les tables de jeux, à jouer aux machines. Je fais mine de m’amuser lorsqu’il me regarde, mais je regarde passer les minutes sur l’horloge lorsqu’il tourne les yeux. Il ne faut pas que je manque l’unique occasion de cette soirée.

Une heure plus tard, nous quittons la salle et prenons un couloir discret avec le reste du groupe. Il y a deux vigiles devant ce couloir, laissant passer qui de droit. Personne ne semble pourtant y faire attention. Un nouvel ascenseur nous attend. Nous l’empruntons. Je suis surprise de constater que nous descendons encore, ce qui nous mène nécessairement vers le sous-sol.

Je ne suis par contre pas étonnée quand je découvre ce qui nous attend en bas, mais je fais mine de l’être. C’est encore une salle de jeu, mais différente cette fois. Dedans, on trouve encore quelques tables de jeux aux entrées très limitées, et en plus, de nombreuses petites arènes autour desquelles on peut voir à chaque fois deux duellistes, pleinement concentrés et quelques spectateurs pour les admirer. Je reste avec le groupe. Nous observons les immenses parois de verre qui entourent la salle.

Cette fois, nous sommes l’aquarium. Tout autour de nous des poissons, des tortues et autres animaux marins déambulent dans la plus grande indifférence.

Sur le côté, un orchestre de cuivres et de cordes jouent un air de jazz entêtant.

Nous faisons le tour des tables, nous saluons les joueurs sans trop s’attarder, pour ne pas les déconcentrer. Nous arrivons près d’une arène. Dedans, se trouvent deux petits robots, faisant pas plus de quelques dizaines de centimètres. L’un deux vient de prendre l’autre entre ses pinces, il les serre et tandis que sa carcasse métallique grince, ce dernier sort de nulle part un petit chalumeau, innocent de prime abord. Une flamme sort ensuite, bleue et petite. Puis, soudainement, elle grossit. Tout le monde recule, de peur de voir ses sourcils brûler. Aussitôt, les pinces défont leur emprise et l’attaquant recule. Mais le chalumeau ne s’arrête pas là, il poursuit son assaillant.

Quel intérêt ? Pourquoi tant de monde autour de deux jouets pratiquement inoffensifs ? S’agit-il de prototypes destinés à faire beaucoup mieux, beaucoup plus grand ensuite  ou est-ce simplement pour le plaisir du jeu et du pari ? Tout le monde semble absorbé par l’issue du combat. Lequel de ces jouets terminera déchiqueté à la fin, c’est ce que tous désirent savoir.

J’observe les joueurs et les spectateurs, raison de ma venue ici. J’ai une description physique, je sais ce que je dois chercher.

Je m’écarte un peu du groupe, libérant de ce fait mon bras, je passe à une autre arène, observe les personnes présentes. Rien. J’essaie une autre, et toujours rien. La personne que je cherche a une apparence assez particulière pour un homme. S’il n’est pas là ce soir, j’ai perdu mon temps en vaines enquêtes et en manigances pour être acceptée ici.
Attendons. Je rejoins mon protecteur du soir. Quelques temps passent puis nous rejoignons une autre arène. Ici, les robots sont plus grands, et l’arène l’est aussi de fait, pour leur laisser plus d’espace.

Je me surprends à essayer de calculer les chances pour que le plus petit, le plus petit et le plus agile aussi, gagne. Une perte de temps, mais que faire d’autre ? Et alors que je tourne la tête vers le vide, quelque chose attire mon oeil. Un homme est en train de noter quelque chose sur un carnet. Il n’était pas là toute à l’heure, j’en suis certaine.

