Le Traître

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le Sam 23 Sep 2017 - 2:37
- Et avec ça, vous voulez quelque chose d’autre ? Questionnait la boulangère, tendant une baguette au SOLDAT. Un croissant, un beignet ?
- Merci m’dame, j’dois faire attention à ma ligne ! Répondit-il, sortant de l’argent de sa poche.
- Des bêtises ! Vous avez la peau sur les os. Elle rigolait de bon coeur en encaissant l’argent et rendant la monnaie. La même chose pour demain ?
- C’est bien ça ! Répondit Kurt en se retournant et quittant l’établissement. Merci à vous.


Le médecin craquait son quignon de pain en même temps qu’il observait le ciel de ce monde, comparé à ses deux dernières affections, il vivait un rêve. Il n’était pas non plus inactif. Voici une semaine qu’il vivait au Jardin Radieux sous les frais de la compagnie, de l’argent blanchie et récupérer à Illusiopolis afin de limiter la traçabilité. Il était question de rester discret, autant jouer le jeu jusqu’au bout.

C’est donc dans ses vêtements de civil, la baguette sous le bras, que l’employé de la compagnie remontait dans les rues de la ville.

Le château était là, surplombant de toute sa hauteur alors qu’un grand dôme reflétait la lumière. Il avait entendu les habitants en parler comme étant le “sommet des arts” ou un truc du genre. Nonchalamment, il passait sa main dans la poche pour sortir un paquet de cigarettes et attraper un filtre et l’amener à sa bouche. Il avait même dû changer ça pour la durer de son séjour au Consulat, du tabac produit sur place, bien loin de ses habitudes du vaisseau-mère. Elle avait un goût de poivre, il ne comprenait pas trop la raison à cela et c’était l’une de ses grandes questions lors des longues heures qu’il passait dans la location.

Marchant tranquillement, un léger filet de fumée le suivant à la trace, il poussait alors la porte d’une auberge tout en saluant le gérant de la main.

- Monsieur Albernaty ! Le réceptionniste levait les yeux par-dessus le dernier papier du journal, suivant la démarcher du SOLDAT. Il est interdit de fumer dans les communs…
- Eh merde… Kurt enlevait la cigarette de sa bouche avant de l’écraser sur la semelle de sa chaussure. J’oublie à chaque fois, quelle tête en l’air !
- Je ne vous le fais pas dire. Il claquait son journal, se cachant derrière celui-ci alors qu’un titre attirait l’attention du médecin. Vous pourrez prendre le dîner à dix-neuf heures, madame prépare un ragout des bois, tâcher de ne pas arriver en retard cette fois.
- À vos ordres, m’sieur Deval ! Il souriait, pour le geste avant de se diriger dans la cage d’escalier et rejoindre la chambre qu’il louait depuis son arrivée.

Il ne put s’empêcher d’insulter intérieurement le propriétaire des lieux, une tête de con. Attrapant les clés de sa chambre, le médecin ouvrit celle-ci et s’engouffrait rapidement dedans, repoussant une pile de papiers pour finalement poser sa baguette sur un coin du bureau. Aux côtés d’un alambic terminant de distiller un produit qu’il avait préparé la veille.

D’un rapide coup d’oeil, il observait le contenu de la fiole se remplissant légèrement avant d’esquisser un sourire et il partait ensuite s’asseoir sur une chaise disposer devant la fenêtre.

Allumant une nouvelle cigarette, il récupérait ensuite une paire de jumelles pour observer l’activé autour d’une porte étrangement bien gardée. Quatre gardes, comme d’habitude ainsi qu’une caméra braquée sur celle-ci. L’accès au laboratoire était simple, et toujours aussi bien gardé. Il observait chaque jour, notant la moindre remarque et il commençait doucement à fatiguer devant cet exercice répétitif.

Changer de nom, jouer au planqué et observer une porte tout au long de la journée… Il y avait de quoi devenir dingue. Heureusement que la boulangerie dans le bas de la rue faisait le pain le plus succulent que Kurt n’ait jamais eu à gouter, la boulangère aurait pu aussi être plus belle à regarder.

