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 Hybris
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Jeu 21 Sep 2017 - 0:24
Aphrodite la belle avait son plan à elle, particulièrement bien huilé mais plutôt risqué. Comme c'est Arthur qui s'expose au danger, la déesse ne s'en est pas inquiétée. Un stratagème de qualité. Le poète sera là où le soleil se couche, de magnifiques vers s'échapperont de sa bouche. Pour mettre toutes les chances de son côté, voici-voilà l'idée de la divinité sans foi ni loi ni pitié : Apollon devait être saoulé. L'ivresse et son allégresse ne prennent pas les dieux avec de l'alcool de mortel, prévient de toute déesse la plus belle. Voici donc le Poète au monde du printemps pour du vin... à la recherche de Bacchus et de son nectar divin.

Que racontent donc ces végétaux en leur majesté ombrageant ? Quelles vertus relatent-ils à travers leur douce chorégraphie ainsi menée par le vent ? Sont-ce des paroles d'augures ou le récit de leur trace séculaire ? Ces arbres demeurent le symbole d’une nature autre part meurtrie qui ici s’époumone, reclus dans un bastion précaire, à l’abri de « celui » qui la saccage puis la préserve. Que racontent donc ces murmures ? Le murmure éternel de ces larges rameaux, réveille encore chez le Consul comme une voix profonde. L’émoi divin de l’homme aux premiers jours du monde... dans l’ivresse du ciel, de la terre, et des eaux. Grands bois, qui rende Arthur à la Sainte Nature... et son cœur retrouve, à son âme exalté, le jeune amour de l’antique liberté. Et l'adoration des grands bois grisants et forts comme une chevelure ! Sublime forêt ! Aux chênes orgueilleux plus durs que le fer ; aux halliers profonds nul soleil ne rayonne ; des fées et fleurs comme des papillons toutes mignonnes ; un paradis de vert aussi étendu que la mer ! Mystique puisqu'habité par quelques dieux, ses étangs miroitent de seins nus et d’épaules, à voir la faune il en tomba amoureux, l'âme enchanté à en chanter d'la musique soul, le pauvre poète sentait flamber ses yeux.
Les vertes profondeurs pleines d’enchantements : bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses ! Avec leur mystère et des retraites closes, invite à la prose comme pour répondre à l’âme des amants !

Hêtres, charmes, bouleaux, vieux troncs couverts d’écailles... tant de piliers géants tordant des hydres à leurs pieds, eux qui tentent la foudre avec leurs fronts altiers. Sur qui nul bucheron n'osa jamais graver d’entailles. Ils vivront ici toujours puissants et toujours rajeunis. Déploieront leurs rameaux, accroissent leurs écorces et versent sur les visiteurs la paix, la sagesse et la force, toute l'extase de ce florissant paradis.

Très vite viennent les glorieuses et festives trompettes, de celle qui signale où se trouve la fête ! Le son du clairon qui sonne comme un " Nous festoyons et à jamais festoierons !" qui se mêle avec harmonie des sabots des centaures qui danse aux trot. D'étranges satyres piétinent la vigne pour en obtenir le jus fermentés, les chérubins jamais ne pigne mais toujours servent et s'esclaffent des festivités. De belles femmes au corps de chevaux, zèbres et de quelques fauves, de toutes beautés et de toutes couleurs et même du mauve ! Que voilà, des nymphes bien différentes, aussi belles que différentes. Dans un bosquet que le jour perce de flèches arrogantes, elles apparaissent pleines et juteuses comme des fruits ! Et c’est aussi l’heure troublée où dansent les Bacchantes, baignant dans des sons excités mais qui dansent à des rythmes alanguis. Leurs cheveux emmêlés en milliers de lignes, leurs haleines pleurant le sang des vignes.
Toutes ont les pieds vifs et légers comme l’aile des vents... la rose des chairs et la souplesse des lignes ont peuplé la forêt de sourires mouvants.