Là où les autres tiennent leur ticket de pari, s’excitent et encouragent les robots — ce qui du reste ne sert à rien —, ce spectateur reste concentré sur ses écritures, marmonnant quelque chose de tout à fait inaudible depuis le point où je me trouve. Je détaille son visage, essaie de reconnaître les traits que l’on m’a décrits. Ses cheveux sont blonds, mais tirés en arrière. A nouveau je m’éloigne de mon protecteur, et me dirige vers le bar. Je demande une coupe de campagne, sors un miroir de ma pochette et regarde dans le reflet discrètement, donnant l’impression de vérifier la netteté de mon teint. Lui, est irréprochable. On ne peut en revanche pas en dire autant de cet homme, ou de la sorte de créature qu’il est. Il n’est pas bien charismatique, il y a quelque chose de presque difforme et inquiétant dans son visage, une espèce de nervosité permanente dans ses traits. Je referme mon miroir et me retourne vers le groupe, me rapprochant très légèrement mais sans trop en faire pour ne pas attirer son attention.

S’il n’est pas stupide ou pas trop concentré, il réalisera certainement que je le regarde, même très légèrement. D’ici, je peux voir qu’il dessine quelques croquis de mouvement et quelques formules à côté encore indéchiffrables pour moi.

J’adresse quelques paroles idiotes et sans intérêt à la personne à côté de moi, histoire de donner le change et de ne pas être suspectée de fouiner. Soudain, je sens un bras m’enlacer la taille. L’odeur me confirme immédiatement l’identité de la personne, la même personne que j’ai fui quelques minutes plus tôt. Quand je lui fais face, mon sourire est à nouveau enjôleur.

-Que faites-vous ?
-Je cherchais un meilleur point de vue, je ne voyais pas très bien où vous étiez…
-Ah, je pensais que vous me fuyiez.
-Je ne vois vraiment pas pourquoi vous pensiez ça…


Si je suis aussi polie, c’est que j’ai ma petite idée derrière la tête. Cet homme est puissant dans cet univers, je l’ai rencontré il y a quelques jours dans une soirée mondaine à San Fransokyo. J’ai mené mon enquête et ai fini par apprendre qu’il se rend régulièrement dans un certain palace — celui-ci — pour participer à des combats de robots et spéculer. Puis, j’ai reçu son invitation à venir séjourner ici à ses frais.

-Vous connaissez tout le monde ici, je parierais tout ce que j’ai là dessus…
-Beaucoup de monde en effet…


L’air de vouloir me moquer pour passer le temps, je désigne ma cible discrètement.

-Celui-ci ! Je suis certaine que ce n’est pas votre genre.
-Pas mon genre non, mais je l’ai déjà vu quelques fois ici.
-Et qui est-il ? Il a l’air bizarre.


Je joue les godiches superficielles prête à passer son venin sur tout ce qui passe.

-C’est un genre d’érudit, le genre très ennuyant si vous voulez mon avis. Hem… Je ne sais plus comment il a dit qu’il s’appelait. Mais l’une ou l’autre fois il a fait de très bonnes remarques sur les robots des concurrents, et c’est un peu grâce à cela qu’il est toléré. A part cela, il n’est pas très amusant, comme vous dites.
-Il ne participe pas aux combats ?
-Il vous intéresse à ce point ?
-Pas particulièrement, mais je me demande si ses robots seraient aussi bizarres que lui.
-Je n’en ai jamais vu de sa création. Au fond, il fait l’intéressant avec son carnet mais peut-être qu’il n’y connait rien.
-Mais quel drôle de personnage ! Oh, regardez, un photographe. Faisons une photo vous et moi.


J’appelle le photographe d’un signe afin qu’il nous rejoigne. Je prends le bras du « client » et nous oriente de façon à ce que l’ancien membre de l’Organisation XIII entre dans le cadre de la photo. Une preuve à l’appui, comme on dit.

-Cela me fera un joli souvenir de la soirée.
Playboy Milliardaire

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le Dim 24 Sep 2017 - 16:49
Tout d'abord, merci de t'être occupée de cette mission ! C'est un véritable service que tu me rends, t'as pas idée. Donc encore une fois, merci !