- Alors, nous avons le boiteux… Monsieur démangeaisons… Les jumelles sur les yeux, le SOLDAT observait longuement chacun des hommes présents avant de noter quelques notes sur une feuille. Le fumeur et le gros… Parfait ! La ronde est complète…

Déposant le crayon sur le rebord de fenêtre, il se levait pour récupérer une nouvelle feuille de papier et vérifier les informations qu’il avait notées sur celle-ci. Comme tout corps armé qui se respecte, il fonctionnait par ronde et par escouade fixe. C’était officiel, Kurt avait la certitude que la porte menant au laboratoire d’Ansem était gardé par huit équipes différentes. Toujours les mêmes gars et à horaire fixe. Il allait pouvoir passer à la suite du plan qu’il avait imaginé.

Une dernière note, sur une nouvelle feuille qu’il accrochait au mur, il savait pertinemment que la nouvelle équipe serait présente ce soir à dix-neuf heures.

De plus, il avait observé les rondes dans le reste du secteur et les habitudes de certains gardes du Consulat. Cette zone était globalement sous surveillance, des patrouilles fréquentes et des habitants de passage. Il n’avait pas de quoi faire une ronde précise, semblable à celle des gardes de la porte, mais il avait une bonne idée sur la façon dont les manoeuvre fonctionnait ici.

Toutefois, il y avait un truc qu’il n’avait pas loupé. Il avait beau trainer ici depuis un certain temps, il y avait une récurrence dans toute cette observation, personne ne franchissait jamais les portes que les quatre gardes gardaient. Certes, le médecin dormait et il ne passait pas sa vie à fixer la porte. Pourtant, il n’avait vu personne ce rendre dans le laboratoire. Les gardes pouvaient aussi bien garder une pierre qu’il se sentirait tout autant utile.

- Bon, un peu de ménage s’impose. Dit-il en écrasant un mégot de cigarette dans un cendrier avant de se retourner pour fixer la pièce.

Kurt avait sur le mur les informations importantes pour cette mission, les horaires de rondes et les distinctions particulières entre chaque garde. Et de cette observation, c’est plus ou moins tout ce qu’il possédait. Il n’avait aucun moyen de voir ce qui se trouvait de l’autre côté de la porte, sans avoir été au préalable le voir de lui-même. Et pour cela ? Il n’avait aucune information pour y arriver. Si cela se trouve, elle était tout bonnement fermée et la crocheter ne serait pas des plus discrets.

Voilà peut-être la chose qui le dérangeait aussi. Le médecin avait fait le tour de la ville, et pourtant, il n’avait trouvé aucune autre entrée ou sortie. Il y avait bien un conduit d’évacuation pour l’air, malheureusement, il était peut-être trop gros pour passer par là. L’aération n’était pas plus large qu’un soupirail, ce qui avait écarté cette option dès le début.

Prenant une nouvelle cigarette, le médecin s’avançait dans sa chambre et ramassait toutes les feuilles volantes, ce qui était inutile puisque tout se limitait à cinq pages remplies de gribouillis.

Rapidement, il se retrouvait avec un tas de feuille entre les mains qu’il vidait dans une corbeille en fer. Il n’allait pas rester longtemps, il était impératif de se débarrasser de cela. Rapidement, il posait la corbeille devant la fenêtre et il lançait alors un brasier pour réduire en cendres les quelques preuves qu’il avait réussi à amasser. Enfin, sans compter les feuilles encore accrochées au mur.

Un tintement résonnait dans la pièce, attirant l’attention du médecin. La décoration qu’il préparait était prête. Il allait devant son alambic pour extraire le sérum dans une seringue pour ensuite ranger la boîte en plastique dans sa poche. Ensuite, il allait sur son lit pour ouvrir son sac de voyage et sortir un pistolet ainsi qu’un compensateur, qu’il chargeait pour ensuite ranger son arme dans un hostler et cacher celui-ci par-dessous sa veste.

Il avait besoin de nouvelle information. Ce soir, à dix-neuf heures, l’un des gardes allait rentrer chez lui. Le moment parfait pour un interrogatoire improvisé pour combler les lacunes pour cette opération au Jardin Radieux.
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