Voilà qu'arrive le ventripotent Bacchus qui chevauche indolent le minuscule Jacchus ! L'âne à la corne, ridicule petite licorne, peine et ploie car porte bien trop de poids. Bacchus sait qu'un peu de vin sera pourtant suffisant et dans sa gueule lui enfournant presque de force sa canthare, voilà que sa monture repart ! En titubant, dansant chancelant alors que le bal vire au chaos et cette fois au trot. Dieu de l'ivresse en plein débordement, le saoulard danse avec l'un, avec l'autre, s'en va et revient sans fin, peu lui important que quelques Olympiens puisse le regarder avec dédain !

Arthur arrive à l'aborder et même à danser ! A rigoler, à déconner... mais impossible de lui parler, ivre de vin et perdu dans ses délires, soumis au son des lyres. Le poète frustré ne cesse pourtant de le traquer et plonge dans le tourbillon de danse au son du clairon et sans s'en rendre compte, fini saoul comme un con. Simple mortel et pauvre fou ; l'odeur seule du vin divin suffit à l'enivrer ! A le perdre et à le faire rouler-bouler pour mieux trébucher et sans s'arrêter de danser. Le jus de folie est doux, puis amer, le voilà qui nage dans un gigantesque tonneau de raisins fermentés et qu'il se fait piétiner sans ménagement par quelques chimériques petits fous cornus qui ne l'ont juste pas vu ! Car eux aussi ont bien trop bu, enivrés à l'excès et avec le poète bourrés, rigolent comme des dératés !

La musique se fait tout à coup muette, tout à chacun pâlit et frémit quand soudain l’orage accourt en avalanche, lacère et immole le front verdoyant du vieux verger. Tombe, lourde et cruelle pluie ; dans un élan de rage et jalousie, Zeus déclare que la fête est fini ! Sous un ciel de déluge, personne n'a sentit l’orage arriver ! Le vent secoue les arbres, souffle en rafale, menace de les arracher ! On essaye de se mettre à l’abri et on détale ! Ca tonne et ça éclaire ! Jupiter est en colère. Furieuse est l'émotion de la pluie qui tombe ! Averses, giboulées, grosses gouttes, petites bombes ! Et le vent et l’éclair et le ciel qui gronde ! Ainsi soient ils, que peur et fascination inondent ! Que c’est si majestueusement terrifiant, que c’est fort ce déchaînement ! L’eau ruisselle par fleuves et par flots, tous frissonnent à ce déferlement ! 

Arthur attrape maladroitement une amphore lourde de vin à son bras et puis s'en va... à l'opposée des autres fêtards, échappant à la fureur céleste qui se concentre surtout sur Bacchus et son escorte.
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Le Tragédien
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Mer 27 Sep 2017 - 18:14
Mission accomplie !

Très bonne mission, il m'a fallu un temps fou pour comprendre que tu étais a Fantasia et plus au Colisée. J'étais embêté justement parce que Arthur se retrouve entouré de plein de créatures surnaturelles juste en faisant la fête, ce qui est quand même beaucoup plus rare au Colisée qu'à Fantasia ! donc du coup ça va ! C'est une bonne idée, une manière rigolote de trouver du vin, la on peut carrément parler du nectar divin je pense ^^.

J'ai rien a reprocher, si ce n'est qu'un moment, tu m'as paumé dans ton poème. Je ne savais plus ce que tu decrivais donc... C'est bien, c'est chargé mais veille a ce que ce ne soit pas lourd non plus.

Ah et... Je ne sais pas. D'un coté je me dis que tu aurais pu parler et consolider l'Alliance entre les centaures et le Consulat. De l'autre je me dis que c'était pas a l'ambiance de fête et d'ivresse. Enfin voilà ! Fort bien !

Mission normale, 22 XP, 220 munnies. 2 PS en défense, 1 en symbiose
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