On peut déjà noter un effort certain pour la description. Dès le départ tu nous plantes bien le décor, on s'imagine assez facilement la scène ce qui est plutôt un bon point. Les descriptions sont détaillées, claires et pas arrosées de mots qui ne servent qu'à rallonger la phrase. Ça j'aime bien. Les descriptions type "Et ses cheveux volaient au gré du vent, de petites mèches caressant timidement son visage dès lors qu'elles en avaient l'occasion, comme si la pâleur de sa peau attirait la noirceur de sa chevelure..." BLABLABLA, bref ça ça me fait chier mais genre... méga vite. Et puis bon... tes descriptions en plus d'être digestes sont plutôt cools. Et efficaces.

Puis on arrive au contexte général du RP. Une fête, des casinos qui sentent bon les baleines pleines de fric (RPZ MONTECITO SUR TF1 LE DIMANCHE)... Une ambiance où j'me dis "Et... les combats de robot dans tout ça ? Parce que bon c'est pour ça qu'elle est venue quand même". Mais ça va ! Tu continues juste de nous planter de le décor, de nous situer dans le contexte du truc, de ta mission. Des prémices en fait.

Et puis, grâce à ton charme qui, disons le, est ton arme principale, tu parviens à atteindre la salle privée. Et là j'me suis demandé si c'était logique que des combats de robot soient hebergés ici. Pour moi c'était quand même plutôt fait à l'arrache, plutôt underground. Pas sous couverture d'un truc, MAIS. C'pas impossible que j'ai mauvaise mémoire du film de un, et je crois que ça avait déjà été fait ici de toutes manières. Donc en soi... Si je retire mon sceptimuscisme, l'idée est pas mal ! C'est genre une version deluxe de c'que tu retrouves en ville finalement.

Pour l'instant j'ai un regret quant à ta mission. Un petit point noir que j'ai trouvé dommage mais qui se comprend tout à fait. Tu parles de "vaines manigances" et tout ça au cours des derniers jours. D'accord, mais c'est où ? Je pense que j'aurai aimé en voir un peu plus, de connaître le cheminement qui t'avais amenée ici. Mais là où je dis que je comprends c'est que... Cette mission était nécessaire, j'en avais besoin, je t'ai, j'pense, assez cassé les couilles avec... Donc j'comprends que tu n'aies pas eu envie de t'attarder dessus.

Et donc le principal intéressé ! Il prend des notes le fourbe. SALAUD. J'ai plutôt bien aimé ce que tu en as fait. Déjà, c'est similaire aux deux autres, ça ne fait pas tâche par rapport à leurs RP et surtout... ce qu'il fait reste cohérent. C'est cohérent qu'il soit chelou vu de loin, vu des autres, qu'il soit décrit comme un peu chiant... Ouais c'est carrément lui ! Donc... Même s'il ne fait pas grand chose pendant ce RP, on va pas se mentir bah... C'est pas grave. Le peu qu'il fait, il le fait comme il devrait le faire ! Et ça c'est nice. T'as pas essayé de forcer, t'es restée pro, bref... Rien à redire là dessus.

Et ça se termine. Dommage. Une photo et c'est fini ? Eeeeeet ? Comment tu te débarrases du lourdeau ? Comment tu réussis à te barrer ? Pourquoi juste une photo et fin ? Effet de style ? Mais non ^^ C'est dommage je trouve.

Une tite ligne sur la globalité du style : Bah c'est froid ouais. C'est froid comme c'est censé l'être vu ce qu'est ton perso ^^ Change rien là dessus. J'peux comprendre que pour certains ça puisse être un frein à la lecture mais pour moi, c'est de cette façon qu'un "je sais pas si je dois le dire même s'il suffit de regarder ta fiche pour le savoir" doit être joué.

Cool !

Mission normale cela dit. Les difficultés éventuelles ayant été sûrement rencontrées hors champ.
25 xp, 250 munnies, 3+1 PS. Les trois en... c'est difficile. J'vais plutôt faire distribution. 1 en Force, 1 en Psychisme, 1 en Dex, et 1 en vitesse.

J'suis gentil, j'te laisse la photo comme super souvenir !

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